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 Don't give a damn - Caitlyn

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MessageSujet: Don't give a damn - Caitlyn   Lun 12 Nov 2012 - 18:09

Samedi 3 Mai


« J’te laisse là, j’ai quelques comptes à régler avec quelqu’un. »

Alec Rivers avait coincé Jayden contre le mur, à côté de la salle de défense, l’embrassant sans lui laisser la possibilité de l’éviter, ou de dire quoi que ce soit. Le côté dominateur qui n’aime pas se voir dire « non » des Rivers avait de quoi resurgir quand on savait que son cousin avait fait de même avec la jeune femme quelques jours plus tôt à moins d’un mètre de là. Mais il était allé plus loin que le jeune Serpentard actuellement, pas qu’il n’en ait pas envie, mais chaque chose en son temps.

« J’te laisse le soin d’occuper mon cousin. »

C’était avec une grimace que la jeune femme lui avait répondu, l’air de dire « c’est ça, ‘fous-toi d’moi ! », chose à laquelle il avait répondu avec l’une de ses petites mimiques amusées et affreusement sûre de lui qui faisait qu’elle avait parfois envie de lui balancer ce qui lui passait par la main en pleine figure. Mais la jolie rousse était de toute évidence trop contente de le retrouver comme ça pour menacer de le renvoyer à l’infirmerie. Quoi que… il s’agit de Jayden après tout, et l’infirmerie est un endroit très attractif pour une jeune femme comme elle quand on voit qui y travaille. Je fais allusion à Maxence, bien entendu, les deux mégères avaient étrangement quelque chose de moins… fantasmagorique. Un grand sourire sur les lèvres, le jeune homme s’était donc éloigné, bien décidé à sécher le cours de Logan pour aller faire un tour dans les couloirs et trouver celui qui l’avait mis dans un état si pitoyable la semaine passée. Pourquoi ce cours là en particulier ? En plus du fait que Logan ne le punirait probablement pas par soucis de… parce qu’il s’en foutait, autant être honnête, Alec refusait surtout de le voir se mêler encore de ses affaires. Il ne le nierait pas, sans lui, il serait sans doute encore dans de beaux draps, et si sa sœur était en vie, c’était uniquement parce qu’il était là. Enfin, un peu parce que lui, lui avait donné un organe, ce qui n’était pas complètement négligeable, mais sans son cousin, Alec n’aurait jamais réussi à obtenir cette opération, même si elle s’était avérée plus dangereuse pour sa santé que prévue.
Il savait que Logan avait déjà fait une scène en plein hall devant des tas d’élèves, tournant magnifiquement en ridicule le Supérieur qui, non content d’avoir eu peur pour sa vie, n’avait probablement pas très bien pris le fait d’être réduit à l’état de petite fillette traumatisée par un homme qu’eux, Supérieurs, étaient censés avoir maté.

Oui, parce que si les Rivers avaient leur place parmi les rangs des dirigeants de cette école de part l’importance même de leur nom, Logan n’avait jamais été très clair vis-à-vis d’eux, et ils avaient probablement voulu mettre au clair certaines choses. De plus, Logan avait agressé l’un d’eux, son frère, quelques mois plus tôt. Le frère en question avait agressé Aileen, ce que Logan n’avait de toute évidence pas apprécié. Mais ça, et les colles peut être – les fuites étaient toujours envisageables – avait fini par attirer un peu trop l’attention sur lui. Du fait de son caractère bien trempé d’homme territorial qui ne supporte pas qu’on lui donne des ordres, Logan avait déjà une certaine influence sur quelques Supérieurs, alors que d’autres doutaient fortement de son allégeance à leur cause. L’un dans l’autre, Logan s’était retrouvé dans les cachots, mis à la question pendant un bon moment, jusqu’à ce qu’il finisse par trafiquer un souvenir et désigne un tout autre coupable que lui : son frère. Alec ne se rappelait plus vraiment de lui, puisqu’il ne les avait pas vu si souvent que ça chez lui, mais d’après ses souvenirs, tous étaient de parfaits crétins. Quoi que le petit dernier était peut être encore manipulable. Enfin, dans tous les cas, le seul sang mêlé de la famille n’avait rien à leur envier.

S’il pensait à toutes ces histoires familiales, c’était que le Supérieur, Watterson, qui l’avait harcelé pendant des jours et des jours la semaine précédente, lui avait posé énormément de question sur les Rivers en général, et sur quelques personnes en particulier. Si Alec se doutait qu’il s’était mit dans le collimateur de cet homme à cause de son histoire avec sa sœur et parce que son cousin faisait le mariole trop fier pour se laisser marcher sur les pieds, il se doutait aussi qu’il devait y avoir une raison plus palpable à tout ce manège. Chaque jour, Watterson l’avait noyé, soigné, blessé, brisé, épuisé, pour ne lui laisser finalement qu’à peine la force de répondre à ses questions. Au début, lui, l’envoyait chier, avec ses grands sourires et son cynisme légendaire – ou pas – mais à force, il s’était sentis glissé dans une torpeur nocive et ne cherchait plus qu’une chose : que ça s’arrête. Heureusement, aussi loin qu’il s’en souvienne, Alec ne se souvenait pas avoir laissé échapper quoi que ce soit qui pourrait nuit à ses proches, ça avait probablement été la seule pensées qui passait encore à travers les nimbes d’épuisement qui l’avait pris avant que Logan ne le sorte de là.

Il était hors de question qu’il le laisse s’en tirer comme ça. Oui, il n’était qu’à peine un adulte, mais un jeune homme qui avait grandit dans la même famille que Logan Rivers. Oui, j’en reviens à lui, mais, même s’il avait un certain nombre de défauts qu’Alec pouvait comprendre, ce que personne ne pouvait nier, c’était son habileté en matière de magie. Il excellait dans la discipline des duels magiques, possédait une réelle puissance, et, surtout, utilisait tout ça avec une habileté qui ne pouvait qu’être remarquée. Alec savait très bien qu’il avait maîtrisé les sorts informulés très vite, ne serais-ce que pour faire chier certaines personnes qu’il n’appréciait pas, ou pour se sortir de situations difficiles. En fait, le jeune homme savait surtout que son cousin avait fuit sa famille très jeune, il avait donc appris très vite à se débrouiller par lui-même, et son père l’ayant souvent brutalisé, et ce, probablement plus violemment que son propre père l’avait fait à Alec. Logan avait rapidement cherché à être capable de défier n’importe qui et de s’en sortir debout et fier, ça avait été quasiment une obsession. Et puis, gamin, il avait, plus encore que lui-même, avalé les livres traitant de magie noir que leur famille possédait. Si Alec n’était pas capable d’en maîtriser tant que ça malgré l’acharnement qu’il y avait mit, Logan n’était pas du même acabit. Il n’y avait personne de plus capable que lui pour exercer son métier actuel, le jeune homme le savait parfaitement, le problème, c’était qu’il n’était absolument pas fait pour être enseignant, ce qui posait quelques soucis. En revanche, il était la personne qu’il leur fallait si la situation ici tournait au vinaigre, et, puisque les Supérieurs avaient eu la sale idée de s’attaquer à lui, ils s’étaient gagné un ennemi qui, pourtant, au début, était parfaitement indifférent à tout ça.

« Watterson !? »

L’homme, au fond du couloir, les bras chargés de paquets en tout genre, s’était retourné d’un bloc, mais, déjà, sa baguette, qui n’avait pas quitté sa hanche s’était envolée pour aboutir entre les doigts d’un Alec dont le petit sourire ne présageait rien ne bon pour lui.

« Vous savez ce qui est encore plus salaud que d’attaquer un homme dans le dos ? »
« Nan, mais tu vas bientôt m’le dire puisque tu sembles plus bavard que la dernière fois. »
« Sortir un mec au lit avec une jolie femme. C’est pas correct, vraiment. »
« Jt’y ais trouvé dans le lit de trois filles différentes pendant la semaine, c’est que t’as pas dû tant en souffrir que ça »
« Faux, elles étaient dans le mien, ce qui est beaucoup plus gentleman que de les laisser se faire agresser en nuisette par un barge qui n’a vraiment rien d’autre à foutre que de m’emmerder nuit et jour. »
« Qu’est-ce que tu veux petit ? »

Le premier coup était partit, et, d’un coup, les fringues de l’homme s’étaient embrasées. Avec un cris de surprise, Watterson lâcha tout ce qui encombrait encore ses bras avant de cogner ses jambes, puis de se rouler au sol en gueulant au jeune agresseur d’arrêter ça.
Etrangement, c’est ce qu’il fit. Le Supérieur se retrouva alors haletant, fixant le tissu de ses affaires qui ne semblait pas même avoir subit l’effleurement des flammes.

« J’ai déjà dû dire une bonne dizaine de fois que vous n’aviez pas des masses de raison de m’appeler comme ça. Et ce que j’veux ? J’pense que ça se voit pas mal, j’veux me venger. ‘Parait que mon cousin vous a foutu une belle frousse ? C’est vraiment naze de sa part, affoler une pauvre petite chose telle que vous… ça n’en vaut pas la peine. Mais puisque vous m’avez accordé tellement d’attention la semaine dernière, j’crois que j’peux au moins vous rendre la pareille. »
« C’est ça. Maintenant arrête de jouer au bourreau de supérettes et abaisse ta.. »

D’un coup, son souffle s’était coupé. Ça, c’était Logan qui lui avait appris. Embolie pulmonaire, vous connaissez ? Ceux qui sont déjà tombé sur le dos assez violemment pour que leurs poumons se vident en partie et qui ont dû les regonfler comme si le premier jour de leur vie était revenu au goût du jour auront une petite idée de la douleur qui avait d’un coup bloqué la respiration de l’homme appuyé contre l’un des murs, entre deux tableaux dont les personnages avaient fuis.

