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 Oh my gosh... - Jeremiah

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MessageSujet: Oh my gosh... - Jeremiah   Mer 18 Avr 2012 - 11:49

« … c’est mort ici… »

Incroyable ce que ça pouvait en effet être morne et vide quand le groupe habituel qui zonait toujours dans la salle commune n’était pas là. Aileen devait être partie bouder quelque part, déprimée puisqu’elle l’était depuis quelques jours maintenant, et ce, en particulier du fait que Takuma était sortis faire un tour avec Dakota. Elle, ça lui ferait probablement un bien fou de sortir un peu. Sovahnn, ou Keïla n’étaient pas là non plus et honnêtement… il n’y avait pas un bruit dans la salle bien studieuse et…. C’était chiant ! Jordane n’était là que depuis moins d’un mois, et si elle s’était fait pas mal de contacts, il fallait avouer que la plupart se trouvaient dans d’autres maisons que celle-ci, et qu’il y avait un certain nombre de personnes ici qu’elle ne comprenait pas bien. La conclusion de la matinée était donc simple : En ce sublime dimanche grisâtre, elle ne risquait pas de rester enfermée là avec autant de livres autour d’elle. Nan mais c’est vrai quoi, il faut arrêter avec ces trucs ! Logan leur avait donné un devoir sur les sortilèges dangereux mal utilisés pour signer son retour en tant qu’enseignant dans sa matière, mais ça n’était pas une raison pour le lui faire voyons ! Ou sinon elle lui ferait une dissertation sur le con qu’il était capable d’être avec les femmes et le fait qu’Aileen serait beaucoup mieux loin de lui une fois qu’elle se serait remise. Ah oui : et le fait qu’elle aimerait bien un minimum d’attention puisqu’elle avait passé deux mois avec lui et qu’il ne semblait pas particulièrement étonné de la voir ici. … Et que s’il l’avait oublié, elle risquait fort de l’émasculer dans son sommeil ! Oui, trop fort pour elle une fois réveillé. Quoi qu’il avait été pas mal abîmé… hum… intéressant… ! Enfin bref, c’était avec ces idées profondément crétines en tête que la jeune femme était sortie par les escaliers extérieurs, courant dans les marches pour se retrouver rapidement dans le parc où elle s’était mise à flâner, espérant croiser Tallulah ou Jayden. D’ailleurs, elle avait mal joué son coup, mais, ça, bien sûr, elle ne s’en était aperçue qu’une fois en bas et avec une flemme monstre de remonter toutes les marches jusqu’à la salle commune, mais elle aurait dû descendre avec une tenue permettant de faire un peu de sport, au moins, elle se serait un peu bougée. Remarquons d’ailleurs que pour quelqu’un qui a la flemme de monter quelques… centaines de marches, soyons gentil, le footing ne semble pas la distraction la plus évidente. Mais c’était vrai que pour quelqu’un qui s’était entraîné tous les jours pendant des mois, là, elle perdait plutôt bien son rythme. Mais il s’était passé tant de choses depuis qu’elle était arrivée qu’elle n’avait pas vraiment eu le temps de faire ce genre de choses. Ah ! En revanche, elle avait eu tout le loisir de découvrir beaucoup de choses sur chacun de ses colocataires. Le sport contre les potins et l’alcool… le choix avait été vite fait !

Laissant ses pensées dériver sur les derniers évènements, les quelques fêtes, et tout ce qu’elle avait bien pu découvrir sur tout ce qu’il se passait dans cette école, la jeune femme avait fini par apercevoir une amie en train de faire des figures assez… particulières avec son balais. Sa crinière blonde flottant dans les airs alors qu’elle virevoltait, Sovahnn semblait simplement s’éclater sur le bout de bois magique, et Jordane espérait sincèrement pour elle qu’elle maîtrisait ce qu’elle faisait, sinon elle risquait de se briser le cou. Adossée contre un arbre que devait d’ailleurs probablement la masquer à la vue de la jolie Poufsouffle, la jeune femme l’avait observé, un petit sourire aux lèvres. Elle semblait bien gérer les choses mine de rien.

Et puis, d’un coup, la grande gamine avait arrêté le balai dans sa course – manquant au passage de passer par-dessus – soudain attirée par quelque chose. Doucement, elle avait fait descendre l’instrument pour se glisser au-dessus d’une des pièces du premier étage. Intriguée, Jordane elle aussi avait fait un pas en avant, tout en lâchant un petit rire en voyant son amie passionnée par ce qu’elle voyait, et cherchant manifestement à trouver un meilleur angle pour voir ce qu’il s’y passait, et ce, sans se retrouver dans une position à moitié verticale la tête en bas…. Oui, c’était la première qu’elle avait tenté avant de changer rapidement, probablement à cause de la pression du sang dans son crâne. Absorbée par son observation, Sovahnn s’était glissée en dessous de la fenêtre, se positionnant au bout de son balai pour mieux voir, et, dans sa manœuvre, et sa filature immobile, elle n’avait pas vu Jordane passer en dessous d’elle, un petit sourire aux lèvres.

L’instant d’après, Jordane sautait pour attraper le balai quelques secondes avant de lâcher et de retomber au sol en riant alors que Sovahnn pivotait autour du manche pour se retrouver en position de paresseux, accrochée par les bras et les mollets, la tête en bas, en fixant son amie de Serdaigle avec une petite mimique assez comique, ce qui fit rire d’autant plus Jordane.

« Mais chut, atta, arrête ! Jordane ! … Aah !!!! »

Voulant faire taire son amie en posant ses mains sur sa bouche, la belle blonde s’était retenue uniquement par les jambes, étant assez basse pour tenter de bloquer les rires de Jordane, mais ça avait été sans compter sur le fait qu’en réalité… elle était moins musclée que ce qu’elle pensait ! L’instant d’après, elle s’écroulait sur la jolie rousse. Et vous savez ce que fait un balai sans cavalier ? Bah il tombe ! Les deux jeunes femmes se l’étaient donc pris sur le dos pour l’une, sur le front pour l’autre.

« Aïlle ! »
« Ah putain ! »
>« Mais c’est lourd ton truc en fait ! »
« Nan, ça c’est moi. »
« T’es con ! »

Les deux jeunes femmes s’étaient finalement démêlées et relevées en riant… enfin, avant que Sovahnn ne bloque à nouveau le fou rire, de manière un peu plus simple cette fois-ci.

« Nan nan, tais toi. Devine ce qu’il se passe dans la pièce du dessus… »
« … »

Regard interrogateur de Jordane face à une Sovahnn toute excitée et amusée qui espérait manifestement que l’autre fasse des propositions plutôt que de lui dire tout de suite ce qu’il s’y passait.

« Bah crache le morceau maintenant, tu peux pas m’laisser en plan après avoir sortis un truc pareil.. »
« T’es pas drôle. Là-haut, il y a Cudrow en train de se faire beau et de répéter des phrases devant son miroir… c’est assez comique à regarder ! »
« Nan sérieux ? Et il dit quoi ? Tu crois qu’il répète avant de voir qui ? »
« Bah si tu m’avais pas faite me crouter, j’le saurais probablement… »
« Merde ! Mais enfourche ce balai, dépêches-toi !! »

Je vous l’ais dit : les potins, c’est drôle ! Beaucoup plus que tout le reste, et surtout quand on parle de crétins en puissance que beaucoup haïssent. Ça permet de penser à autre chose, de déconner un peu et ça donne des sujets de conversation un peu moins morbides ou propices aux engueulades que d’autres. Les deux jeunes femmes s’étaient donc retrouvées sur le balai qui avait alors été … beaucoup plus dur à gérer. Après quelques embardées, quelques échecs, et quelques retours à terre, elles avaient toutes deux pu se retrouver sous la fenêtre à observer et écouter ce qu’il s’y passait. Cudrow s’était en effet fait beau comme… un Cudrow qui s’est fait beau, il était d’ailleurs en train de tester son halène, faisant les cent pas dans la pièce comme un tigre en cage. A croire qu’il finissait par devenir fou de stress. Test de propreté des dents maintenant. Les deux jeunes femmes perchées dans les airs s’étaient regardées d’un air perplexe. Et puis, enfin, quelqu’un avait semblé toqué à la porte puisque le Supérieur était allé ouvrir. Il avait discuté quelques instants avec quelqu’un que les espionnes ne pouvaient pas voir puisqu’il la masquait de son corps et avec la porte qu’il tenait de la main gauche. Et, enfin, il s’était décalé pour la laisser entrer.

« Il croit vraiment qu’il a une chance tu crois ..? »
« … C’est Cudrow j’te signale… »
« Ouais enfin… elle est canon : Il rêve là ! »
« Seren, j’crois que c’est comme ça qu’elle s’appelle. Ou sinon c’est une autre Seren… »

Quelle info..

Sovahnn avait regardé quelques instants son amie d’un air de dire que si elle n’en avait aucune idée, ça ne servait à rien de rajouter ce genre de truc. Chose à laquelle Jordane avait répondu en lui tirant la langue avant de sourire et de s’intéresser à nouveau à ce qu’il se passait. Cudrow faisait des grands sourires à la jolie blonde, passant son stress en jouant avec ses doigts, lui proposant probablement un verre avant de… se retourner vers la fenêtre et de passer du rose au.. rouge tomate alors que les deux jeunes femmes, elles, viraient au blanc accompagné des yeux écarquillés. L’instant d’après, il hurlait assez fort pour que les jeunes femmes l’entendent à travers la fenêtre fermée, il se précipitait d’abord vers elles, puis en dehors de la pièce, ignorant complètement la belle blonde, pour débouler dans le parc, accompagné de quelques autres collègues. Les deux jeunes femmes, elles, s’étaient élevées, cherchant un endroit où disparaitre, mais, déjà, ils étaient à leur poursuite, les suivant au sol en envoyant myriade de sortilèges en tout genre.

« Par là !! »
« Comment ça par là ?? Nan, Jordane arr… ah ! »

Se penchant brutalement, Jordane avait fait pivoter le balai pour le faire entrer dans une pièce à travers une fenêtre ouverte. Bizarrement, les deux jeunes femmes n’avaient pas fait trop de bruit en atterrissant dans le canapé, retombant mollement l’une contre l’autre.

« T’es tarée ? C’est une chambre de prof ça j'te signale ! »
« Nan, t’es sûre ? Ah ouais merde, t’as raison.. »
« Mais bien sûr que j’ai raison. Faut qu’on se barre de là. Imagine c’est à Wilbott ou autre.. »
« … cool… fouille les tiroirs ! »

Petit coup sur la tête de la part d’une Sovahnn pas tant paniquée que ça puisqu’elle souriait.

