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 I walk Alone - Sovahnn - Logan

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MessageSujet: I walk Alone - Sovahnn - Logan   Mer 29 Aoû 2012 - 15:40

Des lourdes cernes étaient apparues pendant la nuit sous les yeux sombres d’Alec, lèvres closes, qui avançait dans le château sans plus jeter ne serais-ce qu’un regard à ceux qu’il croisait. Depuis qu’il avait quitté Cameron, le père de Dakota ne l’avait jamais lâché. Lui et son petit sourire, et s’y était pris doucement, calmement, et avait enfoncé doucement le couteau, doucement, gentiment presque. Et toujours ce sourire. Ce putain de sourire alors qu’il parlait, encore et toujours et qu’entre ses venimeuses paroles, hilares, se glissait ces quelques mots : ta sœur est morte. Plus rien ne te retient, plus rien ne t’attache. Dis moi, qu’est-ce qui te fais avancer ? Il avait été parlé à sa famille, avait appris certaines choses, et souriait encore et encore, et lui ne rêvait que de le voir souffrir, que d’agrandir cette putain de grimace en le faisant hurler de douleur. Mais il restait là, sans rien dire, à l’écouter parler, à expliquer ses plans, à raconter que seul compte la force de l’Homme, et qu’on doit effacer ses faiblesses, que pour ça, il suffit de le briser, de lui retirer tout ce qu’il possède, et ensuite, il est plus doux qu’un agneaux. Alors, lui, avait fini par ne plus rien dire, ne plus rien faire. Il s’était contenté de suivre, toute la nuit. Pas une once de sommeil alors qu’il en manquait déjà affreusement. Sa blessure au torse commençait à le faire sérieusement souffrir, et il ne préférait pas savoir pourquoi. Il ne s’était pas plein un instant, avait cessé de ramener l’attention sur lui au bout d’un moment, et c’était contenté d’écouter les jacassements incessant de l’homme, alors que ses muscles se faisaient douleur constante et que ses paupières ne demandaient qu’à se fermer. Il bouillait au fond, mais quoi dire ? Quoi faire ? Plus ça allait, plus il se sentait tombé dans un piège grossier mais affreusement handicapant. Il ne pouvait plus fuir, inquiet de ce que ça pourrait signifier pour les autres, ne pouvait plus combattre car ses jambes menaçaient déjà de lâcher sous son propre poids, et, à force, il n’avait même plus envie de réfléchir. L’homme l’avait fait descendre dans les cachots encore une fois, et ils remontaient à nouveau. Il aurait d’ailleurs parié qu’ils faisaient plus de chemin que nécessaire, mais il n’aurait pu en jurer. Quand à ce qu’il avait fait en bas, il ne s’en souvenait plus. Depuis quand il était aussi faible au juste ? Depuis quand de simples efforts comme ça le réduisaient à néant et épuisaient son caractère jusqu’à le faire taire ? ça ne lui ressemblait tellement pas..