« Ce que j’trouve drôle moi, c’est cette manière que vous avez de chercher toujours à vous surélever. Ça vient d’où ça ? Votre mère n’a accordé d’attention qu’à votre frère parce qu’il était avait un sang pur lui ? »

Le temps de finir calmement sa réflexion, Alec agita de nouveau sa baguette, et l’homme, dans un grand cri, retrouva une respiration haletante et éprouvante. A présent, il ne fixait plus le jeune homme avec le même regard, cette fois, il le prenait au sérieux. Le problème, c’était qu’Alec, s’il savait avoir un très bon niveau en magie du fait de l’acharnement que ses parents avaient eu à le hisser au rang de Rivers comme ils disaient, il savait que si l’autre venait à nouveau à lui tomber dessus, il serait dans une merde noire. C’était là qu’intervenait tout le temps qu’il avait passé avec Dakota lors des dernières semaines. Dakota qui était la fille de l’homme qu’il avait en face de lui. Fille que ce type croyait décédée puisqu’il pensait s’en être débarrassé avant que Walters ne se rende compte de son existence. Sauf que les choses ne s’étaient pas passées ainsi, et ce, grâce à Takuma. Mais tout ça n’intéressait pas particulièrement Alec qui s’était surtout concentré sur la vie de la jeune femme, maniant les choses de sortes qu’elle ne sache pas d’où lui venait ce soudain intérêt pour elle.

« Ok, j’avoue que j’extrapole un peu là, mais ya un truc que je sais, et que j’trouve plutôt étonnant moi. C’est bizarre pour un type comme vous d’être marié à une non magicienne et d’avoir une fille qui en est une également non ? Je dis juste ça comme ça, c’est une réflexion … fugace et passagère, mais ça n’est pas ce qui est écrit sur vos dossiers non ? Ils ne le savent pas les autres ? Ah mais pas besoin d’me regarder comme ça, moi j’m’en contrefous, mais vu votre psychose, c’est probablement pas le cas de tout le monde. Maintenant, mon avis personnel sur cette histoire, tout l’monde s’en cogne, en revanche, vous, vous vous êtes débarrassé de votre enfant que vous aviez caché dans une chambre là haut pendant des mois. C’est donc que vous vouliez la protéger mine de rien. Donc il y a de forte probabilité pour que vous aimiez votre femme. Au moins autant que votre propre peau. Et vu la tronche que vous tirez, j’ai tapé dans l’mile. Alors maintenant, j’suis pas le seul à savoir ça, et se débarrasser de moi servira à rien. Et cherchez pas à qui j’ai bien pu dire ça, vous perdrez votre temps, j’suis pas assez débile pour dire ça à mes proches. »

Avançant jusqu’à lui, son regard noir braqué dans celui du Supérieur, le jeune homme avait brisé sa baguette avant de la lui balancer. Ainsi arrêté juste à côté de lui, le regardant de haut, le jeune homme qui s’était fait maltraité des jours durant, jubilait, il n’irait pas dire le contraire. Un Serpentard est par définition manipulateur et intelligent, de plus, il avait certains gènes qui avaient mené sa famille sur les hauteurs du pouvoir, ça n’était pas pour rien. Et voir cette pauvre larve qui s’était montré si fière face à lui, perdre complètement ses repères à chaque mot qu’il prononçait, oui, il y avait quelque chose de parfaitement jouissif.

« Maintenant, vous allez rester loin de moi, de ma famille, ou de qui que ce soit qui puisse bien me parler, ne serais- ce que pour me dire « à tes souhaits ». Pigé ? Pour info : j’aime pas des masses me répéter. »

Catégorique, froid, et un regard noir qui n’appelait aucune réponse, il avait tout de son cousin à cet instant. Comme quoi, Logan avait beau n’être qu’un demi Rivers, il y avait bien des choses qu’ils avaient en commun. Et il fallait l’avouer, ses techniques à lui pour régler ses emmerdes s’étaient avérées inutiles, Alec prenait donc exemple sur son prof de défense, et sentait qu’il avait touché la corde sensible. Avec un dernier petit sourire pour sa victime, le jeune homme l’avait immobilisé avant de lui faire un petit geste de salut ironique et de se retourner pour se retrouver… face à Caitlyn qui avait probablement vu une partie de ce qui venait de se passer là. Une grimace sur le visage, il n’avait pu s’empêcher de lui faire un geste invisible pour l’homme derrière.

Allé, s’t’euplais, fait rien qui pourrait lui faire penser qu’on est proches et donc dont il pourrait se servir.

Avec une lenteur de pas mesurée, il s’était éloigné de l’homme, dépassant la jeune femme avant de l’embarquer dans une pièce libre non loin de là, dès qu’ils furent hors de vue de l’homme derrière.

« Ecoutes, je sais de quoi ça a l’air mais… en fait c’est exactement ce dont ça a l’air. Mais j’ai une très bonne raison de faire ça et… et tu m’en veux à mort, et pas à propos d’ça… ouais… »

C’est probablement là qu’il faut savoir trouver les mots et ne pas faire de conneries. Parce qu’après tout, il l’aimait bien cette fille, même s’il l’avait envoyée chier au même titre que… eh bien que toutes celles qui avaient eu le malheur de s’inquiéter pour lui en soit. Ou de le côtoyer au mauvais moment surtout. Le jeune homme avait déjà retrouvé un regard normal, probablement moins rieur et pétillant que quand il s’amusait de quelque manière que ce soit, mais il n’avait déjà plus rien de l’homme froid et menaçant qu’il avait été face au Supérieur. Chacun se protège comme il peut, aux autres de jouer à pile ou face pour savoir qui la personne est réellement.

HJ:
 
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MessageSujet: Re: Don't give a damn - Caitlyn   Lun 12 Nov 2012 - 20:57

Un

Alec & Caitlyn
« Don't give a damn. »


Samedi 03.05.2014

Le besoin d'un week-end se faisait sentir depuis longtemps. Tout le monde était fatigué des longues semaines de cours sans repos et attendait les vendredis soirs avec impatience, et Caitlyn ne faisait pas exception. Les cours, elle était à l'aise, elle n'avait aucun problème d'apprentissage, mais trop c'était trop. Alors malgré ses bonnes notes, ses appréciations, son intérêt pour la matière et sa sympathie pour certains profs, elle n'en pouvait plus du tout. Elle saturait, tout simplement. Elle n'arrivait plus à se concentrer, et n'osait pas imaginer ce que ça devait donner chez des gens moins fortunés qu'elle qui ne comprenaient pas automatiquement les cours. Car elle, elle ne devait pas faire beaucoup d'efforts pour assimiler les notions du programme, et elle en était reconnaissante à ses gènes, sa nature, ses parents, son Dieu si Dieu y avait, bref à tout ce qui avait pu contribuer à la formation de son cerveau si bien réussie. Elle travaillait, certes, mais nettement moins que les personnes normales, et arrivait à des résultats meilleurs que la plupart de ses camarades. Heureusement. Ce n'était pas pour autant qu'elle était une de ceux qu'on appelle les "intellos", sans cesse le nez dans des livres ou encore penchés sur leur bureau à écrire avec acharnement des pavés sur des parchemins. Non, Caitlyn aimait s'amuser, se lâcher, et amuser les autres. Détendre l'atmosphère. Elle avait ce sourire qui flottait constamment sur ses lèvres, mais ce n'était pas un sourire absent, il était prêt à partir en éclat de rire à tout moment, un rire joyeux et cristallin qui émerveillait et donnait envie de rire à son tour. Elle allait de groupe en groupe, fête en fête, de soirée en soirée, toujours là, au centre de l'attention sans même le vouloir vraiment, ne cherchant qu'à s'amuser, rien d'autre. S'amuser innocemment, faire abstraction de ce que les gens appellent la vraie vie, en prenant cet air sérieux qu'elle leur détestait tant. Non, ce n'était pas qu'elle ne savait pas être sérieuse, ce n'était pas qu'elle était gamine, immature, inconsciente, mais elle ne voyait aucune raison à se compliquer la vie, déjà assez dure comme ça. Alors, elle ne s'en occupait pas plus que nécessaire et souriait, faisant sourire tout le monde de son entourage.

Ce fut ce qui se passa à nouveau ce samedi, le premier samedi du mois de mai 2012, qui tombait sur un trois. Elle s'était levée de bonne humeur, comme à son habitude, pas trop tôt, mais avant bien des sorciers qui préféraient faire la grasse mat'. Pour elle, le réveil hors jour scolaire était aux enviros de neuf heures. La lumière, alors, commençait à se faire insistante, et quelque chose la poussait à ouvrir les yeux. Ce n'étaient sans doute pas les oiseaux, puisqu'ils chantaient depuis l'aube, c'est à dire environ six heures à cette période de l'année. C'était une espèce de montre incarnée, instinctive. Son corps n'avait sans doute plus besoin de se reposer plus longtemps, alors il lui indiquait qu'elle pouvait se réveiller. Alors, elle entendait les oiseaux, oui, et appréciait leurs chants, leur attitude joyeuse qu'elle reprenait si bien sous forme humaine et qui ne la quittait pas de la journée, en général, à part si un événement venait la perturber. Elle s'habilla, avec un goût dont elle ne se rendait pas vraiment compte mais qui était bien présent. Ses habits lui allaient bien, toujours. Enfin, ses habits hors de l'uniforme qui leur était imposé en temps normal, s'entend. Bien que celui ci lui aille aussi. Mais ce samedi là, elle opta pour un débardeur brun assez moulant qui rehaussait aussi bien ses formes que la couleur de ses cheveux, ce qui accentuait la verdeur de ses pupilles au passage, et pour une jupe blanche, assez estivale, puisque le temps avait décidé d'être beau et les températures plus chaudes que la normale. Des baskets en cuir aux pieds ne cassaient pas le tout, et lui donnaient un style joliment négligé, malgré que ce ne soit pas son but premier et qu'elle ne se préoccupait pas nécessairement de la manière dont tout s'accordait. Elle se passa de l'eau sur le visage, et secoua deux-trois fois la tête afin de se "coiffer" puis partit aux cuisines. Elle mangea en compagnie des elfes de maison, qui étaient des créatures elles aussi assez enthousiastes, du moins certaines, ce qu'elle savait apprécier à sa juste valeur. Puis, la journée s'enchaîna sur des entrevues avec plein de différents groupes d'amis avec lesquels elle trouvait toujours de quoi parler et rigoler. Après tout, les samedis se ressemblaient tous, en principe, même si chacun avait ses particularités. Mais celui-ci s'avéra être finalement bien plus différent.