« Allé, remonte là-dessus, on va les semer vers la forêt et se planquer dans un des enclos d’Ismaelle ! »
« Quelle excellente idée… »
« Fous-toi d’moi.. Tu veux faire quoi ? Se planquer en haut du saule cogneur. Allez vient ! Jordane, qu’est-ce ‘tu fous ? »

Toute la conversation s’était bien évidemment faite en murmurant, et Sovahnn attendait maintenant la jolie rousse, prête à décoller, tandis que l’autre était attirée par une photo sur une table. Mais elle n’eut pas le temps de s’en approcher assez pour voir ce qui la troublait que, déjà, des bruits se faisaient entendre dans la pièce d’à côté. Alors que la clenche se faisait maltraitée, la jeune Serdaigle pris sa baguette sans vraiment y réfléchir, et balança un sort au balai qui s’envola immédiatement. Pourquoi ? Geste désespéré et complètement stupide motivé par un stress élevé et une connerie qui frôle les sommets. Bref : Sovahnn était partie, probablement beaucoup plus agile seule sur le balai, et elle… et bah elle était dans une chambre de prof, avec des Supérieurs qui ne mettraient pas beaucoup de temps à réussir à défoncer la porte : super chouette comme situation ! Sans réfléchir, elle s’était donc précipité vers la seule porte qu’elle voyait et qui ne donnait normalement pas sur les Supérieurs en crise… et donc s’était retrouvée dans une salle de bain humide et chaude dans laquelle… le prof d’elle ne savait pas quoi puisqu’elle ne l’avait pas encore vu, se trouvait, dans son bain... ça n’aurait pas été drôle sinon. Quoi qu’il aurait pu en sortir, ça aurait été encore plus incongru !

Blocage.

La main sur la clenche, les lèvres entre-ouvertes, la jeune femme avait bugué quelques secondes sur Jeremiah, ne sachant pas trop quoi faire mis à part… se dire que c’était très improbable comme situation. Mais les bruits de porte enfin ouverte, derrière elle, ne lui avaient pas permis de bloquer plus longtemps. Par réflexe, elle s’était décalée d’un pas, pour se retrouver juste derrière la porte quand celle-ci s’ouvrit violemment sur une bande de Supérieur en rage.

« VOUS AVEZ VU UNE FILLE PASSER ??? »

Hurle pas…

Jordane, derrière la porte et donc protégée de la vue de Cudrow, se mordait la lèvre en grimaçant, fixant l’enseignant avec un air implorant, persuadée qu’elle serait probablement morte d’ici peu. Ce qui, d’ailleurs, arriverais de toute façon, si son cœur voulait bien se calmer car il finirait par faire un trou dans sa poitrine à force de vouloir en sortir comme ça. Une main s’était posée sur sa baguette sans grande conviction. Elle était enfermée dans une pièce sans possibilité de fuite et avec un certain nombre d’hommes –dont un nu – qui voulaient probablement sa peau.

« Ah et désolé. Alors, vous l’avez vu ? »


Sans gène powa. En même temps, Cudrow ne devait pas apprécier d’avoir été aperçu dans un état de faiblesse évident pour une jolie femme et.. de toute manière, il faisait toujours tout un foin de pas grand-chose, et oubliait toutes les politesses élémentaires dès qu’il voulait faire payer à quelqu’un quelque chose.
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MessageSujet: Re: Oh my gosh... - Jeremiah   Ven 20 Avr 2012 - 13:21

▬ Jordanne S. Brooks & Jeremiah S. Andrews ▬




Oh My Gosh ....




Samedi soir. 20h00. La Grande Salle. Cleo vient de me quitter pour rejoindre sa Salle Commune et vaquer aux occupations d’une adolescente de 15 ans. On a diné ensemble, à la table des Gryffondor, sans que ça ne choque visiblement personne, pas même elle. Ça nous arrive de temps en temps et je dois dire que ça m’enchante réellement. Après tout, on a beaucoup de temps à rattraper elle et moi. Ça va bientôt faire un an que sa mère nous a quitté et les six premiers mois ont été … déplorables. Je me suis mal comporté, je l’ai abandonné tout en m’abandonnant moi même, mais aujourd’hui j’ai refait surface. Pour elle, évidemment, et aussi pour Marianne même si elle n’est plus là, mais également pour moi. J’ai repris goût à la vie, et à toutes ces choses, grandes ou petites, qui la façonnent. Voler, entre autre. Les « cours » que je donne en douce à Killian se passent bien même si elle est bien loin d’être au bout de ses peines. Pour Cleo, c’est pareil, même si en ce qui la concerne, on a déjà pu apercevoir les prémisses de l’animal dont elle pourra prendre la forme. Un cygne, tout comme moi. Elle en est heureuse, je le suis également. J’espère que d’ici quelques années on pourra s’envoler ensemble, partager quelque chose de plus encore. A Poudlard la vie suit son cour mais j’aimerai vraiment pouvoir quitter cet endroit. Je ne suis pas un des plus malheureux ici, j’en ai bien conscience, mais très égoïstement j’aspire tout de même à retrouver ma liberté, notre liberté. Cleo et moi n’avons absolument rien à faire ici. Notre vie est en France, et nous n’aurions jamais du quitter notre pays sur un coup de tête. Sur mon coup de tête. Je ne vis pas dans la peur constante qu’ils s’en prennent à elle mais je sais pertinemment qu’au moindre faux pas de ma part, elle sera leur moyen de pression. Alors je me tiens tranquille, jamais de vague, bien que je ne clame pas haut et fort une quelconque allégeance pour eux. Je ne suis pas de leur côté, mais je ne représente visiblement pas une menace pour eux. Tant mieux. Les choses sont ce qu’elles sont mais s’ils peuvent continuer à ne voir en moi qu’un homme brisé, fragilisé par la mort de sa femme, alors tant mieux.

J’avançais tranquillement entre les tables, retournant moi même à mes appartements, lorsque Riley m’est tombé dessus, comme … souvent, en fait. Et ça fait à présent quelques minutes que nous discutons d’un sujet qui semble la passionner contrairement à la moitié des élèves de cette école, non sur terre en fait, l’Histoire de la Magie. Un pied posé sur un banc, le coude posé sur le genou, je tente d’éclaircir les zones d’ombres dans son esprit. C’est toujours agréable de voir que certaines personnes vous écoutent encore. Je ne suis pas aveugle, ni même sourd ou simplement idiot. Je sais pertinemment que mon cours sert de sieste à une majorité, mais fort heureusement ça n’est pas le cas de tous. Il me reste encore des espoirs à fonder dans des personnes comme la jeune Serpentard, ou encore Ever. Il y a ceux qui viennent en touristes, d’autres pleins de facilités, ceux qui s’intéressent vraiment et quelques autres encore. Je ne me formalise pas, j’apprends à ceux qui veulent apprendre, les autres … Dans le fond ça n’est pas mon soucis.

« A peu de chose près, oui, c’est bien ça. »
« Mais ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi cette fascination a peu à peu disparu alors qu’elle était si présente ? »
« Là dessus, je n’ai pas vraiment d’explication Riley, mais si tu veux mon point de vue personnel, je pense que les Sorciers ont commencé à se rendre compte que ceux qui n’avaient pas de pouvoirs se montraient envieux ou terrorisés, alors ils ont préféré retourner dans l’ombre. J’en veux pour preuve les chasses aux sorcières au 14ème siècle d’ailleurs. »
« C’est triste d’en arriver là je trouve. Après tout, ça n’est de la faute de personne si on nait avec ou sans magie. »
« Je suis bien d’accord, mais l’histoire a été écrite comme ça, on ne va pas la changer. »
« Ca pourrait être amusant. »
« Je n’en suis pas certain … »
« Oui, vous avez probablement raison. Tout dépend de qui la réécrit. »
« C’est ça. »

Elle a l’air songeuse, vous savez, avec la ride du lion entre les deux yeux. Ça me fait sourire. Et puis soudain la lumière revient dans ses yeux et elle redevient la jeune fille dynamique qu’elle est la plus part du temps.

« Bon je vous laisse tranquille. Merci encore pour cette discussion Monsieur Andrews, c’était très enrichissant. Comme toujours. »
« Mais de rien. Bonne soirée Riley. »
« Merci, à vous aussi. Faites de beaux rêves. »

Shocked
Oui, comme Alec et Cameron quand Enzo a commencé à faire des câlins à la gargouille *sort*

Faites de beaux rêves … A chaque fois elle me fait le coup. Riley, j’ai 35 ans ! Arrête avec ça maintenant, ça suffit. Je crois que ça l’amuse de me choquer comme ça, de me faire du charme sans pour autant être rentre dedans comme peut l’être Seren Cobain par exemple. Non Seren, je ne suis pas gay, simplement les femmes comme toi ça me rebute totalement et je n’ai pas vraiment la tête encore prête à passer à autre chose, à quelqu’un d’autre, même si c’est simplement pour quelques heures. Chacun son truc.

Riley a donc filé aussi vite qu’elle était arrivée dans mon champ de vision quelques minutes plus tôt et j’ai repris ma route. Un samedi soir, j’aurai pu décider de faire la fête moi aussi mais je me suis contenté de prendre un bon livre et de bouquiner tranquillement sur mon canapé, au coin du feu. Un instant j’ai été tenté, mais j’ai tenu bon. Je n’ai pas bu un verre depuis des semaines et même si c’est dur, je m’y tiens. Je dois dire que je suis plutôt fier de moi. Quand ça ne va vraiment pas, je pense à Cleo, ça m’aide.

Dimanche matin. J’ai dormi comme un Prince et sans trop savoir pourquoi, j’ai envie de trainasser un peu. Je corrigerai les parchemins des premières années dans l’après midi mais en attendant … A part voler, je crois que je ne connais rien de meilleur qu’un bon bain chaud. Depuis combien de temps je suis là dedans au juste ? Aucune idée, mais tant que l’eau est chaude – ce qui en soit est ridicule puisque grâce à la magie elle peut l’être pour le restant de mes jours si je le veux – et que ma peau ne devient pas toute fripée, j’y reste. Détendu, je le suis. Non je n’ai pas de canard en plastique qui flotte dans mon bain mais de la mousse un peu partout, et des bulles, qui virevoltent un peu partout autour. Un fond de musique classique pour parfaire le tout, le bonheur. Tout est calme, tout est paisible, tranquille. Tout est … Est ce que ça vous est déjà arrivé d’ouvrir les yeux brusquement en entendant un bruit et alors que vous vous pensiez seul, vous vous retrouvez nez à nez avec … une jeune fille à la chevelure flamboyante qui ne doit pas avoir beaucoup plus que quelques années seulement que votre progénitures ? En soit ça n’est pas un drame, sauf quand vous êtes nu comme un ver et que la seule chose qui sépare ses yeux de la vue de votre corps se trouve être de la mousse. Elle ne dit rien, je suis tout aussi bloqué qu’elle alors que mes bras reposent toujours sur les rebords de la baignoire à l’exception que cette fois je ne suis plus du tout détendu. Ses yeux ne me lâchent pas, les miens ne la quittent pas non plus. C’est l’un de ses moments qui durent à peine une seconde mais qui en paraisse une éternité. Et comme si ça ne suffisait pas, j’ai entendu du bruit dans la pièce à côté. On défonçait ma porte, ni plus, ni moins. Elle s’est caché, l’instant d’après débarquaient dans la Salle d’eaux une bande de Supérieurs enragés menés par ce bon vieux Cudrow. Autant le dire, j’étais ravi. Disons que comme notion d’intimité j’ai connu mieux.

