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 It's killing me to see you this way [Pv Ricardo]

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MessageSujet: It's killing me to see you this way [Pv Ricardo]   Dim 13 Jan 2013 - 18:42

Décidément, rien n’était normal dans cette école en ce moment. Pourtant en affirmant cela, Julian ne pensait pas nécessairement à l’arrivée des Supérieurs, à leur Suprématie désormais nette et aux différents événements qui faisaient parler d’eux. Non, elle pensait plutôt à sa vie personnelle, à toutes ces choses qui ne cessaient de s’enchaîner sans que parfois elle ne parvienne à saisir les mécanismes, avec l’idée qu’au final, elle se devait de lâcher un peu de lest, d’accepter son manque de contrôle. Ce n’était pourtant pas évident, loin de là. Elle avait donc besoin de prendre l’air de temps en temps, de prendre une grande inspiration et de laisser ses penser voler jusqu’à ce que, d’elles-mêmes, elles acceptent de se mettre à peu près dans l’ordre. Mais dernièrement ce n’était clairement pas une tâche facile. Elle revoyait clairement la scène avec Ricardo, comment en quelques secondes ils étaient passés d’un moment de complicité à une jolie engueulade. Elle savait qu’il ne décolérait pas et qu’elle aurait pas mal de difficultés à faire que tout revienne dans l’ordre. Pourtant, si elle avait d’abord choisi de prendre de la distance et de le laisser ruminer dans son coin, c’était bien pour laisser le tout reposer un peu, pour que la tension redescende et qu’elle ne se prenne pas un gros retour de flammes. Elle tenait à Ricardo et elle était prête à affronter un violent tête à tête si cela pouvait permettre de recréer leur amitié, d’effacer cet accident. Mais en même temps, elle devait bien avouer que l’attitude du jeune homme l’agaçait. Qu’il soit malheureux après son aventure avec Enola, elle voulait bien l’admettre mais elle maintenant son idée première : Alec n’était pas plus responsable qu’elle, bien au contraire. Lui ne savait rien de leur relation, il n’avait au fond rien fait de mal et ça l’avait pas mal énervée que son ami se sente obligé d’en venir aux mains… D’autant que lorsqu’elle repensait au petit entretien qu’elle avait eu avec Alec après le départ de Ricardo, elle ressentait un léger pincement au cœur. Elle ne s’était pas attendue à le voir dans un tel état. Il lui renvoyait d’habitude une image tellement positive, une énergie agréable et là, elle l’avait vu comme au fond du trou, comme s’il n’avait qu’une envie : que tout s’arrête. Plus elle y repensait et plus cela l’agaçait de ne rien pouvoir faire, de devoir attendre les bras croisés mais elle savait bien qu’être trop présente ne ferait qu’énerver Alec, le faire se sentir encore moins bien, énervé… Bref, il n’était pas du genre à aimer qu’on le bichonne, qu’on lui donne l’impression qu’il était un jeune homme fragile ayant besoin d’aide. Elle devait donc attendre, faire la fête avec lui s’il le voulait comme leur relation le stipulait au final et puis réagir s’il venait lui demander conseil, de l’aide même si elle doutait bien que cela arrive. Bref, elle devait juste faire comme avant, comme si de rien n’était et être passive. Pas facile pour une fille avec un tel tempérament mais avait-elle vraiment le choix ?

Comme si tout cela ne suffisait pas, il n’en restait pas moins que la proposition qu’Alec lui avait faite à propos de Logan, son cousin, qui pouvait l’aider à retrouver une partie de sa mémoire ne cessait de tourner dans sa tête. Quelque part, elle avait envie d’accepter, de tout découvrir et pourtant, elle avait peur, vraiment. Plus le temps passait, plus Ju’ comprenait qu’elle aimait sa vie telle qu’elle était et qu’elle n’en changerait pour rien au monde. Ce qu’elle pouvait découvrir risquait fort de tout chambouler, de donner un autre visage à sa vie et de faire d’elle une toute autre personne. Elle n’était clairement pas prête pour ça et pourtant, ce n’était pas évident de faire face au doute en permanence. Elle sentait bien qu’elle avait besoin de conseils sur la question et pourtant elle ne pouvait pas s’en résoudre à en parler. Peut être que le mieux placé après tout s’était Ricardo. Sean non, c’était hors de question, jamais elle n’avouerait une faiblesse de ce genre face à lui mais Ricky… Il serait prêt à l’écouter elle le savait, tout comme elle se doutait qu’il ne jugerait pas, il saurait être discret. Mais ce n’était pas évident de faire la démarche et puis, il n’en restait pas moins qu’ils étaient en froid alors elle pouvait toujours attendre avant de lui confier quoi que ce soit. Mais la Serpentarde n’allait pas attendre que ça passe plus longtemps et elle avait décidé de prendre les choses en mains. Non pas de manière intéressée, pour avoir quelqu’un à qui parler mais bien parce que cette situation commençait à lui peser. Ce n’était plus possible, ils ne pouvaient pas s’éviter éternellement. La demoiselle avait donc donné un mot à Sean, lui disant qu’il devait le filer à Ricardo et qu’elle allait arranger la situation. Son mot était bref, clair, elle espérait qu’une chose : qu’il ne refuse pas juste pour faire sa tête de mule.

~ Je te prie de lire le tout en entier avant de brûler le papier. Je sais que t’as pas envie de me voir, de me parler, que t’es en colère et tout ce qui va avec. Mais rejoins moi demain à 17h près du lac pour qu’on dire cette histoire au clair. Tu auras le droit de refuser tout contact avec moi après mais accepte au moins une dernière discussion…

Ju’~


La jeune femme n’était pas sûre que cela allait fonctionner mais elle avait décidé de tenter le coup. Aussi, le jour indiqué elle s’était rendue au bord du lac, une demie heure en avance. Elle avait choisi cet endroit car il était clairement au calme mais aussi car elle n’avait nullement envie de rester enfermée. C’était la période des examens et elle avait passé malgré tout pas mal de temps à refuser même si ce n’était pas son activité favorite, dès qu’elle pouvait prendre l’air elle en profitait donc. D’autant que le temps était plutôt clément dernièrement, la saison qui voulait ça. Julian s’était donc assise un peu loin du bord de l’eau, ne voulant pas non plus tenter le diable. Alors qu’elle attendait son ami, son esprit voguait et malgré tous les sujets de préoccupations qui pouvaient s’emparer d’elle, c’était toujours le même visage qui lui revenait en tête : Celui de Jeroen. Elle refusait de l’admettre mais depuis leur petite entrevue dans la Salle des Sentiments, le jeune homme occupait régulièrement ses pensées. Elle revoyait son sourire, entendait de nouveau ses réponses acerbes et surtout sentait encore le contact de sa peau contre la sienne. La demoiselle ne savait pas pourquoi et ne voulait pas savoir pourquoi il la hantait tant que ça. Elle n’avait jamais été dépendante des garçons, jamais, c’était la première fois qu’elle se sentait entêtée de la sorte. Alors bien sûre, elle ne faisait aucune conclusion hâtive, pire elle avait plutôt envie de se voiler la face mais cela ne pourrait pas durer éternellement… Julian poussa alors un long soupir, s’allongeant sur le dos, fixant les bouts de ciel qu’elle apercevait entre la cime des arbres. Trop de choses se bousculaient, trop de questions sans réponses… Elle changeait, elle évoluait tout en restant bloquée dans ses vieilles habitudes, dans ses vieilles certitudes.
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MessageSujet: Re: It's killing me to see you this way [Pv Ricardo]   Mer 30 Jan 2013 - 21:11

~ It's killing me to see you this way ~
Julian A. Neil && Ricardo Queiros Lopes
« Hey la Lionne ! Euh... Calgarry ! »

Manifestement, on ne changeait pas si facilement les habitudes. Pourtant, même s'ils n'étaient clairement pas les meilleurs amis du monde, depuis qu'il avait repris contact avec Enola, disons qu'ils étaient un peu moins en froid. A vrai dire, il avait été assez surpris de la compréhension dont la rouge avait pu faire preuve. Non, parce que le regard qu'elle lui avait lancé en les laissant seuls à ce moment-là... Soyons francs, on lui aurait annoncé que ça se passerait comme ça, il ne l'aurait pas cru. Tout comme il était pas mal persuadé qu'il allait se faire envoyer chier, par l'une comme par l'autre des rouges en fait. Résultat, la première s'était éloignée pour leur laisser un peu d'intimité, et la deuxième... Bon au début, elle ne l'avait clairement pas cru, elle avait été persuadée qu'il se moquait d'elle. Ca n'avait pas forcément été facile pour lui, ni de s'excuser, ni d'encaisser ses réactions, ni de la voir dans cet état... mais ils avaient finalement réussi par se comprendre. Et elle, par le pardonner. Parce que finalement, à bien y réfléchir, pour lui, c'était fait depuis un moment. Il n'était juste pas près à l'avouer. Ni aux autres, ni à lui-même d'ailleurs. C'était chose faite, à présent, et quand Eno' avait finalement accepté, entendu ce qu'il lui disait, ça avait été juste... magique.

Sauf que depuis, il ne l'avait plus revue. Ils n'avaient pas toujours un emploi du temps commun, alors il n'avait tout d'abord pas voulu s'alarmer, même s'il ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter. Et puis il s'était décidé à venir sur le terrain, après s'être renseigné sur les horaires d'entraînement des rouges. Et elle n'était pas là. Et ça, ça n'était clairement pas normal. Enola qui loupe un entraînement, c'était juste impensable. A moins d'y être contrainte et forcée. Ce qui ne lui annonçait évidemment rien de bon.