Se baladant dans le château en compagnie d'une petite vingtaine élèves, majoritairement des Poufsouffles et des Serdaigles, ils en vinrent à passer dans le sixième étage. Ils descendaient de la salle commune des Serdaigles, sans but précis, mais se contentant de rire aux différentes blagues qui fusaient dans tous les sens dans une conversation vive et mouvementée, à leur habitude. C'était vrai que ne pas être vif en compagnie de Caitlyn relevait presque de l'impossible, et n'avait lieu que lorsqu'elle sentait que quelqu'un avait besoin de parler, de déballer son sac, et se proposait pour l'écouter, subtilement bien sûr. Elle avait un certain don pour percevoir les soucis que les autres avaient, et savait écouter d'une manière bien à elle, qui en général mettait l'autre à l'aise, si bien qu'il lui racontait ce qui le tracassait. Ils en parlaient un moment, elle essayait de le conseiller, et la conversation aboutissait à un sentiment de sérénité et de paix, l'autre ayant fini par accepter ses soucis si pas par leur trouver une solution. L'autre cas possible pour que Caitlyn ne rayonne pas d'ondes positives était si justement elle envoyait des ondes négatives à des personnes qu'elle n'appréciait pas soit parce qu'elles ne l'appréciaient pas, justement, ou parce qu'elle n'était pas d'accord avec leurs manières de faire, leurs principes. Là, les yeux de la demoiselle passaient de rieurs à méprisants, ses traits ainsi que ses paroles durcissaient et elle n'avait aucune pitié, aucune retenue, à dire ce qu'elle avait sur la langue. Mais à part ces deux cas, la compagnie de la jeune Serdaigle était très vive et très joyeuse, comme c'était le cas dans les couloirs du château que le petit groupe traversait. Ce fut alors, arrivant au sixième étage par les escaliers de gauche, que l'odorat de la brune aux yeux verts intercepta une odeur de brûlé. Se doutant qu'elle était la seule à le percevoir, elle s'éclipsa discrètement, comme on avait de toute façon l'habitude qu'elle le fasse vu ses nombreux groupes d'amis, et se dirigea vers le lieu qu'elle supposait être l'origine du fumet. En se rapprochant, elle entendit quelqu'un qui se donnait confiance en se supposant supérieur à son interlocuteur :

« ... arrête de jouer au bourreau de supérettes et abaisse ta... »

Mais le flot de paroles fut coupé net. Et non pas par d'autres paroles, ni par de la peur. Non, c'était une impossibilité de parler. Une autre voix, un autre ton. Ce ton décontracté, faussement à l'aise, et affreusement méprisant que prenaient en général ceux qui ne voulaient pas montrer qu'ils souffraient ou qu'ils avaient souffert. Qu'ils étaient vulnérables.

« Ce que j’trouve drôle moi, c’est cette manière que vous avez de chercher toujours à vous surélever. Ça vient d’où ça ? Votre mère n’a accordé d’attention qu’à votre frère parce qu’il était avait un sang pur lui ? »

Un hurlement se fit alors entendre et Caitlyn, sentant qu'elle approchait, avançait de plus en plus vite, et de plus en plus précautionneusement en direction du couloir d'où elle entendait désormais une respiration haletante d'une des deux personnes, alors que l'autre, bien plus jeune, et dont la voix hautaine et sûre d'elle lui rappelait quelqu'un, continuait dans son speech.

« Ok, j’avoue que j’extrapole un peu là, mais ya un truc que je sais, et que j’trouve plutôt étonnant moi. C’est bizarre pour un type comme vous d’être marié à une non magicienne et d’avoir une fille qui en est une également non ? Je dis juste ça comme ça, c’est une réflexion … fugace et passagère, mais ça n’est pas ce qui est écrit sur vos dossiers non ? Ils ne le savent pas les autres ? Ah mais pas besoin d’me regarder comme ça, moi j’m’en contrefous, mais vu votre psychose, c’est probablement pas le cas de tout le monde. Maintenant, mon avis personnel sur cette histoire, tout l’monde s’en cogne, en revanche, vous, vous vous êtes débarrassé de votre enfant que vous aviez caché dans une chambre là haut pendant des mois. C’est donc que vous vouliez la protéger mine de rien. Donc il y a de forte probabilité pour que vous aimiez votre femme. Au moins autant que votre propre peau. Et vu la tronche que vous tirez, j’ai tapé dans l’mile. Alors maintenant, j’suis pas le seul à savoir ça, et se débarrasser de moi servira à rien. Et cherchez pas à qui j’ai bien pu dire ça, vous perdrez votre temps, j’suis pas assez débile pour dire ça à mes proches. Maintenant, vous allez rester loin de moi, de ma famille, ou de qui que ce soit qui puisse bien me parler, ne serais- ce que pour me dire « à tes souhaits ». Pigé ? Pour info : j’aime pas des masses me répéter. »

Et Caitlyn arriva juste à temps pour, regardant discrètement cachée derrière le coin du mur, apercevoir deux hommes. De quoi lu plomber pour un certain temps cette bonne humeur qui lui était légendaire. L'un, dont elle voyait le visage paniqué, épuisé, affolé, couard et faible, bref tout ce qu'on voulait de méprisable, était un adulte adossé au mur et complètement brisé par ce qu'il venait d'entendre. Et l'autre, celui qui venait de le lui dire justement, et de le briser aussi bien physiquement que psychologiquement, eh bien c'était Alec Rivers. Le mec qui, malgré leur bonne entente ayant même abouti sur le partage d'un lit lors d'une fête un peu arrosée, avait fini par la jeter, littéralement comme une vieille chaussette, si pas d'une pire manière encore. Il l'avait complètement reniée. Il l'avait ignorée, mais pas que. Il l'avait traitée méchamment comme pour se débarrasser d'elle, la blesser de la pire manière qui soit. Elle avait bien vu qu'il se passait quelque chose avec lui, qu'il n'était pas du tout bien, qu'il souffrait terriblement. Elle l'avait bien remarqué et, comme avec tout le monde, elle avait été là pour lui. Enfin, elle avait voulu être là pour lui, essayé de le supporter, de le côtoyer, de ne pas le lâcher et d'attendre patiemment qu'il lui dise ce qui n'allait pas. Mais non. Il ne s'en était pas tiré malgré la main qu'elle lui avait si longtemps tendu, jusqu'à finalement se dire qu'il n'en valait pas la peine, puisque de toute façon, elle, elle n'aurait pas pu faire du mal de la sorte à quelqu'un, même si elle était au plus bas. Alors, lui, il n'avait aucun droit de le faire sur une longue durée. Elle savait bien qu'elle était particulière, et que sa conception des choses était unique. Elle savait bien que la normalité humaine voulait que, blessés, les gens blessent les autres. Mais continuer, ne pas vouloir se relever, ne pas vouloir arrêter de répandre le mal, c'était juste inacceptable. Depuis, elle l'ignorait complètement elle aussi, et le méprisait légèrement. Le voir ainsi martyriser cet homme, ça la dégoûtait. Et ce malgré le fait que, elle le savait, elle n'avait pas les informations préalables pour pouvoir juger. Mais elle ne pouvait tout simplement pas rester là à attendre que ça se passe, et elle contourna l'angle que faisait le mur pour se rapprocher vers le couple. Elle ne comptait pas laisser passer ça. Mais ce fut là que Alec se détourna avec un salut et un sourire ironique de la pauvre petite victime - que d'ailleurs elle ne jugeait pas plus haut que son prédateur - et faillit lui foncer dedans. Étonnée, mais froide. Telle fut sa réaction à son signe. Et elle continua à avancer, légèrement moins déterminée, mais faisant comme si de rien n'était. Toutefois, Alec faisait lui aussi comme si de rien n'était et, sans que l'autre ne remarque quoi que ce soit, ayant commencé à s'éloigner dans la direction opposée, il l'embarqua et l'enferma de force dans une pièce libre donnant sur le couloir. Elle décida de se laisser faire, sans quitter cette expression si dure qu'elle avait dans les yeux et dans les traits.

« Ecoutes, je sais de quoi ça a l’air mais… en fait c’est exactement ce dont ça a l’air. Mais j’ai une très bonne raison de faire ça et… et tu m’en veux à mort, et pas à propos d’ça… ouais… »

Pathétique. Tout simplement pathétique. Autant il savait agresser quelqu'un qui décidément n'avait pas l'air d'être très doué et à la hauteur, autant il perdait la face en sa présence à elle, alors qu'elle avait deux ans de moins d'études que lui, compensés en partie par son intelligence soit, mais surtout qu'elle avait une bonne raison de ne pas être tombée à Serpentard. Aucun préjugé, bien sûr, mais il était bien connu que les Serpentards étaient des êtres rusés et ambitieux, et que la manière dont ils mettaient en œuvre ces aptitudes n'était pas toujours celle qu'elle préférait. Elle n'avait donc aucun problème à entretenir de bonnes relations avec certains Serpentards, tout dépendait de leur caractère, comme ça avait été le cas avec Alec Rivers. Mais là, c'était juste trop pitoyable.

