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 He's got both hands in his pocket & he won't look at you ▬ Caitlyn

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MessageSujet: He's got both hands in his pocket & he won't look at you ▬ Caitlyn   Mer 19 Déc 2012 - 22:26

Caitlyn & Enzo.
Mercredi 4 Juin 2014 ▬ Fin d'après midi.

Je sais c'que tu penses. Que j'suis un p'tit ami exécrable et que j'vais te faire le coup tous les matins. Voilà les pensées qui me traversent l'esprit alors que je descends les escaliers en direction du Hall puis de l'extérieur. Je viens de le quitter, je l'ai lâchement abandonné alors qu'il était encore couché, pour aller surfer. Ça arrive régulièrement mais je ne pars jamais sans lui avoir fait un dernier câlin, bien évidemment. C'est pas de ma faute si je préfère aller taper la vague le matin et que je récupère mes vieilles habitudes :angel: Et puis je sais pas, ça me met de bonne humeur, surtout après avoir passé la nuit avec lui. C'est un bon enchainement avant d'aller en cours je trouve. C'est vrai que je pourrai lui proposer de venir avec moi mais d'une il fait froid, de deux il va s'ennuyer, et de trois … Je sais pas, j'aime bien avoir mon petit moment de solitude. Je t'aime. Désolé de t'abandonner comme ça. J'me ferai pardonner plus tard, c'est promis, mais l'appel de la vague … C'est comme toi avec tes dessins, quand l'inspiration se pointe elle a besoin d'être exprimée rapidement. C'est ton art, ton inspiration, tes créations. C'est l'encre qui tache tes doigts et parfois même ton visage. C'est tes cheveux bouclés dans tous les sens quand tu passes des heures concentré sur une silhouette, sur un visage. C'est toutes les plumes que t'as usé, tous les parchemins que t'as utilisé, toute l'encre que tu as vidé. C'est toi. Et moi, et bien moi c'est ça. C'est le surf, la glisse, les sensations. C'est le soleil et l'océan. C'est ma planche sous mes pieds. C'est les pic, les creux, la houle. C'est l'inclinaison parfaite pour prendre la meilleure vague, dans la meilleure position. C'est le danger, l'adrénaline. C'est le reef, le banc de sable, les tubes et tout le reste. C'est la vitesse, les gamelles quand j'arrive pas à maintenir mon équilibre. C'est la neige aussi parfois, ou bien simplement un sol plus dur, mais tant que ça glisse, je suis heureux. J'ai su retrouver un semblant de tout ça ici, après presque deux d'abstinences. J'y croyais pas et puis pourtant, la magie m'a aidé à retrouver ces sensations, que ça soit sur le Lac Noir avec ma planche – grâce à Ismaelle et les sortilèges qu'elle a mis en place pour moi, grâce à ce petit spot éloigné de tout que personne ne connait ou presque – ou sur mon skate dans les couloirs. Tu as laissé ta vie dernière toi, tes habitudes, ton quotidien et ta façon de vivre ton art, mais tu as su le retrouver ici aussi, même s'il t'a fallu t'adapter à d'autres matériaux et d'autres manières de faire. Rien ne t'arrête quand il s'agit de ça. Rien ne m'arrête quand il s'agit de glisse. C'est comme ça. C'est toi. C'est moi. C'est nous. Peut être qu'en ce moment même tu as déjà sorti les parchemins que je t'ai ramené, peut être que la plume trempe déjà dans l'encre, qu'elle glisse sur la matière comme ma planche sur l'eau. T'es pas là, et c'est mon choix, mais je pense à toi. Partout, tout le temps. Je me demande ce que tu vas dessiner cette fois, qui tu vas dessiner. Un visage familier ? Peut être. De mon côté je me concentre chaque fois un peu plus, toujours en te gardant dans un recoin de mon esprit, pour arriver à affronter des vagues plus grosses, à effectuer des figures plus compliquées. Et la journée commence comme ça, dans notre enfer qui peut parfois avoir des airs de paradis. Puis je délaisse ma planche, je délaisse l'eau et déjà je me sens hors de mon élément. Les cours commencent, la matinée passe, l'après midi s'annonce, s'installe, s'évapore. Il ne s'est rien passé de bien transcendant aujourd'hui mais ça fait du bien parfois cette illusion que tout va bien, que tout est normal. Jusqu'à ce que …

Les cours viennent de se terminer, il doit pas être loin de 17h et je me balade dans les couloirs, sur mon skate. Comme toujours j'essaie de ne pas trop passer dans les endroits où il y a du monde mais les rambardes d'escaliers … :gla: Je me fais régulièrement engueuler par d'autres élèves, qui me traitent d'inconscient, de danger public, voir même tout simplement de sale con. Ok. Je m'en formalise pas, soyons honnête. C'est vrai que c'est chiant de voir un type débarquer comme un cinglé sur quatre roues. Des p'tites roues, certes, et une p'tite planche de bois, certes, mais c'est pas comme si ma carcasse l'était, elle. Les élèves ne sont pas les seuls à ne pas vraiment apprécier mes pirouettes, certains prof désespèrent, quant aux Supérieurs ...

« Ryans ! J'en ai ras le bol de tes conneries ! Ça fait 15 fois que je te dis d'arrêter avec ton truc de malheur. Donne moi ça. »

il m'a coupé dans mon élan, clairement, et avant même que j'ai eu le temps de réagir alors que je descendai tout juste de mon perchoir et que d'un coup de pied sur le bord je soulevai mon super jouet pour l'attraper entre mes doigts, un coup de baguette et mon skate volait contre le mur, jusqu'à s'y briser sous la force de l'impact.

« Hey ! »
« Un commentaire peut être ? »
« Ouais, j'y tenais à ce truc. »
« Rien à foutre. »

En plus de ça tu viens de détruire un bouquin qui à la base n'était même pas à moi, c'était une propriété de l'école. C'est mal. Et puis tu le vois mon sourire que j'ai du mal à retenir là ? Oh oui tu le vois, et tu sais très bien que dès demain j'aurai un nouveau skate et je recommencerai à faire le mariole avec dans les couloirs et les escaliers. Mes parents n'ont jamais réussi à m'empêcher de glisser, c'est pas toi qui va mettre un terme à ça mon lapin, tu peux me croire. Le regarder avec défis, je ne peux clairement pas m'en empêcher. Ce type est un naz, et ça tout le monde le sait. Je ne me permets pas de jouer au con devant n'importe qui mais lui, c'est plus fort que moi. Pourtant mon sourire s'efface lentement mais surement quand le visage de Cudrow entre dans mon champ de vision.

« Un problème ? »

Absolument aucun, je vois pas du tout pourquoi vous dites ça.

« Monsieur Ryans, vous n'en avez pas marre de jouer les p'tits malins dans les couloirs ? »

Euh … Non :gla:

« Prenez donc exemple sur votre ainé, il m'a tout l'air d'être légèrement plus respectueux et responsable. »

Ma parole mais t'es vraiment trop con. A mon avis on ne parle pas de la même personne là.

« Quoi que, ça se discute. Vous me fatiguez tous les deux. Envoyez-le en retenu avec les autres, dans ma Salle de Classe. Et surveillez les, j'ai rendez-vous chez le Directeur. »

Et voilà, je me disais pas plus tard qu'il y a deux jours que ça faisait justement longtemps … D'un autre côté, ça fait des semaines que je me tiens à carreau, il fallait bien que ça se fissure un jour ou l'autre cette fausse tranquillité. Je suis comme ça, je ne tiens pas en place et qui plus est, je ne peux pas m'empêcher de m'insinuer sournoisement dans la moindre faille dès que j'en perçois une. Ne jamais montrer le moindre signe de faiblesse ou de déstabilisation devant moi, c'est un appel à … plein de chose.

« Merci Ryans. »

Alors quoi ? T'es pas content d'avoir gagné une heure de folie avec l'élève le plus gentil de toute l'école ? J'suis sur qu'on va être bien, toi, moi et mes belles basket. Enfin, toi, moi, mes belles basket et tous les autres. Là par contre ça m'enchante moins. Pas qu'aller en colle ça m'enchante mais être enfermé dans un espace plus ou moins restreins avec d'autres êtres humains … Enfin ça ne m'empêche toujours pas de continuer à la ramener, c'est plus fort que moi. Je suis d'une humeur à faire et dire des conneries, c'est mort.

« De rien. »

Aïeuh ! Et oui, je me suis pris une claque derrière la tête. Méritée ? Oui, évidemment Rolling Eyes Je le sais que je suis insupportable et c'est clairement le but en l'occurrence mais … On ne frappe pas les élèves enfin ! J'vais l'dire à … ah ben nan, pas à ma mère. Auto-flagellation passion. J'aime te faire des dédicaces Maman. Je t'aime.

Dans un mauvais jour, j'aurai probablement créé un conflit pour finalement finir aux cachots. Manifestement je suis de trop bonne humeur pour en arriver là alors j'obtempère et je le suis jusqu'au premier étage. La colle se déroule visiblement dans une salle de classe alors voyons le côté positif, d'une je ne vais pas finir à poil dans la volière encore une fois, de deux les cachots vont devoir se passer de ma présence et vu le fiasco de la dernière fois c'est surement mieux comme ça, et de trois ça va m'obliger à faire mes devoirs. Quand j'arrive là dedans, fagoté comme un type qui vient de se lever, la chemise qui dépasse du pantalon, la cravate de travers et les cheveux dans tous les sens, j'ai l'impression d'entrer en territoire hostile. Ils sont une dizaine et tous me regarde comme si je venais de tuer une portée de chatons. Tant d'amour, ça me va droit au cœur. J'hausse les sourcils, puis les épaules et retient un rire amusé tandis que notre charmant surveillant me pousse pour que j'avance plus vite. Encore une fois je m'exécute, et ça, si ça c'était produit quelques jours avant une Lune, il aurait pu aller se faire foutre, mais c'est pas le cas. Je m'installe dans le fond, naturellement, balance mon sac sur la table et m'écrase sur la chaise. J'en suis à deux doigt de tendre les jambes et poser mes pieds sur la table mais inutile de pousser le vice trop loin.

« Vous avez intérêt à vous t'nir à carreaux tous autant que vous êtes. »

Rolling Eyes

« Comme si j'avais que ça à foutre que de surveillez des gosses ... »
« Faut changer de boulot alors. »

Oops. Est ce que j'ai dit ça à voix haute ? C'était volontaire. Et oui je sais, à force de jouer avec le feu, je vais vraiment finir par me bruler.
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MessageSujet: Re: He's got both hands in his pocket & he won't look at you ▬ Caitlyn   Ven 28 Déc 2012 - 17:22



Enzo & Caitlyn
« He's got both hands in his pockets & he won't look at you. »


Mercredi 04.06.2014

Mercredi. Elle détestait les mercredis. Et le fait qu'elle les déteste la faisait sans doute les détester encore plus. C'était le genre de jours à lui faire perdre sa bonne humeur habituelle, et elle n'aimait pas la perdre. Non seulement elle se faisait du mal à elle-même, mais pour les autres non plus ce n'était pas agréable. Elle ne voulait pas ressembler à ces gens qui ne voient que leur petite personne sur Terre, qui croient que tout le monde est là pour écouter leurs plaintes, supporter leur sautes d'humeur... Elle savait bien que chacun avait le droit à des baisses de moral, à des dépressions, une fois de temps en temps, surtout si elles se justifiaient. C'était comme avec cette Poufsouffle blonde qu'elle avait croisée au septième, en train de pleurer toutes les larmes de son corps. Elle n'avait pas hésité une seconde et était allée la réconforter, car elle en avait besoin. Mais ce qu'elle ne supportait pas, c'était les gens qui changeaient d'humeur comme de sous-vêtements. Qui croyaient que leurs petits problèmes, leurs petits soucis, leurs petites affaires, avaient un impact capital sur la vie entière, y compris celle des autres. Elle n'aimait pas leur ressembler, et, le mercredi, elle leur ressemblait. Ou du moins, elle sentait qu'elle n'était pas elle-même et elle n'appréciait pas ça. Elle avait presque l'impression qu'elle ne pouvait rien faire contre, et ça l'énervait beaucoup, puisqu'elle n'aimait pas l'idée que des choses complètement abstraites puissent prendre contrôle de ses sentiments et de sa personnalité, ne serait-ce que pour un jour. En fait, ce n'était pas si abstrait que ça. Si elle ne s'était pas réveillée de bonne humeur ce matin là, c'était parce que dès qu'elle avait ouvert les yeux, elle avait pensé au cours d'Étude des Non-Magiciens qui l'attendait. Elle avait deux heures à passer avec cet idiot qui racontait des bobards, comme tous les mercredis. Enfin, il n'avait rien d'un idiot, et Caitlyn savait bien que dans le fond il ne l'était pas. Il était très réfléchi, et c'était bien ça qui lui permettait de débiter des idiotie de la manière la plus naturelle qui soit, de les argumenter et de réussir à les rentrer dans les cerveaux de certains, du moins pendant ses cours. Elle voyait bien que des élèves qui pourtant n'approuvaient pas les manières des Sup's ne pouvaient parfois pas s'empêcher de penser comme lui, comme ce qu'il leur racontait, et ça la dégoûtait. Elle n'aimait pas assister à ses cours de blabla, n'aimait pas se taire et le laisser divaguer en essayant de faire la sourde oreille à toutes les absurdités qu'il pouvait leur sortir. Elle ne voulait tout simplement pas y aller, et cette pensée occupait son cerveau depuis qu'elle ouvrait les yeux, chaque semaine. Il lui était d'ailleurs sûrement arrivé d'en rêver, mais, heureusement, elle ne se souvenait pas de ces rêves. D'ailleurs, elle se souvenait de très peu de rêves, en comparaison avec certains de ses camarades capables de lui raconter exactement ce qu'ils avaient vécu pendant leur sommeil chaque nuit. C'était impressionnant, et c'était drôle, n'empêche que quelquefois, cela pouvait s'avérer être un désavantage, et elle était bien contente, en somme, de savoir faire abstraction de sa vie inconsciente.

