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 « Une visite qui tombe mal... » | Jakob & Caitlyn

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MessageSujet: « Une visite qui tombe mal... » | Jakob & Caitlyn   Dim 4 Nov 2012 - 15:52



Jakob & Caitlyn
« Une visite qui tombe mal... »


Mercredi 14.05.2014


« Mince, le chaudron ! » Le chaudron qu'elle avait emprunté au prof de potions, puisqu'elle avait laissé le sien quelque part dans le dortoir ou dans la salle commune des bleus, et qu'elle avait oublié de lui rendre. Quelle tête en l'air, aujourd'hui. Elle ne savait pas ce qui lui arrivait, elle n'était pas comme ça d'habitude. Mais bon, c'était trop tard pour retourner en arrière maintenant, et la seule chose qu'elle pouvait faire était de rendre ce chaudron à son prof de potions. Elle l'aimait bien, ce prof. Sans doute parce qu'elle aimait bien la matière qu'il enseignait, c'était même sa matière préférée, mais pas seulement. Elle se sentait étrangement à l'aise avec lui. Il était très silencieux, souriant, mais avait cette autorité si naturelle que personne, dans son cours, ne la remettait en question. Il l'intriguait légèrement, mais surtout, son calme et sa manière de faire cours, de rendre l'heure intéressante - alors qu'elle l'était déjà bien par le seul fait qu'ils fassent des potions - qui la mettaient de bonne humeur en sa présence. Elle sentait d'ailleurs que c'était réciproque, et qu'il l'appréciait aussi, en tant qu'élève. Après tout, il n'avait aucune raison de ne pas l'apprécier, elle était intéressée par ce qu'il racontait, attentive et douée. Une personne de son caractère ne pouvait tout simplement pas mal s'entendre avec une telle élève. C'était sans doute pour ça qu'il lui avait proposé de lui prêter un chaudron avant même qu'elle ait eu le temps de dire quoi que ce soit. Il avait juste remarqué qu'elle n'en avait pas et qu'elle lançait des appels au secours par son regard, et, tout de suite, il était venu à elle par derrière, silencieux et souriant comme à son habitude, et avait posé l'objet sur sa paillasse. Elle n'avait pas tout de suite compris, et le temps qu'elle se retourne pour lui adresser un sourire en guise de remerciement, il était à nouveau parti, afin de voir comment les autres s'en sortaient.

La nuit était tombée, désormais, elle en était consciente. Mais elle n'avait pas vu le temps passer en compagnie des autres bleus, qu'elle avait rejoint après être restée un peu avec d'autres gens encore, et ce n'était que lorsqu'elle monta dans les dortoirs qu'elle remarqua le chaudron du prof, sagement posé sur son lit, et tenant compagnie aux différents livres, feuilles, plumes, chapeaux et autres ustensiles qui jonchaient son matelas. Autour, tout était propre, bien sûr, et il lui suffisait de tirer les baldaquins bleu nuit pour cacher le désordre qui régnait sur son lit. Bien sûr, personne n'était vraiment dupe, puisque c'était la technique que tous utilisaient depuis leur arrivée à Poudlard, et elle ne faisait pas exception. Alors, malgré le fait qu'il commençait à faire sombre dehors, malgré le fait qu'un couvre-feu interdisait aux élèves de sortir depuis plus d'une demi heure-déjà, malgré le fait qu'en dehors des dortoirs, personne ne savait ce qui pouvait lui arriver et le risque augmentait la nuit tombant, elle redescendit dans la salle commune le chaudron à la main et en sortit discrètement. Elle ne pouvait tout simplement pas ce chaudron qui ne lui appartenait pas. Elle perdrait toute la confiance du professeur ainsi que son estime, et puis, cela ne se faisait pas. C'était sens de l'honneur qui prenait le dessus sur les conventions et les politesses habituelles. Elle espérait seulement qu'il ne serait pas autrement occupé, et qu'il ne lui en voudrait pas de le déranger à cette heure plutôt tardive. Mais à ce qu'elle savait, il était opposé aux Supérieurs, et donc à leurs règles - soit dit en passant complètement idiotes - parmi lesquelles le couvre-feu.