« T'es vraiment qu'un pov' con ! »

Elle le toisa de haut en bas. Elle ne faisait pas partie des personnes petites. Même si bien sûr il était plus grand qu'elle. Et toujours aussi séduisant. Ce qui rendait le tout encore plus pathétique.

« Laisse-moi passer, maintenant. Ou alors dégage. »

Elle ne comptait pas s'abaisser à forcer le passage, puisqu'il barrait l'accès à la porte. Il allait se bouger lui même, elle attendrait jusqu'à ce qu'il le fasse.

« J'cherche plus à comprendre t'façon. »

Ironie. Et oui, elle lui en voulait encore "à mort" comme il le disait. Mais c'était une histoire passée. À part s'il voulait la remonter à la surface ?
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MessageSujet: Re: Don't give a damn - Caitlyn   Mar 13 Nov 2012 - 21:17

Comment est-ce qu’il faut réagir dans ces cas là ? C’est une question con, mais qui avait une sale tendance à devenir récurrente ces derniers temps. Comment faire pour accuser ce genre de coups durs de la vie ? Alec avait pensé un moment que Jillian saurait lui apprendre ça, que, puisqu’elle avait déjà traversé ce genre de chose et que sa petite sœur n’avait pas survécus, peut être qu’elle le comprendrait, et, surtout, peut être qu’elle aurait les réponses. Mais elle n’en avait aucune. On vit, on essaye de faire comme si ça allait, on sourit quand on le peut, et on se montre fort devant la personne hospitalisée. Mais et si on ne tient pas ? Et si on en veut à cette personne ? Et si on ne peut que ressentir par à coup de la haine, parce qu’une personne de notre entourage, peut être l’une des personnes les plus importante pour nous se met à disparaitre, pourquoi on ne pourrait pas en souffrir aussi ? Pourquoi tout le monde se penche sur cette personne et oublis qu’à la fin de tout ça, ceux qui souffriront, ce seront les vivants ? Quand une mère, un père, une sœur, une tante, quand un modèle s’en va et nous laisse seul, quand il vit sa maladie et se laisse emporter doucement en cessant de se battre, en se lamentant, pourquoi on ne pourrait pas réagir nous au juste hein ? Pourquoi il faudrait toujours se montrer brave et fort ? Il était l’enfant dans l’histoire, j’étais l’enfant, et un enfant compte sur son modèle pour avoir le courage de supporter la vie, d’affronter les coups durs, et lorsque le modèle s’écroule, le môme ne peut rien faire d’autre que se retrouvé là, seul, complètement largué, et affreusement révolté contre la nature humaine toujours inconstante. Ça n’est pas de la faute du malade, on est tous d’accord. Mais ça n’est pas la faute du gosse non plus. Et on a beau grandir, on a beau faire nos fières, là, tous, on a beau sourire alors que l’autre perd ses muscles et semble cracher ses poumons englués à chaque toux douloureuse, on est tous aussi démunis face à ça qu’un pauvre petit môme de cinq ans. On craque tous, on renie tous le monde, et on se réfugie tous dans un peu tout et n’importe quoi. Et personne ne peut comprendre. Personne ne peut dire « je sais ». Parce que même s’ils ont pu vivre la même chose, au final, ils ne peuvent savoir réellement. Personne ne le peut, et on se retrouve là, à avancer dans le noir sur un chemin parsemé d’embuches, avec nos seules mains devant nous pour écoper des blessures en espérant qu’elles ne cèdent pas.

Comment faire pour se montrer fort, pour régler tout ses soucis, pour protéger ceux qu’on aime alors qu’on ne supporte même pas qu’ils viennent nous parler au juste ? Parce qu’ils ne subissent pas ça merde. C’est tout. Et il y a des jours, où on a besoin d’être seul et d’exploser, des jours où il faudrait être entouré pour éviter de s’écrouler, mais où tous les regards qui se posent sur nous semblent nous juger. Ils nous agressent ces yeux brûlants, ces bouches pincées de pitié, ces joues étendues dans un petit sourire entendu. Fermez là. Mais faites quelque chose. Il n’y a pourtant rien à faire, rien à dire dans ce genre de situation, mais encore faudrait-il le comprendre. Encore aurait-il fallu que lui, explique pourquoi il s’était renfermé sur lui-même d’un bloc, pourquoi il avait envoyé chier tout le monde, et pourquoi il s’était montré blessant. « Soit belle et tais toi. » C’était à peu de choses près ce qu’il avait dit à Jayden autant qu’à Sovahnn quand elles l’avaient croisé, furieux. Et il n’avait pas été plus agréable avec d’autres, comme Caitlyn. Et maintenant qu’il s’était un peu reposé, qu’il avait eu le temps de penser à tout ça sans s’en prendre plein la gueule toutes les deux secondes, oui, il regrettait. Bien sûr, il n’était pas exactement un mec bien et n’avait pas vraiment eu une éducation qui lui inculquait tout un tas de valeurs essentielles importantes chez les Bisounours, mais ça n’était pas pour ça qu’il était particulièrement fier d’avoir blessé ces personnes. Enfin, celles qui comptaient un peu pour lui, puisqu’envoyer au diable les gens, ça faisait partis de son quotidien. Ça dépendait des gens, mais disons qu’il y en avait pas mal qui ne l’appréciaient pas, et l’inverse était juste également. Maintenant, pour les autres, il avait été un jeune homme plein de joie de vivre, jovial, drôle, bout en train dégourdis et capable de vous sortir de pas mal de situations désespérées. Celle de la sœur mourante et du Supérieur collant, il avouait, il n’avait pas encore trouvé la solution. Peut être google aurait eu être utile ? Mais dans la mesure où ça n’était pas le genre de choses qui passaient au château, il fallait bien se débrouiller autrement. Et il se pouvait qu’il ait au moins trouvé le moyen de faire taire ce très cher Watterson ici présent.

Pourtant, au lieu de se calmer, son cœur avait fait un bond dans sa poitrine en se rendant compte que Caitlyn se trouvait à l’autre bout du couloir. Et, non, il ne flippait pas pour ce qu’elle pouvait bien penser de lui ou qu’elle l’engueule, ou ce genre de choses relativement normales et qu’il avait dépassé il y avait bien longtemps – pour peu qu’elles aient jamais eu un quelconque impact sur lui – mais ce qui craignait, c’était simplement qu’elle se mette en danger bêtement en ne faisant que lui adresser la parole. Mais, heureusement, lorsqu’il lui avait fait un geste, la jeune femme avait semblé comprendre et ne l’avait pas ramené, ils s’étaient donc tout deux éloignés comme si de rien n’était avant de disparaitre du champ de vision du Supérieur, moment auquel Alec avait attrapé la jeune femme pour l’enfermer plus ou moins dans la première salle vide qui s’était présenté à lui. D’après Jayden, il devait au moins des explications aux gens qu’il avait blessé. Mais, jusque là, il n’y avait eu qu’elle qui y avait eu le droit. Jordane avait haussé des épaules en lui balançant qu’elle ne voulait rien savoir et que pour elle, s’était passé, mais que la prochaine fois, ça ne serait pas que le coude qu’elle lui briserait, et… c’était tout. Enfin, Jordane… c’est Jordane, il ne fallait pas s’étonner. C’était Sovahnn qu’il voulait voir surtout, mais pour ça, il aurait encore fallu qu’il trouve quoi lui dire, et, il craignait un peu cette rencontre. C’est le défaut de s’attacher aux autres.

« Ecoutes, je sais de quoi ça a l’air mais… en fait c’est exactement ce dont ça a l’air. Mais j’ai une très bonne raison de faire ça et… et tu m’en veux à mort, et pas à propos d’ça… ouais… »

Ok, trop faiblard de toute évidence. Oui, il s’y était pris comme un manche, on est tous d’accord. Alec avait été pris de court, il n’y avait rien de plus clair, mais c’était soit ça, soit il jouait magnifiquement les manipulateurs, soit il recommençait à envoyer chier tout le monde. En réalité, il avait passé tellement de temps sans savoir côtoyer les autres autrement que de la manière propre de ses parents qu’il avait mit un moment à apprendre certaines choses, et, ce, grâce à sa sœur et à Mack. Mais il n’était pas toujours au point, c’était le moins qu’on puisse dire. Pour une fois, ça se manifestait en des gens d’excuses bancales. C’est tout de même mieux que le coup que Sovahnn s’était pris, ou les insultes non dissimulées qu’il avait distribué ces derniers temps non ? Pathétique si vous voulez, pas si mal pour un pas vers les autres, j’aurais tendance à dire.

« T'es vraiment qu'un pov' con ! »

Ce à quoi il avait répondu en souriant, amusé par sa réaction. Bah voilà, il était beaucoup plus à l’aise avec ce genre de choses qu’une personne qui ne parle pas et avec qui il doit démarrer la conversation, sachant qu’il est le seul coupable dans l’histoire. Son regard droit dans le sien n’était plus le même que celui qu’il avait offert à Watterson quelques instants plus tôt, mais ils avaient retrouvé toute leur malice si agaçante.

« C’est pas nouveau ça. J’crois même que c’est de notoriété publique, donc j’vois pas pourquoi ça t’étonnes. »

La jeune femme l’avait toisé de haut en bas, ce qui lui avait fait esquisser à nouveau un petit sourire. Ah, si tu savais.. Bref, ça n’était manifestement pas la méthode adaptée pour réussir à renouer avec quelqu’un, puisque la conclusion n’avait pas tardé à se faire entendre.