Il avait donc interpelé Killian qui amorçait déjà sa descente, et bifurqua pour venir le rejoindre. L'air soucieux qu'elle arborait en descendant de son balai n'annonçait, là encore, rien de bon.

« Salut Lopes... Si t'es là, je suppose que c'est pour Cap'... Je me demandais quand tu viendrais... »

Pas besoin d'être devin pour savoir que cette phrase aurait aussi pu être tournée en « je me demandais si tu viendrais ». La réponse était oui, et il n'osait pas poser la question qui lui brûlait les lèvres. De toutes les façons, elle entreprit d'y répondre d'elle-même.

« Je l'ai pas vu faire, mais... Ils sont venus la chercher. Je l'ai pas revue depuis des jours. Et... »

Autant l'avouer, voir la rouge aussi accablée, ça avait de quoi faire un choc. Et évidemment, ça ne le rassurait pas le moins du monde. Les poings serrés, il l'observait, ne sachant pas trop quoi dire. Et pendant plusieurs minutes il était resté inerte, un peu perplexe de ce qu'elle venait d'ajouter.

« Et je pense que c'est de ma faute... »

Un sourcil arqué, puis froncé, il avait attendu une suite qui n'était pas venue, et avait fini par reprendre la parole.

« De quoi tu parles ? »

Elle lui avait expliqué, après avoir regardé consciencieusement tout autour d'eux, le projet dont elles avaient parlé, et son inquiétude quant à la relation entre cette idée de Résistance et la disparition d'Enola. Il avait eu bien du mal à rester calme, non pas qu'il en veuille à la Gryff - Eno' aurait sans doute lancé ce genre de chose toute seule comme une grande, même sans son amie - mais imaginer ce qu'ils avaient pu lui faire n'était pas vraiment rassurant.

« Elle va revenir, ne t'inquiète pas... »

Ils n'y croyaient pas, ni l'un, ni l'autre. Le pire dans l'histoire, c'était qu'il avait vaguement espéré que tout redeviendrait normal à présent. Quel con ! Bien sûr que non, les choses ne pouvaient pas redevenir normales. Pas tant qu'ils seraient là. Résultat, depuis, il n'avait quasiment plus pensé qu'à la musique avec les filles, qu'à déverser dans sa guitare tout ce que les Supérieurs lui inspiraient. Parce que tout ça, évidemment, il ne pouvait pas en parler à Sean, ni à Julian. Tous deux pro-Sup', ils ne risquaient pas de comprendre. Et il ne pouvait même pas leur parler d'Enola, Sean n'ayant clairement aucune envie d'en entendre parler, et Ju... et bien il n'avait plus parlé avec la verte depuis cette engueulade mémorable due à la bataille avec Alec. Il s'en voulait terriblement du coup qu'elle s'était pris, mais il n'arrivait pas vraiment à oublier non plus la façon dont elle avait clairement pris le parti de l'autre vert et l'avait viré, lui, de la pièce. Il n'encaissait pas vraiment le fait qu'elle ait pris parti pour l'autre, et se montrait clairement aussi possessif en amitié qu'en amour, manifestement... N'en restait pas moins que l'absence de sa petite-amie fraîchement retrouvée, et l'éloignement d'une de ses rares amies, ça n'aidait pas vraiment à calmer ses nerfs.

Alors quand, après plusieurs semaines à ce tarif-là, son meilleur ami était venu le voir en lui tendant un mot de la rousse, il avait arqué un sourcil, surpris, mais plutôt agréablement, même s'il n'en laissait pas paraître grand chose. Les mots de Julian avaient de quoi faire sourire, au fond. Touché. Oui, il aurait vraiment pu juste brûler le papier et laisser tout ça tel quel. Sauf que ça ne lui plaisait manifestement pas plus qu'à elle. D'un côté, elle avait raison. Il n'avait pas envie de la voir et de lui parler en sachant pertinemment son avis sur la question et ce qui risquait fort d'en découler. D'un autre côté, il n'avait pas vraiment envie non plus rester éternellement en froid avec elle.

« Tu vas y aller ? »
« Peut-être... »
« Et bah putain, ça sera pas trop tôt ! »

Sean, toujours aussi délicat. Cela étant, il n'était pas vraiment en désaccord avec lui. C'était pesant, clairement, et pas seulement pour eux deux, principaux concernés. L'irlandais se retrouvait au milieu, finalement, et ça ne devait pas être super agréable.

Le lendemain, il n'était pourtant pas très à l'aise, cependant, à l'idée de la rejoindre, sentant clairement une discussion assez houleuse se profiler. D'autant qu'il ne regrettait pas vraiment d'avoir cogné Rivers, pour Eno', oui, mais aussi pour Ems. Quand il était finalement arrivé au lac, il l'avait trouvée allongée sur le dos, le visage offert au ciel. Sans rien dire, à quelques dizaines de mètres, il avait allumé une clope et s'était approché, puis assis à deux mètres d'elle, les genoux relevés devant lui, les coudes posés dessus, et le regard tourné vers le lac. Dire quelque chose ? Il faudrait. Mais quoi ? A vrai dire, il n'en savait trop rien, alors il se contenta de tirer sur sa clope, attendant une réaction de la rouquine. Après tout, c'était elle qui avait organisé ce rendez-vous, il pouvait bien la laisser ouvrir le bal, n'est-ce pas ?


Dernière édition par Ricardo Queiros Lopes le Dim 28 Avr 2013 - 13:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: It's killing me to see you this way [Pv Ricardo]   Mar 5 Fév 2013 - 19:35

Attendre. Encore et encore. Ce n’était définitivement pas l’activité favorite de Julian. La jeune femme était tellement habituer à avoir tout ce qu’elle voulait ou du moins, à juste avoir besoin d’agir pour avoir ce qu’elle souhaitait que les minutes qui s’écoulaient lui paraissaient interminables. Tout était hors de son contrôle, elle aurait beau s’agiter dans tous les sens, remuer comme un enfant faisant un caprice cela ne changerait rien : tout était dans les mains de Ricardo. Lui seul pouvait décider de se rendre au rendez-vous, prendre la décision d’aller la voir pour avoir une nouvelle discussion et espérer resserrer les liens entre eux qui venaient de subir un lourd choc. C’était assez pesant pour la rousse. Elle avait l’impression que son caractère lui jouait un sacré tour pour le coup et qu’elle n’avait qu’un seul espoir auquel se rattachait. Alors bien sûr, elle comptait aussi sur Sean qui commençait à en avoir sacrément marre de leur embrouille et elle espérait bien que si Ricky était réticent, il le pousserait à venir au moins pour qu’elle ait une chance de s’expliquer. Mais ils le savaient tous les deux, leur camarade était franchement têtu et s’il en décidait autrement, ils pourraient faire tout ce qu’ils voudraient, ce serait une lutte presque perdue d’avance. Mais la jeune femme n’avait pas envie de se polluer l’esprit avec ce genre de questions, elle n’avait franchement pas envie de déprimer aussi elle faisait tout pour se convaincre que de toute façon elle viendrait et qu’il valait mieux qu’elle se concentre sur ce qu’elle allait lui dire plutôt que de se demander encore et encore si oui ou non il allait venir. Ce n’était pas vraiment évident car malgré tout, cela la hantait, d’autant que ses réflexions étaient parfois interrompus par des pensées qui n’avaient rien à voir, comme Jeroen, du coup c’était vraiment le bordel. Oui, aussi trivial que soit le terme, c’était clairement celui qui représentait le mieux ce qui se passait actuellement dans l’esprit de la jeune anglaise. C’était un bordel sans nom, tout se bousculait, les souvenirs qui la troublaient comme ce qui la mettait en colère comme ce qui la faisait se faire un sang d’encre. Aussi, quand bien même elle essayait d’envisager la possible discussion avec son amie et de mettre en place ses arguments, ce n’était clairement pas efficace. Flou artistique. Ju’ commençait donc un peu à désespérer c’était pourquoi elle s’était allongé sur le dos, pourquoi elle avait décidé de laisser voguer ses pensées mais même ça, ça ne fonctionnait pas. On serait venu l’emmerder à ce moment là, elle aurait sans doute commis un meurtre car il fallait clairement avouer que tout cela avait la mauvaise tendance à lui taper sur les nerfs. Alors bien sûr, face à Ricky, s’il venait, elle savait qu’elle ne serait pas énervée, que ce sentiment serait vite remplacé par quelque chose d’autre mais bon, ce n’était tout de même pas très agréable. Aussi, les doigts de Julian ne cessaient de pianoter sur le sol, comme si ce simple mouvement était un moyen d’extérioriser tout ce qui était en ébullition en elle et rendre l’attente moins difficile. Ce n’était que partiellement efficace mais elle n’avait rien trouvé de mieux alors elle s’en contentait…

La rousse mettait donc toutes ses capacités à profit pour accepter de prendre son temps et qu’elle ne pouvait qu’être témoin passif jusqu’à ce que le jeune homme se décide à débarquer. Heureusement pour elle, Ricardo fit ce qu’elle considérait comme le bon choix. Si, comme à son habitude, il n’annonça pas son arrivée, Julian était tellement sur le qui vive que, dès qu’elle entendit des bruits de pas, elle tourna vivement la tête. La silhouette de son ami se dessina alors devant ses yeux. Ce dernier alla s’asseoir à quelques mètres de lui, sans un mot avec une cigarette au bec, comme à son habitude. Ju’ était clairement soulagée de la voir. Même si tout n’était pas encore gagné et qu’elle avait encore une sacrée épreuve à affronter, le fait qu’il soit venu l’égayait déjà un peu et lui donnait confiance pour la suite. Bien sûr, cela était mêlé avec un peu de stress et pour le coup, elle enviait son camarade et sa clope. Si elle n’était pas fumeuse, il lui arrivait une fois ou deux de tirer quelques lattes quand elle était en soirée ou quand elle était très en colère. Sinon, le reste du temps cela ne lui faisait pas du tout envie mais là… Mais bon, elle se voyait mal demander une cigarette à Ricardo alors qu’ils n’étaient pas encore réconciliés. Et puis c’était secondaire, elle n’avait clairement pas besoin de ça, oui elle pouvait s’en passer et surtout, elle devait se concentrer sur le cœur du problème au lieu de se préoccuper de ce genre de petits détails. Aussi, alors qu’elle se redressait en position assise, elle rompit enfin le silence qui pesait depuis l’arrivée du jeune homme.