D'ailleurs, elle allait devoir faire gaffe, en parcourant Poudlard, à ne pas qu'on la repère. Elle connaissait bien sûr certains tableaux sur lesquels elle pouvait compter, puisque les portraits qui y étaient peints n'approuvaient pas plus qu'elle le pouvoir des Supérieurs, mais d'autres au contraire avaient été placés à des endroits stratégiques afin de surveiller les couloirs et rapporter les événements suspects à des personnes qui se chargeraient de punir les "délinquants". Et ça, à vrai dire, elle n'y tenait pas du tout. La position de la salle bleue était pas pratique du tout sur ce point. Située en haut de la tour Ouest, il lui fallait traverser tout le château, aussi bien en longueur qu'en profondeur, afin de rejoindre la salle du professeur de Potions, M. Hammerschmitt. M. Jakob Hammerschmitt. Un allemand, un allemand de souche, cela se sentait. Du moins, elle le sentait. Il n'avait en général pas besoin de dire grand chose, elle percevait ses humeurs et ses ressentis. Encore mieux que chez les autres. Contrairement à ce que la majorité des gens pensaient d'elle, Caitlyn n'était pas la fille qui ne pensait qu'à elle et qu'à s'amuser. Au contraire. Mais bon, elle ne pourrait pas changer l'opinion des autres, elle n'essayait même plus. A Poudlard, elle était celle qui était partout à la fois, qui riait et faisait rire tout le monde, un point c'est tout. Elle n'y ferait rien, elle n'essayait même plus. Après tout, ce n'était pas sa faute si personne ne la connaissait vraiment, et puis tant pis pour eux. Le prof de potions, par contre, était différent. Elle ne savait pas ce qu'il pensait d'elle, en fait. Elle ne savait pas quelle image il avait de son élève. Si il la considérait comme une élève sérieuse et intéressée, ou s'il la connaissait aussi en dehors ? Il ne donnait pas l'air d'être du genre à juger quelqu'un, et ça lui plaisait. En somme, c'était son prof préféré, sans toutefois qu'il y ait cette espèce de complicité qu'elle voyait chez d'autres. Non, c'était une sorte de respect mutuel, et cela lui convenait très bien.

Elle mit assez longtemps à arriver enfin aux sous-sols, prenant les précautions nécessaires pour ne pas se faire voir. Elle avait plusieurs fois failli tomber sous leur nez, mais miraculeusement, comme par des gros coups de chance, elle s'en était tirée, même si parfois qu'à un cheveu. Elle se rendait compte à présent combien c'était dangereux de se promener seule dans les couloirs sombres du château, où rodaient les pires monstres qu'elle n'a jamais rencontrés : les Supérieurs. Elle les détestait - et n'était pas la seule -, ils la dégoûtaient. Leurs manières lui donnaient envie de vomir, de leur vomir dessus. Et ils étaient tellement nombreux que se révolter, surtout seule, lui paraissait complètement inutile, à part si elle voulait passer quelques temps aux cachots, torturée de la pire manière que ce soit. Et elle n'y tenait pas particulièrement. Lorsqu'elle descendit les escaliers menant aux sous-sols, d'ailleurs, des cris parvinrent à ses oreilles, et elle dût se retenir de faire quelque chose de très idiot. Elle aurait voulu courir, arriver dans la salle en question comme une bombe, et, tout en continuant à courir dans tous les sens, lancer des sorts de partout afin de venger ceux qui venaient de s'en prendre. Mais cela ne servirait qu'à empirer les traitements qu'on leur administrerait, et si elle ne pouvait pas espérer en sortir indemne non plus. Alors, elle se contenta, essayant de se débarrasser du mépris qui avait envahi son visage, de frapper à la porte du bureau de son professeur et, entendant un bruit indistinct qu'elle interpréta comme une autorisation à entrer, l'ouvrit. Elle la referma derrière elle aussitôt, aussi bien par politesse que pour se sentir plus en sécurité, et se retourna.

- Bonsoir, je... Je suis désolée de venir aussi tard, c'était pour vous rendre le chaudron que vous m'avez prêté ce matin. Merci beaucoup, c'était très gentil.

Elle adressa à M. Hammerschmitt un sourire et lui tendit le chaudron en question. D'un rapide coup d’œil, elle explora le bureau, dans lequel elle était déjà rentrée quelquefois. Rien n'avait changé.






Dernière édition par Caitlyn Louise Twain le Ven 9 Nov 2012 - 18:47, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: « Une visite qui tombe mal... » | Jakob & Caitlyn   Ven 9 Nov 2012 - 4:29

Caitlyn & Jakob
« une visite qui tombe mal »
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Il n’y avait pas si longtemps de ça, j’avais eu une nouvelle pleine lune mouvementée. En effet, malgré le fait qu’un mois ce soit écoulé après ma rencontre avec Taylor, je gardais encore des vestiges de cette nuit qui aurait pu rapidement tourner au carnage. Je m’étais rapidement retrouvé avec des responsabilités sur les bras, mais je les accueillais avec grand plaisir. Si c’était pour botter les fesses d’un mec qui se prenait pour Dieu tout en protégeant des innocents, moi ça me plaisait. Malheureusement, ces responsabilités tombaient mal à cause de cette fin d’année qui approchait à grands pas, mais en même temps, ça me tenait occupé. C’est pourquoi d’ailleurs, à chaque jour depuis que j’avais eu des explications de la part d’Enzo, je faisais des rondes pour m’assurer que Taylor ne se cachait pas dans un coin sombre du château. Je n’avais ni vu, ni senti son odeur durant les dernières semaines, ce qui était plutôt bon signe. Cependant, j’avais des doutes concernant ce soir. Il avait dû guérir des blessures que je lui avais infligées lors de notre dernière rencontre et j’avais peur qu’il revienne en force. J’en avais d’ailleurs fait part à mon élève afin qu’il puisse s’attendre à toutes éventualités. Mais je n’avais pas l’intention de laisser Enzo seul ce soir : non, j’allais l’accompagner durant cette nuit que nous avions planifiée ensemble. À deux, nous serions plus forts si jamais nous venions à le rencontrer. Et s’il fallait, j’étais prêt à l’achever afin d’être certain qu’il ne reviendra plus faire son petit spectacle de cirque devant tout le monde. Je n’avais certainement pas oublié sa manière de se donner en spectacle, ce que j’avais vu comme une offense, une attaque personnelle. Notre don était un cadeau du ciel et ce qu’il faisait avec son loup me rendait complètement furieux. Ça, je n’étais pas prêt de l’oublier. Et je n’allais certainement pas lui laisser l’occasion de recommencer de nouveau.