Et pourtant, sans un mot, il suivait toujours, et les mots ne semblaient plus le quitter, ils résonnaient dans son crâne jusqu’à le rendre barge. Certains étaient ceux de son père, il avait dû le contacter car il les reconnaîtrait entre miles. En fiat, c’était peut être ça depuis le début. Sa famille qui gardait un œil sur lui, qui agissait pour le remettre sur leur chemin, pour faire de lui l’obéissant enfant qu’il avait cessé d’être depuis longtemps. Il ne leur restait qu’un fils après tout, un héritier, il fallait qu’il s’en montre digne. Et plus ça allait, plus il délirait, marchant plus en zombie qu’autre chose, alignant les pas sans plus rien se demander. Juste épuisé, tout se passait comme dans une seconde réalité brumeuse, sourde, lointaine, comme si elle était masquée à travers un drap sombre qui l’isolait de le vie réelle. L’homme parlait de sa fille à présent, il disait qu’elle aurait dû être forte, puissante, qu’elle aurait dû être capable d’être tout ce qu’il avait toujours souhaité, mais qu’elle n’était rien, qu’elle n’existait plus. Dakota. Mais il n’avait même pas réellement compris de qui il parlait. Il n’était finalement plus là. Son regard s’était même posé sur des visages connus sans jamais les voir. Jayden, Sovahnn. Elles s’étaient regardées et l’instant d’après, il ne pouvait plus les voir. Mais déjà son cerveau avait occulté les informations. Il racontait qu’il ne supportait pas qu’un petit gosse lui donne des ordres et qu’il lui ferait payer de les avoir effectués. Lui, ne comprenait pas. Il n’avait cas ne pas le faire, en quoi s’en prendre à un autre ? Mais ça n’avait pas vraiment de sens. Et voilà qu’à nouveau, il lui parlait avec les mots de son père, il parlait des sangs, il parlait de sa sœur, de ce qu’il devait faire pour rattraper le niveau, il parlait d’honneur, de devoir, il le menaçait, mais lui n’entendait plus. Personne n’était là, personne ne parlait finalement. Il oubliait tout ça, disparaissait doucement, mais il marchait, encore et encore, sans plus même voir ses pieds avancer l’un après l’autre, ni même le sol qui défilait sous ses yeux fatigués. Il marchait, entouré de murmures incompréhensibles, entouré d’ombres sans visages, seul, parmi ce monde étrange et sourd.

Check my vital signs to know I'm still alive
And I walk alone

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MessageSujet: Re: I walk Alone - Sovahnn - Logan   Mer 29 Aoû 2012 - 16:48

« R’hé merde ! J’te déteste Alec ! »

S’il avait été là, ça n’était pas lui qu’elle voyait. Il marchait sans voir quoi que ce soit et lui rappelait affreusement celui qu’il était, ensorcelé quand elle l’avait vu revenir de Sainte Mangouste avec Enzo. Il marchait, mais il semblait que c’était le seul ordre que son cerveau était encore capable de lui donner. Et c’était un spectacle très étrange que de le voir avancer ainsi, sans but seul que de mettre un pied devant l’autre, le visage fermé, le regard voilé, écoutant sans réactions aucunes, l’homme qui murmurait à son oreille. De là, elle ne l’entendait pas, mais elle doutait que ça soit réellement une bonne chose, bien au contraire. Et c’était le même qu’elle avait vu le frapper quand elle et Jordane étaient descendues dans les cachots pour essayer de le tirer de là. C’était il y avait quelques jours et il ne restait plus de trace sur son visage grâce à l’intervention de Maxence, mais, bien entendu, ça lui était resté en travers de la gorge. Qu’est-ce qu’il avait fait pour se retrouver dans un tel pétrin ? Et puis d’abord, qui c’était ce type au juste ? Mis à part qu’il lui faisait froid dans le dos, elle n’en avait strictement aucune idée. Sans un regard de plus, la jeune femme s’était retournée après avec échangé un regard avec Jayden, de l’autre côté de la salle. Elles étaient d’accord sans avoir eu à se parler, il fallait trouver quelqu’un pour essayer de faire quelque chose, parce qu’il était en sale état et qu’elles ne pourraient rien faire seules. Mais c’était face à Takuma qu’elle s’était retrouvée. Ça faisait bien trois jours qu’elle ne l’avait pas revu, et il ne la regardait pas réellement, trop absorbé par le Supérieur pour la fixer elle.

« C’est le père de Dakota. »
« T’es sérieux ? Son père t’es sûr ? Celui qui l’a envoyé en bas ? »
« Lui-même… même si j’doute qu’il soit son père. »
« Mais qu’est-ce qu’il fout avec Alec.. »
« J’sais pas, mais lui, il sait que Dakota est en vie, et s’il lui parle.. »
« Raison de plus pour l’aider ! »
« Compte pas sur moi. »

