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 Misery Loves Company ▬ Doryan

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MessageSujet: Misery Loves Company ▬ Doryan   Jeu 25 Oct 2012 - 13:35


Doryan & Enzo.
Jeudi 8 mai 2014 ▬ Début de soirée ▬ J-6 avant la Pleine Lune

Comme souvent depuis que je suis arrivé à Poudlard, et plus régulièrement depuis que je sais que Isma est enceinte, je suis entrain de trainer près des enclos après les cours. Je m’amuse avec Fenrir, avec Mila, j’essaie d’approcher Taska toujours un peu plus et je pense pouvoir dire qu’elle s’est acclimaté à ma présence. Elle se laisse de plus en plus facilement approcher et bien souvent elle vient même toute seule vers moi sans que je n’ai besoin de faire … le premier pas. Etrange quand on parle d’un Hippogriffe mais je ne trouve pas d’autres termes. BlackCherry est de plus en plus ronde, je crois que c’est pour bientôt et j’aimerai vraiment être là quand elle mettra bas. J’espère surtout que ça se passera bien mais il n’y a pas de raison. Je traine, je me rends utile, je range des trucs, nourri quelques unes des créatures, répare un bout de clôture, enfin je m’occupe quoi, et je rends service par la même occasion. Krumble n’est pas là et c’est bien tant mieux. Je n’ai rien de spécial contre les Centaures, mais celui là … J’ai du mal pour la simple et bonne raison qu’il est là uniquement pour surveiller Ismaelle et ça ne me plaît pas du tout. Et puis au bout d’un moment, je lâche la nature et les animaux pour retrouver l’espèce humaine. C’est d’un pas tranquille que je me dirige vers la cabane d’Isma. Elle est là, en compagnie de Monsieur Andrews. Ils ont l’air de bien s’amuser et je ne sais pas si je peux vraiment me pointer mais … je le fais quand même et …

« Tiens ben quand on parle du Loup. »
« Quoi ? Qu’est c’que j’ai fait encore ? »
« Lui ? »
« Je n’ai rien dit. »

C’est quoi l’embrouille ?

« J’aurai sans doute du m’en douter. »

Vous douter de quoi ?

« J’peux savoir de quoi il s’agit au moins ? »
« Du fait que certains prennent les salles de cours et autres endroits divers non prévus à cet effet pour des chambres d’hôtel. »

Shocked

« Faut qu’jy aille, j’ai poney. Ou piscine. Y a plus d’eau dans l’enclos principal. Les Niffleurs ont faim. Salut ! »

Réaction immédiate. Je n’ai vraiment pas demandé mon reste. Je me suis senti incroyablement mal à l’aise même si d’un autre côté j’ai trouvé ça … comique. Merci Ismaelle de partager ce charmant souvenir avec … Mon Prof d’Histoire x_X Un bon souvenir certes, plutôt du genre inoubliable m’enfin quand même … C’est privé ça ! Ta cabane était là, ouverte, on avait besoin d’un abri en urgence, il pleuvait et … y a certaines choses qui ne peuvent pas attendre.

En m’éloignant de quelques pas je me suis retrouvé face à Cleo, alors comme toujours ou presque j’ai posé ma main sur sa tête et je lui ai claqué un bisou sur la joue. Je crois que j’aurai presque pu sentir le regard du Prof me fusiller à ce moment là et … la petite peste – ou garce manipulatrice pour faire une énième petite dédicace à Jillian – en moi a hésité à en jouer mais s’est retenu. Après tout c’est sa fille, c’est … sacré.

« Salut Cleo. P’tit conseil, ne rentre pas là dedans. Ils sont séniles, ils racontent n’importe quoi. »
« Hey ! Un peu de respect espèce de délinquant juvénile ! »

Je n’ai pas pu m’empêcher de me tourner vers Isma, l’attitude parfaite du sale petit branleur arrogant accroché au visage et à tout le reste du corps. Un regard presque hautain, un sourire en coin, et tout ce qui va avec. Elle a levé les yeux au ciel, secoué la tête, quant à Andrews, je crois qu’il continuait de rire tout en gardant un œil sur sa précieuse Cleo. Oui, précieuse, et ça n’a rien de péjoratif ou de moqueur. On a échangé quelques mots avec la p’tite Gryff et puis j’ai repris ma route. L’heure du repas à fini par se pointer, j’ai été manger et en remontant – par je ne sais quel miracle – je me suis senti motivé pour faire mes devoirs Oo Bizarre. Pas de Kyle ce soir, on ne peut pas passer tout notre temps ensemble et puis quand on passe une nuit loin l’un de l’autre, c’est toujours encore meilleur de se retrouver après. Enfin c’est pas le sujet. Le sujet c’est qu’après le diner j’ai été chercher mes affaires dans le dortoir et je suis descendu dans la Salle Commune pour bosser un peu. Je me suis installé sur une arcade, près de la fenêtre. J’aurai pu me poser à une table mais j’étais mieux là, un peu excentré de tout le monde et donc tranquille. Je ne faisais pas franchement gaffe au bruit, ni au mouvement, gardant néanmoins les sens en éveil ce qui m’a permis de percevoir l’arrivée de Riley dans la pièce. Elle a discuté un peu avec Hawkins, a échangé des regards et des sourires avec McKiddle – mon super pote – et puis finalement elle s’est dirigé vers moi, toujours avec sa bonne humeur ambiante.

« Salut Mini Ryans. »

Ben voyons …

« Mini Ryans Rolling Eyes Qu’est c’qui faut pas entendre. »
« Ben quoi ? Derek est plus vieux qu’toi. Bon plus petit en terme de taille j’crois mais … T’as compris l’idée. C’est toi le bébé de la famille quoi ! »
« Mouais. Soit. Qu’est c’que tu fais chez les Rouges ? »
« J’avais un truc à rendre à Elliott. »
« Et tu voulais mater McKiddle au passage, c’est ça ? »
« Hein ? »
« Oh charrie pas, tu crois que je t’ai pas vu ? C’est pas parce que j’ai l’air concentré – et je le suis en fait mais c’est pas la question – que je suis aveugle. T’es entrain de te fabriquer ton harem, ou plutôt de l’élargir, chez les Gryff, Riley. »
« C’est … totalement faux. Je me promène, c’est tout :ga: Parlant de harem, Kyle est très sympa. »

Kyle … Pour un peu j’aurai presque oublié … Pas Kyle évidemment Rolling Eyes Mais le fait qu’hier midi je l’ai embrassé devant elle, comme ça, le plus naturellement du monde, sans réfléchir une seule seconde à ce que j’étais entrain de faire. Je crois que ça nous a bugué tous les 4, elle, Cameron, Kyle et moi, mais bon … C’est Riley, c’est pas très grave.

« J’suis assez d’accord, ouais :gla: C’était pas hyper subtile de me barrer comme ça hier mais … J’étais vraiment pressé et … Bref. C’est cool si le courant passe. En même temps je connais pas beaucoup de gens avec qui ça passe pas le concernant. Il est super ouvert et j’crois qu’on peut décemment pas ne pas l’apprécier. »
« Il a l’air oui, et vous êtes mignons tous les deux. Enfin d’après le bref aperçu que j’en ai eu. »

:lol:

On est mignons, c’est bien une réflexion de filles ça, m’enfin c’est vrai, on est mignons

« Merci, c’est gentil. »

Ben oui c’est vrai, c’est gentil, et agréable à entendre parce qu’après tout y a pas grand monde qui nous a vu ensemble pour l’instant.

« Tiens parlant de ça, Lukas est au courant mais j’ai pas pu m’empêcher de laisser échapper des fausses menaces pour rire quand il l’a appris et depuis il me fuit comme la peste. J’ai beau lui répéter que c’était pour rire, j’crois que c’est mort maintenant, j’lui fait peur. Peut être que si ça vient de toi il te croira plus facilement. C’est pas qu’on soit super pote et qu’il me manque m’enfin j’ai pas pour autant envie de lui foutre la trouille H24. »

Pourquoi tu te crispes ?
J’ai dit une connerie …

« J’le ferai si j’en ai l’occasion mais je suis pas certaine que ça se présentera. Tu sais on s’est pas mal éloigné lui et moi ces derniers temps et … pour être honnête on ne se côtoie tout simplement plus du tout. On s’est pris la tête y a quelques semaines et ça ne s’est pas arrangé alors … Mais t’en fais pas, ça lui passera, et puis si ça lui passe pas et bien … Tant pis. Tu l’as dit toi même, c’est pas comme si vous étiez super potes. »
« Désolé, je savais pas. J’espère que ça s’arrangera. »

Elle a haussé des épaules, l’air plus résignée qu’autre chose, mais sans jamais lâcher son sourire et je me suis fait la réflexion que je ne l’avais que très rarement vu s’en départir. Tu carbures à quoi Riley ?

« Je passe un peu de temps avec Jamie par contre. »

C’est sensé vouloir dire quoi ça au juste ? Et ce regard presque insistant même si tu souris, encore et toujours …

« J’ai cru voir ça oui, c’est … bien. Je suppose. »
« Tu sais, je culpabilisai le jour où tu nous as présenté à la bibliothèque. J’avais l’impression d’avoir fait une boulette et je m’en voulais. Du coup, on a pas mal discuté et je suis au courant de … certaines choses. »
« Je vois. »



« Franchement je sais pas quoi faire, et puis … Enfin je l’aime bien mais c’est pas non plus comme si on était les meilleurs amis du monde. J’ai merdé, j’me suis excusé, après voilà, j’vais pas m’empêcher d’être bien avec quelqu’un. Enfin tu vois c’est … »

Compliqué ?
Pas vraiment dans le fond.

« T’inquiète je comprends, et lui aussi. C’est comme pour Lukas, ça lui passera. C’est juste que ça me fait bizarre du coup d’avoir rencontré Kyle et de savoir qui il est pour toi surtout. En plus de ça, on va pas se mentir, c’est un peu surprenant comme révélation Wink »
« Ouais … C’est … Ouais j’suppose. »

Après tout, elle est au courant de ce qui s’est passé entre sa sœur et moi l’année dernière alors … En plus de ça, j’suis plutôt du genre à passer pour le salaud de service qui prend les filles et les jette quand il a fini ce qu’il avait à faire, alors oui, je suppose qu’effectivement le fait que je sois avec un garçon peut surprendre. C’est bien pour ça que je n’ai pas envie que certaines personnes le sachent pour l’instant d’ailleurs. Y en a quelques uns, s’ils pouvaient continuer à me fuir, ça m’arrangerait.

« Ça l’a été pour moi aussi si tu veux tout savoir. Je ne m’attendais vraiment pas à ça parce qu’avant lui j’avais jamais eu de … Enfin les garçons m’ont jamais attiré. J’ai pas triché avec les filles, elles me plaisaient vraiment, et c’est toujours le cas, mais je suis avec lui, c’est comme ça. C’était une erreur d’embrasser Jamie, j’aurai pas du faire ça. J’voulais juste … voir si ça me faisait pas quelque chose, parce que j’me suis posé un milliard de questions, et comme il était … Enfin, tu sais … Peu importe, c’était stupide, impulsif et très égoïste. »



« Kyle est pas au courant d’ailleurs, pour Jamie. Je sais pas trop si je dois lui en parler ou pas. J’ai pas envie de rendre la situation plus complexe qu’elle ne l’est déjà. »

Pas entre Kyle et moi, parce que notre relation n’a plus vraiment grand chose de complexe à l’heure actuelle. Tout se passe le plus naturellement du monde, c’est vraiment génial. Enfin c’est clair que la simple idée qu’il apprenne que j’ai embrassé un autre garçon, même si ça ne voulait rien dire, même si c’était pendant notre séparation, ça ne m’enchante pas plus que ça. Et je préfèrerai qu’il l’apprenne par moi, pas par quelqu’un d’autre, et pas non plus devant le fait accomplie donc … Voir Jamie, c’est pas vraiment un soucis pour moi, je crois que ça l’est plus pour lui, j’en sais trop rien mais que Jamie voit Kyle … Pour l’instant j’y tiens pas vraiment pour être honnête. C’est le meilleur moyen de créer des tensions et franchement, j’ai pas envie de ça. Ni pour eux, ni pour moi.