« Laisse-moi passer, maintenant. Ou alors dégage. »

En effet, il se trouvait entre la jeune femme et la sortie, mais ça n’était pas sa démonstration d’autorité qui l’avait fait bouger d’un poil. Son père avait une voix monstrueusement flippante et l’avait cogné pendant des années durant, et il n’en était pas moins insolant face à lui. Enfin, ça, la jeune femme ne le savait pas, puisque la version officielle était qu’il avait eu une enfance dorée dans une famille bourrée de tune, qu’il était un sale con arrogant justement parce qu’il avait été un enfant roi qui avait toujours eu tout ce qu’il voulait. La réalité se trouvait à l’opposé, mais ça, il ne l’avait pas avoué à grand monde.

« J'cherche plus à comprendre t'façon. »
« C’est plutôt couillon pour une Serdaigle. J’suis un casse tête à moi tout seul. Mais ça on s’en fout. Ecoutes, j’pense que Jayden a raison, j’vous dois au moins une explication. Maintenant j’t’en donne une bonne partie, et t’en fais ce que tu veux. Enfin, sauf l’hurler sur tous les toits, ça m’arrangerait. »

On ne pouvait pas dire qu’il ait jamais été de nature très loquace sur tout ce qui touchait sa vie, sa famille ou tout ce qui avait trait, et s’il essayait de se forcer à parler, tout ça n’était pas simple pour lui. S’il avait toujours été discret, c’était aussi que tout ça contenait un certain nombre de blessures qui n’avaient jamais totalement guéris, et qu’il préférait cacher. Et puis, surtout, il détestait avoir l’impression de se plaindre, et, surtout, de se faire plaindre. Il n’était pas un pauvre petit garçon qui avait vécus des choses compliquées, il n’était pas une pauvre petite chose qui avait besoin d’aide.

« Mouais… ok. Bon, on va commencer par le début, ya pas mal de semaines, j’ai reçu une lettre qui m’a appris que ma sœur était mourante. Elle est l’unique personne que je respecte dans ma famille, la seule sur qui j’ai pu compter pendant certaines parties de ma vie et.. disons que j’ai vraiment qu’elle. Avec Mack, mais, t’as aucune idée de qui est Mack, donc ça va pas t’aider. N’empêche que j’ai pété un plomb, j’ai balancé toute ma frustration de ne pas réussir à l’aider sur vous et j’ai été blessant, j’en suis désolé. J’me suis comporté comme un abruti, j’en ais conscience. »

… Ok. Ça suffit pas c’est ça qu’il veut dire ce regard ?

« J’suis finalement allé à Sainte Mangouste pour une transplantation, à mon retour.. disons que j’étais un peu blessé, et après ça, l’autre con de tout à l’heure m’est tombé dessus pour j’sais pas quelle raison, et jusqu’au week end dernier, j’ai pas eu le temps ni l’occasion de prendre trois secondes pour reprendre ma respiration. Tout ça m’a pas mal secoué, mais là ça va mieux, et j’pense avoir réglé une partie de... ce problème là au moins. J’espère juste qu’il ‘prendra personne à ma place pour m’faire payer ça. Mais j’en doute, il va avoir peur des représailles, surtout après que Logan lui soit tombé dessus la semaine dernière. »



« Bref… »

Poudlard’life sucks.

Non, il n’avait rien dire de plus sur sa sœur histoire d’éviter de parler de son plein gré du fait qu’il n’avait absolument aucune nouvelle, qu’elle pouvait parfaitement être enterrée à l’heure qu’il était, et que ça lui foutait une trouille de dingue.
Et… un peu blessé ? Sovahnn s’est retrouvée en train d’empêcher tes tripes de sortir sécher le sol mais ça n’est qu’un détail ! Et cette image est parfaitement improbable puisqu’il existe en réalité des tissus, conjonctifs, qui tiennent ce genre de chose ensembles, mais là n’est pas la question. Disons qu’il minimisait pas mal certaines choses.
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MessageSujet: Re: Don't give a damn - Caitlyn   Dim 18 Nov 2012 - 0:35



Alec & Caitlyn
« Don't give a damn. »


Samedi 03.05.2014

Gros flash-back. Énorme flash-back dans l'esprit de Caitlyn. Ses quatorze ans, le trottoir enneigé, la voiture aux vitres fumées, le chauffeur louche et traître. Ses ravisseurs, et son enlèvement. Elle ne savait pas pourquoi elle y repensait maintenant, ce n'était pourtant pas la première fois qu'elle aurait vécu un événement comparable, et pourtant, l'impression de contrainte qu'elle ressentit en se faisant enfermer dans cette salle vide par Alec lui envoya des images qu'elle aurait voulu ne plus jamais revoir. Pas les oublier, non. Mais elle était censée avoir surmonté... Cette poigne de fer que le chauffeur avait eue et dont elle avait eu tellement de mal à se débarrasser, puis cette course fatalement interrompue par cette plaque de verglas... Quoi qu'il en soit, elle était fulminante. Oui, Caitlyn était littéralement fulminante face à Alec après s'être fait enfermer de force dans une salle vide du sixième étage, où elle avait assisté à un règlement de comptes des plus exemplaires. Mais ce n'était pas autant la relation du Serpentard avec le Supérieur qui insupportait la jeune fille, mais cette manière qu'il avait de toujours se croire supérieur, de toujours vouloir dominer les autres. Elle n'avait pas du tout apprécié comment il l'avait chopée et poussée dans cette maudite salle dont maintenant il barrait la sortie. Pour qui est ce qu'il se prenait ? Elle n'en croyait limite pas ses yeux, et son expression le trahissait bien. Ce genre de comportement la dégoûtait au plus haut point. Cette suffisance, cette supériorité... Ah ! elle ne pouvait pas le supporter. Mais le pire c'était sans doute le fait qu'Alec ne réussisse même pas à conserver cette assurance qui devrait normalement aller de pair avec son comportement. Non, on aurait dit qu'il allait s'écrouler lorsqu'il avait commencé à expliquer la situation, à sortir des excuses bidon, à vouloir se justifier. Oui, elle trouvait ça pathétique et aurait juste voulu le lui faire comprendre à cet instant. Mais ça n'avait pas réussi. Au contraire, son insulte l'avait remis dans son élément et permis de se relever de ses cendres. Il lui avait souri, dévoilant sa dentition parfaite et avait rétorqué, tout à fait naturellement, de ce ton qui l'exaspérait horriblement :

« C’est pas nouveau ça. J’crois même que c’est de notoriété publique, donc j’vois pas pourquoi ça t’étonne. »

Elle le détailla de la tête aux pieds, ne perdant pas sa contenance mais le trouvant encore plus antipathique qu'auparavant. Comment était-ce possible qu'un garçon autrefois amusant et détendu s'avérait être en fait un tel... idiot ?

« La seule chose qui m'étonne, c'est que tu ne l'aies toujours pas compris. »

Elle savait bien que ce qu'il avait vécu n'avait pas l'air de l'enchanter. Il faisait de la peine à voir, même, à l'époque. Complètement déprimé, sans énergie et sans force. Mais pourtant assez fort pour s'en prendre aux autres, et pas qu'un peu. Encore, si ça n'avait été qu'une question de comportement, ou d'humeur, d'accord. Elle était très bien capable de prendre sur soi par rapport à des sautes d'humeur dont on lui aurait expliqué ou fait comprendre les causes. Elle n'exigeait pas le contrôle total de ses sentiments, elle n'attendait de personne qu'il se renferme et perde toute spontanéité, toute détente. Elle acceptait totalement que des événements extérieurs puissent rendre quelqu'un sensible et n'allait tout de même pas lui en vouloir pour avoir des sentiments. Mais non, lui, il avait décidé de faire partager à son entourage toute la souffrance qu'il ressentait, ou peut-être même de s'en débarrasser en la leur transmettant. Et ça, c'était inacceptable. Pour Caitlyn en tout cas.

« Laisse-moi passer, maintenant. Ou alors dégage. J'cherche plus à comprendre t'façon. »

Elle en avait marre de se forcer à comprendre des choses qu'on voulait pas qu'elle comprenne de toute façon. Elle aurait bien voulu qu'on lui explique, elle était toujours ouverte aux explications, surtout pour ce genre de choses, mais elle savait que de toute façon, elle n'aurait rien d'Alec et qu'à rien ne servait de perdre son temps ici encore plus. Car oui, là, elle perdait son temps et son humeur. Elle avait prévu de profiter du week-end pour s'amuser et se détendre vraiment, même si elle le faisait parfois le soir. La grosse différence, c'étaient les cours. Elle n'avait pas de cours le samedi et elle profitait à fond de ces deux jours de congé aussi bien pour bosser un peu - même pas une heure - et surtout pour parcourir le château de fond en comble en compagnie de chacun de ses milliards de groupes d'amis à tour de rôle. C'était presque pas pratique que de devoir ainsi se partager. Mais bon. Là, en tout cas, elle ne comptait pas rester longtemps, si c'était pour se prendre la tête avec un mec qui n'en valait pas la peine, ou plutôt plus la peine, et qui de toute façon ne lui voulait rien de vraiment bien. Elle partirait, tout simplement, et ne le reverrait à nouveau plus pendant longtemps, puisqu'elle s'était enfin faite à l'idée qu'il ne la voulait pas auprès de lui. Après tout, c'était pas comme si il ne le lui avait pas assez signifié. Mais alors, pourquoi lui barrait-il toujours le passage ?