C’était un regard noir qu’elle lui avait envoyé alors qu’il s’éloignait sans plus de précisions. Ok, il l’avait mauvaise, c’était clair, mais Enzo aussi et il l’avait aidé lui merde ! Et en plus, ça concernait Dakota, il était censé pouvoir passer au dessus de tout pour elle nan ? Ok, c’est un peu chevaleresque tout ça, et de toute évidence, c’était trop pour lui. Grognant pour elle, Sovahnn avait jeté un regard en arrière pour tenter d’apercevoir Jayden et lui parler, mais elle aussi avait disparu dans la foule. C’était le matin, et le hall était bondé de tous les élèves qui devaient se précipiter en cours sous peine d’être en retard. Et, forcément, elle en faisait partis, forcément aussi, elle n’y serait pas. Tout comme Jayden, elle en mettait sa main à couper. Mais là n’était pas le souci pour le moment. Sans plus demander son reste, la jeune femme s’était précipitée dans les escaliers, à l’instar des autres, se frayant un chemin et jouant des coudes pour aller plus vite qu’eux, et ce, sans manquer de déclencher un certain nombre de cris indignés. Dès qu’elle le put, la belle blondinette quitta le flux d’élèves pour parcourir au pas de course les couloirs du château et arriver devant la salle de défense contre les forces du mal. Pas d’élève, donc pas de cours prévus, en soit, ça l’arrangeait bien ! C’était sans hésiter qu’elle l’avait alors traversé, ouvrant la porte du fond pour se retrouver dans le bureau de son enseignant et ex d’Aileen et de son humeur massacrante et étrangement séductrice. D’ailleurs, l’homme était bien là, des copies sur les genoux, les pieds posés avec négligence sur son bureau, et un bol non loin qui fumait sans qu’on ne l’y ait touché depuis qu’il eu été remplis.

« Sovah.. »
« Debout ! »
« nn… J’te d’mande pardon ? »

De toute évidence, son incrédulité se bataillait à sa susceptibilité alors qu’il se redressait, laissant sa position pour une assise plus classique. C’était à cet instant qu’il avait levé les yeux vers le plafond, le voyant trembler comme s’il était assaillis d’une troupe de gnous en migration.

« Est-ce que j’dois comprendre que j’vais devoir m’occuper moi-même de tes cours ? »

La jeune femme savait très bien ce que ça pouvait vouloir dire et elle était aussi parfaitement consciente qu’elle n’en avait strictement aucune envie. Mais c’était vrai que depuis cette histoire avec Dakota, elle avait complètement arrêté les entraînements et il semblait que les progrès qu’elle avait faits s’étaient entre temps envolés en fumée. Ça devait être comme un muscle, si on le laisse passif trop longtemps, il fini par perdre la force qu’on a mit tant d’effort à développer.

Marek Logan Rivers, tu vas bouger ton petit cul d’enfoiré et aller sortir Alec de ses emmerdes avant que j’te le botte et comme il le faut !

« Je … viens vous demander une faveur.. »

Ça… c’est plus que naze. Sérieusement, c’est tout ce dont t’es capable ? Tu te dégonfle comme un ballon au soleil juste parce qu’il te fait les gros yeux… tu gères pas là..

« Génial ! J’adore les faveurs, je ne vis que dans l’espoir de faire plaisir aux autres ! »

Sans vouloir te faire chier… je crois qu’il se fout d’ta gueule..

Sans plus d’intérêt à son égard, Logan avait avalé quelques gorgées du liquide chaud qui sommeillait dans le bol sombre, tout en reprenant son évidente activité de correction de copies, laissant la jeune femme incrédule, silencieuse et penaude au milieu du bureau. Tête penchée, une expression parfaitement exaspérée accrochée sur ses lèvres entre-ouvertes, elle s’était avancée plus brutalement, alors qu’au dessus de leurs têtes, le tonnerre semblait gronder.

« J’compte absolument pas me faire rembarrée comme une abrutie parce que monsieur a décidé qu’aujourd’hui comme les autres jours, il n’était pas sociable, Alec est dans la merde, probablement à cause des histoires de sa sœur, et maintenant, il sait plus s’en sortir, et il est… REGARDE MOI !! »
« Et depuis quand tu me tutoies, on peut savoir ? C’est pas mes affaires, il est grand, il se débrouille. Maintenant, va voir ailleurs. »

L’instant d’après, alors qu’il reposait sa nonchalante attention sur ses copies, la jeune femme envoyait valser le bol probablement remplis de thé, qui s’explosait contre le mur, éclaboussant les copies de liquide sombre alors que Logan, lui, sursautait à cause de la soudaineté du bruit.

« Nan mais t’es.. »
« Pas bien, nan ! C’est TOI qui m’a foutu dans cette position en me faisant lui apporter le mot pour l’opération de sa sœur. Et c’est lui que tu dois remercier pour avoir eu assez de sang dans les veines pour te rétablir la dernière fois. Alors je me contrefous de tes histoires avec Aileen, et tu peux bouder et te défouler sur tout le monde si tu veux, tout en prétendant que tu ne ressens rien, sache déjà que personne n’est dupe. Et maintenant, crois moi que tu vas te lever et aller sortir ton cousin de ses emmerdes, parce que c’est toi qui joue avec les nerfs des Supérieurs, et toi qui est en faute, pas lui, et que ça doit probablement pas jouer en sa faveur ! »
« Tu… »

Les deux jeunes gens étaient restés un instant à se fixer sans un mot, Sovahnn, le défiant de sa rage soudaine, lui, plus étonné qu’autre chose, la sondant quelques temps avant de prendre en compte ses paroles, et, de finalement se relever.

« Ça va, j’y vais. ‘Toutes des furies dans cette baraque… Et toi, répare tes conneries avant de partir, j’te le répèterais pas. »

Et il l’avait contournée, la laissant là, les mains toujours posées contre le bureau qu’elle avait claqué pour attirer l’attention et pour appuyer ses dires quelques instants plus tôt. Le cœur battant, elle avait observé d’un air hagard la porte se refermer derrière Logan, et était ensuite restée là quelques instants.

On ne dira pas que tu as flippé à mort…

Poussant un long soupire, la jolie Poufsouffle s’était retournée totalement et laissée tombée assise sur le bureau de Rivers… trempé.

« Méh Merde.. >.<’’ »


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MessageSujet: Re: I walk Alone - Sovahnn - Logan   Sam 1 Sep 2012 - 11:34

Qu’est-ce qu’il lui avait pris à elle au juste ? Ok, Sovahnn avait souvent eu tendance à provoquer là où d’autres auraient baissé la tête, et surtout depuis un moment. Une volonté de prouver qu’elle n’était pas que la gosse qu’on avait sortis du coma, qu’elle avait changé depuis le jour de son accident probablement. Une volonté peut être aussi de se montrer différente de ceux qui étaient de son niveau scolaire, à savoir des gosses. Bref, l’acharnement à ne pas être une victime, à être une femme forte qui n’a besoin de personne. Ce que toutes les femmes au monde à différents degrés cherchent à être, quitte à blesser la fierté des hommes au passage. Et inversement proportionnel. C’était tout à fait le genre d’Aileen de lui tenir tête comme ça, mis à part qu’elle n’avait pas peur de lui et ne le voyait absolument pas comme un prof. Cela dit, justement, Sovahnn avait entendu parler de lui avant même qu’elle se réveille, alors forcément, elle avait une image de lui qui ne pouvait absolument pas être la même que celle des autres élèves. D’ailleurs, il aurait donné cher pour savoir ce qu’Aileen lui avait dit, mais quelque part, il se doutait qu’il valait mieux qu’il n’en sache rien. Tout en grognant, il s’était éloigné de son bureau pour descendre dans le hall en arpentant tous les couloirs, jetant des regards épars en espérant tomber sur son cousin un de ces jours. Comment trouver quelqu’un qu’on cherche dans un si grand bâtiment au juste ? C’était une question qu’il s’était posé très souvent depuis son entrée ici à ses onze ans. C’était loin tout ça, tellement. Et celui qu’il était lui semblait aussi si… comme s’il provenait d’une autre vie, que finalement, ça ne devait pas être lui sur les photos. Tremblant au début, et après si amère, si mauvais envers la race humaine. Si … ben un peu plus vieux, tellement comme Alec en ce moment. C’était vrai qu’il n’y avait pas particulièrement prêté attention, mais il n’était pas normal. Il ne l’avait plus retrouvé à faire la fête chez les Serpentards, ni dans les couloirs, il ne débordait pas de cette énergie qu’il avait toujours eu jusque là. Il se revoyait, à envoyer tout le monde se faire foutre. Un peu comme maintenant, oui, ok, ça n’était pas faux. Mais pour Alec, les choses étaient différente, il avait des gens sur qui il pouvait compter, ce qui n’était pas son cas à l’époque. Quelque part, maintenant les choses avaient un peu changé. S’il avait réellement besoin d’aide, il pensait que, peut être, il y aurait quelqu’un à se lever, contrairement à avant. Mais Alec lui, avait quelques personnes de sa famille, il avait des proches non ? C’est ce qu’il lui avait bien fait comprendre quand ils en avaient parlé il y avait quelques mois maintenant.

C’était au second étage que Logan s’était arrêté brutalement. En effet, il avait repéré Alec, qui ne semblait plus capable de voir grand monde, et un homme penché sur son oreille qui lui parlait doucement, un petit sourire triomphant sur les lèvres. Mais comme lui était toujours capable de poser son regard sur le monde, la présence d’Aileen ne lui avait pas échappé. Immobile, il l’avait regardée un instant, goutant douloureusement chacun de ses mouvements, retenant un soupire bruyant en se haïssant d’autant de faiblesses basiques. C’était à cet instant qu’elle avait tourné son regard vers lui et qu’après un tressaillement de surprise, il s’était tourné vers le Supérieur qu’il avait laissé à sa guise abrutir son cousin. Il avait au moins une petite idée de comment résoudre ce souci là. L’autre en revanche révélait du flou complet pour lui. Mordant, mais inextricable.

Il avait donc marché droit vers le Supérieur qui s’était retourné, calmement, attiré par les bruits de pas et les regards que les élèves portaient sur ce qui c’était avéré être un agresseur. Il avait semblé se prendre un coup à l’abdomen à l’instant même où il avait voulu ouvrir la bouche, sa baguette à la main, mais la violence du coup l’avait cloué sur place, faisant viré sa face au rougeâtre, voir même un peu grise, ce qui devait signifier qu’une violente nausée venait de le prendre.

« Ça va, j’te dérange pas ? Nan, ferme ta gueule, ça serait mieux si tu comptes garder un minimum de santé dans les prochaines semaines. Ça, tu vois, j’suis pas sûr d’apprécier. Tu joues la sangsue depuis combien de temps là au juste ? »

Oui, je sais, pas de réponses, mais il n’avait pas compris le principe, car à l’instant, il avait ouvert de nouveau les lèvres pour lui répondre, ou pour lancer un sort, il n’en savait rien puisqu’en même temps, l’homme avait levé sa baguette vers lui. Baguette qui avait instantanément explosé pour ne lui laisser que quelques grosses échardes plantées dans le bras.

« J’ai pas d’patience pour t’écouter jacasser, j’pensais avoir été clair. »

La seconde suivante, sa baguette à lui était rangée et il prenait l’autre crétin par le col, soulevant l’homme estomaqué quasiment du sol.

« Maintenant, regarde moi bien vipère, parce que j’vais pas l’répéter, t’ose encore faire ce genre de chose, t’oses encore t’en prendre à lui, et que toi ou un autre, pose ne serais-ce qu’une seule putain de question sur moi, ma famille ou mon enfance, et j’t’en prendrais comme principal responsable, et j’me fous que tes fonctions ne soient que celles d’un connard de sous-fifre en manque de virilité, incapable de se protéger autrement qu’en brandissant le seul bout de bois qu’il ait pour tout organe viril. Dommage, t’as pu. Crois-moi, j’blague rarement, et j’te détruirais si tu songeais simplement à me faire payer ton humiliation. Faut être capable d’assumer les conséquences de ses actes parfois. NE DETOURNE PAS LES YEUX CONNARD D’EUNUQUE ! »

Un coup dans la gueule, et il l’avait envoyé valsé, tout tremblant qu’il était. Oui, Sovahnn avait raison, quand il voulait, il pouvait faire peur, surtout quand des abrutis pensaient le mettre sous silence en lui faisant peur et qu’après ça, ils se pensaient tout permis. Un instant, il avait voulu en rajouter une, par question de fierté probablement. A la seconde même, un liquide visqueux, élastique s’accrochait à ses lèvres, engluant en partie ses narines.

« Commence par de démerder avec ça, on verra pour tes jérémiades après ça. Casses-toi d’ma vue maintenant. »

Il n’avait même plus besoin de hausser le ton vers la fin que l’homme s’en allait, en panique complète quand au fait de n’arriver plus à respirer alors que la matière s’avérait trop glissante pour qu’il ne l’enlève à coup d’ongles.

« T’as trop regardé Spiderman.. »
« Hm ? »
« Oublie. »
« Ouais. Suis-moi toi. »
« Pourquoi j’ferais ça ? »
« Parc’que j’te donne pas l’choix, t’as d’ces questions toi. »

A travers la fatigue du regard de son cousin, c’était de l’incrédulité qu’il lisait, du dédain aussi. Quelque chose qu’il avait fait ne lui plaisait pas, il l’avait bien compris, mais de toute évidence, le jeune homme était trop épuisé pour arriver à rassembler ses pensées pour l’envoyer chier. Sans lui demander plus de précisions, Logan lui avait donc attrapé le bras pour l’emmener à travers les escaliers sans se préoccuper des regards qui ne les lâchaient pas. Alec, lui, avait cherché sans grande convictions à se libérer de son étreinte, mais son corps semblait plus lui indiquer de s’allonger dans un coin pour y piquer une sieste que de réellement se battre. En fait, Logan comprenait bien qu’il n’avait plus la force de grand-chose, mais puisque sa non patience n’avait aucune envie de laisser au jeune homme le loisir de faire une pause, il l’avait traîné jusqu’à l’infirmerie sans lui laisser le loisir de toujours mettre un pied devant l’autre. A leur entrée, Maxence qui pensait un gamin s’était retourné, étonné de les voir, eux, daigner se présenter ici. Sans réel ménagement, comme punissant un gamin mal élevé, Logan avait envoyé Alec sur un martelât et c’était tout juste si son cousin avait réussi à rester dessus.

Euh… salut.. »
« Endors-le. »

Pouf. Sort lancé, sans plus d’explications, il fallait croire qu’il lui faisait confiance. Ou qu’il se contrefoutait de la santé d’Alec. Prenez le comme vous voulez.

« Et sinon, j’peux savoir ce qu’il a fait lui encore ? »
« Pas dormis depuis un moment, le ventre en vraque vu sa manière de marcher, et de sérieux désordres psychiques.. »
« Et c’est toi qui dis ça.. »
« Quoi ? »
« Nan rien, ça doit être de famille. »
« Roh, lâche-moi. Nan sérieux, fait le dormir, genre pendant deux jours. Et moi j’vais péter la tronche aux méchants qui l’embêtent =D »
« Quel bon grand frère.. »
« A défaut d’en avoir.. »
« Hm. »
« J’l’embarquerais dans ma chambre tout à l’heure, t’emmerde pas avec. Comme ça jl’aurais à l’œil… et normalement les furies de l’établissement arrêteront d’me tomber d’ssus. »
« Tu l’cherches un peu aussi. »
« Quoiii, t’as des conseils pour moi joli cœur ? »
« Euh… non. J’préfère pas. »
« Sage décision. »
« Hey, Logan ? Tapes pas trop fort dans l’nid d’guêpe. J’en ai marre de vous rapiécer. »
« Hm. »

Déjà, il était sorti, mais pourtant, c’était quelques sourires qu’ils avaient finis par échanger. Maxence qui ne le supportait pas à la base avait apparemment fini par changer d’avis. Et honnêtement.. ça faisait du bien de parler à quelqu’un, même s’il ne s’agissait pas là d’une conversation particulièrement longue et profonde, mais au moins, c’était sans que l’un ou l’autre ne cherche la violence de quelque manière que ça soit. Disons que c’était reposant.

Derrière lui, Alec sombrait doucement dans les ombres, emporté loin de ce monde qui l'étranglait si fort, ne lui laissait plus l'occasion simple de s'en sortir.

Don't let the water drag you dawn..

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