Enfin, journée de pleine lune l’exige : c’était le retour de mes petites habitudes. Un peu de course à l’extérieur afin d’être bien stimuler et de dépenser un peu mon énergie, prendre les doses de tue-loup, je mangeais plus qu’à mon habitude à chaque repas et tout naturellement, je me consacrai un peu de temps pour la préparation des examens. Bien entendu, je ne négligeai pas mes classes dont je surchargeais un peu plus ces temps-ci. Je voulais simplement les habituer et les faire pratiquer le plus que possible avant les examens, question qu’ils aillent une certaine révision. Certains étaient plus acharnés que d’autres et donc prenaient vraiment le temps de faire leurs lectures ou bien de recommencer telle ou telle potion, mais d’autres s’en fichaient complètement. Et c’était de ceux-ci dont je me méfiais.
Quoi qu’il en soit, ce n’était pas le cas de Caitlyn, cette jeune élève de septième année qui ne ratait pas un cours. Assidue en classe, elle semblait réellement apprécier la matière et tout naturellement, cet intérêt me faisait plus que plaisir. Les potions étaient souvent vues comme étant une matière triste et désuète dont la majorité des étudiants décrochaient facilement. Tout naturellement, je faisais tout en mon pouvoir pour tenter de rendre le tout plus intéressant, mais ça ne fonctionnait pas pour tout le monde. Pour en revenir à cette étudiante, c’était un réel plaisir de l’avoir en classe. Elle participait bien aux activités, n’était pas dérangeante, obtenait des bonnes notes, bref, une sorte d’élève modèle. Je comptais d’ailleurs peut-être lui demander de venir en aide à ses camarades puisque la fin d’année approchait à grands pas. J’allais certainement lui en glisser un mot au prochain cours puisque ce matin, j’avais complètement oublié. Il fallait dire qu’avec la nuit qui m’attendait, j’avais toutes les raisons du monde d’avoir la tête ailleurs.

La journée passa tout de même rapidement et après m’être bien rassasié d’un souper, j’allai retrouver immédiatement mon bureau, question de retrouver un peu de calme avant la nuit qui venait. J’aurais pu encore me pencher sur des copies d’élèves, mais ma concentration était complètement ailleurs. Je commençai donc à faire les cent pas dans la pièce. De l’impatience ou simplement de la nervosité? J’étais partagé entre les deux, car très franchement, j’avais peur qu’une erreur irréparable ce produise ce soir. J’ignorais à quoi m’attendre, mais quoi qu’il en soit, je devais me calmer avant d’aller retrouver Enzo. Autrement, il sentirait mes états d’âmes et probablement que sa confiance en moi disparaîtrait. Ce qui n’était pas souhaitable, bien entendu. Je fis donc des allers-retours entre mon bureau encore couvert de parchemin et vers les fenêtres. Je jetais sans cesse des coups d’œil à l’extérieur, les yeux levés vers le ciel, comme si je m’attendais à voir l’astre lumineux apparaître d’une seconde à l’autre. D’ailleurs, c’était pour bientôt, non?
Nervosité, quand tu nous tiens…

J’attendis quelqu’un frapper à ma porte et soudainement, j’arrêtai tout mouvement, aux aiguets.
Qui pouvait bien venir me voir à cette heure tardive? Il était quelle heure d’ailleurs…?

À ce moment précis, j’eus une énorme douleur au ventre, me faisant gémir et je vis la porte s’ouvrir sur Caitlyn l’étudiante modèle et se refermer aussitôt.


- Bonsoir, je... Je suis désolée de venir aussi tard, c'était pour vous rendre le chaudron que vous m'avez prêté ce matin. Merci beaucoup, c'était très gentil.

S’approchant de moi avec un sourire, me tendant le chaudron qui m’appartenant. Je le pris avec un hochement de tête, me souvenant qu’effectivement, ce matin là, elle avait oublié d’apporter le sien. Ce qui était une chose rare, mais après tout, les oublis c’était tout naturel. D’ailleurs, ça commençait à devenir une habitude chez moi.
Quoi qu’il en soit, elle ne devrait pas être ici. Pas à cette heure et encore moins à cet instant précis où je…
Nouveau malaise. Nouveau gémissement de ma part.


