AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 An underworld [Pv Ismaelle]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 4203
Date d'inscription : 19/02/2012
Crédits : Tumblr & moi
Double Compte : Drew A. Parker & Gwen Roberts-Moore



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1415-jeroen-van-saade
MessageSujet: An underworld [Pv Ismaelle]   Dim 6 Mai 2012 - 19:27

Le vent qui bruissait vaguement dans les feuilles, lointain, avait quelque chose d'un promesse. La forêt profilait son ombre noire au-dessous des nuages. Il bruinait légèrement, mais ici, rien de spectaculaire. Ça n’arrêtait pas Jeroen. Il faudrait des nuages noirs, un peu de foudre, un couvre-feu en pleine journée pour l’arrêter. Il aimait trop la pluie, le monde sous couverture nuageuse, mystérieux et comme limité à quelques mètres de hauteur. Le sombre, le masqué, ça lui ressemblait ; ce devait être pour ça.

Il fuyait. Un peu. Il s’en rendait compte, ça exaspérait malgré lui, mais il se connaissait ; il avait besoin d’aller respirer un peu d’air pur de temps à autre pour supporter chaque jour l’atmosphère âcre et oppressante qui sévissait au château. Les cris, les mensonges, la vie qui faisait semblant d’être, ça allait bien un moment. Toujours pareil. Il haïssait cette sensation de déjà-vu, de répétition qui pourrait finir par avoir raison de lui. En plus, il avait dans la tête des images de la volière, qui revenaient par flash, l’empêchaient de dormir, au point que parfois il se sentait pris de vertiges à se tenir debout à même le sol. Bientôt, les feuillages masqueront la haute tour pour lui laisser, peut-être, un peu de répit. Il serait presque tenté de haïr un peu Candice pour ça. Mais ce ne serait pas sérieux.

Il secoua ses cheveux humides, passa sa main pour les coiffer comme il put. Seules quelques présences dans les ombres pourront le voir, mais il n’aimait pas la sensation des cheveux collés contre son front et sa nuque. Il inspira les odeurs de terre humide en ralentissant le pas. Il n’avait pas besoin de courir pour rejoindre l’orée de la forêt, elle se profilait déjà. Non loin, la cabane du garde-chasse présentait le dernier rempart à sa visite en territoires hostiles. Quelques élèves se promenaient dans le parc et l'observèrent un instant, solitaire dans l’herbe verte. Il n’attendit pas qu’on l’arrête, et s’engagea sous le couvert des arbres. Officiellement, il dira qu’il était là pour s’entrainer avec quelques sorts impardonnables encore difficiles à maitriser parfaitement – ou plutôt, qu’il refusait de maitriser. Avec de la bonne volonté, il pourrait déjà utiliser les trois sans problèmes. Il ne pourra plus faire semblant de faire des efforts très longtemps ; et d’ailleurs ça l’aiderait dans ses plans, de connaitre aussi le sort d’Impérium et de mort… Mais pas aujourd’hui. Aujourd'hui il avait juste besoin de s’isoler dans les galeries de la forêt interdite, de pouvoir lâcher prise en paix.

La pression atmosphérique augmenta comme sous des nuages chargés d’électricité. Les feuilles bruissaient, mais de manière vague, omniprésente. Un sourire se dessina sur le visage du serpentard. La pluie s’était arrêtée à partir de la frontière. Il était enfin hors du monde. Les troncs dessinaient de nouveaux murs, inanimés. A ce stade il n’y avait pas encore d’animaux, et il était encore trop proche de la ligne des arbres pour être avalé. Il n’avait pas peur d’être avalé. Il était déjà allé dans la forêt interdite et il en était toujours revenu. Ça avait toujours été la même chose, avec chaque endroit où il avait pu aller ; l’Allée des Embrumes, le bureau du directeur... A présent l’endroit le plus dangereux était Poudlard lui-même. Il en ressortait chaque jour en vie. Quelques bestioles ne le tueront pas.

D’ailleurs cela faisait longtemps qu’il n’était pas allé les voir, les bestioles de la forêt. Les sombrals, les centaures... Ils avaient dû fuir, s'écarter de la communauté sorcière ces derniers temps. Mais les carnivores, eux, ne devaient pas avoir fui bien loin ; des élèves tentaient encore de fuir, le jeune homme en était certain, ça faisait de la chair fraiche de temps à autre. C’est triste, cette capacité à se jeter dans la gueule d’un loup ou d’un chien à cœur, juste pour fuir les crocs de quelques monstres à visages humains. Il inspira à nouveau les fragrances de terre, de mousses ; quelques gouttes perlèrent depuis les feuilles hautes. Au fur et à mesure qu’il avançait, le toit végétal montait et se resserrait en des mailles inextricables. La lumière baissait. Le bruit de ses pas était à présent le seul son qui brisait encore le silence. Il s’arrêta dans un petit creux au milieu des troncs presque morts, lança son patronus. Le petit animal apparut et fit quelques pas dans les morceaux de mousses, secoua sa petite masse. Jeroen se rappela l’odeur musquée de son père. Il pensait que c’était de là que venait la forme de son patronus. D’un idéal paternel, de son odeur un peu animale. Il se demandait ce que penserait son père en le voyant aujourd’hui. Il essaiera d’envoyer un hibou, un de ces jours, juste pour savoir s’ils étaient encore en vie, de l’autre côté, ce qu'ils devenaient et si sa petite sœur allait bien…

Ces derniers temps il flanchait un peu. Il faudrait qu’il arrive à avoir une nuit convenable et un court répit dans sa mascarade pour qu’il reprenne possession de ses moyens. Peut-être même que sa courte fuite dans les sous-bois suffira à lui faire reprendre pied. Il s’assit sur une énorme racine qui s’échappait du sol, secoua à nouveau ses cheveux pour effacer les dernières gouttes de pluie. Son chevrotain tirait ses oreilles en arrière, une patte en suspens au dessus de la terre où il ne laissait aucune empreinte, aux aguets. Il devait y avoir des présences dans les ombres. Jeroen observa les environs, humant encore les odeurs, capta un léger courant d’air dans la direction du château. Il n’était pas allé très loin, on voyait encore la lumière entre deux rangées d’arbres ; s’il y avait un animal, il arriverait de face. Il serra sa baguette dans sa main en guettant, tandis que son patronus s’évanouit. Lorsqu'il entendit un son, derrière lui, il se retourna rapidement et aperçut la silhouette humaine d’une femme. Il prit quelques secondes pour retrouver son visage ; la garde-chasse, et son professeur de Soins aux créatures magiques. Il n'y avait aucun danger, mais l’isolement avait été de courte durée. Il se redressa sur sa racine pour la saluer.

    - Professeur…

Il sourit légèrement en inclinant la tête, presque sympathique. Mais intérieurement, il n'était pas d’humeur à se faire crier dessus parce qu’il n’avait rien à faire là. Le professeur Stoneheaven n’était pas de ce genre, pas comme Wilbott ou d'autres Supérieurs dont elle ne faisait pas partie, mais il préférerait ne pas même se faire un peu réprimander. Il la quitta rapidement du regard et embrassa les alentours d’un coup d’œil.

    - C’est silencieux aujourd’hui, n’est-ce pas ?

Juste un regard en coin. Il l'observait sans lâcher sa baguette, la légère vibration se faisait ressentir dans sa paume. Le silence qui les environnait avait quelque chose de falsifié. Pourtant il n'avait pas l'air sur ses gardes. Il soupira avec un sourire serein.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7861
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: An underworld [Pv Ismaelle]   Lun 7 Mai 2012 - 17:39

Une discussion tout ce qu'il y a de plus banale, je crois que c'est exactement ce dont nous avions besoin tous les deux. Je ne prétends pas connaître Kyle sur le bout des doigts, et je n'ai pas la prétention de savoir ce qu'il se passe dans sa tête mais … disons que je suis au courant de certaines choses, j'en observe d'autres, et ça aide à mieux comprendre les gens. Je sais qu'il est un garçon plutôt discret, qui n'aime pas se donner en spectacle et parler de lui. J'accepte ça, et je m'adapte. Tout le monde à ses petits secrets après tout, et moi la première depuis quelques temps. Je ne sais pas encore si je réalise vraiment ce qu'il m'arrive, je ne crois pas. C'est tellement plus simple de vivre dans le déni, mais pourtant, les mots ont été prononcé et je ne peux pas les oublier ni même en faire abstraction. Je suis enceinte. Là, dans mon ventre, un petit être se développe. Une part de moi l'aime déjà, je ne peux pas le renier, mais l'autre … Il n'est pas le fruit de l'amour mais celui de la peur, d'un sentiment de trahison. Le fruit d'un viol, ni plus, ni moins. Malgré tout ça, je suis totalement incapable de prendre une décision. Le garder, ne pas le garder, qu'est ce que je dois faire ? Qu'est ce que j'ai envie de faire ? Je crois que j'ai juste besoin de quelques jours encore, pour tourner et retourner la question dans ma tête. Peut être qu'en me confiant, en discutant de ça avec quelqu'un j'y verrai plus clair, oui, mais avec qui ? Avec Kyle qui est là devant moi entrain de brosser Fly tranquillement ? Non, évidemment que non. Je ne le sous-estime pas, seulement que peut-il réellement comprendre d'une situation telle que celle ci ? Comment un garçon de 18 ans pourrait m'aider à y voir plus clair ? D'autant plus que je me vois très mal lui avouer toute la vérité. Y compris et surtout pas la partie qui inclus un Lycanthrope. Même si lui et Enzo ne sont plus ensemble, je n'ai pas envie qu'il ne voit en lui que l'image d'un monstre capable d'une telle atrocité puisque le cas de Jakob n'est absolument pas une généralité. Je ne comprends toujours pas ce qui a bien pu se passer dans sa tête, si c'était prémédité ou pas, et je sais que les Loups peuvent perdre le contrôle parfois mais je ne peux pas concevoir d'en arriver jusque là. Je ne peux pas. Il était sous sa forme humaine, et juste avant il avait le contrôle donc ça n'est pas un problème du au Tue-Loup. C'est juste lui, en tant qu'être vivant et non pas en tant que Lycan. Taylor n'est pas un bon exemple non plus mais je ne peux pas ranger des enfants comme Ever et Enzo dans la même catégorie que ces deux hommes qui ont fait de ma vie un enfer.