Comme chaque mercredi, elle avait essayé de virer cette mauvaise mine en se passant de l'eau très froide sur le visage, alors que les autres jours elle se lavait normalement, à l'eau tiède. Cela marcha un moment, et le petit déjeuner fut relativement joyeux, elle s'était assise au hasard sur la table des Raven, et avait immédiatement était engagée dans une conversation avec les gens autour d'elle. Elle n'avait pas de problèmes dans ce genre de trucs. Ils parlaient de tout et de n'importe quoi, comme d'habitude, mais elle ne s'ennuyait pas et elle avait retrouvé son sourire qui, d'après elle, ne devrait jamais quitter son visage. Mais, une fois le petit-déjeuner fini, elle retourna malgré elle dans cet état d'esprit un peu blasé, pas satisfait, presque boudeur. Les deux premières heures passèrent comme dans un rêve. Elle n'avait pas vraiment une notion du temps, elle n'écoutait le prof que d'une oreille, et la seule chose qu'elle souhaitait, c'était que cette journée passe, que la nuit tombe, et qu'elle oublie tout ce qu'elle a vécu pour une semaine de plus. Mais avant ça, avant le soir, il fallait bien passer par la salle d'Études des Non Magiciens. Elle s'installa tout au fond, près de la fenêtre. C'était dix heures, les élèves rentraient par petits groupes dans la pièce, personne n'avait l'air heureux. Et pour cause, personne ne l'était. Pendant ces deux heures hebdomadaires, elle passait d'élève sérieuse et motivée à ombre placide et discrète du fond de la salle. Sauf que le prof savait s'y prendre pour faire entendre ses cours à tout le monde et passait dans la salle, même dans les rangs les moins accessibles, comme le sien par exemple, pour vérifier si tout le monde prenait bien des notes, et pour y insciter ceux qui ne le faisaient pas. Il argumentait tellement bien ses propos que c'en était dégoûtant et Caitlyn savait qu'elle brûlerait ses cours dès la fin de l'année. Pas avant, non, car il pourrait les lui demander et alors elle passerait un mauvais quart d'heure, elle pouvait lui faire confiance là dessus. Mais d'un an à l'autre, la majorité des élèves se débarrassaient de leurs notes, et il ne pourrait donc pas s'étonner si elle ne les avait plus l'an prochain. L'an prochain... c'était dans si peu de temps ! La fin de l'année approchait à grands pas, il ne restait plus que deux-trois semaines de cours. Enfin. C'était toujours pendant le cours de Wilbott qu'elle pensait ainsi. Elle avait hâte que les cours finissent, alors qu'en général, elle n'avait rien contre l'école. C'était ce cours en particulier qui lui donnait envie de tout laisser tomber et de partir loin, très loin.

Elle regardait par la fenêtre. Là-bas, dehors, personne n'avait besoin d'écouter cet abruti en train de leur bourrer le crâne avec des stupidités. Là-bas, on pouvait faire ce qu'on voulait, et se diriger par son propre bon-sens. Chaque fois, elle avait l'impression que le cours de Wilbott augmentait d'un cran en absurdité, qu'il en rajoutait un peu, lentement, si bien que seulement peu de personnes remarquaient, et finissaient par adhérer à sa manière de pensée, du moins pendant le cours.

« C'est complètement idiot... » souffla-t-elle un moment.

Elle n'avait pas pu se retenir, c'était plus fort qu'elle. Elle n'avait pas détourné le regard du ciel qu'elle observait depuis le début de la séance, mais sans qu'elle le veuille, sans qu'elle n'écoute réellement, ses oreilles continuaient à entendre les paroles du prof.

« Vous disiez ? »

Il l'avait entendue. Génial. Elle répéta donc plus fort, le mal était fait de toute façon, et elle n'allait pas retirer. Il y eut un bref échange, la tension monta des deux côtés, mais le prof mit vite fin à la conversation. Collée. Elle était collée. Encore plus génial. Mais ne s'y attendait-elle pas ? Elle n'avait pas été collée souvent, dans sa vie. Tout au plus deux-trois fois. Elle trouvait ça totalement inutile, une perte de temps, et se faire coller était complètement con, donc elle évitait. Ce jour-ci, c'était trop tard pour éviter. Le soir n'arriverait pas de si tôt, finalement. Collée jusqu'à la fin de l'année, les mercredis après-midi. Elle ne dit plus rien, se contenant de le regarder sans cligner des yeux. Ça ne servirait à rien de protester de toute façon, si ce n'était à augmenter sa peine. Alors elle assumait, tout simplement. Parce que parfois, il fallait savoir se taire. Surtout si elle ne l'avait pas fait plus tôt. Lui aussi semblait se contrôler. Il avait sorti sa baguette, ou plutôt il avait resserré son emprise dessus, et la lui avait braquée dessus. Il s'était approché d'elle, jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'à quelques millimètres de son nez. Mais il n'avait pas jeté de sort. Elle était seulement collée. Dans la salle de son comparse, Cudrow, l'après-midi même, et celui de la semaine prochaine, et celui de celle d'après... Décidément, le sourire n'était pas pressé de lui revenir. Great.

Elle rentra dans la salle de Sortilèges, et n'alla pas beaucoup plus loin. Elle tourna tout de suite vers la droite et s'assit sur la chaise dans le coin arrière de la pièce. La seule chose qu'elle voulait, c'était que cette heure de colle passe le plus vite possible. Elle décolla les deux pieds avant de la chaise et alla s'adosser contre le mur derrière elle, ne quittant pas cet air blasé, complètement fermé, que personne ne lui connaissait en temps normal. Peu à peu, les autres collés arrivaient. Elle aurait peut-être engagé une conversation avec eux si elle avait été dans son état habituel. Mais là, non. Alors, dans son silence buté, les gens qui se croyaient intelligents et intéressants à lancer des remarques dans le seul but de provoquer le mec qui les surveillait, elle les voyait comme des parfaits idiots, gamins, voire cons. Mais elle faisait la sourde oreille, fermait les yeux... Et à un moment, un choc sourd la fit légèrement sursauter. Elle ouvrit a paupière gauche, et vit qu'un mec s'était installé sur la table d'à côté. Installé était un mot bien gentil. En fait, il avait jeté son sac lourdement sur la table et s'était avachi tout aussi lourdement sur sa chaise, prenant l'air désinvolte, un peu insolent sur les bords, du moins d'après cette espèce de sourire qui étirait ses lèvres. Le surveillant qui l'a amené prit la relève de l'autre.

« Vous avez intérêt à vous t'nir à carreaux tous autant que vous êtes. »

C'est ça, oui, ta gueule maintenant. Apparemment non.

« Comme si j'avais que ça à foutre que de surveillez des gosses ... »

Ne rien dire, ne rien dire, ça ne servirait à rien de toute façon. Trop tard :

« Faut changer de boulot alors. »

Ne toujours rien dire, ça n'arrangera rien, ignorer. Elle jeta à nouveau un coup d'oeil à gauche. Erreur. Elle vit son sourire provocateur. Il n'était pas mieux que cet idiot qui les surveillait. Tous les deux se provoquaient et ne voulaient rien d'autre que faire chier le monde.

« Tu pourrais pas te la fermer, si c'est pour dire des conneries dans le genre ? »

Voilà, c'était sorti. Elle retourna se coucher.


Dernière édition par Caitlyn Louise Twain le Dim 13 Jan 2013 - 17:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: He's got both hands in his pocket & he won't look at you ▬ Caitlyn   Dim 30 Déc 2012 - 12:45

Des morts en sursis, est ce que c'est ce qu'on est tous ici ? Des questions je m'en pose, comme tout le monde, mais on s'habitue ou presque. Je ne pleure plus ma liberté comme j'ai pu le faire au départ. Certes l'Australie me manque, mais j'ai su accepter le fait que mon quotidien, ma vie, et bien c'est à Poudlard que ça se passe maintenant. Je m'interroge toujours sur les raisons de notre enfermement, les raisons de la présence de Non-Magiciens entre ces murs, mais je m'arrange pour me concentrer sur autre chose. Une habitude que j'ai prise pour éviter de perdre mon calme, mon sang-froid, et mon esprit tout simplement. Qu'est ce qu'ils vont faire de nous ? Dans les faits, si ce n'est ce manque liberté, cette coupure avec le monde extérieur et par conséquent nos familles, la violence et la souffrance qu'on côtoie tous régulièrement, l'odeur de la peur qui envahit les lieux quotidiennement, dans les faits rien n'a changé. On continue de se lever le matin, de descendre dans la grande salle pour prendre notre petit déjeuner, d'aller en cours, d'apprendre des choses, de faire nos devoirs, de réviser pour les examens, de participer à des activités extra-scolaire si on le souhaite. Le Quidditch est toujours au meilleur de sa forme même si certains joueurs disparaissent de temps à autres. C'est triste à dire, mais on s'habitue même aux disparitions. Disons, tant que ça ne nous touche pas directement. Perdre un ami, un membre de sa famille, c'est une sensation que je connais bien et évident j'ai peur que ça se reproduise puisque personne n'est à l'abri ici, mais je m'accroche à l'espoir et surtout … je me voile la face avec des pensées plus joyeuses dès que je le peux. Je crois que c'est ce qui nous permets à tous de tenir encore le coup. Ça et les personnes qui nous sont chers, bien sur. Si on n'avait pas tous cette capacité, je pense sincèrement qu'on serait devenus fous, donc mort. Physiquement ou bien simplement mentalement. Je l'ai été, fou ou mort, pendant des mois. Oui, la douleur m'a rendu fou et m'a fait faire des choses que je ne pourrai jamais réparer, mais malgré ça j'ai réussi à ressortir la tête en dehors de l'eau qui s'engouffrait dans mes poumons et me maintenait dans un état de mort quasi imminente. J'étais toujours vivant, physiquement en tout cas, mais à l'intérieur tout était mort, rongé par la souffrance qui s'était transformé en rancœur, en haine et autres émotions et sentiments négatifs de ce genre là. Je m'en suis sorti, grâce à des personnes qui ont su remettre un peu de lumière et de chaleur dans ma vie, mais ça aurait très bien pu ne pas être le cas. Aujourd'hui, et même si ça n'est pas facile tous les jours, je fais en sorte de voir le côté positif des choses tant que je le peux. Voilà pourquoi je fais le con sur mes planches, voilà pourquoi je souri, pourquoi j'emmerde mon monde et je joue au petit malin. Parce que je me sens vivant, et c'est ma façon à moi de l'exprimer. Alors certes, parfois il ne s'agit que de pure provocation, je ne m'en cache pas, parce que ça fait parti de mon caractère et que j'ai tendance à vouloir montrer à ces enfoirés qu'ils ne me font pas peur. Ce qui en soit est totalement ridicule et dangereux, j'en ai bien conscience, mais c'est plus fort que moi. On ne va quand même pas s'empêcher de vivre pour leur faire plaisir ? En ce qui me concerne je l'ai déjà fait trop longtemps. Ils ont failli m'avoir à l'usure, et rien ne garantis que ça ne se produira jamais, mais tant que je peux, je continuerai d'agir comme je le fais. Ma double nature et mon caractère de base font que je ne garde pas le sourire tous les jours, la situation en elle même et les évènements ponctuels en font de même mais oui, tant que je gagne, je joue.

C'est donc comme ça qu'on se retrouve collé par ce charmant Monsieur Cudrow. C'est pas la première fois, loin de là, et ça n'est probablement pas la dernière. Là encore je prends ça avec le sourire, et oui mon arrivée est remarqué mais qu'est ce que j'y peux si tout le monde est fasciné par moi ? Ça va, je plaisante Rolling Eyes Je m'assoie donc avec toute la délicatesse dont je peux faire preuve … Ahum … Et ne peux clairement pas m'empêcher de l'ouvrir. Ce type est au moins aussi ravi d'être là que nous, alors naturellement, petit serpent sournois que je suis, je n'ai pas d'autre choix que de le titiller en appuyant là où ça fait mal. C'est comme une sorte de jeu. Nombreux sont ceux dans cette pièce qui rêveraient de m'arracher mon sourire, j'en suis convaincu, mais est ce que l'un d'entre eux va le tenter ?

« Tu pourrais pas te la fermer, si c'est pour dire des conneries dans le genre ? »

Et bien il semblerait que oui, et je ne peux pas m'empêcher de sourire plus encore en la détaillant des pieds à la tête alors qu'elle a déjà retourné son attention sur … rien, en l'occurrence. Sieste ? Je n'avais pas fait attention en entrant mais je me rends compte que j'ai déjà vu cette fille. On vit dans le même endroit, c'est plutôt évident mais disons que je ne fais pas toujours attention à tout le monde. Ce que je veux dire, c'est que je la reconnais comme étant la fille qui était avec Sovahnn le jour où Rivers l'a aidé – même si ça m'arrache la gueule de le dire et c'est d'ailleurs bien pour ça que je le pense plutôt que de le dire – à se calmer et à canaliser sa magie. Visiblement, je tape sur les nerfs de mademoiselle, ce qui en soit n'est pas une ineptie parce que je peux vraiment me montrer insupportable. Demandez à Kyle ce qu'il en pense :gla: Il n'est pas violent mais à mon avis y a un sacré nombre de fois où ça a du le démanger de m'en foutre une.

