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 Objection - Alec

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MessageSujet: Objection - Alec   Lun 5 Nov 2012 - 23:16

Jeudi 8 mai


Les minutes s’égrenaient, puis les heures, dans une longue attente, pour la jeune Poufsouffle, mais le sommeil venait à manquer, et il lui faisait signe depuis un moment maintenant, tout sournois qu’il était, qu’il la laisserait seule dans cette chambre, et ne viendrait pas. Non, il ne la soulagerait pas et la laisserait de cogner le crâne dans l’oreiller autant qu’elle voudrait, ça ne serait pas ainsi qu’elle trouverait le repos. Yeux grand ouverts dans les pénombres, la jeune femme ressassait sans arrêt la conversation, ou plutôt les conversations qu’elle avait eues avec Jillian depuis son retour. Est-ce qu’elle était aussi blasée que ça de l’amour ou c’était juste qu’elle se sentait simplement blessée, donc repoussait tout ça de sorte à ce qu’elle puisse comprendre toutes ces choses de manière simple et rationnelles ? Mais au final, les questions, les doutes, les impuissances sont toujours là, quelque soit la manière dont on voit les choses. Et pourquoi le fait de penser à une personne ne serait juste pas parce qu’elle nous importe et parce qu’elle a une foutue bonne raison de s’y trouver, dans notre crâne ? Pourquoi avoir inventé un sentiment démesuré et absurde ? Pourquoi croire qu’il y a plusieurs types d’amour et qu’un supplanterait les autres ? Et surtout, pourquoi se prendre à ce point la tête là-dessus. Ça n’en valait vraiment pas la peine, alors pas besoin d’y passer des heures. Surtout qu’elle n’était dans aucune situation qui impliquait ce genre de réflexions. Elle n’avait personne un point c’est tout merde. Et ça lui allait parfaitement bien comme ça. Non, elle ne voulait absolument pas que ça change. Mais ça n’empêchait pas que ses pensées allaient et venaient sans laisser de répits à la jeune femme pour trouver le sommeil. Et le sang revenait, quoi qu’elle y fasse, et à chaque fois, elle sentait cette matière détrempée, solide, entre ses doigts, elle sentait le battement furieux des veines, artères, ou elle ne savait trop quoi, et, surtout, elle voyait son visage blanchâtre, et le regard hagard qu’il posait sur le monde avant de perdre connaissance. Et par opposition, Sovahnn le voyait toujours comme au début, souriant, toujours en train de dire ou faire des conneries, l’emmenant d’un bout à l’autre du château, lui faisant gouter certaines parties de la vie qui lui avaient manqué. Son regard ferme qui ne souffrait aucune contrariété, et brulant pourtant… et…

« Putain fait chier ! »

Ok, ça, ça n’était pas sympa de l’avoir dit à voix haute, elle était d’accord. D’ailleurs, ça n’était qu’en entendant sa propre voix dans le silence assourdissant du dortoir qu’elle s’était rendu compte de sa bourde et de l’heure qu’il devait être ici. A la suite de quoi s’étaient élevés dans la pièce quelques grognements et gémissements indignés.

v« Ouais bah merde. »

Sans attendre une seconde de plus, la jeune femme s’était jetée au bas du lit, attrapant un jean au passage et le t-shirt de la veille balancé au pied du matelas, avant de déguerpir avant de se faire assommer par un oreiller. Jillian dans le lit d’à côté avait sûrement reconnu sa voix et finirait par se lever pour voir pourquoi cette si mauvaise humeur. Mais elle n’avait aucune envie de parler, et surtout pas pour avouer à son amie qu’elle était dans le vrai. Oui, parce qu’elle était une tête de mule et ne s’en cachait pas. Et avouer qu’elle avait tord, à cet instant précis, ça lui sortait par les trous de nez. C’était donc en sautillant pour enfiler le jean et le fermer que la jeune femme avait traversé la salle commune avant d’en sortir brusquement. Quelques tableaux protestèrent à leur tour sur son passage, certains l’avertissant des dangers qu’elle risquait si elle était prise en dehors de cette pièce en pleine lui, lui demandant avec insistance de rentrer. Mais, là, elle n’en avait cure. Il fallait qu’elle prenne l’air, et d’urgence.