- Écoutez miss Twain, je… Je ne me sens pas très bien en ce moment et… Il est tard… Vous avez sans aucun doute dépassé le couvre feu…

Je tentais d’être le plus naturel possible pour ne pas l’effrayer avec mon comportement étrange, mais la douleur devenait de plus intense : la lune devait être levée à présent. Quoi qu’il en soit, je ne voulais pas qu’elle assiste à ma transformation. Tout simplement parce que ce n’était pas… Très chic à voir. La pauvre risquerait d’être traumatisée à vie après une telle vision. De plus, c’était quelque chose de très personnel Il serait certain qu’un mal aise s’installerait après ça. Surtout de mon côté et je n’avais pas envie de repenser à ça chaque fois que j’allais la revoir.
Je lui tournai donc le dos pour me retrouver de nouveau face à cette fenêtre qui m’exposait cette fois-ci une belle lune ronde et pleine dans le ciel. Je ressenti de nouveau un malaise qui me força à plier l’échine et à échapper le chaudron que mon élève venait de me rapporter. Un grondement sonore que je ne pu empêcher sorti de ma gorge en guise de protestation.


- S’il vous plaît, miss Twain… Partez…

Peur pour sa sécurité? Nullement. J’avais pris toutes mes précautions et donc mon loup m’obéirait au doigt et à l’œil. Mais je craignais pour les autres conséquences qui allaient s’en suivre à plus long terme. Je désirais plus que tout être seul durant ma métamorphose et j’espérais sincèrement qu’elle allait comprendre mes agissements. Parce que très bientôt, je ne pourrais plus lui parler.
D’ailleurs, de longs poils commençaient à couvrir mon corps alors que des griffes sortaient au lieu de mes ongles et que mes dents se transformaient en croc. Je tombai définitivement sur le sol, incapable de soutenir plus longtemps cette douleur fulgurante qui parcourait mon corps en entier alors que j’entendais mes os craquer.


- Partez…
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MessageSujet: Re: « Une visite qui tombe mal... » | Jakob & Caitlyn   Sam 10 Nov 2012 - 14:35



Jakob & Caitlyn
« Une visite qui tombe mal... »


Mercredi 14.05.2014


Caitlyn tendait le malheureux chaudron à son professeur de Potions qui le prit de sa main, avec un hochement de tête. Il avait l'air très bizarre, comme se forçant à ne pas... exploser ? Caitlyn savait qu'il était assez renfermé, comme personne, mais là il semblait vraiment se refouler complètement, se bloquer, se barricader. On aurait dit qu'il cachait quelque chose. Caitlyn était mal à l'aise, mais n'osait pas partir, car cela l'intriguait. Il n'avait rien dit, juste pris ce chaudron qu'il n'avait même pas reposé quelque part. Il l'avait gardé à la main. Que se passait-il donc ? Peut-être le gênait-elle, l'avait-elle dérangé ? Il était vrai que l'heure ne se prêtait pas trop aux visites. Elle avait pourtant pensé bien faire, que de lui ramener ce chaudron qu'il lui avait si gentiment prêté sans même qu'elle n'ait eu le temps de le demander. Et là, elle commençait à s'en vouloir, se faire des reproche, se dire qu'elle aurait dû le garder pendant la nuit puisque celle-ci était déjà tombée, et ne le lui rendre que le lendemain... Cela lui aurait évité les risques de la "balade" de la salle commune en haut de la tour ouest jusqu'à sa salle à lui, au sous-sol. Et ça lui aurait évité ce malaise qui s'était installé maintenant dans la salle. Ce fut alors qu'un malaise, physique cette fois, saisit M. Hammerschmitt qui gémit faiblement mais perceptiblement devant Caitlyn, avant d'expliquer, une expression épuisée au visage, mais s'efforçant pourtant de paraître naturel :

« Écoutez miss Twain, je… Je ne me sens pas très bien en ce moment et… Il est tard… Vous avez sans aucun doute dépassé le couvre feu… »

Le couvre-feu ? Sérieusement ? Elle n'aurait jamais imaginé le professeur de potions, dont elle savait qu'il n'approuvait aucunement les agissements des Supérieurs, lui parler de couvre-feu et voulant qu'elle parte. Cela ne lui ressemblait pas. Il se détourna d'elle, ce dont elle fut encore plus choquée, pour aller se mettre à la fenêtre. L'ignorait-il ? Ne voulait-il plus la voir ? Elle ne comprenait plus rien. Pourtant, comme si elle ne maîtrisait plus ses sens, elle décida de s'approcher de lui et fit quelques pas dans sa direction. Dehors, le noir était complet et seule la lune éclairait le ciel. Une lune claire, mystérieusement ronde. Une lune qui n'arrêterait sans doute jamais de fasciner la jeune Raven. Un bruit métallique vint la perturber dans la contemplation de l'astre. Le chaudron que tenait M. Hammerschmitt venait de lui tomber des mains et avait rebondi sur le sol. Elle remonta les yeux qu'elle avait baissés pour le regarder et remarqua que son professeur était recroquevillé sur lui même, semblant souffrir d'une manière affreuse. Elle ne sut pas quoi faire. Elle était complètement déboussolée. Un grondement sourd s'échappa de la gorge de l'homme qui lui tournait le dos, puis s'arrêta brusquement, réprimé, pour laisser place à une parole articulée avec difficulté :