« Écoute ta camarade, Ryans. Ça t'évitera bien des problèmes. »
« Désolé, j'ai pas pour habitude de recevoir d'ordres de la part d'une femme. Enfin pas d'y obéir en tout cas. »

Lui n'a pas relevé les yeux du parchemin qu'il était manifestement entrain de lire, il a d'ailleurs répondu d'un air absent si j'en crois l'analyse que j'ai fait de son intonation. Moi, je n'ai simplement pas lâché du regard ma nouvelle super copine ici présente. Toujours avec ce grand sourire qu'on aurait sans doute envie de m'arracher.

Si Sova et Jill m'entendaient Rolling Eyes Je crois que je m'en prendrai une, et par chacune d'entre elles. Je les entends déjà m'appeler Machoman. Et oui, c'est moi, et non, je ne vais pas changer pour vous faire plaisir mesdemoiselles même si vous savez pertinemment – vous concernant en tout cas – que tout ça n'est qu'un jeu. Pour le reste, les autres, je dois bien l'admettre, je ne suis pas le type le plus gentleman de l'école … Ma mère ne m'a pas élevé comme ça, mon père non plus d'ailleurs, mais il faut croire que j'ai développé ça ici puisqu'avant d'être catapulté à Poudlard je ne me mélangeais pas plus que ça avec le reste du monde. Qui plus est, la majorité de mes fréquentations étaient masculines. Ici tout ça a bien changé et j'ai bien plus d'amies filles que de garçons il me semble. Quoi que, j'aurai tendance à dire que ça s'équilibre mais peu importe. Quand j'ai découvert que j'avais une certaine capacité à avoir le dessus sur certaines personnes, à faire peur, à plaire parfois aussi, ça été plus fort que moi. Oui je suis une petite garce manipulatrice comme le dit Jill, et oui j'ai tendance à m'engouffrer dans la moindre faille que je trouve. Je joue de mon charme quand je vois que ça fonctionne et le pire dans tout ça, c'est que c'est inconscient. Heureusement j'ai des amis, et un chéri, qui ne se gênent pas pour me ramener sur terre quand je dépasse les bornes mais le problème c'est qu'ils ne sont pas toujours là pour m'empêcher de virer trop con. En plus de ça, je ne peux pas sans cesse compter sur eux pour ne pas devenir un petit branleur insupportable mais le soucis, c'est que j'aime ça alors ...

« J'te trouve bien tendue … C'est quoi ton nom déjà ? Tu devrais te décontracter un peu, tu vas choper des rides, ça serait dommage. »

Ben quoi ? Si je dis ça c'est pour son bien. Ça serait con d'abimer trop rapidement ce joli visage en y collant des rides d'expression trop tôt parce qu'elle est bien trop coincée, euh, tendue j'veux dire. Faut lâcher du lest parfois, et j'ai pas l'impression que ça soit dans ses habitudes mais après tout j'en sais rien, je la connais pas.

« Ryans, ferme là. Si tu veux draguer, tu feras ça après. Bosse, à mon avis ça serait pas du luxe. »

Rolling Eyes

On notera toujours ce ton absent. Sincèrement, je crois qu'il s'en tape donc pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? En revanche, je vais peut être finir par me faire massacrer par ma charmante voisine et tous les autres présents dans cette classe. C'est moi où la tension commence à monter d'un cran ?
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MessageSujet: Re: He's got both hands in his pocket & he won't look at you ▬ Caitlyn   Dim 13 Jan 2013 - 18:19



Enzo & Caitlyn
« He's got both hands in his pockets & he won't look at you. »


Mercredi 04.06.2014

Saurait-elle encore faire du vélo, comme elle en faisait avant ? C'était son seul moyen de transport autonome, jadis. Et saurait-elle skier, comme pendant les vacances d'hiver, quand elle allait soit dans les Alpes, soit juste un peu plus au nord, en Angleterre ? Elle adorait ce sport, la blancheur de la neige, la solitude et le calme de la montagne, la vue qu'elle pouvait avoir, et tout simplement la vitesse qu'elle prenait en glissant sur les pistes. Ici, c'était le balai. Ou alors les jambes. C'était très amusant, aussi, mais finalement, plus ça allait, et plus les petits plaisirs tout simples des moldus lui manquaient. Si elle l'avait exprimé à haute voix, elle ne doutait pas qu'on l'aurait regardé de travers, on l'aurait jugée et discriminée, comme on discriminait tous ceux qui sortaient du moule. L'état normal, pour les gens ici, c'était la magie pure et simple, le sang propre, la lignée, la famille... Les sang-mêlés et les nés-moldus étaient très mal vu, et c'était pareil pour ceux qui voudraient se lier avec eux. Tous ceux qui faisaient tâche au stéréotype du sorcier. Finalement, ils ne se rendaient pas compte, mais s'ils continuaient, ils éradiqueraient tout le monde et il ne resterait plus qu'eux. Cons et bornés qu'ils étaient, c'était le but qu'ils s'étaient donnés, sans penser qu'une fois seuls, ils n'auraient personne sur qui régner. C'était ridicule. Tout dans ce château était ridicule. Ce jour là, elle avait juste envie de tout foutre en l'air, elle n'avait vraiment pas l'humeur à... pas l'humeur ? Où allait le monde ? Caitlyn ne pas avoir l'humeur à quelque chose. C'était vraiment frustrant. Elle n'aimait pas du tout être dans cet état. Elle n'aimait pas quand les autres lui présentaient une face fermée et faisaient la tête pour on ne sait quoi. Les lunatiques, c'était vraiment pas son genre, les égoïstes et les égocentriques qui ne voyaient que leur petite personne dans le monde non plus. Et elle ne voulait en aucun cas leur ressembler. Elle ne voulait pas se résoudre à être de ceux dont on dit qu'ils sont désagréables. Bon, il était vrai que le risque était relativement petit, sa réputation était plus ou moins faite, à Poudlard, et ça n'avait pas mis très longtemps. Mais c'était les gens à plus forte réputation qui s'en prenaient le plus dans la gueule, sur lesquels on s'acharnait justement pour voir s'ils y correspondaient vraiment, à leur réputation, ou s'ils auraient des moments de dérive... N'empêche que ces histoires de réputation avaient elles-aussi le don d'exaspérer la jeune Raven. Encore une chose qui la privait du peu de liberté qu'elle disposait. Qui l'en priverait, car à vrai dire, elle s'en fout pas mal de ce que les gens pensent d'elle. Si elle veut avoir le sourire, c'est pour ne pas se dégoûter elle-même, rien de plus. Le truc, c'est qu'aujourd'hui, elle avait beau essayer et s'efforcer, elle n'arrivait pas à quitter cette vue du monde tout en noir. C'était mercredi, et cela signifiait pour elle un double cours d'Études des Non-Magiciens. Pas qu'elle n'aime pas ce cours, au contraire cela lui rappelait un peu son passé que de parler des habitudes des moldus, mais c'était le prof qui l'énervait au plus haut point, et c'était à cause de lui qu'elle gardait cette mine fermée depuis le début de la journée, comme si elle se préparait à repousser toute attaque de sa part. Toute attaque dans le sens de toute contamination verbale, s'entend. Elle voulait comme s'immuniser contre ce qu'il leur racontait, y être insensible. Malheureusement, ce jour-ci, ça n'avait pas marché. D'où le fait qu'elle se soit retrouvée en colle. Et d'où le fait, aussi, qu'elle ait décidé d'être désagréable avec ce Griffy un peu trop flash à son goût, qui apparemment aimait se faire remarquer et faisait tout pour. Il était lourd, provocateur, chiant... Gamin quoi. Du coup, elle lui en avait fait la remarque.

« Écoute ta camarade, Ryans. Ça t'évitera bien des problèmes. »

Elle hésita à sourire ou à lui jeter un regard dans le genre "De quoi je me mêle ?" - surtout qu'il avait dit ça d'un air tellement absent que voilà -, mais n'eut même pas le temps de se décider vraiment. Elle devait avoir tiré une gueule qui mélangeait un peu les deux réactions, avant que Enzo ne réponde du tac au tac, sans quitter des yeux Caitlyn - donc en remarquant sans doute son air, et pouvant en témoigner mieux qu'elle même n'aurait pu le faire - et toujours avec cette espèce de grand sourire mi-sincère mi-provocateur qui transparaissait dans son ton :

« Désolé, j'ai pas pour habitude de recevoir d'ordres de la part d'une femme. Enfin pas d'y obéir en tout cas. »

« C'est ptêtre pour ça que t'es resté gamin dans ta tête... »

Elle se tourna vers lui. C'était ce mec, Enzo, qui l'avait remplacée auprès de Sovahnn une fois que la grosse crise était passée. Si elle avait bien compris, il avait été retenu par Logan Rivers, prof de DCFM que d'ailleurs elle était allée voir juste après, m'enfin bon. En fait, elle ne voulait pas vraiment être méchante avec lui. Si elle n'était pas sûre qu'il ne se vexerait ou blesserait pas, elle n'aurait jamais dit ça, aussi mauvaise que soit son humeur. Elle savait que ce gars n'était pas mauvais, en soi, même s'il avait le don de l'exaspérer à un point inimaginable. Il était très confiant en soi et c'était pas le fait qu'on lui dise qu'il était gamin qui allait l'ébranler beaucoup, elle le savait. Après tout, vu son comportement, il devait l'avoir entendu déjà pas mal de fois sans changer pour autant, alors bon. Elle ne doutait pas qu'il avait des amis, à Poudlard, après tout il avait l'air d'être le genre de mecs qui, même si un peu gamins et lourds, étaient drôles et spontanés... Enfin, elle ne le connaissait pas plus que ça, mais rien que la réaction de Sovahnn l'autre jour au septième montrait qu'il n'était pas détesté. N'empêche qu'aujourd'hui, à part si vraiment il faisait des efforts pour ne pas se faire remarquer dans le seul but de provoquer comme un petit con, elle ne voyait pas comment elle était censée l'apprécier. Elle sentait qu'elle était au bout de sa tolérance pour les gamineries de son genre. C'était pas de sa faute, finalement, mais de celle des gens qui s'amusaient à la coller, et encore avant celle des supérieurs. Si ils étaient pas là pour faire chier le monde, et avant tout les moldus, elle n'aurait pas eu de raison d'être de si mauvaise humeur. Et Enzo l'avait remarqué.

« J'te trouve bien tendue … C'est quoi ton nom déjà ? Tu devrais te décontracter un peu, tu vas choper des rides, ça serait dommage. »

Malgré elle, elle sourit. Un peu. Décidément, il était irrécupérable, ce mec, et ne pouvait apparemment pas s'empêcher de faire des remarques à tout le monde. Mais finalement, ce qu'il disait était vrai. Elle était complètement fermée et tendue, ses traits étaient glacés, figés dans une expression dure, froide, et c'était pas bien. Elle avait toutes les envies du monde à lui rétorquer de ne pas s'occuper d'elle et de ses rides, mais le truc c'était que pour le coup, c'était pas elle qui avait raison et elle le savait très bien. Et s'obstiner à rester dans cette attitude désagréable serait la pire connerie du monde.

« Ryans, ferme là. Si tu veux draguer, tu feras ça après. Bosse, à mon avis ça serait pas du luxe. »

Ca c'était le truc qui la fit sourire encore plus. Enfin, intérieurement, s'entend. Elle faillit éclater de rire tellement c'était ridicule. Finalement, peut-être bien que ces deux là, aussi con l'un que l'autre, même si pas comparables pour autant, avaient fait partir sa mauvaise humeur ? Ce serait cool. Elle sourit donc un peu plus, ses yeux quittèrent cette espèce de voile noir qui les rendait inexpressifs et se remplirent de petites étincelles de vie et d'espièglerie comme en leur état normal. Enfin ! Elle ignora totalement l'incitation du surveillant à ce qu'ils se taisent et lui répondit donc comme si de rien n'était.

« Je m'appelle Caitlyn. Toi c'est Enzo c'est ça ? »

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MessageSujet: Re: He's got both hands in his pocket & he won't look at you ▬ Caitlyn   Jeu 17 Jan 2013 - 19:55