« VOUS AVEZ VU UNE FILLE PASSER ??? »

Ahum …

« Ah et désolé. Alors, vous l’avez vu ? »

Oui. Elle est actuellement cachée derrière la porte et me fixe de manière implorante. Je l’ignore royalement parce qu’au moindre regard dans sa direction vous allez vous jeter sur elle et … Je n’en ai pas la moindre envie. Aller Jeremiah, respire. Avec 10 ans de moins, t’aurai fait quoi ?

« Ah moins qu’elle ne se soit glisser dans mon bain sans que je ne m’en rende compte et qu’elle se cache sous la mousse, il ne me semble pas qu’il y ait l’ombre d’une présence autre que la mienne dans cette pièce. »

L’air détendu, je crois même que j’ai souri. Oh bien sur pas un sourire insolent ni effronté. Rien qu’un simple sourire malgré l’incongruité de cette situation embarrassante.

« Si vous permettez … »

J’aurai pu attraper ma baguette mais la surprise l’avait faite tomber sur le sol, donc oui c’est d’un signe de tête que j’ai désigné la serviette qui était étendu près de lui. Oui parce que le minimum quand on reçoit des invités c’est de se lever pour les accueillir mais là très franchement …

« Je vous en prie, Andrews, je sais à quoi ressemble un homme. »
« Peut être, mais je n’ai pas pour habitude de me montrer nu devant le ou la première qui passe. »
« Rah … Tenez. »
« Merci bien. »

A peu de chose près il me l’aurait envoyé en pleine figure mais non, je l’ai rattrapé au vol. Un collègue vraiment charmant, il n’y a rien à en redire. Décidant que je devais agir, ou en tout cas ne pas rester dans ce bain dans lequel j’étais en position de faiblesse malgré tout, j’ai pris sur moi, tachant de faire abstraction du regard de la jeune fille et … Je me suis finalement levé tout en gardant un air détaché. Pas que je sois de nature très pudique mais vous m’accorderez que ça n’a rien de très … Comment dire ? Disons que c’est un peu particulier à gérer. Bien sur je ne me suis pas baladé à poil, j’ai caché ce que je pouvais cacher en enroulant très rapidement la serviette autour de ma taille et je suis sortie du bain auprès duquel je me suis immobilisé, dégoulinant de partout. Je me disais que si je prenais le risque de ramasser ma baguette maintenant, ils pourraient interpréter ça comme une menace alors je suis resté bien tranquille dans mon coin en espérant qu’il ne la trouverait pas, qu’il ne s’attarderait pas. Pourquoi est ce qu’il l’a cherchait ? Ca n’était absolument pas mes affaires.

« Je vous le répète, il n’y a personne ici, fouillez si vous le voulez mais je pense que je m’en serai rendu compte si quelqu’un était rentré chez moi. Excepté vous, j’entends. »

Avec le bordel que vous faites, il faudrait être sourd comme un pot pour ne pas s’apercevoir de votre présence. Inutile de vous dire que j’apprécie très moyennement cette petite irruption chez moi, au demeurant.

« Soit. Séchez-vous, vous allez attraper la mort, ça serait dommage. »
« Merci pour votre sollicitude Cudrow. Messieurs. »

Un signe de tête pour chacun d’entre eux, et laissant des traces de pieds partout sur la pierre – inutile de dire que je me caillais les miches ! – je les ai gentiment raccompagné à la porte, que j’ai verrouillé manuellement, et magiquement dès l’instant où j’ai récupéré ma baguette bien entendu. Après tout, on ne se méfie pas d’un alcoolique dépressif.

« On ne va pas se mentir, c’est une situation légèrement … Délicate. Mais inutile d’en oublier les bonnes manières. Bonjour … »

Oui cette fois c’est à elle que je m’adressais. Oui, oui, toujours enroulé dans ma serviette, donc autant le dire, à moitié à poil.

« Je n’ai pas le souvenir de t’avoir déjà vu ici. Pourtant Histoire de la Magie n’est pas une option il me semble ? »

Un sourire, une main tendue.

« Jeremiah Andrews. Professeur, à mes heures perdues. A qui ais-je l’honneur de me présenter avec une serviette autour de la taille ? Problème que je devrais d’ailleurs régler rapidement si je ne veux pas prendre le risque de passer pour le pervers de service. »

Faites que Cleo ne rentre pas dans ma chambre à ce moment là, par pitié.

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MessageSujet: Re: Oh my gosh... - Jeremiah   Lun 23 Avr 2012 - 11:59

J’ai appelé ce chapitre de ma vie : le dimanche, c’est fatal.

« VOUS AVEZ VU UNE FILLE PASSER ??? »

Oui, et elle est planquée derrière la porte, oscillant entre le visage pâle de la peur et celui légèrement rosé de la.. confrontation inattendu avec un homme nu. D’ailleurs, si vous pouviez l’embarquer, ça pourrait être pas mal, cette pièce est la mienne et n’est pas ouverte le publique. Je vous prierais de refermer la porte en sortant, merci bien. Au revoir messieurs.

Ça aurait pu être la réponse que l’enseignant aurait pu apporté aux intrus si… sa porte ne s’était pas faite défoncée et qu’elle ne pourrait probablement plus refermer tant que personne ne l’aurait réparé à l’aide de magie. Ou bien, il pouvait les envoyer se faire foutre, sortir de la baignoire et… ouais, qu’à moitié chouette cette option, assez flippante et venant de l’esprit d’une personne un peu trop parano. Du calme ma pauvre Jordane voyons, il n’y a aucune raison de paniquer. Enfin presque pas quoi.

« Ah et désolé. Alors, vous l’avez vu ? »

C’est ça, insiste, très bonne idée. En attendant, Jeremiah, lui, se remettait manifestement assez difficilement de ces intrusions qu’il n’avait probablement pas vraiment vu venir. Ce qui pouvait se comprendre d’ailleurs vu que disons que lorsque l’on se détend dans un bain un dimanche matin, on ne s’attend pas forcément à voir une élève débarquer, suivie par un groupe de collègues mal lunés. Et elle aurait probablement bien bloqué si quelqu’un avait ouvert ainsi la porte de sa salle de bain alors qu’elle se trouvait en tenue d’Eve. Mais bon, là il ne s’agissait pas trop d’elle et elle ne se formalisait d’ailleurs pas de ce détail de la situation puisqu’elle s’inquiétait plus de la réaction qu’allait avoir l’enseignant face à la demande des Supérieurs. S’ils la découvraient, elle risquait de passer un quart d’heure assez déplorable, et elle ne s’était pas entraînée pendant des années pour se faire avoir d’une manière aussi débile.

La fille traumatisée qui s’est mis pour objectif d’être toujours capable de se défendre se retrouve derrière une porte à supplier du regard un homme nu de lui sauver la mise. VDM.com t’attend ma jolie.

« Ah moins qu’elle ne se soit glisser dans mon bain sans que je ne m’en rende compte et qu’elle se cache sous la mousse, il ne me semble pas qu’il y ait l’ombre d’une présence autre que la mienne dans cette pièce. »

Nan, mais elle aurait bien aimé. Ahem, pardon. Ok, cette pensée là, elle l’avait eu en entendant les paroles du prof dénudé, mais surtout, elle s’était détendue brutalement, s’empêchant de pousser un long soupir de soulagement, mais n’en pensant pas moins. Bien sûr, ça ne voulait pas dire qu’elle était sortie d’affaire, mais il ne voulait pas la dénoncer, c’était déjà pas mal. Ou sinon, il allait faire ça et finalement dire qu’elle était tout à côté, ce qui aurait été assez sadique comme truc. Mais elle doutait qu’il soit de leur côté puisqu’il s’appliquait à ne lui jeter aucun regards qui pourraient la dénoncer.

« Si vous permettez … »
« Je vous en prie, Andrews, je sais à quoi ressemble un homme. »
« Peut être, mais je n’ai pas pour habitude de me montrer nu devant le ou la première qui passe. »
« Rah … Tenez. »
« Merci bien. »

Ou bien, c’est peut être le fait qu’une femme se trouve tout à côté qui fasse qu’il n’avait aucune envie de se montrer nu. En tout cas, ça pouvait influer, mais le fait de se trouver en cette position de faiblesse face à plusieurs hommes plutôt hostiles… disons que ça justifiait largement le fait qu’il réclame la serviette. Et ce, avec ou sans sa présence. Après ça, elle était prête à parier qu’il prendrait l’habitude de poser sa serviette à côté de la baignoire et de clore sa porte même si celle du bureau l’était aussi. Et puis…. C’est quoi sa matière à lui ? Parce qu’au vu d’un physique comme ça, elle risquait fortement de devenir beaucoup plus assidue à son cours. Non, pas du tout, ça n’est pas un petit sourire et encore moins un regard qui matte assez fortement l’homme en train de sortir du bain et de se couvrir le plus possible, non non. Elle n’oserait pas voyons. Ok, elle s’amusait manifestement beaucoup de la situation et de la vue prenante qu’elle avait et ne s’en cachait pas particulièrement. Et le fait qu’il ne la regarde pas ne l’aidait pas vraiment à vouloir faire semblant de ne pas regarder. Quoi ? Nan mais sérieusement, vous n’auriez pas fait pareil vous ? Sovahnn ? Elle te béni de l’avoir laissé là. Enfin, même si c’était elle-même qui avait déclenché cet abandon et qu’elle doutait que si la belle blonde n’avait pas été prise de court, et qu’elle n’avait pas galéré à faire repartir son balai comme elle le voulait, elle serait probablement revenue la chercher. D’ailleurs, il y avait de fortes probabilités qu’elle soit revenue mais que le groupe, trop absorbé par l’étude de cette situation n’y ait pas fait attention.

« Je vous le répète, il n’y a personne ici, fouillez si vous le voulez mais je pense que je m’en serai rendu compte si quelqu’un était rentré chez moi. Excepté vous, j’entends. »

Nan nan, très mauvais décision, ne fouillez pas, il n’y a vraiment rien à voir. Enfin, à part des abdos franchement… bref bref. Quoi ? J’ai rien dit !

Sans s’en rendre compte, la jeune femme avait même fait un « non » de la tête, comme si le fait qu’elle fasse ça pouvait inciter les gens qui, de l’autre côté de la porte, ne la voyaient pas, à ne pas farfouiller dans la pièce. Un sort d’invisibilité ? C’est faisable ça ? Oui, bah, à situation désespérée, idées désespérées. Non, elle n’avait jamais réussi à appliquer ce sortilège à une personne entière et encore moins à elle mêle et, de toute manière, ça ne saurait durer que quelques minutes tout au plus, mais elle en venait à se dire que c’était peut être la seule solution qui s’offrait à elle. Ou bien se peindre aux couleurs du mur derrière ! Elle était plutôt douée dans les sortilèges informulés, alors c’était peut être faisable. Si elle arrivait à ne pas paniquer et à se concentrer. Et à gérer des sorts qu’elle n’avait jamais parfaitement exécutés de sa vie. Mais, oui, c’est faisable. Bien sûr que c’est faisable, ne partons pas défaitistes !

« Soit. Séchez-vous, vous allez attraper la mort, ça serait dommage. »

Oh putain merci !!