« S’il vous plaît, miss Twain… Partez… »

« Mr Hammerschmitt ? Mr Hammerschmitt, que se passe-t-il ? Avez vous besoin d'aide ? »

Caitlyn se rendit compte qu'elle avait peur. Peur non pas autant de cet homme, mais pour cet homme. Elle pouvait sentir sa douleur, la terrible douleur qui l'assaillait et qui dévastait tout sur son passage, la douleur fulgurante qui semblait lui venir du ventre mais qui se propageait partout dans son corps, l'obligeant à se plier, d'abord un peu puis complètement, en deux. La douleur qui semblait ne pas vouloir le quitter. Il allait lui succomber, elle le savait, c'était intenable. Et pourtant, elle ne pouvait rien faire contre, elle ne pouvait que regarder, refusant de lui obéir, refusant de le laisser seul alors qu'il souffrait de la sorte. C'était terrible, et elle frissonnait, non elle tremblait toute entière. Un énorme sentiment d'impuissance face à ce qui se passait s'était emparé d'elle. Puis tout à coup, sans prévenir, le corps finit par tomber par terre. Le professeur s'était écroulé.

« Mr Hammerschmitt ! »

Elle s'agenouilla près de lui. On lui avait appris de prendre la main des personnes qui font un malaise. C'était devenu un réflexe. Elle se tendit donc par dessus le dos qu'il lui tournait, s'étant roulé en boule et continuant à avoir des espèces de spasmes de partout.

« Jakob ! Jakob parle-moi ! Dis-moi ce qui se passe ! Je ne comprends pas ! »

Elle criait, non, elle hurlait, perdant tout contrôle et toute retenue. Elle était passée, connaissant le prénom du professeur allemand, au tutoiement, plus spontané et plus facile lors des accidents, puisque la personne concernée était censée y être plus réceptive. Elle ne comprenait pas ? En fait, c'était plutôt qu'elle ne voulait pas comprendre. Mais, elle n'était pas aveugle. Elle avait bien vu les poils qui commençaient à recouvrir sa peau. Dans sa main, elle sentit des griffes pousser, c'étaient les ongles du prof, tandis que ses dents s'allongeaient pour devenir... des crocs ! Sans attendre, elle enleva sa main et vit qu'aux deux endroits où les griffes s'étaient enfoncées perlaient des gouttelettes de sang. Les os du prof se mirent à craquer de partout, les vêtements à se déchirer. La pleine lune faisait son job, agissant sur le physique du professeur. Il se transformait en Loup. A nouveau, une salve de peur la traversa. Elle se convainquait qu'elle lui faisait confiance, qu'elle n'avait rien à craindre, qu'il ne la toucherait pas. Elle se rassurait, pensant à l'entente qu'il y avait entre eux deux lors des cours... Entente que sans doute il n'y aurait plus, puisqu'elle venait de découvrir quelque chose qu'elle n'aurait jamais dû savoir, ou pire, elle assistait à quelque chose qu'elle n'aurait jamais du voir.

« Partez… »

Elle commença à reculer, toujours au sol, ne quittant pas le corps des yeux, où les larmes commençaient à s'amasser. Elle s'aidait de ses mains, mais n'alla pas plus loin que deux poussées de bras. Elle n'avait pas la force. Elle ne pouvait pas, et d'ailleurs elle ne voulait pas non plus. C'était bien plus fort qu'elle. Elle ne pouvait tout simplement pas partir en courant et le laisser ainsi. Elle était sûre que c'était ce qu'il faisait chaque mois, et que ça lui convenait très bien. Oui, elle était sûre qu'il ne voulait pas qu'elle reste, qu'il voulait rester seul puisque de toute façon il gérait complètement. Mais il y avait comme un blocage. Elle était fascinée et terrorisée en même temps, tout en essayant de se convaincre qu'elle ne risquait rien et qu'il lui fallait rester, être là pour lui, au cas-où. Elle n'avait aucune idée comment marchait une transformation... mais celle à laquelle elle était en train d'assister pouvait très bien ne pas être comme elle était censée être. Peut-être était elle témoin d'une métamorphose qui tournait mal ? Elle ne savait pas si c'était normal que ce soit aussi douloureux, pour cause, elle n'avait jamais vu ni entendu parler de transformation.