« C’est plutôt couillon pour une Serdaigle. J’suis un casse tête à moi tout seul. Mais ça on s’en fout. Ecoutes, j’pense que Jayden a raison, j’vous dois au moins une explication. »

« Non, tu crois ? »

« Maintenant j’t’en donne une bonne partie, et t’en fais ce que tu veux. Enfin, sauf l’hurler sur tous les toits, ça m’arrangerait. »

Et il se mit à lui raconter. C'était un truc par rapport à sa sœur, sœur dont bien sûr Caitlyn ignorait complètement l'existence et était sûre de ne pas être la seule, et qui avait failli mourir, ce qui était pourquoi Alec avait subi un tel changement d'attitude, et en avait fait subir les conséquences à son entourage. Génial. Bon, d'accord, cela ne laissait pas Caitlyn complètement de marbre. Perdre un membre de sa famille, c'était une chose horrible qu'elle ne souhaitait à personne, même le pire des Supérieurs. Elle pouvait témoigner. Mais avait-elle pour ça délibérément blessé ses proches ? Avait-elle cherché à se défaire de sa tristesse et de sa frustration en les passant sur les autres ? Bon, c'était une bonne chose qu'il s'excuse au moins, même si c'était un peu tard. Après tout, il n'était jamais trop tard pour les excuses. Mais s'il ne se montrait pas plus convaincant et plus engagé, concerné, et sincère dans ce qu'il lui disait là, Caitlyn sentait qu'elle aurait du mal à lui pardonner vraiment. Recommencer de nouveau après les ruines qu'il avait laissées en elle n'était définitivement pas chose facile, et elle avait beau le vouloir, il faudrait qu'il y mette un peu du sien pour lui faire quitter cet air fermé qu'elle avait pris et qui ne lui ressemblait vraiment pas. Il sembla comprendre qu'elle ne se satisferait pas de ce début d'explication, et continua en disant qu'il avait fait un séjour incomplet à Ste Mangouste, après lequel il était tombé sur un supérieur duquel il venait de se venger à l'instant. Il était vrai qu'elle avait eu vent de cette histoire de retour le ventre ouvert qui avait intrigué pas mal de gens. Il lui avait épargné les détails et sans doute même plus que ça. Ce devait être la seule qualité qu'elle lui voyait à l'instant, celle de ne pas trop se plaindre, de prendre sur soi, et de se débrouiller seul. Elle était un peu comme ça elle aussi. Personne ne connaissait vraiment sa vie, son passé, et elle ne se voyait pas en train de raconter ni son collège ni son enlèvement à quelqu'un.

« Bref… »

« Bref... »

Elle restait là, à le regarder, à moitié blasée et à moitié froide. Voulait-elle lui pardonner, au fait ? C'était bizarre, on aurait dit qu'elle voulait qu'il souffre. Cela ne lui ressemblait absolument pas, pourtant. C'était un truc de Serpentards. Stéréotype, peut-être, mais c'était sans doute une des causes pour lesquelles il avait été réparti chez les verts et pas elle. Une des grosses différences entre lui et elle. Elle pouvait se montrer blessante, et dangereuse, quand elle voulait. Mais ce n'était pas une chose qu'elle appréciait - du moins en temps normal - et prendre sa revanche n'était pas de son essence. Ils avaient des caractères trop opposés. La seule chose qui les reliait était le fait qu'ils avaient pas mal de temps, n'étant pas ou ne se sentant pas obligés de travailler trop, et préférant s'amuser et se détendre. C'était quelqu'un de social, lui aussi, mais finalement, il était apprécié en grande partie pour sa force mentale et son sens de la répartie. Cela lui donnait un certain humour qui relevait plutôt du charisme et de l'influence que d'autre chose, aux yeux de Caitlyn, qui quant à elle savait que si on l'appréciait, c'était pour la sincérité et l'effet contagieux de sa bonne humeur. Alors, Caitlyn se mit à douter un peu, perdit l'assurance bornée qu'elle avait décidée d'adopter au départ. Elle n'était pas indifférente au malheur de son ami d'antan. Même si elle s'était résolue à couper les ponts comme il le voulait, elle ne s'était pas complètement détachée. On ne se détachait jamais des gens qu'on aimait jadis. Et c'était le cas désormais avec elle. Ce n'était pas vraiment de la pitié, c'était plutôt une espèce de compassion compréhensive, ce sentiment qu'elle éprouvait à chaque fois que quelqu'un n'allait pas bien. Elle ressentait tous ce qu'éprouvait ou avait éprouvé le jeune homme, et elle souffrait finalement presque autant que lui. Pas physiquement, certes, mais le fait de n'avoir pas pu l'aider lui faisait affreusement de la peine et elle ne souhaitait qu'une chose, alléger le fardeau de Alec. C'était toujours comme ça, en fait. Elle était tellement empathique qu'elle se faisait du mal à elle-même. Et si en plus, comme là, elle s'efforçait de ne pas montrer ce sentiment de compassion car il se battait contre cet honneur blessé qu'elle avait en soi en même temps... Non, ça ne le ferait pas.

« Je comprends. Et même si je sais que tu ne veux pas l'entendre, je suis désolée. »

Voulait-il qu'elle continue à parler ? Et le voulait-elle ? Elle n'était pas sûre. Mais le laisser ainsi avec un bref et un désolée, ça lui semblait un peu superflu, alors, elle enchaîna :

« J'espère en tout cas que tu vas mieux maintenant et ta sœur aussi. C'est dur de perdre un proche, je suis heureuse que ça n'a pas été le cas. Quoi qu'il arrive, sache que t'es pas tout seul, la prochaine fois. »

C'était aussi bien une critique - car oui, il était d'un égoïsme incroyable - qu'une manière de lui dire qu'elle était là pour lui et qu'il pouvait se reposer sur elle. Elle ne craignait rien, et lui serait plus en sécurité, ne serait ce qu'en partageant ses sentiments si pas ses risques.
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MessageSujet: Re: Don't give a damn - Caitlyn   Dim 18 Nov 2012 - 21:33

Pourquoi on en est toujours là ? pourquoi il est toujours question des autres, des petites choses qu’ils prennent mal, des petits plus de la vie, que, lui, ne voit jamais. Pourquoi doit-on toujours prendre chaque coup dans la gueule avec un beau sourire ? Et surtout, pourquoi il était toujours aussi naze dès qu’il s’agissait de se montrer humain ? Parce que c’était ça. Quand il avait attrapé la jeune femme pour lui parler, c’était réellement ce qu’il avait voulu faire. Parler, puisque c’est ce qui se fait dans nos sociétés, parait-il. S’expliquer, s’excuser, ça n’était pas des choses que lui, avait l’habitude de faire, pire encore, se retrouver avec quelqu’un face à lui qui voulait réellement savoir des choses sur lui. Non, il n’avait pas un caractère facile, oui, il envoyait chier la plupart des gens qui l’approchaient quand il ne fallait pas et pas de la bonne manière, et surtout, il semblait changer d’humeur avec une facilité déconcertante. Pas qu’il soit bipolaire, mais le mec fun, avenant, charismatique, joueur, habile et amusant qu’il pouvait être, et qu’il affichait bien souvent, n’avait parfois pas sa place quand la vie le rattrapait. Et s’il se jouait souvent des autres et de leurs blessures ou leur autorité le sourire aux lèvres, c’était parce que c’était ainsi qu’il savait aborder les choses. Un instant, il avait pensé dire réellement les choses, à cœur ouvert comme d’autres disent. Mais finalement, le regard de Caitlyn l’avait stoppé net. Il n’y arriverait pas, c’était clair, et, surtout, il n’avait aucune envie de faire ce genre d’effort quand elle n’en voulait pas. Bref, qu’il s’explique, c’était déjà énorme, mais il ne ferait pas plus. Il ne se mettrait pas à découvert comme il l’avait fait avec Jayden ou Tallulah parce qu’il était à bout, que l’une l’avait surpris ainsi et que l’autre ne lui avait pas laissé le choix. Soit il s’exprimait, soit il la perdait, et à cet instant, il avait faillis y passer, il était épuisé, souffrait atrocement, et, surtout, elle avait eu les mots justes. Elle lui avait laissé une chance sans qu’il ne la lui demande, ce qu’il n’aurait pas fait de toute manière. Donc, non, il ne s’était pas décomposé face à Caitlyn, mais il avait regardé un instant à côté, avait cherché ses mots, mais, finalement, sa motivation s’était évaporée au fur et à mesure que le temps passait.

« C’est pas nouveau ça. J’crois même que c’est de notoriété publique, donc j’vois pas pourquoi ça t’étonne. »
« La seule chose qui m'étonne, c'est que tu ne l'aies toujours pas compris. »

Les gens s’amusent quand ils le peuvent, et il savait s’éclater, la veille au soir même, il avait recommencé une fête, et on aurait cru que rien ne s’était passé depuis le moment où il avait arrêté tout ça. L’alcool, la bonne humeur, les filles, les conneries et les jeux débiles étaient tous présent, Logan avait même fait une interruption, ce qui avait pendant un instant, calmé tout le monde, mais au vu de son indifférence parfaite, Alec était allé lui parler, rallumant la musique sans se soucier plus du reste. Enfin bref, il n’avait jamais été sympa et détendu avec tout le monde, ça dépendait des gens, de leur sérieux, de leur côté rabat-joie et simplement de leur tronche. Qu’elles lui reviennent ou non, ça faisait une grande différence. Et, oui, il était un sale con pour pas mal de gens ici, et pour beaucoup, leur avis sur lui était très partagé, mais il savait faire la fête et faire oublier certains aspects du château, et, parfois, c’était tout ce qui comptait. Maintenant, certains voyaient plus en lui que d’autres, Alec ne comprenait pas toujours quoi exactement, mais ces personnes là savaient rendre certaines choses plus simple.