Pourtant je souris, comme toujours. Je fais comme si tout allait bien parce que dans le fond, je ne peux pas m'empêcher de me dire que ça pourrait être pire. C'est comme ça qu'on continue d'avancer je crois, et puis une journée de répit, j'estime l'avoir mérité. C'est ça pour moi le répit : Discuter avec un jeune garçon que j'apprécie, m'occuper de mes créatures, avoir mon chien près de moi.

J'ignore combien de temps on a pu discuter comme ça, mais lorsque les nuages ont grossi, et noircit, quand la pluie a commencé à tomber et nous a surpris, je lui ai proposé de rentrer à l'intérieur de ma cabane s'il le souhaitait, pour se mettre à l'abri et continuer de parler s'il le souhaitait. Il a poliment refusé mon invitation, m'indiquant qu'il allait rentrer au château. Je n'ai pas insisté.

« Très bien, rentre vite alors. C'est pas une tenu pour sortir sous la pluie ça jeune homme. »

Et je vais éviter de te rappeler que tu n'as plus un Loup Garou en libre service pour te servir de chauffage d'appoint. D'ailleurs, je ferai mieux de suivre mes propres conseils et ne pas penser aux Loup Garous de cette école. Enzo d'accord, en le voyant comme un simple adolescent, mais pas les autres. Bref, je l'ai regardé s'éloigner puis j'ai libéré Fly qui s'est empressé de rejoindre sa mère pour se cacher sous son aile. Cette vision m'a fait sourire et sans m'en rendre compte, j'ai posé ma main sur mon ventre. C'est Fenrir qui m'a sorti de ma rêverie en aboyant. Un signal d'alarme ? Sans aucun doute. Je commençais à être trempée mais l'attention de mon chien était focalisée sur la Forêt Interdite. Je l'ai suivi, par instinct, puisque jusqu'ici si Fenrir oubliait parfois de me prévenir en cas d'arrivée ne représentant aucun danger la plus part du temps, il n'avait jamais failli dans son rôle de gardien. Quelque chose avait attiré son attention, et j'étais déterminé à comprendre ce que cela pouvait bien être. Dès l'instant où j'ai franchit la limite de l'orée de la Forêt, la pluie a cessé de me tomber dessus. La baguette dans la main, j'avançais prudemment, en silence, ne quittant mon chien des yeux que pour m'assurer qu'aucune créature n'était en embuscade quelque part, prête à me bondir dessus. Le silence, c'est ce qui m'a frappé. D'habitude, cette partie de la Forêt regorge de vie, de cris en tout genre, de bruissement de feuille, de battement d'ailes, mais là rien. Le silence total, jusqu'à ce que je distingue une silhouette humaine non loin de là. Une silhouette que je reconnais sans trop de mal. Fenrir à mes pieds, je lui ordonne de s'asseoir. Non pas qu'il soit un danger pour les élèves mais s'il sent que les élèves, et en l'occurrence Jeroen pour le coup, sont un danger pour moi il peut se révéler être tout autre chose que la grosse peluche qu'il est la plus part du temps. Il est à moitié Loup, ce côté sauvage ressort quand la tension est palpable. Ça n'est pas le cas ici, mais on ne sait jamais.

« Professeur… »
« Bonjour Jeroen. »

Un léger sourire sur son visage si fin. Un beau jeune homme, vraiment, et n'allez pas vous faire des films, il est bien trop jeune pour moi. Je sais simplement reconnaître la beauté quand je la croise, même si bien sur tout est subjectif. Quoi qu'il en soit, Jeroen est un élève que j'apprécie, parmi tant d'autres. Il ne sort pas spécialement de la masse mais comme chacun, il a un petit quelque chose bien à lui. Je n'arrive pas toujours à savoir ce qu'il peut bien se passer dans sa tête mais est ce que ça importe vraiment ? Chacun son monde après tout, tant qu'il sait rester à sa place d'élève. Et c'est ce qu'il fait. Je n'en attends pas plus de lui.

« C’est silencieux aujourd’hui, n’est-ce pas ? »
« Oui, et ça n'est pas normal. D'habitude ça grouille de vie par ici, il doit y avoir une raison à ça et je pense qu'elle n'est pas franchement bonne. »

J'ai bien un petit doute sur la question bien qu'aucune certitude. Je pense à un prédateur. Il est vrai qu'en phase d'approche d'un prédateur, c'est souvent la cohue parmi les autres espèces. L'alarme est donnée bien rapidement et celui qui sait écouter la nature comprend bien vite ce qu'il se passe. Ce silence n'est pas naturel, et si c'est aussi calme, je pense qu'il s'agit simplement du calme après la tempête. Je ne pense pas que ça soit Jeroen qui ait attiré l'attention de Fenrir même si effectivement il n'a rien à faire ici. Je ne vais pas lui faire de reproche. Des privations de liberté, ils en ont déjà bien assez comme ça et chacun prend ses propres décisions. Il sait à quoi il s'expose en passant la barrière des arbres et en neuvième année j'estime qu'il est suffisamment au fait des risques qu'il prend et de la façon dont il pourra se sortir de telle ou telle situation.

Un signe de tête, je lui intime de venir avec moi. Je sais, je sens, que la réponse à ma question se trouve non loin de là et avec un peu de chance nous aurons l'occasion d'observer quelque chose de rare. Avec ma baguette et la sienne, je pense que nous n'avons pas grand chose à craindre. Il s'agit peut être d'un chat sauvage. Un chat sauvage … J'aurai préféré, mais là, devant nos yeux, la gueule plongée dans un Daim tout juste mort et encore fumant : Un chien à cœur. Lorsque j'ai vu ça, mon sourire s'est effacé et mon envie d'aventure avec. Un mâle, presque aussi grand qu'un cheval. Inutile d'essayer de se cacher, il nous a senti depuis bien longtemps. Avec la présence de Fenrir c'est encore pire. Il nous a senti oui, mais il a surtout du percevoir le battements de nos cœurs et personnellement, le mien bat très fort en cet instant.

« Ne bouge surtout pas. Essaie de rester calme. Plus ton cœur battra fort, plus il sera attiré vers toi. »

C'est une créature absolument magnifique, mais extrêmement rare et surtout aussi près de la lisière. D'ordinaire ils restent loin des hommes. Je dois bien avouer que l'espace d'un instant j'ai revu Jakob cette nuit là, sous sa forme animale, car sous nos yeux, c'est un gigantesque chien loup au pelage foncé qui se tient. Bien sur il est bien plus grand que les Loup-Garous du château.

« On est sur son territoire, il faut qu'on recule. Doucement. »

Sur son territoire, avec un autre carnivore, et surtout, il est entrain de manger. A sa place, je ne serai pas très heureux de cette visite. Quoi que, deux proies de plus pour le dessert … D'ailleurs il y a urgence puisqu'il vient de relever son énorme gueule ensanglanté vers nous, de faire un pas dans cette direction, tout en laissant échapper un grognement gutturale typique des créatures de ce genre là. Je ne vois qu'une seule solution pour nous sortir de là sans l'attiser encore plus et sans lui faire de mal. Un spero patronum plus tard, mon bel once s'étire dans les airs.

« Fais diversion mon beau. »

Et tandis que mon patronus s'envole en direction du chien, j'entraine Jeroen et Fenrir avec moi, vers la lisère, d'un pas plus rapide qu'à l'allée.

« Ils ne s'approchent pas aussi près d'habitude ... »

Soucieuse, je le suis. Et non je ne me suis pas transformé en Maître Yoda Rolling Eyes Je n'ai eu l'occasion de voir un Chien à Cœur qu'une seule fois dans ma vie et c'était il y a environ un an alors que je m'étais enfoncé très loin dans les profondeurs de la Forêt. Je ne pense pas qu'ils soient très nombreux mais s'ils s'approchent de plus en plus du château, ça pourrait devenir problématique.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 4203
Date d'inscription : 19/02/2012
Crédits : Tumblr & moi
Double Compte : Drew A. Parker & Gwen Roberts-Moore



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1415-jeroen-van-saade
MessageSujet: Re: An underworld [Pv Ismaelle]   Lun 7 Mai 2012 - 23:38

Bien entendu qu’elle n’était pas comme les autres professeurs aigris de l’école. Il l’appréciait en cela. Elle était sympathique, naturelle, ses cours valaient la peine de venir. Il aimait les cours de Soins aux créatures magiques. Il avait toujours apprécié les animaux, d’ailleurs. Des êtres vivants qui ne peuvent mentir, qu’on ne peut manipuler ; mais qui parfois se rapprochent tant de l’homme que la familiarité s’impose d’elle-même. Il comprend la passion qu’a son professeur, celle de Candice aussi, même s’il ne connait pas toutes les motivations. A côté d’elle, son gros chien s’assit dès qu’elle le lui ordonna. Une bestiole à l’air de grosse peluche mais un bon garde, toujours à l’affut. Tel maitre, tel chien ; le rôle de garde-chasse semblait aller si bien à cette femme qu’il ne l’aurait pas vue autre part qu’ici, dans ce rôle protecteur presque maternant. Le chien avait dû sentir l’étudiant aventureux quitter les sentiers battus du parc. Jeroen aurait bien aimé qu’il faillît à son devoir, juste cette fois-ci. Pour quelques secondes de solitude et de silence, se vider l’esprit dans la quiétude de l’étrange nuit de sous les arbres. Pourtant il ne pouvait pas se plaindre ; malgré quelques mots échangés, le silence était pesant. Non pas entre eux deux, même si pour l’instant ils étaient quelque peu à l’affût, mais tout autour, dans la forêt. C’était suffisant pour le calmer un peu, mais Jeroen ne se rendait pas tout à fait compte de ce vide-là. Il s’était habitué à tous les silences, ceux des couloirs, des salles de classe, du parc sous la brume ; hormis quelques détails atmosphériques et la menace qui semblait se promener tout autour, entre les troncs et les racines protubérantes et sombres, ça ne le gênait pas outre mesure.