Dans mes souvenirs, je n'ai pas toujours été comme ça. Insupportable, oui c'est le mot que tout le monde cherche actuellement je pense. Quand j'étais petit, j'étais un Jedi. Ah non, c'est pas ça. Bref. Quand j'étais petit, j'étais plutôt du genre petit garçon calme, pas trop agité, qui restait dans son coin et ne se faisait pas remarquer. Aujourd'hui j'ai complètement changé et honnêtement, je ne sais pas d'où ça peut venir. Est ce que je serai devenu le même si ma vie n'avait pas changé au point où elle l'a fait ? Je veux dire, comment est ce que j'aurai bien pu évoluer si nos parents n'étaient pas mort, si on était resté en Australie ? Je pense que j'aurai continué sur ma lancée en restant le p'tit frère de Derek, le gentil Enzo ayant une relation plutôt fusionnelle avec sa maman, obéissant sauf quand il s'agit de glisse, élève studieux mais néanmoins pas toujours capable de se concentrer sur le long terme. J'aurais sans doute gardé mes habitudes quotidienne, à l'école ou à la maison, et ma solitude que j'appréciais. J'aurais également gardé une relation pas franchement positive avec mon frangin, et la vie aurait suivi son cour comme ça. J'imagine en tout cas. Toujours est il que ça ne s'est pas passé comme ça et j'ai du mal à me dire que j'aurais pu être celui que je suis aujourd'hui dans un contexte comme celui dans lequel on a vécu par le passé. J'étais juste un gamin normal, aujourd'hui je partage mon être avec une bête sauvage. Est ce que c'est ça qui me rend aussi … foufou ? Non, à mon avis ça vient plus du fait que contrairement à l 'époque, aujourd'hui j'ai confiance en moi. J'en use et j'en abuse, je le montre, le démontre par A+B parce que la vérité, c'est que tout ça n'est qu'une mascarade. Pas totalement, on est bien d'accord, parce qu'il se trouve que grâce à certaines personnes qui sont entrées dans ma vie ces derniers mois j'ai su trouver un équilibre et une estime de moi que je n'avais pas avant. La faute à qui ? A quoi ? J'en ai bien une petite idée mais ça n'est pas le débat du jour. Au fil des mois j'ai vécu, j'ai encaissé, j'ai accepté certaines choses. Des choses positives, comme l'amitié, l'amour et la joie de vivre même si pour cette dernière je l'avais toujours connu. Enfin, avant l'accident en tout cas. Après ce jour là, plus rien n'a jamais été pareil, moi y compris. J'ai changé, c'est un fait, et même si j'ai pu faire un nombre incalculables de conneries depuis – diverses et variées – j'ai grandi. J'ai appris, par la force des choses ou volontairement. J'ai appris que j'étais capable de bien plus que ce que je n'aurai pu l'imaginer et sans eux, je ne l'aurai sans doute jamais perçu. Ils m'ont tiré vers le haut, m'ont poussé dans mes retranchements, m'ont forcé à ouvrir les yeux sur certaines choses, à les fermer sur d'autres. Eux ce sont ma famille, oui, c'est comme ça que je les qualifie. A l'exception de Derek aucun ne partage mon sang mais ils sont bel et bien ma famille et sans eux, je le sais, je ne serai pas celui que je suis aujourd'hui. Alors c'est sur, beaucoup me prenne pour un connard, ou un branleur, un mec insupportable, et à juste titre puisque c'est ce que je suis la plus part du temps avec les personnes que je ne connais pas, et que je n'ai pas spécialement envie de connaître. Je suis un garçon du genre très borné, et si j'ai décidé que c'était comme ça et pas autrement, y a pas grand chose qui peut me faire changer d'avis. Et bien c'est pareil avec les gens. Un jour, j'ai décidé de ne pas laisser les autres m'approcher, et je m'y suis tenu. Ils sont très peu à savoir qui je suis vraiment, et je n'ai pas envie que ça change. Le feeling est là ou il ne l'est pas et je sais très bien que je pourrais parfaitement m'entendre avec nombre de ceux qui peuplent ce château, mais tant que les occasions ne se présentent pas d'elles même, je ne suis pas du genre à les créer. Le hasard, je le laisse faire, et voilà comment j'ai rencontré tous ces gens qui font parti maintenant de mon quotidien et sans qui je ne peux pas être entier. Hasard ou Destin ? Ça c'est une question que je me suis souvent posé, mais dans le fond est ce que ça change quelque chose ? Je ne crois pas. J'ai rencontré Kyle un lendemain de Pleine Lune, à cause ou grâce à mon frère, si ça n'est pas un truc plutôt saugrenu ça ? La fois où je le lui ai fait remarquer il n'a pas vraiment apprécié d'ailleurs. Aujourd'hui j'en rigole facilement, pas avec lui néanmoins parce qu'il ne faut pas pousser le bouchon non plus, mais à l'époque on ne peut pas dire que ça se soit bien passé. Ni avec l'un, ni avec l'autre d'ailleurs. Peu importe, tout ça c'est du passé maintenant, mais un passé que je n'oublierai pas, c'est une certitude.

Le présent, c'est donc cette colle qui pour une raison que j'ignore moi même, me transforme en espèce de sale gosse insupportable que je peux être parfois. En réalité ça n'est pas la colle en elle même mais plutôt mon humeur du jour. Pourquoi ? Aucune idée mais je ne vais pas m'en plaindre non plus. Toujours est il que je ne peux pas m'en empêcher, non c'est clairement plus fort que moi, et me voilà entrain de revêtir cette espèce d'habit de charmeur, dragueur et tout ce que vous voulez. Le mec sur de lui, qui sait où appuyer pour faire bondir les gens, qui sait quel regard lancer, quel ton employer pour parvenir à ses fins. Ce qui est mal, très mal, et si Kyle me voyait … Mais il n'est pas là et … et voilà. Tout ça n'est qu'un jeu pour moi, rien de plus. Je ne touche pas, je ne suis pas vraiment sincère non plus ou plutôt disons que c'est comme une sorte de … Je ne sais pas vraiment comment le dire. C'est un jeu quoi, on va rester là dessus. Elle pourrait m'envoyer chier comme l'a déjà fait plusieurs fois, mais non, elle ne le fait pas. Est ce que ça m'étonne ? Non, parce que je ne m'attendais à rien. Je ne m'attends à rien. Je n'attends rien, de personne. Ni de ce type qui nous surveille, ni des autres élèves présents dans cette salle, ni d'elle. Ou alors peut être que je cherche la merde juste parce que ça m'amuse. C'est une éventualité Rolling Eyes

Mes yeux braqués dans les siens, je ne la lâche pas du regard. Je sais que j'ai cette aura animal qui parfois en effraie certains. Je ne suis pas un Vampire, je n'attire pas mes victimes en règle générale mais les pousse à fuir pourtant. D'un autre côté, d'une tout le monde n'y est pas sensible, et de deux, je peux tout aussi bien jouer de ça pour faire ressortir ce côté un peu hautain, voir bestial, qui je le sais plait à certains. En plus de ça, je ne pense pas que le terme victime soit le plus adapté mais passons. Quoi qu'il en soit, elle sourit, elle n'a plus cet air dur accroché au visage ou en tout cas moins. Ça n'était pas mon but, mais je n'ai pas de but, c'est aussi simple que ça. J'avance sans rien préméditer. Je joue, et c'est tout.

« Je m'appelle Caitlyn. Toi c'est Enzo c'est ça ? »

Le seul, l'unique, le merveilleux, le formidable, le … plus crétin, oui c'est bien moi.

« Et merde, j'suis démasqué Rolling Eyes »

Exagération des mots, des gestes, des intonations. Évidemment. Puis mon sourire revient, un sourire qui en dit long sur mon état d'esprit. Je me penche vers elle, j'ai l'air sur de moi, et je le suis, même si cette facette de ma personnalité est bien loin d'être la seule et la plus éloquente. Disons que ça dépend avec qui mais elle ne fait pas partie des personnes à qui je laisserai voir celui que je peux être en d'autres circonstances. Pourquoi ? Parce que je l'ai décidé, et que c'est comme ça. En vérité, elle en a déjà eu un aperçu avec Sovahnn l'autre jour, mais aujourd'hui ce Enzo là n'est pas présent et elle va bien vite s'en rendre compte.

« Tu m'trouves insupportable, je le vois dans tes yeux. Mais tes lèvres te trahissent, j'te fais sourire. Je pousserai même le vice plus loin en allant jusqu'à dire que t'as envie de rire. »

Pas une question, non, mais clairement une affirmation.
Et tu sais ce qu'on dit : Femme qui rit ...
Pas taper Kyle, c'est juste pour rire. Je peux juste pas m'en empêcher x_X

« Qu'est ce qu'une fille sage comme t'as l'air de l'être à fait pour atterrir ici ? »

Il y a peu de tout dans mes phrases et le ton que j'emploie pour les prononcer, mais je ne peux pas le nier, la provocation domine la partie, sous toutes ses formes.
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MessageSujet: Re: He's got both hands in his pocket & he won't look at you ▬ Caitlyn   Dim 27 Jan 2013 - 0:44



Enzo & Caitlyn
« He's got both hands in his pockets & he won't look at you. »


Mercredi 04.06.2014

« Et merde, j'suis démasqué. »

Démasqué ? Ah bon. D'accord. Si tu veuuuux... Il avait l'air d'être parti dans un de ces trips que les gens ont parfois. Et qui peuvent mettre mal à l'aise si ils sont les seuls à les avoir. Genre là, il jouait le mec sûr de lui - et elle devait avouer qu'il jouait très bien - à la limite du supportable. Et ça pouvait le faire si elle le suivait dans son élan, tout comme ça pouvait finir en cassage de gueule, au sens figuré bien sûr, si elle le laissait tout seul dans son trip, justement. En fait, pour l'avoir croisé plusieurs fois déjà dans les couloirs, elle savait très bien qu'il était du genre très lourd et envahissant, qu'il faisait beaucoup de bruit, quoi, de tapage. Et ça avait quand même légèrement, très légèrement, le don de l'énerver. Elle ne trouvait pas que le bruit et le "je fais mon intéressant" était la meilleure manière de se faire apprécier par les autres. Elle évitait de faire des remarques, et elle évitait de le croiser trop souvent, aussi. Après tout, il n'était pas dans sa maison, il n'était même pas dans son année, alors même s'ils avaient environ le même âge, rien n'était obligé de les réunir... Bien sûr, elle n'avait pas considéré l'option "heure de colle". Bref, mais pour repartir sur le caractère de ce mec, il ne fallait pas omettre qu'elle l'avait quand même rencontré en d'autres circonstances que sur une planche dans un couloir blindé de gens, en train de descendre la rampe des escaliers par exemple ou autres pitreries. Non, elle savait depuis peu qu'il était aussi capable d'autres comportement, en particulier celui de réconfort. Enfin, il ne perdait pas son humeur habituelle qui était aux blagues et aux rigolades... mais c'était finalement peut-être bien ça qui faisait qu'il savait si bien s'y prendre avec les personnes en détresse, qu'il savait bien les sortir de cette détresse. Sovahnn, une jolie blonde de chez les Huffle, avait fait office de personne en détresse ce jour là. Caitlyn s'était elle-même trouvée dans les parages lorsque la crise avait éclaté, et avait donc récolté le début. Elle n'avait pas dit grand chose pendant que la jaune pleurait et mouillait ses habits. Non seulement n'était-ce pas le moment propice pour parler de quoi que ce soit, mais en plus elle ne la connaissait absolument pas, de vue seulement, encore moins qu'Enzo puisqu'elle ne se mettait pas particulièrement en avant. Et puis, elle sentait bien que c'était réciproque, que Sovahnn ne la connaissait pas plus qu'elle ne la connaissait. Il n'y avait donc pas grand chose à dire, et le seul sujet de conversation qu'elle avait trouvé, était celui des raisons de cette crise de nerfs et de larmes. Jusqu'à ce que Enzo arrive. Le sauveur. Le seul, l'unique. Sa stature imposante s'était progressivement détachée de l'obscurité du couloir par lequel il était arrivé, et Caitlyn avait su, immédiatement, que tout irait bien. Elle n'avait même pas pensé qu'elle ne voulait pas de lui ici, lui qui était si gamin et à comportement inapproprié parfois. Non, elle avait senti que sa présence, c'était ce qui leur fallait, à toutes les deux. Sans pour autant connaître la relation des deux auparavant, ce qui n'a d'ailleurs toujours pas changé. Sovahnn ne l'avait plus quitté des yeux, et s'était calmée instantanément en sa présence - et encore plus dans ses bras, car ils s'étaient fait un câlin. D'ailleurs, ce câlin était justement ce qui avait confirmé à Caitlyn que Enzo n'était pas seulement le mec bruyant et chiant des couloirs, qui bousculait tout le monde, ou plutôt évitait tout le monde de justesse et les rendait claustrophobes. (Ce qui lui rappelait quelque part son ski, et elle se retrouvait dans ce comportement à vous rendre fou de Enzo puisque à elle aussi on lui avait reproché d'aller trop vite, et de rendre claustro. Et elle aussi savait qu'elle contrôlait tout et qu'il n'y avait pas de raison de s'affoler, sentiment qu'Enzo devait justement aussi avoir. Mais bon, trop c'est trop. Bref.) Non, il était capable de se calmer et de câliner, de réconforter. Enfin, réconforter... il passait plus par les blagounettes, et ça lui ressemblait plus, mais voilà. Il ne se voyait pas que soi-même, et c'était une qualité. Elle ne le considérait pas comme Doryan, loin de là, mais n'empêche que son comportement laissait parfois penser qu'il ne prenait pas les autres en considération. Bizarre. Paradoxal. Mais bon. En gros, dans tout ça, même si elle savait que Enzo pouvait avoir ce côté affectueux et confiant, elle savait aussi qu'il était vachement lourd et bruyant, et qu'elle n'appréciait pas nécessairement ça. Toujours était-il qu'après cette réplique prononcée sur un ton qu'il voulait exagéré, elle décida de finalement se prendre au jeu. De voir où ça les mènerait, puisqu'elle ne savait finalement que peu de choses sur lui. Pourquoi donc pas essayer ?

« Maintenant, reste plus qu'à te rendre. »

Gros sourire, à peu près comme le sien, sauf que Caitlyn ne cherchait ni à provoquer, ni à se moquer. Si elle souriait, c'était parce qu'elle était de bonne humeur, parce qu'elle s'amusait, en quelques sortes, aussi pitoyable que soit le jeu. Il n'était pas méchant, alors elle n'avait aucune raison de ne pas se prendre au jeu, de lui reprocher quoi que ce soit et de faire les rabat-joie. Et c'est alors qu'Enzo se penche vers elle avec cet air si sûr de lui dans les yeux, comme s'il maîtrisait totalement non seulement la situation, mais aussi les subconscients des gens. C'était le genre de chose qu'on faisait pour draguer. C'était aussi simple que ça, et Caitlyn n'eut qu'une infime hésitation avant de mettre le doigt là dessus, sur ce fait, avant de comprendre ce qu'il cherchait à faire et pourquoi. Et alors, une fois qu'il fut très près, elle ne bougea pas de beaucoup, mais ses yeux changèrent d'expression pendant que son sourire s'étirait. Il prenait avec son attitude une position dominante qui lui seyait très bien. En principe, elle était totalement contre ce genre de comportement, elle ne supportait pas toutes formes de machisme car elles se rattachaient à un certain sexisme, et encore plus généralement à une certaine discrimination. Et cette assurance qu'il prenait, faite à la fois de gestuelle corporelle et d'expression du visage, laissait clairement supposer que c'était comme ça qu'il pensait, comme un dominateur. Mais finalement, s'ils avaient commencé à jouer, autant continuer. Elle était bien curieuse, quelque part, de savoir où ça les mènerait, et était heureuse d'avoir perdu, du moins pour l'instant, cette mauvaise humeur qu'elle se trimbalait depuis son réveil. Elle était à nouveau Caitlyn, la fille ouverte et presque un peu fofolle sur les bords, qui n'avaient jamais rien contre les gens de son entourage avant de les connaître assez. Et c'était le cas d'Enzo, elle avait décidé de faire abstraction de tout ce qu'elle avait bien pu penser de lui en le croisant dans les couloirs ou en en entendant parler par d'autres personnes, essentiellement professeurs qui se plaignaient de son comportement, et de laisser libre cours au hasard, pour voir ce qu'il ferait de leur relation. Le hasard fait bien des choses, dit-on, et d'un certain côté c'est vrai. Les préjugés, c'était pas son truc, et même si elle ne pouvait pas s'empêcher de porter un jugement sur ce mec qui l'exaspérait parfois au plus haut point avec ses manies de glisse, elle n'avait aucune raison de baser une relation entre eux là-dessus.