C’était stupide, et parfaitement illogique, incompréhensible, et, merde, non, elle n’y comprenait rien, et son cœur aurait bien pu battre la chamade en lui balançant une bataille d’hormones du bonheur en tout genre dans la gueule face à un homme bien, elle aurait vécus les choses de la même manière. Ça n’avait aucun intérêt réel, et il n’y avait rien de tangible là dedans. Alors pourquoi serait-ce plus important qu’autre chose ? Pourquoi ça prendrait la priorité sur la vie ainsi ? Et bordel, pourquoi ça l’empêchait de dormir à ce point ! Parce que ça l’énervait plus qu’autre chose, tout simplement parce qu’elle savait qu’il allait bien falloir qu’elle finisse par admettre que ça avait son importance, d’une manière ou d’une autre, et bien qu’elle n’en comprenne pas les tenants et les aboutissants. Et parce que ça ne pourrait pas se faire. Parce qu’elle ne voulait même pas que ça se fasse ! Non, tout ce qu’elle voulait, c’était qu’il redevienne lui-même, simplement. Et si leur relation elle-même pouvait en revenir là…

Ses lèvres qui prenaient possession des siennes, ses mains contre elle, sans possibilité de recul, et, doucement, le monde qui s’écroule.

C’était plus un rugissement qui avait passé ses lèvres qu’une lamentation.

Comment ça avait bien pu finir par tourner comme ça au juste ? Comment eux deux qui s’éclataient pourtant bien, qui discutaient et avaient passé des moments bien à eux avaient pu s’éloigner à ce point ? Et il y avait toujours deux parties d’elle qui se battaient à dire d’un côté qu’il n’en avait rien à foutre et de l’autre que ses autres batailles prenaient trop de place dans sa vie pour qu’il ne l’y accepte comme avant. Il y avait toujours ce jour où il avait fait demi tour, et puis revenait celui où il l’avait rejoint dans le dortoir, où ils s’étaient engueulés et, il lui avait semblé qu’il lui avait parlé sincèrement. Et le retour : les hauts et les bas. Pour finir sur le coup qu’elle s’était pris, et le regard qu’il lui avait lancé, tandis que ses mots disaient le contraire. Seul. Il ne l’était pas, elle s’était tuée à le lui dire, mais seul il avait envie d’être. Mais pas besoin, ça, il avait eu beau dire, elle n’avait pu le croire. Seul il s’écroulait, seul il tremblait et écoutait, avalait le venin, le faisait sien, et au fur et à mesure, disparaissait. Le feu se faisait braise, et doucement, s’éteignait.

A cet instant, elle n’avait pas cherché à faire les choses d’elle-même, pas cherché à se mettre entre lui et le Supérieur, non, la jeune femme s’était enfilé la moitié des marches du château pour débarquer face à Logan et lui gueuler dessus de faire quelque chose. De quelque manière qu’il fasse, c’était à lui d’agir et elle le savait parfaitement. Lui avait une influence tant sur le jeune homme épuisé que sur le Supérieur qui le harcelait depuis des jours. Celui dont il avait fouillé le bureau quelques semaines plus tôt, après quoi, elle, avait effacé les preuves et supplié Lukas de n’en souffler mot à quiconque. Le Supérieur dont elle ne connaissait pas le nom, ce qui réglait pourtant des tas de questions. Il s’était réveillé depuis la semaine dernière pourtant et elle ne l’avait qu’aperçu que quelques jours plus tôt, trois normalement, quoi qu’elle n’en savait plus rien à présent, trop perdue et crevée qu’elle était pour se rappeler la nuit de quel jour on était exactement. Pas un mot. Enfin, si, il y avait eu le jour où Takuma et Dakota avaient rompus, et, celui-là remontait à loin. D’un bloc, elle lui en avait foutu une et s’était barrée. Comme quoi, si elle faisait les comptes, il avait la joue à vif de manière plus récurrente qu’elle. Mais frappant plus fort, les comptes devaient s’annuler pour lui.

« Sovahnn ? »

Si elle avait pu faire des bonds de huit mètre, la jeune femme aurait probablement battu son record, mais puisqu’elle n’avait pas grand-chose d’une puce, c’était un simple sursaut qui l’avait agité avant qu’elle ne se retourne vers la source de sa frayeur. Cela dit, Sovahnn n’avait aucunement besoin de ses yeux pour savoir qui le sort avait décidé de lui mettre en travers de la route cette nuit-là. C’était donc les joues brulantes qu’elle s’était retournée vers Alec. Plus prise de court et au mauvais moment aurait été difficile à faire.