Justement. Le silence surnaturel qui régnait dans la forêt interdite semblait mettre la garde-chasse sur ses gardes. Bien entendu ce n’était pas normal. Ce genre de silence était de ceux qui précèdent la venue d’une meute, d’un prédateur, de quelque chose en tout cas qui a fait fuir jusqu’aux bruissements des insectes dans la terre. Mais pour Jeroen, ce silence avait un petit quelque chose d’excitant. L’appel du danger peut-être, celui qu’on peut combattre ouvertement et d’un seul sort, la fascination pour ce silence animal qui faisait vibrer sa baguette. Elle réagissait soit à un facteur extérieur, soit à un sentiment fort en Jeroen, au début elle avait été difficile à contrôler à cause de ça. Mais maintenant, il se sentait calme, alors ce ne pouvait être ça. Néanmoins, lorsque Stoneheaven lui intima de se rapprocher d’elle, il ne rechigna pas. Il ne voulait embarquer personne dans ses lubies aux apparences suicidaires, surtout pas quelqu’un de bien. Et il se faisait suffisamment confiance à lui-même pour savoir qu’il ne se laisserait pas croquer, mais quant à offrir cette même confiance aveugle à quelqu’un d’autre… C’était trop lui en demander. Même dans les situations désespérées, il refusait qu’on l’aide, fier jusqu’au bout. Il ne voulait pas devoir la vie à une prof parce qu’il avait fait l’imbécile une fois dans sa vie. Il s’arrêta à côté d’elle sans se démonter, en bon élève obéissant, en continuant ces regards circulaires pour ne rien manquer des gestes de la forêt. Comme un enfant, il voulait voir l’animal caché dans les ombres, serrant sa baguette dans sa paume où il sentait son cœur battre. Son professeur devait être dans le même état nerveux, mais à cause de l’angoisse sûrement.

Son sourire disparut soudain. Entre les arbres apparut un chien à cœur. La stature d’un mâle, bien plus grand qu’eux, qui leur faisait face, leurs odeurs en pleine gueule. Il tenait un daim entre ses crocs, à peine mort, encore chaud. C’était une vision entre apocalypse et rêve fantastique. Un tel animal, si proche de la lisière, c’était rare, peut-être même sans précédents. Jeroen en avait déjà croisé quelques rares et courtes fois ; jamais en liberté, et surtout pas dans les environs de Poudlard. Ça expliquait l’excitation de sa baguette ; les poils qui la composaient, les poils d’une bête comme celle-là, immense et violente, devaient lui avoir donné une conscience propre. Il raffermit sa prise sur le bout de bois, lança un regard rapide à la jeune femme. Il connaissait déjà le danger qu’était soudain devenu son cœur dans sa poitrine, mais interrompre le battement, le rendre silencieux aux oreilles de l’animal, c’était peine perdue. D’autant que dans sa tête il était violemment calme, et que sa baguette résonnait avec son excitation physique. Il inspira une goulée d’air pleine de senteurs soudain d’un autre gout. Le spectacle avait quelque chose de jouissif.

    - Pas facile, professeur.

Il avisa que tandis que le sourire du professeur avait disparu de son visage, un autre sourire s’était glissé sur le sien. Un sourire légèrement conquérant et fier, digne de sa maison. C’était comme si cet animal lui appartenait tout entier, qu’il était tout entier glissé dans sa paume et que c’était grâce à lui qu’il était si puissant. C’était paradoxal. Jeroen s’échappait à lui-même en des pensées moins réfléchies qu’à l’habitude mais il décidé qu’aujourd’hui il avait le droit, dans les limites du raisonnable. Il se mordit la lèvre pour faire disparaitre son sourire, pour ne pas faire peur à sa prof ignorante de ce qui se passait dans sa tête, et recula de quelques pas. L’animal releva sa grande gueule vers eux, et cracha son mécontentement quant à l’intrusion des trois individus sur son nouveau territoire conquis. Le danger était palpable, omniprésent. Captivant.

Stoneheaven lança son patronus dans sa direction pour faire diversion. C’était un peu futile et désespéré. Le cœur de son félin magique ne pouvait battre assez pour attirer le chien à cœur si celui-ci voulait vraiment quelques compléments à son festin. Jeroen hésita à l’accompagner tout de même dans sa démarche, mais finit par se résigner. Il avait déjà quelques autres sorts sur le bout des lèvres. Ils n’étaient pas tous très moraux, ni tous de son niveau, mais il voulait tout de même avoir le champ libre si vraiment ils se trouvaient en danger de mort imminente. Même si abattre un animal d’une telle prestance, au fond, lui ferait sincèrement mal au cœur… C’était mieux que la garde-chasse et lui dans son estomac, non ?

Il suivit la garde chasse qui les entrainait d’un pas rapide vers la bordure de la forêt, seul lieu où ils pouvaient espérer être à l’abri. Il ne cessait de lancer des regards en arrière sur l’énorme masse poilue qui les suivait de son regard mauvais. Il avançait presque à reculons malgré sa conscience qui lui criait qu’il était un peu fou d’avoir envie de se coller entre les poils de la bête comme à un simple toutou… Un tronc masqua la vision l’espace d’un instant.

    - Il est magnifique. Si proche…

Sincèrement admiratif. Il n’avait pas besoin de cacher ça avec une femme qui vivait avec les bêtes. Ça le changeait des animaux pacifiques qu’ils voyaient et étudiaient en cours, et il n’allait pas s’en plaindre. Il ralentit à peine pour ne pas lâcher les yeux bestiaux du regard. Il sentait la tension de son professeur, mais c’était trop tentant. Il ralentit clairement lorsqu’il sentit qu’une distance raisonnable s’était installée entre la bête et ses éventuelles proies, eux en l’occurrence, sa baguette armée dans sa paume. Physiquement, il aurait pu courir encore un marathon, mais il venait de laisser s’échapper une occasion en or de se mesurer – pas forcément physiquement – à un animal hors norme. Il n’en laissa rien paraitre. C’était débile et suicidaire, elle le prendrait pour plus fou qu’il ne l’était.

Ils devaient avoir dépassé les limites de ce que le chien à cœur estimait son territoire. Du moins ne l’avaient-ils pas aux trousses, et ce n’était pas plus mal. Jeroen gardait sa baguette encore vibrante dans sa main, par précaution, mais les yeux du semi-loup avaient disparu. Il se tourna vers le professeur Stoneheaven.

    - Je trouve ça grisant. Mais j’imagine que c’est bizarre.

Il sourit en passant sa main dans ses cheveux en bataille. Puis il lança un nouveau regard en arrière.

    - Il faut croire qu’il y a du gibier dans les environs en ce moment…

Une affirmation à peine affligée. Il pensait bien entendu à quelques élèves tentant de fuir. Ça mourrait dans chaque couloir du château ; mais, mangé par une bête sauvage affamée, on était tout aussi mort. Il ne laissa rien transparaitre mais au fond ça semblait tellement normal qu’il n’en avait plus rien à faire. Qu’ils eussent pu eux aussi faire un bon festin n’était plus une angoisse qui avait raison d’être. La bête était magnifique. Voilà tout ce qui comptait à ses yeux... Pourtant il se rappela vite au sens des réalités. Le danger n’avait pas disparu, il n'était pas seul avec sa joie décalée et ils n’avaient pas encore atteint les bordures des arbres.

    - Vous allez bien ?

Il était de presque dix ans son cadet, et c’était son professeur, normalement « habituée » à ce genre de situation, mais il devinait que c’était absolument exceptionnel. Même la garde-chasse n’avait pas réagi avec beaucoup d’assurance, et elle avait plus perdu son sang-froid que lui - ce n'était pas difficile en même temps, puisque ses réactions avaient été proportionnellement contradictoires à la dose de dangerosité. Complètement inconscient, objectivement. Il frotta de nouveau ses cheveux alors qu’une goutte était tombée sur son crâne. En même temps, de l'animation, de la nouveauté dans ce monde fou, ça avait toujours un gout d'inespéré...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7861
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: An underworld [Pv Ismaelle]   Mar 8 Mai 2012 - 14:53

Est ce que seulement un mois plus tôt j'aurai réagit de cette façon ? Je n'en suis pas sure … Ca n'était pas vraiment de la peur mais plus un excès de prudence. Je n'ai pas perdu mon sang-froid, ça n'a jamais été dans mes haibtudes même il y a quelques temps je m'acharnais sur Taylor comme une furie. Après le calvaire qu'il me fait subir, j'estime qu'avoir craqué comme ça n'était pas si dramatique que ça. Je reste humaine, et comme tout le monde, j'ai des moments de faiblesses. Et si Maxence n'était pas arrivé, qu'est ce qu'il se serait passé ? Je l'aurai probablement tué. Je sais qu'il a fait ça pour mon bien, pour ne pas que j'ai la mort de ce type sur la conscience parce que oui j'aurai culpabilisé mais aujourd'hui il m'arrive de regretter. Je regrette parfois de ne pas avoir pu aller jusqu'au bout. La terre serait débarrassé de lui. Je serai débarrassée de lui. Enzo serait débarrassé de lui. Tout le monde s'en porterait mieux. Seulement je ne suis pas une meurtrière et Max l'a bien compris. Je l'ai remercié, pour tout un tas de choses, pour avoir voulu me préserver mais, oui, j'aurai toujours une part de regrets en moi malgré tout. Les Loups me font peur désormais, mais paradoxalement, il s'agit plus d'une crainte envers leur partie humaine alors certes ce Chien à Cœur m'a rappelé Jakob l'espace d'une seconde mais j'ai ressenti au fond de moi comme une certitude : Ils ne se ressemblent pas. Cette créature veut simplement défendre son butin et manger en paix ce daim qui a vu sacrifier sa vie pour celle du Chien. C'est la loi de la nature, la chaine alimentaire. C'est comme ça. Si j'ai reculé de cette façon, si j'ai envoyé mon patronus s'agiter sous le nez de ce molosse pour faire diversion, c'est parce que désormais je ne suis plus seule. Je me suis senti responsable de Jeroen, certes, et de Fenrir aussi, mais plus fort que ça encore, j'ai eu peur pour la vie qui prend forme en moi et c'est une sensation vraiment effrayante. Petite, aucun cœur ne voulait battre pour moi, pas même le mien, pas non plus le premier qu'on m'a greffé. Grâce à Emily qui m'a fait don du sien je peux désormais vivre normalement depuis des années mais aujourd'hui … Je n'ai plus un cœur qui bat en moi, et deux. Et ça, manifestement ça change toute la donne.