« Tu m'trouves insupportable, je le vois dans tes yeux. Mais tes lèvres te trahissent, j'te fais sourire. Je pousserai même le vice plus loin en allant jusqu'à dire que t'as envie de rire. »

Là, il avait visé juste. Bon, elle ne croyait pas trop au fait qu'il avait fait une analyse de son comportement au sens scientifique, c'était plutôt dit sur le ton qu'il avait employé avant, assuré, charmeur, légèrement provocateur. Mais il avait totalement raison. Oui, elle le trouvait insupportable. C'était ce qu'elle avait pensé juste auparavant. Mais elle avait aussi pensé qu'elle ferait abstraction, et elle avait en effet envie de rire. Tout ce qu'Enzo avait dit était vrai. Il l'avait démasquée. Chacun son tour, n'est ce pas ? Elle soutint son regard, ses yeux verts droit dans ceux, bruns, foncés et profonds, du garçon. Cela ne lui prit qu'une seconde pour comprendre ce qu'il s'y déroulait. Tout ça n'était qu'un petit jeu, bien sûr. Il s'amusait à provoquer elle-ne-savait-pas-vraiment-qui, soit le surveillant, soit les autres, soit elle-même... ou peut-être bien tous en même temps. D'une pierre trois coups. Ahm. Il s'amusait aussi à se croire irrésistible, et elle devait avouer qu'il avait un certain charme - surtout cette manière, bien qu'insupportable, d'avoir le dessus -, qu'il avait une certaine aura qu'elle avait du mal à attribuer, à qualifier, à cerner. Mystérieuse. Énigmatique. On lui avait souvent dit qu'elle avait une aura particulière, elle-aussi. Attirante, car singulière. Et pas seulement dans le monde moldu où elle avait fréquenté le collège, et pour lequel c'était compréhensible puisqu'elle était différente, mais aussi à Poudlard. Bon, on ne le lui avait pas dit comme ça, genre "Oh, t'sais que t'as une aura mystérieuse", mais elle l'avait compris de par les comportements de son entourage. Disons que les regards trahissent bien des choses. Comme l'avait dit Enzo. Et le sien, en ce moment, traduisait cette assurance avec laquelle il jouait ce petit jeu, si bien que Caitlyn n'était pas elle-même sûre si c'en était vraiment un ou pas. Mais pour sa part, elle avait envie de s'amuser un peu, alors elle aussi changea d'attitude de manière à se faire plus sensuelle, comme qui dirait. Sans pour autant empiéter sur le territoire que Enzo semblait vouloir dominer. Il s'était penché vers elle, elle se tourna sur sa chaise - qui était désormais les quatre pieds par terre - de manière à lui faire face puis s'appuya contre la table. Elle avait joliment tordu le haut de son corps et lui offrait consciemment une belle vue. Était-il en couple ? se demanda-t-elle, mais vira rapidement cette question du cours de ses pensées. Elle n'en avait vraiment rien à faire, puisque quoi qu'il en soit, c'était lui qui avait commencé. Jeu ou pas jeu, elle était curieuse de voir où ça les mènerait.

« Fermez votre gueule ! Tous les deux ! Ou vous allez voir. Ca suffit, maintenant ! »

Le pion avait décidé de lever sa tête de ses papiers et les toisait, une lueur mauvaise dans les yeux. Caitlyn décida de se retourner légèrement sans rien dire, et posa sa tête sur ses bras. Elle était en gros allongée sur la table, et regardait le surveillant. Elle se forçait à ne pas sourire, à ne pas lui tirer la langue ni rien d'autre qui aurait aggravé l'état. Il finirait bien par revenir à ses moutons. Et elle ne se trompait pas. Dès qu'il détourna le regard pour se concentrer à nouveau sur le truc qu'il fabriquait sur son bureau, elle reprit sa posture initiale, face à Enzo, mais ne releva plus la tête. Elle se remit à le fixer intensément, un léger sourire flottant sur ses lèvres.

« Je t'avoue que tu as raison. »

Intonation bizarre, mais peut-être pas autant pour lui que pour elle-même, dans sa voix relativement grave. Sourire. Et lui, il reprit, toujours de ce ton provocateur en même temps que badin.

« Qu'est ce qu'une fille sage comme t'as l'air de l'être à fait pour atterrir ici ? »

Hahaha, oui c'était vrai que c'était pertinent comme question. Même si pour le coup, elle ne se sentait pas très "sage" vu sa posture, mais c'était vrai qu'elle n'était pas ce qu'on appelait un élément perturbateur et qu'elle n'avait aucune raison apparente d'être là. Sauf que Enzo omettait un petit détail :

« T'oublies que les profs, surtout Cudrow et Willbott pour ne pas citer de noms, n'en ont rien à faire si t'es sage ou pas. »

Rapide coup d'oeil voire si personne n'avait de réaction qui lui serait défavorable, mais elle n'avait pas parlé très fort, et le surveillant n'avait pas manifesté de signe comme quoi il l'aurait entendue, alors bon.

« En tout cas, désormais, je serais ici tous les mercredis jusqu'aux vacances... »

Pour le coup, elle avait peut-être même surpassé Enzo pour ce qui était de la provocation, mais non pas sous une forme méchante et tournée contre quelqu'un, plutôt dans le sens énigmatique et... flirteur ?
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MessageSujet: Re: He's got both hands in his pocket & he won't look at you ▬ Caitlyn   Dim 27 Jan 2013 - 11:56

C’est mal. Voilà ce que me dit cette petite voix dans ma tête, comme un murmure persistant et lancinant. C’est mal Enzo, et tu le sais. Oui je le sais et pourtant ça ne m’a pas arrêté. Je l’ai provoqué, presque attisé, c’est une certitude mais je ne m’attendais pas à cette réaction de sa part. Elle est rentré dans mon jeu, elle m’a répondu d’une manière alors que mon but était clairement de créer un conflit, pas un jeu de séduction. Si je fais état de la situation, j’ai le sentiment de me retrouver des mois en arrière et ça ne me plait pas. A l’époque tout ce qui m’intéressait c’était de faire du mal, créer des situations où tout irait de travers parce que je sombrai chaque jour un peu plus et j’avais bien l’intention d’entraîner le maximum de personne possible avec moi dans ma chute sans fin. C’est avec cette attitude que j’ai incruster mes empreintes dans l’existence de Tallulah. C’est avec cette même attitude que j’ai flirté, et parfois plus, avec ses amies dès qu’elle avait le dos tourné. C’est toujours avec cette attitude que j’ai tenté de mettre Seren dans mon lit. Elle n’a jamais craqué, mais a pris son pied à me faire mariner. Oui même les prof, rien ne me faisait peur à l’époque mais je ne regrette absolument pas celui que j’étais. Un enfoiré, ni plus, ni moins. Un gosse cassé de l’intérieur qui ne savait plus marcher droit. Je ne veux pas redevenir celui là, et je n’ai pas de raison de le faire même si la vie n’est pas simple tous les jours. Je le sais pertinemment que j’ai cette prédisposition à mal tourner dès que quelque chose m’échappe et me détruit, mais je sais aussi que je suis capable d’encaisser beaucoup de chose. Tant qu’on ne me prive pas de mes bouées de sauvetage, tout va bien. C’est peut être égoïste de compter à ce point sur les autres mais je suis comme ça, c’est dans ma nature. Je peux vivre seul, mais mon côté obscur n’est jamais aussi efficace et présent que dans ces circonstances. On a tous nos défauts, les miens peuvent être assez radicaux, j’en ai bien conscience. Tant qu’ils sont là pour maintenir mon équilibre, je marche droit, et si je tombe je sais que leur simple présence saura m’empêcher de sombrer plus bas, me rattrapera avant l’impact fatal. Ce ne sont pas des choses que j’évoque à voix hautes, parce que je sais à quel point c’est pressurisant, mais je crois qu’ils me connaissent suffisamment maintenant pour le comprendre. Je ne rends pas la vie de mes proches aussi facile qu’elle pourrait l’être, mais je fais mon possible pour effacer ces mauvais côté en mettant d’autres, plus positifs, en avant. Parce que oui, j’ai une part d’ombre évidente, mais j’ai également une part de lumière et je ne la laisserai pas s’éteindre une nouvelle fois si je peux l’en empêcher. L’année dernière je n’ai pas luté, désormais si ça doit se reproduire je ne ferai pas les mêmes erreurs. J’ai fait souffrir trop de gens. Trop de gens qui ne le méritaient pas.

Elle est là, devant moi, mettant en avant ces atouts physique et bien sur mon regard a glissé sur ses formes mais je mets un point d’honneur à garder mes yeux ancrés dans les siens parce que dans un « combat » de ce genre, tout se passe par le regard. Elle joue, elle sourit, elle s’amuse et dans ma tête je n’ai qu’une envie déjà : Tout faire exploser. Détruire les fondations que j’ai installé pour que tout s’écroule. Ce sont mes pensées les plus extrêmes, celles que je fais taire, tandis que les autres - plus sages mais néanmoins qui ne devraient pas avoir lieu d’être parce que je n’aurai pas du agir comme ça dès le départ - me ramènent à Kyle, encore et toujours, et au fait que jeu ou pas je ne devrai pas. Ce que l’on ne sait pas ne peut pas nous blesser, mais moi je le sais, et je sais que s’il le savait ça le blesserait. Ça l’exaspérerait en tout cas, c’est une certitude. Parfois j’en arrive à penser que je ne suis pas fait pour vivre avec les autres, que je ne sais pas faire ça. C’est comme si les codes sociaux et moraux ne me parlaient pas toujours. Comment différencier le bien du mal ? Est-ce qu’on ne peut pas simplement flirter avec l’un puis avec l’autre pour trouver un juste milieu ? Tout n’est pas tout noir ou tout blanc, c’est un fait établi, et puis c’est tellement attirant de se laisser porter par son côté le plus sombre, le plus animal. Tellement facile surtout … C’est mal. Je sais ce que j’ai à faire, et je vais le faire. J’ai voulu jouer mais ça ne s’est pas déroulé comme je m’y attendais, alors j’estime avoir perdu et en bon perdant je dois me retirer de la partie.

« T'oublies que les profs, surtout Cudrow et Willbott pour ne pas citer de noms, n'en ont rien à faire si t'es sage ou pas. »
« C’est juste. »
« En tout cas, désormais, je serais ici tous les mercredis jusqu'aux vacances... »

Y mettre un stop.
Sans quitter son sourire.
Toujours sauver les apparences.

« J’le prends comme une invitation, et sois dit en passant t’aurais pu trouver un lieu plus adapté, mais je vais malheureusement devoir refuser. J’ai poney le mercredi. »

Peut être qu’elle le prendra mal, peut être pas. Je ne la connais pas et je n’ai pas la prétention de pouvoir anticiper ses réactions alors … Qui vivra verra. Si elle me déteste, ça ne changera pas grand-chose, je ne suis pas là pour me faire des amis. Quant à lui, notre « gardien », si je l’avais oublié …

« Ryans, ça suffit maintenant sinon… »

C’est venu du plus profond de moi, réaction instinctive du Loup qui ne supporte pas les menaces, comme une flamme brûlante qui a irradié tout l’intérieur de mon corps en un éclair et m’a poussé à tourner la tête vers lui tout en lui lançant un regard assassin.

« Sinon quoi ? »

Une voix glaciale, un ton ferme, plus grand-chose à voir avec l’attitude que j’adoptai jusqu’ici. Celle d’un branleur qui fait son malin pour emmerder le monde. Quelqu un d’intelligent se serait écrasé, excusé, ou je ne sais quoi de normal. Une réaction de préservation. Quelqu un d’intelligent n’aurait pas répondu comme je l’ai fait. L’impulsivité fini toujours par prendre le pas sur le reste, et chaque fois ou presque je m’en mords les doigts mais c’est trop tard pour faire marche arrière, je le sais, et je n’en ai de toute façon pas envie. Fierté mal placée, orgueil encore et toujours. Je ne peux pas mettre toutes mes conneries sur le dos du Loup, j’en ai parfaitement conscience, mais je sais qu’il m’aidera à me relever si j’en ai besoin. Cercle vicieux. Cercle qui me permet d’être encore vivant aujourd’hui alors que j’aurai du y passer depuis longtemps. Il me semble que je dois avoir une bonne étoile quelques part. je tombe, je me relève, c’est comme ça que ça fonctionne. J’encaisse. Exactement comme je vais le faire aujourd’hui. Je n’ai pas anticipé son geste mais une part de moi s’en doutait néanmoins. Ils n’aiment pas qu’on leur tienne tête, après tout, ce sont eux les Supérieurs et pas nous. Je n’ai même pas essayé de me défendre et quand il a tendu sa baguette vers moi je n’ai pas quitté ses yeux du regard. Le sortilège m’a frappé de plein fouet, faisant naître la surprise chez ceux qui jusqu’ici ne prêtaient pas vraiment attention à ce petit cirque sans doute insupportable. Ça n’était pas un Doloris. Pour avoir déjà eu à le subir, je connais ses effets même et même si ça fait longtemps mon corps et mon esprit n’ont pas oublié. Tous les mois je me transforme et souffre le martyr pendant de longues, très longues minutes. Mon corps est habitué à la douleur mais je ne suis pas invincible pour autant. J’ai eu la sensation de me prendre une décharge électrique, courte mais suffisamment efficace pour me couper en deux, cependant la douleur a disparu aussi vite qu’elle n’est arrivé et j’ai retenu un grondement sourd dans ma gorge. Les yeux toujours braqués sur ce type, j’ai senti Loup me lacérer de l’intérieur et crier à la vengeance. Non. L’Humain a déconné, il assume, et le Loup se couche et attend son heure pour s’exprimer. C’est tout.