Bingo, amen, alleluya, halla machin truc, tout ce que vous voulez, mais : ouf ! Sans vouloir offenser qui que ce soit. Elle allait peut être s’en sortir finalement, et en ayant maté un homme qui aurait pu faire mannequin sans trop de problèmes. Et bien c’est plutôt pas mal comme début de journée. C’est peut être pour ça qu’on appelle le dimanche le jour du seigneur en fait.

« Merci pour votre sollicitude Cudrow. Messieurs. »

C’était gagné, ou du moins, ça le semblait. Cudrow et ses acolytes faisaient demi tour, accompagnés de l’enseignant, et s’étaient finalement décidés à rejoindre la porte du bureau et à s’en aller. Après un dernier regard à Jeremiah (quoi ? Après il la regarderait et elle ne pourrait plus ! Ça serait dommage de ne pas profiter de ces dernières images quand même =D Ouais bah c’est… un effet du stress… un… ouais, nan, juste un effet de mec vraiment pas mal du tout sur une femme en manque de sexe. Autant dire les choses comme elles le sont. Et ne me dites pas que vous ne matez pas dans les dvds hein !). Bref, le temps qu’il les chasse de la pièce, la jeune femme s’était adossée au mur quelques instants, les yeux fermés, en respirant à fond, attendant que son cœur daigne se calmer.

« On ne va pas se mentir, c’est une situation légèrement … Délicate. Mais inutile d’en oublier les bonnes manières. Bonjour … »

Ré-ouverture des yeux en entendant la voix de l’enseignant s’élever dans la pièce. Avant qu’il n’ait fini sa phase, la tête de la jeune femme apparaissait dans l’encadrement de la porte. Personne. Enfin, plus que lui et elle. Elle se décida donc à sortir de la pièce humide – mais qui s’était néanmoins rafraichie – pour rejoindre Jeremiah.

« Une situation délicate ? Quelle situation délicate, j’vois du tout.. »

Elle lui avait répondu avec un grand sourire un peu amusé avant de le rejoindre totalement.

« Bonjour. »

Détendu après ce bon bain ? Non, Jordane, chut.

« Je n’ai pas le souvenir de t’avoir déjà vu ici. Pourtant Histoire de la Magie n’est pas une option il me semble ? »

« Hm… »

Elle lui avait néanmoins serré la main tout en jugeant d’une réponse à peu près correcte après cette réflexion.

« Je ne suis arrivée que depuis un mois. J’ai… été embarquée par un flot d’évènement disons. Et il y a quelques matières auxquelles j’ai pas encore assisté, je l’avoue. »

Fêtes, soirées, encore fêtes, retrouvailles avec des amies, discutions, toujours fêtes et bordel monstre de personnes qui se font embarquer dans les sous sols et dont on s’occupe, tout en gérant les dommages collatéraux. Non, elle n’avait pas fait que s’amuser depuis son arrivée et il y avait aussi des choses un peu moins drôles qui justifiaient le fait qu’elle n’avait pas encore assisté à tous les cours. Même s’il fallait avouer qu’elle n’avait jamais été une grande fan d’histoire et que ça avait entre autre fortement influer sur les choix des matières où elle ne s’était pas encore présentée.

« Jeremiah Andrews. Professeur, à mes heures perdues. A qui ais-je l’honneur de me présenter avec une serviette autour de la taille ? Problème que je devrais d’ailleurs régler rapidement si je ne veux pas prendre le risque de passer pour le pervers de service. »

Bug. Petit rire. A nouveau bug.

« Oui, nan, j’vous considère pas comme… j’vous en pris. »

Elle lui avait fait un petit signe pour lui intimer de se changer, par exemple dans la salle de bain où elle ne ferait pas irruption cette fois.

« Jeremiah Andrews vous avez dit ? »

Dingue ce que le visage et le nom de cet homme pouvaient lui donner une impression de déjà vu. Et en se présentant aussi, ça aurait pu être bien au passage Jordane..

« Pardon, Jordane Brooks, au fait. »

Bien. Il y a une amélioration question politesse.

« On ne se serait pas déjà vu ? Ou … j’sais pas, quelque chose. J’ai l’impression de vous connaître. »

Et non, ce n’est pas une technique de drague franchement naze et vieille comme le monde. Et surtout déplacée vu les années qui les séparaient tous les deux.

« Vous êtes français non ? »

Elle disait ça évidemment à propos de son accent pourtant bien masqué, et, surtout, parce qu’elle possédait le même. Et il y avait une dernière personne ici à le posséder.

« Vous… il y a un rapport entre vous et Cléo Andrews ? »

Oui, Jordane avait eu l’occasion de la croiser, et donc, elle savait que son amie, sa petite sœur était ici. En fait, elle l’avait aperçue à travers une porte ouverte sur une salle de cours où la Gryffondor se trouvait. Elles s’étaient fait un petit coucou étonné et la Serdaigle avait attendu la fin du cours pour pouvoir lui parler un peu. Elles avaient ainsi discuté le temps de l’inter-cours et puis, il avait fallu qu’elles filent toutes les deux. Elle avait été sa grande sœur, celle qui était chargée de lui permettre de s’intégrer et de la protéger à Beauxbâtons lorsque celle-ci était arrivée en première année. Elles avaient longtemps été très proches et ne s’étaient éloignées qu’à la mort de la mère de Jordane, quand celle-ci s’était isolée et avait dû gérer les choses à sa façon, oubliant d’inclure les autres dans sa nouvelle petite bulle.

« Excusez moi, c’est peut être un peu déplacé mais… pour le coup, vu qu’on peut pas faire pire… »


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MessageSujet: Re: Oh my gosh... - Jeremiah   Mar 24 Avr 2012 - 22:13

▬ Jordanne S. Brooks & Jeremiah S. Andrews ▬




Oh My Gosh ....





Une situation gênante vous avez dit ? Ah mais non, pas du tout, pas le moins du monde voyons. Quoi de plus normal qu’un Professeur qui se retrouve face à une élève alors qu’il sort de son bain ? J’veux dire, c’est le genre de trucs qui arrivent tous les jours ça, non ? Ah non ? Ah flute, je pensais. Oui j’aurai pu dire merde mais je suis un homme respectable et extrêmement poli. La preuve en est, j’ai su resté cordial alors que ces abrutis ont défoncé ma porte et on débarqué comme des furies alors que j’étais tranquillement dans mon bain. J’en connais plusieurs qui n’aurait pas réagit avec autant de calme je pense. J’ai eu l’air calme, serein et stoïque mais la vérité c’est que ça n’était pas aussi simple que ça en avait l’air. D’un côté j’avais Cudrow en colère et ses chiens de garde, l’homme un peu stupide mais qu’il vaut mieux éviter de faire fuir et surtout un des acolytes les plus « proches » du Directeur. De l’autre, une jeune fille totalement effrayée et probablement en danger. Et au milieu ? Moi, à poil. Je ne suis pas du genre à me lancer des fleurs mais je pense que j’ai géré ça d’une manière plutôt juste et efficace. Certes j’ai pris un gros risque en bluffant, en les invitant à fouiller s’il le désirait, et j’aurai eu l’air franchement malin s’il l’avait fait mais … Les choses ne se sont pas passées comme ça. J’ai joué, j’ai gagné. Si cette situation c’était présentée quelques mois plus tôt je n’aurai probablement pas réagit de la même façon. Il est encore tôt, et en général je ne buvais que le soir, mais l’esprit encore embrouillé par l’alcool que j’aurai ingurgité la veille et la dépression qui me collait à la peau, je pense que ça ne se serait pas passé aussi … Facilement. Je ne suis pas entrain de jouer les héros, simplement être fier de soi, sur de soi, ce sont des choses pour lesquelles je n’avais plus l’habitude et ça me conforte dans l’idée que je suis sur la bonne pente.

Je me suis efforcé pendant tout le temps où ils étaient là à ne pas jeter le moindre regard dans la direction de la jeune fille mais autant le dire, c’était sans doute mieux comme ça sinon j’aurai piqué un fard et serait devenu rouge pivoine. Je suis un homme adulte, j’ai 35 ans, mais ça ne m’empêche pas pour autant d’être pudique. Et puis merde ! Une élève quoi. Cette histoire va probablement faire le tour du château … J’me demande ce qu’elle pourra en dire d’ailleurs ? Jeremiah, c’est pas vraiment le moment de faire l’état des lieux de ton sex-appeal tu crois pas ? D’ailleurs c’est carrément glauque. C’est une gosse ! Tu crois qu’elle penserait quoi de tout ça ta fille ?

Bref ! Les gros lourds sont partis, tout va bien. Ou presque. Et pourquoi est ce que je me balade encore en serviette au juste ? Elle va finir par croire que je fais exprès. Nan ça c’est le truc d’Enzo de sortir de la douche comme ça pour faire baver Kyle et bien sur Jeremiah n’a aucun moyen de le savoir donc ça n’a strictement rien à foutre là. Je sors. Et je reviens pour continuer ce Rp Donc je disais, les gros lourds sont partis, et la petite demoiselle elle est … Elle est où ? Youhou ? Y a plus personne ? Ah ben la voilà, adossée contre le mur, derrière la porte. En fait, elle n’a tout simplement pas bougé.

« On ne va pas se mentir, c’est une situation légèrement … Délicate. Mais inutile d’en oublier les bonnes manières. Bonjour … »
« Une situation délicate ? Quelle situation délicate, j’vois du tout.. »

Ravis de voir que ça t’amuse. Tu me diras, vaut mieux en rire que d’en pleurer.

« Bonjour. »
« Je n’ai pas le souvenir de t’avoir déjà vu ici. Pourtant Histoire de la Magie n’est pas une option il me semble ? »

Et voilà, le discours autoritaire et détourné du Prof de base qui se pointe. On ne se refait pas. Même à moitié à poil ma profession me poursuit. L’instruction jusqu’à la mort ! Hum … J’ai l’impression que je délirai moins quand je touchai le fond, on va dire que le manque s’en mêle. Oui parce que n’allez pas croire que c’est si simple d’arrêter de boire. Je suis en pleine période de sevrage et si là je me sens bien, ça n’est pas toujours le cas. Enfin je me sens bien, autant qu’il est possible de l’être dans cette situation je dirai.

« Hm… »

Et on se serre la main comme deux êtres civilisés, comme si de rien n’était. Je nous admire.

« Je ne suis arrivée que depuis un mois. J’ai… été embarquée par un flot d’évènement disons. Et il y a quelques matières auxquelles j’ai pas encore assisté, je l’avoue. »

Prends moi pour une bille aussi. Enfin bon, vu les circonstances de notre vie à tous ici, je peux éventuellement l’envisager mais sincèrement, un mois …

« Jeremiah Andrews. Professeur, à mes heures perdues. A qui ais-je l’honneur de me présenter avec une serviette autour de la taille ? Problème que je devrais d’ailleurs régler rapidement si je ne veux pas prendre le risque de passer pour le pervers de service. »
« Oui, nan, j’vous considère pas comme… j’vous en pris. »

Merci bien jeune fille.
J’y cours.