Fut un temps, pas si lointain encore, j'aurai probablement été comme une gamine devant cette beauté de la nature. Une partie de moi l'était d'ailleurs, un peu comme Jeroen que j'ai vu sourire en tournant légèrement attention vers lui. Ça ne m'a pas choqué, parce que parfois l'adrénaline fait s'envoler toute la peur ou presque. De l'inconscience ? Peut être un peu, mais à mon sens on ne peut pas rester insensible aux charmes de cette merveille et de tant d'autre. Seulement lui ne peut pas comprendre et je ne peux pas le blâmer pour ça, mais rester ici, face à ce Chien en plein repas et près à défendre sa nourriture, c'était clairement impossible pour moi. Je ne voulais pas prendre le risque d'en arriver à des extrêmes où il aurait fallut employer la magie contre la créature pour sauver nos vies. C'est quelque chose que je répugne à faire en toutes circonstances, user de magie sur eux. Je le fais le moins possible, préférant m'occuper d'eux comme le commun des mortels. Après tout, si Merlin nous a donné des mains, c'est pour nous en servir. Je suis née parmi les Moldus, peut être que ça vient de là aussi d'une certaine façon. J'ai été élevé comme ça, j'ai appris qu'on doit s'en sortir par soit même, faire ses preuves et que tout ne doit pas nous tomber tout cuit dans le bec contrairement à ce qu'en pense certains au sein de ce château, de cette prison, et même ailleurs. Poudlard n'était pas encore pris en otage lorsque j'ai vu cette famille de Non-Magicien se faire décimer par des Sorciers se pensant probablement au dessus de tout. Ce jour là, j'ai tiré un trait sur la magie et décidé de m'engager dans l'armée. L'armée Moldue, les casques bleus plus exactement, et je ne regrette pas cette décision même si aujourd'hui cette page est tournée.

Je me suis tournée de nouveau vers le monde de la magie parce que, que je le veuille ou non, c'est à lui que j'appartiens. Mais ne peut-on pas appartenir aux deux ? Selon certains, la réponse est clairement négative. Pour ma part, j'avais jusqu'ici tendance à vivre au jour le jour, à ne pas trop me poser de questions. Est ce que ça aussi ça va changer désormais ? Je ne suis plus la même. Je ne le serai plus jamais, peu importe la décision que je finirai par prendre concernant ce qu'il m'arrive en ce moment même si je crois qu'au fond de moi, elle est déjà prise, et ce depuis le début.

« Il est magnifique. Si proche… »
« Pas certaine que tu l'aurais trouvé si magnifique s'il avait été plus proche encore mais oui, il est magnifique je suis d'accord. »

Comment ne pas l'être ? De puissantes pattes charbonnées, des yeux et un regard d'une profondeur abyssale, la puissance et la sauvagerie à l'état pur, brutes. Peut être que s'il ne nous avait pas perçu, j'aurai permis à Jeroen de rester l'observer et j'en aurai fait de même mais malgré la tentation de rester en compagnie d'une telle créature si rare, la raison l'a emporté et nous voilà hors de sa portée, près de la lisière, un pas plus tranquille malgré les sens qui restent en éveil et les baguettes toujours présentent dans sa main comme dans la miennes.

« Je trouve ça grisant. Mais j’imagine que c’est bizarre. »

Je le regarde, l'observe se passer la main dans les cheveux, sans expression particulière alors que lui se retient pour ne pas sourire. Grisant. Oui, c'est certain, mais encore une fois c'est comme si je n'étais plus en mesure de ressentir ce genre d'émotions depuis que … depuis que l'instinct maternel et protecteur se fraie un chemin en moi sans que je ne puisse le bloquer. Et ça me terrorise à un point inimaginable.

« Il faut croire qu’il y a du gibier dans les environs en ce moment… »
« Pas plus que d'habitude pourtant, c'est bien ce qui m'inquiète. »

Non pas que je m'inquète outre mesure puisque des créatures dangereuses la Forêt en est peuplée. Un Hippogriffe, un Sombral, même un Abraxan, peuvent largement devenir des menaces d'ailleurs. Ils en ont les moyens mais pas nécessairement le caractère. Ce sont des créatures qui peuvent vivres en harmonie avec l'homme contrairement à une Accromentule par exemple. Celles ci ne sont pas rares, il m'arrive d'en voir fréquemment, seulement les Chiens à Cœur c'est tout autre chose. Ce sont des animaux discrets, qui fuient l'être humain et aiment la tranquillité de la profondeur des bois, là où personne ne va jamais. Pourquoi est ce qu'il est venu jusqu'ici ? Est ce qu'on l'y a poussé ? Est ce que la Forêt se vide de proies ce qui poussent les prédateurs à se rendre là où elles sont le plus nombreuses ? Tout ça est plausible mais malgré tout je n'y crois pas. Peut être n'ais-je simplement pas envie d'y croire, tout simplement.

« Vous allez bien ? »
« Pardon ? »

Je me rends compte que j'ai du partir loin dans mes pensées. Le jeune Serpentard m'en a tiré, m'a fait redescendre sur terre. Est ce que je vais bien ? Bonne question. Question à laquelle je suis incapable de répondre et pourtant ...

« Je … Oui, merci. Ça va. Je vais juste renforcer les sortilèges de protection autour des enclos pour éviter que mes petits finissent comme ce daim même si c'est pas une si bonne chose d'agir sur l'ordre naturel des choses. »

D'autant plus que certaines créatures sont libres de leur mouvements même si elles passent le plus clair de leur temps aux enclos. On ne peut pas enfermer un Sombral ou un Hippogriffe, ils ne sont pas fait pour être privés de liberté.

Changement de sujet, ni plus, ni moins. Quelque part je m'en veux parce que je peux clairement lire comme une sorte de déception dans ses jeunes yeux. Je n'ai pas paniqué mais peut être s'attendait-il à plus d'assurance que je n'en ai montré. Je n'ai pas à me justifier, et je ne vais pas le faire mais quelque part je me sens blessée. Je ne suis pas en sucre, je suis même une femme plutôt forte mais depuis quelques temps j'ai l'impression de perdre ce côté là de moi et ça ne me plaît pas. Et quand la pluie perce à travers les arbres qui se font plus rares à mesure que nous avançons, je ferme les yeux et laisse les gouttes ruisseler sur mon visage, comme si elles pouvaient m'apporter un peu de réconfort.

« Tu sais, je repense à ce que tu as dit tout à l'heure, sur le fait que tu ais trouvé ça grisant, et que ça peut paraître bizarre. Ça l'ait, mais c'est compréhensible. L'adrénaline, certaines personnes en ont besoin. D'autres voient les choses d'un œil plus … prudent. »

Et puis parfois ...

« Parfois on n'a pas le choix. »

Parce que la nature s'en mêle et envoie des signaux qu'on ne peut pas ignorer mais ça je ne peux pas te demander de le comprendre. Je ne suis d'ailleurs pas vraiment certaine de le comprendre moi même. Un sourire, vite, et un air plus serein.

