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 Some things don't matter - Kyle, Enzo

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MessageSujet: Some things don't matter - Kyle, Enzo   Dim 20 Jan 2013 - 1:38

Lundi le 9 juin 2014


« J’ai le droit de dire que ça m’inquiète de te voir là à une heure pareille ? »
« Nan. »

Allongée sur le plus haut des gradins du terrain de Quidditch, la jeune femme, un grand sourire accroché aux lèvres avait entendu son ami s’approcher depuis un bon moment maintenant. A vrai dire, elle s’était redressée un instant en entendant des pas, mais à voir Alec s’approcher, la jeune femme avait repris sa position initiale, laissant ses cheveux cascader à travers l’armature des gradins. Non, elle n’avait pas le droit d’être là, tout comme il y avait un bon nombre de choses qu’elle n’aurait probablement pas dû faire depuis son réveil. Oui, mais voilà : comme les étoiles sont belles. Ça faisait un petit moment qu’il lui avait semblé se faire embarquer par les évènements, un moment qu’elle avait cru perdre le contrôle, et alors, elle faisait des montagnes russes. Mais là, la jolie blonde avait décidé de se poser un moment, seule, pour profiter de ce qu’elle s’était fait l’affront d’oublier un instant : c’est une chance.

Alec l’avait déjà presque rejoint à force de grimper les marches sans sembler en souffrir particulièrement. En l’entendant rire, Sovahnn ne s’était pourtant pas tourné vers lui pour autant.

« Tu te rends compte que tu refuses que moi, je dise que je m’inquiète pour toi. T’as conscience de l’improbabilité de cette situation ? »
« Ouais. Mais c’est comme ça, ce moment, c’est le mien, et tu pourras dire tout ce que tu veux, t’auras pas mon attention. »
« Un hippogriffe à corne danse sur une balle dans un nuage. »
« Ouais, j’le vois là, à droite. »
« T’es sérieuse, tu me jette ? »
« Parfaitement. T’as pas ta place dans ma bulle du moment. Bonne soirée Alec. »

Non, elle s’était ni sèche, ni blessante, bien au contraire en fait, la jeune femme n’avait cessé de sourire, et savait qu’il ne prenait pas mal ses paroles. Elle était comme ça, et si lui ne l’avait pas laissée approcher à certains moments, là, c’était le sien, et il n’avait rien à faire là, tout plein de bonnes intensions qu’il puisse l’être. Non, là, c’était entre elle et la nuit, elle et la vie, et elle voulait profiter de cet instant de calme où le temps restait en suspension, où le monde lui était étranger et où sa vie ne s’écroulerait pas dans la minute. Elle possédait chacune de ces secondes, elle les vivait parfaitement, les goûtait dans toute leur perfection, et toute l’affection qu’elle éprouvait pour lui ne changeait rien.

« Chope pas la crève. J’te laisse la fenêtre du troisième ouverte. »
« Alec ? »
« Hm ? »
« T’as bien joué avec Logan. »
« Y’a au moins quelqu’un qui le pense. »
« Toi, tu le penses. »
« ‘Pas inexact »
« Bonne nuit. »

Il lui avait probablement répondu quelque chose du même goût mais, en redescendant, le bruit que le bois faisait en résonnant à ses oreilles l’avait empêché d’en comprendre le sens. De toute manière, ça n’avait pas exactement de réelle importance. Tout allait. Vraiment. Il fallait qu’ils arrivent tous à se stabiliser, et encaisser les coups durs, parfois avec humour n’était pas forcément simple tous les jours. Oui, elle avait eu peur, et il y avait quelques temps, elle avait en effet paniqué assez clairement, mais la réaction qu’elle avait eut l’avait horripilée. Non, elle n’avait pas à se mettre dans des états pareils, non, elle n’avait pas à être touchée par de tels paroles et encore moins à se trouver encore une fois dans une pareille position. Elle avait plus de courage que ça, plus de force que ça de se donner, de prendre en main sa vie, et ça n’était pas des petites difficultés comme ça qui allaient faire qu’elle se laisse débordée. Elle avait survécut à trop de choses, perdu trop pour laisser tomber, il lui restait trop à voir, trop à vivre pour se laisser affecter par quelque chose d’aussi dérisoire. Elle pouvait dominer le monde, prendre ce qu’elle voulait, et surtout pas se laisser assommer par qui que ce soit. Donc, non, elle ne souffrirait pas par rapport à Alec, ni face à Logan et encore moins parce qu’elle n’était pas capable de jeter un sort. Elle s’était réveillée merde ! Elle était vivante après un accident de voiture, avait réussi à se relever, à accepter ce qu’elle était devenue, s’était séparée de l’aide de la magie pour continuer à avancer et s’était forgé ses propres forces, son propre caractère, sa propre volonté. NON, elle n’était pas une pauvre petite fille qui a besoin d’aide, et il était hors de question qu’il y ait encore quelqu’un à devoir la provoquer pour qu’elle s’en rappelle. Personne ne la ramasserait plus à la petite cuillère tout simplement parce qu’il n’y avait réellement aucune raison pour qu’elle en soit là. Elle avait tout ce qu’elle pouvait vouloir et se trouvait exactement dans le genre de monde qu’elle avait toujours voulu connaître étant enfant. Bien sûr, ça n’était pas parfait, mais tout rêve a besoin d’être modifié. Et, non, elle n’avait pas forcément ce que certaines personnes pouvaient voir comme essentielles, mais ça ne lui manquait pas. Non, réellement, tout ce qui lui manquait, c’était sa famille, mais mis à part ça, elle n’avait pas besoin de plus pour avancer. Tout ce qu’il lui fallait, c’était que ses proches soient toujours là demain, mais il fallait croire qu’eux aussi arrivaient à retrouver une certaine stabilité depuis quelques temps. Enzo avait retrouvé Kyle, et, avec lui, une partie de ce qu’il était, et, surtout, Alec avait arrêté de jouer au type brisé, et le voir avec le sourire changeait la donne. Non, tout n’allait pas bien, mais ils étaient tous adultes maintenant, et même si ça n’était pas officiel, ils l’étaient devenus. A présent, il faut savoir peser les pours et les contres, et en tirer le positif pour assainir le moins bon.

La nuit était calme et elle avec. La joie avait repris ses droits chez la petite pille électrique, et elle comptait bien faire en sorte que ça reste comme ça. Pleurer ne lui allait pas au teint, disons ça comme ça.

Après un certain temps, la jeune femme s’était décidée à se redresser, se massant le cou avant de fixer avec un petit sourire le terrain. D’ici, les choses semblaient si lointaines, comme prises dans un voile, engluée dans la nuit et le silence, et cette atmosphère lui plaisait. D’un autre côté, tout avait tendance à la rendre joyeuse pour l’heure. On a tous nos petits moments comme ça : le monde est beau ou moche selon les jours et sans forcément de réelle raison à ça. Bref, elle était là depuis un bon moment maintenant, et le parc dans la nuit, si beau qu’il soit, avait quand même de quoi lui donner la chair de poule. Oui, il y avait le fait qu’elle n’était pas vraiment en sécurité ici, et qu’elle en était conscience malgré le bien qu’elle éprouvait à se trouver là, mais surtout, comme Alec l’avait souligné, il ne faisait pas exactement la même température que sous les tropiques. S’étirant la jeune femme s’était retrouvé encore un instant à s’attarder avant de descendre en trombe, attrapant le balai déposé là en montant pour s’envoler à l’instant suivant. Ça n’était pas l’envie qui manquait, mais Sovahnn ne prit pas le risque de profiter de l’espace qui lui était offert ; il n’y avait probablement pas grand monde de réellement couché à cette heure là, et il suffirait d’un regard vers l’extérieur pour la voir. Se permettre de voler jusqu’à la fenêtre ouverte, c’était déjà beaucoup, autant ne pas tenter la chance plus que de raison, d’autant que le couvre feu avait déjà été prononcé depuis un moment maintenant. Personne n’avait à traîner dans les couloirs, et encore moins dehors, c’était pourquoi la jeune femme avait pour intention d’aller se coucher directement. Longeant les murs, la jeune femme s’était dirigée doucement vers les escaliers, bien partie pour repartir dans une grande discussion avec Jillou une fois de retour dans sa salle commune, mais au fur et à mesure de sa marche, la jolie blonde avait fini par passer par des pièces qu’elle ne connaissait pas. Elle s’était alors retrouvée à passer à travers plusieurs salles de cours communicantes. Le long du couloir, les murs étaient recouverts de nombreuses fenêtres à l’image de la salle des trophées, ce qui lui permettait de garder un œil sur le passage sans pour autant être en première ligne. Oui, les réflexes, ça vient vite, et puis, il fallait le dire, sa curiosité l’emportait souvent.

C’était donc ainsi que la jeune femme avait aperçu un homme passer le long des vitres à peine opaques. Un Supérieur, forcément, et un qu’elle connaissait. Il l’avait déjà découverte avec Alec, à une heure plus tardive que celle-ci et à une autre époque. Il les avait finalement laissés faire, de toute évidence appréciant plus ou moins Alec. Bref, il faisait partis de ceux avec qui ses écarts passaient, et ce souvenir avait fait sourire la jeune femme, en espérant qu’il en allait toujours ainsi. Accroupie entre les tables, la miss de chez Poufsouffle s’était avancée doucement, sans bruit, encombrée par son balai mais en tentant de ne rien bouger. C’était donc de cette manière qu’elle était arrivée jusqu’à la porte du fond dont elle avait fait tourné la poignée en douceur avant de la faire pivoter sur ses joncs. Le but avait été bien sûr de changer de pièce pour éviter de rester aussi exposée. Dans les faits, ça n’était pas une mauvaise idée, la salle suivante n’était pas exposée comme les autres, le mur donnant accès au couloir ne possédait qu’une porte classique et aucune fenêtre. Mais ce qui perturbait son plan, c’était surtout le fait qu’il y ait deux personnes déjà présentes dans la salle. Oh, non, ça n’était pas des Supérieurs ou des personnes qu’elle devait craindre. D’ailleurs, ils ne l’avaient même pas remarquée, trop occupés à s’embrasser, se parler, se papouiller ou elle ne savait trop quoi. En fait, là, elle n’avait pas trop fait gaffe à ce qu’ils faisaient tout simplement parce qu’elle sentait bien la connerie pointer son nez.

Toujours en marchant en canard, le plus bas du sol possible, la jeune femme avait posé son balai, qui d’ailleurs lui avait été offert par son ami ici présent, pour faire quelques pas en arrière et regarder au dessus d’un bureau pour voir ce que le Supérieur faisait. Invisible : merde. L’instant d’après, elle s’approchait de la fenêtre, le cœur battant, pour voir que l’autre con se rapprochait de la pièce après avoir regardé elle ne savait quoi sur le sol.

Demi-tour.

Enzo l’avait probablement grillée maintenant, et, en effet, quand elle s’était relevée en urgence, son regard s’était planté direct dans le sien. La porte, il avait dû l’entendre, ou le balai après coup, ou elle ne savait trop quoi, dans tous les cas, il ne savait pas pour le Supérieur qui arrivait, et, surtout, Kyle non plus. Celui-ci était encore dos à elle alors qu’elle traversait en courant la pièce. Il n’avait pas réellement eu le temps de faire grand-chose qu’elle lui chopait les épaules, un pied appuyant contre l’arrière de ses genoux pour le forcer à s’accroupir. Ainsi, il était caché derrière le bureau sur lequel était appuyé Enzo, donc masqué aux yeux du Supérieur qui… justement, la porte venait de s’ouvrir.

Sans réfléchir plus que ça, Sovahnn s’était pendue au cou de son ami, l’embrassant sans lui laisser le choix.

« Putain mais qu’est-ce que vous foutez là ?? How, hey, j’te connais toi ! »

Une main posée sur le bureau, l’autre effleurant les cheveux de Kyle, espérant qu’il ne se redresserait pas, et qu’il était en effet, bien invisible aux yeux du nouvel arrivant. Bien sûr, elle aurait pu pousser le vice pour attirer le regard de celui-ci, mais il ne fallait pas abuser des bonnes choses non plus.

Dit donc, ça rapproche, c’est pas arrivé depuis quand, que je t’embrasse hein ? Bien notre rencontre, ouais, bien vu. C’est bien, ça rappelle le bon vieux temps +out+

« Salut ! Je.. j’ai.. un furieux besoin, là tout d’suite maintenant, et nan, vraiment, ça serait pas correct de m’casser là, ‘fin je… ça fait bien… des mois que j’en rêve. Allé, soit cool.. »

Le tout en se mordant la lèvre : ne regarde pas Enzo sinon tu vas partir en fou-rire ma fille.

« Ouais… c’est bon, mais j’ai une autre ronde ici d’ici deux heure, j’veux pour vous y revoir. »

Et après, on se demande pourquoi beaucoup de filles jouent les salopes pour réussir dans la vie. Nan mais vraiment ! Trop simple. L’avantage, c’était qu’avec sa crinière en bataille d’après vol sur balai, la situation du point de vue du Supérieur devait faire parfaitement crédible.

« Pas d’soucis ! Bonne soirée ! »
« Amusez vous bien ! »
« C’est ça.. »

Pour le coup, elle pouvait sans doute remercier Alec, puisque sans ça, cette situation ne serait jamais passée de la même manière. Mais là n’était pas la question ! Elle venait de sauter au cou d’Enzo pile en face de Kyle : tout est normal. La porte s’était refermée et les bruits de pas dans le couloir leur avaient signifié que l’homme s’éloignait. Un pas en arrière, deux, le regard planté dans celui d’Enzo, les lèvres serrées. Petit regard vers Kyle et c’était bon, elle explosait simplement de rire. Oui, bah avouez que la situation était assez cocasse. Deux fois qu’elle le voyait et… oui, ben elle faisait sa petite impression bien à elle, disons hein.

« J’suis désolée, c’est tout ce que j’ai trouvé sur le coup. »

Calme-toi, ça va aller xD.

« J’l’ai vu à travers la fenêtre, et quand il a ouvert la porte… »

Bah voilà quoi. C’était vrai que sur le coup, l’homme lui avait fait pensé à la situation avec Alec, et, dans le faible laps de temps qu’elle avait eu pour réfléchir, la jeune femme s’était simplement dit qu’avec un peu de pot, ça se passerait de la même façon puisqu’il lui avait fait crédit d’une fois déjà. D’accord, c’était bancal comme réflexion, mais en attendant, ça avait marché. Bon, d’accord, ça foutait un peu la merde question couple, surtout sachant leurs relations, mais réellement, c’était que, là, elle n’avait pas eu d’autres idées, et que ça, au moins, ça avait l’avantage de gêner le nouvel arrivant donc… Bon, pis en parlant de gêne : Kyle, ne la regarde pas comme ça. Haussant des épaules, la jeune femme l’avait embrassé à son tour. Oui oui, Kyle, vous avez bien lu.

« Vala ! Comme ça, ‘pas d’jaloux, pas d’engueulade, pas d’raison de se prendre le choux. Un partout, balle au centre. »

Grand sourire. T’es barge ma pauvre. Et, non, elle ne coucherait pas avec Kyle pour faire réellement balle au centre, là, ça serait pousser le raisonnement un peu trop loin. Sérieusement, un baiser, c’est rien. Ça dépend les gens, bien sûr, mais c’était justement là le souci, elle ne connaissait pas Kyle, et si elle venait justement de faire ça – rapidement, on s’en doute – c’était justement pour donner un côté encore plus comique à la situation. De toute manière il était gay : raison de plus pour se foutre d’un baiser. Bref, oui, au final, question balance sentimentale, non, ça n’était toujours pas à zéro vu qu’Enzo était attiré par elle, mais bon, il avait un moment où elle ne voyait pas quoi faire plus. Et puis, rien que le fou-rire dans lequel elle menaçait de retomber montrait à quel point tout ça était plus drôle que grave.

Petit regard vers Enzo : tu le sais hein, que je pense « j’en mourrais d’envie depuis des mois » mais que je ne le dirais pas pour que ça ne soit pas mal interprété. Ouais, je sais que tu la vois, ma vanne. Nan, c’est vrai, j’tenais plus là +out+. Bref, on va arrêter, respirons, cette situation est parfaitement normale xD.

« Bon, mis à part ça, ça va vous ? =D »

Comme je le disais tout à l’heure : il faut savoir prendre les choses avec humour. C’est la base !
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MessageSujet: Re: Some things don't matter - Kyle, Enzo   Mer 23 Jan 2013 - 19:20

Sovahnn & Enzo
« some things don't matter »


Lundi le 9 juin 2014 - Fin de soirée


Après cette petite escapade sur le bord du lac la veille, il me fut difficile d’oublier les images d’Enzo le brave affrontant les vagues qu’il avait créé avec brio. Fallait avouer qu’il était sacrément sexy avec sa fière allure et ses cheveux humides qui lui tombaient parfois devant le visage et sur sa nuque. Si ça m’avait fait rêver toute la journée durant, ces belles images ne m’avaient certainement pas lâché durant mon sommeil alors qu’il envahissait les moindres recoins de mon monde imaginaire. Nous n’avions pas pu passer la soirée ensemble, mais ce soir, il était prévu que nous nous voyons et j’avais bien l’intention de lui démontrer à quel point… Il m’avait manqué. Ça peut paraître très… Comment dire… Pervers, mais il me manquait réellement (ce n’était quand même pas juste à cause de l’effet fou qu’il me faisait lorsqu’il était sur sa planche de surf Oo) et j’avais bien l’intention de reprendre le temps perdu. Donc pour ce soir, le plan était simple : nous allions nous retrouver sur le septième étage, question d’aller rendre visite à notre petit chez nous improvisé. La salle sur demande était devenu notre endroit de prédilection afin d’avoir la conscience tranquille. Enzo s’assurait toujours de nous créer un bel espace dans lequel nous ne manquions de rien et qui était très douillet. Bref, un petit coin de paradis dans ce gigantesque château surveillé dans tous les recoins. J’attendis que la journée passe, m’attardant sur des dessins ou encore passant une heure ou deux avec Oliver qui semblait avoir besoin de mon soutient. J’avais l’impression de devenir une bouée de sauvetage pour ce mec et franchement, ça me faisait du bien. Puisqu’il était de mon statut (de sang on parle) et qu’il était nouveau dans cet endroit, il avait de la difficulté à assumer tout ce qu’il lui arrivait et avec raison. Et être là pour lui, me sentir vraiment utile, ça me plaisait bien. Je ressortais mon côté psychologue sans problème, écoutant attentivement tout ce qu’il avait à me dire, mais en le conseillant également du mieux que je le pouvais. Notre statut ne nous permettais pas de faire grand-chose sinon de nous plier aux moindres demandes des supérieurs, mais il y avait toujours moyen de garder espoir. Je lui avais d’ailleurs conseillé de se lier d’amitié avec des étudiants en qui il pourrait avoir confiance et qui pourraient peut-être lui assurer une certaine protection, mais il avait refusé catégoriquement en haussant la voix et en me plantant là, comme si je venais de lui cracher à la figure la pire des insultes…
Tôt ou tard il comprendrait que j’avais raison.

Bref, le temps venu, je quittai finalement le quatrième étage pour monter directement au septième. Les escaliers me jouèrent des tours à quelques reprises, mais je finis par arriver à destination. Lorsque je me pointai, Enzo était déjà là, devant le mur qui faisait naître une porte après qu’il eut fait ce qu’il fallait faire afin qu’elle apparaisse. Il semblait en colère, les yeux fixés vers l’endroit où habituellement l’entrée se trouvait. Fronçant légèrement les sourcils, je m’approchai de lui : il était évident que quelque chose n’allait pas. Il m’expliqua que la salle était déjà occupée par quelqu’un d’autre et hors, elle ne se présenterait pas à nous ce soir. Déçus et légèrement frustrés, nous tachâmes de trouver un autre endroit où passer la nuit. Ils n’étaient pas nombreux, mais nous finirons bien par trouver. Je suggérai alors ma chambre au quatrième étage même si c’était un grand risque à prendre. Il accepta et nous nous mirent en route en tachant d’être le plus discret que possible. Aussitôt que nous mirent un pied sur le sol de l’étage des moldus, nous aperçûmes au loin un groupe de supérieurs qui se déplaçaient dans notre direction. Puisque nous étions encore près des escaliers, nous préférâmes rebrousser chemin et retourner dans la cage plutôt que de s’enfoncer dans les corridors sombres qui s’offraient à nous ou encore d’affronter directement le groupe d’hommes. Nous avons l’intention de passer du temps ensemble et non pas de se faire séparer de nouveau. Fini les séparations!

Je suivis donc Enzo au pas de course, ignorant où nous allions nous cacher le temps que les supérieurs terminent leur ronde. À cause des escaliers, nous n’eûmes pas le choix de nous arrêter au deuxième étage. Mon petit copain ouvrit une fois de plus la marche, probablement dans le but de me protégé, la baguette aux aguets devant lui. Nous marchâmes tranquillement, les oreilles grandes ouvertes, alors qu’il me tira soudainement dans une pièce qui me semblait être un bureau au premier abord. Mais je n’y prêtai pas trop d’attention, car aussitôt que la porte se ferma derrière moi, Enzo m’attira à lui avant de m’embrasser tendrement.


- Tu m’as manqué toi aussi tu sais. Je pense que c’est encore pire depuis que je t’ai vu sur ta planche de surf. J’arrive pas à croire que j’aie pu oublier comment t’étais sexy avec ce petit air fier accroché sur ton visage…

Il me sortit une connerie ou deux. Je lui souris et nos lèvres se retrouvèrent de nouveau, pour un peu plus longtemps cette fois-ci. Mais un bout d’un certain moment, il coupa notre étreinte, comme s’il avait vu ou entendu quelque chose de suspect. Ou encore senti…? Je ne bougeai pas d’un poil tandis que ses yeux semblaient balayer l’endroit. Est-ce qu’on venait de se faire prendre? J’entendis des pas sur le sol et je me retournai finalement sans voir personne. L’invisibilité pouvait fonctionner dans le monde magique? C’est la seule option qui s’offrit à moi sur le moment. Je regardai de nouveau Enzo et cette fois-ci, son regard semblait être posé sur quelque chose ou quelqu’un. J’eus l’impression d’entendre quelqu’un courir au travers de l’endroit avant de sentir des mains sur mes épaules et une certaine pression derrière mes genoux me forçant à courber l’échine pour me retrouver sur le sol.
J’obtempérai sans résistance, le cœur battant alors que je ne comprenais absolument pas ce qu’il se passait. Mais si Enzo ne semblait pas en faire de cas, c’est qu’il n’y avait sans doute pas matière à s’inquiéter. Je me retrouvais donc à genoux derrière un bureau et j’entendis la porte s’ouvrir et une main se posa sur le sommet de mon crâne. Mes yeux se levèrent pour voir Sovahnn qui avait encercler le cou d’Enzo grâce à son bras et qu’elle était entrain de…

L’embrasser?! Oo


- Putain mais qu’est-ce que vous foutez là ?? How, hey, j’te connais toi !
- Salut ! Je.. j’ai.. un furieux besoin, là tout d’suite maintenant, et nan, vraiment, ça serait pas correct de m’casser là, ‘fin je… ça fait bien… des mois que j’en rêve. Allé, soit cool..


Aucune idée à qui pouvait appartenir la première voix. Un homme. Probablement un supérieur ou un enseignant.
Mais il se passait quoi au juste là…? Elle venait vraiment de l’embrasser…? Et de dire qu’elle en rêvait depuis des mois…? Oo
Je restai néanmoins dans ma position initiale de peur de tout faire planter en révélant ma cachette.


- Ouais… c’est bon, mais j’ai une autre ronde ici d’ici deux heure, j’veux pour vous y revoir.
- Pas d’soucis ! Bonne soirée !
- Amusez vous bien !
- C’est ça..

La porte semblait s’être refermée et aussitôt je me remis sur mes pieds avant de regarder Sovahnn qui s’éloignait d’Enzo. Son regard se posa finalement sur moi et elle éclata de rire.
Ouais, on devait avoir de drôles de tronches nous deux là… Je ne devais pas avoir l’air tellement content et avoir de gros points d’interrogation dans mes yeux et pour Enzo… Ça ne devait pas être mieux.


[b]- J’suis désolée, c’est tout ce que j’ai trouvé sur le coup. J’l’ai vu à travers la fenêtre, et quand il a ouvert la porte…


J’haussai simplement les sourcils, tâchant de comprendre ce qu’il venait de se passer et de ce qu’elle venait de dire. Donc tout ceci n’était qu’une mascarade, qu’une mise en scène pour tenter de nous sauver des griffes de ce supérieur. Et apparemment, ça avait fonctionné à merveilles puisque nous n’étions plus que trois dans cette pièce et d’après ce que j’avais compris, nous avions deux heures de paix devant nous. Et alors que j’ouvrais la bouche pour parler, elle s’était rapprochée de moi avant de m’embrasser. Je figeai comme une pierre alors qu’elle haussait simplement les épaules de son côté.

- Vala ! Comme ça, ‘pas d’jaloux, pas d’engueulade, pas d’raison de se prendre le choux. Un partout, balle au centre. Bon, mis à part ça, ça va vous ? =D

Elle abordait un large sourire, comme si tout ceci n’avait pas d’importance ou que c’était une plaisanterie. Mon regard se posa sur Enzo avant de revenir sur Sovahnn qui semblait… Mal à l’aise ou je ne sais pas trop.
De mon côté, j’étais carrément abasourdi par les dernières minutes qui s’étaient écoulées. C’était comme si mon cerveau ne voulait pas ou n’arrivait pas à assimiler ce qu’il venait de se passer. Et pourtant… Bien oui, elle avait embrassé mon chéri et après coup elle m’avait rendu la pareil afin qu’il n’y ait « pas de jaloux ». Euuuuhhhhh…

Bon elle essayait visiblement de détendre l’atmosphère.
Étais-je en colère? Il était certain que je n’avais pas tellement apprécié le baiser qu’elle avait échangé avec Enzo, mais c’était pour une bonne cause et non gratuitement. Donc du coup… Je préférais ça à ce qu’on se soit fait coincé par le supérieur qu’elle avait aperçu. Elle avait eu la gentillesse de nous protéger, donc… Je finis par lui sourire.


- Ça va, mais disons qu’on ne s’attendait pas à te voir ici. Faut croire qu’on a le don de tomber sur l’un l’autre dans des circonstances… Assez hum…

Je ne trouvais pas de qualificatif.
Enfin, tout le monde comprenait non?


- Euh… En tout cas merci… Pour euh… Ce petit sauvetage… C’est bien apprécier.

Je regardai Enzo, attendant une réaction de sa part.
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MessageSujet: Re: Some things don't matter - Kyle, Enzo   Ven 25 Jan 2013 - 18:08

Poisse. Je ne vois pas d’autres mots, ou plutôt si j’en vois même trop. Malchance. Emmerdes. Le sort qui s’acharne. Le destin qui nous joue des tours et nous fait de belles crasses. J’en ai plein le cul, autant dire les choses clairement. Hier, on a passé un super après midi sur les bords du Lac. C’était vraiment génial, on s’est bien amusés, c’était cool de pouvoir être ensemble. Avec Lui, mais aussi avec eux. J’espère bien pouvoir renouveler l’expérience rapidement, et pourquoi pas avec plus de monde ou d’autres personnes. Pour le coup ça tombait bien qu’on n’ait été que tous les quatre parce qu’il y avait une chose que je voulais leur demander et je n’aurai pas pu le faire en présence d’autres personnes. C’est une confiance que j’aurai pu accorder à Sovahnn, Ismaelle, ou même mon frère même si ça paraît bizarre, mais ceux là ne sont pas au courant de ce qu’il s’est passé pendant la Pleine Lune de mars et je n’ai pas vraiment l’intention que ça change. Ça n’est pas par manque de confiance, j’insiste, mais plus par pudeur et parce que je n’ai vraiment pas envie de remettre cet épisode et tout ce qu’il implique sur le tapis. On a souffert cette nuit là mais on en souffre encore, et ça m’enlève un poids des épaules de savoir que Kyle ne sera pas seul dans 5 jours quand la Lune se pointera. C’est de ma faute s’il doit traverser ça, et ça me rend malade évidemment. Les mois passent mais je me sens toujours aussi coupable et je sais que ça sera toujours le cas, peu importe le temps qui pourra s’écouler. Jill et Cam seront là en cas de besoin et c’est tout ce qui compte. Si je pouvais je resterai avec lui c’est une évidence mais malheureusement ça n’est pas possible. De toute façon qu’est ce que pourrait faire un Loup dans ce genre de circonstances ? Et puis ne partons pas négatif, si ça se trouve ça se passera bien et il ne ressentira rien du tout.

L’après midi c’est donc bien déroulée, mais malheureusement la soirée n’a pas pu avoir l’aspect auquel j’aurai souhaité faire face. Oui il est plutôt clair qu’après avoir fait les cons dans l’eau et s’être prélassé sur la plage au soleil, j’aurai aimé finir cette belle journée en tête à tête avec mon homme, mais ça ne s’est pas passé comme ça. En ce moment, j’ai l’impression que ça ne se passe jamais comme ça. Depuis combien de temps on n’a pas pu passer une nuit entière ensemble ? Depuis combien de temps on n’a pas pu s’endormir l’un contre l’autre, et se réveiller de la même façon ? Ca fait des jours, et ça commence sérieusement à me courir sur le système. Ça se ressent sur mon humeur d’ailleurs mais j’essaie de faire bonne figure la plus part du temps parce que ça n’arrangera pas les choses que je fasse la gueule ou que je m’énerve pour un oui ou pour un non. Ok je veux bien admettre que parfois je peux me montrer immature et capricieux, mais là franchement j’ai pas l’impression d’abuser. C’est lourd, oui. C’est dur à vivre, de plus en plus dur, et je ne sais pas jusqu’à quand je serai capable de tenir ce rythme là sans craquer.