« Jeremiah Andrews vous avez dit ? »
« C’est ça. »

Est ce que tu pourrais éventuellement me poser tes questions après que je me sois rhabillé ? Non ? Bon, ok.

« Pardon, Jordane Brooks, au fait. »
« Enchanté. »
« On ne se serait pas déjà vu ? Ou … j’sais pas, quelque chose. J’ai l’impression de vous connaître. »

Rassure moi, t’es pas entrain de me draguer là ? Nan parce qu’après les œillades de Riley je me méfie. Les filles à votre âge vous êtes … Flippantes. Est ce que je viens d’employer le mot flippant ? Peu importe. Effrayante, là c’est plus crédible comme ça. Comme je dirai à Cleo pour l’embêter, je ne suis pas un djeuns, moi. Et en repensant à Seren, je me dis qu’il n’y a pas d’âge pour être effrayant quand on est une fille finalement. Heureusement, il y a Ismaelle, un peu de douceur et de non-ambigüité dans ce monde de brutes.

« Vous êtes français non ? »

Avec un nom pareil et mon accent british impeccable, non, mais …

« Vous… il y a un rapport entre vous et Cléo Andrews ? »

Là c’est carrément un mouvement recul que j’ai opéré, tout en fronçant les sourcils. Intrigué plus qu’autre chose. Cleo est ma fille, ce n’est un secret que pour très peu de gens ici il me semble, mais n’étant là que depuis un mois à peine après tout, ça n’est pas une information des plus importantes et puis pourquoi est ce qu’elle en viendrait à placer Cleo dans une conversation. A moins qu’elles se connaissent, bien sur.

« Excusez moi, c’est peut être un peu déplacé mais… pour le coup, vu qu’on peut pas faire pire… »

Si, on peut faire pire. J’aurai pu très bien ne pas avoir de serviette. Et cette pensée est réellement étrange.

« Donne moi deux secondes, que je retrouve une tenue décente et je réponds à tes questions. Vas t’asseoir à mon bureau si tu veux, j’arrive tout de suite. »

Et je me suis enfui, laissant pour le même coup des traces de pieds sur la pierre, sur mon passage. J’ai fermé la porte tant bien que mal puis d’un coup de baguette magique elle s’est réparée d’elle même, me cachant donc de la jeune fille. Je n’avais pas manqué avant ça de verrouiller la porte de l’entrée de mon bureau, accessoirement, par mesure de sécurité au cas où Cudrow et sa bande auraient décidé de faire marche arrière même si j’en doutais, sans trop savoir pourquoi. Si on me chope entrain d’aider une élève, je pourrai prendre cher. Pire encore, Cleo pourrait prendre cher. Mais j’ai suffisamment fermé les yeux jusqu’ici, il est temps de changer ça.

Après quelques minutes me revoilà près d’elle, habillé cette fois. Classique, comme souvent. Un jean, un polo et un pull par dessus. Je ne suis pas un addict de la mode, et je ne l’ai d’ailleurs jamais été. Assis face à elle, c’est un sourire que je lui ai adressé avant de croiser mes mains devant moi, les coudes posé sur le bureau.

« Je ne pense pas qu’on se connaisse mais j’ai une petite idée sur la question. »

Oui parce que pendant que je me changeais, les connexions se sont faites. Lentement, mais surement.

« Je ne suis pas Français, mais j’ai vécu là bas pendant une quinzaine d’année, et Cleo est ma fille. Je suppose que tu es sa Jordanne. »

Jordanne. Un ange gardien tombé du ciel selon Cleo à l’époque. Une jeune fille plus âgée qui l’avait pris sous son aile à son entrée à l’école et qu’elle considérait avec beaucoup d’affection. Une jeune fille que nous n’avions jamais eu l’occasion de voir avec Marianne mais qu’il nous semblait connaître pourtant tant Cleo l’évoquait quand elle était à la maison.

« Elle nous parlait souvent de toi, elle te considérait comme une grande sœur. Je suis étonnée qu’elle ne m’ait pas dit que tu étais ici mais ça n’a pas d’importance. Elle doit être vraiment heureuse de te voir, enfin si vous avez eu le temps de vous voir bien sur. »

Après tout, si tu n’as pas eu le temps de venir en cours d’Histoire de la Magie … C’est que tu dois être très occupée, non ?

« Tu dis que tu es arrivée il y a un mois, pardonne moi pour mon indiscrétion mais il me semble que tu avais quitté Beaubâtons avant nous, enfin avant Cleo. D’où tu viens comme ça ? »



« Désolé si ça fait un peu interrogatoire de police, mais avec tout ce qui se passe ici, et probablement dehors, mon instinct de papa poule … Cleo est tout ce qu’il me reste et je ne permettrais pas qu’il lui arrive quoi que ce soit. Je suis sur que tu peux le comprendre. »
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MessageSujet: Re: Oh my gosh... - Jeremiah   Mar 22 Mai 2012 - 13:18

Aucune situation gênante ! Après tout, elle ne l’est que si on veut qu’elle le soit. Bon, ok, elle l’était. Mais déjà moins que si la jeune femme avait été à ses cours, elle se sentait ainsi moins son élève. Ce qui n’était manifestement pas le cas de l’enseignant. Ah ! Un homme bien. Trop vieux du coup, dommage ! Un peu comme Maxence. Rah la la, pourquoi tant de haine envers les jeunes femmes voyons. Quoi ? Elles, elles pouvaient toujours fantasmer hein, vu le physique des deux hommes. Il fallait avouer que ce château avait au moins ça pour lui, il y avait de quoi regarder un peu partout. Certes, le partout ne s’attribuait normalement pas à la salle de bain d’un professeur, mais, que voulez –vous, quand les situations l’exigent hein ! En fait, ce qui était plus gênant pour la jeune femme, c’était la question qui avait suivit. Etrange d’ailleurs puisqu’il y avait peu pourtant, elle se contre-foutait bien de ce qu’un prof pouvait bien pensé de ses absences. Mais elle avait décidé de renouer avec le monde de l’apprentissage et savait très bien qu’elle en avait besoin et qu’elle ne pourrait pas s’en passer, pour son avenir, mais aussi pour la maîtrise de cette magie qui faisait partie intégrante d’elle –même. C’était aussi pour ça qu’elle s’était décidé à entrer à nouveau dans une école de magie puisque son délai d’années sabbatiques arrivait à sa fin. Elle y aurait été obligée de toute manière, quelqu’un serait probablement venu le lui faire remarquer un jour ou l’autre et l’y aurait forcé, mais elle avait décidé de prendre les devants d’elle-même. Après tout, elle avait tout de suite sut que sa situation de baroudeuse était temporaire, et qu’elle ne devait jamais quitter totalement le milieu scolaire pendant ce temps. Elle avait respecté les termes du contrat. Et au final, c’était peut être cette volonté qui faisait qu’elle était finalement mal à l’aise à l’idée d’avouer qu’elle n’avait pas vraiment été à tous ses cours depuis qu’elle était arrivée. Voir à quasiment aucuns.

« Je ne suis arrivée que depuis un mois. J’ai… été embarquée par un flot d’évènement disons. Et il y a quelques matières auxquelles j’ai pas encore assisté, je l’avoue. »

« Jeremiah Andrews. Professeur, à mes heures perdues. A qui ais-je l’honneur de me présenter avec une serviette autour de la taille ? Problème que je devrais d’ailleurs régler rapidement si je ne veux pas prendre le risque de passer pour le pervers de service. »
« Oui, nan, j’vous considère pas comme… j’vous en pris. »
...

« Jeremiah Andrews vous avez dit ? »
« C’est ça. »

« Pardon, Jordane Brooks, au fait. »
« Enchanté. »
« On ne se serait pas déjà vu ? Ou … j’sais pas, quelque chose. J’ai l’impression de vous connaître. »

Et non, je ne vous drague pas, lala ! Tout de suite. Et après les boulettes de Lili, viennent les boulettes d’Elise, ça équilibre, j’trouve ça bien moi. Le ying et le yang toussa toussa, ça permet de se sentir con à plusieurs, c’est beaucoup plus drôle que seules !

Une question.
« Vous êtes français non ? »

Une autre.

« Vous… il y a un rapport entre vous et Cléo Andrews ? »
Une excuse pour l’interrogatoire.

« Excusez moi, c’est peut être un peu déplacé mais… pour le coup, vu qu’on peut pas faire pire… »

Et une réponse.
« Donne moi deux secondes, que je retrouve une tenue décente et je réponds à tes questions. Vas t’asseoir à mon bureau si tu veux, j’arrive tout de suite. »
« Désolée. Mais vous auriez pu répondre de derrière la porte aussi. »

Comme je pensais que tu le ferais faire cela dit en passant XD. Bon, ok, son ton était un peu moqueur mais bon, c’est connu qu’un homme ne peut pas faire plusieurs choses en même temps =D. enfin, bref, oui, elle lui laissait un moment pour se remettre de ses émotions et elle allait à son bureau. Sur le bureau au début, puis sur la chaise du prof, et elle aurait bien fouillé si elle ne s’en était pas empêchée au dernier moment. Allé, un peu de tenue ma fille ! Bref, elle s’était relevée pour se mettre sur le siège qui lui était plus attribué, c'est-à-dire de l’autre côté du bureau. C’était alors que son attention avait été attirée vers un cadre photo, dos à elle. Mais à l’instant où elle tendait le bras pour le retourner, la porte derrière elle s’était ouverte et elle avait renoncé à sa curiosité pour reporter son attention sur l’enseignant qui revenait dans une tenue un peu plus… traditionnelle.

« C’est quand même vachement plus commun comme tenue. L’autre était plus originale… »

Quoi ? Il valait mieux rire de cette situation que de se comporter en pré-ados affreusement gênés à la simple évocation de la nudité. Même si elle était jeune, il s’avérait qu’ils étaient tout deux adultes et probablement pas vierges effarouchés. Enfin, ça serait mieux en tout cas !

« Je ne pense pas qu’on se connaisse mais j’ai une petite idée sur la question. »
« Ah ? »

Chez certains les idées viennent aux toilettes, d’autres en s’habillant. Les Hommes ont des mœurs bien étranges quand même pour rassembler leurs neurones et réfléchir aux questions que la vie leur pose.

« Je ne suis pas Français, mais j’ai vécu là bas pendant une quinzaine d’année, et Cleo est ma fille. Je suppose que tu es sa Jordanne. »

Ah ben oui, en effet, il ne risque pas d’être un vierge effarouché =D.

« Ah… ouais c’est sûr, ça explique tout. Donc oui, ça doit bien être moi. »

Et toi, tu dois être le père qui l’a injustement privée de… terrain glissant. Ok, pause, elle avait maté le père super sexy d’une amie… ça, en revanche, c’était bien plus gênant !