« En théorie j’ai rien fait de mal, enfin pas vis-à-vis de Kyle en tout cas parce qu’on était séparé mais bon, c’est pas pour autant que j’en suis fier. »

Je ne regrette pas, les regrets ça prend trop de place, c’est encombrent et puis de toute façon on ne peut pas effacer le passé alors … Autant vivre avec et l’assumer, même si on peut toujours avoir conscience que c’était naz. Des conneries j’en ai fait un sacré paquet de toute façon, alors une de plus ou une de moins … Le problème c’est qu’à force de se dire ça, ça ne devient presque une excuse mais peu importe. Ce qui est fait, est fait. Point barre.

« T’en fais pas Casanova, j’irai pas mettre mon nez là dedans. J’suis une fille, ok. J’aime les potins, ok. Mais j’suis pas du genre à me mêler des affaires des autres Wink »

Juste un sourire et un signe de tête de ma part, plein de reconnaissance.

« Tu bosses sur quoi là ? Arithmancie ? »
« Ouaip. »
« Tu t’en sors ? »
« Hum … Mouais, ça va. J’comprends un peu mieux depuis que tu m’as expliqué la dernière fois mais les chiffres et tout ce truc là j’crois que c’est vraiment pas pour moi. »
« On est pas tous fait pour, mais si t’as besoin tu sais où me trouver. »
« C’est gentil, merci. J’viendrai peut être t’embêter un de ces quatre alors. Pas que t’es mas roue de secours, mais Jill a pas mal de boulot et puis de toute façon j’aime bien te faire chier. »
« Sale gosse. Aller, travaille bien. A plus tard Enzo. »
« A plus Riley, et te perds pas en route. Emmène ton harem avec toi, ça nous fera des vacances. »

Enfin ça ME fera des vacances surtout.

« Associable ! »

Elle m’a finalement quitté et d’après ce que j’en sais elle a même carrément quitté notre Salle Commune. En tout cas elle n’a pas emmené McKiddle avec elle, à mon grand damne, mais tant pis. Je me suis replongé dans mes devoirs et de nouveau le monde a cessé d’exister pour moi.

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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Jeu 25 Oct 2012 - 16:01

La journée s'achevait enfin, elle avait été un peu trop longue mon goût et parfois ennuyante. Je n'avais pas atteint le nombre maximum de personnes, de camarades parfois à emmerder. Je trouverais sans doute de quoi faire ce soir dans la salle commune, il y a tellement de Gryffondor qui y passent et parfois d'autres personne que je trouverais bien mon compte. Une journée sans qu'on parle de moi n'était pas une journée réussie. La journée en elle même avait été peu instructive, du moins peu instructive concernant les petits secrets des mes «camarades». Il y a quelques jours j'avais appris la lycanthropie d'Enzo, je m'en frottais les mains sachant que risquait fortement de le croiser dans la salle commune, il ne me supportait pas et j'adorais particulièrement l'agacer encore plus. Ses petits airs de faux méchant comme j'aime les appelés m'agaçait royalement. J'avais pris l'habitude de chercher tout ce qui pourrait m’avantager par rapport à lui et petit «problème de poils» tombait à pique.

Je quittais le dernier cours me rendant directement dans la salle commune, je ne croisais personne et pour une fois je ne tombais pas sur mon cher parrain. L'idée qu'il débarque à Poudlard cette année m'avait surprise et déplus d'abord et puis j'y avait trouvé un avantage je pourrais toujours aller lui faire les yeux doux si quelque chose ou quelqu'un me dérangeait, il s'en occuperait illico presto étend donné que je suis le seul héritiers de la famille Mckiddle, enfin surtout de sa famille à lui, les Prowett. Il avait à un moment voulu radié le nom de mon père essayant de masquer mon sang trop impur à ses yeux mais ma mère avait protesté et d'ailleurs c'était bien la première fois qu'elle l'avait fait. Bref le savoir ici n'était pas une si mauvaise chose mais je ne savais jamais à quoi m'attendre avec lui. En arrivant dans la salle commune je m'installais directement dans un canapé près de la cheminé, ne me demandant pas si quelqu'un était là avant moi, qui va à la chasse perd sa place.

La salle commune commençait à se remplir et ce n'était pas pour me déplaire. Je n'avais pas spécialement envie de terminé les devoirs donner en cours, ce n'était pas vraiment important en soit, je m’atterrais plutôt sur un livre, ou laissé sur le canapé, de nature curieuse je ne me refusais vraiment rien. A mon grand étonnement il s'agissait d'un journal, d'un élève sûrement. Il n'y avait aucun nom mais c'était plutôt intéressant à lire. Je me demandais vraiment à qui il appartenait, je mènerais ma petit enquête, croyez moi, rien ne m'échappe pour ce genre de choses. Ce fut l'arrivée de Riley qui me sorti de la lecture dans laquelle j'étais plongé. Je lui laissais échapper un sourire me demandant ce qu'elle faisait là mais plutôt ravi de la voir. J'aimais ce petit jeu entre nous. Une Serpentard chez les Gryffondor n'était même plus si étonnant que ça. Certains me lancèrent des regards assassins, selon eux je pactisais avec l'ennemi, je n'en avais que faire. Riley était belle et intelligente, il n'y avait pas de raisons pour que je ne la drague pas. De plus elle était à Serpentard et je voyais donc un certain avantage en elle, elle pouvait faire parler de moi autour d'elle. Alan, mon parrain, ne pourrait qu'être ravi de me voir traîner avec des Serpentard. Il m'avait pardonné d'avoir atterrit à Gryffondor lorsqu'il avait su que je n'avais pas changer de caractère pour autant. Ce fut lorsque je l'entendis s'adresser à un «mini Ryans» que je me retournais vers elle , et m'aperçus de la présence d'Enzo. Un sourire malin s'afficha sur mon visage, le petit loup était dans ma ligne de mire. Je ne captais pas toute leur conversation mais réussis à lire un peu sur les lèvre d'Enzo que j'avais face à moi. Mon nom ne passa pas dans l'oreille d'un sourd. Je me concentrais donc un peu plus cherchant à savoir ce qui se disait mais c'était loin d'être évident étant donné, le monde qu'il y avait dans la salle commune et la distance qui me séparait d'eux.

Ils discutèrent un moment et lorsqu'elle s'en alla j'en profitais pour lui lancer un autre sourire histoire de faire enrager Enzo et quelques autres Gryffondor. Je me levais ensuite rejoignant ma proie. Ryans. La curiosité était bien trop grande pour que je n'aille pas tout de suite lui faire savoir ce que je savais. Je posais le journal de cet élève inconnu là où il était resté et m’avançais vers lui.
« Tins, tiens, tiens, Ryans ...»

Je m'étais avançais vers lui et prononça la suite de ma phrase de façon à ce qu'il soit le seul à entendre.

«Ou plutôt devrais-je dire le monstre du château?»

Évidemment je faisais allusion à sa lycanthropie j'étais sur qu'il comprendrait. Il n'était pas aussi idiot qu'il en avait l'air. Je me faisais vraiment un joie de pouvoir m'amuser avec lui. Mon retard de la journée allait être rattraper rapidement ce soir, mon petit sourire malin ne m'avait pas quitté et montrait clairement ma satisfaction de la situation.
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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Ven 26 Oct 2012 - 12:36

J’étais bien là, tranquille et pour une fois concentré sur mes devoirs. C’est toujours un peu la croix et la bannière pour moi d’être focus là dessus parce que … Je le dis et je le répète, je dois avoir une capacité de concentration à peu près égale à celle d’un chiot de trois mois. Je pense qu’on peut carrément dire que je préfèrerai courir après une baballe plutôt que de bosser mes cours, faire mes devoirs et ce genre de trucs. Rester assis et immobile, ça n’a jamais été le pied pour moi. Déjà tout gosse, même si j’étais du genre calme, il fallait que ça bouge. J’étais un élève plutôt bon quand j’étais en Australie, les Prof n’avaient pas à se plaindre de moi, je ne faisais pas le clown ni même le bordel mais dès l’instant où les cours étaient terminés, où j’avais fini mes devoirs – et après la vérification de Papa et Maman – je filai prendre l’air et chercher ma petite dose d’adrénaline sur une de mes planches. Skate, surf, peu importe même si j’ai toujours préféré le surf. Depuis les temps ont un peu changé, le contexte aussi et moi avec mais il m’arrive encore de parvenir à me tenir tranquille tant que j’ai suffisamment dépensé mon énergie dans la journée. Footing le matin, Surf sur le Lac en solo dans la foulée ou la journée et puis filer un coup de main à Isma en fin d’aprem, ça aide. Je fais l’impasse sur toutes autres activités qui demande de l’exercice sinon je vais encore passer pour un obsédé. Enfin bref ! Discuter avec Riley ne m’avait pas vraiment détourné de mes objectifs ni même de ma concentration donc. J’étais bien décidé à en finir avec cette Arithmancie qui me prend la tête presque autant que la botanique. Les matières plutôt pratiques, j’aime bien, et je m’en sors pas trop mal, mais dès l’instant où ça devient trop théorique … J’me perds assez facilement. Rappelez vous, le chiot. C’est très dur de captiver mon attention sur le long terme. Oh un papillon !

Supporter Riley ça n’était donc pas un problème, en revanche, quand j’ai perçu un mouvement pas très loin, et même si je n’ai pas relevé la tête pour m’en assurer, j’ai rapidement compris que ça n’allait pas durer. McKiddle et sa gueule de playboy, son sourire satisfait, tout ce que j’adore quoi. J’ai bien capté les regards et les sourires qu’il a échangé avec Riley. J’ai capté aussi qu’il avait un peu trop tendance à regarder dans notre direction quand on parlait tous les deux mais tant qu’il restait à distance, j’en avais pas grand chose à foutre. Là, il entre carrément dans mon espace vital et c’est plus la même chose …

« Tins, tiens, tiens, Ryans ... »

C’est vrai que c’est hyper surprenant de me croiser moi – Gryffondor depuis bientôt deux ans *Youpi ironique powaa* – dans la Salle Commune des … roulement de tambour … attention suspens … GRYFFONDOR ! Oui Madame ! Nous avons une gagnante !

Enfin restons poli, on n’est pas des sauvages et maman a dit qu’on doit être un gentil garçon bien élevé même si on parle pas aux étrangers. J’aurai préféré qu’il en soit un, soit dit en passant, mais bon on se côtoie tous les jours depuis … trop longtemps … alors j’peux décemment pas prétendre que je ne connais pas ce type. Est ce que je lui accorde de l’attention au moins ? Hum … Mouais … Si je relève là tête là comme ça, l’air profondément blasé, tu traduis ça comment ?

« McKiddle. »

Est ce que tu vois sur mon visage, dans mes expressions, tout le bonheur que ça me procure de te savoir là devant moi. J’ai toujours rêvé que tu viennes m’adresser la parole, chose que tu fais d’ailleurs un peu trop souvent à mon goût.

« Ou plutôt devrais-je dire le monstre du château? »

KABOOM !

C’est sans doute le bruit qu’aurait pu faire mon cœur s’il avait explosé au sens stricte du terme mais bien sur ça n’est qu’une métaphore donc pas de bruit. Extérieurement, il a du percevoir ma surprise mais j’ai réussi à garder un air détaché malgré tout. A force de jouer la comédie, on fini par être plutôt doué et devant les types comme lui, c’est un point d’honneur pour moi que de ne pas perdre la face. McKiddle c’est un peu Sasha Hamilton dans le fond, mais en moins dangereux je pense. En tout aussi chiant en tout cas parce que l’un comme l’autre ne peuvent pas s’empêcher de me faire chier et je les apprécie au moins à la même valeur. Le stéréotype du type imbu de sa personne que je ne supporte pas. Hamilton a disparu, je pensai être tranquille mais manifestement … Celui là n’a pas l’air décidé à me lâcher.