« Jakob... tout va bien, n'est ce pas ? Tout est en ordre, tu ne risques rien... »

Elle essayait bien plus de se rassurer que de le rassurer lui, même si c'était aussi une manière de lui montrer qu'elle était là, qu'elle ne l'avait pas abandonné, au cas-où il aurait besoin d'elle... Elle avait chuchoté seulement, mais était sûre qu'il l'avait entendue. Elle se demanda si elle n'aurait pas mieux fait de ne rien dire, peut-être lui aurait-elle facilité la tâche, lui évitant de se préoccuper de sa présence ? Mais qu'est ce qu'elle en savait, elle, des standards des lycanthropes ?
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MessageSujet: Re: « Une visite qui tombe mal... » | Jakob & Caitlyn   Ven 23 Nov 2012 - 7:32

Mine de rien, se transformer en loup-garou une fois par mois avait quelque chose de très personnel. Et ce n’était pas les années d’expériences qui changeaient quelque chose à ce sentiment. Ce n’était pas nécessairement parce que tous nos vêtements se déchiraient et que durant l’espace de quelques secondes on se trouvait nu comme un ver. Non, le fait été plutôt que nous nous trouvions dans un état de faiblesse extrême. Puisque la transformation était très douloureuse, il nous était impossible de nous défendre si quelqu’un souhaitait nous faire du mal. De plus, ça n’avait rien de très joli à voir : tous ces craquements dos, ses poils drus qui apparaissaient partout et ses griffes qui remplaçaient nos ongles n’étaient pas élégants. C’était la phase où nous ressemblions le plus à un « monstre », aillant encore des caractéristiques humaines mélangées à celle d’un animal. Bref, l’horreur. Mais sérieusement, ce qui me dérangeait le plus était surtout ce fait de vulnérabilité. N’importe qui qui le désirait pouvait se pointer avec un truc en argent et m’achever avec cet objet, peu importe lequel. Alors que lorsque j’étais entièrement humain ou bien complètement loup, les chances étaient plutôt minces pour mon ennemi de me mettre à terre. J’avais la chance d’avoir hérité d’un corps résistant et d’une capacité mentale à tout casser. Il fallait dire que j’avais travaillé très fort pour les obtenir, mais c’était avec l’endurance et la persévérance que j’avais fini par y arriver. J’en avais d’ailleurs légèrement parlé à Enzo durant un entretient. Il avait souhaité en apprendre davantage sur moi, sur mon loup et mon passé… Soit. Il avait le droit de savoir parce qu’après tout, il n’y avait pas beaucoup de personnes dans le château qui partageait notre don. Si cela pouvait lui donner confiance en moi, mais aussi lui donner des solutions pour le futur, c’était une bonne chose. De toute manière je ne pensais pas qu’il allait étaler mon histoire au grand jour : c’était un garçon beaucoup trop intelligent pour ça. Et puis après tout, qu’allait-il en tirer sinon à part le fait d’avoir dévoilé une partie personnelle de mon existence au reste du monde? Absolument rien. Quoi qu’il en soit, il faisait ce qu’il voulait de ce nouveau bagage, ça lui appartenait. Moi, j’avais simplement répondu à ses questions.

Si Enzo en connaissait plus sur moi, je n’avais quand même pas l’intention de répéter l’histoire. D’ailleurs, j’étais incapable de prononcer un mot de plus alors que la douleur semblait s’intensifier de seconde en seconde. Si au départ j’avais tenté de cacher mon double jeu, je ne résistai pas longtemps alors que la transformation progressait déjà. Ça avait beau faire des années que j’endurais cette souffrance une fois par mois, le martyr ne semblait pas s’atténuer. Oui, j’avais fini par m’habituer, c’était d’un sens moins douloureux que les premières fois, n’empêche qu’elle avait assez le dessus sur moi pour me faire courber l’échine. Seulement là, il y avait autre chose qui semblait rendre le tout encore plus difficile : la présence de Caitlyn. Totalement et absolument indésirable dans ce contexte. Si j’avais pu me mettre à genou pour la supplier de partir, je l’aurais fait. Tout pour lui épargner ce spectacle d’horreur et ses bruits qui la hanteraient probablement longtemps. Tout pour être enfin seul et vivre ce moment en solitaire comme je l’avais souvent fait. Couché sur le sol, je n’arrivais plus à la regarder en face. Elle semblait m’adresser la parole encore et encore, mais rien ne se distinguait à mes oreilles dont l’ouïe se transformait déjà. Au travers du sifflement sonore que m’envoyait ma transformation, je percevais sa voix féminine. Je sentais même sa présence qui était près de moi (elle avait bougé?), mais mes yeux s’étaient brouillés. Et lorsque sa main se logea dans la mienne, ce fut un réflexe vif qui fit bouger mon poignet afin de me dégager. Poignet… Du moins ce qu’il semblait en rester.

Combien de temps le manège a-t-il duré? En réalité, j’ignorais le temps complet d’une transformation. Jamais je n’avais pensé à calculer le temps puisqu’après tout, ça ne changeait absolument rien : la douleur resterait la même. Et puis… Ce n’était pas une question de compétition. Je me disais que chacun devait y aller à son rythme, selon la composition de son corps et de son métabolisme en général. Et si habituellement j’acceptais ce temps, qu’il soit long ou court, là je le trouvais pénible. Avec cette étudiante paniquée et terrorisée (je parvenais à le sentir malgré tout), ça me compliquait la tâche. Pourtant, tout s’enclenchait naturellement. Il n’y avait rien d’anormal et tout ce passait comme d’habitude. Seulement là, j’étais aussi paniqué que l’était Caitlyn, mais pas pour les mêmes raisons. Après tout, elle avait pu être envoyée par les supérieurs pour m’achever si ça se trouvait… Je savais que quelques élèves aspiraient à devenir comme ces êtres lugubres qui avaient prit possession de Poudlard et que certains d’entre eux cachaient très bien leur jeu. Paranoïaque? Peut-être un peu. Beaucoup. À la folie. Et il y avait de quoi avec ce Taylor qui s’en prenait délibérément à un pauvre gamin qui ne lui avait jamais rien demandé. Cet homme n’était pas un étudiant, n’empêche que…
Tout se passait normalement. Les poils qui sortaient par tous les pores de ma peau, les griffes qui semblaient couper mes doigts en deux tellement elles étaient puissantes, les dents humaines que j’avais l’impression de perdre tellement leur transformation était atroce, les oreilles qui sifflaient pour finalement s’allonger et se loger sur le sommet de mon crâne dont mes cheveux s’étaient dissimulé avec mon poil couleur chocolat, les os qui craquaient, se cassaient, se déplaçaient à une vitesse tantôt rapide, tantôt lente, jusqu’à former un squelette d’animal, cette colonne vertébrale qui s’allongeait pour donner naissance à une queue raide et ses vêtements qui avaient définitivement quitté mon corps meurtri pour terminer en lambeaux sur le sol…
Tout à fait normal. Pénible. Long. Angoissant.

Toujours allongé sur le sol, Jakob l’homme n’était plus. Si son corps d’humain avait disparu, sa personnalité, sa logique, ses émotions, sa morale, ses valeurs… Tout se retrouvait maintenant coincé dans la tête de cet énorme loup pour le restant de la nuit. Il était désormais maître de cet animal et son rôle était de le contrôler et de cohabiter avec lui pour les prochaines heures. Mission pas si difficile que ça, puisqu’il avait la pratique nécessaire pour y parvenir.

Ouvrant lentement les yeux, le loup prit doucement conscience de son existence dans ce monde qui lui appartenait plus au moins. Aussitôt qu’il senti la présence de Caitlyn, qui était demeurée à ses côtés, il se redressa vivement, surpris de cette compagnie inconnue pour lui. Mais Jakob était là pour tout contrôler. J’étais là pour m’assurer qu’il n’arriverait pas de dégât et faire comprendre à mon loup que l’étudiante n’était pas une ennemie, mais plutôt une personne à protéger s’il le fallait. Maintenant sur mes pattes, j’arrivais à la dépasser d’une tête ou deux alors qu’elle était toujours sur les genoux. Je ne pouvais pas communiquer avec elle, du moins plus avec la parole. Je plantai donc mes yeux dans les siens parce qu’à mon avis, c’était le seul moyen de lui faire comprendre que son professeur était toujours là, dans cette pièce avec elle et qu’elle n’avait pas à s’inquiéter pour lui. Qu’elle avait encore moins à avoir peur de cet énorme loup couleur sombre qui se tenait près d’elle. Nous échangeâmes ce regard durant quelques secondes juste avant que je lance mon hurlement typiquement familier : le mâle alpha était maintenant dans la place. Je lui jetai un dernier regard avant de finalement sortir de mon bureau, l’abandonnant ainsi à son sort.

Je lui avais dit de partir, mais elle avait préféré rester. Soit.
Maintenant, je ne souhaitais qu’une seule chose : qu’elle retourne dormir et qu’elle ne parle de ça à personne. Et moi, j’allais encore jouer la carte de celui dont tout allait bien pour ne pas faire paniquer Enzo.

Cette nuit allait être exclusivement réservée à la patrouille.
Et sincèrement Taylor, j’espère te trouver.

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MessageSujet: Re: « Une visite qui tombe mal... » | Jakob & Caitlyn   Sam 1 Déc 2012 - 16:10



Jakob & Caitlyn
« Une visite qui tombe mal... »


Mercredi 14.05.2014


Toujours dans ces bruits de craquement d'os, de croissance de poils, de déchirures de vêtements et surtout de grognements plus ou moins forts suivant l'intensité de la douleur qui pliait Jakob en deux, la métamorphose se poursuivait devant les yeux de Caitlyn. Fascinée et horrifiée par la scène en même temps, elle n'arrivait pas à détacher son regard du corps du Lycan qui se tortillait sur le sol et c'était le spectacle le plus terrifiant qu'elle n'avait jamais vu. Dans sa paume continuait à se déverser le sang des plaies, assez petites et peu profondes, certes, mais plaies quand même, que les griffes lui avaient infligées en remplaçant la main de l'homme. En les sentant, elle avait retiré la sienne, et lui aussi avait esquissé un mouvement pour se dégager. C'était alors qu'elle avait enfin eu le réflexe - tout à fait normal - de reculer, de mettre de la distance entre eux. Finalement, il pouvait aussi représenter un danger potentiel pour elle, même si elle se convainquait que ce ne serait pas le cas, qu'elle pouvait lui faire confiance, que sous sa forme humaine il semblait toujours parfaitement se contrôler et qu'il n'y avait donc pas de raison d'avoir peur de son Loup. C'était comme dans sa nature que de maîtriser la situation, elle le sentait. Ou du moins s'en persuadait. Devant elle, les parcelles de peau découvertes par les vêtements déchirés du professeurs finissaient de se recouvrir de poils bruns mais la transformation avait l'air de vouloir se prolonger indéfiniment, éternellement. Le professeur, ou plutôt ce qu'il en restait, était toujours secoué de spasmes douloureux, et ses os continuaient à craquer. Oui, c'était sans doute les craquements des os qu'elle percevait le plus, et elle avait envie de se boucher les oreilles, de crier à tue tête pour ne plus les entendre. Une queue se fit un chemin à travers les vêtements maintenant complètement en loques de l'ancien professeur, les oreilles était apparues auparavant. Et Caitlyn qui continuait à ne pas en croire ses yeux, sans cligner des paupières. Si ils avaient pu, ils seraient sans doute sortis de leurs orbites, ses yeux verts, mais non.

Enfin, l'espère de monstre horrible, mi-homme mi-loup, cette espèce d'hybride informe, finit par prendre entièrement l'apparence d'un loup. Un loup très beau d'ailleurs, allongé sur le côté, lui tournant le dos, mais qui se releva aussitôt qu'il eut repris contrôle de soi. Sursaut. Qu'allait-il se passer ? Pourquoi n'était-elle pas tout simplement partie, comme il lui avait demandé de le faire à plusieurs reprises, de sa voix suppliante et imprégnée de douleur ? Pourquoi était-elle seulement venue, à cette heure tardive ? Quelle mouche l'avait donc piquée ? Elle commença à avoir peur. La souffrance de l'autre était passée, il s'en était sorti et semblait même en assez bonne forme vu comment il s'était relevé, il n'y avait plus à s'inquiéter pour lui. Elle avait donc enfin le loisir de s'occuper d'elle même. Chose qu'elle aurait dû faire dès le début, ne même pas sortir de son dortoir puisque la traversée du château après le couvre-feu n'avait rien de sûr. Ou, si elle l'avait entrepris, repartir tout de suite, dès qu'elle avait commencé à constater le déroulement qu'avaient les événements. Mais non, elle, sans savoir pourquoi, était restée là. Que lui arriverait-il maintenant que le Loup était là ? Il plongea ses yeux jaunes dans ceux de la jeune fille toujours à terre. Il se dressait à plus d'un mètre au dessus d'elle. Sentait-il l'odeur du sang qui avait coulé de sa main ? Hésitait-il avant de lui sauter dessus ? Elle eut un mouvement de recul, mais son regard se perdait toujours dans celui du Loup. Elle ne risquait rien, elle était en sécurité. La bête sombre ne lui voulait aucun mal. Elle finit même par se détourner de l'humaine et quitter le bureau du prof d'un pas de course détendu.

Caitlyn souffla et se détendit d'un coup. Ouf ! C'était passé, maintenant, c'était out. Elle ferma les yeux un moment, puis les rouvrit et commença à se relever. Elle se tint au bord de la table un moment, pas sûre si elle allait tenir le coup. Elle avait l'impression d'entendre encore les bruits qui accompagnaient la transformation. A nouveau, elle inspira profondément et expira tout l'air qu'elle avait emprisonné dans ses poumons en retenant son souffle. Elle se détacha ensuite de la table. Oui, elle allait bien, elle n'avait rien, elle pouvait rentrer. Elle donna quelques coups de pied dans les haillons pour en faire une pile qu'elle dissimula légèrement, ramassa le chaudron qu'elle accrocha avec les autres en sortant puis ferma la porte derrière elle. Il faudrait faire gaffe, désormais, dans les couloirs. Elle doutait que les supérieurs veillent encore, vue l'heure avancée. Ils avaient tout de même aussi besoin de dormir. Mais on ne sait jamais. Elle préférait ne pas risquer sa vie plus que nécessaire, elle avait déjà eu assez d'adrénaline pour la soirée. Elle n'était même pas sûre si elle serait capable de s'endormir. Pourtant, après avoir mis plus d'un quart d'heure à arriver des cachots jusqu'en haut de la tour, elle se coucha et sombra dans le sommeil immédiatement, trop fatiguée physiquement et mentalement pour pouvoir puiser de l'énergie quelque part. Son sommeil pourtant fut très agité, et elle savait qu'il le serait encore pendant plusieurs nuits, que ça reviendrait. Elle n'arriverait jamais à oublier les bruits qu'elle avait entendus cette nuit là. Elle ne pouvait qu'espérer qu'elle finirait par assimiler et accepter la transformation comme telle, ce qui la tranquilliserait sans doute. Mais ce ne serait pas pour tout de suite.
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