« Hey !... Merci d’être venu. »


Le ton de Julian était assez mitigé. D’un côté elle essayait de conserver un peu d’enthousiasme, n’ayant pas envie de démarrer leur discussion avec un air morne ou bien agressif. En même temps, elle ne pouvait pas non plus faire comme si cela était totalement anodin et prendre son ton jovial et rieur habituel. Elle jonglait donc et cela correspondait bien au trouble qu’elle ressentait. Surtout qu’elle avait bien compris que le jeune homme ne prendrait pas les devants et que si elle voulait que la discussion soit productive, elle devrait prendre le taureau par les cornes. Ju’ prit donc une grande inspiration, mobilisant toute sa capacité argumentative avant de prendre la parole. Depuis le début de la journée elle se demandait si elle devait attaquer de front ou faire dans la finesse. En même temps, elle connaissait Ricky, elle se connaissait, elle n’arriverait pas à rester calme éternellement. Aussi, elle avait décidé d’être assez directe, ce qui lui correspondait mieux, quitte à ce que le ton monte un peu mais qu’au moins les choses soient dites. Elle avait bien compris depuis le temps qu’éviter le conflit à tout prix était en général plus nuisible qu’autre chose et que parfois, il fallait y aller d’un coup sec pour ensuite passer un peu de pommade si nécessaire.

« Écoute Ricardo, je vais être franche avec toi, je ne regrette pas d’avoir pris le parti d’Alec la dernière fois. Alors oui il est du genre à coucher avec n’importe qui et il peu parfois se comporter de manière limite mais il ne force jamais les gens à quoi que ce soit. S’il s’est passé quelque chose avec Enola, c’est qu’elle aussi le voulait, pour quelque raison que ce soit. Alors je me doute que c’est douloureux pour toi et que du coup, la chose la plus simple et de transformer cela en colère. Mais pour le coup, tu ne peux pas blâmer qu’Alec, c’est de l’injustice. Après tu as le droit de ne pas vouloir le fréquenter mais aller le frapper comme ça c’était idiot. Donc oui, j’ai pris son parti car il n’avait rien fait, il ne t’avait pas provoqué et même si tu souffres, ça ne te donne pas le droit d’agir comme le dernier des idiots… »

Julian fit une pause juste pour reprendre son souffle. Elle avait pleinement conscience que ce qu’elle était en train de dire avait de fortes chances de mettre Ricardo en rogne, qu’il risquait de s’énerver et de prendre la décision de quitter le lieu sans rien dire. Mais la rousse ne pouvait pas laisser cela arriver comme elle ne pouvait pas se permettre de rester silencieuse face à celle, mentir à ses amis ce n’était pas son genre, comme être hypocrite.

« Cependant, tu sais que je suis ton amie et que je ne fais pas ça pour te foutre un poignard dans le dos. C’est pour toi aussi que je fais ça, pour que tu arrêtes de te ronger comme ça. Va parler à Enola plutôt que de frapper ceux qui ont des rapports avec elle. Je veux bien te consoler, encourager ta relation même si entre elle et moi c’est pas le grand amour mais je te laisserais pas de transformer en imbécile pour une fille. Je tiens à toi et même si je te le dis pas souvent, tu le sais alors tu dois me faire confiance… Je n’ai pas soutenu Alec pour te mettre en colère, mais juste parce que oui, je m’entends bien avec lui et que tu étais en tord… »

Julian avait clairement l’impression de marcher sur des œufs comme si chacun de ses propos pouvait la mettre dans une situation des plus délicates. C’était assez difficile à gérer, elle luttait entre sincérité et nécessité de dire la vérité. Ce qui trahissait son état de trouble c’était que depuis le début, elle avait le regard fixé dans le vague ce qui ne lui ressemblait pas, en temps normal, elle l’aurait regardé droit dans les yeux. Mais là, elle avait conscience qu’elle pouvait le perdre aussi, si elle disait toujours ce qu’elle pensait, elle n’avait tout de même pas le même courage que d’habitude. Mais elle se décida quand même à se tourner vers lui, à le regarder droit dans les yeux, elle ne souriait pas, elle n’avait pas cet air de malice sur le visage, non elle était inquiète.

« Je te demande qu’une chose, même si ce que je te dis t’énerve, parle, crie moi dessus mais ne pars pas sans rien dire. Je demande juste une discussion, qu’on essaye vraiment d’arranger les choses. Je veux juste comprendre ce qui se passe dans ta tête… »
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MessageSujet: Re: It's killing me to see you this way [Pv Ricardo]   Mer 13 Fév 2013 - 19:58

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Il savait qu'il pouvait être con par moments… Bon ok, souvent, mais il n'avait pas envie de perdre une de ses meilleures amies… Seules amies, d'ailleurs. Il ne fut pas vraiment étonné de la voir tourner la tête avant qu'il ne s'assoie à côté d'elle, mais garda le silence, la laissant prendre la parole quand elle voulait. Il n'avait pas eu l'occasion de la voir fumer jusque-là, si bien qu'il n'avait pas pensé à lui proposer une cigarette.

« Hey !… Merci d’être venu. »

Il ne voyait pas quoi répondre à ça, à vrai dire. Au fond, il n'y avait pas vraiment à le remercier, il était là, mais c'était un peu de sa faute, aussi, s'ils en étaient à se retrouver sur le bord du lac sans savoir où ils allaient, non ? Alors au contraire, c'était sans doute plutôt à lui de s'excuser, mais… les mots ne sortaient pas. Ce n'était vraiment pas quelque chose qu'il était capable de faire facilement, et de là à ce qu'il admette qu'il était en tort à haute voix, il y avait encore un gouffre. C'était un peu pour ça qu'il était là, quelque part, mais… Une bouffée de cigarette, qu'il exhala pour camoufler un soupir. Il avait bien entendu son ton de voix, assez différent de celui qu'elle utilisait d'ordinaire, mais ça n'avait rien de très surprenant, finalement.

« Écoute Ricardo, je vais être franche avec toi, je ne regrette pas d’avoir pris le parti d’Alec la dernière fois. Alors oui il est du genre à coucher avec n’importe qui et il peut parfois se comporter de manière limite mais il ne force jamais les gens à quoi que ce soit. S’il s’est passé quelque chose avec Enola, c’est qu’elle aussi le voulait, pour quelque raison que ce soit. Alors je me doute que c’est douloureux pour toi et que du coup, la chose la plus simple et de transformer cela en colère. Mais pour le coup, tu ne peux pas blâmer qu’Alec, c’est de l’injustice. Après tu as le droit de ne pas vouloir le fréquenter mais aller le frapper comme ça c’était idiot. Donc oui, j’ai pris son parti car il n’avait rien fait, il ne t’avait pas provoqué et même si tu souffres, ça ne te donne pas le droit d’agir comme le dernier des idiots… »

Il esquissa un sourire amer. Le dernier des idiots, oui, sans le moindre doute. Mais elle ne pouvait pas tout comprendre. Elle ne pouvait pas savoir qu'il n'y avait pas qu'Enola, même si oui, ça avait beaucoup joué et sa jalousie était peut-être de trop, même s'il ne risquait pas de changer de sitôt. Quant à en vouloir à la brune aussi, il était passé par là, oui, sauf qu'il n'avait pas extériorisé sa colère sur elle, et qu'à présent, il n'en avait pas envie, et de toute façon, plus vraiment l'occasion. Et puis, surtout donc, il y avait aussi Emily. Et ça, il ne pouvait pas lui en parler. Il connaissait sa tendance pro-Supérieurs, qu'il ne cautionnait pas, il n'avait pas vraiment envie de s'expliquer avec elle à ce sujet. C'était un sujet sur lequel ils ne seraient sans doute jamais d'accord, autant le taire, il n'était pas là pour s'engueuler de nouveau avec elle.