« J'ai l'habitude des casse-cou, mais s'il te plaît, évite de risquer ta vie en allant le titiller d'un peu trop près. Et même si ça peut te paraître étrange, je m'inquiète pour vous deux. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. A lui non plus. »

S'il s'en prend à toi, tu seras obligé de riposter ou quelqu'un le fera pour toi et pour moi la vie humaine n'a pas plus de valeur que la vie d'autres espèces. Nous n'en sommes qu'une parmi des milliers, alors pourquoi se sentir supérieur ? La supériorité, encore et toujours. A croire qu'on ne peut pas en réchapper.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 4203
Date d'inscription : 19/02/2012
Crédits : Tumblr & moi
Double Compte : Drew A. Parker & Gwen Roberts-Moore



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1415-jeroen-van-saade
MessageSujet: Re: An underworld [Pv Ismaelle]   Dim 13 Mai 2012 - 14:54

C’était inconscient. Vraiment. Devant le danger, vouloir s’avancer, toucher le poil du prédateur, c’était enfreindre toutes les règles de la survie en milieu hostile. Mais il ne voyait pas cela de la même manière. C’était un évènement, une montée violente d’adrénaline qui constituait une véritable bouffée d’air pur. Cette claque l’avait réveillé de la torpeur dans laquelle il risquait de tomber, à force de côtoyer les habitants du château. Il en oubliait les problèmes, la volière, il était les deux pieds sur terre à fuir un danger clairement défini. Il ne risquait pas de se faire lyncher par une centaine d’individus dans les sous-sols du château, ni même de se faire jeter du haut d’une tour par un seul. Il pouvait se défendre. Son sentiment de puissance, si jouissif pour un homme qui rêve de pouvoir, était quelque peu accentué par l’inquiétude de son professeur. Il ne savait bien entendu pas les raisons réelles de ce court instant de faiblesse de sa part. Pour lui, c’était juste une angoisse qu’il n’avait pas ressentie et ça lui suffisait pour gonfler un peu son orgueil. Malgré cela il ne méprisait pas la jeune femme le moins du monde. Il savait que rares étaient ceux qui partageaient ou rêvaient seulement de cette sensation fantastique d’être roi du monde. S’il se sentait parfois un peu supérieur, il n’allait pas cracher sur les autres parce qu’il avait toujours appris à avoir du respect pour autrui. Il n’aurait pas aimé qu’on le méprise lui pour si peu. Au-delà du plaisir qu’il tirait de la situation, il s’inquiétait un peu – et sincèrement – pour son professeur. Seul, il serait resté un moment en vu de l’animal, autant qu’il l’aurait pu, son cœur bien audible à ses oreilles. Il aurait aussi pu trouver une réponse à une question bête qu’il se posait depuis son entrée dans le monde magique : est-ce que les poils de chien à cœur, dans sa baguette, pouvaient avoir une incidence sur l’animal porteur ? Est-ce qu’il pouvait entendre l’excitation du bout de bois… Une curiosité qui l’avait pris lorsqu’il s’était rendu compte que sa baguette réagissait à ses émotions fortes. Sa rencontre avec la bête affirmait un lien, puisque le bout de chêne avait réagi non pas à ses émotions, mais à la présence d’un « frère » dans les ombres. Il demandera peut-être à son professeur lorsqu’ils seront au calme.

- Pas certaine que tu l'aurais trouvé si magnifique s'il avait été plus proche encore mais oui, il est magnifique je suis d'accord.

Il ne répondit pas. Il avait conscience que réfuter – expliquer que plus proche encore ça aurait été d’autant plus terrible qu’il aurait eu envie de lui faire face, presque de débuter un duel – ce ne serait pas très malin. Non, il refusait de blesser une telle bête. Ça lui répugnait plus que de tuer un être humain. Il aurait voulu simplement sentir qu’il avait le contrôle, qu’il pouvait faire face à un monstre sans faillir. La fragrance animale, le souffle rauque, les dents et le poil luisants… Il aimait ce prédateur. Il s’en sentait plus frère qu’avec d’autres, sans raison particulière. Si on lui avait tendu un chien à cœur encore jeune, il l’aurait adopté comme un enfant avec un brave petit toutou dans le monde moldu. Il sentit le regard de son professeur sur lui mais ne releva pas. Elle ne répondit pas. Bien entendu, ce devait être bizarre, incohérent. Ensuite elle sembla retomber dans ses pensées. L’idée que des élèves fassent un intéressant gibier ne semblait pas lui avoir effleuré l’esprit. Penser cela, aussi, c’était étrange de la part de l’élève. Un peu malsain. La garde-chasse, elle, devait chercher quelques autres raisons à cette avancée spectaculaire de l’animal vers le château, des raisons plus plausibles, moins dures à entendre. Peut-être se passait-il, au fond de la forêt, des choses qui faisaient fuir jusqu’aux gros prédateurs. Peu probable. Jeroen se dit que si c’était le cas, à moins que le phénomène soit vraiment récent, il y en aurait plus, ou la présence aurait été remarquée plus tôt.

Il la sortit de ses pensées, son regard se posa de nouveau sur terre. Elle avait le temps de réfléchir au pourquoi du comment un peu après, avec l’esprit un peu plus clair, et après avoir mis en sécurité ses protégés. Elle était soucieuse et c’était tout à fait normal. Les enclos formaient une grande assiette pour le prédateur sauvage, qui pouvait alors s’y servir comme dans un plat de frites. Les animaux des cours d’études, ceux qu’elle avait recueillis… Tout partirait en quelques lambeaux restants de viande qui n’auraient plus qu’à pourrir dans un coin. Regrettable. En cela, elle pouvait bien briser un peu la chaine alimentaire sans s’en vouloir ; l’animal n’avait rien à faire ici après tout, ce n’était pas son territoire de prédilection. Jeroen continua de marcher avec la jeune femme. Il avait dans la tête le minuscule animal qui lui servait de patronus, pendu entre les crocs du chien-loup. Une mauvaise proie, tiens, facile à attraper mais pas grand-chose à manger. Jamais un chevrotain n’irait remplacer son cousin daim dans la gueule du chien. Petite pensée bête qui lui effleura quand même l’esprit un instant. Ils atteignirent les arbres qui laissaient filtrer l’eau du ciel. La pluie recommença à tomber sur eux. Il ne prit pas garde aux gouttes qui lui tombaient dessus, ça lui importait peu, mais il ramena tout de même ses mèches en arrière pour ne pas les avoir devant les yeux.

- Tu sais, je repense à ce que tu as dit tout à l'heure, sur le fait que tu ais trouvé ça grisant, et que ça peut paraître bizarre. Ça l'ait, mais c'est compréhensible. L'adrénaline, certaines personnes en ont besoin. D'autres voient les choses d'un œil plus… prudent.

Il quitta son sourire léger, sans prendre la mine sombre pour autant, juste pour revenir à un visage plus neutre. D’un côté elle avait raison, sur le coup il avait grandement apprécié la dose d’adrénaline ; mais elle avait tord lorsqu’elle sous-entendait qu’il n’était pas prudent. Certes, faire face à un monstre de cette taille, même s’il était absolument magnifique, c’était un peu trop audacieux ; mais il était sans cesse en pleine possession de ses moyens. Il guettait toutes les choses du monde, emmagasinait une dose colossale d’informations en même temps. Il ne se lançait jamais dans quelque chose lorsqu’il sentait que ça ne passerait pas. A ce moment-là, il savait qu’il avait les réflexes pour se défendre en quatrième vitesse, et malgré sa joie de gosse devant le petit toutou il n’avait pas baissé sa garde une seule seconde. Les quelques mots qu’elle prononça, ensuite, le firent tiquer intérieurement. Parfois pas le choix d’être prudent ? Ça n’avait pas l’air de la concerner elle directement, ni même lui en tant qu’élève. Quelque chose l’avait peut-être poussée à être plus prudente qu’elle ne l’aurait été une autre fois. Il ne posa cependant pas de question et ne montra pas que ses mots l’avaient fait réagir. Au-delà de l’intérêt d’en savoir toujours plus sur tout le monde, dans ces temps troublés, la vie privée de ce professeur-là ne pourrait pas lui apporter de choses assez intéressantes à ses yeux au point qu’il pose des questions indiscrètes. D’ailleurs, elle chassa rapidement sa mine un peu sombre et reprit un air calme et serein, en même temps que son rôle de professeur. Il sourit en baissant brièvement la tête. Il se faisait un peu réprimander tout de même, calmement, et c’est sans étonnement qu’il comprit qu’elle voulait protéger les deux, l’élève et la bête. Il est vrai qu’en face à face, il y avait des fortes probabilités qu’il y ait des pertes, et elles pouvaient être des deux côtés : Jeroen pouvait se faire croquer comme il pouvait abattre son adversaire d’un seul sort. Il ne l’aurait fait qu’en urgence ; mais il est vrai que l’urgence aurait pu très vite arriver…

    - Désolé. Je comprends parfaitement ce que vous voulez dire. J’aurais tâché de ne pas lui faire du mal s’il y avait eu un problème. Et de ne pas me faire tuer non plus, par la même occasion… Mais j’essaierai de ne plus recommencer, oui.

Répondit-il, très calme et mesuré. Même s’il n’en avait pas forcément les moyens, et cela il le savait parfaitement. Il avait conscience qu’il n’aurait pas eu trente-six sorts à jeter pour se protéger contre le chien à cœur, et que ne pas lui faire de mal, même sur le coup, sans le tuer, aurait été ardu. Bien sûr, il ne l’aurait pas avoué, même si c’était évident. C’était déjà une grande victoire que de ne pas se sentir rabaissé lorsqu’il se l’avouait à lui-même. Trop fier pour ramener ses faiblesses sur le tapis.

    - Vous pensez qu’il se soit installé ici pour un moment ? Il a l’air d’avoir marqué son territoire.

Relancer la réflexion sur autre chose. D’ailleurs, pour Jeroen, ce serait intéressant que ce soit le cas, que le chien à cœur ait élu domicile juste à côté. Il pourrait revoir ce magnifique spécimen, un évènement rare dans la vie d’un sorcier… voire ils pourraient avoir de bons cours dessus. « Comment perdre une flopée d’élèves en un temps record », « survivre à l’attaque d’un chien à cœur »… Les Supérieurs seraient contents, ça réduirait les effectifs des dissidents sans peine… Mais ça restait un danger. Et si le prédateur décidait d’avancer encore, voire de dépasser le couvert des arbres, on ne sait jamais, il risquerait de se faire abattre… D’ailleurs la lumière de l’orée de la forêt commençait à apparaitre. Il se tourna de nouveau vers son professeur.