« Sinon ça. T’en veux encore ? »
« Non merci, ça ira. »

Reddition. Ça n’est clairement pas dans mes habitudes mais c’est la meilleure chose à faire. Je me suis égaré pendant un instant, peut être deux mais me voilà bien réveillé et tous ces regards posés sur moi m’oppresse. Je coupe le contact visuel, attrape mon livre de DCFM et l’ouvre à la page traitant du dernier sujet qu’on a abordé en cours. Avec Logan, ce bouquin ne nous sert pas franchement. Il est plus pratique que théorique et c’est en ça que j’apprécie autant ses cours. Les choses sont ce qu’elles sont entre nous mais même si la pédagogie n’est pas vraiment quelque chose qu’il applique, il n’en reste pas moins un sorcier plus que qualifié dans son domaine. Ces méthodes d’enseignement sont particulières, c’est un fait, et elles ne plaisent pas à tout le monde, ça aussi c’en est un, mais dans les circonstances actuelles de notre quotidien c’est sans doute les meilleures. Elles sont efficaces en tout cas, pour peux qu’on se donne la peine mais on s’en fout de Logan Rivers, et les lignes que je regarde je ne les vois pas.

Compter les minutes qui passent. Faire abstraction du reste. Attendre la libération. Ne plus penser à rien et surtout pas à ses pulsions qui me dictent des choses que je ne laisserai pas faire. Plus rien, ni personne, n’existe.

Oppressé, je rôdais de long en large, sentais dans ma bouche le goût du sang et du chocolat, l'un aussi répugnant que l'autre, souhaitais ardemment m'affranchir de cette vague immonde, luttais, fébrile, en moi-même, pour créer des images douces et plus supportables. "Pas cela, pas cela!" me disais-je... ▬ Le Loup des steppes de Hermann Hesse

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MessageSujet: Re: He's got both hands in his pocket & he won't look at you ▬ Caitlyn   Sam 9 Fév 2013 - 13:31



Enzo & Caitlyn
« He's got both hands in his pockets & he won't look at you. »


Mercredi 04.06.2014

En avait-elle fait trop ? Comment allait-il réagir ? Et surtout, pourquoi faisait-elle tout ça ? Ces questions se bousculaient dans la tête de Caitlyn. Depuis le début de la journée, au fait. Elle ne se connaissait plus, c'était pire que tout ce qu'elle avait bien pu faire d'imprévu dans toute sa vie. Elle ne compenait plus rien à ce qu'elle faisait, à qui elle était. Elle ne contrôlait pas ses réactions, et ce depuis le matin. Tout au début, c'était sa mauvaise humeur ; ensuite, c'était son désaccord ; maintenant, son envie d'interrompre le mauvais cours des choses avait tellement pris le dessus qu'elle en faisait n'importe quoi. Si elle avait été dans son état normal... si elle avait été dans son état normal, elle ne se serait jamais retrouvée ici, dans le bureau de cet imbécile de prof d'Etude des Non-Magiciens, aussi cons et insensés que soient ses propos, voilà. Car elle ne se serait, en temps normal, jamais laissée emporter, elle aurait fait abstraction de ce qu'il aurait bien pu proférer de tiré par les cheveux si pas de discriminatoire, et l'aurait laissé parler dans le vide, ou du moins dans des oreilles plus influençables que l'étaient les siennes. Bref, mais si on oubliait cet incident et supposait qu'elle s'était trouvée collée pour d'autrer raisons, indépendamment de ce qu'elle avait fait ou pas, et qu'elle était donc dans cette salle avec un état d'esprit qui correspondait plus à ce qu'elle était d'habitude, elle n'aurait jamais eu cette sorte de conversation avec ce mec, Enzo, qui s'était ramené en se la pétant un peu, ou du moins en prenant soin à faire bien remarquer son entrée sur les lieux. Il l'exaspérait, ce Gryffondor, avec ses manières presque gamines tellement elles étaient invasives. On aurait dit un petit enfant qui cherchait par tous les moyens de se faire remarquer par ses parents. Sauf que là, pas de parents. Seulement des profs et des élèves. Et des Supérieurs. Accessoirement. Son seul but semblait être celui de faire le con, de provoquer. En temps normal, elle aurait peut-être essayé de l'envoyer bouler, mais puisqu'il se serait sans doute défendu et en aurait profité pour encore plus attirer l'attention sur lui, elle aurait vite fait d'arrêter de lui parler. Sauf que là, les choses ne s'étaient pas passées comme ça. Déjà, une chose avait changé par rapport à il y avait quelques mois : elle savait qu'il n'était pas nécessairement un gros gamin provocateur. En fait, elle s'en doutait déjà avant, mais il n'avait jamais confirmé cet espoir. Après l'incident avec Sovahnn, elle savait qu'il était très bien capable de se transformer en un mec plus ou moins normal. Bref, mais en plus, elle n'était pas elle-même. Alors, la conversation avait commencé sur d'assez mauvaises bases, du moins de sa part, avant d'être retournée à de la plaisanterie par l'incorrigible Enzo qui semblait tout prendre à la rigolade. Et elle l'avait laissé faire, s'était prise au jeu, sans doute trop lassée de la mauvaise humeur qu'elle se trimbalait depuis le début de la journée. Et c'était alors qu'elle avait cru encore plus se perdre de vue. Elle avait fini le dos joliment courbé entre la chaise et la table sur laquelle elle s'appuyait, et le regardait dans les yeux en adoptant ce même air provocateur que lui. C'était mal, elle le savait. Et elle ne comprenait pas tout à fait ce qui l'avait menée à se comporter comme ça. Elle ne pouvait pas non plus tout rejeter sur lui, alors même s'il était vrai qu'il l'avait provoquée et que c'était lui qui avait commencé ce petit jeu, elle ne pouvait nier qu'elle-même avait une part de responsabilités sur ce qui se passait. Surtout que quelque chose avait changé dans l'attitude du Gryffi. Observation - ou crainte ? - qui fut confirmée par le ton qu'il employa ensuite pour lui répondre.

« J’le prends comme une invitation, et sois dit en passant t’aurais pu trouver un lieu plus adapté, mais je vais malheureusement devoir refuser. J’ai poney le mercredi. »

Il blaguait, comme à son habitude. Mais c'était quand même assez éloquent pour qu'elle comprenne qu'il ne voulait pas continuer la discussion. Enfin, la discussion peut-être, mais pas cette sorte de discussion, pas sur ce ton, pas sur ce sujet. Après tout, ça tombait bien, elle non plus. Mais pourtant elle n'arrivait pas à s'empêcher de se sentir déçue, légèrement soit, mais quand même. C'était bizarre. Tout sur cette journée était bizarre. Elle se redressa, naturellement, comme si de rien n'était, pour se retrouver assise plus ou moins normalement sur sa chaise, avant de la faire balancer en arrière et s'appuyer contre le mur, comme au début, sans pour autant le quitter du regard.

« Ah oui, je vois, priorité au poney. »

Souffla-t-elle, afin de ne pas se faire remarquer par le supérieur plus que ce n'était déjà le cas. Mais c'était raté, apparemment, car il se manifesta une fois de plus. Et une fois de plus, ce fut pour s'en prendre à Enzo. Peut-être ne l'avait-il vraiment pas entendue ? Ou alors il voulait prendre sa revanche sur celui qui l'avait provoqué au départ, alors que les autres étaient plus ou moins tranquilles, blasés.

« Ryans, ça suffit maintenant sinon… »

Sa voix traduisait qu'il avait perdu patience. Caitlyn tourna le regard vers lui pour s'en persuader, sans ne rien dire. Elle n'aimait pas tenter le diable plus que nécessaire, surtout si c'était idiot. S'il s'était agi de quelque chose de plus grave, de se protéger ou de protéger quelqu'un d'autre, elle lui aurait peut-être rétorqué quelque chose. Là, elle jugeait ça tellement inutile et prendre des risques pour rien correspondait à ce qu'elle appelait l'idiotie. Mais Enzo ne semblait pas de cet avis, apparemment, car du tac au tac, il lui répondit.

« Sinon quoi ? »

Il y avait de la haine dans sa voix glaciale. Mais c'était tout ce que Caitlyn eut le temps de remarquer, car la seconde d'après, la baguette du Sup' se braqua sur le garçon qui se plia en deux. Il n'eut rien le temps de faire, et elle non plus. Cela ne dura qu'une fraction de seconde, mais assez longtemps pour rompre l'air que respirait toute la salle. Maintenant, les collés qui n'assistaient au manège que d'une oreille en s'efforçant de la rendre sourde tournèrent leur attention vers le fond ou vers l'avant de la salle.

« Sinon ça. T’en veux encore ? »

« Non merci, ça ira. »

Ping et pong, et à nouveau ping, pong pong. Si elle avait fait la comparaison avec ce jeu de moldus ici, personne n'aurait compris. Mais c'était commença qu'elle le ressentait. Ils se renvoyaient la balle. Sauf que chaque fois, le coup était pire, plus dur, plus violent. Cette fois, Caitlyn fut prête. Elle s'attendait à une gaffe du genre de la part Enzo, et elle s'attendait donc à la réaction du Supérieur. Quand il marqua ce petit mouvement de la main qu'on fait lorsqu'on veut lancer un sort, elle fit de même, sous sa table, discrètement. Un Protégo informulé serait sans doute utile. Et en effet, le sort qui s'écrasa sur le bouclier fut d'une puissance telle qu'elle dut faire un effort pour ne pas lui céder. Elle savait que même si elle avait cédé, le sort n'aurait pas eu son effet sur la personne visée, mais il en aurait rejeté un, tout simplement. Ce qu'il fit, en toute logique, mais son bouclier n'était pas encore détruit. Elle se demandait combien de temps ça allait durer comme ça. Enzo s'était enfermé dans le livre de DCFM et faisait avec succès abstraction de tout ce qui l'entourait. Il ne restait plus qu'à espérer que le Sup ne remarquerait pas son regard braqué sur lui, intense, concentré. Mais elle savait qu'il finirait bien par s'en rendre compte, car c'était pas possible de passer outre. Elle connaissait peu de sorciers seulement capables de se concentrer sur leur sort sans le laisser voir sur leur visage, dans leur expression, dans leurs yeux. Il fallait être bien plus entraîné qu'elle ne l'était. Pendant ce temps, elle ne faisait qu'augmenter la rage du Supérieur qui continuait à s'acharner sur le bouclier. Et au bout d'un moment, il tourna les yeux vers elle, et leurs regards se croisèrent. Il avait compris. Et elle aussi. Elle était dans la merde, dans la grosse merde. Et pas près d'en sortir. Il se leva derrière son bureau, il ne comptait pas épargner qui que ce soit maintenant. Elle eut envie d'en faire de même, mais se retint. Quand il avança de deux-trois pas, elle se décida qu'il était temps de se donner elle aussi les chances pour réussir et se campa sur ses pieds. Il fit le tour des tables en s'approchant vers elle. C'était pas bien, c'était mal. Elle avait arrêté de compter les sorts qui s'écrasaient sur la protection dont elle s'entourait - et dont elle entourait Enzo - mais au bout d'un moment, elle céda. Problème. Cette constatation ne resta dans son esprit que pendant une fraction de seconde avant qu'elle ne s'écroule par terre en heurtant sa table du dos. C'était con, c'était complètement con, elle venait de faire le genre de chose qu'elle considérait comme idiotes. Maintenant, à elle de souffrir, et ce ne fut pas court. Elle eut l'impression de passer une éternité par terre, secouée de spasmes, sans même savoir quel genre de sort il lui avait jeté. La seul chose qu'elle sentait était la douleur. Et même quand enfin les spasmes s'arrêtèrent, elle continua à sentir cette douleur lui traverser tout le corps. Elle le vit, au dessus d'elle, immense, mais le plus impressionnant sur lui étaient son sourire et ses yeux cruels. Lentement, elle se releva sans le quitter du regard au début mais en baissant les paupières lorsqu'elle fut debout pour s'asseoir ensuite, sans un mot. Était-ce la fin ?
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MessageSujet: Re: He's got both hands in his pocket & he won't look at you ▬ Caitlyn   Lun 11 Fév 2013 - 13:44