« Laisse-moi passer, maintenant. Ou alors dégage. J'cherche plus à comprendre t'façon. »

Pas grand monde ne s’accrochait à ce genre de détail à présent de toute manière. Jayden, si. Elle était la deuxième personne qu’il ait réellement connu ici après Julian, donc la deuxième avec qui il ait couché, cela dit au passage, mais il s’était forgé quelque chose entre eux qui lui plaisaient bien. Déjà, il l’appréciait, et, étrangement, le fait qu’elle lui ait fait dire certaines choses lui plaisait plutôt pas mal, au lieu de le faire fuir, comme c’était généralement le cas jusqu’à présent. La seule à réellement le connaître, ça serait toujours Mack de toute manière, mais elle l’avait vu grandir, et inversement, mais, surtout, elle connaissait les gens qui habitaient de l’autre côté de la route et ce, même si les Rivers ne laisse filtrer que ce qu’ils veulent que les gens sachent. Enfin, jusqu’au moment où, lui, s’était amusé à ternir leur image, ce qui lui avait valu de se retrouver ici, avec une étrange sensation de liberté.

« C’est plutôt couillon pour une Serdaigle. J’suis un casse tête à moi tout seul. Mais ça on s’en fout. Ecoutes, j’pense que Jayden a raison, j’vous dois au moins une explication. »

« Non, tu crois ? »

« Maintenant j’t’en donne une bonne partie, et t’en fais ce que tu veux. Enfin, sauf l’hurler sur tous les toits, ça m’arrangerait. »

Pourquoi parler ? Il pouvait très bien la laisser partir et basta, ça marcherait très bien aussi. Pourquoi s’être mis dans une telle situation déjà ? Parce qu’il voulait réparer les pots cassés ? Quelque part, ils ne se connaissaient pas des masses. Enfin, disons qu’ils avaient passé pas mal de temps tous les deux et qu’ils s’entendaient bien, mais, non, lui ne l’aurait pas appelée amie. Enfin, d’un autre côté, contrairement à ce qu’on pouvait dire au premier abord, il n’était pas si social que ça. Le jeune Serpentard avait toujours eu un certain charisme, un charme qui ne laissait pas indifférent parait-il, et dont il jouait, mais, finalement, ses relations restaient très superficielles. Disons qu’il préférait ça comme ça, mais que pour certaines personnes, il avait beau faire, tout ça évoluait. Pas en quelque chose qui impliquerait trop d’engagement, mais s’il se mettait ces derniers temps à dire certaines choses, ce devait être parce qu’il acceptait peut être un peu mieux que les gens en sachent plus sur lui. Enfin, tout ça restait quand même relativement succins. Trop peut être au vu de l’air que Caitlyn avait pris, donc, oui, il avait encore continué un peu, avant de finalement s’arrêter net. Pas besoin de partir dans le mélodramatique qui ne lui ressemblait que très peu. Et là, il n’était ni à moitié mourant, ni en pleine crise existentielle. Comment un mec si peu organisé et tellement impulsif pouvait avoir une retenue si importante sur certains sujets ? Question d’éducation probablement.

« Bref… »
« Bref... »

Ouais… bon, ben voilà, ça c’est fait. C’était à peu de choses près ce qui lui traversait le crâne à ce moment-là. En gros, il avait parlé, et, voilà, basta, il pouvait partir là-dessus vu qu’elle n’avait manifestement rien à lui dire, chose qui avait le don de l’agacer fortement. Lui qui ne parlait jamais de lui autrement que pour vanter quelques exploits réels ou inventés pour masquer la triste réalité de son enfance et de sa famille, n’appréciait pour ainsi dire pas du tout de voir ces révélations accueillies par un lourd silence. Bon…

« Je comprends. Et même si je sais que tu ne veux pas l'entendre, je suis désolée. »

Eh bien si, quelque chose. Au moment exact où il allait faire demi-tour. Un « désolé » qu’il avait accueillit en fronçant les sourcils. C’était ce qu’on disait dans ce genre de moments pourtant, mais il ne savait comment prendre ça, et, comme elle l’avait dit, il ne voulait pas l’entendre. D’un certain côté, c’était comme s’il redevenait le môme qui a besoin d’aide, et même si, en effet, il en avait eu besoin, il détestait ça.

« J'espère en tout cas que tu vas mieux maintenant et ta sœur aussi. C'est dur de perdre un proche, je suis heureuse que ça n'a pas été le cas. Quoi qu'il arrive, sache que t'es pas tout seul, la prochaine fois. »

Ok, non, ça, ça n’était pas possible.

« Arrête de faire ça Caitlyn. Tu peux me descendre autant que tu veux, j’en ai pas grand-chose à cirer. Mais j’étais pas bien, et t’auras beau te dire que j’ai cherché tout ça, tu peux pas dire que j’suis pas seul, et tu ne peux en aucun cas dire que t’es là. Parce que c’est pas l’cas. J’ai été seul, et si sans quelques personnes, j’en serais toujours au même point, tu fais pas partie de ces gens-là. J’t’ai rien demandé, donc c’est très bien comme ça et ça a pas d’importance, mais fait pas comme si t’étais LA personne sur qui compter ici. C’était la semaine dernière que j’avais besoin d’aide, pas maintenant. »

C’est pas lui qui est égoïste. Oui, il l’avait envoyé chier, oui, il n’avait pas fait ça dans les règles de l’art et l’avait blessé. Mais c’est toujours facile de dire à quelqu’un qui va mieux qu’on est là quand la tempête est passée. C’est toujours mieux pour son propre égo ce genre de chose. Mais quand une personne va mal, elle est toujours insupportable, elle n’est pas joyeuse, elle n’a pas envie d’avoir des gens autour d’elle, raison de plus quand ces personnes peuvent être mise en danger. Quand un ami, ou juste une connaissance va mal, ça n’est jamais simple d’être là, c’est bien ce qui est compliqué quand on est proche de quelqu’un qui souffre, parce qu’on s’en prend toujours plein la gueule, parce qu’on chiale aussi de notre côté, parce qu’on prend énormément sur nous. Mais qu’une personne qui souffre devienne invivable, si elle nous est réellement chère, on encaisse, en digère, et on espère qu’en étant présent, ça passera. Lui n’avait jamais été proche d’elle au point qu’elle se sente le courage de supporter ses écarts de conduite, et il le savait très bien, mais l’entendre dire qu’elle était là, non, ça, il ne pouvait pas. Parce que, justement, pendant le mois dernier, il avait réellement vécus seul, il s’était pris des coups tous les jours, avait été mort de trouille, et s’il savait très bien que tout ça était de sa faute, s’il savait qu’il n’avait jamais laissé qui que ce soit approcher avant Jayden à l’infirmerie après son retour de Sainte Mangouste, il en avait souffert et ne pouvait pas la laisser dire ce genre de choses.

« Et j’ai jamais dit que ma sœur s’en était sortie. J’ai jamais dit qu’elle n’était pas morte. »

Sur cette phrase, sa voix était devenue dure, rocailleuse, tout simplement parce qu’il n’avait dit ça qu’une fois, et n’avait pas utilisé ce mot là : mort. S’il ne vous est jamais arrivé de perdre un proche, ou de risquer de le perdre à tout instant, vous n’en savez rien. Vous ne savez pas à quel point mettre ces mots là, secs, rudes, graves, impersonnels, sur des états de fait est dur. Vous ne savez pas comme avouer qu’on est malade, avouer qu’on souffre, comme nommer les choses peut être douloureux. Et, jusqu’à ce mois-ci, Alec non plus n’en savait rien.
Un instant, le rouge lui était monté aux joues, mais pas les larmes. La rage était là, la peur peut-être, bref, l'adrénaline, mais ça faisait bien longtemps que ses sentiments, il avait apprit à les masquer sous quelques regards noirs, sous quelques sourires ironiques. Là, il ne souriait pas, mais n'avait rien d'avenant non plus, sans pour autant se montrer plus agressif qu'il n'en avait besoin après ce genre de répliques.

Ravalant sa salive, comme si la réalité de la situation lui était restée bloquée en travers de la gorge, il avait rouvert la porte derrière lui.

« T’as eu ton explication. »

S’il avait fait ça au début, c’était pour leur donner une chance de réparer les pots cassés, mais il n’était plus sûr que ça puisse se faire. Bizarrement, il n’était proche que de personnes de fort caractère, après, certains s’accordaient, d’autres non. Point final.
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MessageSujet: Re: Don't give a damn - Caitlyn   Sam 1 Déc 2012 - 0:24



Alec & Caitlyn
« Don't give a damn. »


Samedi 03.05.2014

La vie est pleine de contradictions. C'est un fait, c'est indéniable, voilà tout. Les humains ont cette capacité à agir de manière illogique voire contraire à ce qu'ils disent et promettent, parfois même contraire à ce qu'ils veulent. C'est cette sorte de fierté qui refait surface à chaque fois que quelque chose l'atteint, même aussi peu que ce soit. Elle n'est pas placée au même endroit chez tout le monde, non, chaque individu possède des limites différentes. Mais elle est là, souveraine du corps et de l'esprit de chacun, et les dirige parfois même contre le bon sens et la volonté première de la personne concernée, et donc contre la raison des autres. Coincée à l'intérieur de cette salle de cours vide du sixième étage avec un mec dont elle ne savait plus rien, elle avait avec plaisir accepté d'écouter ses explications. Bon, c'était un plaisir plus ou moins caché, certes, puisqu'il était vrai qu'elle était assez en colère. En fait, c'était là la fierté qui intervenait. Il l'avait blessée il n'y avait pas très longtemps de ça, et d'une façon qu'il lui était dur d'oublier, même si au fond d'elle même, elle souhaitait de tout son cœur de lui pardonner. Elle lui en voulait toujours un peu, à cause de cette fichue fierté, et elle savait qu'il serait dur d'arrêter d'y penser, de passer à autre chose, à part si elle voyait que lui aussi le souhaitait autant qu'elle. C'était pour ça qu'elle avait accepté de l'écouter, et était heureuse qu'il se soit enfin décidé à lui expliquer. Mais lui non plus ne quittait pas cette attitude arrogante et distante qu'il prenait lorsqu'il voulait paraître fort, comme tout le monde d'ailleurs. C'était souvent le cas, chez lui, elle devait l'avouer. Et c'était un grand pas de sa part que de proposer et fournir des explications de son comportement, qu'elle appréciait à sa juste valeur.