« Qu’est-ce que tu fous là ? »

C’était plus un air blasé qui avait accueillit sa question qu’un réel énervement. Avec un soupire, il avait alors fait quelques pas vers elle, accusant manifestement le coup de sa mauvaise humeur. Il devait savoir qu’elle n’avait aucune envie de le voir, sinon il n’aurait pas réagit comme ça. Et pourtant, la jeune femme se doutait qu’il savait pourquoi il s’était retrouvé dans ce lit à l’infirmerie. Mais avant qu’il ne se mette à parler, c’était sa frustration et sa rage à elle qui avaient pris le dessus.

« Quoi ?? Sérieusement, quoi Alec ? Tu veux me cogner ou me baiser au juste cette fois ? Nan parce que j’commence à avoir des doutes. Pourquoi t’es devenu comme ça merde ? Pourquoi tu t’acharnes à éloigner les autres et… arrête de m’regarder comme ça !! »
« Quoi ?! »

Un air indigné qui lui allait bien mieux que son visage renfrogné de ces derniers temps.

« Avec ton air de flambeur ! Nan, nan, sérieusement, dégage ! Alec putain, tu peux pas faire ça merde ! Tu peux pas croire que tout le monde te pardonnera pour ta belle gueule, j’étais là, j’ai.. »
« Merci. »

En quelques pas, il avait avalé la distance qui les séparaient l’un de l’autre, pris son visage entre ses mains pour l’immobiliser, et avait prononcé ce petit mot. Ces putains de trois lettres qu’elle avait hardiment désirées. Rien qu’un remerciement, rien que quelques mots pour savoir qu’elle n’était pas invisible, qu’elle existait tout simplement, peut être qu’il voyait en fait. Et elle détestait ça. Mais là, aussi insupportable que ça puisse être, ses prunelles sombres plongées dans ses siennes alors que dans l’air vibraient encore ce petit mot, avaient suffit à la faire taire. Un instant, elle s’était détendue, un instant, elle avait voulu lâché la pression. Un instant, peut être, y avait-il cru. Mais la seconde d’après, elle lui décochait le coup le plus fort qu’elle pu dans le haut du torse pour l’éloigner d’elle.

« Tu n’est qu’un petit salaud manipulateur qui a toujours ce qu’il veut ! »
« C’est exact. »
« C’est bien d’le reconnaitre déjà. »

Arrête… arrête avec cet air désinvolte, avec ce petit sourire qui se dessine. Arrête de savoir que t’as déjà gagné.

« Nan ! Tu peux pas juste… »
« Ecoutes moi s’il te plais, laisse moi une chance de.. »
« Encore une autre ? »
« Ouais. Encore une autre. »

Jt’en foutrais moi des yeux comme ça.

C’était posé qu’il lui avait répondu, encore, sûr de lui, de cette manière là qui semblait capable de faire ployer le ciel sous sa volonté. Il avait repris des couleurs, se tenait de nouveau droit, et on ne voyait plus la fatigue dans son regard. Il avait retrouvé sa force, son humour, et, surtout, son foutu charisme. Pas un instant son regard n’avait faillit, alors que la semaine dernière il fuyait tout le monde.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé dans les cachots ? Pourquoi tu fouillais le bureau d’ce type ? »
« Comment t’es au courant pour ça ? »
« Comment tu peux être assez naïf pour croire que des infos se perdent toutes seules dans cette baraque ? »
« Ok, je vois… j’te dois plus que c’que croyais c’est ça ? »
« Pourquoi t’étais là bas ? »
« D’accord, cartes sur table donc. Je cherchais de quoi trouver une faille pour aller à Sainte Mangouste pour la transplantation de ma sœur. »
« … »
« Ouais.. C’est ce type là qui m’a assommé avant qu’on parte, probablement celui qui a écourté l’opération, et qui, depuis, me voue une attention toute particulière.. que j’comprend pas vraiment. Ça faisait des semaines qu’il était sur moi, j’arrivais pas à… bref, faut que j’trouve un moyen pour m’en débarrasser, avoir quelque chose sur lui, ou j’sais pas quoi. »
« Ce qui explique l’autre fouille de bureau, par Cameron. »
« T’as des espions au château ? Nan parce que ça commence à m’inquiéter. »
« Et quoi ?? T’aurais voulu qu’on te foute la paix en te regardant jouer les fantômes un peu plus chaque jour ? T’aurais voulu qu’on.. ..»
« S’en aille sans regarder en arrière et en te laissant dans la merde. Il s’agit toujours de ça hein ? »
« Ouais ! Toujours, ‘faut croire que j’ai pas digéré de me péter l’cul pour être transparente ! »
« Tu l’es pas, comment tu veux que j’le dise ça hein ? Mais j’sais pas comment agir, j’sais pas comment faire tout ça, j’sais pas comment.. »