« Cependant, tu sais que je suis ton amie et que je ne fais pas ça pour te foutre un poignard dans le dos. C’est pour toi aussi que je fais ça, pour que tu arrêtes de te ronger comme ça. Va parler à Enola plutôt que de frapper ceux qui ont des rapports avec elle. Je veux bien te consoler, encourager ta relation même si entre elle et moi c’est pas le grand amour mais je te laisserais pas de transformer en imbécile pour une fille. Je tiens à toi et même si je te le dis pas souvent, tu le sais alors tu dois me faire confiance… Je n’ai pas soutenu Alec pour te mettre en colère, mais juste parce que oui, je m’entends bien avec lui et que tu étais en tord… »

Encore une fois, il ne voyait pas trop bien quoi lui répondre. A part que ça, c'était déjà fait : il avait été voir Enola. Il lui avait parlé, il lui avait dit qu'il l'aimait toujours, et contre toute attente, elle ne l'avait pas repoussé. Malheureusement, ils n'avaient pas pu profiter longtemps des retrouvailles, puisqu'elle était portée disparu depuis plus d'un mois, et qu'il n'avait, donc, pas grand espoir de la revoir un jour. Il tira une nouvelle taffe de sa clope, cherchant les mots qu'il allait pouvoir employer, et ce qu'il allait dire, réellement, faisant le tri entre ce qu'il pouvait avouer ou non. Et quand la rouquine reprit la parole, il tourna la tête vers elle, croisant enfin son regard manifestement inquiet.

« Je te demande qu’une chose, même si ce que je te dis t’énerve, parle, crie-moi dessus mais ne pars pas sans rien dire. Je demande juste une discussion, qu’on essaye vraiment d’arranger les choses. Je veux juste comprendre ce qui se passe dans ta tête… »
« Mmmh… Je suis pas vraiment sûr que tu veuilles avoir tous les détails… »

Ca n'avançait pas vraiment la discussion, il fallait bien l'admettre, mais il ne savait pas vraiment bien par où commencer, alors c'était un moyen comme un autre de prendre la parole. Maintenant… Peut-être que la rassurer sur le fait qu'il ne voulait pas non plus perdre complètement son amitié, ce serait un bon début, non ?

« Déjà, première chose, je t'en veux pas… enfin pas tant que ça. Je regrette pas spécialement d'avoir cogné Rivers pour plusieurs raisons, cela dit, sur lesquels je compte pas m'étendre. Je l'aime pas, et je pense que ça changera pas, mais t'as bien le droit de lui trouver… je sais pas quoi. J'ai pas à être possessif envers toi, même si ça m'a fait chier que tu sois de son côté. Je reviendrai pas en arrière, et je pense que dans la même situation, je referai la même chose, même si je sais que ça te plaît pas. Ce que je regrette par contre, c'est que tu te sois retrouvée au milieu et de t'avoir frappée sans le vouloir. Je suis juste… pas très doué avec tout ce qui ressemble à des excuses ou des grandes explications à coeur ouvert, tout ça… »

Il passa une main un peu nerveuse dans ses cheveux. Ca c'était une chose, il ne s'excuserait pas pour être rentré dans le tas de l'autre vert. Il n'expliquerait pas non plus l'autre raison. Il se doutait bien qu'elle n'apprécierait pas beaucoup, mais il ne pouvait de toute façon pas lui dire « je l'ai cogné aussi parce qu'il a torturé une cracmolle avec qui je fais de la musique ». Il savait qu'elle ne comprendrait pas. Alors ce point resterait tu, quoi qu'elle fasse, il n'avait pas l'intention de céder. Par contre, il devait bien lui concéder qu'elle avait raison concernant la rouge, et elle avait le droit de le savoir. Ne serait-ce que pour qu'elle comprenne qu'il ne restait pas complètement campé sur sa position détestable de cette dernière année. Au fond, ça le faisait chier d'avoir déçu sa camarade, d'avoir baissé dans son estime. Le fait qu'ils soient là tous les deux aujourd'hui le rassurait un peu sur le fait que tout n'était pas perdu, mais il avait le sentiment que quelque chose avait cassé quelque part, et il n'aimait vraiment pas ça. Tout comme il n'aimait pas vraiment s'étendre sur ce qui lui était arrivé et ce qu'il ressentait, mais il n'avait pas vraiment le choix aujourd'hui. Pas s'il voulait recoller un peu les pots cassés.

« Quant à Enola… J'ai été la voir le mois dernier. Tu vois, j'ai fini par t'écouter, quand même. Et ça s'était plutôt bien passé, en définitive. Ca n'efface pas mes conneries, ni les siennes, mais… On s'est remis ensemble à ce moment-là. Sauf qu'elle a disparu depuis, petit détail désagréable de l'histoire… »

Détail… Il se fichait de qui en disant ça ? Ju' ne serait pas dupe, évidemment, elle verrait bien que ça le mettait très mal à l'aise. Et là encore, il ne pouvait pas lui confier les craintes de la lionne concernant le lien entre sa disparition et l'idée de Résistance qu'elles avaient eue. D'autant qu'il avait le sentiment que la rouge était dans le vrai.
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MessageSujet: Re: It's killing me to see you this way [Pv Ricardo]   Ven 22 Fév 2013 - 21:58

Alors qu’elle avait enfin croisé son regard, Julian avait l’impression que le temps avait une nouvelle fois décidé de lui jouer des tours. C’était étrange, elle avait la désagréable impression que trop de choses lui échappaient dans le regard de Ricardo, qu’il lui aurait fallut des heures entières pour tout décrypter et même si les secondes s’allongeaient de manière indicibles, ce n’était jamais suffisant. Quelque chose lui échappait, quelque chose qu’elle ne pourrait sans doute jamais saisir et cela avait le don de la rendre folle. Oui elle voulait tout savoir, elle voulait pouvoir se planter en face de lui, lire dans son esprit et comprendre enfin pourquoi tout avait explosé entre eux si vite. Alors bien sûr, ils avaient chacun leur caractère, chacun leur monde assez clos et il y avait entre eux un gouffre que beaucoup trouvaient infranchissable. Mais pas elle. La rousse croyait en son amitié avec le jeune homme et si elle s’était faite à l’idée depuis un moment déjà qu’elle serait souvent à côté de la plaque le concernant, qu’elle devait l’agacer autant que cela l’énervait de ne pas réussir à toujours comprendre son mode de fonctionnement, elle voulait rester liée à lui. La jeune femme devait bien s’avouer que l’amitié avait une valeur toute particulière, que Sean et Ricardo étaient un peu comme des bouées, des gens sur qui elles pouvaient compter en permanence. Mais en cet instant, tout lui semblait si fragile. Elle avait tout simplement l’impression de faire un numéro d’équilibriste, de devoir être bien attentive car le moindre faux pas risquaient de lui donner un ticket pour un abrupte saut dans le vide. Jamais elle ne s’était rendue compte comme le regard de Ricardo pouvait être mystérieux mais aussi si aspirant. Comme il pouvait lui donner l’impression d’être entraînée dans quelque chose qui lui échappait, dans quelque chose qui pouvait rompre une partie de ce sur quoi elle était en train de construire sa vie. Merde Julian, elle ne devait pas se laisser bouffer comme ça. Elle ne devait surtout pas laisser la fatigue de ses derniers temps avoir trop d’impact sur son émotivité. Elle savait que c’était le risque. Ju’ était trop à fleur de peau ces derniers temps. Entre les migraines, la peur de son passé, elle ne parvenait pas à trouver le repos et de fait, cela se sentait sur ses nerfs. Elle réagissait plus vivement, elle perdait plus facilement le contrôle. Se laisser submerger était sans nul doute la pire chose à faire. Elle devait se contrôler, elle devait avancer, garder la tête haute, rester fier et digne sans pour autant refuser l’émotion, sans pour autant agir comme la petite pétasse prétentieuse qu’elle savait si bien montrer à tout le monde. Cependant, lorsque Ricardo prit enfin la parole, elle se sentit ébranlée. Alors qu’il affirmait qu’elle ne voulait sans doute pas connaître tout en détail, elle avait plutôt l’impression qu’il la mettait face au fait qu’ils ne pouvaient indéniablement pas tout se dire. Si Julian savait que Ricardo garderait toujours du mystère face à elle, que jamais il ne se livrerait entier, elle eut comme l’impression de redécouvrir cette vérité. Ne pas craquer, ne pas se laisser emporter. La rousse avait envie de se frapper, de se secouer tant elle se sentait stupide de toute prendre n’importe comment. Heureusement, peut être, Ricardo ne s’arrêta pas là et enchaîna. Les premières paroles furent abruptes et en même temps, elle n’avait pas à s’étonner. A quoi pouvait-elle bien s’attendre ? Qu’il admette qu’il avait agit comme un imbécile ? Elle avait bien assez de fierté pour comprendre que ce n’était pas une chose facile, surtout si Ric’ était intimement convaincu que son geste était justifié. Enfin, s’attarder sur ce débat n’arrangerait rien. Il n’en resta pas moins que le vert parvint à arracher un sourire à la demoiselle. Lorsqu’il évoqua le fait qu’il n’avait pas voulu la mêler à ça, qu’il n’avait pas voulu la frapper, un vague sourire était apparu sur le visage de la demoiselle, mêlé d’un léger rire.