    - J’en avais déjà vu, mais jamais ici. Jamais en liberté, en fait. Et vous, vous en aviez déjà rencontré d’aussi près ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7861
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: An underworld [Pv Ismaelle]   Mar 22 Mai 2012 - 12:29

Quand on est enfant on s'imagine tout un tas de chose, on se fait des plans dans sa tête et on pense à ce dont l'avenir pourra bien être fait. J'ai passé les premières années de ma vie cloitrée dans un hôpital et même s'il m'ait arrivé de perdre totalement espoir, je n'ai pourtant pas dérogé à la règle. Petite fille j'avais des rêves, comme tous les enfants du monde. A vrai dire je ne m'en souviens pas vraiment mais tout ce que je sais c'est qu'ils ne ressemblaient en rien à ce que peut être ma vie maintenant. A 27 ans, je ne me visualisais bien sur pas prisonnière d'une école de magie, enceinte d'un Loup Garou ni même Professeur. Je n'avais même pas conscience de ce que j'étais alors comment pouvoir penser ne serait-ce qu'une seule seconde que la Magie elle même pouvait bien exister ? Non j'imagine que je me voyais plutôt mariée, avec des enfants, dans une belle maison de pierre sur les côtes irlandaises. Mon mari aurait été peut être Docteur ou quelque chose comme ça ? Tout ce dont je me rappelle c'est que déjà à l'époque je voulais un animal par dessus tout, et regardez moi aujourd'hui : J'ai un magnifique chien-loup adorable et protecteur sans parler de toutes les autres créatures qui m'entourent quotidiennement. Ma vie ne ressemble peut être pas à des rêves de petites filles et oui bien sur j'aimerai si je le pouvais en changer certains points mais … J'aime ce que je fais, j'aime l'endroit dans lequel je vis même si ces hommes qui se qualifient eux même de Supérieurs gâchent le paysage. J'aime enseigner et observer la réaction des plus jeunes lorsqu'ils découvrent un Hippogriffe pour la première fois. J'aime mes élèves, j'aime transmettre. J'aime la vie et je ne laisserai personne, rien ni personne, me laisser douter de ça. Pas même Taylor. Pas même Jakob. Rien, ni personne.

Je suis Ismaelle Luna Stoneheaven. Je suis fille unique mais j'ai grandi dans une grande famille. Mes parents m'ont inculqué le devoir d'être une bonne personne, d'être là pour ceux qui en ont besoin et de faire ce qu'on pense être juste, toujours. Être fidèle à soi même sans faire le mal. Ce Chien-à-Coeur ne m'effraie pas, en réalité je l'admire, je l'envie. J'aimerai parfois être l'une de ces créatures qui ne dépendent de personne, être libre de mes pensées, de mes mouvements. Vivre à l'état sauvage, comme … un Loup ? Ceux que je crains tiennent plus de l'Homme que de l'Animal et quand bien même l'Animal prend le dessus, c'est qu'il a été pourri par l'Homme. Cette créature elle, est pure. Elle ne respire que dans un seul but : Survivre. C'est une survivante, un maillon fort de la chaine alimentaire. Je suis aussi une survivante, je veux vivre et ne plus passer mon temps à avoir peur de mon ombre. Je vais être mère, et malgré les doutes, la peur, je sais que je serai désormais prête à tout pour sauver cette vie, aussi jeune soit-elle, qui grandit en moi.

« Désolé. Je comprends parfaitement ce que vous voulez dire. J’aurais tâché de ne pas lui faire du mal s’il y avait eu un problème. Et de ne pas me faire tuer non plus, par la même occasion… Mais j’essaierai de ne plus recommencer, oui. »

Du vent ou bien des paroles sincères ? Quoi qu’il en soit c’est un sourire sur mon visage qui accueille ses mots. Je n’ai jamais été du genre Professeur autoritaire qui fait régner la terreur dans son cours, comme pouvait l’être Baltazar par exemple. Comme Cudrow ou Wilbott également. Mon truc à moi c’est la pédagogie et bien sur il m’arrive de hausser le ton mais jamais à outrance. Ça ne fait pas de moi un Prof meilleur que les autres, simplement chacun à sa manière de fonctionner et me faire détester de mes élèves en me plaçant au dessus d’eux, ça ne m’intéresse pas. Jeroen était calme lui, alors pourquoi est ce que je me serai énervé ? Rien de grave ou d’irréparable ne s’était passé et déjà mon Patronus revenait tranquillement. Le Chien-à-Cœur avait du emmener la carcasse au plus profond des bois, agacé par cette créature lumineuse et intouchable. Nous étions en sécurité, les oiseaux recommençaient même à chanter malgré la pluie qui perçait au travers des cimes. Un peu plus loin on pouvait déjà apercevoir la silhouette imposante du château entre les troncs.

« Vous pensez qu’il se soit installé ici pour un moment ? Il a l’air d’avoir marqué son territoire. »

Avoue le, tu aimerais bien n’est ce pas ?

« J'en doute, c'est vraiment pas dans leurs habitudes de sortir du cœurs des bois. Peut être un spécimen plus curieux que les autres. Je l’espère pour lui en tout cas. »

Oui je l’espère sincèrement parce que je ne pense pas que tout le monde sera d’accord avec le fait de partager notre espace vital avec un prédateur tel que celui ci. Même si évidemment, la survie des élèves et autres personnes quelconques n’intéresse pas franchement les Supérieurs.

« J’en avais déjà vu, mais jamais ici. Jamais en liberté, en fait. Et vous, vous en aviez déjà rencontré d’aussi près ? »
« D'aussi près, non, mais l'année dernière j'ai eu affaire assez loin de la lisière pour en croiser un. Il devait être à peu près aussi impressionnant que celui ci mais il n'en avait pas grand chose à faire de moi. On dit qu'ils sont attirés par les battements de cœur de leur victime, le mien ne devait pas être à son goût j'imagine. »

Emily, à ta place je le prendrai mal. J’en plaisante mais mine de rien j’en viens à me poser des questions. Est ce que ça change quelque chose au niveau des perceptions de l’extérieur quand on porte le cœur de quelqu’un d’autre ?

« Dis le moi franchement Jeroen, si je n’avais pas été là, si je ne t’avais pas fait comprendre de me suivre, tu y serais encore n’est ce pas ? »

Une question comme une autre, sur le ton de la conversation, d’un ton calme, d’une voix posée et toujours avec le sourire. Un sourire amusé même.

« Je n’ai jamais été comme ça, ça n’a jamais été dans ma nature d’aller au devant du danger pour une quelconque envie, un besoin, d’adrénaline. Est ce que tu penses que j’ai raté, que je rate, quelque chose ? Ça vient d’où se besoin de tester comme ça ? »

Ceci n'étant absolument pas un jugement ou une quelconque manière détournée de le punir ou bien lui faire comprendre que je ne suis pas d'accord avec sa façon de faire ou de penser. J’aimerai juste comprendre, ça m’intrigue et je me dis que si jamais … Enfin peut être qu'il ou elle sera un casse-cou aussi après tout. J’ai l’habitude des casse-cou, c’est vrai. Comment ne pas l’avoir avec des gamins comme Takuma ou Enzo qui passent leur temps à faire des conneries et mettre leur vie en danger consciemment ou pas ? Ca n’est déjà pas de tout repos de s’occuper de ceux là qui ne sont même pas à moi alors si j’en rajoute un à la liste … Peut être qu’il aura mon caractère après tout ? S’il pouvait ne pas avoir celui de son père, autant être honnête, ça m’arrangerait.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 4203
Date d'inscription : 19/02/2012
Crédits : Tumblr & moi
Double Compte : Drew A. Parker & Gwen Roberts-Moore



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1415-jeroen-van-saade
MessageSujet: Re: An underworld [Pv Ismaelle]   Dim 24 Juin 2012 - 17:18

Des paroles sincères. Du moins sur le fait qu’il aurait absolument cherché à ne pas blesser l’animal, et aurait fait attention à ne pas repartir avec quelques morceaux en moins. Il essaiera de ne plus céder à la curiosité, à cet élan d’excitation qui l’avait tant attiré vers la bête ; mais il ne pouvait rien promettre. Il aimait les animaux, du monde magique comme du monde moldu. Il aimait particulièrement les prédateurs. Ils ne savaient mentir, n’en avaient pas l’intelligence. Ce n’étaient pas des adversaires de Jeroen qui auraient pu vouloir quelque chose de lui, quelque chose qui pourrait lui nuire, non. Mais leurs réactions naturelles étaient, parfois, une bonne image de celles, plus « conscientes », des êtres humains. Apprendre à faire face à une agression pure permettait de savoir réagir face à une agression plus cherchée, à aiguiser ses sens. Jeroen ne pouvait pas cracher sur de l’entrainement pour faire face au danger. En fait, si le chien s’était installé réellement dans le coin, il irait lui rendre quelques visites ; en prenant garde cette fois-ci à ne pas impliquer la garde-chasse. Elle pourrait devenir un poids mort dans son jeu de dément, non pas parce qu'elle n'aurait pas les capacités pour se défendre, mais parce qu'elle chercherait à le défendre lui.

Pourtant, elle avait raison. S’il restait dans les environs, des professeurs et des élèves tenteraient de s’en débarrasser, par crainte qu’il avance un peu plus et fasse des jardins du château son nouveau terrain de chasse ; même si cela restait relativement peu probable. Les Supérieurs, eux, n’en auraient que faire, car même une bête de cette taille ne pouvait pas faire le poids. Mais les autres organiseraient une chasse à coup sûr, et face à une foule qui se sent en danger, tenter de raisonner revient à prêcher dans le désert. Parfois les Hommes faisaient pitié au serpentard. Un mouvement de panique, et tout le monde se mettait à hurler sans connaitre la source du problème. Ils perdaient rapidement le peu de capacités de réflexion qu’ils avaient pour se jeter dans le précipice en pensant fuir la menace, comme des moutons. Son professeur sortait un peu de cette norme et c’est aussi pour cela qu’il avait du respect pour elle. Elle voyait la bête, l’être vivant, les pulsions naturelles, avant de voir le péril et de foncer tête baissée, même si le danger était bien là – mais encore diffus, surmontable. C’était cela qui était censé différencier les hommes des animaux. Et pourtant, peu d’hommes méritaient leur nom.