Voilà ce qu’il se passe quand tu ne tournes pas rond : Tu changes d’émotions avant même d’avoir eu le temps de comprendre ce qu’il se passait. Emotions décuplées déjà en temps normal quand tu as la « chance » d’être une créature magique inscrite dans le registre ou carrément dans le bestiaire en ce qui concerne les Lycans parce que personne ne parvient vraiment à trancher dans quelle catégorie on doit nous mettre. Animal ? Humain ? Les deux, mon Capitaine, et c’est en ça que réside le soucis majeur. Comme le disais ce cher vieux Mandrake, j’ai le cerveau câblé d’une telle façon qu’on pourrait presque entendre péter les fusibles. Des trucs de Non-Magiciens auxquels je ne suis pas certain de tout comprendre mais je suis suffisamment lucide pour savoir que ça n’a rien de positif. Oui, je déraille, et je suis presque certains que pas mal de monde doit me prendre pour un cinglé, mais je le suis, d’une certaine façon. Le mélange émotion humaine / réaction animale est un cocktail explosif, et ça je n’ai pas mis longtemps avant de m’en apercevoir après avoir été mordu. Durant les premières semaines, je me suis fait peur de ressentir autant de sentiments négatifs, voir même violents. Je n’avais jamais été comme ça, même quand Derek s’en prenait à moi. Oui bien sur il m’arrivait de m’énerver parfois, comme tout le monde, mais la plus part du temps je m’isolais, j’allais rejoindre ma mère ou prendre quelques vagues, et ça passait. J’étais un petit garçon calme, qui ne disait jamais un mot plus haut que l’autre, aujourd’hui je sais que je suis capable d’aller très loin, aussi bien dans mes gestes que dans mes mots et surtout dans mes pensées. Cet homme là devant nous, je l’ai vu mort. Pire, je me suis visualisé entrain de le tuer moi même, comme la moitié des types qui ont pris cette école en otage et nous avec. C’est mal, je le sais, j’ai encore suffisamment de contrôle ou en tout cas de lucidité pour le comprendre. Tuer, prendre une vie, ça n’est pas quelque chose d’anodin, et en ressentir l’envie sans pour autant passer à l’action, ça ne l’est pas non plus à mon sens. Parfois je culpabilise, d’autres pas, c’est comme ça. Quand on me fait du mal, quand je me sens menacé, j’appréhende, j’anticipe et s’il le faut je passe à l’action. Je peux sentir en moi le Loup gonfler son pelage et dévoiler ses crocs pour paraître plus imposant et menaçant. Il gronde, parfois je gronde aussi, moi l’humain, quand je n’arrive pas à me contenir. L’image, la projection, est toujours très claire dans ma tête. Je le visualise dans les moindre détails, de la pointe des oreilles jusqu’au bout de la queue en passant par les pattes. Il ne supporte pas que le moindre obstacle se dresse entre lui et ce qu’il veut. Est ce que moi je supporte ? Non, mais je fais en sorte de calmer ce côté là de moi histoire de rester civiliser un tant soit peu. Les autres n’ont pas à subir mes sautes d’humeur, mon caractère « un peu » particulier et mes pulsions animales quelles qu’elles soient mais pourtant c’est ce qu’il se passe. Quand il s’agit de quelqu’un qui n’a pas la moindre importance pour moi, autant être honnête même si ça n’est pas correct d’un point de vue moralité, je ne m’y attarde pas vraiment. M’excuser n’a jamais été une chose que je pratique assidument, et si déjà avec mes proches j’ai du mal, alors avec les inconnus, je vous laisse imaginer. Non, je ne prends pas cette peine, mais il m’arrive de faire en sorte de solder les comptes en faisant une « bonne action » pour arrondir les angles. J’ai toujours fonctionné comme ça dans le fond. M’excuser, non, me faire pardonner, oui. C’est indirect, et c’est une manière bien personnelle de procéder qui naturellement ne convient pas à tout le monde, j’en ai bien conscience.

Qu’on s’en prenne à mes proches, là c’est un autre débat et en règle générale je ne réponds plus de rien. Soit je fonce dans le tas, soit je fais preuve d’une froideur implacable et d’un calcul sinistre de la situation. A ce jour j’ai quatre morts directes à me reprocher. Deux innocents qui sont morts sous les crocs de Loup, sans que je ne puisse rien y faire, par manque de Tue-Loup ou excès de rage. Deux Supérieurs pour lesquels je n’ai pas émis de regrets même si ça m’a enlevé une part de moi même. Le premier menaçait de tuer Kyle, le constat était vite fait. Je n’ai pas hésité une seule seconde et si ce type n’avait pas basculé tout seul dans le vide à cause de la peur, je l’y aurai surement poussé moi même. Je n’oublie pas tous ces visages, je n’oublierai jamais et ils ne me laisseront pas les oublier je le sais, mais j’ai appris à vivre avec malgré la culpabilité pour certains et les cauchemars récurrents. 17 ans, tueur. On apprend à accepter et à faire ce qu’il faut pour continuer à vivre. Parfois on se trouve des excuses, si on en ressent le besoin, parce que ça n’est pas le cas de tous mais ça peut être le mien. Ça aide. Les circonstances, le contexte dans lequel on vit, la malédiction, ect … Oui j’ai tué, mais j’avais des circonstances atténuantes. Ça n’est peut être pas une excuse valable, mais c’est une raison. C’est toujours mieux que de tuer sans raison, non ?

Qu’on s’en prenne à moi c’est autre chose, et je ne peux pas nier le fait que parfois – pour ne pas dire souvent – je le cherche. Dans ces cas là j’assume et en l’occurrence c’est ce qu’il vient de se passer. J’ai sciemment cherché ce type, il est donc normal que les conséquences tombent à un moment ou un autre. Disons que ce sont les règles du jeu. Oui je suis joueur, mais il peut m’arriver de laisser tomber brusquement sans que rien ne laisse présager un arrêt aussi net dans la progression. C’est ce qu’il s’est passé avec elle, cette fois, et elle n’a rien du comprendre à mon petit manège. Souffler le chaud, puis le froid, là aussi je me rends compte que c’est bien loin d’être la première fois que j’agis comme ça et ça ne me plait pas plus que ça. Ma part animale s’en contre balance, pire elle adore ça, mais ma part Humaine ne le tolère pas vraiment. Cette dualité est épuisante, parce qu’un conflit en règle générale n’est jamais simple à gérer, mais lorsque c’est un conflit avec soi même, c’est à mon sens encore pire. Tout se mélange dans mon esprit : Mon comportement avec elle qui n’est pas acceptable pour plusieurs raisons. Mon comportement avec le reste de la classe dont je peux sentir le mépris courir le long de mon épiderme. Mon comportement avec celui qui nous surveille et que je prends un malin plaisir à titiller depuis le début et ce avant même d’avoir atterri dans cette classe. Quand on joue, il arrive parfois que l’on perd, c’est comme ça. Je n’estime pas avoir perdu, ni avec elle, ni avec lui, disons que j’ai simplement – plus ou moins – déclaré forfait par ennuie et parce que ma conscience ma rappelé à l’ordre. La douleur physique je l’encaisse, mais le soucis quand on fait son malin, c’est qu’on prend le risque d’entrainer les autres avec soit et malgré les apparences je n’ai pas envie de ça. Dans le fond, les personnes présentes dans cette pièce je m’en fous, mais rien n’écarte le risque qu’il se décide à s’en prendre à quelqu’un qui m’est cher plus tard juste pour me faire comprendre qu’ils ont des moyens de pressions sur moi comme sur tout le monde au final. Se tenir tranquille, baisser les yeux et courber le dos, c’est ça la solution pour passer au travers même si elle n’est pas infaillible, seulement c’est au dessus de mes forces. J’ai trop de fierté pour ça, et ça me coûte de réagir comme je le fais devant lui, mais là tout de suite je n’ai pas envie de me battre, juste celle de m’enfermer dans ma bulle et de tirer un trait sur tout ça, et sur le monde extérieur par la même occasion.

DCFM donc, en soi rien de bien transcendant quand on sait que la moitié de ce que j’ai appris depuis que je suis ici ne se trouve pas nécessairement dans ce bouquin. Les lignes, les dessins, défilent sous mes yeux sans que je ne les vois vraiment. Je tente de me calmer, et de calmer Loup surtout parce que si moi l’Humain je n’ai pas vraiment apprécié de lever le drapeau blanc, lui fulmine à l’intérieur. Il déteste ça et me le fait bien comprendre. Je le prive de beaucoup de liberté ces derniers temps, et ça n’est pas tous les jours facile de le contenir. Il a eu l’habitude fut un temps de faire ce qu’il voulait – ou presque – quand il le voulait, alors aujourd’hui c’est plus compliqué de lui faire entendre raison. Qui plus est, la Lune étant croissante il sent que son heure arrive et s’agite en conséquence. Encore une dizaine de jours, autant dire qu’il est assez « tranquille » comparativement à ce que ça risque d’être dans une semaine. Lui. Moi. Il y a de quoi s’y perdre et d’ailleurs … je m’y perds.

Le calme est revenu dans la salle, on n’entend pas une mouche voler et quand bien même ça serait le cas je ne suis pas certain que je le percevrai tant je suis concentré sur moi même et sur Loup. En apparence, je suis juste un étudiant focalisé sur son bouquin, un étudiant qui vient de se faire rappeler à l’ordre et qui a compris le message. Les autres, le reste, n’existent en réalité plus pour moi. Et puis il y a cette tension naissante que je commence à sentir. Je ne comprends pas vraiment d’où elle vient, mais pas de moi c’est une certitude. Je relève la tête et fronce les sourcils en regardant autour de moi, pour la première fois depuis quelques minutes mes yeux se posent sur la Serdaigle, puis sur le Supérieur. Il se passe quelque chose entre eux, et en recevant une sorte d’onde électrique je crois comprendre … Il se lève et s’avance vers elle. De mon côté je me sens secoué, presque paralysé, légèrement paumé sur cette situation que je comprends, sans vraiment comprendre. Je capte la conséquence, mais pas la cause. Pourquoi est ce qu’il s’en prend à elle comme ça, sans raison ? Non pas qu’ils en aient réellement besoin mais cette fois c’est différent. Il est en colère, et je n’aurai pas du recevoir ce courant électrique qui m’a réveillé de ma torpeur volontaire. Un duel, ni plus ni moins, voilà ce qu’on avait tous sous les yeux. Ça, et Caitlyn, sur le sol, se tordant dans tous les sens sous les assauts magiques de ce type qui visiblement n’appréciait pas du tout le petit manège de la bleue. A quoi est ce qu’elle pensait …

Tout c’est terminé rapidement, et comme si rien ne s’était passé, elle s’est relevé puis c’est assis. Intervenir ? J’y ai pensé, l’espace d’une seconde, mais à quoi bon ? D’après moi ça n’est pas de la lâcheté mais du bon sens et elle aurait du s’en tenir à ça elle aussi.

« Le prochain qui l’ouvre, c’est la même chose mais un degré au dessus. »

Le voilà qui laisse trainer son regard sur chacun d’entre nous. Il est fier de lui, ça crève les yeux. D’où peut-on retirer la moindre fierté dans le fait d’avoir mis une adolescente à terre quand on est un adulte et qui plus est un Sorcier supposément confirmé ? Tant mieux pour lui s’il y trouve de l’autosatisfaction, pour ma part c’est de la pitié que je ressens. Pas pour elle, mais bien pour lui. Le silence retombe, plus personne n’ose relever les yeux tandis que les miens se posent sur la Serdaigle. Il retourne s’asseoir, les secondes passent, puis les minutes, dans un silence des plus total. L’heure se termine, tout le monde s’éparpille dans les couloirs. Moi, j’attends à l’entrée et lorsqu’elle arrive je lui attrape le bras dans un geste sans doute un peu trop vif et brusque puis l’entraine avec moi quelques mètres plus loin. Je la lâche enfin, contre le mur, et lui lance un regard qui ne se veut pas menaçant mais qui l’est, je le sens, tandis que ma main vient se poser à plat près de son visage. Je suis sans doute un peu trop près d’elle, mais je n’arrive pas à faire autrement. Le langage corporel fait partie intégrante d’une conversation et d’autant plus quand on veut faire passer un message de façon claire, nette, et précise.

« A quoi ça t’a servi de faire ça ? A moins d’être maso ou suicidaire, j’en vois pas l’intérêt. Je t’ai rien demandé, c’est clair, alors ne me remet jamais dans une position ou je pourrai avoir le sentiment de te devoir quelque chose. »

Je ne devrai pas, je sais. La bonne morale voudrait que je la remercie plutôt que de l’agresser mais je ne vois pas les choses comme ça. Elle n’avait pas à faire ce qu’elle a fait, c’est tout. C’était stupide et j’entends bien le lui faire comprendre. Pourquoi ? Parce que comme toujours je suis mon instinct sans réfléchir. J’aurai pu simplement tracer ma route, mais non, ça n’est pas comme ça que les choses se passent.

« Prends des risques pour les autres si ça t’amuse mais pas pour moi, je suis un grand garçon, et si tu veux un conseil – t’en feras ce que tu voudras – occupe toi de toi et de tes proches si t’en as au lieu de te « sacrifier » pour des personnes que tu ne connais même pas. Les héros, ou plutôt ceux qui veulent y jouer, ne survivent pas longtemps ici il me semble. Reste dans les rangs, et laisse les autres assumer leurs conneries. »

S’il avait décidé de t’en faire subir plus, qu’est ce que t’aurais fait ? T’es prête à tout affronter juste pour défendre la veuve et l’orphelin ? Préserve toi, ça sert à rien de foncer dans le tas seulement parce qu’on se met dans la tête que c’est juste. La justice ici ça ne fonctionne pas ! Et qui plus est, j’ai cherché ce qui m’est tombé dessus, tu penses pas ? Alors oui, laisse moi assumer mes conneries.