« Elle nous parlait souvent de toi, elle te considérait comme une grande sœur. Je suis étonnée qu’elle ne m’ait pas dit que tu étais ici mais ça n’a pas d’importance. Elle doit être vraiment heureuse de te voir, enfin si vous avez eu le temps de vous voir bien sur. »

« Oui, enfin, on a eu le temps de se voir cinq minutes dans un inter-cours mais pas plus. C’était il y a quelques jours et on s’est plus recroisées. J’pense qu’on a dû se louper à chaque fois. »

« Tu dis que tu es arrivée il y a un mois, pardonne moi pour mon indiscrétion mais il me semble que tu avais quitté Beaubâtons avant nous, enfin avant Cleo. D’où tu viens comme ça ? »
« euh… »

« Désolé si ça fait un peu interrogatoire de police, mais avec tout ce qui se passe ici, et probablement dehors, mon instinct de papa poule … Cleo est tout ce qu’il me reste et je ne permettrais pas qu’il lui arrive quoi que ce soit. Je suis sur que tu peux le comprendre. »

Claque dans la gueule et mauvaise question bonjour.

« Oui, bien sûr je.. »

Ça se voit qu’elle ne veut pas répondre là hein ? Oui, ça se voit. La jeune femme avait mit quelques instants pour rassembler ses pensées et respirer un grand coup. Elle comprenait qu’il voulait savoir ce qui s’était passé puisqu’elle avait disparu plusieurs années de suite. Quelques lettres avaient été échangées entre elle et Cléo, mais ni l’une ni l’autre ne parlant de ce qui faisait vraiment mal, elles avaient fini par cesser. Chacune devant gérer des choses qu’elle se voyait mal expliquer par écrit. Et, surtout, Cléo était bien plus jeune que Jordane, enfin, du moins, à l’époque elle l’était. Jordane avait été désignée comme celle qui lui ferait connaître l’école, permettrait son insertion et l’aiderait en cas de problèmes et ce lien de sœurs était devenu rapidement réel, plus qu’une simple dénomination. Bien sûr, l’écart d’âge entre les deux femmes n’avait pas changé, mais, quand Jordane avait quitté l’école, c’était qu’elle avait perdu sa mère et fini par tirer sur un homme, privant ainsi sa famille d’un père. Elle avait grandit violemment à ce moment là et il lui avait semblé qu’elle ne pouvait pas parler de ça à Cléo, dans le seul but de la protéger. Si je dis que l’écart semble avoir changé, c’est surtout que Cléo avait, elle aussi, perdu sa mère ensuite, ce qu’elle n’avait pas eu le temps de lui dire d’ailleurs, mais dans son comportement, Jordane avait compris qu’il s’était passé quelque chose de probablement similaire qui avait transformé son amie. Et les années seules passant n’auraient pas pu avoir un tel effet.

« J’ai perdu ma mère, ce qui m’a fait quitter un moment l’école. Mon père qui était parti il y avait longtemps est revenu à la maison pour veiller sur nous et j’ai voulu être sûr qu’il était digne de confiance avant de laisser ma petite sœur uniquement avec lui. Et il s’est passé autre chose pendant cette période. Mon.. Enfin, un type s’est introduit chez les voisins, j’y suis allée, et j’ai tiré sur lui alors qu’il menaçait la famille. C’est le meurtrier présumé de ma mère. »

C’est sorti.

« Jl’ai jamais dit à qui que ce soit alors… »

Une boule s’était formée dans la gorge de la jeune femme, qu’elle avait ravalé aussitôt. Elle n’avait pas vécus tout ça, ne s’était pas entraînée comme une dingue pour être sûre d’être capable de se défendre si quelqu’un lui tombait dessus, pour pleurer dès qu’elle évoquait cette foutue année.

« J’aimerais que ça reste entre nous. Et qu’on soit d’accord, c’était pas mon intension quand ça s’est passée. Leur petit garçon est arrivée chez nous, mort de trouille et avec du sang sur lui, et j’ai agit sans trop savoir ce que je faisais après avoir appelé de l’aide, j’ai pas réfléchis, juste voulu agir alors que personne n’avait rien fait pour ma mère. Moi y compris. L’arme était à mon père, j’sais pas où il se l’était procuré, il l’a jamais dit. Ça m’a pas trop rassuré, mais j’pouvais comprendre. Bref, j’ai pas bien vécu tout ça, et après un moment, il a fallu que je m’éloigne, j’étais plus capable de vivre là bas. J’ai voyagé, visité pas mal de pays et été dans un bon nombre d’université. Mais étant donné que j’apprenais que les trucs qui me permettaient de savoir me défendre… j’ai été pas mal déscolarisée pendant tout ce temps. Et si j’ai arrêté d’écrire à Cléo, c’est que j’pouvais pas lui raconter tout ça, sauf que ça faisait une partie intégrante de ma vie donc… j’avais pu rien à lui dire. Et lui mentir sans arrêt ça m’allait pas. »

Voilà.

« Je sais, j’ai un peu cassé l’ambiance, mais je sais ce que c’est que de vouloir protéger ceux qu’on aime, donc j’ai préféré jouer la carte de l’honnêteté avec vous. »

Elle avait parlé de sorte à contrôler ses émotions au maximum et avait empêché ses larmes de couler. Non, elle n’en avait jamais parlé et n’en avait jamais ressenti le besoin. Mais, si là, ça n’était pas une envie, elle avait préféré être sincère auprès de son enseignant, parce qu’elle n’avait pas envie de mentir sur ce sujet, et savait que son histoire avait de quoi effrayer.

« J’peux comprendre que ça vous inquiète, et c’est pour ça que j’ai pas voulu vous le cacher. Ça m’a pas rendu barge, et le fait de m’éloigner m’a permit de faire la part des choses. Donc j’suis… pas un danger pour Cléo, c’est tout ce que j’voulais dire. Disons que l’avantage, c’est qu’au contraire, j’me suis employée à savoir me défendre, et vu l’endroit j’crois que j’ai bien fait. Bref, j’aime votre fille, mais j’pourrais comprendre que ça vous inquiète qu’elle passe à nouveau du temps avec moi. »

C’était peut être une réflexion con, mais il l’avait dit lui–même : au vu des évènements…

« Et.. vous ? Enfin j’veux dire, pourquoi avoir quitté la France ? J’veux pas paraître mal-élevée, mais Cléo a changé, du genre pas comme une enfant grandit normalement. C’est peut être déplacé de ma part mais j’m’inquiète pour elle. Il lui est arrivé quelque chose ? »
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MessageSujet: Re: Oh my gosh... - Jeremiah   Lun 28 Mai 2012 - 11:56

Et voilà, j'ai retrouvé mes vêtements et par la même occasion mon statut de Professeur. Pourtant, ça n'est pas Monsieur Andrews qui se tient là devant elle, mais Jeremiah, père de la petite Cleo, qui s'inquiète pour sa progéniture et qui le fait savoir. Ça n'est pas vraiment de la méfiance à son égard, je dirai que c'est plutôt comme une sorte de réflexe. Pas vraiment un test non plus et autant l'admettre, je me sens légèrement coupable de lui infliger ça mais il y a des ombres au tableau et j'aimerai vraiment les éclaircir. Elle peut très bien choisir d'éluder mes questions, c'est son droit le plus légitime, mais j'ai besoin de savoir à quoi m'en tenir, de comprendre. Jusqu'ici j'ai eu de la chance dans mon malheur parce qu'en laissant tomber ma propre fille comme j'ai pu le faire pendant des mois je me suis exposé au risque qu'elle soit entrainée par de mauvaises personnes. J'ai confiance en Cleo, je sais qu'elle a toujours sur faire la part des choses et choisir les bonnes personnes mais on ne peut pas écarté l'éventualité que ça aurait pu se produire tout de même. Je sais qu'elle a Malie, que cette jeune fille un peu étrange lui apporte beaucoup de joie et que ces deux là s'amusent comme des petites folles. Elle a Enzo aussi, qui même s'il me fait sortir de mes gonds à chaque fois parce que ça le fait rire, prends soin d'elle. Au départ je ne pensais pas qu'un lien comme celui qu'ils ont tissé pourrait se créer. Après tout, j'ai presque demandé au jeune Gryffondor de la surveiller et il a râlé, à juste titre mais finalement c'est un peu ce qu'il fait, je m'en rends bien compte. Disons qu'il se comporte avec elle un peu comme un grand frère et même si parfois je m'inquiète un peu du fait de son statut de Lycanthrope, je suis persuadé que Cleo ne risque rien avec lui. Une intuition. De toute façon il sait pertinemment qu'il n'a pas intérêt à lui faire de mal mais passons. Ce qui m'importe pour le moment c'est Jordane, la fameuse Jordane, qui se trouve là devant moi et qui visiblement n'a aucune envie de répondre à ma question, ce que je peux parfaitement comprendre. Seulement mon instinct de père est plus fort que la culpabilité alors ...

« Oui, bien sûr je.. J’ai perdu ma mère, ce qui m’a fait quitter un moment l’école. Mon père qui était parti il y avait longtemps est revenu à la maison pour veiller sur nous et j’ai voulu être sûr qu’il était digne de confiance avant de laisser ma petite sœur uniquement avec lui. Et il s’est passé autre chose pendant cette période. Mon.. Enfin, un type s’est introduit chez les voisins, j’y suis allée, et j’ai tiré sur lui alors qu’il menaçait la famille. C’est le meurtrier présumé de ma mère. »
« Oh … Je vois. »

Oui c'est tout ce que j'ai trouvé à dire. Qu'est ce que j'aurai pu dire d'autres de toute façon ? Je n'ai jamais eu à vivre quelque chose comme ça, je n'ai jamais du défendre la vie de mes proches au prix de celle d'un autre. Je ne peux pas comprendre, ni même me mettre à sa place. Je n'ai pas le droit de juger. Je suis simplement tellement abasourdis que c'est tout ce que j'ai trouvé à dire. J'en arriverai presque à visualiser la scène même si je n'ai jamais connu aucune de ces personnes, c'est très étrange. Et même si je ne peux effectivement pas me mettre à la place de Jordane, je ne peux pas m'empêcher de ressentir comme une sorte d'empathie pour elle. Je garde la face, parce que je ne veux pas qu'elle pense que j'ai pitié d'elle mais … Elle a vécu un véritable enfer et s'en est visiblement sorti. C'est un mélange d'admiration et d'interrogation que je ressens actuellement parce qu'en vérité, rien ne me prouve que cette expérience un peu brutale ne l'ai pas transformé en quelqu'un d'instable et de dangereux malgré l'impression qu'elle me donne : Celle d'être une jeune femme forte, fragilisée en dedans pas des épreuves du passé, mais belle et bien forte.