Je suis donc le monstre du château. Qu’est ce que c’est sensé vouloir dire au juste ? Naturellement, des suppositions j’en ai quelques unes et malgré moi je ne peux pas m’empêcher de penser à Lukas, au fait qu’il aurait pu vendre la mèche sur certaines choses mais en ce qui concerne une certaine particularité, il est bien loin d’être le seul au courant.

Gardant mon calme – alors qu’à l’intérieur je sens que je commence déjà à bouillir – partagé entre inquiétude et agacement, je pose ma plume tranquillement et n’hésite pas à le regarder droit dans les yeux, arborant moi aussi un magnifique sourire en coin, limite sournois.

« Qu’est ce qui me vaut tant d’amour ? Je t’en prie, éclaire ma lanterne tu veux, j’suis pas certain de bien saisir l’allusion. »
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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Dim 28 Oct 2012 - 17:14

Je savais qu'en allant à lui la discution risquait d'être houleuse, voir carrément dangereuse, après tout j'avais à faire à un loup-garou et la pleine lune n'était plus très loin, ce n'était pas pour autant qu'avais peur de lui. Loin de là, il était peut-être un monstre mais ce n'était pas lui qui me ferait peur. J'avais les cartes en mains, je n'avais plus qu'a les abattre. Tout n'était qu'un jeu, depuis le début. Un jeu auquel j'adorais jouer. Je n'avais aucune pitié lorsqu'il s'agissait de me mettre en avant. J'étais près à tout. Je n'avais pas vraiment d'ami de tout façon. Les seuls qui comptait vraiment savaient que je n'étais pas aussi vil et cruel que j'en avais l'air. Enzo fit semblant de ne pas savoir de quoi je parlais. Réaction typique d'un menteur. Feindre la réalité, ce n'était pas la meilleure solution. J'étais au courrant et il l'apprenais aujourd'hui. C'était donc tout ce que ça lui faisait. J'étais persuadé qu'il rageait déjà au fond, mais qu'il se voulait maître de tout émotions. C'était parfait pour continuer mon petit jeu.

«Allons Rynas, tu sais très bien de quoi je veux parler. Je sais ton petit secret. Riley le sait? Si j'étais toi je lui dirais où elle risque de t'en vouloir.»

Je n'avais plus qu'a attendre patiemment qu'il comprenne que je savais tout. Les as étaient en mains, c'était comme jouer au poker, savoir qu'on à le bon jeu et attendre le bon moment pour dévoiler le résultat. Je m'installais à côté de lui sur l'appuie de fenêtre et le regardait avec le petit sourire que je savais si bien faire. Je n'en avais pas terminer avec lui. Je savais que le sujet Kyle était très risqué avec Enzo, je ne savais pas vraiment ce qu'il y avait entre eux et d'ailleurs je m'en fichais pas mal, c'était juste un moyen de pression en plus.

«Et Kyle? Vous faites quoi au juste tous les deux? Hum je suppose que lui est au courant de ton problème.»

La carte était lancée, j'étais plus que jamais certain qu'il réagirait. Je n'étais pas vraiment sur qu'il était avec Kyle, je les avait juste aperçut à plusieurs reprise, mais s'il réagissait c'était qu'il y avait bien plus que je ce que je pensais. Je dois avouer que j'avais été assez surpris de les voir ensemble. Je n'imaginais pas du tout Enzo comme ça. Il faisait ce qu'il voulait ce n'est pas ça le problème en fait je pensais vraiment qu'il n'avait rien à cacher et finalement, il y avait plus de choses que je ne le pensais. La salle commune était assez pleine pour que notre conversation reste entre nous. Les autres étaient bien trop occupé à discuter de leur journée, de leur petits malheurs ou de leur dernière histoire de cœur, bref de rien de bien d’intéressant. Ils verraient sans doute quelque chose d'anormal à nous voir l'un avec l'autre, surtout que tout le monde savait ce qu'il en allait de notre sociabilité à tous les deux. Je n'avais pour ainsi dire que des amis à serpentard et difficilement dans les autres maisons. Je cachais aussi les deux ou trois personne que je côtoyais ici pour que mon parrain n'en sache rien. Sa présence ici allait sans doute être moins amusante que je ne l'espérais mais il était de ma famille et avait déjà beaucoup fait pour moi je ne pouvais pas faire autrement que de tenter de lui faire honneur.

La salle commune se remplissait petit à petit, nous étions toujours près de la fenêtre et ma place avait été prise, mais je ne m'en préoccupait pas sachant que je n'aurais qu'a claquer des doigts pour récupérer cette place. Enzo était ma préoccupation principale pour ce soir, le reste m'importait peu. J'attendais de voir impatiemment sa réaction espérant qu'elle soit à la hauteur de mes espérances. Je voulais surtout qu'il avoue. Un aveu valait tellement mieux qu'une simple preuve. Un aveu signifiait pour moi la victoire. J'aurais sans doute fait un bon détective dans une autre vie.
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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Mar 30 Oct 2012 - 12:56

Comment te dire les choses sans te vexer mon lapin ? J'aime pas ta gueule, je t'aime pas toi tout court et tu vois, ta présence là, dans mon espace vital, elle m'agresse. T'étais bien dix mètres plus loin, non vraiment, je pense que c'était mieux pour toi comme pour moi mais je sais pas, visiblement tu te fais tellement chier que t'as décidé de venir me pourrir l'existence. Et félicitations ! Ça fonctionne à merveille. T'avais même pas ouvert la bouche que c'était déjà efficace. Rien que de voir ta face, ta façon de t'imposer quand tu marches et cet espèce de sourire satisfait qui me donnerait presque des envies de meurtre ça me … En fait, tout chez toi me tape sur les nerfs. T'es l'archétype même du genre de mecs que je peux pas encadrer, le genre qui se croit plus malin que tout le monde. La vérité c'est que si je me lève là, t'auras l'air d'un con. T'es peut être plus âgé, mais j'ai pas grand chose à t'envier d'un point de vue physique. Ok on fait quasiment la même taille, je dois juste te dépasser de quelques centimètres éventuellement mais je dois bien faire une bonne dizaine de kilo de plus que toi et je pense que t'as pas vraiment envie de tester. Moi non plus d'ailleurs, j'ai pas vraiment que ça à foutre de ma vie et de toute façon t'en vaut pas la peine. Alors ouais, t'éviter c'est ce que je fais la plus part du temps mais t'es toujours là, comme un serpent qui rode. J'aimerai pouvoir t'ignorer mais t'es tellement près à l'heure actuelle que c'est plutôt difficile de faire abstraction de ta présence. Si au moins tu ne me parlais pas, mais non, même ça tu peux pas t'en empêcher.

« Allons Ryans, tu sais très bien de quoi je veux parler. Je sais ton petit secret. Riley le sait? Si j'étais toi je lui dirais où elle risque de t'en vouloir. »

J’éclate de rire ou je m’énerve cette fois ? Comme si Riley pouvait décemment m’en vouloir de lui cacher quoi que ce soit … On n’est pas amis elle et moi, juste copains. Elle aurait même toutes les raisons de me détester après ce que j’ai fait à sa sœur mais elle a su passer au dessus de tout ça parce qu’elle ne fait pas partie des gens qui jugent. Elle prend le monde et ses habitants comme ils viennent, c’est en tout cas l’impression qu’elle me donne. Donc vas-y, continue d’essayer de me mettre la pression, c’est vraiment pas comme que t’y arrivera.

Le truc, c’est que je ne suis toujours pas certain de ce qu’il sait et où exactement il veut en venir. Le terme monstre est plutôt du genre très éloquent, alors naturellement c’est à ma Lycanthropie que j’ai pensé en premier mais pour certains, il y a d’autre moyen d’être une aberration de la nature. Etre amoureux d’une personne du même sexe, par exemple. Quoi qu’il en soit, que ce soit l’un ou l’autre, et même si je n’ai pas l’intention d’aller raconter ça à Riley parce que c’est ma vie et que je n’ai pas envie de tout partager avec tout le monde, si jamais elle l’apprend, ça ne me pèsera pas plus que ça. D’ailleurs pour ce qui est de Kyle, je crois que ça ne me ferait ni chaud, ni froid de le lui dire moi même. Je l’ai bien dit à Lukas alors que j’ai moins de contacts « réels » avec lui qu’avec elle. Ce qui est particulièrement étrange d’ailleurs quand on tient compte du fait que je passe mes journées avec le Poufsouffle étant donné qu’on est dans la même classe mais peu importe.

Tout ça pour dire que je ne rentrerai pas dans le jeu de ce type et j’y mets un point d’honneur. T’en as pas idée, mais tu me fais bosser mon self-control, c’est cool. Merci.

«Et Kyle? Vous faites quoi au juste tous les deux? Hum je suppose que lui est au courant de ton problème.»

Alors ça tu vois mon pote, t'aurais jamais du ...

Il vient carrément de mêler mes deux plus gros secrets l’un à l’autre, et j’en suis déjà à me demander comme il a pu le savoir pour l’un comme pour l’autre. Dans le fond, en trainant avec les bonnes personnes il aurait très bien pu avoir ce genre d’info. White est au courant de ce que je suis et bizarrement, il ne l’a jamais crié sur tous les toits alors qu’on peut clairement pas s’encadrer tous les deux. Il a su pour Kyle aussi, mais est sensé croire que je le pense mort, comme tous les Supérieurs, en théorie. Je ne suis pas dupe, ça fait un moment que je me dis qu’ils doivent être au courant mais dans tout ça, je n’ai jamais entendu dire que McKiddle était de leur côté. L’année dernière, quand ils ont profité de mon état de faiblesse pour me faire rentrer dans leur rang après avoir « tué » Kyle sous mes yeux, jamais je n’ai vu le Gryffondor avec eux. Tout se mélange dans ma tête mais le simple fait qu’il ait évoqué Kyle me met dans un état de stress et de colère intense. Je sens bien tous mes nerfs, mes muscles qui se tendent, mon rythme cardiaque qui accélère encore un peu plus. Tout autant de signe intérieur qu’il ne perçoit pas. Tu viens de faire une belle erreur mon ami.

Dans mon être je hurle, je me débats, je griffe, lacère, mords, déchaine toute cette rage animale qui s’empare de moi seconde après seconde. Extérieurement, pour l’œil d’un humain classique, rien de bien anormal si ce n’est que mon sourire a disparu, mes pupilles se dilatent et mon regard s’assombri. Dans ma gorge, un grondement sourd menace de prendre forme mais je parviens à le retenir tant bien que mal, idem pour cette envie démesurée de me jeter sur lui et de lui faire payer le simple fait d’oser ne serait-ce que penser me mettre la pression en évoquant un sujet aussi sensible que Kyle.

Parce qu’on ne touche pas à Kyle, et si tu savais vraiment dans quoi tu t’embarques, tu n’aurais pas été jusque là je t’assure. Ce qu’on fait tous les deux ? On essaie juste de survivre et je ne laisserai personne mettre ça en péril. Surtout pas un mec comme toi qui a simplement envie de s’amuser en emmerdant le monde parce qu’il s’ennuie. Je te laisserai pas mettre sa vie en danger ! Et tu suppose bien, effectivement, mais ne t’attends pas à ce que je te réponde si facilement.

« Ok. Je l'avoue, tu m'as percé à jour … »

C’est sorti comme ça, presque naturellement. Je me suis reculé, prenant appuie sur la pierre derrière moi, l’air presque détendu et mon sourire est revenu lui aussi.