Elle était sincèrement désolée de ce qui lui était arrivé. Elle pouvait sentir tout ce qu'il avait éprouvé et qu'il continuait d'éprouver en cet instant, tous les sentiments et incertitudes qui se mélangeaient dans son âme et qui l'affectaient toujours autant qu'avant... Comme une éponge, elle s'imbibait des sentiments des autres, de leurs joies aussi bien que de leurs peines, il n'était pas le seul. Elle ne savait pas vraiment pourquoi c'était ainsi, mais bon. Il avait souffert, et il souffrait encore, cela se voyait bien, du moins elle le voyait bien. Mais c'était encore cette fierté horrible qui l'avait empêché de réagir comme elle aurait peut-être dû. Sa fierté à elle, causée par cette injustice, bien que justifiée, qu'il lui avait faite, mais aussi sa fierté à lui, car elle savait bien qu'il ne voulait aucune empathie de la part des autres, la considérant comme de la pitié dont il n'avait pas besoin. Elle avait quand même fini par lui avouer qu'elle était désolée, et était même allée plus loin. Trop loin. Enfin, en tout cas trop loin pour ce qu'il semblait prêt à accepter. Dommage pour lui, il se compliquait inutilement la vie et les relations, avec ce genre de comportement. Certes, une certaine dose de fierté était nécessaire, sans quoi l'humanité ne serait qu'un tas de vieilles chaussettes, mais trop c'est trop, et ça compte pour tout. N'empêche que la réponse de Alec lui fit plus ou moins un choc. Plus ou moins car elle s'y attendant quand même un peu. Mais disons qu'elle était assez déçue. Décidément, il n'avait pas changé et ne changerait pas. Il aurait toujours le droit d'engueuler les autres et de les rabaisser, les blesser.

« Arrête de faire ça Caitlyn. Tu peux me descendre autant que tu veux, j’en ai pas grand-chose à cirer. Mais j’étais pas bien, et t’auras beau te dire que j’ai cherché tout ça, tu peux pas dire que j’suis pas seul, et tu ne peux en aucun cas dire que t’es là. Parce que c’est pas l’cas. J’ai été seul, et si sans quelques personnes, j’en serais toujours au même point, tu fais pas partie de ces gens-là. J’t’ai rien demandé, donc c’est très bien comme ça et ça a pas d’importance, mais fait pas comme si t’étais LA personne sur qui compter ici. C’était la semaine dernière que j’avais besoin d’aide, pas maintenant. »

Enfin, elle ne voulait pas nécessairement qu'il change, elle était contre le principe de changer les gens comme ça. Mais il était vrai qu'elle aurait apprécié un peu plus de... douceur ? Non, ce n'était pas le terme. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle attendait de lui. Il lui avait tout dit déjà, tout ce qui devait expliquer son comportement. Alors, quoi de plus ? Il n'avait aucun compte à lui rendre, ses actions le concernaient, lui seul. Elle n'avait rien à voir dans ce qu'il faisait, ce qu'il entreprenait. Mais d'un autre côté, c'était pas tout à fait vrai non plus. Ce que l'on fait dépend de ce que l'on vit, de ce qui nous entoure et qui nécessairement a une influence sur nous. Il était vrai qu'elle n'avait pas été là pour lui. Mais seulement parce que lui n'avait pas reconnu qu'elle était là, il n'avait pas accepté de la voir, trop aveuglé par sa propre personne. Sa propre souffrance, aussi, facteur qui atténuait un peu la responsabilité que Caitlyn faisait peser sur lui. Mais bon, elle était persuadée que s'il n'avait pas été aussi aveuglé par les choses qui, malgré lui, se déchaînaient sur lui, il n'aurait pas faut autant de mal autour de lui. Non, elle savait bien que ce n'était pas sa faute, qu'il ne faisait que subir des conditions extérieures et sans doute extrêmement difficiles pour lui. Elle ne lui enviait aucunement la situation et ressentait bien quelles épreuves il avait dû traverser, même si, elle en était sûre, il ne lui avait de loin pas tout dit. Mais ce qu'elle lui reprochait, c'était cette espèce d'égoïsme qui l'avait poussé paradoxalement à ne voir que sa propre souffrance et à ne plus voir les autres qui auraient pu l'aider à s'en sortir. Donc oui il avait été blessant, et il continuait à l'être, s'imaginant sans doute que tout le monde allait tout lui pardonner et tout lui permettre. Malgré le fait qu'elle aurait bien voulu lui faire comprendre, soit en argumentant soit en lui retournant la douleur, elle décida qu'elle se tairait. De toute façon, parler ne servait à rien dans ce genre de situation. Le mec en face d'elle était borné, aveugle, étroit d'esprit, et surtout pas disposé à vouloir changer quoi que ce soit là dessus, alors autant conserver sa salive.

« Et j’ai jamais dit que ma sœur s’en était sortie. J’ai jamais dit qu’elle n’était pas morte. »

Morte. Ce dernier mot fut suivi d'un silence différent aux précédents. Un silence sérieux, cette fois, comme au cimetière, lorsque l'on rend visite aux morts justement. Comme quand on fait le deuil en gros. La mort, un thème si grave, si menaçant. Caitlyn n'avait pas peur de la mort, elle savait bien que cela faisait partie du cycle de la vie, mais l'entendre dire que sa sœur pouvait être morte, chose qu'il donnait l'impression de dire pour la première fois... Il avait peur pour elle, cela s'entendait dans sa voix. Il l'aimait à un point que Caitlyn n'était pas sûre de saisir. Et cela lui plut que de savoir qu'Alec était véritablement capable de ce genre de sentiment, alors que lui même s'efforçait de ne pas en donner l'air. Il s'attachait très difficilement aux gens, elle l'avait compris. Après tout, d'une certaine manière, elle aussi. Mais c'était pour ainsi dire le cas inverse, elle et lui. Elle avait beaucoup d'amis, tellement que finalement elle se demandait qui comptait vraiment à ses yeux. Soit tout le monde, soit personne, en gros. Bizarre, comme situation. Bref, mais en tout cas, dans le cas de Alec, c'était rassurant de le voir se faire du souci pour quelqu'un. Elle n'avait jamais vraiment voulu croire qu'il était de pierre, malgré les airs qu'il prenait et qu'il affichait, mais il était vrai que les derniers mois avaient un peu semé le doute en elle. Ce qu'elle trouvait dommage, mais alors vraiment dommage, c'était que limite elle avait l'impression que c'était mieux pour lui que de prendre et d'afficher ces airs, car en effet, la trop forte relation avec quelqu'un le rendait tellement vulnérable ! Enfin bon, mais puisqu'il désirait ne rien entendre, à nouveau elle se tut et ne répondit rien, se contentant de penser. Quoi qu'elle dirait, Monsieur ne serait pas d'accord et le prendrait mal, alors bon.

« T’as eu ton explication. »

Il avait ouvert la porte derrière lui. Il la congédiait ? La bonne blague !

« Merci. » dit-elle quand même.

Sincère mais dure en même temps. C'était dommage, tout ça. La conséquence, la fin, la tournure qu'avaient pris les choses. Elle aimait bien ce mec, en tout cas avant elle l'aimait bien. Bon, d'accord, elle avait couché avec lui à une fête. Mais ça ne changeait pas grand chose, ce n'était pas pour son physique qu'elle l'aimait bien. Ce n'était pas parce qu'elle avait couché avec lui qu'elle tenait à rester en de bonnes relations, ni dans le but de le refaire. Non, elle avait senti en lui une sorte d'énergie positive, la première fois qu'elle l'avait vue. Elle ne se souvenait même plus à quand ça remontait, mais c'était pendant une fête, logiquement. Et puis, cette énergie ne s'était pas évanouie même aux fêtes suivantes. Ce n'était pas véritablement son ami, elle ne traînait même pas vraiment avec lui hors des cours. Les seules occasions auxquelles ils se croisaient, c'étaient les fêtes. Et ils s'entendaient plutôt bien ensemble. Ce qui était dommage désormais, c'était que cette bonne entente avait été flanchée par de la fierté et de la souffrance qui l'avaient aveuglé, et qui les avaient d'ailleurs aveuglés tous les deux. Mais c'était trop tard désormais, s'il n'était pas prêt à ouvrir les yeux et à faire face au monde avec tout ce qui en fait partie, elle ne pouvait rien faire pour l'aider. En tout cas rien de plus que ce qu'elle avait déjà fait ou plutôt dit. Elle ne pouvait pas tout simplement encaisser et laisser passer, ce n'était pas son genre. D'autres le feraient, sûrement, et il les considérerait comme des vraies amies. Mais pour elle, une amie est celle qui te défait de tes propres chaînes avant de t'aider à te sortir de problèmes extérieurs. Ça, elle aurait bien voulu le faire, mais il ne voulait pas, il ne voyait pas. Tant pis. Alors, elle sortit, lui adressant un petit salut presque navré, lui souhaitant bonne chance du regard.

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