« Jl’ai jamais dit à qui que ce soit alors… »
« Je n'en parlerai à personne, je te le promets. Je suis désolé de ce qu'il t'est arrivé Jordane.»
« J’aimerais que ça reste entre nous. Et qu’on soit d’accord, c’était pas mon intension quand ça s’est passée. Leur petit garçon est arrivée chez nous, mort de trouille et avec du sang sur lui, et j’ai agit sans trop savoir ce que je faisais après avoir appelé de l’aide, j’ai pas réfléchis, juste voulu agir alors que personne n’avait rien fait pour ma mère. Moi y compris. L’arme était à mon père, j’sais pas où il se l’était procuré, il l’a jamais dit. Ça m’a pas trop rassuré, mais j’pouvais comprendre. Bref, j’ai pas bien vécu tout ça, et après un moment, il a fallu que je m’éloigne, j’étais plus capable de vivre là bas. J’ai voyagé, visité pas mal de pays et été dans un bon nombre d’université. Mais étant donné que j’apprenais que les trucs qui me permettaient de savoir me défendre… j’ai été pas mal déscolarisée pendant tout ce temps. Et si j’ai arrêté d’écrire à Cléo, c’est que j’pouvais pas lui raconter tout ça, sauf que ça faisait une partie intégrante de ma vie donc… j’avais pu rien à lui dire. Et lui mentir sans arrêt ça m’allait pas. »
« Je comprends. »

J'ai toujours eu pour habitude de mettre une barrière entre mes élèves et moi mais cette fois j'en suis incapable. Je me retiens, parce que malgré tout selon mes principes ça n'est pas quelque chose qui se fait mais si je m'écoutais je déposerai ma main sur la sienne dans un geste de réconfort. Jordane est mon élève même si techniquement elle n'a jamais assisté à l'un de mes cours pour l'instant. Elle est mon élève oui, mais plus que ça puisqu'un certain lien nous relie : Cleo. Et puis sans parler de ça, comment ne pas être touché par une telle histoire. Pendant des mois j'ai cru être le plus malheureux de la terre, je passais mon temps à me morfondre sur mon sort alors que pendant ce temps là des enfants relevaient fièrement la tête pour s'en sortir. Je me sens pitoyable mais là n'est pas la question.

« Je sais, j’ai un peu cassé l’ambiance, mais je sais ce que c’est que de vouloir protéger ceux qu’on aime, donc j’ai préféré jouer la carte de l’honnêteté avec vous. »
« Et tu as bien fait. »
« J’peux comprendre que ça vous inquiète, et c’est pour ça que j’ai pas voulu vous le cacher. Ça m’a pas rendu barge, et le fait de m’éloigner m’a permit de faire la part des choses. Donc j’suis… pas un danger pour Cléo, c’est tout ce que j’voulais dire. Disons que l’avantage, c’est qu’au contraire, j’me suis employée à savoir me défendre, et vu l’endroit j’crois que j’ai bien fait. Bref, j’aime votre fille, mais j’pourrais comprendre que ça vous inquiète qu’elle passe à nouveau du temps avec moi. »
« Ça m'inquiète effectivement, mais tout ce qui touche de près ou de loin à ma fille m'inquiète alors … Rolling Eyes Tu n'as pas eu le choix, c'est en tout cas la façon dont j'interprète les choses à la façon dont tu me les as raconté. Cleo est bien entourée ici, elle a des amis, des gens qui veillent sur elle mais toi c'est différent. Elle a vraiment été triste de te perdre mais comme toujours elle a continué à avancer. Parce qu'elle est comme ma Cleo, elle est forte, vivante. Quoi qu'il en soit je serai bien le dernier des imbéciles de vous empêcher de renouer. Elle va vraiment être heureuse de te retrouver. Je pense que vous avez surement beaucoup de choses à vous apporter l'une et l'autre. »

Et je suis très sincère. Tu as vécu des évènements atroce mais l'une comme l'autre vous continuez d'avancer, vous ne laissez pas la vie s'arrêter.

« Et.. vous ? Enfin j’veux dire, pourquoi avoir quitté la France ? J’veux pas paraître mal-élevée, mais Cléo a changé, du genre pas comme une enfant grandit normalement. C’est peut être déplacé de ma part mais j’m’inquiète pour elle. Il lui est arrivé quelque chose ? »

Juste de retour des choses, et même si c'est dur, je n'ai pas l'intention d'éluder sa question tout comme elle n'a pas éludé la mienne. Elle a le droit de savoir après tout, même si Cleo aurait peut être aimé le lui dire elle même mais en attendant c'est à moi qu'elle pose la question.

« Et bien … Cleo a perdu sa maman elle aussi. »

C'est dur de remuer tout ça, d'autant plus que je n'en ai jamais réellement parlé à qui que ce soit. A Balthazar, un peu, mais il a rapidement disparu et même si lui aussi avait perdu sa femme nous ne vivions pas le deuil de la même manière.

« L'été dernier, Marianne a fait une rupture d'anévrisme et le monde s'est écroulé autour de nous deux. C'était inconcevable pour moi de rester en France, dans notre maison, alors comme je suis né en Angleterre, comme j'y ai grandi et comme j'ai fait mes études ici à Poudlard, j'ai pensé que c'était la meilleure option pour nous deux. J'ai été très égoïste, j'ai sombré et j'ai entrainé ma fille dans ma chute. La perdre, disons que j'ai cru que je n'arriverai jamais a surmonter son absence. J'ai fait beaucoup de mal à Cleo, je l'ai laissé tomber au moment où elle avait le plus besoin de son père et je n'en suis vraiment pas fier. Aujourd'hui je remonte la pente et j'essaie de rattraper mes conneries, le temps qu'on a perdu. J'essaie de retrouver mon rôle d'adulte de la famille. Elle a perdu sa mère, et pendant quelques mois elle a perdu son père également, voilà pourquoi elle a autant changé. Elle a sans doute grandit trop vite et je m'en veux énormément. »

Oh ça oui je m'en veux, et je ne sais pas toujours bien comment réparer mes torts ni même si je ne le pourrais jamais d'ailleurs.

« J'ai tendance à être un peu surprotecteur avec elle mais j'imagine que c'est ma façon à moi, certes sans doute un peu maladroite, de lui prouver à quel point je veux réparer mes erreurs, à quel point je suis là et que je ne la laisserai plus jamais seule. J'ai toujours été un Papa Poule de toute façon Rolling Eyes »

C'est la vérité, même si j'étais une personne plus forte à l'époque et que je montrais moins ce genre d'émotions peut être. J'avais tendance à tout prendre avec le sourire et avec humour. Ça revient petit à petit mais je sais que j'ai encore du chemin à faire. Je suis très fier de ma fille, j'aimerai qu'elle soit fier de son père.

« Vous avez beaucoup de temps à rattraper toutes les deux aussi et je pense qu'elle est en mesure de comprendre certaines choses si tu as besoin de mettre tout ça au clair avec elle. Ce que je veux dire c'est qu'elle sait écouter, elle l'a toujours su mais c'est plus fort encore depuis la mort de sa mère. Elle relativise, elle vit, elle a cette faculté à mettre les gens à l'aise qui me fascine toujours. Enfin bref, tu devrais aller la voir rapidement, ça lui fera énormément plaisir et à toi aussi je n'en doute pas une seconde. »
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MessageSujet: Re: Oh my gosh... - Jeremiah   Sam 23 Juin 2012 - 14:26

Il y a des tours que la vie nous joue et qu’on ne voit vraiment pas venir. Jordane ne s’attendait absolument pas à s’éclater à la suite de Sovahnn sur un balai, à espionner un sale con bavant sur la plus jolie de ses collègues, et elle ne pensait pas non plus découvrir les joies des courses poursuites en balais. Et le fait de se retrouver face à un de ses profs en train de prendre son bain ne faisait pas exactement parti de ses objectifs de la journée. Cela dit, elle n’avait rien de prévu, alors, au moins, question émotions, ça lui remplissait le week end. Surtout qu’en fait, l’homme en question – vraiment pas mal, cela dit en passant – était le père d’une amie – ce qui, d’un coup, était vraiment gênant – comme quoi, il ne faut jamais mater les hommes. Ceci était le passage moralisateur et puritain de ce rp. Merci, bonsoir.

En fait, parmi les trucs non prévus de la journée, le plus présent devait surtout être le fait de parler d’elle. Tout simplement parce que ça n’était pas quelque chose qu’elle faisait couramment. Voir même en fait, c’était quelque chose qu’elle n’avait pas fait depuis très, très longtemps. Même face aux psys de beauxbâton, elle était restée muette. Elle n’avait jamais rien dit aux inconus, ou à ses amis, ou même à son père, sur ce qu’elle ressentait. Et sa sœur. Si, quelques mots, pour lui faire comprendre que tout ce qu’elle ressentait était normal, et qu’il fallait qu’elle en parle à d’autres pour que ça aille mieux. Mais ça n’arrangerait rien. Faites ce que je dis et pas ce que j’fais. Toujours et encore. Ça doit être le principe d’être le modèle de quelqu’un. On sait ce qu’il faudrait faire, ou du moins, parfois, mais agir de cette façon là, c’est déjà une toute autre histoire. Mais la jeune femme pensait s’en sortir plutôt bien après ce qu’elle avait vécus. C’était probablement aussi pour ça qu’elle avait parlé. Si elle avait à se reprocher, c’était au niveau de cette soirée et de quelques faiblesses qu’elle avait eu certains jours. Boire. S’amuser avec d’autres. Se ruiner parfois. Oublier. Et puis, elle avait arrêté de faire tout ça pour se foutre en l’air, parce que ça n’avait pas d’utilité, et qu’elle ne pouvait pas se permettre d’être cette personne là, et de disparaitre. Parce que même si ça ne s’était pas toujours bien passé avec sa sœur, elle avait besoin d’elle et elle le savait très bien. Et puis, certaines personnes au cours de ses voyages lui avaient montré sans même le vouloir que la vie valait la peine d’être vécue, et que se blesser parce qu’on s’en veut de n’être pas partis à la place d’un être cher n’en vaut pas la peine.

Alors, elle avait parlé, simplement, courageusement, choisissant ses mots et parlant posément, ravalant les faiblesses de sa voix, enfouissant un maximum ses émotions. Elle n’était pas une pauvre petite chose à qui l’on a tout arraché. Elle était une femme forte qui avait su tirer de la force de ses blessures et qui ne laisserait plus personne faire du mal à ses proches. Et elle était une femme qui avait eu sa vengeance, mais qui l’avait pris avec regrets.

« Oui, bien sûr je.. J’ai perdu ma mère, ce qui m’a fait quitter un moment l’école. Mon père qui était parti il y avait longtemps est revenu à la maison pour veiller sur nous et j’ai voulu être sûr qu’il était digne de confiance avant de laisser ma petite sœur uniquement avec lui. Et il s’est passé autre chose pendant cette période. Mon.. Enfin, un type s’est introduit chez les voisins, j’y suis allée, et j’ai tiré sur lui alors qu’il menaçait la famille. C’est le meurtrier présumé de ma mère. »
« Oh … Je vois. »

Tout ce qu’il trouvait à dire ? Normal, elle aurait probablement répondu la même chose à sa place. On voudrait tous que les autres trouvent les mots. Mais parfois, il n’y en a juste pas.

« Jl’ai jamais dit à qui que ce soit alors… »
« Je n'en parlerai à personne, je te le promets. Je suis désolé de ce qu'il t'est arrivé Jordane.»

« Merci. »

Que dire d’autre ?