J’ai finalement reculé, histoire de casser ce sentiment d’oppression qu’elle pouvait peut être ressentir. J’ai fouillé dans le fond de ma poche, à la recherche d’un « médicament » que m’a donné Ismaelle un jour alors que je ne me sentais pas très en forme après avoir trop forcé et trop tiré sur la corde. Je crois que c’est Maxence qui lui a donné ça pour sa grossesse. C’est aussi valable pour reprendre des forces après avoir subit un sortilège ou ce genre de choses. Dans le fond, c’est un peu le même principe que le chocolat après un Patronus ou simplement un peu de sucre après une baisse de tension. J’ai testé, c’est efficace et pour l’heure si j’en ai dans le fond de ma poche c’est simplement du au hasard, mais le hasard peut parfois bien faire les choses.

« Prends ça, ça atténuera l’engourdissement et la douleur. »

J’ai attrapé sa main, déposé ce qui ressemble à une friandise dans sa main, refermé ses doigts par dessus, l’ai lâché à nouveau et je suis parti sans me retourner. Fin de l’histoire. Peut être que c’était ma manière à moi de lui dire merci, malgré tout. Allez savoir.

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MessageSujet: Re: He's got both hands in his pocket & he won't look at you ▬ Caitlyn   Lun 11 Fév 2013 - 19:08



Enzo & Caitlyn
« He's got both hands in his pockets & he won't look at you. »


Mercredi 04.06.2014

Pendant une éternité, il n'y eut que la douleur. Une douleur atroce, rien d'autre. Elle ne voyait rien d'autre, ne sentait rien d'autre, ne percevait rien d'autre. Elle n'aurait absolument pas pu dire ce qui s'était passé pendant tout ce temps passé à souffrir. Elle ne savait pas comment son corps avait réagi, ne se rappelait que de sa chute donc logiquement elle devait être par terre, elle ne se rendait pas compte si elle criait ou pas, si elle pleurait ou pas, si elle se débattait, était malmenée par le sort au point de se tordre par terre dans tous les sens ou restait immobile. Tout s'était éteint pour elle et ne restait plus que cette incroyable souffrance qui semblait ne pas vouloir finir. Et pourtant. Elle remarqua que ça avait arrêté. Cela faisait-il longtemps ? Elle n'en savait rien. Elle était en effet par terre. Encore toute secouée, et c'était le moindre qu'on eut pu dire. En fait, elle était complètement HS. Mais elle pouvait se relever, maintenant. C'était passé, c'était parti. Elle se força à ouvrir les yeux, mais remarqua qu'elle ne les avait pas fermés, ils s'étaient seulement révulsés sous l'effet de la souffrance. Et ils étaient secs. La seule trace d'humidité sur son visage était le mince filet de salive qui avait trouvé un chemin par le coin de sa bouche et en avait profité. Elle l'essuya du revers de sa manche. Elle n'avait pas l'impression d'avoir crié. En fait, une fois capable d'assembler une pensée derrière une autre dans son esprit, assise à sa table comme au début, elle se rendit à l'évidence que ça ne devait pas avoir été aussi long que ça finalement, et que logiquement, le temps semble s'éterniser quand une chose nous est désagréable, ce qui s'était sans doute passé pour elle aussi. Elle ne pourrait sans doute jamais dire ce qu'elle avait encaissé comme sorts, mais elle ne voulait pas savoir, de toute façon. Sa tête, bien que se remettant rapidement, recevait de toutes parts les signaux de douleur, son corps continuait à avoir mal, à souffrir. Quelque chose lui transperçait le dos, et ce n'était pas du à la magie. Elle se souvint avoir heurté la table en tombant à terre. Ses cuisses se mirent à trembler imperceptiblement pendant qu'elle gardait l'échine courbée, tout en restant aux aguets. Connard, pensait-elle. C'était le seul mot qui lui venait à l'esprit, chargé de mépris et d'envie de vengeance. Mais ç'aurait été la pire chose à faire maintenant, repasser à l'attaque. Elle avait déjà fait assez de bêtises comme ça, il fallait arrêter. Cela ne lui plaisait pas du tout, mais à rien ne servirait de résister, de toute façon, si ce n'était à s'en prendre davantage encore dans la gueule. Ca elle l'avait compris avant, déjà, bien sûr... sauf que c'était difficile que de ne pas réagir quand quelqu'un subit des injustices sous vos yeux. Ses yeux se fermèrent doucement tandis que ses oreilles distinguèrent une dernière menace se propager dans la salle avant de céder sa place au silence le plus complet. Elle ne bougea plus. Comment se sentait-il ? Était-il heureux ? Heureux d'avoir fait souffrir quelqu'un ? Avait-il répondu à son besoin naturel ? S'était-il enfin défoulé ? Attendait-il cet instant depuis le début de la journée ? Des interrogations pleines de dégoût se poursuivaient dans le cerveau de la jeune Raven encore trop sonnée pour en faire quoi que ce soit. Elle n'aurait même pas pu les formuler à voix haute, elle ne s'en rendait pas compte elle-même. La seule chose qu'elle savait, c'était qu'elle continuait à avoir mal, partout, et surtout au cœur. Qu'elle avait envie de pleurer, mais que les larmes ne venaient pas. Car elle n'avait pas envie de pleurer de tristesse, mais plutôt de pitié, de pitié pour ces gens qui la dégoûtaient au plus haut point, et de pitié pour ce château, cette école, qui se transformait en camp de concentration, d'extermination, des jeunes sorciers. C'était la chose la plus triste qu'elle ne connaisse.

A nouveau, elle avait perdu la notion du temps. Elle était entrée dans une sorte de transe, ne percevait plus rien de ce qui pouvait se passer autour d'elle, attendait que le temps passe sans savoir combien de temps il lui restait à attendre. Et l'heure se termina. Tout le monde sortit en hâte. Le supérieur ne bougea pas de son bureau. Elle prit son sac, regrettant d'avoir fait un mouvement un peu trop brusque encore - alors qu'elle avait l'impression de marcher au ralenti - qui lui procura un nouvel élancement dans le dos. Elle croisa un regard, un regard triomphant et froid, et comprit que c'étaient les yeux du Sup qui s'étaient braqués sur elle. Sans un mot, elle sortit de la salle. Elle était la dernière et avançait lentement, toujours dans cet état second, engourdi. État dont elle fut tirée brutalement par une poigne de fer qui l'attrapa par le bras et la tira sur quelques mètres avant de la lâcher contre un mur. A nouveau, choc violent pour son dos, choc qui cette fois fut suivi d'un grincement de dents alors qu'elle essayait de retenir un grognement de douleur en se concentrant sur ce qui se passait. Elle reconnut Enzo. Qu'est ce qu'il lui voulait, celui-là, encore ? Qu'est ce qu'ils lui voulaient tous, aujourd'hui, d'ailleurs ? Et pourquoi était il si proche, pourquoi la bloquait-il contre ce mur de pierres, pourquoi avait il placé sa main gauche à la hauteur de sa tête, et pourquoi lui jetait-il un regard des plus intimidants ? Elle voulait s'enfuir, maintenant, fermer les yeux, passer sa couette par dessus sa tête et plier ses jambes en dessous afin d'y disparaître pour l'éternité. N'avait-elle pas le droit à un peu de calme ? Bien malgré elle, elle dut écouter le Gryffondor qui la dépassait d'une tête au moins et contre lequel elle n'aurait eu aucune chance en temps normal, et encore moins maintenant.

« A quoi ça t’a servi de faire ça ? A moins d’être maso ou suicidaire, j’en vois pas l’intérêt. Je t’ai rien demandé, c’est clair, alors ne me remet jamais dans une position ou je pourrai avoir le sentiment de te devoir quelque chose. »

Ah. D'accord. Eh bien, elle était sans doute maso, en tout cas pas suicidaire, mais il était vrai qu'elle non plus ne voyait pas l'intérêt de faire ce qu'elle avait fait. Ça avait été instinctif, immédiat, irréfléchi et bien plus fort qu'elle. Elle était lâche, elle n'aurait en aucun cas pu assister à la souffrance de quelqu'un d'autre, alors... elle avait fait diversion. Ça avait marché, le Sup avait passé sa colère et son besoin d'infliger du mal à son entourage sur elle, et les autres étaient restés indemnes. C'était bien ça qu'elle voulait, non ? Et personne ne lui devrait rien de toute façon, elle ne faisait pas ça en vue d'une récompense. C'était déjà assez idiot comme ça, mais le faire pour recevoir autre chose après, ça l'aurait été encore plus. Il ne lui avait rien demandé, ça aussi elle l'avait compris, ce qu'elle ne comprenait pas, c'était pourquoi il se sentait obligé de venir le lui dire, et surtout pourquoi il s'y prenait de cette manière. Elle n'était pas sa chienne, à ce qu'elle sache, et appréciait seulement moyen le fait d'être coincée contre ce stupide mur en face de ce stupide Gryffondor. Rien contre lui, hein, elle aurait traité de stupide même son meilleur ami s'il la prenait à part comme ça pour lui faire des reproches. Car c'était bien ce qu'il était en train de faire, lui reprocher ce qu'elle avait fait, clarifier son point de vue. Bref, elle ne répondit rien, elle n'avait pas le temps de formuler ne serait-ce qu'un mot sur ses lèvres, car cela supposait y avoir réfléchi puis avoir fait l'effort de bouger sa langue, et là, c'était trop lui demander. Désolée.

« Prends des risques pour les autres si ça t’amuse mais pas pour moi, je suis un grand garçon, et si tu veux un conseil – t’en feras ce que tu voudras – occupe toi de toi et de tes proches si t’en as au lieu de te « sacrifier » pour des personnes que tu ne connais même pas. Les héros, ou plutôt ceux qui veulent y jouer, ne survivent pas longtemps ici il me semble. Reste dans les rangs, et laisse les autres assumer leurs conneries. »

C'étaient le discours qu'il tenaient tous, à Poudlard. Tout le monde savait qu'il ne fallait pas se démarquer des autres, qu'il fallait rester "dans les rangs", car de tout façon, ça ne menait à rien que de protester individuellement, et de jouer aux héros. Elle était même la première à le dire. Et la première à faire le contraire. Elle n'y pouvait rien. Et elle n'y pouvait rien non plus si, à ce moment là, elle avait la très forte impression que ce mec, devant elle, s'énervait... malgré lui ? C'était absurde, elle savait bien qu'elle ne le connaissait pas, et elle n'avait en aucun cas voulu jouer les héros ni n'attendait quoi que ce soit en retour, mais pourtant Enzo ne pouvait pas tout simplement lui reprocher d'avoir pris parti pour lui. Et puis au fond, il lui semblait que, s'il lui disait ce qu'il lui disait, c'était comme s'il le disait à lui-même. Lui aussi, et plein d'autres d'ailleurs, devaient se retenir de prendre des risques pour les autres, on aurait dit qu'il disait le contraire de ce qu'il pensait... Et en même temps, elle savait qu'il le pensait, mais que lui-même ne le respecterait sans doute pas. On avait dû le lui dire, à lui, comme il le disait à Caitlyn maintenant. Et en plus de tout ça, son dernier mot, c'était quelque chose. Conneries. Il avait fait des conneries, il en était conscient. Regrettait-il qu'il n'ait pas eu à les assumer, qu'elle l'en avait empêché, et qu'elle s'était tout pris dans la tronche à sa place ? Était-ce sa manière de s'excuser ? Ou était-il fâché parce qu'il avait perdu en fierté, en dignité ? C'était plutôt la deuxième option, le connaissant - enfin, connaître était un grand mot - car il avait bien l'air de quelqu'un qui tient à se débrouiller tout seul, et ce malgré ses airs de gamin qu'il donnait à voir à tout le monde. C'était un gamin qui s'assumait seul. Et il n'avait pas aimé qu'elle intervienne. Voilà, totalement inutile, bravo Caitlyn, t'as fait du bon travail. N'empêche que quelque part, l'ironie de cette pensée se perdait, car finalement elle avait fait du bon travail, et elle savait qu'elle se le serait reprochée cent fois plus, que ç'aurait été cent fois pire, si elle n'avait pas fait ce qu'elle avait fait. Enzo ne lui aurait rien dit, mais sa propre conscience l'aurait harcelée longtemps encore, bien plus que son corps endoloris et encore plus que ce qu'elle venait d'entendre de la part du Gryffi. Celui-ci, enfin, s'éloigna et Caitlyn se rendit compte qu'il n'avait été qu'à quelques centimètres d'elle. Elle se redressa un peu à son tour, contente de pouvoir respirer à nouveau et pressée de partir, de rejoindre un lieu tranquille, plus précisément de rejoindre la baignoire et s'y plonger toute entière, s'y endormir à moitié et laisser l'eau arranger les choses. Mais Enzo apparemment n'avait pas fini et il la retint en attrapant sa main. De l'autre, il déposa dans sa paume un objet qui ressemblait à une friandise et referma ses doigts dessus en disant :

« Prends ça, ça atténuera l’engourdissement et la douleur. »

Chacun de leur côté, ils sont partis, sans se retourner, l'un d'un pas hâté et déterminé, l'autre en traînant ses pieds et en se forçant à ne pas foncer dans les murs ni dans les gens. Elle garda dans sa main le petit médicament, et en se dirigeant vers les escaliers qui la conduiraient en haut, vers la salle de bain, elle repensa à tout ce qui venait de se passer, et surtout à Enzo qui avait eu un comportement si étrange. Si elle ne savait pas qu'elle ne l'intéressait aucunement, elle aurait presque cru à quelque chose de naissant entre eux, que ce soit pendant leur conversation badine dans la salle de cours, ou à l'instant contre ce mur puis sa main dans la sienne. Non, il était trop désinvolte pour que ça ne veuille dire quoi que ce soit. N'empêche que de cette journée, elle en resterait encore bouleversée très longtemps. Maintenant, du moins elle l'espérait, car elle ne se sentait pas capable d'affronter quoi que ce soit d'autre pour les quelques heures qui venaient, c'était la fin.
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