Aimer, de quelque manière que ce soit. C’était la fin de sa phrase, mais il s’était arrêté, incapable de continuer, tout simplement parce que des lèvres s’étaient emparées des siennes. Sans savoir exactement pourquoi, ce qu’elle faisait, la jeune femme l’avait arrêté dans sa lancée au moment où le ton risquait fortement de réveiller tout le château. Mais il fallait croire que tout était calme ici, tout sauf eux.
L’étreinte du jeune homme s’était refermée sur elle, l’empêchant de s’éloigner pendant un moment affreusement exquis.

« Sale con.. »
« Parce que j’ai toujours ce que j’veux ? »
« Ouais. »

Un moment, ils étaient restés comme ça, accolés l’un contre l’autre, l’une oscillant entre haine et amour, l’autre… l’autre profitant de ce qu’il pouvait avoir, flippant pour le reste et pour ça aussi.

« Dans mes premiers mois ici, après l’épisode Elwynn, elle m’a dit que t’avais… que j’te ferais du mal, j’ai.. est-ce que.. »
« J’veux pas de toi dans ce sens là si c’est ta question. Mais quoi que tu puisses faire, tu ne me feras que du mal. »
« Génial comme situation. »
« Hm, j’trouves aussi. Tu les cherches aussi hein, j’te signale. »
« Ouais, je sais. »
« Pourquoi t’as fait ça à Takuma ? »
« T’es prête à m’entendre d’un coup ? »
« Dépêche avant que je change d’avis.. »
« Tu changeras pas d’avis. »
« Je change tout le temps d’avis, t’es aveugle si t’as pas remarqué. »
« Nan, tu fais juste semblant. »

Sans la connaitre, Sovahnn serait sûrement d’accord avec Mack : ce mec est horriblement chiant à toujours avoir raison. Comment il faisait au juste pour voir à travers certaines personnes comme ça, sans même sembler leur accorder que quelques regards enflammés de temps en temps. Et arrêtes ça avant que je ne t’arraches les yeux ..

« Le Supérieur en question, c’est le père de Dakota. J’voulais pas les faire se séparer à la base, c’est.. venu comme ça. J’ai fait une connerie par.. j’sais pas, jalousie peut être. J’aurais pas dû. Si j’passe beaucoup de temps avec elle depuis un moment, c’est pour essayer de choper quelque chose sur son père. »
« T’utilises toujours les gens pour tes besoins hein.. »
« C’est marrant comme j’ai toujours l’impression que ton opinion sur moi change d’une seconde à l’autre. »
« J’change souvent d’avis, j’te l’ais dit. »

Un sourire, un de ces putains de sourires sûr de lui et amusé. Pourquoi ce genre de charme n’est hérité que par les plus blessants ?

« Tu n’es rien de plus qu’une bonne actrice. »
« J’te déteste. »
« Probablement. »

Vraiment !

« Sovahnn ? »
« ? »
« Jm’écroulerais plus comme ça. Tu peux lâcher d’un cran. Et ne me regarde pas comme ça toi non plus. »
« J.. »
« J’pourrais pas te donner ça. »
« Je sais. »

Quelques instants encore, il s’était attardé contre ses lèvres, et puis, s’était détourné, la laissant là, mais la rage était tombée, sa solitude avec. Pour un temps.

« Merci d’avoir été là même si j’en voulais pas. »

Alors qu’il disparaissait au détour du couloir ; probablement pour retourner à son dortoir, où elle ne savait trop où, puisqu’il n’était probablement pas sortis juste pour la voir ; la jeune femme était restée un instant à fixer les ténèbres.

Ce mec a une autre personnalité qui prend place que la nuit c’est pas possible.

Ce fut la dernière pensée claire à se frayer un chemin avant que la jeune femme ne redescende à son tour en direction de son lit, pour y chercher de nouveau un sommeil qui ne viendrait pas.
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