« J’aimerais que ça reste entre nous. Et qu’on soit d’accord, c’était pas mon intension quand ça s’est passée. Leur petit garçon est arrivée chez nous, mort de trouille et avec du sang sur lui, et j’ai agit sans trop savoir ce que je faisais après avoir appelé de l’aide, j’ai pas réfléchis, juste voulu agir alors que personne n’avait rien fait pour ma mère. Moi y compris. L’arme était à mon père, j’sais pas où il se l’était procuré, il l’a jamais dit. Ça m’a pas trop rassuré, mais j’pouvais comprendre. Bref, j’ai pas bien vécu tout ça, et après un moment, il a fallu que je m’éloigne, j’étais plus capable de vivre là bas. J’ai voyagé, visité pas mal de pays et été dans un bon nombre d’université. Mais étant donné que j’apprenais que les trucs qui me permettaient de savoir me défendre… j’ai été pas mal déscolarisée pendant tout ce temps. Et si j’ai arrêté d’écrire à Cléo, c’est que j’pouvais pas lui raconter tout ça, sauf que ça faisait une partie intégrante de ma vie donc… j’avais pu rien à lui dire. Et lui mentir sans arrêt ça m’allait pas. »
« Je comprends. »

Il n’avait pas une figure de pitié, mais était touché, et réellement désolé. Elle, tout ce qu’elle avait voulu, c’était être honnête, parce qu’elle pensait qu’il avait le droit de se faire une idée claire des gens que sa fille fréquentait. Un petit sourire était apparu sur le visage de la jeune femme. Ça va, je vais bien. Façon de parler, bien sûr, mais, oui, elle allait bien. Et elle appréciait la gentillesse dont il faisait montre même s’il n’en faisait rien physiquement parlant. Après tout, il aurait tout aussi bien pu lui dire qu’il refusait qu’elle s’approche de sa fille. Pas sûr qu’elle aurait totalement suivit les ordres, mais c’était dans son droit. Et puis, que quelqu’un comprenne… pas forcément totalement, mais qu’il s’en donne la peine, ça lui faisait plus de bien qu’elle le pensait. Et puis, elle s’était toujours en partie attendue à ce que quelqu’un la fasse chier sur le fait qu’elle ait tué un homme. Et elle s’en voulait toujours, d’une certaine façon. Disons que son avis sur les choses différait parfois au vu de l’état d’esprit dans lequel elle était quand elle y pensait. Un peu comme toutes les choses graves qui nous passent par le crâne. On ne les voit pas toujours du même angle tous les jours.

« Je sais, j’ai un peu cassé l’ambiance, mais je sais ce que c’est que de vouloir protéger ceux qu’on aime, donc j’ai préféré jouer la carte de l’honnêteté avec vous. »
« Et tu as bien fait. »

Ouf.
« J’peux comprendre que ça vous inquiète, et c’est pour ça que j’ai pas voulu vous le cacher. Ça m’a pas rendu barge, et le fait de m’éloigner m’a permit de faire la part des choses. Donc j’suis… pas un danger pour Cléo, c’est tout ce que j’voulais dire. Disons que l’avantage, c’est qu’au contraire, j’me suis employée à savoir me défendre, et vu l’endroit j’crois que j’ai bien fait. Bref, j’aime votre fille, mais j’pourrais comprendre que ça vous inquiète qu’elle passe à nouveau du temps avec moi. »
« Ça m'inquiète effectivement, mais tout ce qui touche de près ou de loin à ma fille m'inquiète alors … Rolling Eyes Tu n'as pas eu le choix, c'est en tout cas la façon dont j'interprète les choses à la façon dont tu me les as raconté. Cleo est bien entourée ici, elle a des amis, des gens qui veillent sur elle mais toi c'est différent. Elle a vraiment été triste de te perdre mais comme toujours elle a continué à avancer. Parce qu'elle est comme ma Cleo, elle est forte, vivante. Quoi qu'il en soit je serai bien le dernier des imbéciles de vous empêcher de renouer. Elle va vraiment être heureuse de te retrouver. Je pense que vous avez surement beaucoup de choses à vous apporter l'une et l'autre. »
« Oui, elle l’est.. »

C’était tout ce qu’elle avait dit en premier lieu, le temps de penser à tout ce qu’il lui disait. Il y a toujours plusieurs versions dans une histoire, et elle tentait d’être la plus objective possible quand à la sienne, mais il était clair que les enfants de cet homme par exemple ne diraient probablement pas la même chose qu’elle. Enfin bref, il ne fallait pas qu’elle revienne là-dessus. Elle s’était promis d’éviter ces réflexions là au maximum.

« C’est possible oui. Elle m’a affreusement manqué en fait, maintenant que j’y pense. J’aurais pas dû arrêter de lui écrire. »

On se dit toujours ça après coup. Ça en devient con de le dire. Et pourtant c’est tellement vrai. Oui, elle aurait dû continuer à discuter avec son amie. Avec ses amies d’ailleurs, ça ne s’appliquait pas qu’à Cléo. Mais sur le coup, la jeune femme avait eu besoin de couper les ponts. Est-ce que ça avait été une bonne solution ou non ? Elle n’en savait rien. Si ça se trouvait en faisant les choses autrement, elle aurait vu le monde d’un œil nouveau et n’aurait pas eu besoin de quelques débordements ou de devenir une pro en défense pour cause de paranoïa assez aigue. Mais bon, on ne se refait pas et on ne peut changer le passé. Les choses sont ainsi et c’est tout. C’était pour ça que la jeune femme avait voulu aussi savoir ce qu’il en était pour son amie, qu’elle avait trouvé changée. Assez pour que quelque chose de grave ce soit passé.

« Et.. vous ? Enfin j’veux dire, pourquoi avoir quitté la France ? J’veux pas paraître mal-élevée, mais Cléo a changé, du genre pas comme une enfant grandit normalement. C’est peut être déplacé de ma part mais j’m’inquiète pour elle. Il lui est arrivé quelque chose ? »

Après sa question qui avait amené une discussion gênante, c’était à son tour.

« Et bien … Cleo a perdu sa maman elle aussi. »

Mais laissés nos mères tranquilles bordel ! Bref. Disons que c’est une manière de dire les choses sans dramatiser. Même si, là, pour le coup, la jeune femme ne voyait pas comment ne pas faire dans le dramatique. Pour une raison simple, d’ailleurs. C’était affreux. Mais malheureusement, ça arrive. Ça ne fait que ça d’ailleurs. Les parents partent et les enfants tentent de se construire quand même.

« L'été dernier, Marianne a fait une rupture d'anévrisme et le monde s'est écroulé autour de nous deux. C'était inconcevable pour moi de rester en France, dans notre maison, alors comme je suis né en Angleterre, comme j'y ai grandi et comme j'ai fait mes études ici à Poudlard, j'ai pensé que c'était la meilleure option pour nous deux. J'ai été très égoïste, j'ai sombré et j'ai entrainé ma fille dans ma chute. La perdre, disons que j'ai cru que je n'arriverai jamais a surmonter son absence. J'ai fait beaucoup de mal à Cleo, je l'ai laissé tomber au moment où elle avait le plus besoin de son père et je n'en suis vraiment pas fier. Aujourd'hui je remonte la pente et j'essaie de rattraper mes conneries, le temps qu'on a perdu. J'essaie de retrouver mon rôle d'adulte de la famille. Elle a perdu sa mère, et pendant quelques mois elle a perdu son père également, voilà pourquoi elle a autant changé. Elle a sans doute grandit trop vite et je m'en veux énormément. »

Que dire ? Ça arrive ? Ça ne devrait pas, elle était bien placée pour le savoir. Mais elle était aussi bien placée pour savoir que ça n’est pas forcément simple d’être à la fois la base de quelqu’un et la personne brisée par la perte d’un être cher. Son père à elle avait fini par revenir après la mort de leur mère, c’était vrai, mais il avait fallu un bon moment avant qu’elle ne lui fasse confiance et qu’elle lui confie sa sœur. En attendant, elle avait dû gérer.

Et au final, elle avait fuit.

« Vous vous êtes relevé, c’est tout ce qui compte maintenant. »

Elle aurait voulu dire quelque chose de différent, de mieux, de… Mais ça n’était pas venu.

« J'ai tendance à être un peu surprotecteur avec elle mais j'imagine que c'est ma façon à moi, certes sans doute un peu maladroite, de lui prouver à quel point je veux réparer mes erreurs, à quel point je suis là et que je ne la laisserai plus jamais seule. J'ai toujours été un Papa Poule de toute façon Rolling Eyes »

La jeune femme avait sourit en silence, sachant qu’il avait autre chose à dire. A son avis, un papa poule dans ces cas là, ça doit être assez agréable. Du moins, s’il a toujours été là, parce que si son père à elle avait tenté d’être particulièrement proche d’un coup, elle l’aurait probablement assez mal vécu et il n’aurait jamais réussi à se faire une nouvelle place dans leur famille. Pour le coup, il avait bien géré. Et tout ce qu’elle voulait pour Cléo, c’était que lui aussi, arrive à bien faire les choses, et ne s’écroule plus jamais.

« Vous avez beaucoup de temps à rattraper toutes les deux aussi et je pense qu'elle est en mesure de comprendre certaines choses si tu as besoin de mettre tout ça au clair avec elle. Ce que je veux dire c'est qu'elle sait écouter, elle l'a toujours su mais c'est plus fort encore depuis la mort de sa mère. Elle relativise, elle vit, elle a cette faculté à mettre les gens à l'aise qui me fascine toujours. Enfin bref, tu devrais aller la voir rapidement, ça lui fera énormément plaisir et à toi aussi je n'en doute pas une seconde. »

« Votre fille est quelqu’un de génial, elle l’a toujours été et ça ne changera pas. Elle a ça en elle. Et ça, ça vient de vous. »

Et quand elle disait vous, elle parlait évidemment tant du père que de la mère.

« Je suis vraiment désolée de ce qui est arrivé à votre femme, et j’espère sincèrement que vous, comme Cléo, allez réussir à vous reconstruire totalement. Un jour, ça ira mieux. »

La jeune femme avait sourit, sincère, et, sa main à elle était allée se poser quelques seconde sur celle du père de son amie. Chacun ses frontières. Pour elle, celle qui séparait un prof d’une élève n’était parfois rien d’autre que la frontière entre deux humains. Et elle s’avérait bien souvent aisément franchissable. Avec un dernier sourire, la jeune femme le lâcha et se leva.

« Vous avez raison, et je vais ratisser le château tout de suite pour la trouver. Bonne journée Jeremiah ! »

Oui, ça l’amusait si vous vous posez la question. Cependant, à l’instant de passer la porte, c'est-à-dire une seconde après sa dernière intervention, la jeune femme avait ajouté :

« Monsieur. »

Avec un petit sourire. Elle savait faire la différence, et en cours, il serait son prof. Mais il ne pourrait jamais n’être que ça, et il faudrait qu’il s’y habitue, parce qu’il était avant tout le père d’une de ses amies, qu’il avait énormément souffert, qu’elle en savait une partie. Et puis, parce qu’elle lui avait dit des choses qu’elle n’avait jamais dit à qui que ce soit, et ce, justement parce qu’il était le père d’une amie. C’était des trucs qui ne s’effaceraient pas, barrière prof/élève ou non.

Pas de pot, ouais, les filles de notre génération sont particulières.

Et puis… elle l’avait vu dans son bain, ça rapproche !

Elle avait déjà passé la porte.
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