« C’est vrai, j'suis Australien, et non Riley le sait pas. Je t'en supplie ne lui dit rien :999: »

Oui je me paie ta tête, et avec le sourire en prime. Je vous en prie, décernez moi un oscar. A mon tour d’arborer un air satisfait, hautain, et méprisant. C’est un rôle que je sais jouer à merveille et pour cause, ça n’en a pas toujours été un. Je ne surestime pas, je sais ce que je vaux c’est différent. Je sais aussi que du fait qu’il ait deux ans de plus que moi ne joue pas en ma faveur d’un point de vue magique, mais pour le reste …

Seulement ça ne pouvait pas durer, ça ne peut jamais durer, alors après l’avoir dévisagé en silence pendant de longues secondes, de nouveau j’ai retrouvé un sérieux, presque grave. Mes yeux sont allés au contact des siens dans le but de ne plus les lâcher.

« Qu'est c'que tu veux McKiddle ? J'ai vraiment pas de temps à perdre avec tes conneries alors balance les choses clairement avant que je perde patience. »

Et crois moi, t'as vraiment pas envie de ça.

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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Sam 3 Nov 2012 - 14:24

Enzo était si facile à agacer. Il ne m'aimait pas, je le voyais à des kilomètres à la ronde. Il gardait pourtant son calme, bien il faudrait que je continue dans ma lancé si je voulais vraiment le pousser à bout. Je me fichais pas mal des conséquences de ce que je pouvais dire et même des conséquences sur son état mental. Le mettre à l'épreuve était mon jeu favori. Son rire sonnait faux, tout en lui sonnait faux. Il mentait à tout le monde. Les secrets ce n'est pas franchement ma tasse de thé. Les gens qui mentent non plus. Je me permettais parfois de le faire, parce qu'il arrive que mentir permet de nombreux avantage et je n'avais pas vraiment envie qu'on sache tout sur moi non plus, même si je n'avais pas grand chose à cacher. Je sens que le sujet Kyle est bien plus important et plus dérangeant pour lui. Je savais bien qu'il y avait plus que quelque chose entre eux, même si je ne l'avais pas vu depuis un moment, certains disait qu'il était mort, je n'y croyais pas tellement. C'était cruel de jouer avec ses sentiments, n'importe qui aurait craqué, mais il n'était pas n'importe qui. Il se permettait encore de blaguer et de trouver le moyen de faire l'idiot. Je levais les yeux au ciel.

«Te fais pas plus bête que tu en à l'air. Je me fiche pas mal que tu sois Australien, par contre je me demande ce que les autres diraient s'ils apprenaient que tu es un loup-garou.»

Et voilà c'était dit. Ça avait été plus fort que moi, je n'avais pas pu m'empêcher de balancer ce mot qu'il voulait tant entendre. A mes yeux il n'était plus qu'a moitié humain. L'autre moitié de lui n'était rien d'autre qu'un animal. Un animal dangereux qu'il fallait mettre en cage. Il m'en fallait peu pour continuer sur la lancer. Je pouvais être redoutable quand je m'y mettais.

«Combien de personnes le savent? Une? Deux? Dix? Personne? Tu sais que si les supérieurs l'apprennent tu es fini? Attends voir, ils le savent peut être déjà...»

Évidement ce ne serait pas moi qui irait le dénoncer, je n'étais pas assez idiot pour ça. J'aurais pu leur dire et pourtant je ne le ferais pas. Je n'étais pas aussi cruel qu'on peut l'imaginer. C'est sans doute pour ça que j'ai été envoyé à Gryffondor, parce que contrairement aux serpentard, je savais ou était la limite. Quand à ce que je voulais je l'avais déjà à moitié obtenue. Ses aveux me suffiraient. Je gagnerais quoi qu'il arrive. J'avais une quinte flèche en main, il ne pourrait rien faire. La vie au final n'est rien d'autre qu'un jeu de poker. On prend des risques, on bluffe et on étale la vérité et parfois la vérité fait bien plus de mal que prévu. Je savais bien que parfois j'allais trop loin, la tension était nette entre nous. N'importe qui aurait pu le deviner. Je me demandais bien comment allait finir cette conversation.

«J'ai déjà la moitié de ce que je veux Ryans. C'est toi qui a les dernières cartes du jeu. Il ne te reste plus qu'a les étaler et je m'en irais. »

Je voulais simplement des réponses. Je voulais la vérité, sur lui, sur eux. C'était aussi simple que ça. J'aurais ainsi toujours un poids contre lui, juste au cas ou. Trouver des failles n'était pas difficile à faire, le plus dure c'était de prouver leur authenticités.
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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Sam 3 Nov 2012 - 21:36

Il ne va pas me lâcher, je le sens. Les types comme lui laisse tomber qu'une fois qu'ils ont obtenu ce qu'ils voulaient et ce pourquoi ils dépensent tant d'énergie. Le problème, c'est que dans son délire, c'est la mienne qu'il dépense et très franchement, ça ne m'amuse pas du tout. Ça aurait pu être le cas s'il n'avait pas prononcé le prénom de Kyle parce que dans le fond, qu'il sache que je sois un Lycanthrope, je crois que je m'en fiche pas mal. Je garde ça secret pour la simple et bonne raison que c'est quelque chose de très personnel, quelque chose que je n'ai pas envie de partager avec n'importe qui. Il y a clairement trop de personnes qui sont au courant à qui je ne l'aurai jamais dit moi même. Évidemment en étant déclaré au Ministère il fallait s'attendre à ce que les Profs soient mis au parfum. Ça encore je peux le comprendre, et ça me rend parfois service. Disons que j'ai le droit à certains passe-droit dans le sens où ils ne me font pas tout un sketch si je ne suis pas présent en cours un lendemain de Pleine Lune. Ce qui est le cas tous les mois d'ailleurs, sauf exceptions très rares. Quand Walters et ses acolytes ont débarqué, ils n'ont eu qu'à éplucher les registres pour le savoir et voilà comment je me suis retrouvé dans leur collimateur. Pour le reste, j'estime que ça doit rester mon choix mais je ne peux pas empêcher certains de le déduire par eux même ni même ceux qui le rapportent à qui veut l'entendre. Pourtant c'est peut être stupide de ma part de penser ça mais j'ai l'impression que Doryan n'est pas comme ça. J'en sais rien, une intuition. Je me dis qu'il a simplement envie de me faire chier et qu'il sait parfaitement que je suis du genre à partir au quart de tour alors ça l'éclate encore plus. Et maintenant qu'il a trouvé une mine d'or pour me faire enrager … C'est plutôt clair, effectivement, il ne va pas me lâcher.

Si jusqu'ici j'ai réussi à garder mon calme, je sens bien qu'il ne suffirait pas de grand chose actuellement pour me faire sortir de ma réserve. Je ne tremble pas, parce que je suis crispé, mais comme mon frère j'ai cette manie de me transformer en feuille morte dès que la colère se fraie un chemin dans mes veines et je la sens qui se faufile lentement mais surement. Loup ou pas, je crois que c'est dans mon caractère d'être impulsif de toute façon. Quand j'étais plus jeune j'étais calme, je ne m'énervai quasiment jamais mais en grandissant, quand l'adolescence a commencé à se pointer, ça s'est développé. Si Derek aimait me pousser à bout avant, quand il s'est rendu compte que je commençais à lui répondre et à perdre mes moyens en m'énervant, il a redoublé d'ardeur, et en y repensant j'ai un peu l'impression de revivre ça avec McKiddle à l'heure actuelle. Autant le dire, ça ne me plaît pas du tout, c'est une évidence. Ce passé là j'ai décidé de l'oublier, comme tout un tas d'autres choses, et avec le frangin on a fait table rase sur tout ça. Je n'ai pas envie de revivre ça avec un crétin comme ce Gryffondor que je ne supporte pas. Avec personne d'ailleurs. Je suis un grand garçon, parfaitement en mesure de se défendre tout seul, le problème c'est la manière de faire. Je ne veux pas entrer dans son jeu et risquer de me transformer en ce que j'essaie justement de ne pas être : Une bête sauvage régie par l'instinct. Je le répète, il ne sait pas à quoi il s'expose bien qu'il semble savoir ce que je cache, mais moi je le sais, et je n'ai pas envie de ça.

« Te fais pas plus bête que tu en à l'air. Je me fiche pas mal que tu sois Australien, par contre je me demande ce que les autres diraient s'ils apprenaient que tu es un loup-garou. »

Nous y voilà, les dés sont jetés, les morts formulés.

« Combien de personnes le savent? Une? Deux? Dix? Personne? Tu sais que si les supérieurs l'apprennent tu es fini? Attends voir, ils le savent peut être déjà... »

Hum … Tu veux vraiment la liste ? Tous les prof, le Ministère, une bonne partie des Supérieurs voir tous, mon frère, ma grand mère mais ça tu t'en fous, Kyle évidemment, Jill, Sova, El', Cameron, Lukas, Aileen, White, … Y en a peut être d'autres mais là comme ça, ça ne me revient pas. En gros, ça fait quand même un paquet de monde et les plus importants le savent déjà alors si tu savais ce que je m'en cogne. Cela dit je n'ai pas la moindre envie de te donner satisfaction donc tu peux toujours courir pour que je te l'affirme. Continue de me menacer, t'as raison …

« J'ai déjà la moitié de ce que je veux Ryans. C'est toi qui a les dernières cartes du jeu. Il ne te reste plus qu'a les étaler et je m'en irais. »

Tout ce que je vais étaler c'est le paquet entier dans ta gueule, et surtout mon poing, si tu continues de me prendre la tête comme t'es entrain de le faire.

« Écoute moi bien parce que je te le répèterai pas deux fois. Je sais pas d'où ni de qui tu tiens ça mais compte pas sur moi pour affirmer ou infirmer quoi que ce soit. Tu peux bien croire ce que tu veux, j'en ai rien à foutre. Tu peux même t'amuser à faire courir des rumeurs sur moi si ça t'amuse, ça n'intéressera personne de toute façon. Que je sois un Loup Garou ou pas, je vois pas bien ce que ça peut te foutre à toi ni à personne d'autre. »

Un cri du cœur ? Oui et non. A vrai dire, tout ça n'est pas vraiment la réalité. Enfin oui, mais … Je crois que ma fierté s'exprime plus que le reste. Ne jamais baisser les yeux. Ne jamais s'avouer vaincu. Ne jamais céder. C'est comme ça, c'est en moi. J'ai vécu bien pire et ça n'est certainement pas ce type qui va faire de ma vie un Enfer.

« Dans un autre registre, si j'apprends qu'un de mes proches à des problèmes par ta faute, si tu risques la vie de l'un d'entre eux juste parce que tu te fais chier et que t'as rien de mieux à faire que de mettre ton nez là où il a rien à faire, attends toi à ce que ce soit la dernière erreur que tu auras eu l'occasion de faire. »

Regarde moi droit dans les yeux, tu crois que je suis sérieux ? Tu crois que je bluff ? Moi aussi je peux jouer si je veux, mais non, pour moi tout ça n'a rien à voir avec une quelconque partie de poker et ce que tu as devant toi c'est le reflet exact de ce que je suis : Une personne qui a sa part de mystères, sa vie privée, qui entend bien la conserver, et surtout qui crève de trouille pour sa famille et qui serait prêt à tout pour qu'il ne leur arrive rien.

« Prends moi au sérieux ou pas, tu verras bien par toi même ce qui se passera si jamais la situation se présente mais j'te conseille d'arrêter de me mettre la pression avec ça. Garde tes fausses menaces pour toi et tout le monde sera content. Contrairement à ce que tu penses, tout n'est pas qu'un putain de jeu. Pas quand ça met la vie de certaines personnes en danger, c'est clair ? »

Traduction : Expose Kyle, tu risques de souffrir et tant pis pour les conséquences.
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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Mer 7 Nov 2012 - 21:16

Il se trouve qu'avoir les oreilles partout à certains avantages. J'étais presque sur que son joli petit discours voulait dire bien d'autres choses. S'il se fichait vraiment que je sois au courant de sa lycanthropie il ne s’énerverait pas de la sorte. Je sentais ses mots comme une menace ou plutôt une mise en garde. Comme s'il me faisait peur. Il n'imaginait pas à quel point j'étais au dessus de tout ça. Les mots n'avaient pas tellement d'impact, pas de réel importance. Ce n'était que des mots. Lui ne me faisait pas peur non plus. Un Mckiddle n'a peur de rien, si ce n'est d'un détail que je préfère garder pour moi. C'était raté s'il pensait me faire peur. Mon habituel petit sourire était toujours sur mon visage. Ses mots ne faisaient que confirmer ce qu'il était. Il avait beau ne pas vouloir l'avouer je savais que j'avais raison. Il suffisait de voir la façon dont il en parlait pour comprendre que ça le touchait plus qu'il ne voulait le dire. Il me connaissait vraiment mal. J'aurais pu en effet faire courir des rumeurs, mais je préférais garder l'information pour moi, on ne savait jamais ça pouvait toujours me servir à un moment où un autre.