« Je m’en doute bien… »


Qu’il n’avait pas voulu la frapper et aussi, qu’il n’allait pas se mettre à faire de grandes déclarations comme ça, d’un coup. Ces quelques mots avaient en tout cas permis à Julian de se remettre à flot, de reprendre le dessus sur ce flot d’émotions qui était en train de la rendre folle. Elle n’était pas habitué à ça, vraiment pas. C’était donc encore un travail supplémentaire, se concentrer. Ce n’était pas pareil que de cacher ses émotions sous le masque de l’assurance et de la prétention, ça c’était sa spécialité, comme une seconde nature. Là elle devait être sincère, d’autant qu’elle n’aimait pas particulièrement jouer un rôle quand ses vrais amis étaient concernés, mais surtout ne pas être submergée… En cet instant, elle ne pouvait s’empêcher de loucher sur la cigarette de Ricardo. Les seules fois où elle s’accordait une petite dose de nicotine elle devait bien avouer qu’elle en sentait immédiatement l’effet sur ses nerfs, sur sa tension interne. Immédiatement elle se sentait plus détendue, plus calme. Dans le cas présent cela lui aurait sans doute permis de mettre de côté tout ce qui devenait trop encombrant, tout ce qui dérangeait le fonctionnement normal de son cerveau. Respirer, un, deux trois. De manière régulière. C’était la seule solution. Et ce putain de temps qui continuait à lui jouer des tours, à se déformer sans cesse, au-delà de sa volonté. Malheureusement, Ju’ ne pouvait pas trop lui défoncer la tronche, prendre son mal en patience était apparemment la seule solution. Enfin, quand Ric’ reprit finalement la parole, elle se sentit soulagée, enfin façon de parler car le soulagement ne dura en réalité qu’un millième de seconde. La phrase partait bien pourtant. Car oui, la rousse n’aimait décidément pas Enola, pourtant elle rendait Ricardo heureux alors elle devait bien l’accepter. Aussi, le fait qu’il lui ait enfin parlé, qu’ils aient pu recoller les morceaux étaient clairement une bonne nouvelle. Mais voilà, il fallait apparemment que le soir s’acharne, qu’une nouvelle ombre s’ajoute au tableau. Ce fut comme un retour brutal à la réalité pour Julian. Après tout, elle savait bien ce qui se passait ici puisqu’elle ne cessait de se rapprocher des Supérieurs. Mais elle ne s’attendait pas à ça. Non elle ne s’attendait pas à ce quelqu’un de son entourage, quelqu’un à qui un de ses amis tenait disparaisse de manière aussi brutale… Qu’est-ce qu’elle avait pu faire ? Qu’est-ce qui avait bien pu se passer ? Le cerveau de Julian mit alors naturellement toutes les mauvaises ondes de côté pour se mettre à tourner de manière efficace. Il devait bien y avoir une solution, il y avait toujours une solution… Non, elle ne pouvait pas accepter de regarder son camarade être détruit par cela, elle devait l’aider. Et pourtant, elle n’était qu’une fourmi, elle n’avait pas encore atteint les plus hauts rangs et surtout elle n’avait aucune idée de ce que cette histoire pouvait cacher.

« Je… Je suis désolée…. »

Super réponse Julian. Rassurante en plus. Non mais sérieux, elle avait limite honte d’elle pour le coup. Elle avait l’impression de s’être transformée en quelques secondes seulement en une vieille pimbêche de sitcom tout juste capable de pleurer et de faire des têtes de petite fille. Julian se leva lors soudainement, avec une vivacité assez surprenante face à la situation. Puis, elle alla se planter en face de Ricardo et s’assit en face de lui, en tailleur, tenant ses tibias avec ses mains et le regardant droit dans les yeux.


« Je veux t’aider. Parce que dire que je veux l’aider serait un peu un mensonge puisque je n’ai envie de faire quelque chose que pour l’espèce d’abruti que j’ai en face. Si ça se trouve, je peux récolter des informations pour savoir où elle est, comment elle va. Après tout, j’ai quelques connaissances on va dire. »


Julian sentait le refus poindre le bout de son nez. Elle voyait déjà la réponse de Ricardo à des kilomètres, elle entendait déjà sa voix résonner dans sa tête, lui dire qu’elle ne pouvait rien faire ou qu’elle n’avait pas à se mêler de ça. Sans doute il y avait des choses là-dessus auxquelles il ne voulait pas la mêler, ce qui ne serait pas étonnant vu que la Rouge était concernée. Mais elle était têtue, vraiment têtue.
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MessageSujet: Re: It's killing me to see you this way [Pv Ricardo]   Lun 25 Mar 2013 - 12:52

~ It's killing me to see you this way ~
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Il imaginait bien qu'elle n'aimait pas ce qu'il lui disait. Qu'elle avait envie de savoir ce qu'il pouvait taire. Qu'elle eût sans doute souhaité le faire changer d'avis, aussi, concernant sa façon d'agir, qu'il admette qu'il avait eu tort. Mais c'était peine perdue, et elle le savait. Et il avait beau aimer profondément la jeune femme, il n'était clairement pas prêt à faire de telles concessions. Il y avait des choses sur lesquels, manifestement, ils ne seraient jamais d'accord, et il n'avait pas envie de débattre à ce sujet, certainement pas alors qu'elle semblait, elle, à fleur de peau, et qu'il n'en menait pas vraiment plus large, particulièrement inquiet comme il pouvait être concernant le sort d'Enola. Et qu'ils aient des secrets l'un pour l'autre, à ses yeux, ça n'avait pas d'importance. C'était même un mal nécessaire. Le seul moyen pour eux de ne pas se retrouver l'un contre l'autre, chacun dans un camp opposé, ne serait-ce que pour leurs opinions disons politiques. Ca n'enlevait rien au fait qu'elle était une de ses plus proches amies et qu'il n'avait pas l'intention de la perdre tout de suite. Ca arriverait peut-être un jour, sans doute en grande partie par sa faute d'ailleurs, mais il n'était vraiment pas pressé d'en arriver là. Et il ferait son possible pour l'éviter.

Voir un sourire poindre sur son visage était déjà rassurant : au moins il arrivait encore à lui arracher ça, tout n'était pas complètement perdu, n'est-ce pas ?

« Je m’en doute bien… »

Lui-même esquissa un sourire à son tour. Il espérait bien, oui, qu'elle savait que ce n'était pas volontaire, qu'il n'avait jamais voulu lui faire du mal, et que ça, ça ne changerait jamais. Il l'appréciait bien trop pour ça, d'autant que ce n'était pas vraiment son habitude de frapper les filles, non plus. Il fallut cependant qu'elle louche une fois de plus sur sa clope pour qu'il réalise ces coups d'oeil et lui tende son paquet.

« Désolé, je t'ai jamais vraiment vue fumer, j'ai pas pensé à te proposer, mais je t'en prie, sers-toi… »

Pour sa part, il tirait de nouveau sur la sienne. Evoquer la disparition d'Enola n'était pas vraiment super facile à faire, mais en même temps, il n'avait pas l'intention de cacher ça à son amie. Il y avait bien assez de choses dont ils ne pouvaient pas parler pour qu'il ne taise pas en plus ce qui pouvait ne pas l'être. Quant à ce que la rouge avait pu faire, la réponse était assez évidente : ouvrir sa gueule un peu trop fort. Ou jouer des poings contre la mauvaise personne aussi, au choix. Tout ce qu'il pouvait espérer, à son niveau, c'est qu'elle était encore de ce monde.

« Je… Je suis désolée… »
« Moi aussi… »

Il ne lui en voulait pas le moins du monde de ne pas savoir quoi répondre, il n'aurait pas su quoi dire non plus si la situation avait été inversée, et à vrai dire, il n'était pas sûre qu'il y eût quoi que ce soit à ajouter. Ils n'y pouvaient rien, l'un comme l'autre. Tout ce qu'ils pouvaient faire, c'était attendre de, peut-être, de la voir réapparaître. C'était ce qu'il restait à espérer. Ce à quoi il se raccrochait, en tout cas, même si à mesure que les jours passaient, c'était de plus en plus difficile. Alors à ses yeux, Ju' n'avait vraiment pas à avoir honte, loin de là. Il fut surpris, cependant, de la voir se lever d'un bon presque, et se planter face à lui. Tirant une nouvelle fois sur sa clope, il l'observa, relativement calmement, son regard plongé dans le sien comme elle le regardait droit dans les yeux.

« Je veux t’aider. Parce que dire que je veux l’aider serait un peu un mensonge puisque je n’ai envie de faire quelque chose que pour l’espèce d’abruti que j’ai en face. Si ça se trouve, je peux récolter des informations pour savoir où elle est, comment elle va. Après tout, j’ai quelques connaissances on va dire. »

Nouveau sourire. Ca, il se doutait bien qu'elle n'agirait pas pour les beaux yeux d'Eno. Et chose étonnante quand on le connaissait un minimum, il passait outre l'insulte absolument pas déguisée qu'elle venait de lui lancer. Il aurait pu prendre la mouche, rien que pour la forme, mais il savait bien, au fond, que c'était plus affectif qu'autre chose. Et puis abruti, il savait bien qu'il pouvait l'être parfois, leur dernière conversation en témoignait.

« Tu peux pas faire ça, Ju'. Tu peux pas te mettre en danger pour elle, ni même pour moi. Je sais bien que t'as des relations, comme tu dis, mais ça va forcément attirer l'attention si tu t'intéresses à elle. Et tu risques de te griller, parce qu'elle est clairement dans l'autre camp. »

Lui aussi, au fond, mais il le cachait un peu plus que la Gryff... Si bien qu'il concevait encore d'approcher les deux verts pour qui il avait de l'affection. Le jour où il se grillerait lui aussi, ça risquait d'être assez différent : il n'avait pas vraiment l'intention de le mêler à ses histoires, et de les emmener avec lui s'il s'attirait des ennuis, pour être proche d'Eno, pour discuter avec Killian aussi de temps en temps, mais surtout, pour ce groupe de musique qu'ils mettaient en place avec Ems et les autres...
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MessageSujet: Re: It's killing me to see you this way [Pv Ricardo]   Dim 21 Avr 2013 - 19:30

Rien ne semblait simple ces derniers temps. Elle avait comme l’impression d’être empêtrée, d’avoir aucun moyen de s’en sortir. Et pourtant, elle savait bien qu’elle était loin d’être celle ayant la vie la plus difficile dans ce château. D’autant plus qu’elle faisait partie de ceux ayant tendance à compliquer l’existence des autres. Mais bon, elle avait un petit côté nombriliste parfois et si elle se fichait de la misère du monde comme de sa dernière couche, il n’en restait pas moins que lorsque les emmerdes s’approchaient un peu trop de son cercle privé, elle ne pouvait pas s’empêcher de faire sonner toutes les alarmes et de se mettre à la recherche d’une quelconque solution. Dans ce genre de situations, elle avait plutôt tendance à se mettre dans un état d’esprit très positif, à se voir comme capable de soulever des montagnes. Ça avait un petit côté idéaliste mais elle n’avait pas envie de s’en détacher, pas quand cela impliquait des gens chers pour elle. Ricardo en faisait indéniablement partie et le voir ainsi était loin de l’enchanter. Elle savait qu’elle n’était pas et ne serait jamais la personne idéale pour l’aider. Ils étaient trop différents, sur bien des points même s’ils s’appliquaient parfois, autant l’un que l’autre, à le cacher dans le but de préserver leur relation. Mais s’il était assez difficile de vraiment apprivoiser la rousse, une fois que s’était fait, elle devenait plus tenace qu’un chewing-gum sous une semelle. Elle n’était pas du genre à lâcher prise et à vendre son amitié pour n’importe quoi. Elle tenait à lui et pour cela, se forçait à fermer les yeux sur biens des choses comme son insupportable petite copine qu’elle avait bien des fois eut envie d’enfoncer dans un mur. Si elle avait pu, elle aurait sans doute essayé de la faire sortir de son champ de vision et de lui en trouver une bien plus acceptable. Seulement Ric’ n’était pas du genre à accepter tous ses petits trafics et Ju’ devait bien se rendre à l’évidence : Cette fille faisait son bonheur, elle devait faire avec. Aussi elle devait essayer, se battre avec ses moyens, profiter de tout ce réseau qu’elle avait construit pendant ces années de scolarité. Mais bon, comme elle s’en doutait, son camarade ne semblait pas être du même avis qu’elle. A peine avait-elle proposé son soutien qu’il se mit à objecter, faisant comprendre qu’elle ne devait pas se mettre en danger pour lui et surtout que sa chère et tendre était plutôt du côté de ses adversaires, des petits rebelles. Julian poussa alors un long soupir. Il la prenait pour une andouille, aucune autre solution possible. Elle savait très bien tout ça, à défaut de vouloir toujours voir les choses, elle n’était pas aveugle et n’avait donc pas pu vraiment se voiler la face quant aux idées d’Enola. Ce n’était pas pour autant qu’elle devait la laisser crever. Enfin elle aurait bien aimé le faire mais le fait été que cela risquait d’avoir des conséquences dramatiques sur la santé de Ricardo et ça, elle avait un peu plus de mal à l’accepter. La jeune femme prit donc une grande inspiration. Comment lui expliquer son point de vue sans trop s’énerver ?

« Je sais bien Ricardo, me prend pas pour plus bête que je le suis. Ensuite, à t’entendre je ne sais pas être subtile… Je peux m’intéresser à elle sans pour autant faire comprendre à qui que ce soit que je cherche à la défendre. Et puis, je sais me défendre, crois moi, j’ai l’habitude de négocier et de mentir. »


Ça, on ne pouvait pas dire le contraire. Parce qu’il fallait bien avouer que Julian était loin d’être un ange et pourtant, elle n’avait jamais vraiment eu d’ennuis. Alors certes, son statut de sang était très utile pour ça, mais elle savait aussi s’y prendre, se retrouver face aux bons Supérieurs, à ceux qu’elle pouvait mettre dans sa poche avec plus ou moins de facilité. Mais bon, si Ricardo ne voulait pas l’entendre, aurait beau lui mettre tous les arguments sous les yeux, il ne changerait pas d’avis, il resterait camper sur ses positions. Du coup, elle pourrait toujours essayer de faire quelques petites actions dans son coin, sans le tenir au courant, juste histoire de faire en sorte qu’elle ne finisse pas en charpie… Franchement, pour une fois qu’elle essayait d’être sympa, on l’envoyait valser… Monde injuste. Comme pour exprimer cela, Ju’ prit une cigarette dans le paquet de Ricardo, ce dernier lui ayant proposé d’en faire autant quelques instants plutôt. Elle l’alluma, plongeant quelques instants son regard dans le ciel. Elle devait capituler et pourtant, elle refusait de prononcer ces mots à voix haute. Ce n’était pas son genre de baisser les bras, elle savait par avance qu’il allait refuser. Elle s’était dit qu’elle tiendrait tête mais au final, il fallait se rendre à l’évidence, cela ne lui apporterait rien… Ravalement de fierté. Difficile mais bon, il faut bien parfois. Encore une raison de plus d’inscrire ce jour dans le calendrier.

« Bon ok, tu changeras pas d’avis, on va pas se battre mais je comprends quand même pas pourquoi tu veux pas de mon aide… »

Ce n’était pas la peine de provoquer une nouvelle dispute alors qu’ils étaient tout juste sur le chemin de la réconciliation. Julian avait donc dit cela sans aucune agressivité, sur un ton plutôt détaché. Elle n’avait pas envie de se battre surtout pour cette fille… Décidément, elle ne le comprenait vraiment pas sur le côté cœur. Un jour peut être cela leur vaudrait une énorme engueulade mais elle n’avait pas trop envie d’y penser. D’autant que s’il se mettait aussi à juger ses fréquentations… D’ailleurs, en parlant de ça, elle se rappelait que lui et Jeroen se connaissait… Non pas aborder le sujet Ju’, surtout pas parce qu’alors là, elle allait passer pour une jeune fille en fleur et franchement, cela ne la faisait pas rêver. Elle avait vraiment honte de pouvoir être comparée aux autres filles fades, sans saveur de cette école. Julian se concentra alors sur sa cigarette, cherchant à détourner sa propre attention. Puis, elle tenta d’embrayer la discussion sur un sujet bien plus léger. C’était un bon moyen de savoir si la tension était vraiment redescendue entre eux et puis aussi si Ricardo était enclin à parler un minimum avec elle, à défaut de tous les secrets qu’ils semblaient définitivement avoir l’un pour l’autre.

« Et sinon, dis moi qu’il t’est arrivé quelque chose de plus réjouissant ces derniers temps ? Une petite bonne nouvelle ou quelque chose du genre ? »
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MessageSujet: Re: It's killing me to see you this way [Pv Ricardo]   Sam 18 Mai 2013 - 11:36

~ It's killing me to see you this way ~
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Il n'était clairement pas versé dans le positivisme à outrance, loin de là. Plutôt dans une sorte de fatalisme parfois exacerbé, qui le poussait à répondre invariablement "c'est comme ça" à toutes les merdes qui pouvaient lui tomber sur le coin de la gueule. En l'occurrence, ça faisait un moment qu'il pensait que la disparition d'Enola était irrévocable, qu'on ne pouvait pas y faire grand chose, et qu'aller secouer les entrailles du château n'y changerait rien. Si elle était déjà morte, il ne gagnerait rien à aller faire chier les autorités. Si elle était toujours en bas, c'était le meilleur moyen pour qu'ils s'en prennent davantage à elle, et par la même occasion, qu'il perde sa bienheureuse neutralité. Celle qui lui permettait, notamment, de brouiller les pistes quant à son enrôlement dans la musique contestataire. Pour l'heure, rien n'avait réellement été mis en place, mais leur projet commençait à prendre forme. Tôt ou tard, on rechercherait ceux qui foutaient la merde avec leurs paroles dénonçant le système en place. Autant éviter de se faire griller tout de suite.

Un point qu'il ne risquait pas d'évoquer à Julian, d'ailleurs, un point sur lequel leurs avis divergeaient complètement, comme bien d'autres à vrai dire. C'était typiquement le genre de choses qu'ils passaient sous silence, histoire de garder leur relation au beau fixe. Le reste du temps toutjours. Comme quoi parfois, malgré leurs efforts respectifs pour ne pas trop faire de vagues entre eux, leurs naturels opposés faisaient parler d'eux. Mais s'ils étaient capable de revenir l'un vers l'autre comme aujourd'hui, c'était plutôt positif, signe que leur amitié était réelle, malgré leurs différences, n'est-ce pas ?

Et cette façon dont la rousse pouvait s'accrocher était, au demeurant, une des choses qu'il aimait chez elle, même quand ça pouvait aller à son encontre. Parce que clairement, il avait beau lui avoir dit qu'il ne voulait pas qu'elle se mette en danger pour lui, ni pour Enola, il doutait fort qu'elle lâche aussi facilement l'affaire. Et non, il ne la prenait pas pour une andouille, il voyait simplement les choses par son prisme, et ne concevait pas de laisser son amie prendre des risques, sans penser pour l'heure qu'elle pouvait agir de façon moins frontale dirons-nous.

« Je sais bien Ricardo, me prends pas pour plus bête que je le suis. Ensuite, à t’entendre je ne sais pas être subtile… Je peux m’intéresser à elle sans pour autant faire comprendre à qui que ce soit que je cherche à la défendre. Et puis, je sais me défendre, crois moi, j’ai l’habitude de négocier et de mentir. »

Il esquissa un sourire devant ces évidences qu'elle énonçait, où elle pointait aussi les choses auxquelles il n'avait pas pensé. Mange-toi ça, un peu, genre, ils sont passés où tes neurones ? Mais il ne s'arrêtait, pour une fois, pas à ça. Il commençait à voir un peu plus où elle voulait en venir et pour le coup, il ne voyait plus trop bien comment contester.

« J'ai pas dit ça, et je te fais confiance pour manipuler ton petit monde. Je craignais juste... rien de logique en fait, laisse tomber. »

Parce qu'elle avait raison, évidemment. Contrairement à Enola qui aurait effectivement sans doute eu tendance à aller enfoncer les portes pour avoir des réponses, Julian faisait montre d'un peu plus de subtilité, comme elle disait, et c'était effectivement illogique de l'imaginer ruer dans les brancards dans un cas de figure comme celui-ci. Non, clairement, il avait réagi de façon un peu trop impulsive sur ce coup, et même s'il n'était pas complètement prêt à la laisser faire, il ne voyait plus vraiment quel argument « contre » mettre en avant. L'idée restait ancrée, qu'il ne souhaitait pas la voir prendre des risques pour eux, mais il devait bien admettre qu'elle avait tout à fait les moyens de garder sa position de pro-supérieurs, de ne pas risquer sa place, tout en ayant même toutes les chances, il fallait bien l'avouer, de parvenir à ses fins. Camper sur ses positions lui allait très bien, même si ça revenait à être d'une mauvaise foi incroyable, à la base, pourtant là, il était prêt à céder du terrain quand...

« Bon ok, tu changeras pas d’avis, on va pas se battre mais je comprends quand même pas pourquoi tu veux pas de mon aide… »

Le vert lâcha un soupir. Elle ne lui facilitait pas la tâche non plus, bon sang ! C'était déjà pas si facile que ça que d'admettre qu'il avait besoin d'aide, et qu'il avait fait fausse route aussi, si elle le coupait dans son élan à chaque fois, ça ne marcherait définitiement pas. Il tira une dernière taffe sur la cigarette qui achevait de se consumer entre ses doigts et l'écrasa sous sa chaussure avant de remettre le mégot dans son paquet.

« J'ai pas dit que je voulais pas de ton aide. Je me pardonnerai juste pas s'il t'arrivait quelque chose par ma faute... Déjà que... »

Oui parce qu'il s'en voulait toujours pour le coup qu'il lui avait foutu involontairement ce jour-là, quand c'était sur Rivers qu'il était censé cogner. Il la vit allumer une cigarette finalement, et l'imita, en grillant une nouvelle pour lui-même. Et pendant quelques instants, le silence régna de nouveau en maître entre eux, elle qui observait le ciel, et lui les yeux plongés dans le lac. Allez Ric', prends ton courage à deux mains et accepte l'aide de ton amie, pour une fois dans ta vie... C'était ce qu'il allait faire quand la voix de la rouquine s'éleva de nouveau.

« Et sinon, dis-moi qu’il t’est arrivé quelque chose de plus réjouissant ces derniers temps ? Une petite bonne nouvelle ou quelque chose du genre ? »

Un sourire bizarre étira les lèvres du portugais, qui continuait à regarder l'étendue d'eau devant eux.

« Tu m'aides franchement pas là, Ju'... »

Nouvelle latte, nouvelle expiration.

« T'as quand même réussi à me couper deux fois dans mon élan quand j'allais finir par accepter si tu me promets de pas t'attirer d'ennuis, c'est fort... »

Il se décida enfin à tourner la tête vers elle, à nouveau, pour croiser ses yeux clairs. Bon finalement, ça avait pas été si difficile que ça à sortir, hein ? Il en souriait même, vu le ridicule de la situation. Bref.

« Tout ce que je veux, c'est que toi tu risques rien. Si tu peux m'assurer que ce sera le cas, ok. C'est pas comme si j'allais tout le temps être derrière toi pour vérifier ce que tu fais non plus de toutes façons... »

Oui parce qu'il n'était pas complètement dupe non plus. Pour ça, ils étaient pareils : aussi entêtés l'un que l'autre, et il imaginait bien que malgré son refus, son amie risquait fort de mettre quand même en application les idées qu'elle avait eues. Il préférait autant être au courant, finalement.

« Quant à de bonnes nouvelles euh... Joker ? A part avoir enterré la hache de guerre avec Calgarry, j'ai pas grand chose d'exceptionnel à raconter... »

Bon évidemment, Calgarry, c'était déjà une belle étape en soi, parce que c'est pas qu'ils se pourrissaient la gueule jusque-là mais... si un peu quand même. Très con d'ailleurs, quand on y réfléchissait, parce qu'ils avaient quand même certains points communs... La Résistance, par exemple, mais ça, il ne risquait pas d'en parler à Julian. Le fait d'aimer inconditionnellement Enola, aussi, et c'était bien ce qui avait fini par les rapprocher, d'ailleurs, autant que ça les avait éloignés jusque-là. De façon différente, mais clairement, ils l'aimaient tous les deux terriblement fort. Et le Quidditch, évidemment, même si pour sa part, c'était quelque chose qui restait de côté tant qu'il n'arriverait pas à surmonter sa peur du vide. Il faudrait qu'il retente l'expérience, encore, seul, sans témoin, pour suivre les conseils de Jeroen. Voir si ça allait finir par porter ses fruits, ce qu'il espérait toujours, même si ça pouvait ressembler à un cas désespéré, il fallait bien l'avouer. Et puis une bonne partie de leurs caractères au demeurant, et c'était sans doute pour ça que ça clashait si facilement d'ailleurs.

« Et toi ? Depuis que ton connard de pote t'a ouvert la lèvre, qu'est-ce que tu racontes de beau ? »

Oui lui aussi, il voulait que les choses aillent mieux entre eux, qu'ils retrouvent des discussions normales, comme avant. Des disputes, des tensions entre eux, sans doute qu'il y en aurait d'autres, mais il espérait bien qu'ils arriveraient à passer au-dessus de ça, que ça resterait derrière eux, et qu'ils retrouveraient leur complicité, à chaque fois. Il tenait trop à elle pour la perdre pour des conneries, malgré sa fierté maladive. Il avait déjà testé ce genre de choses avec Enola, à vrai dire, et il avait trop de regrets pour renouveler l'expérience avec son amie.
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MessageSujet: Re: It's killing me to see you this way [Pv Ricardo]   Mer 12 Juin 2013 - 12:25

Décidément, les relations amicales c’est vraiment pas simple. Alors que Julian et Ricardo étaient en froid quelques minutes auparavant, voilà qu’il refusait son aide parce qu’il craignait quelque chose, sans doute par rapport à la sécurité de la demoiselle. Cette dernière avait un peu l’impression d’être dans un monde à l’envers. Alors bien sûr, c’était touchant de voir Ricardo s’inquiéter pour elle, avoir envie de la protéger et lui éviter des emmerdes mais ça agaçait la rousse qui plonge là-dedans à cet instant. Elle était assez grande pour assurer sa sécurité et surtout, pour choisir les risques qu’elle voulait prendre. Elle avait toujours été assez indépendante comme fille et n’aimait pas trop qu’on puisse prendre des décisions à sa place puisqu’après tout, c’était ce que son ami essayait de faire. S’il était plein de bonnes intentions, il cherchait quand même à faire renoncer la demoiselle alors non, elle n’était pas d’accord. Bon après, ce n’était pas nouveau, la rousse n’en faisait toujours qu’à sa tête et ça, Ricardo n’était pas le dernier à le savoir. Il avait plusieurs fois eu à faire au caractère explosif de la demoiselle et à son refus d’obéir à qui que ce soit. Dans le cas présent, elle comptait bien mener sa petite enquête quelque fût la réponse de son ami. Alors, ne voulant pas s’éterniser là-dessus, Ju’ décida de couper plus ou moins court à la discussion. Ils venaient tout juste de se rabibocher, ce n’était clairement pas malin de s’en foutre plein la gueule à cause de ça. Cela ne l’empêcha cependant pas de glisser une petite remarque, soulignant qu’elle ne comprenait toujours pas le refus de son ami. Le Serpentard comprit très bien le message en exprimant le fait qu’il ne refusait pas vraiment, qu’il était surtout inquiet pour elle surtout depuis qu’il lui avait accidentellement mis un poing dans la figure. Alors le problème était là ? Il ne se pardonnait toujours pas d’avoir foiré sa trajectoire ? A vrai dire cela amusait pas mal Julian. C’était elle qui s‘était interposé entre les deux zigotos, elle savait bien ce qu’elle risquait à ce moment là. Elle assumait totalement et n’en voulait pas à son ami. C’était ainsi et à vrai dire, ce n’était vraiment pas le cœur du problème. Ignorant donc sa réflexion, la rousse avait continué dans sa lancée, cherchant à aborder un tout autre sujet. Elle fut cependant surprise de la réaction de son ami. Ricardo afficha alors un étrange sourire et déclara que la demoiselle ne l’aidait pas en agissant ainsi. Cette dernière le regarda l’air interrogateur tout en écrasant sa cigarette qu’elle venait de terminer. Il lui expliqua alors qu’elle l’avait interrompu alors qu’il s’apprêtait à accepter son aide. Julian ne pu alors s’empêcher de sourire. Leurs regards se croisèrent alors enfin et le portugais continua dans sa lancée. C’était une victoire pour la rousse !
 
 « J’espère bien que tu ne vérifieras pas tout ce que je fais ! Mais t’inquiète, je saurais être efficace et discrète. »
 
Julian avait déjà sa petite idée sur comment s’y prendre. Surtout qu’elle connaissait pas mal de Supérieurs, elle savait lesquelles étaient les plus faciles à amadouer. Si certains étaient vraiment psychorigides, d’autres pliaient avec une facilité déconcertante. La rousse élaborait donc déjà son plan d’action mais pour le moment, il fallait se concentrer sur autre chose, reprendre une discussion presque normale avec son ami. Il lui apprit alors qu’il ne s’était rien passé d’extraordinaire dans sa vie à part le fait qu’il se soit réconcilié avec une Gryffondor. Ju’ connaissait cette fille de vue et c’était peu dire que d’affirmer qu’elle ne l’aimait pas vraiment. Comment toujours elle et Ricardo n’étaient pas vraiment accordés en ce qui concernait leurs fréquentations respectives mais bon, c’était ainsi. Elle n’allait pas péter une durite pour autant, elle était habituée à force. Et puis, si cela faisait plaisir à son ami, c’était le principal. Donc Ricardo n’était pas vraiment le genre à avoir une liste de bons camarades très longue. Il était plutôt solitaire et Julian qui était tout l’opposé, trouvait ça bien que de temps en temps il fréquente des gens. Alors elle se contenta d’hocher la tête avec un sourire et de faire une petite réflexion pleine d’humour, juste pour montrer qu’elle en était revenu au stade habituel, à leur relation normale.
 
« Mais dis donc, tu deviendrais presque un animal sociable, c’est fou comme truc ! »
 
Julian lui adressa alors un grand sourire, genre je me fous de ta gueule ouvertement mais je suis trop mignonne pour que tu m’en veuilles. Même si cela ne fonctionnait pas forcément avec Ricardo, cela l’amusait. Enfin, son ami lui retourna alors la question et la jeune femme se sentit un peu con à son tour. Enfin, tout d’abord, elle donna une tape derrière la tête de Ricardo quand il fit référence à l’accident de la dernière fois. Combien de fois encore allait-il ressasser ce truc ? Pour la rousse c’était clairement du passé, elle ne lui en avait jamais voulu et n’allait pas commencer maintenant alors elle aurait aimé qu’elle cesse de toujours y faire référence. Mais bon Ricardo semblait aimer se fustiger, que pouvait-elle faire contre ça ? Et puis, elle était trop contente de le retrouver pour l’engueuler. C’était fou comme, malgré le fait qu’ils soient totalement opposés, elle sentait leur amitié solide, elle avait du mal à rester trop longtemps en froid avec lui. Un jour ou l’autre cela tournerait mal, ils étaient trop différents, elle le savait mais refusait d’y penser, elle refusait clairement de voir ce moment arriver. Alors elle se concentra sur la question de son ami et ne pu s’empêcher d’aborder un certain sujet. Après tout, c’était Ric’, elle avait l’habitude de lui parler de ses histoires avec les mecs même s’il n’était pas forcément d’accord avec son comportement.
 
 « Bah écoute, j’ai ajouté ton beau camarade de Quidditch à ma p’tite liste, Jeroen, il se défend vraiment ben le garçon ! »
 
Julian se voilait clairement la face en parlant ainsi. Comme si le jeune homme n’était pour elle qu’un nom sur une liste. Elle savait que ce n’était pas le cas mais déjà qu’elle ne voulait pas comprendre ce qui était en train de se passer alors l’exprimer à quelqu’un d’autre c’était encore plus mission impossible. Surtout que Ricardo avait plus l’habitude de la voir en tant que prédatrice plutôt qu’en tant que fille prisonnière d’un maléfice inexplicable… Et s’il comprenait que c’était plus que ça ? Elle nierait en bloc, comme toujours. Mais au moins, elle pouvait parler à son ami, même si c’était de manière encore voilée, pudique, elle n’avait plus l’impression d’être seule avec son cerveau bouillonnant.
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MessageSujet: Re: It's killing me to see you this way [Pv Ricardo]   Dim 14 Juil 2013 - 22:02

~ It's killing me to see you this way ~
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Evidemment qu'il s'inquiétait pour la sécurité de Julian ! C'était son amie, il ne pourrait jamais être insensible à ce qui lui arrivait. D'un autre côté, soyons franc, il ne se faisait aucune illusion quant au fait qu'elle l'écoute bien sagement. Ce n'était, juste, pas elle. Alors oui, il aurait préféré qu'elle ne se mêle pas de ça, mais il savait bien qu'elle le ferait tout de même, avec ou sans son accord. Et à choisir, il préférait être au courant de ce qu'il se passait. Ils devaient avoir l'air fin, tiens, tous les deux écrasant leurs clopes, laissant pas mal de choses non-dites même s'ils avaient tous les deux très bien compris où tout ça en était. Ju' ferait ce qu'elle voudrait, il le savait, et il avait donc accepté son aide, quand bien même il n'aimait pas l'idée qu'elle prenne des risques, et la voir lui sourire aussi largement lui fit lever les yeux au ciel. Oui bon ça va, n'en rajoute pas non plus.

« J’espère bien que tu ne vérifieras pas tout ce que je fais ! Mais t’inquiète, je saurais être efficace et discrète. »

A vrai dire, là-dessus, il pensait bien pouvoir lui faire confiance. Tout comme il ne s'inquiétait pas vraiment du fait qu'elle sache qu'il avait des contacts amicaux – ou à tout le moins cordiaux – avec certaines rouges. En dehors de la rouquine et de Sean, il fallait bien avouer qu'il n'avait pas quarante mille personnes dans son entourage. Mais il fallait admettre aussi que, outre l'équipe de Quidditch, ses connaissances avait fortement tendance à se retrouver chez les lions, aussi aberrant cela pût-il paraître pour Sean notamment. Il n'y en avait pas pléthore non plus, il ne fallait pas exagérer, mais il devait bien avouer qu'entre Killian et Enola, notamment, ça pouvait laisser perplexe. Lui s'en foutait. Maison opposée ou non, ça ne voulait pas dire grand chose pour lui.

« Mais dis donc, tu deviendrais presque un animal sociable, c’est fou comme truc ! »
« N'exagérons rien... Je vais pas avoir une vie sociale de ouf non plus, hein... Ca colle pas trop au personnage... »

Il avait bien vu, évidemment, qu'elle se foutait de sa gueule, mais oui, elle arrivait parfaitement à l'effet « je suis trop mignonne pour que tu m’en veuilles ». Et puis vu les dernières semaines qu'ils venaient de passer, il n'avait pas envie de se prendre la tête pour ça. Non, il avait surtout envie d'oublier les écueils et de renouer avec la rousse, comme avant. Même s'il ne pouvait effectivement pas s'empêcher de continuer à s'en vouloir pour lui avoir foutu un coup, même involontairement. Elle, cependant, lui en mit un derrière le crâne de façon tout à fait volontaire, et il lâcha un « Hey ! » sonore par réflexe. Et si tu répondais à sa question plutôt que de lui taper dessus, Ju' ?

« Bah écoute, j’ai ajouté ton beau camarade de Quidditch à ma p’tite liste, Jeroen, il se défend vraiment bien le garçon ! »

Un sourire fleurit sur les lèvres du portugais, bien loin d'imaginer que Jeroen, donc, ne faisait pas réellement parti de la même catégorie de conquête que les autres.

« Et bah y a longtemps que j'ai perdu le compte... Mais je suis pas sûr de vouloir savoir comment il se débrouille au pieu, vois-tu... »

Il n'aurait peut-être pas vraiment imaginé son camarade de Quidditch dans le rôle de la proie, mais il connaissait suffisamment la rouquine pour savoir que quand elle avait décidé d'attraper un mec, il y avait peu de chances pour qu'il lui résiste bien longtemps. Et s'il apprenait la différence entre cette relation-ci et toutes les autres, nul doute qu'il tomberait des nues... Et qu'il serait, au fond, assez content pour sa cadette. Après tout, à ses yeux, ce type de conquêtes éphémères ne menait pas loin, et il était persuadé qu'un jour ou l'autre, elle rechercherait autre chose. Il n'imaginait juste pas que ça se passerait comme ça, ni maintenant, à vrai dire. Une nouvelle clope, quelques mots sur tout et rien, les banalités d'usage, les examens à venir notamment, et il finit par se lever, après avoir ébouriffé les cheveux de la rousse au passage.

« Bon. J'exige un compte-rendu détaillé de tes futures investigations, Sherlock... »

Blague à part, c'était une façon pour lui d'avoir des nouvelles régulièrement et d'être sûr qu'elle ne s'était pas mise en danger : si elle était capable de lui faire ce « rapport » régulièrement, c'était qu'elle allait bien. Et si effectivement, elle arrivait à obtenir des infos sur Enola, il n'allait clairement pas cracher dessus. D'ici là, ils pouvaient sans doute retourner vaquer chacun à leurs occupations...
¤ Terminé pour moi ¤
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