- Dis le moi franchement Jeroen, si je n’avais pas été là, si je ne t’avais pas fait comprendre de me suivre, tu y serais encore n’est ce pas ?

Jeroen sourit en jetant un coup d’œil à la lisière de la forêt. La réponse était évidente ; si la jeune femme ne l’avait pas poussé à s’écarter de l’animal et de son rayon d’attaque, bien entendu qu’il y serait encore, et de son plein gré. Il aurait fait face, testé sa force mentale à ne pas céder devant l’animal qui suait la menace par tous les pores, testé sa force physique et magique s’il en était venu à attaquer après avoir fini son repas encore fumant. Il ne voyait pas l’intérêt de mentir, ici. Le professeur Stoneheaven était tolérante à ce niveau, et elle demandait cela sur le ton de la conversation, non pour le réprimander ou faire une leçon de morale. Elle aurait pu le faire, il se serait de toute manière fermé à ses jugements et n’aurait pas écouté.

    - Oui. J’y serais encore. C’est le genre d’évènement duquel il est difficile de m’éloigner, d’habitude, sourit-il.

Il l’avait suivi simplement parce qu’elle se serait mis en danger pour l’emmener de force ; ou le défendre si l’animal avait fait un pas vers eux. Quelqu’un qui aurait fui sans s’intéresser à sa personne, il ne l’aurait pas suivi. Mais il n’avait aucun intérêt à mettre en danger la garde-chasse du château et le professeur de l’une des matières qu’il concevait à écouter attentivement. Même s'il avait un détachement déconcertant face à la mort des autres, il n'était pas non plus taré comme les Supérieurs ou même totalement désintéressé des gens. Surtout lorsqu'ils en valaient la peine.

- Je n’ai jamais été comme ça, ça n’a jamais été dans ma nature d’aller au devant du danger pour une quelconque envie, un besoin d’adrénaline. Est ce que tu penses que j’ai raté, que je rate, quelque chose ? Ça vient d’où se besoin de tester comme ça ?

C’était direct. Un professeur posant ce genre de question à un élève restait quelque chose d’assez inhabituel. Pourtant, cela ne le surprenait pas tant de la part de celle-ci. Jeroen lui lança un regard pour jauger ses expressions, son regard ; elle semblait réellement chercher à le comprendre, à s’expliquer ces réactions de casse-cou sûrement communes à quelques autres élèves. Pour quelqu’un pour qui ce genre de choses semble tout-à-fait naturel, une telle question semblait toujours étrange. La plupart ne répondaient même pas, pensant que l’autre ne pouvait pas décemment ne pas comprendre sans qu’on lui explique quoi que ce soit. Des imbéciles. Jeroen glissa sa baguettes dans sa ceinture, à portée de main, passa ses doigts dans ses cheveux pour remettre une mèche.

    - Je ne pense pas que l’on rate quoi que ce soit à ne pas réagir comme d’autres le font. Chacun a ses raisons de faire comme ceci ou comme cela. Comme vous dites, c’est dans la nature de chacun d’avoir ses réactions propres, et il n’y a pas toujours de bonnes ou de mauvaises réactions, juste plusieurs choix.

Il avait ses raisons. Sa fierté qui avait besoin de se regonfler un peu, en ce moment, son corps entier qui nécessitait un grand coup de fouet pour se remettre un peu en marche. D’habitude c’était surtout le besoin de se surpasser qui pouvait le menait face au danger, mais il avait bien conscience que présentement il avait surtout besoin de s’affirmer de nouveau, de se sentir en pleine possession de ses moyens. Ces derniers temps il avait perdu sa capacité à relever la tête comme si rien ne le touchait – du moins savait-il toujours faire croire cela, mais intérieurement il savait qu’il avait été marqué par l’épisode de la volière. Il ne pouvait pas expliquer cela à son professeur. Elle devrait se contenter d’explications vagues et générales, il n’en était pas à faire de telles confidences qu’il n’aurait même pas faites à ses « amis » les plus proches. Il reprit sur un ton calme et mesuré.

    - D’où ça vient… Je ne sais pas exactement. C’est physique. Peut-être que ça vient du plaisir pur de l’adrénaline, de l’alchimie de la peur parfois. Savoir qu’on a dépassé ce danger en vie, qu’on peut y faire face, ce genre de choses. Ça procure un sentiment de puissance…

Il se tut. En tentant d’expliquer globalement, il sentait qu’il en disait trop sur lui-même et il n’appréciait pas cela. Jeroen n’avait jamais aimé parler de lui-même et de ce qu’il ressentait. C’étaient ces choses qui faisaient qu’il était lui, et non pas une copie de quelqu’un d’autre. Pourtant cette position apparente de copie lui offrait bien plus qu’un sentiment de sécurité. Personne ne pouvait le connaitre réellement, hormis bien entendu sa famille et le cercle très fermé des gens auprès de qui il pouvait se confier. Ainsi on ne pouvait pas utiliser ses faiblesses contre lui-même. Il donnait tant qu’il pouvait l’illusion de quelqu’un d’infaillible et ça lui évitait bien des ennuis.

Il avait testé dernièrement ce que c’était que d’être trahi par quelqu’un qui le connaissait, qui connaissait sa plus grande faiblesse plus en détails que les autres. Candice savait à quel point il ne pouvait pas y faire face, et elle l’avait pendu au-dessus du vide en parfaite connaissance de cause. C’était dans ces moments qu’il regrettait amèrement d’avoir dit ou laissé entendre quoi que ce soit à son propos. Il n’en résultait jamais rien de bon. De plus, il n’avait jamais ressenti le réel besoin de parler de lui-même, car il se connaissait déjà bien assez et il aurait eu la sensation de se répéter. C’était plus pour cette raison qu’il se refusait à parler à son professeur, car il en savait suffisamment sur elle pour savoir qu’elle n’était pas le genre à aller nuire aux autres, même avec des raisons. Sûrement… Et puis c’était trop personnel pour le dire à un prof. Simplement.

    - Mais ça dépend des gens. Parfois c’est peut-être simplement un tempérament suicidaire qui pousse à aller si loin.

Il sourit comme pour signifier que ça ne le concernait pas. Plus il pouvait mettre de distance entre ses mots et lui-même, mieux il se sentirait. Peut-être qu’au final il avait plus de mal avec les relations humaines qu’il ne l’aurait pensé. Qu'il cherchait perpétuellement une domination mentale sur les autres par mouvement de défense, repoussant parfois les limites jusqu'à ce que ça en devienne risqué - comme il avait pu le faire avec Julian...

    - Pourquoi me posez-vous cette question ? En fait, je trouve ça inhabituel. Je pense qu’on a plus tendance à nous trouver plus normaux que les autres à ce sujet, à trouver nos réactions plus naturelles – et donc à ne pas se poser la question.

Ça le titillait un peu. Il voulait bien savoir pourquoi est-ce qu’elle semblait penser qu’on ratait quelque chose en n’étant pas quelqu’un d’autre, en n’ayant pas d’autres réactions – bien sûr qu’on manquait objectivement énormément d'un vécu différent, mais personnellement on n’en avait pas besoin ; la question perdait alors son sens. Mais, peut-être bien que son professeur recherchait, quelque part, à pouvoir se tester, mais qu’elle ne pouvait pas ou ne voulait pas l’admettre...

Finalement, après quelques minutes de marche encore, ils atteignirent la bordure de la forêt. Il pleuvait encore un peu, et le rideau des gouttes isolait le couvert des arbres de l’étendu herbeuse qui menait au château, en face, et au domaine de la garde-chasse. Il s‘arrêta avant qu’ils ne se retrouvent sous la pluie, se tourna vers elle.

    - Vous parliez d’aller sécuriser les enclos. Si vous avez besoin d’aide...

Une proposition comme ça. Il ne savait pas s’il saurait d’être d’une quelconque aide, et si elle avait prévu de s’en occuper immédiatement, mais il n’avait rien de spécial à faire, puisqu’il avait premièrement prévu de rester un moment sous le couvert des arbres pour s’isoler un peu. plus longtemps il resterait en dehors du château, mieux il se sentirait, même s’il se sentait plus calme et en possession de ses moyens, à présent.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7861
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: An underworld [Pv Ismaelle]   Mar 26 Juin 2012 - 21:13

Au moins il est honnête et répond sincèrement à mes questions. Ça n'est pas le cas de tout le monde ici, loin de là. Bien sur, chaque situation diffère et on ne peut pas toujours se permettre de répondre la vérité. Seul Maxence ici sait ce qu'il m'est arrivé, et je n'entends pas que ça change. J'aurai aimé le garder pour moi mais je n'ai pas pu. J'ai craqué, je me suis effondré dans ses bras après qu'il m'ait empêché de tuer Taylor et parfois je le regrette encore. Cet enfoiré me fout la paix mais je n'ai de toute façon pas la tête à m'occuper de lui pour le moment. Oui j'aurai préféré que Max ignore ce que Jakob m'a fait, j'aurai du pouvoir le préserver de ça mais j'ai échoué et chaque jour j'ai peur qu'il aille frapper à sa porte. Je ne veux pas qu'il prenne le moindre risque pour moi, pour ça. Quelqu'un m'a dit un jour : On ne peut pas changer le passé, les regrets ne servent à rien si ce n'est à ne pas avancer. Il n'avait pas tout à fait raison, mon père, mais à cette époque là lui comme moi ignorions tous les deux que la magie existait. J'aurai pu user d'un retourneur de temps pour revenir en arrière et changer les choses, effacer ce que cet homme, ces hommes, m'ont fait, mais je n'avais pas vraiment l'esprit capable de réfléchir avec cohérence juste après cette épreuve. Les jours ont passé, j'ai fini par … Non, je ne peux pas dire que j'ai fini par m'y faire, c'est totalement faux, ni même que je l'ai accepté parce que ça n'est pas le cas, mais j'ai décidé d'aller de l'avant, de continuer à avancer. Ça n'est pas la première épreuve que j'affronte et comme le dit si bien le dicton : Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. Ça ne m'a pas tué, je vous laisse faire la déduction. Dans les premiers temps, on ne peut pas dire que je me sois senti plus forte, bien au contraire. J'avais peur de ma propre ombre. Aujourd'hui ça n'est plus le cas. Je reprends doucement du poil de la bête et j'ai repris également les rênes de ma vie. Un jour ou l'autre, j'irai affronté Jakob mais pour le moment j'ai besoin de temps pour moi, pour me faire à l'idée que je ne suis plus seule. Et même si je me suis posé la question quand Maxence me l'a annoncé, je suis presque certaine que ma décision a été prise instantanément. Je ne peux plus me défaire de lui. Il est là, en moi, ancré au plus profond de mon cœur. C'est mon … bébé. La vie bat en mon sein, et je suis incapable de l'abandonner. J'en suis sure à présent.