«Tu me connais mal, Ryans. Je serais à serpentard si j'étais aussi salaud que tu le pense. Une chance que je n'y sois pas … Enfin une chance, ça dépend pour qui.»

Il y avait bien plus qu'une raison si je n'étais pas chez les verts et argents, tout le monde me pensait aussi mauvais qu'eux, pourtant ils pourraient être surpris de savoir que je savais ou étaient les limites. Je le cachais bien sur, je préférais qu'on croit que je n'étais qu'un salaud égocentrique et joueur et garder le reste enfoui, selon mon parrain, un homme n'est pas un homme s'il est constamment déranger par les sentiments enfin c'était son avis. Il n'empêche que il est vrai que j'aime bien m'amuser avec les gens, leur faire voir ce qu'ils sont vraiment, les découvrir, jouer avec leur nerfs. Je les connaissais mieux et pouvais ainsi me permettre d'avoir l'avantage sur eux. Eux par contre ne savaient pas ce que je voulais vraiment, ni qui j'étais vraiment. Au fond je n'étais pas bien différent d'eux j'avais aussi mes petits secrets.

«Allons Ryans, tu penses que je me risquerais à m'attaquer aux gens que tu aimes par plaisir, non il faudrait d'abord que j'y trouve un intérêt et pour l'instant je ne vois pas lequel je pourrais en tirer si ça peut te rassurer.»

La question Kyle était très clair. C'était un sujet sensible. Il devait beaucoup y tenir pour réagir de la sorte. Je me doutais que ces petites menaces le concernait. J'étais sur qu'il en savait beaucoup plus sur Kyle que moi. Je me fichais pas mal d'ailleurs de ce garçon, il ne m’intéresse pas et puis je ne le connais pas plus que ça donc je n'ai pas d'intérêt à en savoir plus. Il venait pour moi tout juste de confirmer son état. Je lui mettais la pression, il avait donc quelque chose à cacher et je savais ce que c'était. Il n'était pas très content que je sache son petit secret, c'était pile ce que je voulais.

«Je ne sais pas ou tu as vu que je te menaçais, je n'ai fais que t'informer de ce que je sais. Tu vois je suis quand même sympas, je te met au courant. J'aurais pu le garder pour moi et m'en servir n'importe quand. Tu as de la chance que je sois un minimum gentil pour t'en parler et ton petit discours à bout être très touchant je ne suis pas sur qu'il te serve à grand chose. Oh et évidement que la vie est un jeu, tu pensais que c'était quoi? Une histoire, un joli compte de fée pour enfant? J'ai le regret de te dire que les compte de fée c'est une connerie monstrueuse et commercial pour appâter le public. La réalité est bien différente et beaucoup plus amusante. Ça n'a toujours été qu'un jeu , le jeu change sans arrêt.»
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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Jeu 8 Nov 2012 - 14:47

Des questions, j'en ai tout un tas qui me tourne en boucle dans la tête, mais les le poser serait admettre qu'il a raison sur ce qu'il avance et prodigieusement hors de question. Fierté mal placée ? Sans doute en majeur partie oui. Néanmoins je donnerai cher pour savoir comment il a pu savoir ce que j'étais même si dans le fond, quelqu'un d'observateur, ou simplement quelqu'un qui laisse trainer ses yeux et ses endroits au bon endroit peut être en mesure de l'apprendre ou le deviner. Ce qui m'embête le plus, c'est la façon dont il a de parler de Kyle avec beaucoup d'aisance, comme s'il le connaissait. Ça ne me plaît pas du tout. Il est déjà venu ici quelque fois, très rarement ceci dit, mais pas plus tard que la semaine dernière, vendredi pendant l'heure du repas du soir. Caprice de ma part, je n'aurai peut être pas du mais l'avoir ici avec moi c'est important. Je veux qu'il partage mon quotidien et pas seulement celui qui nous pousse à nous cacher sans arrêt, à nous réfugier un peu n'importe où pour échapper aux regards des autres. Quand il vient ici, on ne se cache pas vraiment. Je m'arrange simplement pour qu'il y ait le moins de monde possible c'est tout. Quand je dis qu'on ne se cache pas, ça n'est pour autant qu'on débarque là dedans main dans la main, non, loin de là. Rien ne laisse a priori présager ce qu'il se passe entre nous, on est juste deux potes aux yeux du monde. Ça n'est pas des élèves que je me méfie, enfin de certains si, mais plutôt des Supérieurs. Si eux nous voit, ça pourrait encore très mal se finir. Je l'ai déjà perdu plus d'une fois, je ne veux pas que ça se reproduise. Je ne veux pas non plus qu'il souffre même si c'est pourtant déjà le cas puisque son statut de sang ne le protège pas contrairement au miens, bien au contraire. Nous deux, à leurs yeux, c'est un crime. Pas parce qu'on est deux garçons même s'il y a des sacrés enfoirés d'homophobes dans le lot, mais simplement parce qu'un Sang Pur et un Non-Magicien, ça n'est pas une chose qu'ils tolèrent, bien au contraire. Dans le fond, des possibilités pour qu'ils nous aient repérés, il y en a eu pas mal, et en mon fort intérieur je suis persuadé qu'ils savent que leur petit plan ne tient plus debout. Le faire mourir sous mes yeux, ou en tout cas lui lancer un sort pour me faire croire qu'il était mort, c'était l'idée du siècle. Ça a fonctionné à merveille, mais comment j'aurai pu douter de ça alors que j'avais son corps dans mes bras ? Son cœur ne battait plus, il ne respirait plus et tout ça n'était en fait qu'une mascarade qui nous a valu à tous les deux des mois d'horreurs. Ils lui ont dit qu'ils m'avaient tué, ils nous ont gardé séparés et puis … un jour tout à volé en éclat. On s'est retrouvés, encore, et toujours. Le jour où je l'ai mordu, j'ai traversé le château a peine redevenu humain, lui dans mes bras, tâchés de sang tous les deux. Le sien. Je n'en garde pas beaucoup de souvenirs mais je sais que certains ont assisté à ça. Ils en déduisent ce qu'ils veulent, dans le fond ça n'a rien d'ambigu que de vouloir sauver la vie de quelqu'un. Peut être que Doryan était de ceux là, après tout. C'était il y quelques mois maintenant. Bientôt deux en réalité.

Je n'aime pas cette situation mais je sais que si je perds le contrôle, ça ne fera qu'aggraver les choses. Je n'aurai même pas du le menacer, j'aurai simplement du ramasser mes affaires et foutre le camp mais c'est plus fort que moi. Je suis impulsif, c'est vrai, mais quand il s'agit de Kyle … On nous a fait trop de mal, je ne peux pas tolérer le moindre danger potentiel et supplémentaire, c'est comme ça. Certains jours j'aimerai que la vérité éclate, mais en étant sur que ça n'aura pas d'incidence sur lui. Après tout, qu'est ce qu'on risque si tout le château est au courant ? Certains se feront un plaisir de venir chercher la petite bête mais je m'en fous, qu'ils s'y amusent si ça leur chante, tant que j'ai la certitude qu'ils ne feront rien à Kyle. Rien d'irréversible en tout cas. Si lui et moi sommes toujours en vie actuellement c'est qu'il y a une raison. Ils auraient pu le tuer mais ils ne l'ont pas fait. Ils auraient pu me tuer aussi, mais je suis toujours là. Je suis tombé dans leur filet, je m'en suis extirpé et il ne se passe pas un jour sans que je me demande quand et comment ils vont me retomber dessus. Dans tout ça, un type comme Doryan ne pèse pas lourd dans le fond, mais quand on met la vie de la personne que j'aime en jeu, ça ne passe clairement pas.

Lui, ça le fait rire, comme toujours ...

« Tu me connais mal, Ryans. Je serais à serpentard si j'étais aussi salaud que tu le pense. Une chance que je n'y sois pas … Enfin une chance, ça dépend pour qui. »

Il est plutôt clair que mon frère a de la chance de ne pas avoir à supporter ta tête tous les matins au réveil. Ou peut être que c'est toi qui a de la chance d'être loin de lui après tout. Ça fonctionne aussi dans ce sens là. Et puis c'est quoi encore ces conneries de classifier tout le monde de cette façon ? Serpentard = Vilain. Gryffondor = Sauveur. C'est donc une espèce de vieux chapeau visionnaire qui décide de ce que tu seras comme type de personne ? Simplement parce qu'il voit en toi quelque chose que les autres ne peuvent pas percevoir au premier coup d'oeil. Quand j'ai débarqué ici, je suis presque certain que bon nombre de Gryff ont du ce demander pourquoi je n'avais pas atterri chez les verts comme mon frère, et pourtant je suis là. Avec ma part d'ombre, comme tout le monde ou presque. Je n'aurai pas eu ma place chez les bleu ou les jaunes ça c'est plutôt clair mais d'où sort cette espèce de guerre entre vert et rouge ? C'est totalement stupide. Moi je pense qu'on se ressemble beaucoup, et j'en veux pour exemple Derek et moi. Longtemps j'ai tout fait pour m'éloigner de toute ressemblance avec lui mais désormais ça nous saute aux yeux. On n'est pas frère pour rien. On se ressemble même beaucoup. Doryan n'est donc pas un salaud, soit. Ça n'est pas parce qu'il l'affirme que je dois le croire même si je n'avais pas cette impression à la base. Un enfoiré oui, mais un salaud … Enfin dans le fond, où est la limite et est ce qu'il y en a une seulement ?

« Allons Ryans, tu penses que je me risquerais à m'attaquer aux gens que tu aimes par plaisir, non il faudrait d'abord que j'y trouve un intérêt et pour l'instant je ne vois pas lequel je pourrais en tirer si ça peut te rassurer. »

Donc tu admets que c'est prendre un risque de s'en prendre à eux. C'est bien, tu n'es pas aussi inconscient que tu en as l'air alors. Et arrête avec tes grands airs détachés, ça me sort par les yeux. Je sais, j'arbore souvent les mêmes, et alors ? Je n'emmerde pas – ou plutôt plus – le monde par plaisir ou par ennuie, je ne fais qu'utiliser ça pour me défendre, quand on vient me chercher des noises. C'est tout. C'est plutôt efficace en règle générale d'ailleurs.

« Je ne sais pas ou tu as vu que je te menaçais, je n'ai fais que t'informer de ce que je sais. Tu vois je suis quand même sympas, je te met au courant. J'aurais pu le garder pour moi et m'en servir n'importe quand. Tu as de la chance que je sois un minimum gentil pour t'en parler et ton petit discours à bout être très touchant je ne suis pas sur qu'il te serve à grand chose. Oh et évidement que la vie est un jeu, tu pensais que c'était quoi? Une histoire, un joli compte de fée pour enfant? J'ai le regret de te dire que les compte de fée c'est une connerie monstrueuse et commercial pour appâter le public. La réalité est bien différente et beaucoup plus amusante. Ça n'a toujours été qu'un jeu , le jeu change sans arrêt. »

Un jeu, encore et toujours un jeu … Je l'ai cru moi aussi, pendant quelques temps. Pas après avoir perdu mes parents puisque j'étais dans un tout autre état d'esprit, mais les mois qui ont suivi la « mort » de Kyle ont été le reflet exact de la pire des facettes dont je dispose. Oui, pour moi aussi la vie était un jeu. Je m'étais éloigné de toutes les personnes dont j'étais proche, celles qui me connaissaient vraiment, excepté mon frère paradoxalement. Oui je dis bien paradoxalement parce qu'à l'époque lui et moi ça n'était pas le beau fixe. Il m'avait chassé de sa vie, il s'en était pris à Kyle, il n'acceptait pas du tout cette relation et surtout, nous avions toujours été en conflit jusqu'ici. Depuis ma naissance finalement. Pourtant, c'est à lui que je me suis raccrocher. À lui, et à des souvenirs, qui ne me rendaient pourtant pas plus humain aux yeux des autres. J'étais en pleine descente aux enfers et rien ne pouvait me faire plus plaisir que d'entrainer les autres dans ma chute. Aujourd'hui beaucoup de choses ont changé, j'ai retrouvé l'amour de ma vie mais ça ne vient pas que de ça. On apprend de ses erreurs, des expériences qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Ce type là ne sait pas le quart de ce par quoi je suis passé et visiblement il compte m'apprendre la vie ? Je crois que ça ne va pas être possible.

« Tu marques un point quand tu dis que je te connais mal. La vérité, c'est que je ne te connais même pas du tout et ça me va très bien comme ça. Et j'ai un scoop pour toi, tu ne me connais pas non plus même si tu penses être en mesure d'écrire ma bio. Je sais bien que tout ce que t'attends c'est que je craque, que je m'énerve, mais je ne te ferai pas ce plaisir, et je te trouve bien étroit d'esprit dans ta façon de mettre tous les Serpentard dans le même panier. Qu'est ce que tu crois que Riley penserait de ça ? Les gentils Gryffondor d'un côté et les méchants Serpentard de l'autre, tu trouves pas ça un peu cliché ? T'étais là avant moi Doryan, tu connais Poudlard comme ta poche, et tu sais aussi bien que moi que ce sont des conneries. A ta place je ne tournerai pas le dos à n'importe qui, y compris dans cette Salle Commune et non je ne parle pas de moi. T'existes pas pour moi. Et pour beaucoup d'autres j'ai l'impression. »

A mon tour de sourire. A mon tour d'exploiter tes faiblesses, parce que tu peux bien me faire croire que tout te passe au dessus, on a tous un talon d'Achille mon pote. Crois moi, tu n'as pas envie que je tombe dessus. Et moi non plus je n'en ai pas envie. Ça ne m'intéresse pas.

« Ravi d'apprendre que pour l'instant tu trouves pas d'intérêt à t'en prendre à mes proches. Envoie moi un hibou le jour où ça change, tu seras sympa. Un véritable Gryffondor, t'as raison, t'es vraiment un mec super et très avenant. Sincèrement ça me touche que tu me préviennes. »

Bien sur ces mots sont tintés d'ironie, et le sourire qui les accompagne aussi, naturellement.

« Je t'ai pas attendu pour comprendre que la vie n'était pas un conte de fée pour enfants, mais mets toi bien dans le crane que ça n'est pas parce que toi tu la considères comme un jeu que c'est le cas de tout le monde. Tant mieux si tu prends tout ça à la légère, tant mieux si t'as personne pour qui t'inquiéter même si j'en doute et à mon avis tu le caches simplement, tant mieux si pour toi rien n'a d'importance. Nan vraiment c'est bien pour toi mais va emmerder quelqu'un d'autre parce que j'ai pas envie de jouer avec toi McKiddle. »

J'ai perdu trop de temps à jouer, et à prendre des risques inutiles. A perde mon temps, tout simplement. Aujourd'hui je n'ai plus envie de ça. Je veux juste qu'on me foute la paix, qu'on foute la paix à ceux que j'aime, même si je le sais, la vie n'est pas rose ni un long fleuve tranquille et il y aura toujours des emmerdeurs pour nous faire chier. Des Doryan McKiddle qui pensent que la vie n'est qu'un jeu, et que rien n'a d'importance. Tout ça ce sont des conneries, et je suis persuadé qu'au fond de lui il le sait. Il porte un masque, comme nous tous, c'est tout. Il ment, peut être même plus à lui même qu'aux autres. Le jour où il s'en rendra compte … T'es seul mon pote, alors forcément quand on a rien, on n'a rien à perdre, si ce n'est soi même éventuellement. Tout ça bien sur ne sont que des suppositions, puisque contrairement à lui je ne passe pas mon temps à espionner les gens et fourrer mon nez dans leur existence. Peut être qu'il a quelqu'un a protéger, mais si c'est le cas comme je l'ai dit il le cache bien, et tant mieux pour lui. Seulement j'ai des doutes. Enfin, on ne considère pas tous les choses de la même manière après tout mais ...

« Et d'ailleurs, je crois que ton problème, c'est que justement tu trouves personne pour jouer avec toi. Désolé mais je ne serai pas ton lot de consolation. Maintenant juste pour info, tu comptes t'incruster encore longtemps pour m'apprendre la vie ou je peux faire mes devoirs ? »
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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Mar 13 Nov 2012 - 22:06

Je ne m'étais pas dit qu'il retournerais mes mots contre moi. Il avait de la reparti et pourtant je n'appréciais guère ce qu'il était en train de me dire. J'étais seul parce que je l'avais choisi. J'étais bien trop supérieur aux autres pour me permettre de traîner avec eux et encore lorsque je le faisais j'agissais dans mon propre intérêt parce que la personne en question pouvait m'apporter quelque chose, sauf dans des cas très particuliers, Casey par exemple elle était bien plus qu'une amie pour moi. Riley c'était encore différent. Je n'étais pas tout seul, il se trompait. Évidement je gardais certaines choses pour moi et tout le monde le faisait d'ailleurs, pourquoi en serait-il différent pour moi? Je n'avais pas grand chose à cacher, mais je préférais qu'on croit certaines choses plutôt que d'autres. Certes j'étais ici depuis plus longtemps que lui et j'en avais vu des gens différents, j'avais vu tout ce qu'on pouvait voir et parfois plus. Les gens n'étaient certes pas tous à mettre dans le même sac, mais la plupart si à quelques exception près, il va de soit que je faisais parti de ces exceptions. Je ne cherchais pas plus à le connaître qu'il ne cherchait à me connaître. Je voulais juste m'amuser un peu, trouver ses points faibles ses points fort pour m'en servir tôt au tard si j'en avais besoin, c'était toujours utile de savoir ces petits détails. Il essayait de s'attaquer à moi, il essayait de trouver des failles, seulement je suis bien plus coriace que j'en ai l'air et ma carapace et bien plus dur qu'on ne le pense. Je ne suis pas facile à comprendre et encore moi à faire tomber. Il semblerait que comme tout gryffondor j'ai ma fierté, sur ce point là il a peut être raison d'autres on la leur. Il ne voulait pas me connaître soit il ne me connaîtrait pas alors tant pis pour lui tant mieux pour moi, au moins je n'aurais pas à me justifier auprès d'Alan pour avoir parler avec lui. J'étais sur que tôt ou tard d'ailleurs il viendrait me voir pour quelques détails de ce genre là, m'enfin pour l'instant revenons à Ryans. Je ne supportais pas qu'on me dise que je n'existe pas. C'est faux, je n'ai sûrement pas besoin de lui pour exister.

«C'est ce que tu crois Ryans, mais tu sais déjà que je suis bien là et je le serais toujours quand ça t'emmerdera le plus, il faudra t'y faire.»

J'adorais au fond l'agacer, sauf qu'au bout d'un moment ça devenait dangereux, pour lui comme pour moi. Il n'avait pas envie de jouer, comme la plupart des gens que j'emmerdais d'ailleurs, Killian me le faisait bien comprendre. Je sentais son ironie du bout du nez. Il était vraiment pas croyable. Il ne savait pas à quel point je pouvais être odieux quand je m'y mettais, je n'avais jamais été jusque là ,mais si je devais le faire alors je n'hésiterais pas. Il avait très intérêt à faire attention. Je ne relevais donc pas son deuxième petit speach. Il ne me faisait aucun effet. Celui qui me fit sourire pourtant ce fut bien son dernier discours. Comment pouvait-il être persuadé que je n'avais personne? Je n'ai pas envie de jouer était le mot qu'il fallait prononcer avec moi. Je prenais tout l'inverse de sa signification et j'étais loin d'en avoir terminer avec lui, je n'aimais pas que le jeu s'inverse.

«Ça tombe bien parce que je meurs d'envie de jouer et crois moi la partie ne fait que commencer. Tu ignore tellement de choses que tu en deviens pathétique mon cher. Sache qu'un McKiddle n'est jamais seul quoi qu'il puisse paraître...»

J'aimais laisser un peu de mystère dans mes phrases c'était d'autant plus amusant. Je n'avais pas relever entièrement le sujet de Riley à vrai dire je ne l'avais fait que survoler. Il était tant d'entrer dans la deuxième partie du jeu.

«Et quant à Riley sache qu'elle sait aussi bien que moi dans quel panier je la met. En tout cas j'imagine qu'elle le sait et puis avec elle ce n'est aussi qu'un jeu.»

Un sourire bien plus grand que les autres s'afficha sur mon visage, phase deux enclencher, c'était souvent durant les phases deux que mon côté diabolique ressortait. Il n'allait sûrement manquer ça. Évidement je mentais un peu, j'aimais bien jouer avec elle, mais c'était toujours un petit jeu entre nous deux qui n'avait rien à voir avec mes autres jouets favoris. Elle ne m'en voudrait pas, du moins je l'espérais.
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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Mer 14 Nov 2012 - 12:46

Touché. Tu peux bien essayer de me faire croire le contraire, c’est écrit en gros sur ta figure et t’as pas la moindre idée de tout ce que peu apporter comme information le langage corporelle. Ne pas exister, la hantise des gars comme lui. Au départ, j’aurai eu tendance à mettre Alec dans le même panier, mais la différence c’est que lui se contre-fout pas mal des autres, de ce qu’ils pensent, de ce qu’ils vivent, et tout simplement de l’opinion qu’ils peuvent avoir sur lui. On ne se connaît pas vraiment, on ne peut pas dire qu’on s’entend bien, mais même si j’ai certaines choses à lui reprocher et même si physiquement ça ne passe pas entre lui et moi, j’ai plus de respect pour un type comme lui que pour un gars comme McKiddle. Le Gryffondor est du genre à la ramener, à aimer se faire voir, et je pense pas que le Serpentard fasse ce qu’il fait dans ce but là. Non sincèrement, je crois qu’il s’en balance pas mal de tout ça, alors que Doryan, il se rapproche plus d’Hamilton à mon avis, en plus poussé d’ailleurs, j’en ai bien l’impression. Regardez-moi, idolâtrez-moi, j’existe et je fais tout ce que je peux pour le prouver. Ce genre de comportement cache quelque chose, c’est une évidence. Soit c’est une façon d’attirer l’attention, soit de la détourner. Porter un masque je l’ai fait pendant longtemps, et c’est encore le cas face à certaines personnes, alors son petit jeu je n’y crois qu’à moitié. Il est vraiment comme ça, insupportablement lui même, mais ce besoin d’être le centre de l’attention … Je ne peux pas dire que ça n’est pas naturel, non je ne ressens pas les choses comme ça et bien sur je peux me tromper puisqu’après tout c’est vrai, je ne le connais pas du tout, mais je crois que c’est un peu plus complexe que ça. Sincèrement, où est l’intérêt dans sa démarche ? Pourquoi aimer à ce point là faire chier les gens, trouver leurs points faibles et/ou leurs secrets pour les menacer tout en prétendant le contraire ? Mettre la pression par pur plaisir ? C’est une éventualité. A vrai dire, je crois que si je lui posai la question, il ne serait peut être même pas en mesure de me répondre. Après tout, c’est peut être juste un con doublé d’un abruti, pourquoi chercher plus loin ? On s’en fout.

Donc non, je n’ai pas envie de jouer avec lui, pas envie de lui donner satisfaction en lâchant le morceau ou en m’énervant mais bien sur il ne va pas baisser les bras et me laisser tranquille juste comme ça, parce que je le lui demande. Est ce que j’y ai cru ? Pas une seule seconde. Il n’a pas peur de moi, et ça me frustre oui c’est vrai, mais d’un autre côté il n’a pas toutes les cartes en main pour que ça soit le cas et ça non plus je n’ai paradoxalement pas envie de les lui donner même si je jubilerais de sentir l’odeur de sa peur et d’en être l’élément déclencheur.

« C'est ce que tu crois Ryans, mais tu sais déjà que je suis bien là et je le serais toujours quand ça t'emmerdera le plus, il faudra t'y faire. »
« T’envisage de me suivre dans les chiottes aussi ? J’me renseigne hein, histoire de pas être trop surpris, ça pourrait être dangereux. »

Son ton a quelque peu changé, et je crois qu’on est entrain de passer dans une nouvelle phase du processus. Il avait le dessus, plus ou moins, jusqu’ici et ça n’est plus vraiment le cas. Je n’ai pas l’intention de me laisser débiner, et il va rapidement se rendre compte que je peux moi aussi être une véritable saloperie. J’ai repris du poil de la bête, le voir perdre légèrement la face m’a redonner du boost et m’a fait mettre de côté quelques détails qui n’ont absolument rien d’insignifiant. Surtout un : Kyle. Le but étant de détourner l’attention de ce crétin de cette histoire, et jusqu’ici ça fonctionne plutôt bien. Peut être que dans le fond moi aussi j’aime jouer finalement …

« Ça tombe bien parce que je meurs d'envie de jouer et crois moi la partie ne fait que commencer. Tu ignore tellement de choses que tu en deviens pathétique mon cher. Sache qu'un McKiddle n'est jamais seul quoi qu'il puisse paraître... »
« Hum hum. »

Traduction : Ta vie, toi, j’en ai strictement rien à carrer. Vous pouvez bien être 50 McKiddle dans le château, ça ne m’empêchera pas de dormir. Et ça ne vaudra de toute façon jamais deux Ryans mais ça t’as pas besoin de le savoir et j’ai déjà suffisamment perdu de temps et de salive à cause de toi. Quand je te dis que t’existe pas pour moi, c’est pas des conneries.

« Et quant à Riley sache qu'elle sait aussi bien que moi dans quel panier je la met. En tout cas j'imagine qu'elle le sait et puis avec elle ce n'est aussi qu'un jeu. »

Tu t’arrêtes jamais de parler ou quoi ?
Mais ferme ta gueule bordel !

De l’agacement, oui ça c’est clair, mais c’est un soupire franchement las que j’ai laissé échapper tout en roulant des yeux.

« Riley est une grande fille, elle sait très bien ce qu’elle fait et elle n’a pas besoin de moi. Et puis contrairement à toi j’ai pas pour habitude de me mêler de ce qui ne me regarde pas. Visiblement les notions d’espace vital et de vie privée ça te parle pas. »

Je trouve que t’es franchement trop près de moi d’ailleurs, si tu veux tout savoir. J’aime pas la proximité, quand je ne le choisi pas, et surtout pas la tienne. Riley fait bien ce qu’elle veut de sa vie, et même si j’espère qu’elle n’aura pas à souffrir à cause de ce type là, effectivement ça ne me regarde pas du tout, ça ne m’intéresse même pas pour être honnête. Je l’aime beaucoup cette fille, pour le peu que je connais d’elle, mais ça n’est pas non plus Jill, Sova ou El’ et ça s’il est si fin observateur qu’il le prétend, il a bien du le noter, non ?

Regarde moi bien McKiddle, tu vois l’expression de l’ennuie total sur mon visage ? Tu vois à quel point je suis blasé et à quel point tout ce que tu racontes ne m’intéresse pas le moins du monde ?

« J’ai pas envie de foirer mon année à cause d’un emmerdeur qui se fait tellement chier qu’il n’a rien de mieux à faire que de mettre son nez dans la vie des autres alors dégage, vas voir ailleurs si j’y suis pas, vas demander à Walters si des fois je serai pas un Vampire ou une Vélane, voir même un Sombral ou peut être un Hippogriffe tant qu’on y est. Tu pourras aussi lui demander si j’me suis pas tapé sa sœur ou son oncle, à tout hasard. Sa grand mère ? Ouais, tant qu’à faire. On va peut être pas pousser le vice jusqu’au chien par contre. »

Et histoire d’enfoncer un peu le clou, j’ai été fouiller dans le fond de ma poche pour en ressortir un Gallion. Ce qu’il foutait là ? Pas la moindre idée, je ne m’en souviens plus. Peut être le résultat d’un pari gagné ou … un bout du monde de la Magie que j’aurai voulu montrer à Kyle peut être. Toujours est il que je l’ai lancé à mon cher camarade de classe dans un geste plein de dédain et de désintérêt profond pour sa personne.

« Tiens. Vas t’acheter une vie, des amis, un ballon, une sucette ou n’importe quoi d’autre, c’que tu veux je m’en tamponne pas mal, mais fous le camp avec tes grands airs de monsieur je-sais-tout. Tu pollue mon oxygène, et le paysage par la même occasion. »

Suite à quoi j’ai baissé la tête pour me replonger dans mon livre sans lui accorder un regard de plus. Moi aussi je sais être méprisant, hautain et ce genre de trucs. Si tu ne le savais pas, maintenant t’es fixé, et tu pourras te venter d’en savoir encore un peu plus sur moi. J’te jure, tu devrais vraiment écrire ma bio, je suis persuadé que ça intéresserait beaucoup de monde de savoir qu’à 12h34 j’ai mangé une pomme.
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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Ven 16 Nov 2012 - 1:13

Cette conversation devenait dangereuse, plus pour moi que pour lui. Il était entrain de deviner certaines choses que je n'avais pas envie qu'il sache. J’aurais du me douter qu'un jour ou l'autre il ferait la même chose. On s'inspire toujours des meilleurs, :face: . Il n'avait aucun sens de la repartie ce type. Je n'étais pas non plus un grand malade au point de lui suivre dans les toilettes. Je n'ai aucune envie de savoir ce qu'il y faisait, il n'avait aucune classe. Les gens de nos jours, je vous jure ça craint. J'aurais attendu mieux de sa part, au moins quelque chose de plus subtil, ça devenait désespérant là.

«Je te croyais plus classe que ça Ryans, non si ça peut te rassurez je n'ai aucune envie de savoir ce que tu fais dans les chiottes. Je ne suis pas un pervers.»

C'était bien l'une des seules choses que je n'étais pas, un pervers. J'étais menteur, narcissique et tout ce que vous voulez d'autres, mais pervers non. Je n'avais pas envie d'être écœurer non plus. Je préférer ne pas imaginer ce qu'il pouvait bien faire dans un toilette, ça me dégouttait. Il n'avait pas l'air d'avoir franchement envie de répondre à certaines phrases, il en avait sans doute rien à faire et mes mots n'avaient plus autant d'impacts. Je n'avais plus autant d'influence sur lui et ça commençait à m'agacer. S'il voulait jouer sur cette lancé je ne me laisserais pas faire. Il avait beau avoir l'air de n'en avoir rien à faire je savais qu'au fond je l'emmerdais assez pour qu'il préfère se taire et ne plus relever ce que je disais et pourtant j'étais sur qu'il garderait en mémoire tout ce que je lui disait. Je voyais bien que je l'agaçais, il soupirait levait les yeux au ciel, les signes typique de quelques qui a juste en vie d'être tranquille, seulement j'avais décider d'être là pour un moment encore, il allait devoir prendre son mal en patience. Espace vitale la vie privée, dans mon cas j'aimais empiéter sur celle des autres. Il l'avait deviner.

«Oh si je sais ce que s'est seulement tu as du le remarquer, je ne l'applique pas pour tout le monde.»

J'avais des cibles et des objectifs, voilà ce que ça voulait dire. Je pourrais me servir de ce que j'apprenais des gens en empiétant sur leur vie privée, ça m'amusait pour l'instant et de toute façon je n'avais rien d'autre à faire. Il avait l'air tellement désespérer et blasé qu'il en devenait pathétique. Il n'arriverait pas à me déloger d'ici avec son petit discours, tant qu'il me dirait qu'il n'avait pas envie de voir ma tronche je n'arrêterais pas de venir l'emmerder. C'était bien pour ça que c'était amusant avec lui. La suite de la conversation me plut beaucoup moins. Sa petite allusion était la goutte qui faisait déborder le vase.

«Te fou pas de ma gueule Ryans, garde ta pièce pourrie pour toi, t'en auras plus besoin que moi quand du devra aller racheter une vie à ton cher Kyle.»

Tululu- généralement dans les films ou séries moldus c'est à ce moment là qu'une petite musique de fond annonce que la balle à été envoyée. J'y avais été un peu fort, mais il m'avait chercher.
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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Ven 16 Nov 2012 - 12:43

« Te fous pas de ma gueule Ryans, garde ta pièce pourrie pour toi, t'en auras plus besoin que moi quand du devra aller racheter une vie à ton cher Kyle. »

Le mot de trop. La réaction typique du mec acculé qui se retrouve dos au mur et puise dans ses derniers retranchements mais … le mot, la phrase, l’allusion de trop. Clairement. Si jusqu’ici je lutai pour ne pas céder à la tentation de le remettre physiquement à sa place, cette fois j’ai craqué, sans penser à ma fierté mise de côté, sans penser aux risques éventuels, sans penser aux conséquences. J’ai laissé tomber mon livre à côté de moi et en un quart de seconde j’étais debout, la main autour de la gorge de Doryan, le plaquant contre le mur à bout de bras sans prendre la peine de me demander si ma prise n’était pas trop forte. Tendu des pieds à la tête, les pupilles dilatées, un regard que j’imagine sombre, un grondement sourd retenu dans le fond de la gorge et une envie de le mettre en pièce au creux des tripes. Voilà comment je me sens alors que dans ma tête tout se bouscule. J’ai eu le malheur de rentrer dans son jeu, de le provoquer, et je me prends le révère de la médaille beaucoup trop violemment en pleine poitrine. Même si extérieurement j’ai l’air dangereux, l’air d’un prédateur, à l’intérieur c’est tout autre chose. J’ai mal, j’ai peur, et même si Loup n’aime pas cet état c’est comme ça. Il est ma rage, ma fureur, la haine que j’éprouve face à ce type qu’il dévore de détruire. Moi je ne suis qu’un garçon qui culpabilise et qui une fois encore est confronté à la peur de perdre l’amour de sa vie. Un mélange de souvenirs, d’angoisses, et d’interrogations. Si Kyle était là, il me dirait qu’il est heureux, qu’il ne manque de rien, mais dans le fond, c’est quoi sa vie ? Prisonnier d’un monde qui n’est pas le sien, esclave, cobaye. Futur mort en sursis ? Parce que c’est comme ça que je prends son insinuation. On l’est tous, mais pas naturellement à court terme et ceux qui n’ont pas de pouvoir sont des cibles plus récurrentes. Comment faire abstraction de ça ? Arraché à sa véritable existence qu’il venait tout juste de réussir à construire après s’être éloigné de ses parents, mettant un océan entier entre eux et lui. Puis capturé, et jeté ici. Si les choses ne s’étaient pas déroulées de cette façon nos chemins ne se seraient jamais croisés et quelque part, je ne peux pas m’empêcher de penser que ça aurait été beaucoup mieux pour lui.

Je l’ai cherché, même si au départ c’est lui qui est venu me prendre la tête alors que je ne faisais rien d’autre que d’être tranquille dans mon coin. Je bossais, il a débarqué, il me pousse et cherche à me faire sortir de ma réserve en appuyant là où ça fait mal mais si j’ai plus ou moins réussi à garder mon calme jusqu’ici, cette fois c’est clairement la goutte d’eau qui fait déborder le vase. D’une, je ne supporte pas que quelqu’un que je ne connais pas, et qui ne le connait pas non plus, me parle de Kyle. De deux, il vient de mettre le doigt sur de vieilles douleurs enfouies pas si profond que ça et c’est le meilleur moyen de me faire péter un câble. Dans le fond, je pense que sa réaction était plus impulsive que réfléchit mais le résultat est le même. J’ai craqué. J’ai craqué parce que tout ce qu’il insinue me fait mal. Je sais ce que c’est que d’avoir à vivre sans lui et je sais surtout que je ne veux plus jamais avoir à le refaire, mais je ne peux pas pour autant me voiler la face. Si pour l’instant ils nous foutent la paix, si pour l’instant il est toujours en vie alors que ça fait plus d’un an qu’il est enfermé ici, il peut disparaître du jour au lendemain. On s’efforce de faire abstraction de cette épée de Damoclès qui nous surplombe depuis le début, mais il faut que Doryan McKiddle fasse remonter ça à la surface, tout ça parce qu’il s’ennuie …

« Quand tu sauras de quoi tu parles, t’auras éventuellement le droit de l’ouvrir, mais je doute que ça se produise un jour. »

Naturellement ce genre de choses ça attire les regards, ce qui très franchement ne m’aide pas à retrouver mon calme. Je me sens comme un Loup en cage, pris au piège. Pour ceux qui sont suffisamment renseignés, tout le monde sait qu’un animal dans cette situation peut perdre le contrôle et devenir plus dangereux encore qu’il ne l’est déjà. Instinct de survie, et de protection. Je ne veux pas en arriver là et puis de toute façon, ici personne ou presque ne sait que j’en suis un en partie. Certains s’en doutent peut être, comme Doryan, mais ils le gardent pour eux si c’est le cas. Alors finalement je le relâche et recule d’un pas. Sa proximité m’agresse. Ça n’a duré que quelques secondes à peine, mais c’était déjà trop. Je sais que la meilleure chose que je puisse avoir à faire est de foutre le camp mais c’est plus fort que moi, je n’arrive pas à le lâcher des yeux. Le souffle encore rapide, je sens la lave en fusion dans mes veines, le Loup qui arpente mon sang, comme un serpent, sinueusement, sournoisement, qui me souffle d’agir pour lui faire regretter ce qu’il a eu le malheur de faire. Une veille de Pleine Lune, ou pire encore, le jour même, je n’aurai pas été en mesure de le faire taire. Aujourd’hui j’y parviens. Difficilement, mais j’y parviens. Je sais pourtant qu’il ne suffirait pas de grand chose pour que j’explose mais je me focalise sur autre chose ou en tout cas je tente de le faire, pour me calmer. Ça fonctionne, un peu, sans pour autant m’empêcher d’avoir des pensées violentes et les exprimer.

« Je meurs d’envie de t’en coller une mais si je commence je suis pas certain de pouvoir m’arrêter. Non pas que ça me dérange de plus avoir à subir la vision de ta gueule tous les jours mais apparemment ça ne se fait pas de supprimer les gens comme ça sur un coup de tête. C’est d’ailleurs pas l’envie qui me manque de repeindre le mur de la Salle Commune avec ton sang McKiddle, mais ça te ferait trop plaisir. Tu voulais me voir craquer, félicitations, mais je t’en donnerai pas plus alors profite. »

Ce ne sont pas des menaces, ni même des mises en garde. La façon dont il interprétera ça, je m’en cogne. J’exprime simplement le fond de ce qu’il se passe actuellement dans mon esprit. Il en fera bien ce qu’il voudra.

« T’es content ? T’as l’intention d’enfoncer le couteau dans la plaie encore un peu ou t’en as eu assez ? »

Enfoncer le couteau dans la plaie … Avouer ça le met dans une position de victoire et ça ne me plaît pas du tout, mais ce guignol n’a pas assez d’importance pour me faire lâcher tous les efforts que je fais depuis des mois pour rester quelqu’un de bien, pour ne pas céder à mes pulsions dès que j’en ai l’occasion. Des rechutes j’en ai, et la dernière remonte à notre séjour dans les cachots avec Derek, il y a bientôt trois semaines. J’ai marqué ce type comme il l’avait fait avec moi par l’intermédiaire de Kyle. J’ai ressenti ce besoin viscérale de le faire souffrir, j’aurai peut être même pu le tuer comme j’en ai eu envie la première fois, mais mon frère m’a ramené sur terre par sa présence. Aujourd’hui je suis seul, pas de Derek, pas de Kyle, de Jill ou de Sovahnn. Pas d’Ismaelle non plus. Et Doryan n’est qu’un pion sans intérêt en comparaison à cet enfoiré qui a joué avec nous il y a quelques mois, et par la faute de qui ma peau arbore des marques qui ne s’effaceront jamais. De l’argent, qui aurait pu me tuer, et qui l’aurait fait si Ismaelle n’étais pas intervenue. Mais Kyle allait bien et c’est tout ce qui comptait.
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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Ven 16 Nov 2012 - 13:34

Il semblerait que je ne sois pas le seul à penser que la coupe était pleine. Ryans changea radicalement d'humeur. Je me doutais qu'il aurait réagit, mais pas à ce point là et surtout pas comme ça. J'ai toujours eu la hantise de me faire étrangler, de finir par en mourir. Je ne savais plus tellement d’où cette peur me venait, sans doute un épisode de mon enfance que j'avais préférer oublier, mais là tout revenais d'un seul coup et il ne fallait surtout pas qu'il s'en aperçoit. Je ne souriais plus, je sentais tous mes membres qui se crispaient. Il y a des jours comme aujourd'hui ou je me rendais compte que j'y allais peut-être un peu fort. Je devais à tout prix garder mon calme et surtout ne pas lui faire voir que j'étais tétanisé. Ce n'était pas franchement très facile, plus rien ne bougeait plus rien ne répondais. Je préférais me dire qu'il allait finir par lâcher prise et que l'air reviendrait vite. Je ne voulais pas me laisser avoir par ma peur. Il me lâcha finalement après une mise au point. J'étais encore trop tétanisé par son geste que je n'arrivais même plus à trouver de quoi répliquer. Ce n'était vraiment pas bon signe. Je faisais moins le fier tout à coup et pour une fois j'aurais aimé que tous les idiots qui nous regarder arrêtent de nous fixer. Je le laissais parler enregistrant qu'aborder le sujet Kyle était bien trop dangereux. Je ne me laisserais plus avoir, mais j'avais eu ce que je voulais. Il m'avait fallut un moment pour reprendre ma prestance habituelle et pour lui répondre. Je préférais ne pas relever le fait qu'il ai envie de me tuer, au fond j'avais tout fait pour.

« J'ai saisi le message.»

Ce n'était pas vraiment brillant, il allait se douter que quelque chose clochait et tant pis. Il y a certaines émotions difficile à cacher alors autant ne pas en rajouter. Habituellement je lui aurais lancer une dernière pique, mais je sentais bien que j'avais perdu. Je préférais même plus relever sa dernière remarque. Il ignorait tellement de choses que évoquer le simple fait qu'il ai en fait gagner me ferait admettre cette évidence et il en était hors de question, jamais je n'avouerais une telle chose devant lui, jamais je dirais qu'il avait gagner alors que tout le monde semblait en suspens, l'humiliation serait bien trop grande.

J'avais jouer avec le feu et je mettais brûler, au au second degré peut-être, tout n'était pas encore perdu, mais pour ce soir mieux valais que j'apprenne à me faire discret et à l'éviter clairement et simplement. Je n'avais pas tellement envie qu'il profite de la situation pour m'humilier encore plus alors j'avais bien l'intention d'aller me planquer quelques part et de ne pas ressortir avant le lendemain.
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MessageSujet: Re: Misery Loves Company ▬ Doryan   Ven 16 Nov 2012 - 18:47

Une plaie, oui, rien que ça. Une plaie qui a été béante bien trop longtemps, une plaie a peine cicatrisée et qui peut se rouvrir à tout moment. Une plaie qu'on tente d'oublier, et qu'on arrive à oublier la plus part du temps mais qui nous rappelle à son bon souvenir de temps à autres. Au départ je ne voulais pas en arriver là, et puis finalement j'ai changé d'avis, avant de me raviser, pour ensuite craquer parce que c'était trop pour moi. A peine le temps d'assimiler qu'il était déjà plus ou moins à ma merci. J'ai senti l'odeur de sa peur, mais ça n'est pas ça qui m'a fait le lâcher. C'est juste … la situation en elle même, les autres, un gros mélange de beaucoup de choses. Son comportement a changé du tout au tout et pourtant quelque chose m'a poussé à me dire que ça ne venait pas uniquement de moi. Je n'ai pas l'intention de chercher à savoir d'où est ce que ça peut bien venir, non, je m'en fous. Je ne veux plus rien avoir affaire avec ce type et … Je crois que c'est réciproque. J'aurai cru qu'il allait me répondre, chercher un moyen pour casser les effets de mes phrases, prendre ça à la légère puisque selon lui tout ça n'est qu'un jeu, mais il a gardé le silence. Je ne m'en suis pas trouvé décontenancé pour autant, bien trop parti dans une sorte d'état second que je connais bien. Je crois que l'un comme l'autre nous n'étions pas très à l'aise d'être le centre de l'attention de certains, et pourtant, venant de lui c'était plutôt surprenant. Il aurait pu éclater de rire, ramener tout ça à son avantage et appuyer sur le fait qu'il a réussi à obtenir ce qu'il voulait – plus ou moins en tout cas parce que je n'ai pas craché le morceau – mais non, il n'en a rien fait.

« J'ai saisi le message. »

Voilà la seule réaction qu'il a eut. J'ai saisi le message. Le pire dans tout ça c'est qu'il avait l'air sérieux. Peut être que j'ai touché une corde sensible, peut être qu'il a vraiment eu peur de moi, des possibilités il y en a quelques unes après tout. Je ne chercherai pas à savoir de quoi il retourne. Tout ce qui importe c'est que pour ce soir au moins j'aurai la paix. J'ose l'espérer en tout cas.

On est resté encore quelques secondes comme ça, à se dévisager dans le silence, sans doute d'accord que s'en était assez et que l'un comme l'autre nous avions atteint nos limites. C'est finalement moi qui ait opéré le premier mouvement. J'ai reculé encore d'un pas, sans jamais lui tourner le dos, par instinct, parce que c'est comme ça, c'est dans ma nature. Ma double nature. J'ai ramassé mes affaires dans mon sac dans des gestes encore un peu nerveux et puis j'ai senti une présence contre mes chevilles. L'odeur m'est parvenu avant le toucher pour être exact, mais le simple fait de la sentir contre moi m'a apaisé, comme toujours. C'est à croire qu'elle sent les choses, puisque souvent lorsque je suis tendu elle arrive d'elle même et cherche mon contact. Lune, ma boule de poils. J'ai mis mon sac sur une de mes épaules et je l'ai attrapé. Comme toujours elle a collé sa petite tête sur mon menton et s'est mise à ronronner. Alors je me suis mis en route, passant devant Doryan, lui adressant un dernier regard noir et lourd de sens et je me suis engouffré dans les escaliers. Hors de question que je reste avec du monde ne serait-ce qu'une seconde de plus. Les seules personnes que j'aurai été en mesure de supporter se compte sur les doigts d'une main, et naturellement j'aurai aimé sentir Kyle contre moi puisque comme Lune il a le don de m'apaiser très rapidement, mais imposer ma présence à qui que ce soit en étant aussi tendu, non. Je suis donc monté dans mon dortoir, qui par chance était vide. J'ai laissé mon sac par terre et je me suis allongé sur mon lit. Lune est restée près de moi, ses ronronnements m'ont bercé. Étrangement la perspective de continuer à travailler ne me tentait plus vraiment mais pourtant je m'y suis remis, histoire de chasser cette mauvaise expérience de mon esprit.

Demain est un autre jour.
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