J’ai essayé de relativiser, comme toujours. J’ai essayé de ne rien laisser transparaitre de plus que ma déception mais je le sens, en moi c’est de la colère qui commence à circuler et ça n’est jamais très bon signe. Kyle me connaît parfaitement, il sait très bien que plus je garde les choses pour moi et plus ça risque d’être violent quand ça explose mais pour le moment je crois qu’il ne se rend pas encore trop compte que ça devient vraiment problématique. Je ne suis pas du genre à me plaindre sans arrêt, et je ne vais pas commencer maintenant, mais … c’est difficile. C’est difficile d’admettre qu’on n’a pas le choix, que c’est comme ça et pas autrement parce que le moindre dérapage, la moindre faille, la moindre minute d’inattention peut être fatale. C’est épuisant, aussi bien physiquement que moralement, et très frustrant.

Je me suis donc dit qu’on rattraperait le temps perdu le lendemain et j’ai essayé de me focaliser là dessus quand j’ai rejoins mon lit, tout seul, après l’avoir laissé. J’ai continué comme ça toute la journée jusqu’à ce que le soir arrive mais quand je me suis pointé au septième et que je n’ai jamais réussi à trouver la Salle sur Demande, j’ai vraiment cru que j’allais péter un plomb. Sincèrement, j’en étais à deux doigts quand il est arrivé mais j’ai pris sur moi. J’ai fait en sorte que ça ne se voit pas trop mais il n’est pas aveugle ni stupide et c’est tout un challenge de lui cacher des choses même si j’y arrive encore. Pas que je m’en vante mais bon … Bref, plan B alors parce qu’il est absolument hors de question que je passe encore une nuit sans lui. J’en peux plus, c’est plutôt clair, et je ne parle pas de sexe là même si bien sur ça me travaille aussi – on ne change pas une équipe qui gagne. Je ne demande pas la Lune – après tout je l’aurai bien assez tôt, merci pour cette page d’humour lycanthropique – mais juste un peu de temps avec mon amoureux dans en contexte sécuritaire et agréable. C’est quand même pas un crime ni un caprice que de vouloir partager un moment tranquille avec la personne qu’on aime autrement que trois minutes au détour d’un couloir ou ce genre de conneries ? Entre les cours, les colles de Rivers et celles des autres – des vraies colles j’entends même si je fais ce que je peux pour les éviter en ce moment – les devoirs, les révisions, le temps que je passe aux enclos pour aider Isma, les Supérieurs qui font chier et m’empêchent d’entrer au quatrième ou l’empêchent lui d’en sortir, la Salle sur Demande qui est squatté souvent par d’autres, l’impossibilité pour lui de venir dormir avec moi dans le dortoir … Je trouve que ça fait un peu trop et je vous le dis, y a clairement pas assez de 24h dans une journée, ni même de 7 jours dans une semaine.

J’ai bien vu qu’il était tout aussi déçu que moi, alors je me suis accroché à lui au sens imagé du terme pour passer au travers de ça et calmer la colère qui circulait dans mes veines comme un serpent de lave en fusion. Dès qu’il a posé sa main sur moi, c’est devenu plus simple. On a essayé de trouver une solution mais ça en devenait désespérant alors quand il a proposé sa chambre, même si ça ne m’a pas emballé étant donné les risques, j’ai fini par dire oui et on s’est mis en marche. Arrivés presque à destination, évidemment, on n’a pas eu d’autre choix que de rebrousser chemin. L’accès à l’aile des Non-Magicien étaient gardés, et même en passant par l’autre côté ou en usant de petit subterfuge comme ça nous ait déjà arrivé, c’était peine perdu. Ils arrivaient droit sur nous, et même s’il m’arrive parfois de me jeter dans la gueule du loup – yoohoo – même si j’ai eu envie de foncer dans le tas et de leur dire : Merde ! Fous m’faites chier et j’vais passer la nuit avec mon homme que ça vous plaise ou non ; Bien évidemment je me suis abstenu. Faire le con d’accord, mais jamais en présence de Kyle. C’est pas une histoire d’image de soi, juste du simple bon sens. Je l’ai perdu une fois, j’ai pas spécialement envie que ça recommence. Pour le reste, il le sait que je suis intenable alors loin de moi l’idée de lui cacher quoi que ce soit de ce point de vue là.

On a retrouvé les escaliers, qui nous ont mené au deuxième parce que pour être honnête je ne faisais pas vraiment attention où on allait. Ma main dans la sienne, j’ouvrai la marche tout en rasant les murs jusqu’à ce que je me dise que ça ne servait plus à rien de fuir. Autant s’arrêter et attendre, même si un autre endroit que l’étage du Directeur aurait sans doute été une meilleure alternative. A la réflexion, peut être qu’ils viennent moins ici, justement. J’ai donc laissé mon instinct et mes sens faire leur boulot, ma main gauche dans la sienne, ma baguette dans la droite, j’ai poussé une porte. Une fois à l’intérieur, une fois rassuré sur le fait que cette pièce – visiblement un bureau à l’abandon ou une classe presque vide – était sans danger, j’ai refermé la porte. Première réaction : J’ai besoin de me calmer, en urgence. Une solution ? Lui, tout simplement. Je l’ai attiré contre moi et je l’ai embrassé. Une bouffée d’oxygène, voilà ce que c’était pour moi. Un baiser tendre et calme puis notre étreinte s’est plus ou moins brisée alors que je m’asseyais sur le bureau tout en le gardant debout devant moi, entre mes jambes. J’ai juste envie et besoin qu’on se pose un peu, qu’on oublie. Juste qu’on soit tous les deux et que plus rien n’existe.

« Tu m’as manqué toi aussi tu sais. Je pense que c’est encore pire depuis que je t’ai vu sur ta planche de surf. J’arrive pas à croire que j’aie pu oublier comment t’étais sexy avec ce petit air fier accroché sur ton visage… »

Faut dire aussi que je te laisse pas souvent venir avec moi et qu’en général je t’abandonne le matin pour aller taper quelques vagues avant d’aller en cours, en solo. Je sais que ça t’énerve d’ailleurs, mais comme pour tout le reste tu t’habitues. Quand c’est pas ça c’est le footing, que ça soit tout seul, avec mon frère ou avec Sovahnn mais en l’occurrence ça n’arrive pas quand on passe la nuit ensemble. Quand c’est le cas, soit je traine au lit avec lui, soit je me sauve pour aller surfer parce que … parce que j’ai toujours préféré surfer le matin, et parce qu’après avoir passé la nuit avec lui c’est une continuité que j’adore. Si on était libres, ça serait le même schéma, dis toi bien ça mon amour. Imagine comme on serait bien tous les deux, j’te laisse dormir, je vais surfer quand le soleil se lève et je reviens avec les croissants quand tu ouvres les yeux. Je sais que c’est se faire du mal de penser à ça mais tant pis, ça fait du bien quand même.

« J’ai jamais dit que tu m’avais manqué … »

Tu le vois mon sourire là ? Oui, je me moque de toi et ouvertement en prime. Bien sur qu’il m’a manqué, et il le sait. Il y a des choses qui ne trompent pas, des mots qui n’ont pas besoin d’être prononcés pour être entendus. Ce baiser que je viens de lui donner, c’est clairement le message qu’il exprimait. Celui là et le fait que j’avais besoin de ça pour débrancher.

Ma main se pose sur sa tête et je secoue la mienne, l’air faussement désespéré par rapport à son petit discours. Intérieurement je frétille – désolé je ne vois pas d’autre terme, celui ci colle très bien – parce que j’adore l’entendre me dire qu’il me trouve sexy. On ne se refait pas.

« Tu es un être superficiel Kyle Johnson, t’en as qu’après mon corps. Y a que ça qui t’intéresse chez moi, c’est affligeant. »

Regarde comme je joue bien la comédie, j’ai l’air super sérieux non ? D’autant plus quand mes mains se baladent tranquillement sous tes vêtements, là, posées sur ta taille. Il n’empêche que des fois j’ai clairement l’impression d’être un morceau de viande mais je suis bien mal placé pour faire le moindre commentaire sur le sujet, je sais Rolling Eyes Ouais, un morceau de viande ou un Trophée, je sais pas trop. Enfin, autant être honnête, c’est pas comme si ça me posait vraiment un problème qu’il soit dingue de moi d’un point de vue physique. Bien au contraire. Ceci dit j’ai aussi un cerveau chéri, faudrait voir à pas l’oublier non plus. Ok parfois c’est pas toujours hyper flagrant mais il est bien là, et efficace de temps en temps quand même.

« Et moi non plus j’arrive pas à croire que t’as pu oublier un détail aussi flagrant ! Je sais très bien que si je me balance de l’eau sur la tête là, maintenant, tout de suite, tu te tiens plus. S’il faut ça pour que t’oublie pas … »

Et un sourire en coin, un !

J’aurai pu attraper ma baguette et lancer un sort pour faire couler de l’eau mais il ne m’en a pas laissé le temps. Ses bras ont entouré mon cou, par réflexe et habitude les miens sont allés le chercher pour le ramener un peu plus contre moi et mes mains sont allées se reperdre sous ses vêtements, dans son dos, pour caresser sa peau en douceur. C’est peut être pas un palace, loin de là même, mais quand je suis avec lui je me contente bien plus facilement de ce que j’ai parce qu’après tout c’est la seule chose dont j’ai besoin. Il y a plus confortable qu’un coin de bureau c’est plutôt clair mais puisque visiblement c’est tout ce qu’on peut avoir, on fait avec. Alors je me suis laissé aller contre lui, je l’ai laissé jouer avec mes cheveux, avec mes lèvres. Il a laissé mes mains se balader sur sa peau mais elles n’ont jamais franchis certaines limites. Pourquoi ? J’en sais trop rien. Prendre son temps c’est bien aussi. Je ne sais pas depuis combien de temps on était là d’ailleurs, parce que cette notion là à tendance à disparaître facilement quand on est tous les deux, mais quelque chose à attirer mon attention, la détachant de lui par conséquent. J’ai observé, écouté, senti, mais rien de bien fixe n’a su figer mes sens en alerte. A priori pas d’être humain dans cette pièce, à moins d’être invisible mais suffisamment loin pour que l’odeur de m’arrive pas. Je n’ai pas paniqué pour autant, à quoi ça aurait servi de toute façon ? Bien sur que j’ai eu peur, et puis ça c’est atténué quand j’ai enfin vu la silhouette qui se détachait de l’ombre. Rapide. Trop rapide ? Je n’ai pas compris la suite. Elle a attrapé Kyle par les épaules et l’a obligé à se baisser, la porte s’est ouverte et … elle s’est jeté à mon cou et m’a embrassé. J’en suis resté totalement bloqué, incapable de faire le moindre geste tant tout allait trop vite et pas franchement très droit. Je l’ai laissé gérer, parce que j’étais incapable d’être opérationnel pour quoi que ce soit. Oui, ce genre de trucs à toujours tendance à me paralyser, j’y peux rien.

« Putain mais qu’est-ce que vous foutez là ?? How, hey, j’te connais toi ! »

Bizarrement, ça ne m’étonne pas. Avec ou sans moi c’est toujours la Reine pour se faire remarquer par les mauvaises personnes.

« Salut ! Je.. j’ai.. un furieux besoin, là tout d’suite maintenant, et nan, vraiment, ça serait pas correct de m’casser là, ‘fin je… ça fait bien… des mois que j’en rêve. Allé, soit cool.. »
« Ouais… c’est bon, mais j’ai une autre ronde ici d’ici deux heure, j’veux pour vous y revoir. »
« Pas d’soucis ! Bonne soirée ! »
« Amusez vous bien ! »
« C’est ça.. »

Il a foutu le camp, comme ça, et moi je ne redescendais pas sur terre pour autant. Une autre dimension, clairement. Tout ça était trop improbable et aucun son ne sortait de ma bouche. J’étais secoué je crois bien, légèrement assommé même. Kyle s’est relevé, Sova s’est détaché de moi et … Je n’ai pas bougé d’un poil. Elle nous a regardé tout à tour et a finalement éclaté de rire. Ça n’a rien décoincé chez moi et ma moitié avait l’air tout aussi sous le choc que moi même si je ne le regardai pas vraiment.

« J’suis désolée, c’est tout ce que j’ai trouvé sur le coup. J’l’ai vu à travers la fenêtre, et quand il a ouvert la porte… »

Elle riait, elle riait, encore et toujours et … elle a embrassé Kyle.

« Hey ! »

Bizarrement, ça m’a réveillé instantanément et dans un geste rapide je me suis redressé jusqu’à être totalement debout. Légèrement offusqué, on peut bien le dire. Lui était a peu de chose près dans le même état que moi deux secondes plus tôt, et elle … elle restait fidèle à elle même.

« Vala ! Comme ça, ‘pas d’jaloux, pas d’engueulade, pas d’raison de se prendre le choux. Un partout, balle au centre. »

Euh non Sova, tu peux pas vraiment dire ça mais ceci dit ça me va très bien ! J’ai pas vraiment besoin qu’il se tape mes deux meilleures amies. Une c’est déjà trop.

« Bon, mis à part ça, ça va vous ? =D »

Tu viens d’embrasser mon mec, évidemment que non ça va pas ! Si ça avait été quelqu’un d’autre, c’est probablement comme ça que je l’aurai pris et comme ça que j’aurai répondu par conséquent, mais rien n’est jamais comme avec les autres quand il s’agit d’elle. Des exceptions j’en ai quelques unes et aucune de se ressemble vraiment. Comment j’aurai réagit si Jill ou El’ avaient fait ça ? J’en sais trop rien mais en vérité je pense que c’est surtout très improbable. Il n’y a que Sova pour faire ça, selon moi. J’ai pas souri pour autant, je suis resté là, appuyé contre le bureau, les deux mains posées sur le bord. Immobile dans mon hébétude. Lui demander ce qu’elle fait là ? Ca m’a effectivement traversé l’esprit mais … c’est Sovahnn, alors j’imagine qu’elle a juste décidé d’aller prendre l’air sur un coup de tête et qu’elle est rentrée après le couvre-feu.

« Ça va, mais disons qu’on ne s’attendait pas à te voir ici. Faut croire qu’on a le don de tomber sur l’un l’autre dans des circonstances… Assez hum… »

Assez quoi chéri ? Inappropriés ? Je dirai que c’est une question d’habitude et estime toi heureux, c’est pas grand chose cette fois. Dis toi qu’avec elle j’ai vécu pire, hein Sova ? Enfin pire … Si, pire, mais pas insurmontable non plus. Bref, on s’en fout. Non je ne suis pas gêné ni même énervé ou frustré. Pas à cause de l’intervention de la jolie Jaunes en tout cas. On n’a plus vraiment grand chose à se cacher elle et moi, et puis ça n’est pas comme si Kyle et moi étions dans une position vraiment … délicate. J’imagine que je devrai avoir peur et concentrer toute mon attention sur la porte pour anticiper un éventuel retour de notre cher ami mais pourtant non. Rien. Je les écoute, ou plutôt je les entends. Je suis là, physiquement, mais y a un truc qui colle pas dans ma tête. C’est comme si j’étais ailleurs, loin, comme si je regardai la scène de l’extérieur de mon corps. Spectateur. Mon cher et tendre reste fidèle à lui même, toujours aussi poli. Je ne sais pas vraiment à quoi j’aurai du m’attendre à vrai dire. C’est toujours un peu difficile de prévoir ses réactions quand on n’est pas seuls, parce que ça n’arrive pas souvent. Il sait parfaitement ce qu’il s’est passé entre elle et moi, il sait aussi qu’elle est une des personnes dont je suis le plus proche et que j’ai énormément d’affection et de tendresse pour elle. Il le sait tout ça, alors même s’il garde le sourire, même s’il semble légèrement dépassé par la situation, il arrive à garder son calme et rester tranquille. Ce qu’il se passe dans sa tête je n’en ai pas vraiment idée, et pour être honnête, je n’ai pas franchement envie de chercher pour l’instant.

« Euh… En tout cas merci… Pour euh… Ce petit sauvetage… C’est bien apprécier. »

Il me regarde, je lève les yeux vers lui et comprend qu’il attend une réaction de ma part. Je bloque, perdu, confus, toujours un peu ailleurs et puis enfin je reprends un peu mes esprits. Un peu plus disons, puisque le fait que Sova se soit jetée – oui je sais le mot est fort – sur Kyle pour remettre la balle au centre m’a filé un petit électrochoc. Pourtant c’est vers elle que je me dirige en faisant quelque pas et mon bras s’enroule autour de ses épaules alors que je lui fais un bisou sur la joue tout en la serrant légèrement contre moi.

« Merci. »

Parce que sans toi c’était foutu. Enfin peut être pas, parce que je me connais, si j’avais trouvé la moindre faille pour régler le problème je n’aurai pas hésité une seconde mais rien ne garantis que j’en aurai eu la possibilité alors oui, merci. J’aurai du être plus prudent c’est un fait mais à force de vivre sur le qui-vive en permanence on devient fou et on ne profite plus de rien. Tout ce que je voulais c’était oublier la réalité pendant quelques temps, dans les bras de mon homme, mais on n’échappe pas à la réalité et ça je commence à le comprendre un peu trop. Des moments de répit on arrive à en trouver, mais ça ne sera sans doute pas ce soir, c’est tout.

Je me détache d’elle et me dirige vers lui cette fois. Je dois bien l’admettre, c’est un peu étrange mais tant pis. Mes yeux ancrés dans les siens, je le regarde avec insistance tandis que mes doigts attrapent son menton délicatement mais fermement. Je lui fais relever la tête, me penche, et l’embrasse. Ça ne dure pas plus de quatre secondes mais c’est suffisamment éloquent. Après avoir rendu leur liberté à ses lèvres je ne peux pas m’empêcher de les regarder, mon pouce les effleure un instant et mes yeux retrouvent les siens.

« Ça, c’est à moi. »

Traduction : C’est mon territoire et personne n’y touche. C’est valable pour ta bouche mais aussi pour tout le reste. J’irai pas pousser le vice jusqu’à te mordre devant elle, c’est déjà bien assez bizarre comme ça et je me doute bien que moi aussi j’ai l’air bizarre. J’ai surement l’air un peu dur aussi mais c’est un fait, je n’ai pas envie de rire et en l’occurrence c’est en grande partie le Loup qui s’exprime dans ce cas précis. Mon territoire. Ma propriété. J’ai conscience que Sova ne doit pas vraiment savoir quoi faire d’elle, que Kyle peut se sentir un peu gêné ou déstabilisé, alors je m’écarte de lui et m’éloigne à nouveau pour retrouver mon perchoir, c’est à dire le bureau. Les coudes sur les genoux la seconde d’après, les mains sur la nuque alors que je me penche en avant, puis dans mes cheveux où mes poings se serrent un instant avant de finalement laisser mes paumes descendre jusque sur mon visage, sur mes yeux plus exactement même s’ils sont fermés.

« Je commence à en avoir furieusement ras le bol de ces conneries. »

Une sorte de murmure à peine étouffé par mes paumes. Puis un soupir. Un silence. Peut être un peu pesant mais bref. Je n’aurai sans doute pas du laisser sortir ça mais ça m’a échappé. Ces conneries, ça n’est pas Sova et son intervention, ça n’est pas non plus cette attitude territoriale que je viens d’avoir. Ces conneries c’est notre quotidien mais peu importe, tout le monde est dans le même bateau. On n’a pas toujours ce qu’on veut et il faut faire avec alors … Dr Jekill et Mr Hyde, vous connaissez ? Parce que moi pas mais si c’était le cas c’est sans doute la comparaison que j’aurai employé pour illustrer mon changement de comportement. Quand j’ai relevé la tête, c’est un sourire qui étirait mes lèvres.

« La prochaine fois, arrache moi mes fringues, ça le rendra peut être un peu plus jaloux. »

Un sourire oui, mais dans ma tête il est malsain. Je me suis laissé aspirer dans une spirale et je n’arrive pas à en sortir. Il est sincère, et j’aimerai vraiment pouvoir rire de ça, mais il se passe trop de choses dans mon esprit et tout se mélange. J’aimerai pouvoir me préoccuper uniquement de la connerie que je viens de sortir, et du fond de vérité qu’elle transporte avec elle. Oui, une part de moi aurait voulu voir une pointe de jalousie dans ses yeux et dans ses réactions, mais je le sais, il a trop de retenu pour ça. Ca n’est pas parce que je me comporte comme un animal que tout le monde doit en faire autant mais un peu de possessivité inversée de temps en temps, ça ne me ferait pas de mal. Je ne doute pas de ses sentiments, mais on a tous besoin de preuves parfois, parce que ça fait du bien au moral, à l’égo, … Disons que la situation n’est pas la meilleure pour ça, parce que Sovahnn n’a rien fait d’autre que de nous sauver la mise. Elle n’a pas réfléchit, elle s’amuse et c’est tout. Même si Kyle ne la connaît pas autant que moi, même s’il ne l’a croisé qu’une fois, je pense qu’il cerne un peu le personnage. Je le sais, j’en ai conscience, c’est totalement stupide mais je me sens sur une pente glissante et … Et c’est à ce moment là que je lui balance que j’ai embrassé un mec et que j’ai recouché avec une fille après qu’il m’ait largué y a quelques mois de ça ? Que je lui dis que le mec en question s’est accroché à moi, qu’il m’avait déjà volé la bouche une fois avant et a recommencé y a pas trois jours ? Je pourrais, et sincèrement ça me démange parce que j’aime pas lui cacher ça même si je sais qu’il préfère surement ne pas le savoir. J’en sais rien, c’est comme si j’avais envie de tout faire exploser, de créer un conflit ou une connerie dans le genre. Pourquoi ? Aucune idée mais de toute façon il n’y a pas besoin d’être Einstein pour savoir que ça tourne pas rond dans ma tête à l’heure actuelle. Ils me connaissent suffisamment tous les deux pour s’en rendre compte. Je m’abstiendrai quoi qu’il en soit, parce que peut être que j’aurai tout lâché si on était seuls mais c’est pas le cas. Lui ça le blesserait, elle ça la mettrait mal à l’aise et même si je sens bien que ça déconne là haut, j’ai pas pour autant envie de leur faire du mal gratuitement juste parce que j’arrive plus à gérer … pas mal de choses. Pas à eux, pas comme ça, pas … Non.

Aller, prends sur toi Enzo, et calme le Loup.
C’est pas vraiment le moment et tu le sais très bien.
Un sourire ? Fais un effort. Une connerie, t’es tellement doué pour ça.
Voilà, c’est mieux.

« Puisqu’on est là tous les trois, et non j’vais pas lancer l’idée d’un plan à trois même si la situation aurait pu frôler le fantasme … »

Je plaisante ! Même si dans les faits on ne va pas se mentir, c’est un peu la vérité. Enfin l’idée m’a effleuré l’esprit au moins une seconde, je ne peux pas le nier. Une jolie blonde, un mec qui me fait totalement craquer. Mon mari et ma femme d’une certaine manière. Ok c’est franchement bizarre dit comme ça … Encore un moyen de chercher la merde ? Non, juste … j’en sais rien. Un fait, c’est tout, et un peu d’humour aussi même si c’est … particulier. De toute manière il est pas jaloux alors c’est pas grave, hein ? Pas de panique de toute façon, à l’instant T ma libido doit être proche de celle d’une marmotte en hibernation alors on se détend si jamais y a flippage dans l’assemblée.

Quand elle m’a embrassé, ça ne m’a rien fait de spécial mais je sais que dans d’autres circonstances ça n’aurait peut être pas été le cas. Elle me plaît, elle le sait, et il se trouve qu’on n’a jamais retenté quoi que ce soit pour pas mal de raisons, mais si un jour ça dérape, je suis presque certain que ça ne me laissera pas indifférent. Ça n’est pas pour autant que je n’y mettrais pas un stop parce que tout est clair dans ma tête. J’aime Kyle, lui et personne d’autre, et même si j’ai beaucoup d’affection pour Sovahnn, pour moi il n’y a aucun doute. On est amis, et c’est tout. Il s’est passé ce qu’il s’est passé, peut être que ça devait arriver j’en sais rien, et je ne regrette absolument pas mais c’est du passé et ça n’arrivera plus. Ça peut paraître limite d’avoir ce genre de pensées alors que la personne avec qui je suis se trouve dans la même pièce, mais personne ne pourra jamais mettre de côté le fait que j’ai toujours été attiré par les filles. Je ne sais pas s’il en a bien conscience mais ça sera toujours le cas et Sova – d’un point de vue physique même si c’est beaucoup plus que ça – est clairement le type de filles qui me plaît. Je regarde, mais je ne touche pas, et j’en ai pas envie de toute façon. Rien ne me manque, je suis bien avec lui et c’est tout ce qui compte. Personne ne me fera croire qu’il ne laisse pas trainer ses yeux sur d’autres garçons que moi. Regarder n’est pas tromper, fin du chapitre. Je suis jaloux, c’est un fait, et je sais bien que parfois c’est n’importe quoi mais c’est comme ça. J’estime avoir prouvé un certains nombres de fois que j’étais fiable, fidèle et qu’il n’y avait que lui pour moi. Je me suis découvert charmeur, voir limite allumeuse – pas de commentaire, merci – mais tout ça n’est rien qu’un jeu et les limites ne sont jamais franchis. Il n’y a qu’avec lui qu’elles le sont. Enfin pour en revenir à ce fameux plan à trois – s’il te plait Sova, n’éclate pas de rire parce que je sais que tu penses à la soirée où on avait tous picolé et où toi et Riley vous … Bref – il est hors de question que je partage Kyle avec qui que ce soit. Point final. Non, j’avais autre chose en tête avant de partir dans mes délires existentiels.

« Et comme t’as ton balai Sova, tu lui ferais pas faire un tour ? J’lui ai jamais proposé, tout le monde sait ici à quel point j’aime être sur un balai et dans les airs, mais toi t’adore ça et j’sais pas ce que t’en pense Kyle, mais t’aimerai bien essayer non ? Enfin c’est à vous de voir hein, moi j’dis ça, j’dis rien. »

Juste une idée dans le vent histoire qu’on se regarde pas dans le blanc des yeux pendant 2h et que ma mauvaise humeur ne vienne pas tout faire foirer. C’est peut être prendre un risque mais si on arrête on ne vit plus et avoir peur sans arrêt ne changera rien aux faits alors autant s’amuser quand on le peut. Même si je suis ultra protecteur envers Kyle, j’ai pas envie de le priver de quoi que ce soit et surtout pas de trucs qui pourraient lui donner le sourire.
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MessageSujet: Re: Some things don't matter - Kyle, Enzo   Mer 30 Jan 2013 - 16:23

Rien ne se passe jamais comme on le voudrait ici. Comment se décider à vivre le présent quand on sait que le futur ne nous réserve rien de bon ? Sovahnn avait vécus une sorte de baisse d’énergie durant les dernières semaines, tout simplement parce que tout le monde commençait à perdre pieds ces derniers temps. Le tout avait commencé au moment de l’agression de Logan. Et puis Jillian avait fait sa rechute, Alec avait été gravement blessé, et on ne pouvait pas dire que la jolie blonde avait très bien vécus tout ça. La séparation des couples de son entourage avait rendu tout le monde distant et à cran, sauf Enzo qui s’était mis à vivre son idylle avec Kyle. Mais cet instant de remontée de moral semblait bien être passé pour ce qui s’agissait de lui. Et puis elle… elle, question relations sociales, il semblait que ça dépendait des jours. La jeune femme était probablement la seule dans ce château à encore tenter de faire passer de la bonne humeur, à encore prendre certaines choses pour un jeu. Même Takuma qui était plutôt de ce genre là, plus qu’elle, même, se retrouvait depuis un certain temps enfermé dans ses bouquins plutôt que de passer du temps avec eux. Tout son temps libre, il le passait avec Maxence, pour l’aider à tenir l’infirmerie, engloutissant les informations pour les restituer dès qu’il en avait besoin. Ce gars avait une mémoire d’éléphant, pour ça, pas de problèmes, et vu les livres qui s’empilaient sur sa table de nuit, il avait déjà passé en revus pas mal de sujets différents. Bref, il avait besoin de se réconcilier avec Dakota en vitesse si les bibliothécaires voulaient être tranquilles. Il rendait tout en retard, puisque tout restait à s’empiler dans la salle commune tellement il retournait chercher certaines informations dans tel ou tel bouquin. Bientôt, il se ferait un château avec tout ça tient. Et la bibliothèque risquait de changer de place s’il continuait ainsi. Certains s’isolent, d’autres se réfugient dans la colère, d’autres dans le sport, et enfin, certains, dans le travail. Ça tombait plutôt bien pour Maxence cela dit, un peu d’aide n’était pas mal venue pour lui puisque le château semblait en ébullitions : il y avait toujours quelqu’un pour débarquer gravement blessé, toujours des questions qui lui échappaient. Jouant à présent au Quidditch, la jeune femme s’était aussi rendu compte qu’il devait voir pas mal de joueurs débarquer chaque semaine…

Bref, tout ça, c’est bien beau, mais ça ne résous pas les problèmes actuels. D’ailleurs, ils n’arrivaient pas à résoudre grand-chose de toute manière, mais toujours était-il qu’elle se trouvait face à une situation d’urgence, et elle les gérait généralement à sa manière, ce qui aboutissait à des situations un peu étranges. Ok, elle aurait pu se débrouiller différemment, mais ici, la seule arme qu’elle avait était son physique et ce que Jordane lui avait enseigné. Tant qu’elle ne réussirait pas à bien se servir de sa baguette, il ne fallait pas qu’elle espère de secours de ce côté-là. Bien sûr, ça n’était pas exactement le genre de pensées qui plaisaient à Logan Rivers, puisque, justement, ça l’éloignait du fait de prendre l’habitude de se servir de la magie en temps de crise, mais soyons pragmatique, si elle voulait être un minimum efficace, il ne fallait pas qu’elle compte sur les miracles.

La jeune femme s’était donc jetée sur le couple, forçant Kyle à passer sous le bureau (=D), tout en embrassant Enzo. Le tout dit avec délicatesse, et personne ne pensera à autre chose que la situation actuelle, je m’en doute. Bref, oui, tout cela l’avait bien amusée, même si elle craignait une réaction un peu violente de la part de Kyle, surtout au vu de qui elle était. Pourtant – et ce, après un baiser inopiné de plus – celle-ci ne s’était pas pointée.

« Ça va, mais disons qu’on ne s’attendait pas à te voir ici. Faut croire qu’on a le don de tomber sur l’un l’autre dans des circonstances… Assez hum… »
« Nan, j’vois pas, j’les trouve très classiques ces situations. ‘Faudra me faire penser à vous inviter prendre un café, histoire de faire quelque chose qui change de l’ordinaire. Faut jamais se laisser prendre par la routine… »

Le tout avec un air faussement sérieux cassé par le petit sourire en coin qu’elle avait toujours. Bien entendu, la jeune femme avait remarqué l’air renfrogné qu’avait son ami. La date n’arrangeait pas ça, elle le savait, donc Sovahnn s’était plutôt dit qu’il ne servait à rien de faire remarquer ce genre de choses. Autant continuer à tenter de détendre l’atmosphère, parce que, si elle trouvait la situation cocasse et amusante, elle était de toute évidence la seule.

« Euh… En tout cas merci… Pour euh… Ce petit sauvetage… C’est bien apprécier. »

Quelques petits regards.

« Merci. »

Wow, c’est la joie. Ok, bah j’vais vous laisser baiser les gars, ça ira probablement mieux après hein. Oui, elle avait eu le droit à une petite étreinte et un bisou sur la joie, mais disons que tout ça semblait si tendu, mécanique, rauque même, que ça avait tendance à l’agacer. Ça va, elle ne l’avait pas épousé en douce non plus. Disons qu’elle les avait ramené à la réalité et qu’elle faisait franchement chier, en tout cas, c’était l’impression qu’il lui semblait, elle était une chandelle sur laquelle on avait soufflé pour qu’elle arrête d’importuné les deux amoureux. C’est bien aussi à la lumière les gars hein. Hein ? Nan, rien, j’ai rien dit. Aucune blague en dessous de la ceinture, rien du tout. Bref. De toute manière, pas le temps pour les blagues, times to territorialisme. Enzo s’était dirigé vers son homme pour l’embrasser, marquant parfaitement son territoire. Ok, c’était déjà mieux que lui pisser dessus, mais à la place de Kyle, elle l’aurait probablement mal pris. A sa propre place aussi d’ailleurs.

« Ça, c’est à moi. »
« C’était vraiment pas utile.. T’as pas d’humour quand t’es frustré toi… »

Et presque dérangeant. Ok, elle venait de les embrasser à tours de rôle, donc question dérangeant, elle n’avait probablement rien à dire sur ce sujet. Non, mais disons qu’elle se sentait d’un coup particulièrement mal, franchement agacée et à la limite nette de l’énervement. Il s’était finalement de nouveau placé sur le bureau, penché en avant, sur ses poings. Il était mal, elle tout autant, et elle haïssait savoir qu’il n’allait pas bien, qu’il se comportait en con, alors qu’elle était si bien à peine vingt minutes plus tôt. Oui, tout ça la faisait chier, point final.

« Je commence à en avoir furieusement ras le bol de ces conneries. »

T’es pas le seul, et crois pas que j’t’ais pas entendu. Autre chose, si Kyle était pas là, ma main dans ta gueule, tu l’aurais déjà pris. Merci, bonsoir.


« La prochaine fois, arrache moi mes fringues, ça le rendra peut être un peu plus jaloux. »

O…okay.. comment dire ? J’ai comme l’impression que tu me prends pour une conne, et j’aime pas te voir passer d’une humeur à l’autre comme ça. Parce que la dernière fois que t’as été de ce genre là, ça s’est pas forcément bien passé. T’en veux au monde entier là, et je ne sais même pas pourquoi. Parce que le château était comme ça aussi il y a trois semaines, et pas toi, c’est donc que quelque chose à changer. Ou sinon t’as tes règles. Moi non en tout cas, cool à savoir hein ? Nan, sérieusement, j’suis tenue à l’écart et j’ai l’impression que j’vais te retrouver la tête en charpie dans deux jours et qu’en attendant, tu me regardes avec un grand sourire en train de déconner. Tout est normal, bien sûr, on y croit. Mais là, j’suis pas à ma place, et je le sais parfaitement. Ce moment était à vous, très bien, ça tombe bien, moi aussi, cette soirée était la mienne. Trois nuits de niquées, chic alors ! Sérieusement, t’aurais voulu quoi ? Qu’il pète une pile ? Manifestement oui. Bon, ben j’crois que j’vais vous laisser hein, ma place est pas là. Elle est probablement pas dans ta vie non plus d’ailleurs si j’suis encore la courge de bonne humeur et bien à côté de la plaque, donc je pense que je vais aller voir ailleurs si je n’y suis pas par hasard.
Et puis, là, ces histoires, c'est entre vous, et j'ai pas particulièrement envie d'être prise à partis, donc..

« Puisqu’on est là tous les trois, et non j’vais pas lancer l’idée d’un plan à trois même si la situation aurait pu frôler le fantasme … »

Comédien.

« Hm ? »

Tout le monde ne va pas faire comme si de rien n’était parce qu’après avoir fait ton macho, t’as décidé que la crise était passée et que maintenant il faut rire. T’as loupé l’coche, je ne sais pas comment t’aider, mais dans tous les cas, j’ai rien à foutre là, donc accouche que je m’en aille.

« Et comme t’as ton balai Sova, tu lui ferais pas faire un tour ? J’lui ai jamais proposé, tout le monde sait ici à quel point j’aime être sur un balai et dans les airs, mais toi t’adore ça et j’sais pas ce que t’en pense Kyle, mais t’aimerai bien essayer non ? Enfin c’est à vous de voir hein, moi j’dis ça, j’dis rien. »
« Pas de soucis, on fera ça la prochaine fois si ça te tente toujours. Après l’café. »

Surtout que j’aime pas le café, mais ça n’est qu’un détail.

« En attendant, j’vais y aller, ya… trop de testostérone dans les airs, j’me sens… j’devrais pas être là quoi. »

Demi tour, la jeune femme avait récupéré son balai dans l’autre pièce, les rejoignant encore une petite seconde pour traverser la salle et se rapprocher de la porte de l’autre côté. Allé, stop, on arrête de faire la vexée même si c’est le cas, et on agit en amie.

« Au fait, d’ici une heure, la salle de bain des préfets sera libre pour la nuit. Le mot de passe, c’est aguamentis. ‘Fin j’dis ça comme ça… »

Petit regard à Kyle.

« Epuise-le.. »

Ça le calmera peut être, parce que là, moi, je ne sais pas quoi faire, et quelque chose me dis que ça n’est pas à moi de le faire. J’aurais pas dû être ici et… enfin bref.

« Et, au passage aussi, un baiser, c’est pas une déclaration d’amour, respirez à fond tous les deux, ya de quoi en rire, rien d’autre ; vraiment. »

Mais elle était peut être la seule à penser que s’énerver à propos de ça n’en valait pas la peine. Tout comme elle ne pensait pas non plus que ne pas passer assez de temps avec une personne sans pouvoir la toucher avait de quoi être un drame. Après, oui, bien sûr, elle comprenait qu’ils soient angoissés à l’idée qu’il y ait des drames, encore et toujours, mais d’un autre côté, ça, ça ne changerait pas de ci-tôt, alors il fallait arriver à vivre avec. Ou sinon, on en revient à l’idée du crâne en bouillie, ce qui n’était pas pour la rassurer, au passage. Oui, parce qu’elle était frustrée de s’être pris un mur en pleine gueule en arrivant ici avec sa joie de vivre, mais surtout parce qu’elle le connaissait, ce crétin attachant, et qu’elle savait que quand il était ainsi, c’était qu’il n’était pas bien, or, encore une fois, elle ne savait pas bien quoi y faire. Parler ? Là, ça n’était pas le moment, et si elle voulait garder sa place, il fallait aussi qu’elle sache où celle-ci s’arrêtait. Mais il avait toujours dit que son naturel suffisait à lui redonner un coup de fouet. Eh ben comme quoi, ça n’était pas vrai, là, son naturel l’enfonçait et l’enrageait. Tout bénef’ ! Wouh !

La jeune femme avait disparu dans le couloir : direction la salle de bain des préfets. Elle se démerderait pour qu’il n’y ait personne pendant toute la nuit, d’une manière ou d’une autre. Avec un peu de pot s’ils avaient du temps pour parler ou autre, bref, ça irait mieux demain.
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MessageSujet: Re: Some things don't matter - Kyle, Enzo   Dim 3 Fév 2013 - 6:38

Il était bien difficile de pouvoir s’échapper dans un endroit comme celui-ci. Même impossible. Pour avoir tenté deux évasions qui avaient finalement aboutis à… La première n’était pas si mal, puisqu’elle s’était terminée en « sauvetage » d’un beau mâle complètement à poil en dessous d’un arbre complètement dément et surtout, très vivant. La deuxième par contre, avait été beaucoup moins glorieuse. Moi et Enzo, nous nous étions fait prendre en flagrant délit par ces hommes vêtus de noir qui avaient fait croire à l’autre qu’il était mort… Un épisode de ma vie que je préférais oublier puisque tout ça me semblait si loin… Donc après ces deux tentatives désespérées et désespérantes, il n’était plus possible de pouvoir dire au revoir à Poudlard. Par contre, nous avions appris à nous évader autrement, grâce à notre esprit. Dit comme ça, ça peut paraître super compliquer et surtout philosophique, mais ce n’était pas le cas. Nous avions appris à construire notre petit monde dans ce château de malheur. Nous avions notre petit cercle d’amis, nos endroits habituelles, nos rencontres qui fonctionnaient avec l’horaire d’Enzo… Bref, nous avions appris à vivre avec cet enfer quotidien. Si bien que parfois, nous oublions le danger…
Franchement, entrer dans cette salle du deuxième étage n’avait peut-être pas été l’idée du siècle. Nous n’avions pas eu le choix : la salle du septième étage était indisponible et les supérieurs n’avaient pas terminés leur ronde au quatrième. Le deuxième était une solution comme une autre, mais… L’erreur n’était peut-être pas cette pièce, mais juste ce réflexe de ne pas s’assurer que tout était okay. Nous y étions entrés et après un bref coup d’œil, après avoir vu que nous étions les seuls occupants, nous avions sauté dans les bras de l’autre comme si on ne s’était pas vues depuis des siècles. Sovahnn était là pour rattraper le coup et heureusement parce que je n’osais même pas imaginer ce que ce supérieur aurait fait de nous. Enfin surtout de moi puisque Enzo aurait certainement réussi à se débrouiller. Après tout l’homme était seul, ce qui nous donnait une petite chance, mais… Il ne fallait pas toujours pouvoir compter sur les autres. Sovahnn ne serait pas toujours là pour jouer les bienfaitrices.
Et ça, c’était une leçon que j’allais retenir.

Malgré sa solution qui ne manquait pas d’audace, je ne pu m’empêcher d’être reconnaissant envers elle. Comment aurais-je réagi à sa place? L’excuse et la mise en scène étaient bien trouvées et ça avait réussi à convaincre l’homme de partir. Quoi rajouter de plus? J’avais même hérité d’un bisou de plus et ça semblait bien éclater notre amie qui, visiblement, tentait de détendre l’atmosphère du mieux qu’elle le pouvait. Si moi j’acceptais ses faits de bon cœur, ça ne semblait pas être le cas d’Enzo qui s’était raidi aussitôt que les lèvres de la blonde s’étaient posés sur les miennes. Je remerciai tout de même Sovahnn en dépit du comportement de mon petit copain : je savais à quel point il pouvait se montrer possessif.
Mais maintenant, c’était à son tour de faire les remerciements. Il s’empressa d’ailleurs de le faire, se dirigeant vers son amie et la serrant contre lui avec un petit bisou sur la joue.


- Merci.

Il y avait quelque chose… D’étrange.
Enzo était aussi raide qu’une barre de fer et soudainement, Sovahnn semblait avoir perdu sa bonne humeur et pour cause : si moi j’étais légèrement secoué, mais rapidement remis, ce n’était visiblement pas le cas de mon copain. Lorsqu’il lâcha doucement son amie, il se dirigea vers moi, prit mon menton entre ses doigts tandis que son regard s’ancra dans le mien. Puis il m’embrassa et systématiquement, je me senti gêné. Non pas que ça me dérangeait qu’il m’embrasse devant ses amis, mais dans de telles circonstances…


- Ça, c’est à moi.
- C’était vraiment pas utile.. T’as pas d’humour quand t’es frustré toi…


Je fronçai systématiquement les sourcils, trouvant son côté territorial disons légèrement trop… Territorial. Non, je n’appréciais pas vraiment, aillant l’impression de faire figure d’objet dans la pièce. Un sentiment que je connaissais pour la première fois alors que j’avais habitude d’être traduit ainsi de la part d’Enzo. Pas dans le sens d’objet, mais dans le sens de « tu es à moi ». Notamment lorsqu’il me mordait. Et Dieu merci, il ne l’avait pas fait en la présence de Sovahnn. N’empêche que moi aussi je ne trouvais pas ce geste et ces paroles utiles. Visiblement, il ne comprenait pas qu’elle avait agit pour détendre l’atmosphère et non pas pour creuser la tombe plus profonde.
Il se détacha de moi, retrouvant le bureau et un sentiment de mal aise se fit sentir en plus de tout ça. Je n’osais ni le regarder lui, ni elle.


- Je commence à en avoir furieusement ras le bol de ces conneries. La prochaine fois, arrache moi mes fringues, ça le rendra peut être un peu plus jaloux.

Aussitôt que j’entendis la seconde phrase, je relevai les yeux pour le regarder lui.
Il venait vraiment de dire… Ça?! Comme ça, devant moi et son amie?!

Une véritable colère prenait forme en moi. Je la sentais prendre forme dans mon estomac, prendre possession de toutes mes entrailles et me remonter un peu trop rapidement jusqu’à la gorge. Je me pinçai les lèvres afin de m’empêcher de vomir les mots que j’aimerais lui cracher à la figure pour lui exprimer tout ce que je ressens. Pas devant Sovahnn. La situation était déjà assez envenimée comme ça et j’étais assez adulte pour ne pas l’impliquer dans nos histoires de couple qui, de toute manière, ne la regardais aucunement.

« La prochaine fois, arrache moi mes fringues, ça le rendra peut-être un peu plus jaloux… La prochaine fois, arrache moi mes fringues, ça le rendra peut-être plus jaloux… »

Je vis sa bouche s’ouvrir, mais je n’entendais rien de ce qu’il disait alors que ses paroles se succédaient sans cesse dans ma tête. Je me pinçai les lèvres plus fort, ne détachant pas mon regard de lui. Je me sentais mal pour Sovahnn qui ne méritait aucunement ce comportement déplacé, mais j’étais incapable de faire mieux dans ce cas-ci.


- Et comme t’as ton balai Sova, tu lui ferais pas faire un tour ? J’lui ai jamais proposé, tout le monde sait ici à quel point j’aime être sur un balai et dans les airs, mais toi t’adore ça et j’sais pas ce que t’en pense Kyle, mais t’aimerai bien essayer non ? Enfin c’est à vous de voir hein, moi j’dis ça, j’dis rien.
- Pas de soucis, on fera ça la prochaine fois si ça te tente toujours. Après l’café. En attendant, j’vais y aller, ya… trop de testostérone dans les airs, j’me sens… j’devrais pas être là quoi.


Il fuyait encore la situation. Encore, encore, encore, encore, encore et toujours. Comme si j’en avais quelque chose à foutre de ce tour de balai. Heureusement, Sovahnn avait vu clair dans son jeu et visiblement, avait vu clair aussi dans ce qu’il se préparait. Elle se sentait de trop évidement… Pas étonnant après la réaction d’Enzo un peu trop intense. Trop de testostérone… Si nous étions entrés ici dans l’espoir de passer une bonne soirée, j’avais des doutes concernant les prochaines heures. Il allait y avoir une petite discussion avant de sortir d’ici.
Je ne quittais toujours pas Enzo alors que Sovahnn s’activait dans la pièce, prête à lever les voiles.


- Au fait, d’ici une heure, la salle de bain des préfets sera libre pour la nuit. Le mot de passe, c’est aguamentis. ‘Fin j’dis ça comme ça… Epuise-le.. Et, au passage aussi, un baiser, c’est pas une déclaration d’amour, respirez à fond tous les deux, ya de quoi en rire, rien d’autre ; vraiment.

J’entendis une porte ouvrir et se refermer et je ne peux m’empêcher de cracher :

- J’espère que t’es content. Elle a foutu le camp à cause de toi.

J’aurais voulu employé un ton plus doux, mais visiblement, je n’avais pas réussi.
Avais-je déjà été en colère contre lui…? Je veux dire autant que ça? Pas à ma connaissance. On se disputait parfois, mais c’était que pour des niaiseries. Tant dis que cette-fois, je m’étais senti personnellement attaqué, comme s’il… Comme s’il…


- La prochaine fois, arrache moi mes fringues, ça le rendra peut-être un peu plus jaloux… La prochaine fois, arrache moi mes fringues, ça le rendra peut-être plus jaloux…

Celle là aussi je l’avais craché. Elle resterait probablement longtemps gravée dans ma mémoire. Une phrase pas du tout appréciée et tellement déplacée… Je le lui avais répété pour qu’il sache de quoi je m’apprêtais à parler. Pour que nous soyons sur la même longueur d’ondes.
Je commençai à faire quelques pas dans la pièce, le lâchant enfin du regard. J’avais les poings serrés, chose que je ne faisais jamais, voir rarement. Problème de loup?


- J’arrive pas à croire que t’aies dit un truc pareil… Comme si… Merde Enzo t’es tellement injuste! Ce n’est pas parce que je suis hyper territorial et autant possessif que toi que je ne ressens rien! On est pas tous fait pareil tu sauras! Si toi tu pues la jalousie à travers toute la pièce, moi je suis capable de me retenir! Surtout devant une de tes amies bon sang! À quoi t’as pensé, hein?!

Je m’arrêtai pour le regarder de nouveau.

- Ce n’est pas parce que je l’ai remercié et que je lui ai souris que j’ai aimé ce que j’ai vu! Tu crois que ça m’a plu qu’elle te saute dessus comme ça et qu’elle t’embrasse?! Bien sûr que non, mais je suis capable de prendre sur moi et de réfléchir avant d’agir. Je ne suis pas un impulsif et tu le sais. Mais non pour toi c’est pas assez! Il aurait fallu que je monte sur mes grands chevaux comme tu as fait et que je me mette à la traiter de tous les noms, que je t’embrasse comme si t’étais ma pute pour lui montrer que t’étais à moi! C’est ça que tu aurais voulu voir, hein? Merde, je me suis senti comme une poupée, un meuble, une merde que tu trimballes avec toi! Je ne suis pas un objet Enzo et je ne suis pas un « c’est »! Je suis un être humain qui a des sentiments.

Je m’arrêtai une seconde pour reprendre mon souffle, mais surtout pour peser mes mots.

- Je ne suis pas « à toi ». Je m’appartiens, comme tu t’appartiens. On n’appartient pas à quelqu’un d’autre. Seuls les objets et les animaux appartiennent aux gens.

Je fermai les yeux et frottai mes paupières du bout des doigts, tâchant de reprendre le contrôle de moi-même. Je n’étais pas fière de mon comportement un peu trop emporté, mais j’avais réussi à formuler mes pensées. J’allais le mettre en colère, il l’était déjà d’ailleurs, mais tant pis. Être appelé comme un objet et cette histoire de jalousie m’avait entraîné dans son émotion et je n’avais pas pu résister à l’envie de sauter sur l’occasion. Il était hors de question que l’on sorte d’ici avant que ce ne soit régler.
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MessageSujet: Re: Some things don't matter - Kyle, Enzo   Lun 4 Fév 2013 - 11:36

Tension. Partout. Lui. Elle. Moi. Cette pièce en est remplie et il faudrait être potentiellement insensible à beaucoup de détails pour la rater. La cause : Moi. Inutile de tourner autour du pot, je sais pertinemment que l'un comme l'autre ne s'attendaient pas à une telle réaction de ma part. Sovahnn est blessée, et vexée. Kyle, lui, est en colère. Je l'ai blessé lui aussi, je le sais, mais je ne peux plus faire machine arrière désormais. Ma mauvaise humeur et mes réactions … brutes leur ont collé une baffe mentale. Tout ce que je peux faire c'est rester là et attendre que ça passe parce que je ne suis pas en état de me plier en quatre pour essayer d'arranger les choses. Le mal est fait, et non je n'en suis pas fier mais c'est comme ça, et je côtoie suffisamment la tension pour savoir que la meilleure chose à faire dans ces cas là c'est la laisser prendre le temps de retomber. Elle ne va pas rester, je peux le sentir, quant à lui ne me lâche plus des yeux et même si je ne le regarde pas je peux le sentir. J'ai arrêté de sourire, à quoi bon, tout ça était faux même si j'aurai voulu que ça ne soit pas le cas. Je n'ai pas envie de sourire, pas envie de faire semblant et chacun ici en a parfaitement conscience. Je n'aurai pas du réagir comme je l'ai fait, j'aurai du m'isoler dès l'instant où je sentais que je perdrai le contrôle, mais les choses se sont passées trop vite et je n'ai pas su anticiper. Je n'ai pas su l'arrêter à temps. Je n'ai pas su m'arrêter à temps, pour limiter la casse. C'est simplement trop tard maintenant.

« Pas de soucis, on fera ça la prochaine fois si ça te tente toujours. Après l’café. »

En cet instant précis, elle me déteste.
Et je crois que c'est la première fois, à ce point là en tout cas.

« En attendant, j’vais y aller, ya… trop de testostérone dans les airs, j’me sens… j’devrais pas être là quoi. »

Un instant je l'ai regardé s'éloigner, sans réellement la voir, laissant les mots glisser sur moi pour ne pas qu'ils m'atteignent. Celui d'après elle était près de la porte. L'empêcher de partir ? Non. Elle a raison, elle ne devrait pas être là ou en tout cas elle ne devrait pas rester. L'orage va éclater, et il ne le fera pas tant qu'elle sera là. Je ne suis pas impatient que tout explose, je n'ai pas non plus l'envie viscérale qu'elle s'en aille mais la situation est telle qu'effectivement ça n'est pas un moment qui aurait du être partagé avec qui que ce soit. Ça aurait pu très bien se passer comme ça aurait pu être tout le contraire et Sovahnn n'y est pour rien. Dans l'histoire c'est moi qui débloque, l'arrivée de ce Supérieur n'a été qu'un déclencheur et elle, un dommage collatéral. C'est injuste, mais je n'ai pas prémédité tout ça. Ils ne comprennent pas, ni l'un, ni l'autre, mais je ne peux pas leur en vouloir pour ça.

« Au fait, d’ici une heure, la salle de bain des préfets sera libre pour la nuit. Le mot de passe, c’est aguamentis. ‘Fin j’dis ça comme ça… »

La Salle de Bain des Préfets ?

« Epuise-le.. »

Ah … D'accord. Trop de testostérone, j'imagine que c'est le seul moyen de me calmer et la seule chose dont j'ai envie et besoin, n'est ce pas ? Oui, bien sur. Ça ira mieux quand j'aurai tiré mon coup parce que ça règle tous les problèmes, c'est bien connu. Ça ira mieux parce qu'il n'y a que ça qui m'intéresse et que Kyle ne me sert qu'à ça. Un défouloir sexuel, une poupée gonflable pour atténuer mes tensions. Oui je le prends mal, et à juste titre il me semble. J'ai peut être été injuste, mais ça, ça l'est tout autant. Enfin soit, je l'ai sans doute mérité. Je ne me défendrai pas, quoi qu'il en soit.

« Et, au passage aussi, un baiser, c’est pas une déclaration d’amour, respirez à fond tous les deux, ya de quoi en rire, rien d’autre ; vraiment. »

Et elle est partie, comme ça. Je n'ai rien fait pour la retenir, Kyle non plus. Je crois que la situation nous dépassait tous les trois, et assis sur le bureau j'attendais ma sentence, qui n'a pas tardé.

« J’espère que t’es content. Elle a foutu le camp à cause de toi. »

Un regard, une pensée : Non je ne suis pas content même si cette question était rhétorique. Un silence. Tu es en colère, tu as besoin que ça sorte alors vas-y, je ne t'en empêcherai pas.

« La prochaine fois, arrache moi mes fringues, ça le rendra peut-être un peu plus jaloux… La prochaine fois, arrache moi mes fringues, ça le rendra peut-être plus jaloux… »

Oui c'est vrai, j'ai dit ça, comme j'aurai pu le dire n'importe quand avec n'importe qui parce que c'est exactement le genre de conneries que je sors en permanence seulement cette fois ça n'était pas le bon moment ni même le bon ton. Oui, il y avait une part de vérité là dedans mais j'ai simplement voulu faire un peu d'humour sauf que ça n'était pas adapté et surtout très injuste pour l'un comme pour l'autre. J'ai merdé, je m'en rends bien compte, et je leur ai fait du mal à tous les deux. Je les ai mis dans une situation inconfortable parce que je n'ai pas su garder le contrôle et parce que j'ai voulu faire comme si tout allait bien, comme si rien n'avait d'importance. Qu'est ce que j'aurai du faire ? N'importe quoi mais pas ça, c'est vrai. Leur expliquer que je ne tournai pas rond depuis ce matin ? Non, ça ne m'a pas effleuré l'esprit parce que je ne voulais pas briser un des rares moments où lui et moi pouvions enfin être tous les deux, et parce que je ne voulais pas casser le sourire de Sovahnn. Résultat, j'ai tout gâché.

« J’arrive pas à croire que t’aies dit un truc pareil… Comme si… Merde Enzo t’es tellement injuste! Ce n’est pas parce que je suis hyper territorial et autant possessif que toi que je ne ressens rien! On est pas tous fait pareil tu sauras! Si toi tu pues la jalousie à travers toute la pièce, moi je suis capable de me retenir! Surtout devant une de tes amies bon sang! À quoi t’as pensé, hein?! »

A rien ! A rien, d'accord ! J'ai pensé à rien parce que je ne pense jamais à rien ! Je suis qu'une putain de bête sauvage qui fonce dans le tas été réfléchit après, qui ne sait pas gérer ses émotions et qui préfère se barricader derrière sa sauvagerie pour régler les problèmes parce qu'il est pas capable de faire face, ni autrement. C'est ce que tu penses, non ?

« Ce n’est pas parce que je l’ai remercié et que je lui ai souris que j’ai aimé ce que j’ai vu! Tu crois que ça m’a plu qu’elle te saute dessus comme ça et qu’elle t’embrasse?! Bien sûr que non, mais je suis capable de prendre sur moi et de réfléchir avant d’agir. Je ne suis pas un impulsif et tu le sais. Mais non pour toi c’est pas assez! Il aurait fallu que je monte sur mes grands chevaux comme tu as fait et que je me mette à la traiter de tous les noms, que je t’embrasse comme si t’étais ma pute pour lui montrer que t’étais à moi! C’est ça que tu aurais voulu voir, hein? Merde, je me suis senti comme une poupée, un meuble, une merde que tu trimballes avec toi! Je ne suis pas un objet Enzo et je ne suis pas un « c’est »! Je suis un être humain qui a des sentiments. »

T'as raison, t'es un être humain, tu as des sentiments. Pas moi. Et t'as raison, ça ne t'arrive jamais d'être impulsif, non bien sur. Jamais. T'es à côté de la plaque mais je ne peux m'en prendre qu'à moi même j'imagine. Après tout rien ne laissait transparaitre que j'allais me barricader comme je l'ai fait et surtout, j'ai tout fait pour masquer le pourquoi du comment. Il n'empêche que tes paroles sont tout aussi blessantes et injustes que les miennes mais je t'en prie, continue de vider ton sac en faisant les cent pas, j'encaisse.

« Je ne suis pas « à toi ». Je m’appartiens, comme tu t’appartiens. On n’appartient pas à quelqu’un d’autre. Seuls les objets et les animaux appartiennent aux gens. »

T'as pas toujours dit ça, mais je vais éviter de te le rappeler, ça n'arrangerait rien. Tu ressens les choses comme ça à l'heure actuelle, c'est ton droit mais ne t'attends pas à ce que je te confirme que tu ne m'appartiens pas parce que tu sais parfaitement ce que je pense de la question. Mon esprit est clair là dessus, une part de moi – la plus animale – te considère en tant que tel et je ne peux rien faire contre ça. Tu le sais très bien et jusqu'ici ça ne t'avais jamais vraiment posé de problème ou alors tu te gardais bien de me le dire. Tu m'appartiens, de même que je t'appartiens, mais jamais je ne t'ai empêché de vivre les choses comme tu le souhaitais. Jamais je ne t'ai enfermé dans une cage, matérialisé ou pas. Jamais je ne t'ai donné d'ordre, jamais je n'ai été violent envers toi ou à de très rares exceptions mais jamais physiquement si on fait abstraction de la fois où je t'ai plaqué contre le mur alors qu'on venait tout juste de se rencontrer. J'ai beau chercher, je ne vois pas d'autres fois où ça a pu arriver. C'est vrai, je ne suis pas toujours doux, mais tu n'as pas le droit de m'accuser d'avoir fait quoi que ce soit contre ta volonté.

« Si tu penses vraiment que tout ça c'est qu'une histoire de jalousie, c'est que tu me connais mal Kyle, et après plus d'un an je pensai pas en arriver à ce constat un jour. »

Un regard franc, un ton calme malgré la tension qui continue de tendre mes muscles, puis je me suis laissé retomber sur le sol. J'ai sorti ma baguette et lancé des sorts de protection dans la pièce. Un pour verrouiller la porte, un autre pour étouffer les sons, un autre pour la seconde porte, avant de la ranger dans ma poche et d'accorder toute mon attention à Kyle à nouveau. Je suis resté à quelques mètres de lui, pas parce que j'avais peur de la façon dont lui ou moi pourrions réagir mais parce que ça m'évitait d'avoir l'air trop … imposant vis à vis de lui. Alors je me suis planté là pas trop près, mais pas trop loin non plus.

« Pour ton information, « ça » c'était pas toi, c'était juste ta bouche et c'était juste … comme ça. C'était pas calculé, ni maitrisé, et jamais je t'ai considéré comme un objet, comme un meuble, comme une pute et encore moins comme une merde que je trimballe avec moi. »

Et je vais éviter de te rappeler que toi aussi tu me reluques parfois comme si j'étais un morceau de viande, que parfois tu donnes aussi l'impression de vouloir m'exposer comme un trophée. T'es ma proie tout autant que je suis la tienne, même si tu ne t'en rends pas compte. On n'est pas si différents sur certains points, t'es juste peut être moins extrême et moins expressif.

« Si je t'écoute je suis trop impulsif, trop jaloux, trop territorial, mais histoire de remettre les choses à leur place j'étais déjà comme ça quand on s'est rencontrés, j'étais même pire, et ça te gênais pas le moins du monde, bien au contraire. J'crois même que c'est en partie ça qui t'a poussé vers moi alors c'est facile de me reprocher ça maintenant, et surtout, ok j'ai tout ces défauts là mais j'ai pas l'impression d'avoir déjà abusé de ça des centaines de fois. J'étais jaloux de Cameron, est ce que je t'ai empêché de le voir ? Est ce que je t'ai fait des crises ? C'est valable pour Billy aussi. Oui c'est vrai j'aime pas sentir son odeur sur toi mais jamais je t'ai fait le moindre reproche. C'est ton ami et je respecte ça. Mon côté territorial ne t'a pas toujours dérangé, bien au contraire, et si j'ai pris l'habitude de te mordre, ou plutôt si je l'ai conservé c'est uniquement parce que je sais que ça te plait. C'est instinctif chez moi, mais si t'avais émis la moindre réticence à ça, j'aurai arrêté et j'aurai pris sur moi comme je le fais déjà pour beaucoup de choses. Quant à mon impulsivité, ça fait partie de mon caractère et ma nature n'arrange pas les choses, c'est comme ça. Je crois que t'as pas idée des efforts que je fais quotidiennement pour ne pas me mettre dans des situations dangereuses, et c'est aussi valable pour les autres. »

Tu m'as déjà vu près à tuer Kyle, tu sais de quoi je suis capable et tu sais aussi à quel point je bosse pour pas dérailler. J'ai même été jusqu'à demander de l'aide autour de moi pour y arriver alors que ça me coûte de faire ça parce que je déteste dépendre de qui que ce soit pour ce genre de trucs. Dépendre de toi d'un point de vue émotionnel et sentimental, de mes amis pour garder le sourire et marcher droit c'est une chose, dépendre de Rivers et Hammerschmitt pour réussir à contrôler mon côté animal c'en est une autre.

« J'suis peut être un putain d'animal, mais je suis aussi un être humain, et alors quoi ? J'ai pas le droit à l'erreur ? C'est vrai, j'ai été injuste, mais tu l'es tout autant et si tu voulais te venger parce que je t'ai blessé et bien félicitations c'est réussi. »

Oui tu me fais mal en me donnant l'impression d'être rabaissé comme si j'étais un mauvais chien de compagnie qui aurait mordu le facteur. L'étape suivante c'est quoi ? Tu me lances une baballe pour que je me défoule et que je passe mes nerfs ?

« Je tournai pas rond dès ce matin, et j'aurai sans doute du m'isoler, mais voilà, j'avais envie de te voir et pas seulement pour baiser contrairement à ce qu'a eu l'air de penser Sovahnn. T'es la personne qui parvient le mieux à calmer la bête, à m'apaiser, et c'est exactement ce dont j'avais besoin. Et puis, oui, j'avais juste envie de passer un peu de temps avec toi parce qu'en ce moment j'ai l'impression qu'on se voit pas souvent. Juste tous les deux, plus d'une heure au détour d'un couloir. J'aurai aimé pouvoir dormir avec toi parce que ce sont des choses qui se font il me semble, parce que j'aime bien t'avoir contre moi la nuit et parce que ça fait trop de jours que c'est pas arrivé. Peut être que ça sonne comme un caprice, peut être que c'est trop demander mais je ressens les choses comme ça. Peut être que c'est pas ton cas, mais jusqu'ici j'en avais pas l'impression en tout cas. »

Tu me manques quand t'es pas là, c'est comme ça, aussi excessif que ça puisse paraître et je m'en fous de ce que les gens pensent, tout ce qui compte c'est ce que toi tu en penses parce que cette histoire c'est toi et moi et personne d'autre n'a son mot à dire là dessus.

« Longtemps j'ai cru que Loup cherchait à me faire du mal en me faisant réagir comme ça, mais je m'étais trompé. C'est sa façon à lui de me protéger, en construisant un mur opaque autour de moi et prenant le contrôle pour m'empêcher de flancher. J'dis pas que c'est bien, juste que je peux difficilement faire autrement et même si j'arrive à tenir des jours et des jours, au bout d'un moment j'en ai plus la force. »

Aujourd'hui, il semblerait qu'effectivement, je n'en ai plus la force, et c'est tombé sur les mauvaises personnes.

« Comment est ce que j'aurai pu prévoir que la Salle sur Demande serait déjà occupée ? Comment j'aurai pu savoir que le Quatrième serait impossible d'accès ? Comment j'aurai pu sentir que ce type allait faire irruption ? Et comment j'étais sensé pouvoir anticiper l'arrivée de Sova ? J'en ai marre Kyle. Marre d'avoir à me justifier dès que je fais un pas de travers, marre d'avoir l'impression d'être un gamin qui se fait engueuler par ses parents, marre d'être sur le qui-vive en permanence et de ne pas pouvoir vivre cette histoire comme elle le mériterait, marre de pas être capable de te protéger de tout ça, marre de pas pouvoir te voir quand je veux, où je veux, sans avoir la trouille qu'un truc vienne encore tout gâcher. J'en ai marre, j'suis fatigué et à bout de nerf. Alors voilà, aujourd'hui c'était un jour sans, un jour où j'arrive pas à faire comme si rien n'avait d'importance, comme si tout allait bien, et je le sais que je deviens con quand ça va pas mais j'imaginai pas que ça se passerait comme ça et pourtant j'aurai du, sans doute, mais voilà, je peux pas imaginer le pire sans arrêt sinon ça va me rendre cinglé. »

Plus que je ne le suis déjà.

« Pour le reste, oui, c'est vrai, une part de moi aimerait sans doute que tu sois un peu plus démonstratif mais j'ai bien compris que c'était pas dans tes façons d'être et je m'y fais. J'ai juste l'impression que c'est souvent moi qui cherche ton contact et comme tout le monde j'ai besoin d'être rassuré, même pour des conneries de ce genre là qui pour toi semble évidentes. Je doute pas de tes sentiments, c'est pas la question, mais moi aussi je suis un être humain, malgré tout, et moi aussi j'ai des sentiments. J'aimerai juste être sur que tu me claqueras pas une crise à la figure avant de me dire que je t'étouffe, parce que pour le moment en tout cas c'est pas l'impression que j'ai mais peut être que je me trompe. J'ai pas envie qu'on en arrive à un point de non retour alors si y a des trucs qui te déranges dans ma façon de me comporter avec toi tu me le dis tout de suite avant de ne plus réussir à me supporter parce que j'ai pas envie de te perdre, mais j'ai pas envie de me perdre non plus. Je suis ce que je suis et je l'ai toujours été, depuis le tout début alors viens pas me dire que tu savais pas dans quoi tu t'engageais. »

Oui ça fait un an que tu me connais, plus même, et tu m'as vu évoluer. Tu me connais par cœur, c'est en tout cas ce que je pensais mais peut être que je m'étais trompé puisque malgré le temps qui passe t'arrive encore à me reprocher d'être … comme ci, ou comme ça. Je n'attends pas de toi que tu me passes tous mes caprices ni même que tu sois toujours d'accord avec moi ou que tu acceptes tout et n'importe quoi, juste que tu sois sincère. Je sais à quel point je peux être difficile à suivre parfois, et même à supporter, je fais des efforts et je continuerai d'en faire, je te le promets, mais je ne peux pas être à 100% en permanence. Je crois pas que ça soit ce que tu attends de moi de toute façon.

« J'ai mal réagit, et j'irai régler ça avec Sova en temps et en heure, mais pour l'instant c'est avec toi que je suis, et je voudrai bien que tu te mettes dans le crane que je ne suis pas parfait, que je fais des efforts pour éviter de faire de la vie de mes proches un enfer à cause des mes défauts et des choses que j'arrive pas toujours à canaliser mais que j'estime avoir le droit d'avoir des rechutes de temps en temps. Ça t'arrive jamais d'aller mal ? Ça t'arrive jamais de pas réussir à tout contrôler au moindre millimètre ? Ça t'arrive jamais de faire du mal aux gens sans le vouloir ? D'être de mauvaise humeur ? Je dis pas que t'as pas le droit d'être en colère contre moi ni même que j'ai aucun tort, parce que c'est pas le cas et que t'as parfaitement le droit d'exprimer ce que t'as sur le cœur et qui te dérange. N'attends juste pas de moi que je me comporte comme un être humain normal devrait le faire selon tes critères, parce que d'une je ne suis pas un être humain normal et même si peut être que pour vous je me cache derrière ça pour me donner des excuses, je pensai que tu serais la personne la mieux placée pour comprendre que c'est pas le cas, et de deux, tu l'as dis toi même, on n'est pas tous fait pareil alors tes critères sont pas universels. »

T'as vécu un Enfer après la morsure, tu sais ce que ça fait d'être habité par une autre entité plus sauvage qui parfois se réveille et prend les commandes.

« Je m'excuse, je voulais pas te blesser, ni te mettre dans cette situation embarrassante. J'ai voulu tenter d'arranger les choses mais ça n'a fait que les empirer. La prochaine fois je ferai plus attention à … tout. »

Et ne me dis pas que j'ai intérêt à aller m'excuser auprès de Sovahnn, j'ai plus 5 ans, je sais ce que j'ai à faire. J'ai pas d'ordre à recevoir de toi, ni de personne.

« Je comprends que je suis pas toujours facile à vivre, et je comprends que j'ai dépassé les bornes, mais … j'ai des faiblesses, comme tout le monde, même si je passe mon temps à essayer de les cacher. J'ai mal géré, et rien ne peut garantir que ça ne se reproduira pas, mais … après tout ce qu'on a vécu, j'crois que j'ai le droit à un joker. J'ai craqué, c'est tout. J'suis pas Superman, c'est toi Superman. »

A mon tour de soupirer, de me pincer l'arrête du nez tout en fermant les yeux une seconde, peut être deux, puis ma main droite s'accroche à ma nuque tandis que l'autre se range dans la poche de mon pantalon.
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MessageSujet: Re: Some things don't matter - Kyle, Enzo   Mar 12 Fév 2013 - 2:31

Cette soirée était entrain de virer au vinaigre. Si nous avions d’abord prévu nous retrouver afin de passer du bon temps ensemble, tout semblait être parti en fumée et ce, en l’espace de quelques secondes. J’ignorais ce qu’il m’arrivait, ce qu’il nous arrivait. Tout était parti en trombe à cause de ce supérieur un peu trop curieux et le reste s’était enchaîné sans nous laisser le temps de reprendre notre souffle. Je me retrouvais dans une colère incroyable, un truc sans nom que je n’arrivais pas à contrôler. Ma voix sortait beaucoup trop dure et trop forte, je n’agissais pas comme je l’aurais fait habituellement. Cependant, je refusais catégoriquement de mettre ça sur le dos de la morsure du loup : c’était bel et bien Kyle qui se contrôlait tout seul. J’avais peut-être encore quelques faiblesses au niveau lunaire, mais je n’étais pas un lâche et j’étais capable d’admettre mes tords. Hors, bien que mes pensées fussent évacuées par ma bouche, je n’aimais pas l’état dans lequel je me trouvais. Je n’aimais pas ce lourd silence qui pesait sur nous à présence et cette ambiance tendue dans laquelle nous baignions tous les deux depuis que Sovahnn avait levé les voiles.
Les yeux toujours clos sur cette situation qui me dépassait largement, je tentai de me concentrer pour reprendre le dessus sur l’émotion trop forte. Mon comportement était exagéré et ça je le savais. J’avais été beaucoup trop dur et je m’en voulais déjà d’avoir été trop catégorique dans mes choix de mots. Quoi qu’il en soit, Enzo avait droit à son tour de parole tout comme j’avais eu le mien.


- Si tu penses vraiment que tout ça c'est qu'une histoire de jalousie, c'est que tu me connais mal Kyle, et après plus d'un an je pensai pas en arriver à ce constat un jour.

Sérieusement?
J’eus envie de lui répliquer, mais je me retiens, question de ne pas ajouter de l’huile sur le feu.
Si ce n’était pas la jalousie, de quoi s’agissait-il alors?

Je le sentis bouger, mais je n’ouvrai toujours pas les yeux. Je laissais cependant mes bras retombés le long de mon corps.


- Pour ton information, « ça » c'était pas toi, c'était juste ta bouche et c'était juste … comme ça. C'était pas calculé, ni maitrisé, et jamais je t'ai considéré comme un objet, comme un meuble, comme une pute et encore moins comme une merde que je trimballe avec moi.

Heureux de l’apprendre. Parce que le ton que tu as emprunté, la situation dans laquelle ça été dis et…
Non je laisse tomber. Ça va, j’ai compris.


- Si je t'écoute je suis trop impulsif, trop jaloux, trop territorial, mais histoire de remettre les choses à leur place j'étais déjà comme ça quand on s'est rencontrés, j'étais même pire, et ça te gênais pas le moins du monde, bien au contraire. J'crois même que c'est en partie ça qui t'a poussé vers moi alors c'est facile de me reprocher ça maintenant, et surtout, ok j'ai tout ces défauts là mais j'ai pas l'impression d'avoir déjà abusé de ça des centaines de fois. J'étais jaloux de Cameron, est ce que je t'ai empêché de le voir ? Est ce que je t'ai fait des crises ? C'est valable pour Billy aussi. Oui c'est vrai j'aime pas sentir son odeur sur toi mais jamais je t'ai fait le moindre reproche. C'est ton ami et je respecte ça. Mon côté territorial ne t'a pas toujours dérangé, bien au contraire, et si j'ai pris l'habitude de te mordre, ou plutôt si je l'ai conservé c'est uniquement parce que je sais que ça te plait. C'est instinctif chez moi, mais si t'avais émis la moindre réticence à ça, j'aurai arrêté et j'aurai pris sur moi comme je le fais déjà pour beaucoup de choses. Quant à mon impulsivité, ça fait partie de mon caractère et ma nature n'arrange pas les choses, c'est comme ça. Je crois que t'as pas idée des efforts que je fais quotidiennement pour ne pas me mettre dans des situations dangereuses, et c'est aussi valable pour les autres.

J’ouvris finalement les yeux tout en l’écoutant attentivement alors qu’il marquait plusieurs points de son côté. Tout ce qu’il énumérait était la stricte vérité. Il avait fait beaucoup d’efforts depuis que nous nous connaissions afin de rendre son côté animal plus humain si l’on peut dire. J’avais exagéré dans mes propos et je m’en apercevais à ses paroles. J’avais parlé trop vite, sous l’effet de la colère, quelque chose auquel je n’étais pas habitué. Mais ce qui était dit était dit et il m’était impossible de faire demi-tour.
Je continuai de le laisser parler, sachant parfaitement qu’il semblait en savoir gros sur le cœur. Après je pourrai me justifier, même si en fait, il n’avait rien à justifier.


- J'suis peut être un putain d'animal, mais je suis aussi un être humain, et alors quoi ? J'ai pas le droit à l'erreur ? C'est vrai, j'ai été injuste, mais tu l'es tout autant et si tu voulais te venger parce que je t'ai blessé et bien félicitations c'est réussi.
- Je ne voulais pas…
- Je tournai pas rond dès ce matin, et j'aurai sans doute du m'isoler, mais voilà, j'avais envie de te voir et pas seulement pour baiser contrairement à ce qu'a eu l'air de penser Sovahnn. T'es la personne qui parvient le mieux à calmer la bête, à m'apaiser, et c'est exactement ce dont j'avais besoin. Et puis, oui, j'avais juste envie de passer un peu de temps avec toi parce qu'en ce moment j'ai l'impression qu'on se voit pas souvent. Juste tous les deux, plus d'une heure au détour d'un couloir. J'aurai aimé pouvoir dormir avec toi parce que ce sont des choses qui se font il me semble, parce que j'aime bien t'avoir contre moi la nuit et parce que ça fait trop de jours que c'est pas arrivé. Peut être que ça sonne comme un caprice, peut être que c'est trop demander mais je ressens les choses comme ça. Peut être que c'est pas ton cas, mais jusqu'ici j'en avais pas l'impression en tout cas.


Je baissai finalement les yeux au fur et à mesure qu’il entrait dans son discours qui me pognait sérieusement au cœur.
Je m’étais transformé en grand méchant loup en l’espace de quelques minutes et voilà ce que j’avais fait : lui donner un coup de masse sur la tête. Si la culpabilité m’avait atteint aussitôt ma dernière phrase terminée, là elle se déposait sur chaque parcelle de mon corps.


- Longtemps j'ai cru que Loup cherchait à me faire du mal en me faisant réagir comme ça, mais je m'étais trompé. C'est sa façon à lui de me protéger, en construisant un mur opaque autour de moi et prenant le contrôle pour m'empêcher de flancher. J'dis pas que c'est bien, juste que je peux difficilement faire autrement et même si j'arrive à tenir des jours et des jours, au bout d'un moment j'en ai plus la force. Comment est ce que j'aurai pu prévoir que la Salle sur Demande serait déjà occupée ? Comment j'aurai pu savoir que le Quatrième serait impossible d'accès ? Comment j'aurai pu sentir que ce type allait faire irruption ? Et comment j'étais sensé pouvoir anticiper l'arrivée de Sova ? J'en ai marre Kyle. Marre d'avoir à me justifier dès que je fais un pas de travers, marre d'avoir l'impression d'être un gamin qui se fait engueuler par ses parents, marre d'être sur le qui-vive en permanence et de ne pas pouvoir vivre cette histoire comme elle le mériterait, marre de pas être capable de te protéger de tout ça, marre de pas pouvoir te voir quand je veux, où je veux, sans avoir la trouille qu'un truc vienne encore tout gâcher. J'en ai marre, j'suis fatigué et à bout de nerf. Alors voilà, aujourd'hui c'était un jour sans, un jour où j'arrive pas à faire comme si rien n'avait d'importance, comme si tout allait bien, et je le sais que je deviens con quand ça va pas mais j'imaginai pas que ça se passerait comme ça et pourtant j'aurai du, sans doute, mais voilà, je peux pas imaginer le pire sans arrêt sinon ça va me rendre cinglé. Pour le reste, oui, c'est vrai, une part de moi aimerait sans doute que tu sois un peu plus démonstratif mais j'ai bien compris que c'était pas dans tes façons d'être et je m'y fais. J'ai juste l'impression que c'est souvent moi qui cherche ton contact et comme tout le monde j'ai besoin d'être rassuré, même pour des conneries de ce genre là qui pour toi semble évidentes. Je doute pas de tes sentiments, c'est pas la question, mais moi aussi je suis un être humain, malgré tout, et moi aussi j'ai des sentiments. J'aimerai juste être sur que tu me claqueras pas une crise à la figure avant de me dire que je t'étouffe, parce que pour le moment en tout cas c'est pas l'impression que j'ai mais peut être que je me trompe. J'ai pas envie qu'on en arrive à un point de non retour alors si y a des trucs qui te déranges dans ma façon de me comporter avec toi tu me le dis tout de suite avant de ne plus réussir à me supporter parce que j'ai pas envie de te perdre, mais j'ai pas envie de me perdre non plus. Je suis ce que je suis et je l'ai toujours été, depuis le tout début alors viens pas me dire que tu savais pas dans quoi tu t'engageais.

Plus il parlait et pire c’était…

- J'ai mal réagit, et j'irai régler ça avec Sova en temps et en heure, mais pour l'instant c'est avec toi que je suis, et je voudrai bien que tu te mettes dans le crane que je ne suis pas parfait, que je fais des efforts pour éviter de faire de la vie de mes proches un enfer à cause des mes défauts et des choses que j'arrive pas toujours à canaliser mais que j'estime avoir le droit d'avoir des rechutes de temps en temps. Ça t'arrive jamais d'aller mal ? Ça t'arrive jamais de pas réussir à tout contrôler au moindre millimètre ? Ça t'arrive jamais de faire du mal aux gens sans le vouloir ? D'être de mauvaise humeur ? Je dis pas que t'as pas le droit d'être en colère contre moi ni même que j'ai aucun tort, parce que c'est pas le cas et que t'as parfaitement le droit d'exprimer ce que t'as sur le cœur et qui te dérange. N'attends juste pas de moi que je me comporte comme un être humain normal devrait le faire selon tes critères, parce que d'une je ne suis pas un être humain normal et même si peut être que pour vous je me cache derrière ça pour me donner des excuses, je pensai que tu serais la personne la mieux placée pour comprendre que c'est pas le cas, et de deux, tu l'as dis toi même, on n'est pas tous fait pareil alors tes critères sont pas universels. Je m'excuse, je voulais pas te blesser, ni te mettre dans cette situation embarrassante. J'ai voulu tenter d'arranger les choses mais ça n'a fait que les empirer. La prochaine fois je ferai plus attention à … tout. Je comprends que je suis pas toujours facile à vivre, et je comprends que j'ai dépassé les bornes, mais … j'ai des faiblesses, comme tout le monde, même si je passe mon temps à essayer de les cacher. J'ai mal géré, et rien ne peut garantir que ça ne se reproduira pas, mais … après tout ce qu'on a vécu, j'crois que j'ai le droit à un joker. J'ai craqué, c'est tout. J'suis pas Superman, c'est toi Superman.

J’eus un semblant de rire au dernier mot.
Le surnom que me donnait souvent Cameron s’était retrouvé dans la bouche d’Enzo et l’entendre m’appeler comme ça, c’était assez étrange. Mais ce n’était rien au fait de ce que je ressentais à présent. Car avec ses simples mots, il avait réussi à faire évacuer toute colère en moi. J’avais laissé tomber ma concentration pour faire appeler à mon sens de l’écoute qui avait fait le travail tout seul. Des mots poignants, extrêmement bien choisi me faisait sentir comme…


- Je crois que je me suis jamais autant senti comme une merde.

Je poussai un petit soupir avant de finalement m’asseoir sur le sol, me fichant qu’il soit froid. De toute manière je commençais à être habitué au non confort d’ici et ça ne me faisait plus peur depuis belle lurette. D’ailleurs, jamais je ne m’étais formalisé de tout ceci.
Je relevai finalement les yeux vers lui pour constater qu’il avait fermé les siens. Je rebaissai donc mes iris vers mes lacets qui étaient si mal en point qu’ils semblaient céder à tout moment. Mais bon, ce n’était pas le temps de jouer les réparateurs. De toute manière, je ne le pouvais pas.


- Je suis assez déçu de moi-même. Je t’avais dit que je n’allais plus jouer au père et regarde moi… Je t’ai accusé, t’ai pointé du doigt sans même réfléchir je… Ouais il n’y a pas de mot plus fort : je suis carrément déçu et t’as le droit de l’être aussi. Je me trouve si parfait parce que je suis capable de me tenir droit, de ne pas démontrer ma jalousie ou ma colère, parce que je me contrôle en tout… Ce soir je viens de nous prouver à tout les deux que je ne suis pas monsieur parfait et que donc Superman est bel et bien un mythe et qu’il ne s’appelle surtout pas Kyle Johnson. Je me suis laissé emporter dans une colère totalement inutile dont on aurait bien pu se passer tous les deux.

Et non, je ne mettrai pas ça sur le dos de la morsure.
C’est moi l’unique responsable et pas ce truc magique qui subsiste toujours en moi.


- Tu aurais du me le dire quand on s’est vu tantôt que tu n’allais pas bien…

Je coupai soudainement avant de secouer la tête de gauche à droite et de lever les mains vers le ciel comme si je tentais de me justifier.

- Tu vois?! Je viens encore de le faire! Je joue au père bordel et j’arrive pas à m’en défaire de ce truc!

Je pris une profonde inspiration alors que la colère semblait de nouveau s’emparée de mes sens, mais elle n’était plus dirigée vers lui à présent : c’était à moi qu’elle revenait.

- Non, tu sais quoi? T’as le droit de faire ce que tu veux. De m’en parler ou pas. Et je sais que tu n’es pas devin, que tu n’aurais pas pu deviner tout ce qui est arrivé ce soir et… Tu n’as pas à te justifier, même si je te demande toujours de le faire. Tu sais quoi?! La prochaine fois que ça m’arrive, envoie moi chier je devrais comprendre le message parce que décidément, y’a rien qui y fait. Tu dis ce que tu veux, tu fais ce que tu veux, moi je ne suis personne pour te dicter ta conduite ou te dire n’importe quoi d’ailleurs. Seulement… Tu devrais arrêter de…

Je coupai de nouveau avant de me relever soudainement.
Je gardai le silence durant quelques secondes, tâchant de réfléchir à mes prochains mots, aillant peur de dire encore quelque chose que je regretterai par la suite. Seulement, ma nouvelle colère semblait brouiller mes idées alors je me contentai de faire simple.


- Je m’excuse moi aussi. Ce n’était pas… Tout ceci, tous mes mots, mes agissements de ce soir, rien n’était justifié. Tu vois c’est le problème ce n’est pas toi, c’est moi. C’est moi qui te demande trop parce que le hic il est là : toute ma vie j’ai toujours tout contrôlé autour de moi parce que mes parents n’étaient pas là pour m’éduquer. Ils étaient là, mais ils ne valaient déjà plus rien. Du coup j’ai du vieillir trop vite et je me suis mis à tout faire à mon compte. Je m’occupais de mon école et quand j’ai fini par la quitter, je me suis trouver un job. Je me faisais vivre moi-même grâce à mon argent même si j’étais encore chez eux. Je me déplaçais pour me rendre là-bas et revenir à la maison. J’ai pris la responsabilité d’aller tout dire à mes parents sur ma double vie, sur mon orientation… Et quand j’ai débarqué en Angleterre, je me suis trouvé un appartement, un nouveau job, je me suis débrouiller tout seul, j’ai… Contrôler. Absolument tout. Depuis mon enfance. Et comme Billy était mon seul ami, mais qu’il était si « parfait » jamais je ne lui ai reproché quoi que ce soit parce que… Il a toujours eu tout ce que je désirais. Je pense même avoir été jaloux de lui à une certaine époque, mais c’est une autre histoire. Et toi tu… Tu es tellement différent, tellement à l’opposé de moi… Je sais que tu te contrôles, que tu fais tout ce que tu peux, mais pour le petit « Kyle parfait-qui-contrôle-tout-y-compris-les-autres » ce n’est pas assez. Et wow… Bon Dieu j’arrive pas à croire que je mets ça sur le dos de mes parents…

Désespéré et surtout très embrouillé. J’avais l’impression de dire n’importe quoi, mais je tentais de cerner le problème. Le mien en l’occurrence.

- Mais ça me bouffe de l’intérieur et tranquillement, et même depuis un bon moment déjà, ça te fait du mal. Je t’en demande trop, je t’en ai toujours trop demandé. C’est comme si ma cervelle arrivait pas à comprendre réellement ce que tu vis avec ton loup. Mon cœur le sait lui, il le voit, il le comprend, mais ma tête c’est une toute autre affaire. Et j’ai peur tu sais… Peur que ça vienne au bout de nos deux. Que tu finisses par en avoir marre et que moi je finisse comme un vieux pépé avant mon âge. Même que je sens que c’est déjà entrain de se produire. Et je me sens si misérable, si pitoyable. Je me sens tellement mal parce que je n’aime pas te faire souffrir, je n’aime pas te voir te battre contre toi-même, contre ta vraie nature alors que c’est moi qui te force à toujours aller plus loin, à t’enfoncer la lame plus profond. Tu ne m’étouffes pas, c’est moi qui le fais et je commence à m’en rendre compte maintenant. Ce comportement exagéré, je monte au plafond pour un petit rien… T’as pas tous les tords, j’ai très mal agi moi aussi. J’ai réussi à me contrôler devant elle, mais pas devant toi et pour moi c’est… Une marque de faiblesse.

Une énorme. Parce que je contrôle tout habituellement, mais pas avec toi. Avec toi, je me laisse de plus en plus aller jusqu’à te faire du mal et ça me tue.

- Mais je te jure que me venger n’a jamais été mon intention. Je n’ai jamais voulu te le blesser, je l’ai fais malgré moi. Je ne porte pas ce genre de malice en moi et je croyais que tu le savais, mais…

Ma voix se brisa.

- Je m’aperçois ce soir que c’est moi le bourreau ici. Depuis le départ même. Et t'as bien raison de dire que je suis injuste. Je l'ai toujours été.
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MessageSujet: Re: Some things don't matter - Kyle, Enzo   Mar 12 Fév 2013 - 20:37

L’avantage quand une bombe explose – enfin si on peut parler d’avantages dans ce cas de figure – c’est qu’après la déflagration, il règne une sorte de calme plat, presque sinistre. Sinistre ça n’est pas le mot qui convient dans cette situation, mais tout est calme en tout cas. Silencieux même. Il a explosé, j’ai enchainé sans pour autant m’énerver vraiment. J’ai simplement laissé sortir ce trop plein d’émotions qui bouillonnait en moi depuis ce matin et que ses mots ont réussi à faire sortir. Je ne suis pas fier, ni ne me sent coupable. J’ai pensé chaque mot que j’ai prononcé et je l’assume mais lui faire du mal est une chose dont j’ai particulièrement horreur et ce peu importe le contexte. Il a été violent, il m’a touché en plein cœur mais je sais que je l’ai atteins brutalement moi aussi, et vraiment, ça n’est pas une chose dont je peux être fier même si tout ce déballage, de son côté ou du mien, était nécessaire et justifié. Je peux me mettre à sa place, et je peux comprendre qu’il n’ait pas apprécié mon comportement qui laissait à désirer, mais une part de moi lui en veut de ne pas avoir su voir plus loin que ce qu’il avait sous les yeux, c’est un fait. Il faut croire que je me suis amélioré en camouflage de ressentiments. Est ce que c’est une bonne chose ? Là c’est un autre débat. J’ai néanmoins réussi à lui faire ébaucher un minuscule petit début de sourire, mais il s’est évanouit rapidement. Il n’a pas envie de rire, moi non plus dans le fond. La situation n’est pas « grave » mais ça n’est pas une partie de plaisir, ni pour lui, ni pour moi. Une dispute, juste une dispute. Peut être un peu plus violente que les précédentes, c’est tout.

« Je crois que je me suis jamais autant senti comme une merde. »

C’est … vraiment pas ce que je voulais … C’était pas le but, vraiment pas. Je …

En cet instant, je suis partagé. Il soupire, se laisse tomber sur le sol jusqu’à s’asseoir parce que je crois que ses jambes ne le tiennent plus. Tout ce que je viens de lui balancer à la figure lui a fait mal, et ça me tue de le voir comme ça. J’aimerai le lui dire, le lui faire comprendre. J’aimerai qu’il s’enlève de la tête ce qu’il vient de dire. J’aimerai aller vers lui, le prendre dans mes bras pour qu’il se sente mieux mais je ne fais rien. Aucun geste. Aucun mot. Il a d'autres choses sur le cœur, il a besoin de les dire, et quelque part je pense que j’ai sans doute besoin de les entendre. Alors je ne bouge pas, j’attends, sans le quitter des yeux.

« Je suis assez déçu de moi-même. Je t’avais dit que je n’allais plus jouer au père et regarde moi… Je t’ai accusé, t’ai pointé du doigt sans même réfléchir je… Ouais il n’y a pas de mot plus fort : je suis carrément déçu et t’as le droit de l’être aussi. Je me trouve si parfait parce que je suis capable de me tenir droit, de ne pas démontrer ma jalousie ou ma colère, parce que je me contrôle en tout… Ce soir je viens de nous prouver à tout les deux que je ne suis pas monsieur parfait et que donc Superman est bel et bien un mythe et qu’il ne s’appelle surtout pas Kyle Johnson. Je me suis laissé emporter dans une colère totalement inutile dont on aurait bien pu se passer tous les deux. »

Ma main droite quitte ma poche et rejoint l’autre autour de ma nuque, je danse d’un pied sur l’autre, incapable de rester totalement immobile finalement. Je déteste le voir comme ça. Je déteste cette situation. Je me déteste de lui avoir fait du mal mais … j’ai l’impression que le schéma se répète et qu’à chaque dispute un peu plus virulente que les autres, c’est la même progression. L’un de nous deux explose et laisse sortir tout ce qu’il a sur le cœur, l’autre écoute, puis s’exprime à son tour et ainsi de suite. Jusqu’ici, tout à toujours fini par s’arranger mais dans le fond c’est toujours les mêmes problèmes qui remontent. Mon impulsivité, ma « brutalité, son côté dirigiste et bloqué dans le contrôle. Chocs de caractères différents, agrémenté par le contexte qui n’arrange pas les choses. Comment est ce que ça se passerait si on était libre ? De la même façon ? Comment le savoir.

« Tu aurais du me le dire quand on s’est vu tantôt que tu n’allais pas bien… »

Je sais mais …

« Tu vois?! Je viens encore de le faire! Je joue au père bordel et j’arrive pas à m’en défaire de ce truc! »

Et il s’énerve, encore, contre lui même cette fois. Je l’ai rarement vu dans cet état là, je dois bien le dire. Les rares souvenirs qui me reviennent me font basculer près du vieux chêne et dans la salle sur demande il y a un an. Depuis … il y a bien eu cette fois dans la cabane d’Ismaelle il y a quelques mois mais c’était moins … disons que c’était différent.

« Non, tu sais quoi? T’as le droit de faire ce que tu veux. De m’en parler ou pas. Et je sais que tu n’es pas devin, que tu n’aurais pas pu deviner tout ce qui est arrivé ce soir et… Tu n’as pas à te justifier, même si je te demande toujours de le faire. Tu sais quoi?! La prochaine fois que ça m’arrive, envoie moi chier je devrais comprendre le message parce que décidément, y’a rien qui y fait. Tu dis ce que tu veux, tu fais ce que tu veux, moi je ne suis personne pour te dicter ta conduite ou te dire n’importe quoi d’ailleurs. Seulement… Tu devrais arrêter de… »

De quoi ? Je l'ai regardé se relever avec cette question dans la tête. Question que je n’ai pas formulé à voix haute pourtant.

« Je m’excuse moi aussi. Ce n’était pas… Tout ceci, tous mes mots, mes agissements de ce soir, rien n’était justifié. Tu vois c’est le problème ce n’est pas toi, c’est moi. C’est moi qui te demande trop parce que le hic il est là : toute ma vie j’ai toujours tout contrôlé autour de moi parce que mes parents n’étaient pas là pour m’éduquer. Ils étaient là, mais ils ne valaient déjà plus rien. Du coup j’ai du vieillir trop vite et je me suis mis à tout faire à mon compte. Je m’occupais de mon école et quand j’ai fini par la quitter, je me suis trouver un job. Je me faisais vivre moi-même grâce à mon argent même si j’étais encore chez eux. Je me déplaçais pour me rendre là-bas et revenir à la maison. J’ai pris la responsabilité d’aller tout dire à mes parents sur ma double vie, sur mon orientation… Et quand j’ai débarqué en Angleterre, je me suis trouvé un appartement, un nouveau job, je me suis débrouiller tout seul, j’ai… Contrôler. Absolument tout. Depuis mon enfance. Et comme Billy était mon seul ami, mais qu’il était si « parfait » jamais je ne lui ai reproché quoi que ce soit parce que… Il a toujours eu tout ce que je désirais. Je pense même avoir été jaloux de lui à une certaine époque, mais c’est une autre histoire. Et toi tu… Tu es tellement différent, tellement à l’opposé de moi… Je sais que tu te contrôles, que tu fais tout ce que tu peux, mais pour le petit « Kyle parfait-qui-contrôle-tout-y-compris-les-autres » ce n’est pas assez. Et wow… Bon Dieu j’arrive pas à croire que je mets ça sur le dos de mes parents… »

Billy. Parfait. Monsieur Parfait. Monsieur le Capitaine de l’équipe des Serdaigles. Stop. Ça suffit, Enzo. C’est son ami, juste un ami. Tout va bien. Je le sais, et qui plus est c’est vraiment le cadet de mes soucis à l’heure actuelle. Il ne me parle que très rarement de ses parents et pour qu’il en vienne à ça, c’est qu’il en a vraiment gros sur le cœur. Le truc, c’est qu’il met le doigt en plein dans le mile d’après moi. S’il est comme il est aujourd’hui c’est effectivement parce qu’il a du prendre sa vie en main très jeune, et il a grandi trop vite. Ça n’est pas quelque chose que je peux lui reprocher puisque c’est totalement indépendant de sa volonté. C’est étrange, mais je crois que j’aimerai rencontrer ceux qui lui ont donné la vie. Je ne sais pas bien pourquoi, mais c’est une chose à laquelle j’ai déjà pensé. Peut être que si un jour on sort d’ici, et seulement s’il est d’accord, s’il le souhaite, on pourra essayer de les retrouver et voir ce que ça donne. Je crois qu’il a beaucoup de choses à leur dire et ça l’aiderait peut être à avancer, à aller mieux. Enfin bref, donc si je résume, toi aussi tu as été jaloux de Smith ? C’est bon à savoir. je plaisante, ça va. Oui, j’y arrive encore. Détendre l’atmosphère, tout ça, mais je me garderai bien de balancer une connerie maintenant parce que je n’ai pas vraiment le moment et qui plus est je n’en ai pas la moindre envie. Je suis tellement différent de toi … oui c’est vrai, mais sur certains points on se ressemble beaucoup je trouve. Toujours est il que j’éprouve toujours autant d’admiration pour toi Kyle, par rapport à tout ce que tu as vécu et à la façon dont tu t’en ais sorti. Je te l’ai déjà dit, mais je crois que ça à le mérite d’être souligné encore.

« Mais ça me bouffe de l’intérieur et tranquillement, et même depuis un bon moment déjà, ça te fait du mal. Je t’en demande trop, je t’en ai toujours trop demandé. C’est comme si ma cervelle arrivait pas à comprendre réellement ce que tu vis avec ton loup. Mon cœur le sait lui, il le voit, il le comprend, mais ma tête c’est une toute autre affaire. Et j’ai peur tu sais… Peur que ça vienne au bout de nos deux. Que tu finisses par en avoir marre et que moi je finisse comme un vieux pépé avant mon âge. Même que je sens que c’est déjà entrain de se produire. Et je me sens si misérable, si pitoyable. Je me sens tellement mal parce que je n’aime pas te faire souffrir, je n’aime pas te voir te battre contre toi-même, contre ta vraie nature alors que c’est moi qui te force à toujours aller plus loin, à t’enfoncer la lame plus profond. Tu ne m’étouffes pas, c’est moi qui le fais et je commence à m’en rendre compte maintenant. Ce comportement exagéré, je monte au plafond pour un petit rien… T’as pas tous les tords, j’ai très mal agi moi aussi. J’ai réussi à me contrôler devant elle, mais pas devant toi et pour moi c’est… Une marque de faiblesse. »

Mais bordel Kyle ! Accepte. Accepte de ne pas être parfait ! Accepte d’avoir des faiblesses ! Crois moi, je sais à quel point ça peut être dur de l’admettre mais une fois que c’est fait, on se sent beaucoup mieux et ça c’est avec toi que je l’ai appris. Si moi j’en ai été capable, et si tu as su m’aider à en arriver là – même si je ne montre mon vrai visage et mes faiblesses qu’a très peu de monde – il n’y a pas de raisons pour que tu n’y arrives pas. Je t’aiderai, comme tu m’as aidé, mais tu vas finir par te mettre dans le crane qu’avoir des faiblesses ne veut pas forcément dire être faible. Et tu ne m’étouffes pas.

« Mais je te jure que me venger n’a jamais été mon intention. Je n’ai jamais voulu te le blesser, je l’ai fais malgré moi. Je ne porte pas ce genre de malice en moi et je croyais que tu le savais, mais… »

Je le sais.
Bien sur que je le sais.

« Je m’aperçois ce soir que c’est moi le bourreau ici. Depuis le départ même. Et t'as bien raison de dire que je suis injuste. Je l'ai toujours été. »

Entendre cette voix brisée sortir de sa bouche a eu l’effet d’un électrochoc sur moi et j’ai pas pu m’empêcher de laisser retomber mes bras et faire un pas vers lui en tendant une main comme si je voulais le toucher. Chose que je n’ai pas faite. J’en peux plus de te voir te désagréger comme ça devant moi. Arrête de te faire autant de mal, s’il te plaît. Écoute moi.

« Hey, hey, hey. T’es pas parfait Kyle, et c’est pas ce que je te demande. Personne ne te demande de l’être, à part toi même. Si t’étais parfait, non seulement je m’ennuierai avec toi et de toute façon t’aurais foutu le camp depuis longtemps parce qu’il faut avoir un sérieux grain pour supporter un type comme moi. »

Sincèrement.
T’as de la patience mon pote.

« Mais toi tu le fais, et je suis convaincu que t’es le seul à pouvoir faire ça, le seul dont j’ai envie, et le seul qui est suffisamment cinglé pour s’accrocher à moi comme tu le fais. »

Peut être que c’est inapproprié mais c’est bien un léger sourire tinté de mélancolie, presque de nostalgie qui étire mes lèvres en cet instant. T’as ouvert les plaies, laisse moi les refermer maintenant, d’accord ? Laisse moi au moins essayer.

« T’as pas à te sentir comme une merde, t’es loin d’avoir tous les torts dans cette histoire, d’accord ? C’est pas parce que j’ai une raison qui fait que je me comporte de façon parfois un peu particulière que ça doit devenir une excuse pour tout et surtout, t’es pas obligé de tout accepter. Ça me fait mal d’entendre tout ça, mais ça me fait encore plus mal de savoir que t’en souffres. Je ne suis pas tes parents, jamais je ne te ferai subir ce qu’ils t’ont fait subir si je peux l’en empêcher. Je dis pas que tu souffriras jamais avec moi, mais pas de cette façon là ça j’en suis presque certain. Ils sont responsables du chemin que tu as été obligé de prendre pour t’en sortir, mais c’est pas grâce à eux que tu es ce que tu es aujourd’hui : un type fort et solide, mais qui a des faiblesses, comme tout le monde. T’es parfois dur avec moi, c’est vrai, mais tu l’es encore plus avec toi même si tu veux tout savoir. Et je mérite qu’on me remette à ma place, Loup ou pas. Il n’est pas responsable de tous mes mots, tous mes actes et toutes mes pensées. J’arrive juste pas toujours à faire le tri mais une chose est sur, j’ai un sale caractère et une facilité déconcertante à être une bombe à retardement. Qui plus est c’est pas un crime d’être en colère et d’exprimer ses émotions, même quand elles ont une connotation négative. »

Faites ce que je dis et pas ce que je fais, je sais, mais c’est toujours plus facile de donner des conseils aux autres que de les appliquer soit même.

« Tu veux savoir, je crois qu’on se vaut toi et moi. Jusqu’ici j’étais persuadé que c’était toi qui me poussait derrière mes limites, dans mes retranchements, qui me provoquait sans vraiment le faire pour me faire avancer, pour me confronter à des choses que je ne connaissais pas et que je ne voulais sans doute pas connaître. Je ne t’en ai jamais voulu pour ça, ou peut être sur le coup quand ça pète entre nous mais je n’ai jamais gardé de rancœur vis à vis de ça parce que je savais qu’au final ça ne partait pas d’une mauvaise intention et bien souvent c’était bénéfique, même si ça faisait mal, même si ça me poussait au delà de moi même. Le truc c’est que je me rends compte maintenant que l’inverse, la réciproque, fonctionne aussi. Tu l’as dit, tu as toujours eu l’habitude de tout contrôler, et moi avec autant le dire – mais pas de malaise, je te laisse faire la plus part du temps – seulement je ne suis pas … comment dire … je ne suis pas quelqu’un qu’on peut contrôler en permanence et je crois que mon impulsivité t’a parfois pris au dépourvu, t’obligeant dans ce cas là à devoir gérer des situations que justement tu ne contrôlais pas. C’est comme si … c’était un choc des générations. L’adulte responsable face au gamin instable. Évidemment que ça clash, mais c’est pas irréversible, et puis mon côté encore enfant, je crois que même s’il te pousse parfois à bout, il te fait du bien malgré tout. Ça te confronte simplement à ce que tu pourrais être si tu lâchais prise parfois. Je peux t’apprendre, je peux t’aider à te défaire de cette espèce de prison de rigidité que t’as construit autour de toi pour te protéger, comme tu m’as aidé à sortir de la mienne. »

Je peux le faire, si tu m’en laisses l’occasion.

« Ça fait des années que tu vis pour et par toi même, et puis tu te retrouves à gérer quelqu’un d’autre – un cas en plus de ça parce que mon pote t’as pas choisi le plus simple. C’est normal que tu réagisses comme tu le fais, c’est dans ta nature, dans les habitudes que tu as pris, et forcément moi j’arrive avec mes gros sabots et je donne un coup de pied dans tout cet ordre que tu as créé. Tu as le droit de craquer, comme tout le monde, et crois moi jamais je ne t’en voudrais pour ça, bien au contraire. Je ne peux juste pas me mettre à ta place, et comprendre vraiment ce que tu as vécu parce qu’on n’a pas du tout eu la même enfance. »

C’était même radicalement opposé et ça on en a très bien conscience tous les deux. Le truc c’est que ça ne remonte finalement pas à si loin que ça, même si ça paraît une éternité. Quelques années, mais dans le fond, qu’est ce que c’est quelques années ? On ne peut pas dire qu’ici on ait vraiment l’occasion de se reconstruire, ou simplement d’apprendre à se construire.

« J’ai jamais rencontré quelqu’un comme toi Kyle, t’es unique. Parfois t’es chiant comme t’as pas idée mais c’est comme ça que je t’aime et je sais parfaitement que je ne te rends pas la vie facile. Moi aussi je savais dans quoi je m’engageais, j’ai rapidement compris qu’avec toi je ne pourrai pas avoir le dessus aussi facilement que je peux l’avoir avec d’autres et je crois que c’est justement ça – en partie – qui a fait la différence. T’es arrivé comme une tornade, t’as balayé ma vie, tu m’as foutu une belle claque, t’as secoué cet espèce de sale gosse rempli de noirceur que j’étais à l’époque et t’as réussi à lui faire comprendre qu’il faut se battre pour s’en sortir, à lui faire comprendre qu’il avait envie de s’en sortir mais qu’il avait juste besoin qu’on vienne le secouer et lui tendre la main parce que tout seul il n’y arrivait pas, et parce qu’il ne laissait personne s’approcher de lui. Toi t’as rapidement vu tout ce qu’il y avait derrière le masque, derrière la carapace, et au lieu de t’enfuir, t’as insisté, t’as gratté sous la surface et t’as su voir celui que j’étais vraiment. Peut être que sans toi j’aurai réussi à reprendre goût à la vie d’une manière ou d’une autre mais je suis sur que tu as accéléré le processus, et que personne d’autre que toi n’aurait pu le faire à ce moment là. Je sais pas, c’est comme ça, je le sens et c’est tout. Malgré tout ce qu’on a vécu, malgré tout ce que t’as subi à cause de moi t’es encore là. T’as souffert, aussi bien mentalement que physiquement, à cause d’eux et j’ai pas su te protéger mais je pense pouvoir affirmer que tu ne m’en as jamais voulu. Je t’ai mordu, j’ai failli te tuer, mais encore une fois t’es revenu. T’as eu peur de moi mais tu as su passer au travers. Tu sais de quoi je suis capable, tu sais que j’ai déjà tué et que rien ne peut affirmer que ça ne se reproduira pas, mais t’es encore là. Tu te rends compte de tout ce que t’es capable de supporter ? Je suis pas certain que tout le monde pourrait en faire autant et ça tombe bien parce que les autres je m’en tape. Pas mes amis, c’est pas ce que je veux dire, mais … »

J’ai attrapé son poignet dans un geste calme, premier contact depuis de longues minutes, et puis comme je l’avais fait sous le chêne j’ai porté sa main jusqu’à mon cœur, sans le lâcher. Il battait vite, très vite, et de façon irrégulière, comme toujours.

« Là, ça, c’est à toi et à personne d’autre, donc oui, c’est ça le plus important pour moi, que toi tu m’acceptes comme je suis, que tu te sentes la force de vivre avec tout ça parce qu’au final c’est toi qui a le plus à en subir les conséquences. T’es mon homme, ma moitié, mais pas seulement. T’es aussi mon meilleur ami, mon confident, et il y a des choses que je te dis à toi que je ne dirai jamais à personne d’autre. Pas même à mon frère, pas même à Jill ou Sovahnn. Des choses que je n’ai envie, que je ne peux, partager qu’avec toi. Parce que tu sais mieux que personne qui je suis. Et puis t’es ma famille, au même titre que Derek. »

Lui et moi partageons les liens du sang, toi et moi c’est ceux du cœur, et si je ne mentionne pas les filles c’est parce que c’est encore quelque chose de différent. Jillian est comme une sœur, et d’autant plus depuis ce truc avec mon frangin. Sovahnn, Elwynn, ou même Ismaelle, c’est encore autre chose. Elles ont chacune une particularité mais ça n’est pas pareil.

Pendant un instant j’ai gardé le silence, je me suis contenté de fermer les yeux et de me concentrer sur mes mains sur la sienne, puis la sienne sur mon cœur. Juste … un moment de répit. J’ai finalement repris un peu de mobilité, pour aller m’asseoir par terre, contre le mur, l’invitant à me rejoindre s’il le voulait, et puis j’ai enchainé.

« Tu sais, je me souviens qu’une fois quand j’étais petit j’ai entendu mes parents se disputer. Ça ne leur arrivait jamais, c’est en tout cas ce que je croyais parce qu’en apparence c’était le couple parfait, idéal, sans aucun remous, rien de négatif. Pour moi en tout cas. Pour mes yeux de petits garçons ils étaient infaillibles et indestructibles. Je devais avoir 9 ou 10 ans je crois, Derek était à l’école, moi pas encore parce que j’étais trop jeune donc j’étais avec les Non-Magiciens à l’école du quartier en attendant d’intégrer une école de Magie. Quand je les ai entendu, je me suis mis à trembler comme une feuille morte, et j’ai eu peur, si tu savais comme j’ai eu peur. Je sais pas pourquoi j’ai fait ça mais je suis allé me planquer dans la chambre de mon frère, comme si … je pouvais y trouver du réconfort ou un truc dans le genre. Il l’a jamais su évidemment, sinon je m’en serai pris une je pense. Enfin bref, je me suis roulé en boule sur son lit et j’ai pleuré. J’ai imaginé le pire dans ma tête, ils allaient se séparer, ce genre de trucs. J’ai extrapolé, clairement. Ma mère m’a finalement trouvé, elle m’a demandé ce qu’il se passait et je lui ai expliqué. Elle m’a rassuré, elle m’a dit que c’était normal de ne pas être toujours d’accord avec la personne qui partage notre vie, que ça n’était rien qu’une dispute banale, que ça arrivait à tout le monde et que ça ne remettait pas en cause leurs sentiments ni même leur mariage mais que certaines choses avaient parfois besoin d’être exprimées et que ça n’était pas toujours possible de le faire sans crier. A l’époque, j’ai pas vraiment compris ni même cherché à comprendre mais aujourd’hui ça me paraît clair. »

C’est plutôt amusant de repenser à tout ça, ce sont des détails de ma vie d’avant que j’avais totalement oublié et je me rends compte maintenant que l’image que j’avais d’une vie de couple à l’époque n’était pas vraiment si différente de ce que je vis maintenant même si je voyais ça avec mes yeux de gamins et qu’il s’agissait de mes parents. A présent je sais ce que c’est que d’aimer quelqu’un comme mon père à aimer ma mère et inversement. Je sais ce que c’est que d’être aimé de la même façon. Ça ne me rend pas triste de repenser à ça, pas du tout même. Ils me manquent toujours, c’est un fait, mais je suis passé à autre chose. Je les ai laissé partir, sans vraiment le faire.

« Des disputes on en aura d’autres, je suis prêt à le parier. C’est … le cours normal des choses, je crois. Tu ne pourras pas toujours tout contrôler, tu ne pourras pas toujours me contrôler, et je ne pourrais pas toujours me contrôler non plus. Forcément il y aura des moments où ça explosera, des moments comme celui là parce que ni toi ni moi ne sommes infaillibles et parce que parfois certaines choses sont trop lourdes à porter, pour une raison ou une autre, et qu’on n’est pas capable de prendre sur soi. Tu es humain, moi aussi et ça Loup n’y changera rien. Pas de ce point de vue là en tout cas. T’as parfaitement le droit de m’engueuler parce que je me comporte comme une bête, c’est pas pour autant que ça changera les choses mais au moins tu te seras exprimé. Idem de mon côté, si tu deviens trop paternaliste, à un moment j’arriverai plus à me retenir de t’envoyer chier. Ça fera du bruit, on se fera du mal, encore, mais … Je sais pas, moi ça ne me fait pas plus peur que ça. Je trouve ça normal que le train déraille parfois. Et même si tu penses que je n’ai pas de compte à te rendre, je crois que si. On est deux, on est un couple, et ce qui peut avoir une incidence sur toi, je dois t’en faire part, à mon sens. Hier je pétai la forme, aujourd’hui c’est plus difficile. Parce que je suis fatigué, parce que la Lune arrive, parce que comme je te l’ai dit certains jours c’est pas toujours simple de se contenter de ce qu’on peut avoir et que ce sentiment d’injustice me colle aux basques et fait remonter tout un tas de choses en moi. Et pas que des bonnes. De la violence, entre autre. T’as pas à en payer les frais, Sovahnn non plus. Personne. Si je t’ai rien dit c’est que je pensais simplement que ça passerait une fois qu’on serait tranquille tous les deux mais … les choses ne se sont pas passées comme prévue, c’est tout. »

Encore une fois j’ai envie de te sentir contre moi, j’ai envie de te prendre la main, de caresser ton visage, de te prendre dans mes bras, mais je n’en fais rien. Je me contente de rester là, et d’attendre. Attendre quoi ? J’en sais trop rien. J’attends, et c’est tout. J’attends que la tempête se calme, j’attends que tu viennes vers moi si tu en ressens l’envie et le besoin. Je t’attends, et peu importe le temps que tu prendras, je t’attendrais toujours. Parce que je t’aime et qu’une vie parfaite ça n’existe pas. Je n’en veux pas de toute façon.

« Tu sais quoi, avant que tu ne deviennes un vieux pépé avant l’âge, la prochaine fois que j’entends parler d’une fête ou d’un truc dans le genre, tu viendras avec moi, et tu t’amuseras. Je ferai tout pour que ça soit le cas, et … C’est prendre un risque mais tant pis. J’en ai marre qu’on se cache tout le temps comme on le fait, on est ensemble et j’en suis fier. Je dis pas que ça sera facile, et je ferai en sorte de savoir à l’avance qui sera là parce que … c’est toujours le même problème, les murs de cette école ont des oreilles, mais j’ai envie de pouvoir te prendre la main devant mes amis, nos amis, j’ai envie de m’amuser avec toi, qu’on fasse les fous, les cons, qu’on partage autre chose qu’un moment passé dans la peur de se faire surprendre par les mauvaises personnes. Ça te dit ? On pourra même prévenir Billy si tu veux, j’te promets de me tenir. »

Je suis sincère, c’est vrai. J’ai réagis comme un con avec tout ça, j’en ai parfaitement conscience mais … même si ça te fait sortir de tes gons parfois je n’arrive pas à faire autrement que supporter difficilement que quelqu’un d’autre que moi te touche. Et j’en sais rien, te voir trainer avec des gars comme ça c’est … ça fait marcher ma connerie à plein régime. Le pire dans tout ça c’est que je te fais confiance et dans le fond, j’ai rien contre lui. Je me dis que si c’est ton ami, si tu l’apprécies autant, c’est qu’il y a une raison. Si Elwynn semble en être totalement accro, c’est qu’il y a une raison. Y a bien eu ce truc avec Jamie, mais qui n’a jamais fait un pas de travers ? J’aurai juste aimé ne jamais le savoir. Je dois continuer à faire des efforts là dessus, j’ai compris, et pour te prouver ma bonne foi j’irai même jusqu’à m’excuser auprès de lui pour mon comportement qu’il a pu juger étrange. Je ne lui ai laissé absolument aucune chance parce que j’étais totalement aveuglé par ce souvenir que j’ai, ton odeur sur lui alors que tu m’avais quitté. C’était stupide, je le sais, mais ça m’a fait mal et je suis resté bloqué là dessus. Et puis cette idée d’aller à un truc comme ça ensemble, ça me trotte dans la tête depuis un moment finalement. L’idéal, ça serait de l’organiser moi même comme ça je saurai précisément qui sera là, et où, mais ça, c’est seulement si tu as envie. En aucun cas je ne te forcerai.

Et … quand je te disais tout à l’heure que j’avais besoin d’être rassuré de temps en temps … Le prends pas mal, mais j’ai besoin de l’entendre de ta bouche.

« Est ce que t’es heureux avec moi ? »

Pas tout le temps, c’est pas ce que je veux dire, mais dans la globalité de notre relation. Réponds moi franchement, je suis près à encaisser et je veux savoir. Parce que si tu penses que ça n’est pas le cas, si tu penses que tu serais mieux sans moi dans ta vie, je saurai te rendre ta liberté. Si, et seulement si, je suis certain que c’est ce que tu veux vraiment et ce qui est le mieux pour toi. Sinon … hors de question que je te laisse t’éloigner de moi comme ça, sans me battre. Je t’ai laissé partir une fois, pour une bonne raison, alors il en faut une au moins aussi convaincante et je n’ai pas l’intention de te mordre à nouveau donc …

Parce que je m’enflamme un peu là, mais si jamais tu pars pas dans la même direction que moi, autant que je le sache.
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MessageSujet: Re: Some things don't matter - Kyle, Enzo   Mar 19 Fév 2013 - 3:00

Sans trop m’en apercevoir, j’avais mis le doigt sur quelque chose. Je ne m’étais jamais vraiment posé de question sur celui que j’étais, ne justifiant pas mes réactions telles qu’elles étaient. En réalité, je ne m’étais jamais rendu compte que je pouvais être aussi contrôlant avant qu’Enzo m’en fasse part quelques mois plus tôt. Je m’étais toujours comporté ainsi, ne changeant pas au fil du temps alors que mes relations avec les autres étaient plutôt minces, voir inexistantes durant une certaine époque de ma vie. Mais le fait de revenir encore sur cet aspect contrôlant de ma personnalité m’amenait à comprendre d’où ça pouvait provenir. J’avais finalement mis sa sur le dos de mes parents sans trop réfléchir, mais après coup, je me rendais compte qu’il y avait une forme de vérité dans ça. Le fait d’avoir toujours été (ou presque) livré à moi-même m’avait conduit à être très responsable beaucoup trop vite. Pour un enfant qui sortait à peine de l’école primaire, je dus prendre sur moi-même pour veiller à mes futures études. Le secondaire avait finalement eu raison de moi. Peut-être était-ce à cause des mauvaises notes que je récoltais ou les autres qui s’amusaient à me tirailler ou bien encore le fait que mes parents étaient absents. Oh ils étaient bels et bien là à la maison, entrain de se rouler un joint ou de prendre de la coke, mais pour eux, j’étais l’enfant invisible. Voyant qu’ils n’en n’avaient rien à foutre de mon éducation, j’avais délaissé mes devoirs pour me consacrer entièrement à mes dessins qui me procuraient beaucoup plus de plaisir et de satisfactions personnelles. Et finalement, j’avais décidé d’abandonner, m’apercevant que de rester sur le banc d’école ne m’apporterait rien sinon le fait d’avoir l’impression d’être constamment en prison. Le reste avait suivit tout naturellement alors que j’avais trouvé un job qui avait bien voulu de moi malgré mon jeune âge qui m’interdisait d’entrer légalement sur le marché du travail. J’avais toujours veillé à être l’heure tout comme je le faisais à l’école, j’avais appris à gérer l’argent que je récoltais pour la dépenser pour les bonnes choses, je m’assurais que mes parents ne s’aperçoivent pas de la double vie que je menais. Ils n’avaient jamais rien vu avant que je ne leur explose les faits au visage. Ils s’en foutaient de toute manière. Ce que je faisais n’avait jamais eu aucune importance pour eux tant et autant que je ne volais pas leur saleté de drogue. Et que bien sûr je ne sois pas un pédé.
Mais pour celle là, ils avaient raté leur coup.

Je me blâmais de leur mettre tout ça sur le dos, parce que j’étais l’unique fautif dans tout ça. Mon instinct m’avait bien servi jusqu’à maintenant avant que je ne m’en prenne à ceux que j’aime. Ou plutôt, à celui que j’aime. Et pourtant… Je me rendais compte que j’avais raison. Si j’étais comme ça, c’était bel et bien à cause d’eux et personne d’autre. Mais je m’en voulais d’avoir formuler tout ça à voix haute. J’aurais préféré porter le chapeau parce qu’il me faisait. Ce n’était pas eux qui étaient en relation avec Enzo, mais bien moi. Donc le seul à blâmer.

Ma voix s’était finalement brisée.
J’aurais voulu me montrer plus fort, mais j’en étais incapable. Admettre que j’avais tord n’était pas quelque chose que j’aimais particulièrement, mais lui faire du mal c’était pire que tout. Il avait cru que je souhaitais me venger, ce qui n’avait pas du tout été le cas et tout ça… Et oui j’avais réellement peur que cette manie de tout contrôler remette en question notre belle histoire d’amour et je n’avais pas envie d’être la cause de rupture. Pas à cause de cette connerie…
Cette situation, cette dispute me dépassait complètement. On s’était déjà pris la tête avant, mais ce n’était pas aussi intense que celle-ci.


- Hey, hey, hey. T’es pas parfait Kyle, et c’est pas ce que je te demande. Personne ne te demande de l’être, à part toi même. Si t’étais parfait, non seulement je m’ennuierai avec toi et de toute façon t’aurais foutu le camp depuis longtemps parce qu’il faut avoir un sérieux grain pour supporter un type comme moi. Mais toi tu le fais, et je suis convaincu que t’es le seul à pouvoir faire ça, le seul dont j’ai envie, et le seul qui est suffisamment cinglé pour s’accrocher à moi comme tu le fais.

Il me sourit. J’aurais pu lui rendre la pareille, mais je n’y parviens pas, encore trop sous le choc de cette découverte, de cette oppression que je sentais sur ma personne. Il n’y était pour rien bien entendu, j’étais le seul à m’infliger tout ceci. Je n’avais jamais demandé à être parfait, ce n’était pas quelque chose que je souhaitais d’ailleurs, mais ce que je détestais était cette sensation d’être un lâche. Et surtout, de lui avoir fait du mal.

- T’as pas à te sentir comme une merde, t’es loin d’avoir tous les torts dans cette histoire, d’accord ? C’est pas parce que j’ai une raison qui fait que je me comporte de façon parfois un peu particulière que ça doit devenir une excuse pour tout et surtout, t’es pas obligé de tout accepter. Ça me fait mal d’entendre tout ça, mais ça me fait encore plus mal de savoir que t’en souffres. Je ne suis pas tes parents, jamais je ne te ferai subir ce qu’ils t’ont fait subir si je peux l’en empêcher. Je dis pas que tu souffriras jamais avec moi, mais pas de cette façon là ça j’en suis presque certain. Ils sont responsables du chemin que tu as été obligé de prendre pour t’en sortir, mais c’est pas grâce à eux que tu es ce que tu es aujourd’hui : un type fort et solide, mais qui a des faiblesses, comme tout le monde. T’es parfois dur avec moi, c’est vrai, mais tu l’es encore plus avec toi même si tu veux tout savoir. Et je mérite qu’on me remette à ma place, Loup ou pas. Il n’est pas responsable de tous mes mots, tous mes actes et toutes mes pensées. J’arrive juste pas toujours à faire le tri mais une chose est sur, j’ai un sale caractère et une facilité déconcertante à être une bombe à retardement. Qui plus est c’est pas un crime d’être en colère et d’exprimer ses émotions, même quand elles ont une connotation négative.

Entendre de sa bouche que j’étais un « type fort et solide » mit un baume sur mon cœur. S’il le croyait, j’étais heureux d’être ce modèle pour lui. De mon côté, je ne me voyais pas vraiment comme tel. Faire un acte de suicide n’était pas synonyme de solide selon moi, mais j’allais m’abstenir de commentaire. Pour le reste, il avait sans doute raison. J’étais trop dur avec moi-même. À force de toujours devoir jouer au père pour ma propre personne, j’avais fini par pousser le vice plus loin en me tapant sur la tête pour me forcer à être meilleur. Pourtant, je n’avais jamais visé la perfection : seulement l’amélioration.

- Tu veux savoir, je crois qu’on se vaut toi et moi. Jusqu’ici j’étais persuadé que c’était toi qui me poussait derrière mes limites, dans mes retranchements, qui me provoquait sans vraiment le faire pour me faire avancer, pour me confronter à des choses que je ne connaissais pas et que je ne voulais sans doute pas connaître. Je ne t’en ai jamais voulu pour ça, ou peut être sur le coup quand ça pète entre nous mais je n’ai jamais gardé de rancœur vis à vis de ça parce que je savais qu’au final ça ne partait pas d’une mauvaise intention et bien souvent c’était bénéfique, même si ça faisait mal, même si ça me poussait au delà de moi même. Le truc c’est que je me rends compte maintenant que l’inverse, la réciproque, fonctionne aussi. Tu l’as dit, tu as toujours eu l’habitude de tout contrôler, et moi avec autant le dire – mais pas de malaise, je te laisse faire la plus part du temps – seulement je ne suis pas … comment dire … je ne suis pas quelqu’un qu’on peut contrôler en permanence et je crois que mon impulsivité t’a parfois pris au dépourvu, t’obligeant dans ce cas là à devoir gérer des situations que justement tu ne contrôlais pas. C’est comme si … c’était un choc des générations. L’adulte responsable face au gamin instable. Évidemment que ça clash, mais c’est pas irréversible, et puis mon côté encore enfant, je crois que même s’il te pousse parfois à bout, il te fait du bien malgré tout. Ça te confronte simplement à ce que tu pourrais être si tu lâchais prise parfois. Je peux t’apprendre, je peux t’aider à te défaire de cette espèce de prison de rigidité que t’as construit autour de toi pour te protéger, comme tu m’as aidé à sortir de la mienne. Ça fait des années que tu vis pour et par toi même, et puis tu te retrouves à gérer quelqu’un d’autre – un cas en plus de ça parce que mon pote t’as pas choisi le plus simple. C’est normal que tu réagisses comme tu le fais, c’est dans ta nature, dans les habitudes que tu as pris, et forcément moi j’arrive avec mes gros sabots et je donne un coup de pied dans tout cet ordre que tu as créé. Tu as le droit de craquer, comme tout le monde, et crois moi jamais je ne t’en voudrais pour ça, bien au contraire. Je ne peux juste pas me mettre à ta place, et comprendre vraiment ce que tu as vécu parce qu’on n’a pas du tout eu la même enfance.

J’hochai la tête à quelques reprises alors que ma tristesse semblait se dissiper. Ses mots me faisaient du bien et cette vérité m’éclairait sur plusieurs points.

- J’ai jamais rencontré quelqu’un comme toi Kyle, t’es unique. Parfois t’es chiant comme t’as pas idée mais c’est comme ça que je t’aime et je sais parfaitement que je ne te rends pas la vie facile. Moi aussi je savais dans quoi je m’engageais, j’ai rapidement compris qu’avec toi je ne pourrai pas avoir le dessus aussi facilement que je peux l’avoir avec d’autres et je crois que c’est justement ça – en partie – qui a fait la différence. T’es arrivé comme une tornade, t’as balayé ma vie, tu m’as foutu une belle claque, t’as secoué cet espèce de sale gosse rempli de noirceur que j’étais à l’époque et t’as réussi à lui faire comprendre qu’il faut se battre pour s’en sortir, à lui faire comprendre qu’il avait envie de s’en sortir mais qu’il avait juste besoin qu’on vienne le secouer et lui tendre la main parce que tout seul il n’y arrivait pas, et parce qu’il ne laissait personne s’approcher de lui. Toi t’as rapidement vu tout ce qu’il y avait derrière le masque, derrière la carapace, et au lieu de t’enfuir, t’as insisté, t’as gratté sous la surface et t’as su voir celui que j’étais vraiment. Peut être que sans toi j’aurai réussi à reprendre goût à la vie d’une manière ou d’une autre mais je suis sur que tu as accéléré le processus, et que personne d’autre que toi n’aurait pu le faire à ce moment là. Je sais pas, c’est comme ça, je le sens et c’est tout. Malgré tout ce qu’on a vécu, malgré tout ce que t’as subi à cause de moi t’es encore là. T’as souffert, aussi bien mentalement que physiquement, à cause d’eux et j’ai pas su te protéger mais je pense pouvoir affirmer que tu ne m’en as jamais voulu. Je t’ai mordu, j’ai failli te tuer, mais encore une fois t’es revenu. T’as eu peur de moi mais tu as su passer au travers. Tu sais de quoi je suis capable, tu sais que j’ai déjà tué et que rien ne peut affirmer que ça ne se reproduira pas, mais t’es encore là. Tu te rends compte de tout ce que t’es capable de supporter ? Je suis pas certain que tout le monde pourrait en faire autant et ça tombe bien parce que les autres je m’en tape. Pas mes amis, c’est pas ce que je veux dire, mais …

Sa main s’est enroulé autour de mon poignet, geste dont nous étions devenu habitué tout les deux au fil du temps. Mes yeux ont suivit le mouvement de nos mains lorsque la mienne se posa à plat sur son torse, à l’emplacement de son cœur. Je senti les battements de son organe vital sous ma paume et j’eus aussitôt un sourire, reconnaissant ce boum boum si irrégulier qui le caractérisait bien.

- Là, ça, c’est à toi et à personne d’autre, donc oui, c’est ça le plus important pour moi, que toi tu m’acceptes comme je suis, que tu te sentes la force de vivre avec tout ça parce qu’au final c’est toi qui a le plus à en subir les conséquences. T’es mon homme, ma moitié, mais pas seulement. T’es aussi mon meilleur ami, mon confident, et il y a des choses que je te dis à toi que je ne dirai jamais à personne d’autre. Pas même à mon frère, pas même à Jill ou Sovahnn. Des choses que je n’ai envie, que je ne peux, partager qu’avec toi. Parce que tu sais mieux que personne qui je suis. Et puis t’es ma famille, au même titre que Derek.

Dès ses premiers mots, j’avais relevé les yeux vers lui. Si son cœur battait à tout rompre, le mien était définitivement entrain de fondre. Comment faisait-il pour être si…?
Il était devenu silencieux, les paupières closes et je n’arrivais pas à défaire mon regard de lui. Je n’osais pas non plus rajouter des paroles à ses phrases magnifiques qu’il venait de prononcer. Je comprenais ce qu’il voulait dire puisque je ressentais la même chose pour lui. Il était absolument tout à mes yeux. Ma vie entière gravitait autour de lui et ça me plaisait comme ça. J’aimais être son petit copain, son meilleur ami, son journal intime et savoir que j’étais également de sa famille ne pouvait me procurer plus grand bonheur. J’avais toujours désiré faire partir d’une véritable famille qui s’aimait et mon rêve se réalisait enfin. Nous n’étions pas nombreux, mais ça n’avait aucune importance pour moi. Lui était là et c’est tout ce qui comptait.

Notre contact fut rompu lorsqu’il me lâcha pour aller s’asseoir sur le sol comme je l’avais fait plus tôt. Lorsque son dos trouva appui sur le mur, il me fit signe d’aller le rejoindre, ce que je n’hésitai pas à faire, imitant ses précédents mouvements.


- Tu sais, je me souviens qu’une fois quand j’étais petit j’ai entendu mes parents se disputer. Ça ne leur arrivait jamais, c’est en tout cas ce que je croyais parce qu’en apparence c’était le couple parfait, idéal, sans aucun remous, rien de négatif. Pour moi en tout cas. Pour mes yeux de petits garçons ils étaient infaillibles et indestructibles. Je devais avoir 9 ou 10 ans je crois, Derek était à l’école, moi pas encore parce que j’étais trop jeune donc j’étais avec les Non-Magiciens à l’école du quartier en attendant d’intégrer une école de Magie. Quand je les ai entendu, je me suis mis à trembler comme une feuille morte, et j’ai eu peur, si tu savais comme j’ai eu peur. Je sais pas pourquoi j’ai fait ça mais je suis allé me planquer dans la chambre de mon frère, comme si … je pouvais y trouver du réconfort ou un truc dans le genre. Il l’a jamais su évidemment, sinon je m’en serai pris une je pense. Enfin bref, je me suis roulé en boule sur son lit et j’ai pleuré. J’ai imaginé le pire dans ma tête, ils allaient se séparer, ce genre de trucs. J’ai extrapolé, clairement. Ma mère m’a finalement trouvé, elle m’a demandé ce qu’il se passait et je lui ai expliqué. Elle m’a rassuré, elle m’a dit que c’était normal de ne pas être toujours d’accord avec la personne qui partage notre vie, que ça n’était rien qu’une dispute banale, que ça arrivait à tout le monde et que ça ne remettait pas en cause leurs sentiments ni même leur mariage mais que certaines choses avaient parfois besoin d’être exprimées et que ça n’était pas toujours possible de le faire sans crier. A l’époque, j’ai pas vraiment compris ni même cherché à comprendre mais aujourd’hui ça me paraît clair.

Une vague de compassion me submergea alors qu’il replongeait dans ses souvenirs d’enfance. Je m’imaginais sans aucune difficulté ce petit garçon terrorisé et triste s’imaginant les pires scénarios concernant l’avenir de sa famille. Papa d’un côté, maman de l’autre. Une fin de semaine sur deux chez papa et le reste du temps chez maman. Avoir deux maisons, deux chambres, deux endroits totalement différents… Des parents qui se séparent, c’était probablement le cauchemar de tous les enfants. Ça n’avait pas été mon cas puisque j’avais toujours vu les miens se prendre la tête, mais ils n’avaient jamais flanché. Par contre, j’arrivais parfaitement à saisir ce que l’on devait ressentir quand les deux êtres que l’on aime le plus au monde se font momentanément la guerre. J’eus un petit sourire lorsque la mère Enzo arriva dans le décor de la chambre du jeune Derek et qui consola son fils comme il se devait, lui expliquant les choses de la vie sans artifice sans pour autant y mettre de la négation. Une vraie bonne maman rêvée qui avait fait la bonne chose. Elle avait enseigné quelque chose d’important à son garçon, même si tout naturellement, il n’avait rien saisit : la chicane était terminée et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Et il rapportait la situation à nous maintenant. Ma peur. Je comprenais.


- Des disputes on en aura d’autres, je suis prêt à le parier. C’est … le cours normal des choses, je crois. Tu ne pourras pas toujours tout contrôler, tu ne pourras pas toujours me contrôler, et je ne pourrais pas toujours me contrôler non plus. Forcément il y aura des moments où ça explosera, des moments comme celui là parce que ni toi ni moi ne sommes infaillibles et parce que parfois certaines choses sont trop lourdes à porter, pour une raison ou une autre, et qu’on n’est pas capable de prendre sur soi. Tu es humain, moi aussi et ça Loup n’y changera rien. Pas de ce point de vue là en tout cas. T’as parfaitement le droit de m’engueuler parce que je me comporte comme une bête, c’est pas pour autant que ça changera les choses mais au moins tu te seras exprimé. Idem de mon côté, si tu deviens trop paternaliste, à un moment j’arriverai plus à me retenir de t’envoyer chier. Ça fera du bruit, on se fera du mal, encore, mais … Je sais pas, moi ça ne me fait pas plus peur que ça. Je trouve ça normal que le train déraille parfois. Et même si tu penses que je n’ai pas de compte à te rendre, je crois que si. On est deux, on est un couple, et ce qui peut avoir une incidence sur toi, je dois t’en faire part, à mon sens. Hier je pétai la forme, aujourd’hui c’est plus difficile. Parce que je suis fatigué, parce que la Lune arrive, parce que comme je te l’ai dit certains jours c’est pas toujours simple de se contenter de ce qu’on peut avoir et que ce sentiment d’injustice me colle aux basques et fait remonter tout un tas de choses en moi. Et pas que des bonnes. De la violence, entre autre. T’as pas à en payer les frais, Sovahnn non plus. Personne. Si je t’ai rien dit c’est que je pensais simplement que ça passerait une fois qu’on serait tranquille tous les deux mais … les choses ne se sont pas passées comme prévue, c’est tout.

J’hochai la tête de nouveau, comprenant parfaitement ce qu’il illustrait. Il avait raison, j’avais peur pour un rien.
Mais ce n’est pas comme ça quand on aime réellement quelqu’un?


- Tu sais quoi, avant que tu ne deviennes un vieux pépé avant l’âge, la prochaine fois que j’entends parler d’une fête ou d’un truc dans le genre, tu viendras avec moi, et tu t’amuseras. Je ferai tout pour que ça soit le cas, et … C’est prendre un risque mais tant pis. J’en ai marre qu’on se cache tout le temps comme on le fait, on est ensemble et j’en suis fier. Je dis pas que ça sera facile, et je ferai en sorte de savoir à l’avance qui sera là parce que … c’est toujours le même problème, les murs de cette école ont des oreilles, mais j’ai envie de pouvoir te prendre la main devant mes amis, nos amis, j’ai envie de m’amuser avec toi, qu’on fasse les fous, les cons, qu’on partage autre chose qu’un moment passé dans la peur de se faire surprendre par les mauvaises personnes. Ça te dit ? On pourra même prévenir Billy si tu veux, j’te promets de me tenir.

J’éclatai aussitôt de rire, m’imaginant ce que pourrais être la fête dont il me parlait. Effectivement, peut-être que ce genre de détente me ferait du bien. Réunis avec nos amis à l’occasion d’une soirée où nos soucis seraient vraiment de côté. On serait bien entourés des gens qui comptent réellement… Billy et Enzo dans la même pièce wow… C’était totalement inespéré, mais rêvé à la fois. Je connaissais Billy depuis tellement longtemps même si nous avions été séparés durant de nombreuses années, ça n’avait apparemment rien changé à notre amitié. Le fait qu’il soit un sorcier ne me dérangeait pas tant que ça : il restait le même pour moi. Et de l’autre côté, il y avait mon amour donc… Oui si Billy était invité, ça me ferait très plaisir.
Et alors que j’allais lui répondre à son « invitation » il me posa LA question :


- Est ce que t’es heureux avec moi ?

Mon sourire disparu peu à peu en même temps que mes éclats de rire. Autant l’avouer, je fus surpris d’une telle question, surtout que je croyais être assez… Démonstratif pour qu’il n’y ait aucun doute sur la question. Ce n’était pas parce que je contrôlais tout en permanence que ça voulait dire qu’il ne me rendait pas heureux en étant celui qu’il était. Ce n’était pas non plus parce que j’avais eu peur que ça parte en vrille à cause de mon petit problème que je n’étais pas heureux je…
Je ne comprenais pas sa question. Peut-être avait-il besoin d’être rassuré à son tour tout comme j’en avais eu besoin quelques minutes plus tôt.

Mon regard s’ancra définitivement dans le sien et j’attrapai ses mains dans les miennes avant de les serrer doucement.


- Tu en doutes? Parce que si c’est le cas, tu ne devrais pas. Je suis le mec le plus heureux de la Terre avec toi. T’as pas idée de tout ce que tu peux m’apporter. Je me suis senti renaître avec toi et j’ai l’impression de grandir tous les jours à tes côtés. C’est pourquoi j’ai si peur que mon petit problème de contrôle finisse par venir à bout de nous, mais tu viens de me démontrer que ça n’allait pas être le cas. Je veux que tu m’aides à m’améliorer, à devenir ce petit gamin que je n’ai jamais pu être réellement. Je ne te promets pas de me changer du jour au lendemain, mais je peux faire des efforts pour y parvenir. J’ai envie de m’améliorer pour que nous deux ça puisse durer et surtout que toi aussi tu sois heureux avec moi. Et je sais tu que l’es.

Inutile de te poser la question. Le simple fait de voir ton regard illuminé qui se pose sur moi à chaque fois que tu me vois me suffit. C’est lorsque tu n’auras plus cette étincelle dans tes yeux que je devrai commencer à me poser des questions. D’ici là je reste confiant et surtout, je reste moi-même. Avec un petit brin d’amélioration quand même. Si tu peux réellement m’aider à ne pas devenir un pépé trop tôt, je pense que ce serait réellement apprécier. Je veux profiter de ma vie sans avoir à toujours regarder derrière moi s’il n’y aurait pas de méchants monstres nommés supérieurs pour me filer la claque. Je suis tanné et fatigué et toi aussi. Devoir me protéger sans cesse doit être épuisant et même si je te demanderais d’arrêter, je sais que tu ne le ferais jamais. N’empêche, j’aimerais vraiment revenir ce petit garçon qui ne se rend pas compte du danger. Je pourrais continuer à jeter des regards par-dessus mon épaule, mais pas regarder constamment en arrière…
J’aimerais tellement que l’on puisse sortir d’ici. Je me demande si notre relation serait différente. Bien sûr qu’elle le serait, mais de quelle manière? Peut-être que le fait de ne plus être constamment surveiller nous enlèverait un poids et surtout un grand stress. C’est peut-être pour ça que je suis aussi contrôlant et toi aussi impulsif : toutes ces atrocités nous ont forcés à changer nos comportements et nous font agir de manière radicale. Nous sommes toujours à bout de nerfs et donc un petit rien comme ce soir nous font grimper dans les rideaux. Dans la vie de tous les jours… M’enfin dans un monde parfait sans autorité au-dessus de nos têtes, je suis certain que je te laisserais plus de liberté dans tes choix, tes comportements, tes agissements… Petite impression comme ça. M’enfin, qui sait…

J’eus de nouveau un sourire.


- Et je voulais te remercier. De m’avoir fait partager ce beau moment avec ta mère. J’avais pas de difficulté à m’imaginer la scène. Un tout petit Enzo roulé en boule sur le lit de son grand frère et cette jolie femme que j’ai vu une fois sur photo penchée sur lui pour lui apprendre les choses de la vie. Sur le coup ça dû être vachement dur pour toi de les entendre se disputer et… Tu vois, ça c’est un truc que j’ai manqué dans ma jeunesse. Les miens se disputaient sans cesse et je n’arrivais pas à comprendre ce qu’était être un couple. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, je croyais que ça voulait simplement dire être avec quelqu’un que l’on arrive à tolérer et avec qui on s’amuse à se chamailler sans cesse parce que ça nous permet de passer les nuits d’insomnie. Enfin chamailler… Le mot est faible, mais tu vois le genre je pense. Ce n’est pas eux qui m’ont donné ma leçon de vie, mais toi. Parce que j’ai appris qu’être avec toi, ce n’était pas comme eux me l’illustrait. Et ta maman vient de me donner une autre belle leçon par ton entremise et… Merci. Ça dû être la plus chouette des mamans de la Terre.

Et j’étais sincère et non jaloux. Il avait eu cette chance et moi pas. Mais j’arrivais à vivre avec et j’étais heureux que lui ait pu tirer quelque chose de bien de ses parents avant qu’ils ne disparaissent soudainement.

- Et je suis d’accord pour que tu me le dises quand ça va pas. Tu me confies déjà pas mal de trucs sur ta vie, tes amis, l’école et tout le reste, mais… Je peux aussi supporter tes humeurs. Tu vis pas mal plus de trucs que moi donc c’est normal que ça explose sans raison. Je suis là pour ça et je compte le rester encore bien longtemps d’ailleurs.

Parce que je n’envisage pas de me séparer de toi. Pas le moindrement du monde. Je serais prêt à affronter la fin du monde juste pour pouvoir voir ce petit sourire de gamin sur ton visage farceur ou tes yeux noisette qui brillent d’amour pour moi. Ça et bien d’autre chose, mais je me passerai de te faire une liste. Je sais que tu serais capable de beaucoup aussi. À croire que l’on est en compétition tous les deux…
C’est pas moi qui va te laisser, c’est toi!
Non c’est toi!
Non, toi!

*Okay l’auteure sort… :gla: *

J’approchai mon visage lentement du sien avant de déposer un petit bisou sur le bout de son nez. Mon sourire s’élargit.


- Et tu penses vraiment à une petite fête? Faut avouer qu’on en a jamais eu ensemble… Je dois dire que je suis pas vraiment habitué à ce genre de soirée, mais si c’est des gens qu’on connaît, qu’on tolère et qu’ils nous tolère aussi, je crois que ça peut être sympa. Faudra préparer la date et la liste des invités alors. Mais tu m’oublies pour les boissons et le reste parce que moi…

Je secouai la tête vivement.

- Moi pas touche.

Je me repenchai vers lui comme si j’allais lui confier un secret.

- Et le fait que tu sois d’accord pour que l’on prévienne Billy n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

Tu ne pensais quand même pas t’en tirer à si bons termes mon amour!
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MessageSujet: Re: Some things don't matter - Kyle, Enzo   Mer 20 Fév 2013 - 18:03

Le constat que je suis entrain de me faire suite à ce long monologue est assez … déroutant. Je ne sais pas vraiment d’où tout ça à pu sortir. Du fond de mon cœur, ça c’est une évidence, mais je ne me savais pas si … oserais-je le dire … mature. Oui pour moi c’est une preuve de maturité que d’avoir réussi à mettre des mots sur toutes ces émotions. Les siennes comme les miennes. Je sais que je peux être le pire des gamins, mais il faut croire qu’il n’y a pas que ça. Je savais déjà que mes personnalités étaient multiples, je crois que je viens d’en trouver une autre et ça me fait vraiment bizarre. Ça n’est pas que je ne l’aime pas, c’est juste que ça devient trop sérieux. Je sais qu’il faut l’être parfois mais j’ai pas envie de grandir trop vite, j’ai pas envie de devenir le spécialiste des relations humaines et surtout je n’ai pas envie de tout comprendre parce que je veux pouvoir continuer à découvrir les choses, à les ressentir comme si c’était la première fois. Je ne veux pas être adulte, c’est aussi simple que ça. Quand je me perds dans les émotions de Loup, je ne me sens pas adulte, je me sens animal, et c’est une facette de moi que j’ai appris à accepter. Quand je fais le con, que je m’amuse, j’ai l’impression d’être un enfant que rien ne peut atteindre, et je n’ai pas envie que ça change. Oui j’ai vécu beaucoup de choses, et pas que des bonnes, mais je ne veux pas en arriver à un point où tout me semblera … trop … juste trop. J’ai pas envie d’être blasé comme nombre semblent l’être. J’ai envie de continuer à être surpris par la vie. Et j’ai envie que Kyle puisse débrancher, et ressentir les choses, les vivre, avec un peu plus de légèreté. Je n’ai pas à décider pour lui, mais quand je le vois comme ça, je me dis qu’il ne vit pas si bien que ça le fait de toujours tout contrôler. Je peux comprendre, sincèrement. Je peux comprendre que ça puisse lui faire peur, et qu’il aura besoin de temps, mais je serai là pour l’aider, et j’espère qu’il en a conscience. Je le pense, mais je n’ai pas la prétention d’affirmer savoir ce qu’il se passe précisément dans sa tête. Quoi qu’il en soit la décision lui appartient et peu importe laquelle elle sera je la respecterai.

Pour le reste … Pourquoi cette question ? Question qui a eu l’air de le surprendre et de le prendre au dépourvu. Est ce que tu es heureux avec moi … Oui c’est lourd de sens, je le sais, mais comme je te l’ai déjà expliqué il y a des choses qui semblent évidentes pour toi mais qui ne le sont pas pour moi. J’ai besoin d’être rassuré, d’entendre les mots clairement sortir de ta bouche pour avoir la certitude que cette vie n’est pas un calvaire pour toi ou en tout cas pas par ma faute. J’ai besoin de savoir si par ma présence j’arrive à mettre un peu de lumière dans ton existence. On passe de supers moments ensemble, et encore une fois je ne doute pas de tes sentiments à mon égard, mais parfois ça ne fait pas tout et c’est dans une situation comme celle ci que je me rends compte à quel point tout est fragile. C’est important pour moi, c’est tout, et …

Ça peut paraître stupide, ou extrême, ou tout ce que vous voulez, mais le simple contact de sa peau sur la mienne à toujours eu le don de me mettre dans des états assez distinct. Tout ce que je sais, c’est que peu importe la situation et mon état d’esprit, ça me fait toujours quelque chose. Ça m’apaise, ça m’enflamme, aujourd’hui ça m’apaise et c’est le but. C’est pour ça qu’il prend mes mains dans les siennes. Par ce simple geste je comprends son intention. Je voulais qu’il me rassure et c’est ce qu’il va faire, ou en tout cas essayer de faire.

« Tu en doutes? Parce que si c’est le cas, tu ne devrais pas. Je suis le mec le plus heureux de la Terre avec toi. T’as pas idée de tout ce que tu peux m’apporter. Je me suis senti renaître avec toi et j’ai l’impression de grandir tous les jours à tes côtés. C’est pourquoi j’ai si peur que mon petit problème de contrôle finisse par venir à bout de nous, mais tu viens de me démontrer que ça n’allait pas être le cas. Je veux que tu m’aides à m’améliorer, à devenir ce petit gamin que je n’ai jamais pu être réellement. Je ne te promets pas de me changer du jour au lendemain, mais je peux faire des efforts pour y parvenir. J’ai envie de m’améliorer pour que nous deux ça puisse durer et surtout que toi aussi tu sois heureux avec moi. Et je sais tu que l’es. »

Est ce que j’en doute ? Pas vraiment, c’est juste que je me dis que le quotidien est pas toujours facile à vivre et au final ça peut rapidement – ou pas – devenir difficile à gérer. Et puis je sais pas, peut être que je suis trop dans la demande ou dans l’attente mais je crois que j’ai besoin d’être rassuré de temps en temps, malgré tout. Ça se passe bien entre toi et moi, mais … oui je pense que j’avais simplement besoin d’entendre ces choses là sortir de ta bouche. Tu sais quoi ? A t’écouter parler j’ai l’impression de m’entendre, ça ferait presque peur. Ce sont des choses que j’ai déjà formulé presque mot pour mot par le passé. J’ai envie que tu sois heureux avec moi et pour ça je suis prêt à faire des efforts monumentaux, c’est ton cas aussi. Si avec ça on n’y arrive pas … Mais c’est si flagrant que ça, que je suis heureux avec toi ? Tant mieux. Et tant mieux si tu le ressens surtout. Ceci dit il ne faut pas que ça t’empêche de me courir après quand même, parce que j’aime bien ça. C’est … bon pour le moral, l’égo, la fierté et toutes les autres conneries de ce genre. Sans parler du fait que ça me permet de croire encore que je suis insaisissable, alors que c’est pas le cas parce que tu m’as chopé y a plus d’un an et depuis je suis totalement accro mais c’est pas la question. C’est nécessaire pour mon égo de mâle dominant, j’en ai besoin. Laisse moi croire parfois que je ne suis pas une cause acquise, parce que j’ai peur de ce qui pourrait se passer si un jour je me sens enchainé par mes propres sentiments.

Tu es heureux avec moi. Je suis heureux avec toi. On est heureux ensemble malgré les montagnes russes sur lesquelles on se retrouve parfois tous les deux. La faute à mon caractère, mais aussi au tiens. Notre faute à tous les deux. C’est toujours mieux d’avoir des torts partagés et de les admettre, ça atténue les tensions, tu penses pas ? C’est juste que je pense avoir plus besoin que toi de démonstration de tout ça. J’en sais rien, ta main dans mes cheveux, un câlin avant de dormir qui vient spontanément, une petite attention, un je t’aime glissé dans l’oreille au passage, j’ai besoin de tout ça. Chez moi ça vient naturellement parce que je suis un gros bébé, un bisounours, mais je crois que toi t’as plus de distance avec ça même si je ne manque de rien. Tu ne me repousses pas, c’est déjà ça. Peut être que je devrai m’en contenter mais au moins maintenant tu sais comment je ressens les choses, et je sais que tu n’as pas spécialement besoin de plus d’air que tu n’en as déjà. Oui, si je pouvais je passerai 50% de mon temps collé à toi, c’est comme ça. C’est pas parce que j’en ai envie que je le fais, et je ne suis pas en manque d’affection, mais c’est vraiment un truc pathologique chez moi et je ne sais pas vraiment d’où ça vient à vrai dire. Je crois que j’ai simplement toujours été comme ça avec les gens que j’aime et qui sont réceptifs à ce petit trait de mon caractère.

Dans un autre registre, je préfère te voir sourire, ceci dit c’est normal de vouloir voir les gens à qui on tient sourire, non ? Si. Et je me pose encore et toujours bien trop de questions, je sais, mais ça je crois pas que ça changera un jour.

« Et je voulais te remercier. De m’avoir fait partager ce beau moment avec ta mère. J’avais pas de difficulté à m’imaginer la scène. Un tout petit Enzo roulé en boule sur le lit de son grand frère et cette jolie femme que j’ai vu une fois sur photo penchée sur lui pour lui apprendre les choses de la vie. Sur le coup ça dû être vachement dur pour toi de les entendre se disputer et… Tu vois, ça c’est un truc que j’ai manqué dans ma jeunesse. Les miens se disputaient sans cesse et je n’arrivais pas à comprendre ce qu’était être un couple. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, je croyais que ça voulait simplement dire être avec quelqu’un que l’on arrive à tolérer et avec qui on s’amuse à se chamailler sans cesse parce que ça nous permet de passer les nuits d’insomnie. Enfin chamailler… Le mot est faible, mais tu vois le genre je pense. Ce n’est pas eux qui m’ont donné ma leçon de vie, mais toi. Parce que j’ai appris qu’être avec toi, ce n’était pas comme eux me l’illustrait. Et ta maman vient de me donner une autre belle leçon par ton entremise et… Merci. Ça dû être la plus chouette des mamans de la Terre. »

Oh ça oui elle l’était ! C’était la plus belle, la plus douce, la plus intelligente, la plus drôle, la plus formidable de toutes les mamans de la terre. C’était ma maman à moi. Et celle de Derek aussi bien sur, mais tout le monde à compris l’idée. Oui j’étais un fifils à sa maman et alors ? Peut être que ça vient de ça d’ailleurs, ce côté affectif et affectueux démesuré. Pendant des mois après sa mort je n’ai pas supporté qu’on me touche, ni ne m’approche, alors qu’avant j’étais tout le temps dans ses bras. Tout le temps, c’est une façon de parler bien sur, mais je me souviens avoir déjà fait le rapprochement entre Kyle et ma mère et … aussi bizarre que ça puisse paraître, je pense sincèrement faire une sorte de transfert. J’ai coupé le cordon parental brusquement et pas par choix, résultat quand j’ai trouvé une nouvelle personne réceptive à mon affection, et qui me le rendait bien, … voilà le résultat. Désolé. Et oui je sais que ça peut paraître tordu dit comme ça mais je vous assure que ça ne l’est pas. Je ne fais absolument aucun parallèle entre ma mère et Kyle, hormis celui là et son côté un peu trop paternaliste, évidemment. Lui n’a pas eu la chance de vivre ça, alors je ne peux pas lui en vouloir d’être légèrement différent de moi sur ce point de vue. Il n’a pas reçu d’affection quand il était plus jeune, et qu’on l’accepte ou pas tout le monde en a besoin, à des degrés différents, c’est tout. C’est sans doute pour ça qu’il me laisse venir à lui et que l’inverse est moins flagrant – pour moi en tout cas. On n’a simplement pas les mêmes « références ». Tant qu’on se complète, pour moi tout va bien et je crois que de toute façon j’en n’aurai jamais assez :gla:

« Et je suis d’accord pour que tu me le dises quand ça va pas. Tu me confies déjà pas mal de trucs sur ta vie, tes amis, l’école et tout le reste, mais… Je peux aussi supporter tes humeurs. Tu vis pas mal plus de trucs que moi donc c’est normal que ça explose sans raison. Je suis là pour ça et je compte le rester encore bien longtemps d’ailleurs. »

Sans raison … ça se discute, mais j’ai saisi le message. Un bisou ? J’en veux bien un. Sur le nez, ok. Si tu veux.

« Et tu penses vraiment à une petite fête? Faut avouer qu’on en a jamais eu ensemble… Je dois dire que je suis pas vraiment habitué à ce genre de soirée, mais si c’est des gens qu’on connaît, qu’on tolère et qu’ils nous tolère aussi, je crois que ça peut être sympa. Faudra préparer la date et la liste des invités alors. Mais tu m’oublies pour les boissons et le reste parce que moi… »

Je sais, c’est pas ton délire.

« Moi pas touche. »

Et moi, j’ai le droit ? :angel: Et puis, je veux pas dire mais … On dirait que t’es entrain d’organiser notre mariage là. Relax chéri, on va juste essayer de se trouver une occasion pour se détendre et s’amuser. Laisse-toi porter, je m’occupe de tout, sinon on va se retrouver avec une pièce montée ou je ne sais trop quoi. Enfin pour ce qui est de l’alcool, je sais que t’aime pas me voire boire pour tout un tas de raisons, mais là dessus aussi t’auras peut être à faire des concessions parce que je n’ai pas l’intention de m’interdire trop de trucs. Je ferai attention, mais un peu de temps en temps c’est pas la mort. Je ne forcerai pas la dose, c’est promis. Ou alors seulement quand tu ne seras pas là :gla: C’est mal Enzo ! Vilain. Au fait, j’ai cru remarquer que l’alcool me rend encore plus collant et me donne encore plus envie de me jeter sur toi, c’est en tout cas l’observation que je me suis fait l’autre jour avec Jillian et d’ailleurs t’as de la chance qu’elle m’ait retenu sinon je débarquai dans ta chambre en pleine nuit, comme une fleur, mais on s’en fout. Tu m’aurais foutu dehors vu l’état dans lequel j’étais, ça j’en doute pas une seconde. A raison.

Est ce que je vais avoir le droit à un bisou maintenant ? Nan, c’est pas mon oreille que tu dois embrasser. Enfin si, aussi, si tu veux mais …

« Et le fait que tu sois d’accord pour que l’on prévienne Billy n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. »

Gna, gna, gna.
&@#$% !

Voilà, c’est tout ce que j’ai à répondre à ça. C’est de la provocation ça, Johnson. Ni plus, ni moins. Et tu sais pourquoi ? Parce que même si je suis intenable avec ma manie de te considérer comme mon territoire et ma propriété, y a quand même une partie de toi qui aime ça. Je vais garder ça dans ma tête parce que je n’ai pas envie de réenclencher la guerre, mais tu ne me sortiras pas ça de l’esprit. Pas grave, je vais ramener mes « ex », je suis sur qu’on va bien s’amuser tous ensemble, hein ? Je plaisante, même s’il y en aura au moins une. Enfin ça c’est si elle veut encore m’adresser la parole après ce qu’il s’est passé tout à l’heure.

Et puis rends-moi mes mains d’abord ! Méchant. Allumeuse, j’suis sur qu’au fond de toi ça t’excite que je sois jaloux – dans la mesure du raisonnable, évidemment – et t’as envie de me tester. T’es … manipulateur ! Mais je t’aime quand même, pauv’con.

« Mouais. T’es sourd quand ça t’arrange, s’pèce de chieur. Mais bon j’ai promis et je m’y tiendrai. Si ça te fait plaisir, c’est tout ce qui compte et puis de toute façon je suis pas obligé de lui parler si j’en ai pas envie. »

Quoi ?! J’ai dit que je me tiendrai, pas que ça allait devenir mon meilleur pote pour autant :gla: Tes amis ne sont pas obligés d’être les miens et inversement :gla: Puis vas savoir, j’ai peut être peur de me rendre compte que finalement je l’apprécie :gla:

« J’irai emmerder Elwynn pendant ce temps là, c’est pas bien grave. Et te mets pas dans la tête qu’on va commencer à faire des trucs de couples hein ? Genre des soirées à quatre avec eux deux ou j’sais pas quoi. Ça craint, c’est pour les vieux ça. »

Comment ça je manque de tact ? Ouais. Ouais c’est vrai, et je ne crois pas que ça changera, désolé. Ou pas. J’aime tellement passer d’un extrême à l’autre. Du mec romantique – voir niais mais chut – au macho de base qui veut pas qu’on l’enferme dans une routine de vieux. Les extrêmes de ce genre là oui, ça me fait même rire, les autres un peu moins mais ça n’est pas le sujet.

« Toi qui te contrôle trop et moi pas assez … On est le couple de l’année j’crois bien. Qui a dit : Qui se ressemble, s’assemble ? Ce type là avait pas prévu qu’on se rencontrerait un jour toi et moi. »

Et pleins d’autres, oui je sais, on n’est pas unique, mais pour moi si et les autres, les histoires des autres, je m’en tamponne. Les contraires s’attirent, bla, bla, bla … De toute façon c’est débile puisqu’on se ressemble sur certains points, on diffère sur d’autres, comme tout le monde. Encore une fois c’est juste pour la forme et histoire de dire une connerie parce que l’atmosphère sérieux, j’en ai ma claque. Je vais commencer tout de suite ton apprentissage mon bonhomme. Observe, et admire. Après t’auras le droit de me frapper si vraiment je deviens insupportable, mais tu te feras mal. Juste un truc avant …

« Je crois que ma mère et toi vous vous seriez bien entendu. Oui, je crois que tu l’aurais beaucoup aimé et inversement. J’aurai bien aimé pouvoir te la présenter mais te parler d’elle c’est déjà important pour moi. D’une certaine façon t’apprends à la connaître quand même. Idem pour mon père même si j’en parle peut être un peu moins. Tu connais déjà mon frère même si … c’est pas le grand amour, et qui sait, peut être qu’un jour j’aurai l’occasion de te présenter à ma Grand Mère. La mère de mon père, en Australie, parce que les autres … On ne peut pas dire que je les connaisse vraiment. Ceux d’Angleterre j’veux dire. »

Parfois j’oublie que ma mère vient d’ici, et très franchement … je crois qu’elle aussi l’avait oublié. Elle avait des contacts avec sa famille mais dans mes souvenirs c’était assez rares. D’ailleurs, avant de débarquer au Royaume Unis il y a deux ans on n’avait jamais mis les pieds ici. Eux étaient venus nous rendre visite mais j’en garde à peine trace dans ma mémoire. Mi-Australien, mi-Anglais, par le sang et … non, Australien tout court. Un point c’est tout. Je suis né là bas, j’ai grandi là bas et mon cœur sera toujours là bas même si pour une raison ou une autre je n’y retourne pas. Ça ne me manque plus autant et à vrai dire j’y pense de moins en moins. Je n’oublie pas totalement, et surtout pas Grand-Mère mais … Deux ans, ça n’est pas rien et il s’en passe des choses en deux ans, on a le temps de changer en deux ans. Il m’arrive de temps en temps de m’imaginer quelle aurait pu être leur réaction si je m’étais pointé à la maison avec un garçon. Maman n’en aurait pas fait de cas, ça j’en suis certain. Pour Papa ça aurait sans doute été un choc mais il aurait fini par s’y faire. Grand Père là je préfère ne pas y penser mais Grand Mère, comment est ce qu’elle pourrait réagir ? Les femmes de la famille Ryans ne sont pas aussi dures que les hommes, alors même si en présence de son mari elle n’aurait sans doute rien fait pour aller contre son sens, de son propre point de vue je ne crois pas qu’elle m’aurait maudit à jamais. Maintenant qu’il est mort … Enfin de toute façon pour l’instant on ne peut pas avoir la réponse mais si un jour notre secret vole en éclat, et qu’on s’en sort – pensée ultra positive et ironique, bonjour – je lui écrirai et je le lui dirai. Les autres, ça n’a pas vraiment d’importance, mais elle si. C’est peu le dernier bastion de la famille même si on a des cousins, oncles et tantes. Quant au côté de maman, comme je viens de le dire, on ne les connaît pas vraiment alors leur avis … j’en ai pas besoin, et je m’en tamponne. Je suis un Lycan, et je suis … indéterminé. Je sors avec un mec, et j’en suis très amoureux. Peu importe ce que je suis. Amoureux, c’est suffisant. De toute façon on ne va pas passer le réveillon là dessus.

« Finalement c’est moi qui t’apprend la vie, t’as vu ça ? Tu peux remballer ton habit de parent, je prends le relais. Peut être que je ferai un bon père de famille en fait. »

Enzo …
Shocked
J’ai vraiment dit ça ?
Oui, t’as vraiment dit ça.
J’ai vraiment dit ça.

« Euh, enfin c’est pas la question de toute façon. »

C’est ça, racle toi la gorge et fais comme si t’avais rien dit.

« Sinon oui je pense vraiment à une fête ou un truc dans le genre. Y en a tout le temps dans le château, et à chaque fois que j’y ai mis les pieds, volontairement ou pas, tu me manquais. C’est un peu frustrant de pas pouvoir profiter de ça avec toi en fait. Pas que je ne suis pas capable de m’amuser quand t’es pas là, et on a aussi le droit d’avoir des moments sans forcément être fourré dans les pattes l’un de l’autre mais j’aimerai bien voir ce que ça donne. J’te promets pas la fiesta du siècle, sans doute plus un truc improvisé, mais tu verras que certaines personnes suffisent par leur présence pour enflammer le truc et mettre l’ambiance. J’suis sur que ça pourrait te faire du bien en plus de ça, de rencontrer peut être d’autres gens, ou d’apprendre à en connaître mieux certains. Et puis avec Sova, Jill, Cam, Riley, etc … Ca peut donner des mélanges intéressants j’pense. »

Je ne vais très certainement pas me transformer en organisateur d’événement, c’est clairement pas mon truc, mais j’ai juste envie de passer un moment avec mes amis, tous mes amis, et les gens que j’apprécie sans qu’on soit nécessairement très proches. La forme, le lieu, la date et l’heure, finalement tout ça n’a pas vraiment d’importance à mes yeux. Tant qu’ils sont là, et tant qu’il est là. Je sais pas, peut être que ça permettrait d’officialiser un peu notre relation parce que jusqu’ici on ne peut pas dire qu’on soit beaucoup sorti de notre bulle. Certains le connaissent parce que je leur en ai parlé mais ne l’ont même jamais vu, alors nous voir tous les deux ensemble … Pas qu’on soit l’attraction de l’année, c’est pas ce que je veux dire, mais à mon sens ça serait comme un pas de plus en avant, et surtout une occasion pour débrancher de la réalité, et en vivre une autre. Moins sombre. Plus … normale. Et … oh … pardon. Désolé. Pourquoi ? Parce que je viens de lâcher un bâillement à m’en décrocher la mâchoire. La main devant la bouche quand même, j’ai été bien élevé.

« Je me sens totalement vidé, et pour tout t’avouer j’irai bien me coucher. Je crois même que je pourrai m’endormir là, comme ça, par terre. »

Enfin … M’endormir sur toi ça me branche plus en fait. C’est un problème ? :angel: Et hop, ni vu ni connu, je t’embrouille et ma tête se retrouve sur ses cuisses, le reste de mon corps sur le sol malgré que je reste en éveil et près à réagir en cas de besoin. Oui, juste la tête parce que le reste … mon but c’est pas de le t.., de l’écraser. Faut que tu prennes du poids chéri, on n’aura plus ce problème. Viens faire du sport avec moi, tu verras, ça te défouleras en plus de ça. Je plaisante, je le sais que c’est pas son truc et je l’aime comme il est. Tant pis s’il doit supporter ma grande carcasse, ça c’est pas mon problème. Et ça aussi c’est une blague, évidemment. D’ailleurs je ne devrai même pas avoir à me justifier. D’un autre côté personne ne me le demande … Oui bon ça va hein !

« J’vais t’apprendre moi à être un sale gosse, tu vas voir. Tu vas devenir pire que moi ! »

T’es sur de ça Enzo ?

« Bon … Je sais pas si c’est possible ça mais on va essayer de faire quelque chose de toi quand même. »

:gla:

« T'as du potentiel, faut juste que t'arrive à lâcher prise et à te laisser aller. Tu finiras par y arriver, et si vraiment ça coince j'userai et abuserai de tous mes charmes pour te faire flancher. T’en est capable, tu me l’a déjà prouvé, seulement au bout d’un moment il va falloir que t’y arrive sans que j’ai besoin de me mettre à poil. »

Parce qu'en public, ça pourrait être gênant quand même. Ben quoi ? Qu’il vienne pas me dire qu’il est psychorigide H24 parce que je peux vous certifier que c’est TOTALEMENT faux.

Oui, je te cherche, je te provoque, parce que j’adore ça. J’aime te faire sortir de ta réserve, de ton « contrôle » de cette façon là, parce que je sais que tu n’es pas fâché et que même si tu t’offusques, ça te fait rire. Je te fais rire. Je t’agace, mais je t’amuse. Je suis un peu le bouffon du roi en y repensant mais c’est pas grave, si ça peut te faire sourire je prends. Enfin va pas croire que t’es le roi quand même, la grosse tête c’est réservé à mon frangin. Et un peu à moi aussi, oui, je sais Rolling Eyes On a le même sang, le même nom de famille, alors forcément … Lui c’était le brouillon, moi je suis le résultat final ! Et s’il m’entendait … ben ça serait vachement drôle en fait. Je vais la lui ressortir un de ces quatre tiens.

« Quoi qu’il en soit on peut pas rester là. On a plusieurs options : Retenter d’accéder à ta chambre mais c’est prendre le risque qu’ils viennent te faire chier en pleine nuit et qu’il me trouve avec toi. Attendre un peu et se poser dans le canapé de ma Salle Commune, parce que crois moi j’aimerai bien te faire monter dans le dortoir mais je suis pas sur que les gars apprécient et c’est surtout que pour certains je sais pas si je peux leur faire entièrement confiance. Je les connais pas assez. Tu me diras la Salle Commune c’est tout aussi risqué et parfois elle est squatté la nuit. Insomnie, devoir en retard, et j’en passe. Autrement on peut aller faire un tour dans la Salle de Bain des Préfets comme la … gentiment suggéré Sovahnn. Je dis pas, le contact de l’eau ça peut faire du bien même si de mon côté j’ai pris une bonne dose hier au lac. On peut toujours essayé de se trouver une pièce pas utilisée et s’enfermer dedans, à voir si je peux pas nous faire un semblant de nid plus ou moins douillet avec la magie. Oh et je t’ai toujours pas emmené dans la Salle où les saisons font des trucs bizarres, mais bon, s’il pleut … Et puis il fera nuit j’pense. Pas que ça me dérange en soi mais de toute façon tout le monde peut y entrer. La Cabane d’Isma, c’est mort. On pourra pas sortir sans se faire voir maintenant, à mon avis c’est trop tard. Aller trainer dans les cuisines aussi, si t'as faim, et si on arrive à descendre jusque là. Sinon on repart chacun de notre côté mais cette option là ne m’emballe pas des masses personnellement. »

C’est frustrant – encore, et je trouve qu’il revient trop souvent ce mot – d’en arriver toujours au même point, mais bon, maintenant que le sourire est revenu autant essayé de le garder. Pourquoi il n’y a pas une Salle sur Demande à tous les étages au juste ?

« Un de ces jours il faudra que je demande à Maël où il en est avec son projet de trafic de Polynectar, tu sais ce truc, enfin cette potion, qui change l’apparence des gens pour leur donner celle de quelqu’un d’autre. Ça serait plus simple si tu pouvais te balader sous les traits de quelqu’un d’autre mais même si tu garderais ton odeur, je crois pas que je serai capable de te toucher si tu ressemblais à quelqu’un d’autre. »

Non, j’en suis même sur.
Ça serait vraiment trop bizarre.
Et comme je peux difficilement ne pas te toucher …

« Qu’est ce que t’as envie de faire ? »

A ton tour de prendre la décision.
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MessageSujet: Re: Some things don't matter - Kyle, Enzo   Dim 24 Fév 2013 - 4:13

Les disputes n’étaient jamais quelque chose d’agréable. Cependant, le calme après la tempête était rassurant. On avait l’impression que le couple s’en ressortait plus fort. Les forces et les faiblesses avaient été énumérées des deux côtés, il y avait eu une compréhension totale, une discussion qui avait aboutie à quelque chose… Parfois, les disputes valaient la peine même si elles nous mettaient dans tous nos états. Autrement, on n’arriverait pas à grandir, à s’en sortir vainqueur. Si l’on veut que les choses dures, il faut parfois mettre les points sur les i et les barres sur les t même si ça peut être plus brusque qu’on ne l’aurait cru. Et ça, je venais de l’apprendre de lui, qui lui l’avait appris de sa mère. Aillant des parents qui s’étaient toujours disputés lorsqu’ils n’étaient pas défoncés presque sur le point d’overdose, je n’avais jamais compris réellement ce qu’était un couple. Si ça voulait dire toujours se chamailler, se prendre la tête pour un oui ou pour un non, je n’étais pas certain d’en vouloir. Mais en voyant à quel point moi et lui on s’entendait bien ensemble, je m’étais simplement dit que mes géniteurs m’avaient donné le mauvais exemple. Du coup, quand ces fameuses chicanes intervenaient dans cette harmonie qui me convenait parfaitement, j’avais peur. Mes parents ne s’étaient jamais séparés pour autant (à moins qu’ils ne l’aient fait après mon départ), mais pour moi, ce n’était pas synonyme de quelque chose de bien. Mais maintenant, je me rendais compte que c’était peut-être essentiel finalement. Pas en avoir à tous les jours, pas à ce qu’elles soient toujours très intenses, mais qu’elles soient là pour nous rendre plus forts. D’un côté comme de l’autre. Ensemble, en tant que couple.
Et ce n’est pas parce qu’on est deux garçons que c’est différent d’un coup de sexe différents.

Le sujet de conversation avait doucement déviré vers l’idée d’une petite fête. Idée que je trouvais excellente, aillant une vie sociale assez pauvre, malgré que les dernières semaines aient été plus « mouvementées » que d’autres. Mouvementées dans le bon sens. Faire de nouvelles rencontres était toujours très agréable. En fait, une seule rencontre, mais c’était une joie de connaître Riley à présent. Enfin… Je n’étais pas habitué aux genres de soirées qu’Enzo me proposait, mais j’étais très enthousiaste. Peut-être que ça me donnerait l’impression de vraiment faire parti d’une petite bande d’amis pour une fois. C’était bien avoir un petit copain, un meilleur ami et un autre que je pouvais considéré comme un frère, mais… Je ne sais pas, les réunions ça semblent cool.
Et si Billy pouvait vraiment être invité, ce serait vraiment super.


- Mouais. T’es sourd quand ça t’arrange, s’pèce de chieur. Mais bon j’ai promis et je m’y tiendrai. Si ça te fait plaisir, c’est tout ce qui compte et puis de toute façon je suis pas obligé de lui parler si j’en ai pas envie. J’irai emmerder Elwynn pendant ce temps là, c’est pas bien grave. Et te mets pas dans la tête qu’on va commencer à faire des trucs de couples hein ? Genre des soirées à quatre avec eux deux ou j’sais pas quoi. Ça craint, c’est pour les vieux ça.

Vrai.
Il n’était pas obligé de lui parler s’il n’en n’avait pas envie. Je n’allais certainement pas l’y obliger. Pour rester dans le vif du sujet : je n’étais pas son père. Et puis tant qu’à faire des flammèches pour rien et que tout vole en fumée à cause d’une stupidité, aussi bien laisser tomber. Il est vrai que j’aimerais bien qu’ils finissent par s’entendre ces deux-là, mais on ne pouvait pas tout obtenir dans la vie. Je savais que le blocage venait d’Enzo puisque Billy était assez ouvert aux autres habituellement. Le temps n’avait pas changé cet aspect de sa personnalité puisqu’il avait rapidement intégré l’équipe de Quidditch au terme de capitaine, qu’il s’était fait une super copine et qu’il semblait avoir beaucoup de contacts à l’école. Enzo était jaloux de lui. Une partie de moi pouvait le comprendre, mais pas l’autre. Il voyait en lui un rivale, j’avais beau lui répété que ce n’était pas le cas et que ça ne le serait jamais, mais… Mes paroles semblaient n’avoir aucun effet. Tant pis.
Et pour l’idée des sorties à quatre, je n’eus qu’un sourire comme pour semer le davantage le doute en lui. En fait, cette suggestion ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Si lui trouvait que c’était pour les vieux, moi je me disais que c’était plus une idée de filles ça. Sortir à quatre dans quels intérêts? S’échanger la couleur de nos caleçons et nous dire dans quelle position on aimait faire l’acte…? Non sérieusement…


- Toi qui te contrôle trop et moi pas assez … On est le couple de l’année j’crois bien. Qui a dit : Qui se ressemble, s’assemble ? Ce type là avait pas prévu qu’on se rencontrerait un jour toi et moi.
- C’est clair.


Tes opinions ne me dérangent pas mon amour, si c’est ce que tu crois. T’es parfois plus cru que ça et franchement… Moi ça me fait rire et c’est tout. Te justifie pas pour rien voyons. Et celle là, je me passerai bien de te la dire à voix haute, parce qu’elle fait justement contrôlante.

- Je crois que ma mère et toi vous vous seriez bien entendu. Oui, je crois que tu l’aurais beaucoup aimé et inversement. J’aurai bien aimé pouvoir te la présenter mais te parler d’elle c’est déjà important pour moi. D’une certaine façon t’apprends à la connaître quand même. Idem pour mon père même si j’en parle peut être un peu moins. Tu connais déjà mon frère même si … c’est pas le grand amour, et qui sait, peut être qu’un jour j’aurai l’occasion de te présenter à ma Grand Mère. La mère de mon père, en Australie, parce que les autres … On ne peut pas dire que je les connaisse vraiment. Ceux d’Angleterre j’veux dire.

J’adorais quand il me parlait de sa famille. J’aimais me les imaginer dans cette grande maison au bord de la plage. J’arrivais presque à sentir l’air salin dans mes narines. Ce n’était probablement pas la bonne odeur (j’avais plutôt celle du Maine en tête), mais ça se rapportait tout de même à l’eau. Cette famille heureuse avant que ce grand malheur ne s’abatte sur elle. Malheureusement, je ne pourrai jamais connaître ses parents, mais j’aurais adoré. Si j’avais la chance de rencontrer un jour sa grand-mère paternelle, ce serait déjà un grand honneur pour moi.
De mon côté, je ne parlais pas souvent de mes parents, même voir jamais. Je l’avais fait ce soir dans le but de justifier certains comportements, mais sans plus. Je ne racontais pas d’anecdote, d’histoires de vacances ou de morales puisqu’il n’y en avait jamais eu. Je préférais de loin écouter sa version de la famille que de m’entêté à lui raconter des trucs non palpitants. J’ignorais s’il aurait envie un jour de les voir, mais moi, est-ce que j’aimerais les revoir? Je ne m’étais pas vraiment posé la question. D’ailleurs, étrangement, je ne me posais jamais de questions à leurs sujets. Où ils étaient rendus, ce qu’ils faisaient, est-ce qu’ils avaient tentés de me chercher, pensaient-ils toujours à moi… Je m’en foutais. Ils vivaient leur vie de leur côté et moi, la mienne. En fait, je crois que j’aurais honte de les voir et encore plus honte de leur présenter Enzo. Pas à cause de lui, bien sur, mais bien à cause d’eux. Avec leurs dents pourries par la drogue dure, leurs yeux rouges cernés jusqu’aux joues, leurs regards vides, leurs maigreurs frappante et j’en passe… Telle est la dernière image que j’ai d’eux gravé dans ma mémoire. Et je n’avais pas envie qu’il voit ça.


- Finalement c’est moi qui t’apprend la vie, t’as vu ça ? Tu peux remballer ton habit de parent, je prends le relais. Peut être que je ferai un bon père de famille en fait. Euh, enfin c’est pas la question de toute façon.

T’es sérieux…? C’est mignon ça…
J’eus les yeux ronds l’espace d’une seconde tandis qu’il se raclait la gorge afin de mieux reprendre.


- Sinon oui je pense vraiment à une fête ou un truc dans le genre. Y en a tout le temps dans le château, et à chaque fois que j’y ai mis les pieds, volontairement ou pas, tu me manquais. C’est un peu frustrant de pas pouvoir profiter de ça avec toi en fait. Pas que je ne suis pas capable de m’amuser quand t’es pas là, et on a aussi le droit d’avoir des moments sans forcément être fourré dans les pattes l’un de l’autre mais j’aimerai bien voir ce que ça donne. J’te promets pas la fiesta du siècle, sans doute plus un truc improvisé, mais tu verras que certaines personnes suffisent par leur présence pour enflammer le truc et mettre l’ambiance. J’suis sur que ça pourrait te faire du bien en plus de ça, de rencontrer peut être d’autres gens, ou d’apprendre à en connaître mieux certains. Et puis avec Sova, Jill, Cam, Riley, etc … Ca peut donner des mélanges intéressants j’pense.

Je lui souris.

- Ouais c’est exactement ce à quoi je pensais. T’as eu une très bonne idée sérieusement. J’ai déjà hâte d’y être!

Même si je savais que ça va sûrement prendre un certain temps. Avec tous les trucs qui nous tombent dessus sans prévenir, ce n’est pas toujours évident de planifier des choses. Bref, j’allais me mettre sur le mode patience et attendre que ça vienne.
Il poussa un bâillement et je me demandai aussitôt quelle heure il était.


- Je me sens totalement vidé, et pour tout t’avouer j’irai bien me coucher. Je crois même que je pourrai m’endormir là, comme ça, par terre.

En l’espace de deux secondes, sa tête se retrouva sur mes cuisses. Mes mains étant désormais libres, je plongeai les doigts dans sa tignasse.
Le calme après la tempête… J’adore.


- J’vais t’apprendre moi à être un sale gosse, tu vas voir. Tu vas devenir pire que moi ! Bon … Je sais pas si c’est possible ça mais on va essayer de faire quelque chose de toi quand même. T'as du potentiel, faut juste que t'arrive à lâcher prise et à te laisser aller. Tu finiras par y arriver, et si vraiment ça coince j'userai et abuserai de tous mes charmes pour te faire flancher. T’en est capable, tu me l’a déjà prouvé, seulement au bout d’un moment il va falloir que t’y arrive sans que j’ai besoin de me mettre à poil.

J’eus un petit rire.

- T’inquiète je pense que je devrais être capable de fournir des efforts considérables pour ne pas que ça arrive trop souvent. Même si j’adore te voir à poil et subir tous tes charmes… N’empêche, je pense que je n’ai pas vraiment besoin d’excuse pour avoir droit à tout ça. Disons juste que ça te donnera un peu de repos. Et puis je veux que tu sois fier de moi, que tu ne fasses pas tous ces efforts là pour rien. On s’amusera, tu vas voir.

J’ai bien l’intention de le faire. D’être un peu ce gamin que je n’ai jamais vraiment été. Continuer d’avoir une maturité, mais être capable de dire des conneries. Bah depuis que je suis avec toi, j’en dis pas mal plus qu’avant. C’est déjà un bon pas. Si je peux continuer comme ça…

- Quoi qu’il en soit on peut pas rester là. On a plusieurs options : Retenter d’accéder à ta chambre mais c’est prendre le risque qu’ils viennent te faire chier en pleine nuit et qu’il me trouve avec toi. Attendre un peu et se poser dans le canapé de ma Salle Commune, parce que crois moi j’aimerai bien te faire monter dans le dortoir mais je suis pas sur que les gars apprécient et c’est surtout que pour certains je sais pas si je peux leur faire entièrement confiance. Je les connais pas assez. Tu me diras la Salle Commune c’est tout aussi risqué et parfois elle est squatté la nuit. Insomnie, devoir en retard, et j’en passe. Autrement on peut aller faire un tour dans la Salle de Bain des Préfets comme la … gentiment suggéré Sovahnn. Je dis pas, le contact de l’eau ça peut faire du bien même si de mon côté j’ai pris une bonne dose hier au lac. On peut toujours essayé de se trouver une pièce pas utilisée et s’enfermer dedans, à voir si je peux pas nous faire un semblant de nid plus ou moins douillet avec la magie. Oh et je t’ai toujours pas emmené dans la Salle où les saisons font des trucs bizarres, mais bon, s’il pleut … Et puis il fera nuit j’pense. Pas que ça me dérange en soi mais de toute façon tout le monde peut y entrer. La Cabane d’Isma, c’est mort. On pourra pas sortir sans se faire voir maintenant, à mon avis c’est trop tard. Aller trainer dans les cuisines aussi, si t'as faim, et si on arrive à descendre jusque là. Sinon on repart chacun de notre côté mais cette option là ne m’emballe pas des masses personnellement. Un de ces jours il faudra que je demande à Maël où il en est avec son projet de trafic de Polynectar, tu sais ce truc, enfin cette potion, qui change l’apparence des gens pour leur donner celle de quelqu’un d’autre. Ça serait plus simple si tu pouvais te balader sous les traits de quelqu’un d’autre mais même si tu garderais ton odeur, je crois pas que je serai capable de te toucher si tu ressemblais à quelqu’un d’autre. Qu’est ce que t’as envie de faire ?
- Euh…


Je sais, ce n’est pas une réponse, mais trop d’informations en même temps voilà ce que ça donne. C’était surtout sa dernière partie sur le polyquelque chose qui m’avait embrouillé l’esprit. Changer d’apparence? Si lui n’étais pas prêt à me toucher avec le corps de quelqu’un d’autre, moi je n’étais pas prêt a changer d’aspect. J’aimais bien ma tronche, même si ici elle était synonyme de danger à tout moment. Et puis je ne sais pas… Me retrouver dans la peau de quelqu’un que je ne connais pas, ou même que je connais c’est trop… C’est trop tordu pour mon petit cerveau de « moldu » ça.

Quoi qu’il en soit, il avait raison : on ne pouvait pas rester ici trop longtemps. Même si nos deux heures de sursis accordées par le supérieur ne devaient pas être écoulées, il pourrait aussi bien nous faire une petite surprise d’avance.
Je réfléchissais à ses nombreuses propositions durant quelques secondes. Son énumération avait été assez longue et maintenant j’avais la lourde tâche de devoir choisir dans le tas. Un choix qui se devait juste et surtout sécuritaire, puisque la pièce secrète du septième étage nous avait été volée. Mais qui sait peut-être qu’elle était libérée maintenant… Mais remonter aussi haut serait sûrement un risque, surtout aussi tard dans la nuit. Ce n’était pas parce que les étudiants étaient dans leurs dortoirs que ça signifiait que les supérieurs allaient se coucher. Loin de là. Les rondes se continuaient de plus belles alors que les hommes du jour se faisait relayer par l’équipe de nuit. Ça, on commençait à le savoir. Encore heureux qu’on ne se soit jamais fait pincer à présent…


- Pas question que l’on se sépare ce soir en tout cas. Et après mûre réflexion, je dois t’avouer que l’idée de Sovahnn et cette fameuse salle de bain me plaît beaucoup. Et il me semble que…

Je levai le bras gauche et me senti l’aisselle avant de faire une grimace.

- Mouais, je suis dû pour une petite trempette je crois. En plus, on a jamais prit de bain ensemble… En fait, j’ai jamais prit de bain avec personne sauf peut-être mon petit canard en plastique quand j’étais très jeune. Ça pourrait être chouette non? Et ensuite, je ne sais pas… On pourrait peut-être retenter notre petit nid secret… Qui sait, peut-être que les occupants sont partis et qu’on pourrait avoir notre nuit tranquille… Enfin on peut le faire si tu crois que c’est sécuritaire parce que sinon… Je ne vois pas vraiment d’autre option que ma chambre. Je ne crois pas qu’ils me tombent dessus cette nuit. Je peux pas avoir de certitude, mais ils me foutent la paix depuis assez longtemps alors pourquoi cette nuit-ci et pas une autre? Et pour la cuisine, mon estomac va tenir le coup jusqu’à demain matin, moi aussi je suis assez crever alors… Moins on fait de détour, mieux ce sera. Mais je tiens à mon bain, hein?

Un beau petit sourire malicieux. Que tu dois voir à l’envers vu ta position, mais je suis certain que tu le reconnais. Un bon bain chaud, une bonne détente et après un gros dodo avec le meilleur des amoureux. Et je parle de toi là hein, pas de moi! Oo

Il ma répondu une connerie, avant de finalement acquiescer à mon souhait. Il s’est relevé en douceur et moi j’ai suivis son mouvement, lui attrapant aussitôt la main. On s’est souris, il a agité de nouveau sa baguette pour retirer les sorts qu’il avait jetés à la pièce et nous sommes sorti dans le couloir désert avant de filer directement sur l’étage où il y a la fameuse chambre de bain.

Chambre de bain assez… Wow… Ils sont chanceux ces préfets, même si je ne sais pas ce que ça mange en hiver…

Et moi je suis bien avec toi. Je suis plutôt content qu’on ait eu cette discussion.
Merci Sovahnn, même si malheureusement, tu t’es retrouvée mêlée à tout ceci. Je te promets de te faire des excuses quand on se reverra.
Et merci à toi de supporter celui que je suis. J’espère que ça durera éternellement nos deux.

Je t’aime.

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MessageSujet: Re: Some things don't matter - Kyle, Enzo   Lun 25 Fév 2013 - 17:59

Avant je parlais pas, maintenant je parle trop.

« Euh… »

Oui je sais, ça fait beaucoup d’information d’un coup. Désolé. Prends ton temps, on n’est pas – trop – pressé. Merci Sovahnn.

Quand je me suis allongé par terre, quand ma tête s’est posé sur ses cuisses et que comme toujours ses doigts sont allés se perdre dans mes cheveux, je me suis dit : Stop. Pas dans le sens négatif du terme, pas dans le sens « arrête ça tout de suite » mais dans le sens : J’ai envie que le temps s’arrête et que ce moment là dure pour toujours. Le calme après la tempête, l’abcès crevé, les choses dites avec sincérité. Juste lui, et moi, dans un de ces moments où plus rien n’existe. Ça n’est pas qu’il est la seule personne qui compte pour moi, ni même que j’aimerai qu’il le soit, c’est simplement qu’un moment comme ça me donne envie de passer le reste de ma vie avec lui et je me surprends à penser que plus rien d’autre n’a d’importance. Il est là, et c’est tout ce qui compte. J’ai des amis, une famille, des personnes qui sont très importantes pour moi et sur lesquelles je n’ai absolument pas envie de tirer un trait. C’est son cas aussi même si sa vie est légèrement différente de la mienne. Je dis juste que personne d’autre que nous deux n’a sa place dans un moment comme ça, c’est tout. Tout ce à quoi j’aspire à l’heure actuelle, et ce dans la mesure du raisonnable, c’est de passer les prochaines heures avec lui. N’importe où, ça m’importe peu finalement. Je lui ai exposé les solutions qui s’offrent a nous, et s’il prend la décision qui implique finalement une séparation pour la nuit parce que c’est plus raisonnable, je respecterai son choix. Ce qui ne veut bien évidemment pas dire que ça me ferait plaisir et que je le prendrai avec le sourire, mais c’est comme ça. J’accepterai. Cela étant je ne crois pas qu’il ait envie qu’on s’éloigne encore une fois l’un de l’autre. Je ne l’affirme pas, parce que ça n’est pas dans mes habitudes, mais je pense que je pourrai le faire. On a peut être une relation un peu particulière, une relation explosive, une relation qui peut parfois avoir l’air malsaine et destructrice aux yeux des autres – même si dans le fond ils sont assez rares à être au courant – mais ça n’est rien de tout ça. Enfin si, elle est particulière et explosive mais ç’a toujours été le cas, depuis le tout début, et je ne crois pas que ça changera. C’est notre façon de faire, notre façon d’être à deux. A côté de ça on a énormément de moment où tout se passe bien, faut pas déconner. Ça n’est pas parce qu’on se dispute parfois, et parce que celle ci était sans doute plus dure que les précédentes, qu’on passe notre temps à vivre dans le conflit. C’est totalement faux. Le truc c’est qu’on est simplement un peu novice là dedans tous les deux, c’est tout. Il nous faut le temps de prendre nos marques et même si ça fait maintenant plus d’un an qu’on se connaît, plusieurs mois qu’on est officiellement – peut être pas aux yeux du monde mais pour nous en tout cas, et pour ceux qui sont au courant – ensemble, j’en sais rien, ça prend un peu de temps et c’est tout. On apprend l’un de l’autre, et à être confiné dans le secret comme on doit l’être, peut être que ça complique un peu les choses, c’est tout. Lui n’a eu pour référence qu’un couple de drogués qui s’engueulaient en permanence ou étaient bien trop défoncés pour avoir la moindre réaction, alors c’est pas étonnant qu’il manque de repères. Dans mon cas c’est différent et pour être honnête, avant aujourd’hui, je n’avais jamais pris mes parents pour exemple de ce point de vue là. Pour moi ils étaient Papa et Maman avant d’être mari et femme, je crois qu’en discutant avec Kyle j’ai ouvert une autre porte et je les vois d’une autre manière : En temps que couple et non pas en tant que parents. D’un autre côté, je ne vois pas bien sur qui j’aurai pu prendre exemple puisqu’en dehors d’eux, on ne peut pas dire qu’il y ait beaucoup de couples dans mon entourage. Il y avait bien le reste de la famille, et même Grand Père et Grand Mère, mais je ne voyais pas ce côté précis de leur relation. En même temps, j’étais qu’un gosse quand on a été séparés de tout ce monde là et très franchement les relations de couples c’est vraiment le sujet qui m’intéressait à l’époque. Ici, sur qui je pourrai prendre exemple ? Mon frère ? La bonne blague. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps il était plutôt du genre à papillonner de fleur en fleur, pour être poli et si effectivement pendant un moment j’ai pu me comporter un peu comme lui, c’est pas vraiment comme ça que ça fonctionne entre Kyle et moi. Aujourd’hui il a radicalement changé son mode de vie, et il a Jill dans la tête mais … je crois que mon cher et tendre et moi avons un train d’avance sur ces deux là, sans vouloir porter de jugement. Pour le reste, y a pas vraiment de couples dans notre entourage. Max et Isma ? Franchement je comprends pas grand chose à ce qui se passe entre ces deux là, et j’ai pas envie de me poser la question. Elwynn et Billy ? Oui bien sur. Là comme ça j’en vois pas vraiment d’autre en fait. Et puis de toute façon on a pas besoin des autres pour régler nos problèmes et prendre des modèles ou je ne sais pas trop quoi. Chacun sa life. Apprendre avec lui, et en même temps que lui, moi ça me va en tout cas. On y arrivera tous seuls, comme des grands. Hein bébé ? Et merde, je recommence avec ça. Je trouve ça ridicule x_X

Tout ça pour dire que je suis bien là, ma tête posée sur lui et ses mains dans mes cheveux. Ça me berce et très honnêtement je suis à deux doigts de m’endormir. Je crois qu’il réfléchit, et moi je le regarde mais je sens bien que mes yeux se ferment. Je crois que je souris, parce que j’aime bien le regarder comme ça sans rien dire, alors qu’il a plus ou moins la tête ailleurs. Il plisse les yeux quand il cogite, c’est marrant. Et sa bouche se tord parfois d’un côté ou de l’autre alors j’imagine qu’il est entrain de peser le pour et le contre, je sais pas trop. Oui je me fais mes petits films dans ma tête, et alors ? J’ai le droit d’analyser mon mec si j’ai envie, ça dérange personne. Pas lui en tout cas, et d’ailleurs je suis pas sur qu’il s’en rende compte, tout simplement.

Kyle … parle moi, s’il te plaît, sinon dans deux secondes ma lumière s’éteint et je pars direct en sommeil profond.

« Pas question que l’on se sépare ce soir en tout cas. Et après mûre réflexion, je dois t’avouer que l’idée de Sovahnn et cette fameuse salle de bain me plaît beaucoup. Et il me semble que… »

Si j’avais eu le courage de bouger, je crois que je l’aurai serré contre moi rien que parce qu’il a dit qu’il ne voulait pas qu’on se sépare. La fatigue peut me rendre de mauvais poil, et c’était d’ailleurs le cas avant notre discussion mais là je me sens totalement comme un petit garçon qui a juste envie d’attraper son doudou et de se cacher sous sa couette pour faire un gros dodo. Ceci dit, l’idée de Sovahnn n’implique pas de couette, mais de l’eau. Ça me va aussi. Tant qu’on reste ensemble tout me va, et tu sais à quel point j’aime l’eau alors pas de soucis. Qu’est c’que … Dites moi que je rêve, il vient vraiment de se sentir le dessous de bras ? T’es vraiment le mec le plus glamour de la terre mon chéri. Comment ça je suis pire ? Oui c'est vrai. Je peux l'être disons, mais je peux aussi être un garçon très ... Bref.

« Mouais, je suis dû pour une petite trempette je crois. En plus, on a jamais prit de bain ensemble… En fait, j’ai jamais prit de bain avec personne sauf peut-être mon petit canard en plastique quand j’étais très jeune. Ça pourrait être chouette non? Et ensuite, je ne sais pas… On pourrait peut-être retenter notre petit nid secret… Qui sait, peut-être que les occupants sont partis et qu’on pourrait avoir notre nuit tranquille… Enfin on peut le faire si tu crois que c’est sécuritaire parce que sinon… Je ne vois pas vraiment d’autre option que ma chambre. Je ne crois pas qu’ils me tombent dessus cette nuit. Je peux pas avoir de certitude, mais ils me foutent la paix depuis assez longtemps alors pourquoi cette nuit-ci et pas une autre? Et pour la cuisine, mon estomac va tenir le coup jusqu’à demain matin, moi aussi je suis assez crever alors… Moins on fait de détour, mieux ce sera. Mais je tiens à mon bain, hein? »
« Pourquoi ? T’aime pas ça sentir l’homme ? »

Parce que moi si. Enfin quand c’est toi je veux dire. J’aime ton odeur, et crois moi, si pour moi et mes sens lupins elle n’est pas insupportable, c’est qu’elle ne l’est pas pour le commun des mortels. C’est particulier comme réflexion, j’en ai bien conscience, et Sova a raison quand elle me traite de fétichiste des odeurs mais j’ai appris à m’y faire. Au départ ça surprend, c’est très déstabilisant mais honnêtement, je ne me souviens plus vraiment comment c’était avant, quand je ne sentais pas tout ce que je peux sentir maintenant. C’est pas toujours une bonne chose ceci dit parce qu’il y a des odeurs nettement moins agréables que d’autres. Imaginez ce que je dois endurer dans certaines situations, je vous jure que c’est pas toujours le pied. Là, en l’occurrence, ça n’a rien de dérangeant pour moi, bien au contraire. Son odeur corporelle est gravée dans ma mémoire olfactive, comme d’autres, mais la sienne est plus forte et plus présente que les autres et c’est celle que je préfère. En toute objectivité et pour tout un tas de raisons. Je l’aime tellement que je lui pique régulièrement des vêtements pour dormir avec d’ailleurs :gla: Quant à lui, il n’est peut être pas Loup, mais c’est pareil de son côté. Peut être qu’on est bizarres mais franchement je m’en fous pas mal. On est comme on est, et tant que ça nous va à tous les deux, y a pas de problème. Hum … ne me souris pas comme ça toi.

« J’aurai bien aimé te voir avec ton p’tit canard … »

Ne te marre pas Enzo … Non … Trop tard … Paie ton fou rire ! D’un autre côté, avouez que l’image est assez drôle, non ? Son p’tit canard en plastique … Je crois que je ne vais pas me remettre de cette image. Un bain, je dois bien l’admettre que l’idée me branche complètement même si j’ai prodigieusement la flemme de grimper trois étages. Ceci dit pour toi j’irai décrocher la Lune, ce qui n’est pas bien compliqué quand on a un chat qui s’appelle comme ça et moi je sors.

« C’est parti mon … Nan j’peux décemment pas prononcer ce truc. Ça va finir en surnom ça, kiki, et je trouve ça horrible. Kiki et Zozo, c’est … :lol: »

Oh merde, achevez moi je commence à délirer complètement là.

« Pardon. J’me tais. Allons prendre un bain Monsieur Johnson-Ryans. »

Sans pouvoir cesser de sourire comme un con je me suis relevé, tant bien que mal, et après m’être étiré, après avoir baillé encore une fois, j’ai senti sa main attraper la mienne alors qu’il venait de se relever à son tour. J’ai annulé tous les sors que j’avais lancé et on s’est mis en route. Je ne sais pas bien depuis combien de temps on était enfermé dans cette pièce mais le temps d’arriver en haut, en effectuant tous les tours et détours nécessaires, ça nous laissait un écart suffisamment important. J’ignorai si Sovahnn avait effectivement fait un tour là haut, et si l’endroit était vraiment sécurisé mais … de toute façon ici rien n’est jamais sécuritaire. On a fini par arriver à bon port et pendant tout le trajet sa main n’a jamais lâché la mienne. Une fois le mot de passe prononcé, la porte s’est ouverte et là j’ai pu admirer toute la surprise et la fascination dans son regard. Je l’ai laissé prendre ses marques, observer en silence, tout en me faisant la réflexion que la seule et unique fois où j’étais venu ici c’était avec celle qui nous permet aujourd’hui d’être là tous les deux. Ça me semble tellement loin tout ça, presque dans une autre vie. On s’était vraiment bien marré ce jour là et j’espère qu’on aura encore l’occasion de partager des moments comme ça tous les deux. Ça n’est pas parce que Kyle est de retour dans ma vie que ça doit changer les choses, mais j’ai bien l’impression que ça le fait quand même. J’imagine que ça ne peut pas être comme avant, mais on doit pouvoir trouver une nouvelle dynamique non ? En tout cas je l’espère parce que je n’ai vraiment pas envie de la perdre. Cela dit, ça n’est pas le moment de penser à ça. Pour l’heure tout ce dont j’ai envie c’est de me plonger tout entier dans cette eau chaude et de me détendre, de partager un bon moment avec ma moitié et oublier tout le reste. On en a besoin, tous les deux, alors tant qu’on le peut profitons en et après on avisera, comme toujours.

J’ignore combien de temps on a pu rester là, mais c’était vraiment génial. On s’est amusés, arrosés, coulés, etc … Deux gamins, ni plus ni moins, et malgré la fatigue c’était vraiment un super moment. Puis on s’est posé un peu, on a partagé un moment plus calme, remplis de câlins, de caresses et de bisous. Pour un peu ça aurait pu être romantique comme situation. En réalité, ça l’était. Pas que ce soit une chose après laquelle je coure mais quand ça se présente comme ça, et que tout semble naturel, pourquoi pas. Ça fait du bien parfois, mais n’allez pas le répéter. Je suis une brute, n’oubliez jamais ça, pas un calinours romantique. Il n’y a que Kyle qui le voit ça, et peut être d’autres mais à de très rares exceptions et je n’ai pas envie que ça change. On a été relativement sages. Est ce que c’est bien ? Est ce que ça ne l’est pas ? Peu importe, les choses se sont passés comme ça et puis au bout d’un certain temps on est sorti de l’eau, on s’est rhabillés. Le septième ou le quatrième ? Monter ou descendre ? Prendre des risques ou … prendre des risques ? On a pris l’option prendre des risques – la blague – et on est allés voir au septième si par le plus grand des hasards la Salle sur demande n’était pas libre. Autant le dire, si j’en avais eu la force j’aurai sauté au plafond quand la porte a fini par apparaître. J’ai regardé l’heure sur ma montre : 3h du mat et mes paupières lutent tellement pour ne pas se fermer que j’ai l’air d’un chinois. A l’intérieur rien n’a changé, c’est comme si on était partis hier et pourtant j’ai l’impression que ça fait une éternité qu’on n’est pas venus là. Ça se compte en termes de jours en réalité, mais ils sont trop nombreux. Ça n’est pas toujours évident de pouvoir se voir, de partager un vrai moment de tranquillité parce que peu importe où on se trouve il y a toujours du danger potentiel. Peu importe où, mais pas ici. C’est le seul endroit où on est « vraiment » en sécurité et naturellement c’est toujours plus simple de vivre les choses pleinement quand on n’a pas peur pour nos vies. Ça n’a pas pris longtemps avant que le lit devienne un terrain d’atterrissage, et je ne crois pas avoir eu déjà autant de mal à enlever mes vêtements. Je crois que Kyle a commencé à me parler, oui je me souviens l’avoir observé avant de fermer les yeux. Il marchait dans la pièce, je crois qu’il posait ses affaires sur une chaise ou un truc dans le genre et je voyais ses lèvres bouger à mesure que ses vêtements quittaient son corps. Je crois avoir marmonné des « hum hum » comme si j’écoutais ce qu’il me disait et que j’acquiesçais alors qu’en réalité je n’étais déjà plus là. J’avais viré les draps, parce que j’avais trop chaud – mois de juin oblige et pleine lune dans quatre jours – pour les supporter, ça je m’en souviens. J’étais juste là, allongé sur le lit en caleçon mais j’ai eu le temps de me dire que Kyle aurait peut être froid lui dans la nuit, ou alors il aurait trop chaud parce que justement je suis une vraie fournaise. Ça peut paraître totalement débile comme réflexion mais parfois je me dis qu’avec l’été qui arrive il ne supportera plus de dormir avec moi tellement je suis chaud. Et ça fait chier, mais ça personne n’y peut rien. Tout ce que je sais c’est que j’ai senti une pression sur le matelas à côté de moi, mes yeux étaient clos, puis sa main sur mon ventre, sa tête sur mon torse, il m’a serré contre lui et j’ai définitivement sombré dans les bras de Morphée.

Le matin est arrivé beaucoup trop vite à mon goût, ça c’est une certitude, et si en temps normal j’ai souvent l’habitude de l’abandonner pour aller surfer ou un truc du genre, cette fois je n’en ai rien fait. Hors de question. Je suis là, j’y reste. On a encore une heure et demi devant nous avant que mon premier cours de la journée ne commence et d’ici là je ne le quitte pas d’une semelle. Je n’irai pas surfer, ni courir, ni même prendre mon petit déjeuner dans la Grande Salle avec les autres. J’ai bien l’intention de profiter de la moindre seconde qui passe et que je peux passer avec lui surtout. J’ai dormi comme un bébé, pas nécessairement très longtemps, pas une nuit entière, mais je me sens déjà beaucoup moins épuisé que la veille et pour cause : Je suis beaucoup plus détendu. Grâce à la discussion qu’on a eu, grâce au fait que justement j’ai pu évacuer un peu de tension par ce biais là, grâce au contact de l’eau sur ma peau mais surtout grâce à sa présence. Depuis qu’on se connaît, et depuis qu’on a commencé à dormir ensemble, mon corps et ma tête se sont habitués à sa présence et c’est un fait établit maintenant. Quand il est là je dors mieux. Je dors bien. Pas de cauchemars en règle générale, ou en tout cas moins violents. C’est aléatoire, ça n’est pas toutes les nuit qu’ils reviennent mais globalement quand il est là, ça se passe bien. De là à dire que je dors mal quand on n’est pas ensemble, ça n’est pas vrai, mais je sais que je dors mieux en sa présence, c’est tout.

J’aime ce genre de réveil en douceur, j’ai toujours aimé ça. Des façons de me mettre de mauvaise humeur il y en a tout un tas, mais me réveiller en sursaut en est une qui fonctionne à merveille. A contrario, me réveiller par des gestes calmes et tendres, par des baisers ou ce genre de truc, ça … me fait ronronner et je crois que Kyle l’a rapidement compris. On apprend tous les jours à se connaître, malgré le temps qui passe, mais il y a des petits détails qui sont rentrés dans nos mœurs depuis longtemps. Celui là en fait partie et c’est bon de se rendre compte qu’on connaît la personne qu’on aime et avec qui on partage sa vie de cette façon là. On était bien à se prélasser dans le lit, à se faire des câlins, encore et toujours et puis une chose en entrainant une autre c’est devenu plus « sérieux » mais toujours dans la douceur et la tendresse. On approche de la Lune, et c’est toujours une période un peu plus vive de pleins de points de vue, mais il faut croire que ce matin Loup dort à profondément et Enzo a juste envie de faire les choses calmement, tranquillement. Je me suis rendormi un peu après, et puis finalement ma montre a sonné légèrement. Je l’ai attrapé dans un geste vif mais sans faire de bruit, pour l’éteindre. C’est l’heure. Pour moi oui, mais pas pour lui, et pour une fois qu’il dort d’un sommeil lourd je n’ai pas l’intention de le réveiller. Je me suis levé sans faire de bruit, j’ai pris une douche rapide toujours en essayant de faire le moins de bruit possible. Je me suis habillé, et puis une idée m’a traversé l’esprit alors j’ai fermé les yeux. En les rouvrant se trouvaient devant moi sur la table un plateau avec un petit déjeuner qui m’avait l’air parfaitement appétissant. Pour lui, pas pour moi, et merci la Salle sur Demande. J’ai pris le temps de lui écrire un mot que j’ai déposé sur l’oreiller, à ma place, lui indiquant que j’étais parti en cours, lui souhaitant une bonne journée, lui disant une fois encore à quel point j’étais amoureux simplement avec deux mots : Je t’aime. Enfin trois. Un dernier baiser sur son front, il a bougé mais n’a pas ouvert les yeux. Ça m’a fait sourire. J’ai fini par m’éclipser, direction la Tour des Gryff ou j’ai pris le temps de passer quelques minutes avec Lune avant d’enfiler mon uniforme, prendre mes affaires et descendre en cours.

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