Bref, lorsque j'ai posé ma question sans vraiment y réfléchir, j'ai bien lu la surprise dans les yeux du jeune garçon. Après tout, dans l'ordre normal … non, classique plutôt, des choses, ce sont les élèves qui interrogent les Professeurs et non l'inverse. Je n'ai jamais eu de tabou et si j'ai posé cette question qui l'a pris au dépourvu, je n'en ressens absolument aucune gène. Je suis quelqu'un de spontané malgré tout, et quand je ne comprends pas quelque chose ça ne me pose aucun problème de l'admettre, bien au contraire. On apprend toute sa vie, et à mon sens il n'y a aucune honte à apprendre de plus jeunes que soit. Il a pris quelques secondes pour réfléchir et retrouve sa contenance mais il a fini par me répondre alors que nous étions arrêté non loin de la lisière.

« Je ne pense pas que l’on rate quoi que ce soit à ne pas réagir comme d’autres le font. Chacun a ses raisons de faire comme ceci ou comme cela. Comme vous dites, c’est dans la nature de chacun d’avoir ses réactions propres, et il n’y a pas toujours de bonnes ou de mauvaises réactions, juste plusieurs choix. »

Je n'pense pas qu'il y ait de bonnes ou de mauvaises situations *sort*

« D’où ça vient… Je ne sais pas exactement. C’est physique. Peut-être que ça vient du plaisir pur de l’adrénaline, de l’alchimie de la peur parfois. Savoir qu’on a dépassé ce danger en vie, qu’on peut y faire face, ce genre de choses. Ça procure un sentiment de puissance… »

C'est donc ça … Néanmoins j'appréciais son discours nuancé, qui ouvrait la possibilité sur plusieurs portes. Par la même occasion j'en apprenais plus sur lui et je me suis rapidement rendu compte que ça ne lui plaisait pas. Certains pourraient penser que je l'ai manipulé, mais ça n'est pas du tout le cas. Je ne l'ai jamais forcé à me répondre, et s'il avait esquivé je ne m'en serai pas formalisée. J'aurai été déçue, c'est certains, mais ça n'était pas dans mes intentions que d'agir sournoisement pour le faire parler et qu'il s'ouvre à moi de cette façon sans s'en rendre compte.

« Mais ça dépend des gens. Parfois c’est peut-être simplement un tempérament suicidaire qui pousse à aller si loin. »

Si pendant une seconde j'ai pu avoir le moindre doute, si j'ai froncé les sourcils, son sourire m'a rapidement rassuré. Jeroen, suicidaire ? Je n'y aurai pas songé une seule seconde mais ce genre de chose bien souvent ne prévient pas pourtant. On entend régulièrement les proches de personnes ayant choisi de mettre fin à leur jour dire qu'ils ne s'y attendaient pas du tout. Parfois la souffrance ne se voit pas, pour la simple et bonne raison que certains savent très bien la cacher, se cacher. Pour lui, ça n'est pas ça et j'aurai plus tendance à penser que ses premières explications sont les plus rationnelles en ce qui le concerne. Je ne ferai aucun commentaire, j'attendais simplement une réponse et il me l'a apporté. Fin de l'histoire. Je ne suis pas du genre à insister, et j'ai tendance à facilement interpréter les signaux qui me disent qu'il est temps d'arrêter, de ne pas pousser plus loin.

« Pourquoi me posez-vous cette question ? En fait, je trouve ça inhabituel. Je pense qu’on a plus tendance à nous trouver plus normaux que les autres à ce sujet, à trouver nos réactions plus naturelles – et donc à ne pas se poser la question. »

A mon tour de sourire cette fois, à mon tour également de lui expliquer ma propre vision des choses, mon expérience. C'est un échange, pas un monologue. Je n'ai aucun problème à répondre.

« Si je te pose cette question c'est parce que je n'ai jamais été comme ça. Je n'ai jamais été du genre à prendre des risques sans réfléchir au préalable. Je pense que je suis du genre perfectionniste, voir même psychorigide parfois. J'aime que tout soit en ordre, calculé au millimètre, même si je n'ai aucun mal à gérer les situations de crise sans perdre mon sang froid pour autant. J'ai passé les premières années de ma vie enfermée dans un hôpital. Mon cœur ne fonctionnait pas normalement, je n'aurai même pas du survivre. J'ai subit pléthore d'opérations et aujourd'hui tout va bien mais je pense que ça a beaucoup joué sur mon caractère. J'aurai pu au contraire tout envoyer promener et décider de bouffer la vie sans me soucier de tout le reste mais … Je crois que je suis passé tellement de fois près de la mort étant gamine que ça m'a vacciné. Même si ça ne m'a pas empêché d'entrer dans l'armée mais bon, ça c'est un autre débat Rolling Eyes »

Et des choses stupides on en fait tous. Stupides … Je ne sais pas si ça l'était vraiment à vrai dire. Je n'ai pas l'impression d'avoir perdu mon temps pendant ces quatre années. J’ai eu au contraire l’impression d’être utile. Je n’étais pas un soldat d’élite, je n’étais pas là pour tuer ni même engrainer la guerre mais pour ramener la paix. Les casques bleus pour moi on une mission juste même si ça n’est pas l’avis de tout le monde, ce qui peut se comprendre. On a sauvé des vies, on en a pris aussi. C’est ça la guerre, deux côtés, parfois plus, qui s’affrontent. Mon but premier, et celui de toute mon unité par conséquent, était de protéger les populations civiles de la meilleure façon possible. Parfois il y a des ratés, et des pertes de tous les côtés. C’est comme ça, on apprend à s’y faire. Je ne me suis pas engagé par dépit ou par ambition suicidaire. Même si mon but était de m’éloigner du monde de la magie qui me dégoûtait profondément à l’époque, j’avais une ligne de conduite bien claire et ce combat me semblait juste, construit.

A mon sens, ce discours ne me met pas en danger. Ça n'est pas parce qu'il sait des choses sur moi qu'elles seront en mesure de me déstabiliser si jamais confrontation il doit y avoir un jour. Je ne parle pas spécialement de Jeroen, je doute me retrouver face à lui de cette façon dans l'avenir, mais que ce soit quelqu'un de bien intentionné ou pas, ça ne change rien pour moi. C'est ma vie, mon histoire, mon essence même et je n'ai aucun problème à en parler. C'est ce qui fait celle que je suis aujourd'hui, avec mes faiblesses certes, mais également avec beaucoup de forces.

« Vous parliez d’aller sécuriser les enclos. Si vous avez besoin d’aide... »
« Je te remercie, ça va aller. Je vais lancer quelques sorts basiques et le reste attendra demain matin. Je n’ai qu’une envie, aller me mettre au chaud. D’ailleurs tu devrais rentrer aussi, c’est bientôt l’heure du couvre-feu et du repas. »

J'ai bien compris que tu aimes le danger mais si je pouvais éviter d'avoir à ramasser tes morceaux demain matin autour de mes enclos ça m'arrangerait. Que ce soit le Chien-à-Coeur, les Supérieurs ou n'importe qu'elle autre créature, il y en a tout un paquet qui peuvent très bien te réduire un bouillie et je vais arrêter ce genre d'allusion sinon je vais probablement rendre mes trois derniers repas sur tes chaussures. Faut pas tenter le diable, surtout pas quand on a un polichinelle dans le tiroir qui nous file déjà la nausée tous les matins. Encore une fois, merci Jakob !

Un signe de tête vers le château signifiant : Aller, fiche le camp maintenant. Le tout agrémenté d'un nouveau sourire. Il a repris sa route et moi la mienne, Fenrir sur les talons, comme si rien ne s'était passé. J'ai effectivement lancé quelques sortilèges de protection en plus des habituels déjà présents dans un périmètre d'une cinquantaine de mètre autour de la cabane et des enclos et je me suis en chemin à mon tour. En passant devant la cabane, j'ai remarqué que les volets étaient tous fermés, ainsi que la porte, et que de la fumée s'échappait par la cheminée.

« Je ne me souvenais pas avoir fermé … Hum … Tant pis. On verra ça demain aussi. Aller mon gros, on file se sécher ! Hop ! »

Tout est de toute façon sécurisé.

▬ Fini pour moi – Fais moi signe si tu veux que je verrouille ou si tu veux rajouter quelques choses après mon post ▬
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: An underworld [Pv Ismaelle]   

Revenir en haut Aller en bas
 
An underworld [Pv Ismaelle]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [UPTOBOX] Underworld : Nouvelle ère [DVDRiP]
» [UPTOBOX] Age of Heroes [DVDRiP]
» la nuit est chaude, elle est sauvage ♫ 31.03.11 à 01h42
» KEN KELLY
» 2013 ¤ Hong Kong ¤ Ciara F. Keegan

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Poudlard & ses alentours :: Hogwarts' Outside :: La Forêt Interdite.-
Sauter vers: