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 First Light {Cleo en PNJ avec accord de Clémence}

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MessageSujet: First Light {Cleo en PNJ avec accord de Clémence}   Lun 16 Avr 2012 - 19:52

▬ Cleo M. Andrews & Enzo Ryans ▬




First Light.





Dimanche soir, ou plutôt non, lundi matin puisqu’il est déjà une heure passée. Je suis là, affalé dans un des sofa de la Salle Commune. Pas un bruit si ce n’est celui du feu qui crépite dans l’âtre. J’ai l’air seul, je ne le suis pas. Sur la table, mon chat.

« Tu vois Lune, y a plus que toi et moi maintenant. »

Elle me regarde avec droiture, ses yeux bleus plantés dans les miens avec insistance. Dans une de mes mains, une bouteille déjà entamée et dont le reste coule déjà dans mon sang, dans l’autre, un joins que j’ai récupéré de Cameron. Il n’est pas allumé mais j’y pense, même si l’expérience d’hier soir m’a bien fait comprendre que ça n’était pas du tout mon truc. Je suis prêt à tout essayer ou presque pour alléger mon esprit ne serait-ce que quelques heures. Je ne suis pas encore soul mais je sais que ça va venir. Après tout, j’étais dans un tel état hier soir, enfin samedi soir, que tout l’alcool que j’ai ingurgité avec l’Oncle Sam et ce connard de Rivers n’a pas du quitter totalement mon organisme. Si je me levais, peut être que je ne marcherai déjà plus droit. Est ce que j’ai marché droit depuis 24h ? Je n’en ai pas le souvenir. J’ai passé la matinée dans mon lit avec Sovahnn, et le reste de ma journée aussi actif qu’un mollusque. Je fais probablement peine à voir, mais je m’en fous, il n’y a personne de toute façon. Enfin personne à part Lune et son regard plein de mépris.

« Me regarde pas comme ça s’il te plaît. »

Oui je parle toujours à mon chat, et je suis certain qu’elle me comprend. A quoi est ce que tu es entrain de penser boule de poils, hein ? Tu te dis que ton Loup Garou de maître va finir drogué et alcoolique ? C’est possible, vas savoir. Vous êtes vraiment hautain et pédant vous autre les chats, les félins en général d’ailleurs probablement. Nous les canidés, on est pas comme ça. Je crois que Kyle a du être un chat dans une vie antérieure, c’est sans doute pour ça qu’il me regardait comme si j’étais le dernier des abrutis parfois. Ça fait plaisir, très plaisir, de se dire que son petit ami puisse penser un truc pareil. Ok j’exagère surement, et d’accord j’ai parfois eu des réactions qui allaient à la totale encontre de ce que je veux bien laisser voir de moi en temps normal, mais c’est pas une raison. Merde. De toute façon maintenant je peux bien faire ce que je veux, il ne me regarde plus. Je peux bien boire jusqu’au coma éthylique et fumer jusqu’à en perdre la raison, rien ni personne ne viendra me stopper ou me dire que c’est mal. Mon frère à d’autres choses à foutre et doit sans doute être dans le même état que moi. Jillian n’est plus là, et même si elle aurait peut être fêté un peu avec moi je crois qu’au bout d’un moment elle m’aurait dit : Stop, Enzo. Tu fais n’importe quoi, ressaisie toi. Et j’aurai dit : Oui maman. Ou alors je ne serai tout simplement pas descendu aussi bas. Attention, je ne rejette pas la faute sur elle, loin de là. Je suis « heureux » qu’elle soit partie pour se faire soigner même si j’ai peur parce qu’on a aucune nouvelle. Je continue de lui écrire, la deuxième lettre est partie dans la journée d’ailleurs. Pas grand chose de plus à dire que dans la première et je n’ai aucune idée si elle les reçoit ou pas. Okar part, il revient, les serres vides à chaque fois, mais ça ne veut rien dire. Et Kyle, il aurait réagit comment lui ? Étant donné que ses parents lui ont fait vivre un véritable enfer en agissant comme je le fais, je crois qu’il ne l’aurait vraiment pas bien pris du tout mais encore une fois s’il était là, je ne serai pas dans un état comme ça. Et encore une fois, je ne rejette pas la faute sur qui que ce soit, ou peut être un peu quand même sur lui, mais on s’en fout … En fait non ! On s’en fout pas. J’ai pas envie de m’en foutre, pas envie de faire semblant que tout va bien alors qu’il fait comme si je n’avais jamais existé. C’est quoi ces conneries ?! Hein ?! Pourquoi est ce qu’il me cherchait deux jours après m’avoir jeté ? Pourquoi est ce qu’il a parlé de moi avec Ever ? Pourquoi est ce qu'il portait un de mes vêtements ? Et pourquoi, d’après ce qu’elle m’a dit, il avait l’air si mal ? Pourquoi même pas une semaine après ça j’ai senti son odeur sur Smith et pourquoi depuis je n’ai aucune nouvelle ?! Et pourquoi je n’ai pas le courage d’aller le voir ? Encore une question : Pourquoi est ce que je suis tombé amoureux ? Et ne venez pas me parler de Karma ! Je sais que j’ai pas toujours été quelqu’un de bien, et encore y a pas si longtemps, mais … Et puis merde.

Je suis le cœur brisé d'Enzo Ryans.

« Enzo ? »

Oui, c’est moi, non je n’ai pas changé. Je suis toujours celui que tu as … stop. Ceci est un pétage de plomb de l’auteure puisqu’il est bien évident que Mister Ryans ici présent ne connaît pas C-Jérome et grand bien lui fasse !

« Cleo … Qu’est c’que tu fais debout à cette heure là ? »

Oui je me suis retourné, et non je n’ai pas lâché pour autant ce que j’avais dans les mains. Oui j’ai été surpris, et non je ne suis pas content de ça. J’aurai du la sentir, Lune aurait du m’avertir. Peut être qu’elle l’a fait, après tout, j’étais tellement perdu dans mes pensées. Et oui, qu’est ce qu’elle fait debout à cette heure là ? Les cours commencent dans 8h à peine, elle devrait être dans le fond de son lit en plein sommeil, tout comme moi d’ailleurs, mais j’ai 17 ans, je suis majeur, je fais ce que je veux et si j’ai envie de me ruiner la vie et la santé, c’est mon problème. Et non, je ne suis pas du tout énervé. Ou peut être un peu. Et … Elle me regarde bizarrement. Approche Cleo, je ne vais pas te manger c’est promis. T’as l’air soucieuse, c’est à cause de ce que tu vois ? Pourtant je jurerai que ça n’est pas la première fois que tu me vois avec une bouteille dans les mains. Bon certes, la dernière ou les dernières fois, c’était la fête et probablement un vendredi ou un samedi soir mais …

« J’arrivai pas à dormir, je me suis dit que j’allais lire un peu mais dans le dortoir … Et toi ? Qu’est ce que tu fais ? »

Je la suis du regard alors qu’elle vient s’installer près de moi, dubitative, l’air presque inquiet, emmitouflée dans sa robe de chambre et moi, je laisse mes yeux vagabonder entre le joins et la bouteille, en pleine réflexion. Dépité.

« Je crois que j’hésite entre finir cette bouteille d’une seule traite ou alors fumer ce joins même si je ne supporte ni l’odeur ni la fumée. »

Au moins, ça a le mérite d’être clair. Une nouvelle fois, je croise le regard inquisiteur de Lune, qui finalement quitte la table pour se lover contre ma camarade. Elle la caresse, je soupire.

« Bonjour Lune. »

Parfois j’aimerai être un chat … Je dis pas ça parce que j’aimerai être à sa place là, maintenant, tout de suite hein ! Juste parce que tu as de l’affection quand tu veux, et la paix a peu de choses prêt de la même manière. En plus de ça t’es moins encombrant qu’un ado d’un mètre 90 ou qu’un Loup qui fait deux fois la taille d’un canidé normal. Tu peux te faufiler dans les recoins, disparaître, réapparaitre quand bon te semble. Dormir toute la journée. Oui, la belle vie.

« Pourquoi est ce que tu fais ça Enzo ? »

Parce que je suis malheureux et que je ne trouve rien d’autre à faire de ma carcasse ?

« Je … J’en sais rien. Peut être pour essayer d’oublier, de débrancher. Je sais pas. Parce que j’ai rien d’autre de mieux à faire et que moi non plus j’arrive pas à dormir ? »
« Ça changera rien tu sais ? Ça n’arrangera rien en tout cas. »
« Tu me trouves ridicule, hein ? »
« Non. Enfin, si, un peu, mais t’as pas besoin de ça pour avoir l’air d’un crétin. »
« Hey ! »

Un sourire, deux sourire. Le sien, le mien. Un air offusqué de ma part, un autre plutôt triste de la sienne alors qu'elle me dévisage après avoir laissé son regard glisser plein d'amertume sur les deux objets que j'ai dans chacune des mains. Elle ne me juge pas, ça se voit, ça se sent, mais elle n'aime pas ce qu'elle voit. Je suis partagé, je n'arrive pas bien à cerner ce qui peut bien se passer dans son esprit. Je me sens mal, soudainement, rempli de culpabilité. J'ai fait souffrir beaucoup de gens, mais je ne veux pas la faire souffrir elle, de quelconque manière que ce soit.

« Mon père … Il … Il a cru lui aussi pendant un moment que ce genre de trucs pouvaient régler ses problèmes ou en tout cas l’aider à vivre. Je l’ai vu se détruire sans jamais rien pouvoir faire pour l’en empêcher et crois moi, si ça n’est pas facile à gérer pour l’entourage, c’est sans doute encore pire pour la personne qui se laisse aller. »

Et voilà l’un de ces instants où l’on se sent ridicule, pire que ça encore, coupable. Je n’ai rien dit, parce que je n’ai rien trouvé à dire et que mon silence était sans doute la meilleure chose que je pouvais lui offrir. Je n’ai pas baissé les yeux pour autant, mais mon expression a du changer du tout au tout en un éclair.

« Je sais que tu dois avoir l’impression que tous tes soucis s’envolent à mesure que ta bouteille se vide mais c’est éphémère tout ça, ils seront encore là demain matin. Eux, et une violente migraine si tu veux mon avis. Papa va encore râler si tu t’endors, tu l’sais ça ? »

Elle sourit, encore et encore. A une époque je crois que j’étais comme elle, aujourd’hui je ne m’en sens plus la force. Je viens encore de faire une connerie, involontaire certes mais une connerie quand même, mais celle là je crois que je suis en mesure de la réparer, non ? Ou en tout cas de ne pas l’aggraver. J’ai bien senti un changement chez son père, mais au départ, je ne prêtai pas vraiment attention à cet homme si ce n’est pour lui pourrir son cours les premières semaines après la rentrée. Après ça, j’ai commencé à y faire ma sieste et les choses ont évolué. Je suis redevenu moi même, il m’a semblé le voir remonter une certaine pente. Maintenant que Cleo me parle de tout ça, je peux remettre les pièces du puzzle en place et une part de moi s’identifie à lui, à Jeremiah Andrews, qui a sombré dans quelque chose à quoi se raccrocher pour oublier l’absence de sa femme. Enfin c’est ce que j’en déduis mais je n’ai pas toute les cartes en mains et je ne me vois pas poser des questions à ma camarade sur cette partie de sa vie. Elle en a souffert, peut être qu’elle en souffre encore d’ailleurs, et je me sens vraiment mal de lui renvoyer cette image là.

« Je suis désolé, pour … Enfin je ne voulais pas faire remonter de vieilles douleurs, excuse moi. Je suis pitoyable. »

Et pourtant je trouve encore le moyen de me chercher des excuses …

« C’est juste … J’ai l’impression de perdre totalement le contrôle en ce moment, que tout fout le camp et de ne plus avoir assez de force pour m’accrocher. Je fais en sorte que la plus part des gens me voient comme quelqu’un de solide, qui se fout de tout, mais c’est pas le cas. Je m’enfonce Cleo, tous les jours un peu plus, et je sais pas si j’arriverai à remonter la pente cette fois. Alors ça … Comme tu dis, ça me permet d’oublier quelques heures, de ne plus penser à rien ou en tout cas d’en avoir l’illusion. »
« Tu n’es pas tout seul, t’en es conscient au moins ? »
« Oui, oui bien sur. Je ne suis pas égocentrique à ce point là et je sais qu’il y a des gens qui tiennent à moi, à qui je peux me confier mais … J’en sais rien, la moitié ne sort pas, et puis ils ont tous leurs propres problèmes. J’veux emmerder personne, tu vois. Jillian est partie, c’était ma meilleure amie, comme une grande sœur, et ça fait un vide énorme dans ma vie, dans mon cœur. Derek a déjà suffisamment à gérer de son côté pour supporter son abruti de p’tit frère qui déconne en plus. Quant aux autres, c’est pareil. »

Elwynn est heureuse, je ne veux pas lui gâcher son bonheur alors je ne lui offre que des sourires. Sovahnn ? Elle est mon rayon de soleil, et pourrir les moments qu’on passe ensemble avec nos états d’âmes n’a jamais fait partie de notre manière de fonctionner à deux. Je sais qu’elle est là si j’en ai besoin, et inversement, mais comme depuis toujours, mes moments de faiblesses, je préfère les passer seuls. C’est comme ça.

« Tu peux me parler à moi si tu veux. »

Je pourrais, oui, c’est vrai, et je me sens suffisamment en confiance pour ça mais je n’ai vraiment pas envie d’alourdir le poids de ce que tu portes déjà sur tes épaules. L’absence de ta mère, les soucis de ton père même s’il va mieux. Et puis me confier, je l’ai déjà fait, ça n’a rien changé non plus.

« C’est gentil Cleo, mais je pense que t’as déjà un cœur brisé à supporter en plus du tien. T’es sans doute plus forte que moi, mais je m’en voudrai de t’assommer avec les histoires rocambolesques d’un ado de 17 ans qui déraille complètement. »

Et puis tu ne pourras rien faire pour moi, d’ailleurs je ne veux pas que tu te sentes investie d’une mission quelconque. Ça va aller pour moi, demain est un autre jour même s’il n’arrangera pas les choses. On se redresse, on sourit, tout ira bien. Et puis …

« Tu sais quoi, sors ta baguette, on a un truc à faire tous les deux, tu te souviens ? »
« Oui, oui bien sur. Mais … A cette heure là ? »
« Pourquoi pas ? »
« D’accord, mais jette ça d’abord, si tu veux bien. »

Jeter ça ? Jeter quoi ? Cette merde que je m’apprêtais à ingurgiter pour m’oublier, bien sur. Ces deux objets qui gâchent ce moment. J’acquiesce, me lève, pose la bouteille sur la table devant nous avant de la changer en vase puis jette le joins dans le feu. Un sourire amusé étire mes lèvres timidement. Un sourire blasé plutôt.

« Si Cameron me voyait faire ça il me tuerait. »

C’est vraiment étrange de parler de ce type comme ça, d’autant plus que Cleo n’a probablement pas la moindre idée de qui je suis entrain d’évoquer, mais j’ai l’impression de m’être fait un ami aussi étrange que cela puisse paraître. C’est l’ami de Kyle à la base, et le mec que j’ai détesté au premier regard. Un an plus tard, je me retrouve à partager énormément de choses avec lui. Kyle nous a lié sans le savoir, sans le vouloir et aujourd’hui on est tous les deux éloignés de lui. Je crois que, même si bien sur c’est totalement différent, on en souffre tous les deux de cet éloignement de Lui. Enfin peu importe, j’ai pas envie de penser à eux là, tout de suite, je veux juste …

« Specto Patronum. »

Depuis cette fois dans les bois avec Sovahnn il y a quelques mois, je me suis pas mal entrainé et il n’est pas rare de me voir me balader avec mon gros loup argenté près de moi dans le dortoir, parce que sa présence me rassure, m’apaise, tout comme celle de Lune. Alors le voilà, qui danse dans les airs, majestueux, d’un pas souple, l’œil vif. Mon regard de gamin ébahit ne le quitte pas, à chaque fois je me fais avoir, captivé.

« Il est magnifique. »

Visiblement je ne suis pas le seul.

« Aller à toi, essaie. Faut que tu penses à un souvenir qui te donne vraiment le sourire, tu vois, le truc le plus joyeux dont tu te souviennes. »

A quoi je pense moi ? Je pourrais penser à Kyle, mais le concernant, il ne me reste plus vraiment de bons souvenirs, ou en tout cas ils sont trop masqué par les mauvais. C’est à mes parents que je pense, à l’Australie, à ma vie passée que je regrette sans doute un peu trop souvent ces derniers temps. En tout cas, ça fonctionne à merveille.
Cleo s’exécute, mais comme pour moi la première fois, ça ne marche pas. Pas même une petite étincelle. Ça demande de la patience, de la concentration, mais elle est douée, je le sais, elle va y arriver. Deuxième essaie, puis un troisième. La lueur argenté qui s’échappe de sa baguette nous montre qu’on est sur la bonne voie. Deux heures du matin et nous voilà dans la Salle Commune entrain d’essayer de faire sortir un Patronus. Normal …

« Ouais ! Bravo ! C’est génial. »

Je le savais que tu y arriverais. Et oui c’est un câlin que je suis entrain de te faire là, tu ne rêves pas. Puis je m’éloigne, et contemple avec toi ce petit oiseau qui virevolte vers le plafond sous le regard intrigué de mon Loup, immobile lui. Je croise les bras sur mon torse, un air faussement dubitatif.

« Hum j’aurai juré que ça serait un ouistiti. »
« Ca suffit Ryans. »
« Mais une mésange, c’est assez représentatif aussi finalement. »
« C’est ça, rattrape toi. »
« Aïe. »

On s’amuse, comme deux gosses. On se chamaille et bientôt ce sont les Patronus qui prennent le relais. Mon Loup s’active, et cours après sa Mésange.

« Vas y mon gros, bouffe la. »
« C’est ça mon louloup, touche à mon p’tit oiseau et tu vas voir ! »

Et puis Lune se réveille, et rentre dans la partie. Mon Loup, elle le connaît par cœur, mais ce petit oiseau qui s’agite aiguise ses sens de prédateur. Debout sur ses pattes arrières, la queue qui frétille, elle saute et tente d’attraper l’insaisissable. Je me cache le visage d’une main.

« Lune … Tu me fais honte là. »



« C’était sensé être elle, le cerveau de la bande. On est pas dans la merde. »

Elle éclate de rire, je lève les yeux au ciel, et finalement on se marre comme deux cons. Ça fait du bien, tellement de bien. On se marre tellement qu’on fini pliés en deux sur le canapé, l’un contre l’autre, et machinalement mon bras passe par dessus son épaule. Je la sers contre moi, elle ne bronche pas, et passe même son bras autour de mon ventre alors qu’on reprend notre souffle tranquillement. Elle lève la tête vers moi, ses yeux bleus accrochent les miens en douceur, elle sourit. Je souris à mon tour, encore.

« Tu vois, y a d’autres moyens que se détruire pour débrancher un peu, non ? »
« Si, t’as raison. Merci Cleo. »
« De rien. Et désolé pour ton cœur brisé, j’espère que ça s’arrangera. »

Je ne ferai pas de commentaire là dessus, mais ça me touche. Le calme revient, le silence s’installe. Ma tête repose sur la sienne, qui elle même repose sur mon torse. Mes yeux se perdent dans le feu, mes pieds se posent sur la table. Puis finalement …

« Je suis le p’tit dernier, et j’ai toujours eu l’habitude d’être le plus jeune, mais si j’avais eu une petite sœur, j’aurai aimé qu’elle soit comme toi. »

C’est à son tour de rester silencieuse, mais un nouvel échange de regard me transmet tout ce que j’ai besoin de savoir, de comprendre.

« T’es une vraie bouillotte. »

Un rire sec, qui me secoue, mais pas nerveux pour autant. Peut être qu’elle a compris, peut être pas. Moi ça me va d’être une bouillotte si c’est ce que tu veux que je sois. T’as pas idée comme ta présence me fait du bien. Oui, comme une petite sœur. C’est comme ça que je ressens les choses en tout cas. Quelques minutes de silence encore, et elle s’est endormie. Il ne m’a pas fallut beaucoup plus de temps avant de fermer les yeux à mon tour. Un dernier murmure.

« Bonne nuit. »

Est ce la percée du jour ou bien les mouvements et le bruit qui nous ont sorti de notre sommeil ? Aucune idée. Nous n’avons pas échangé un seul mot, on a simplement sourit en silence en voyant mon gros Loup argenté roulé en boule et sa Mésange, posée délicatement sur sa tête. Lune, elle, dormait paisiblement devant le feu, sur un coussin. Les Patronus ont disparu, chacun a retrouvé son dortoir. J’ai filé prendre une douche, et quand j’en suis sorti, propre comme un sous neuf, habillé, mais pas coiffé, faut pas déconner, Harper m’est tombé dessus, comme souvent. Je ne me suis pas énervé, je suis même rentré dans son jeu. De toute façon les nouvelles ici vont toujours très vite. Après Elwynn, c’était Sova, maintenant ça va être Cleo. Je crois que je commence à m’y habituer. Ça n’a pas vraiment d’importance.

« Ryans, ça devient une habitude chez toi de dormir avec une fille différente chaque nuit ? »
« Visiblement. Fais gaffe, peut être que cette nuit c’est dans tes draps que j’vais me glisser. »
« Oh oui viens je t’en supplie ! »
« T’as raison Rolling Eyes Ton lit supporterait pas nos deux poids j’crois. »
« Probable. T’es prêt à affronter deux heures passionnantes d’Histoire de la Magie ? »
« Ouep, en route. »

Et oui, à croire que je deviens plus sociable malgré moi mais on a fait la route ensemble. Marchant comme deux glands dans les couloirs. Il ne m’a pas lâché avec cette histoire ce con. Je m’en foutais, je me sentais bien. Fatigué, certes, mais bien.

« Tu crois qu’Andrews serait content d’apprendre que t’as dormi avec sa fille dans la Salle Commune ? »
« J’en suis pas certain, non, mais bon, y a pas de raison qu’il l’apprenne, hein ? »
« Faut voir, je pourrai te faire chanter. »
« De toute façon il s’est rien passé, et il ne se passera jamais rien entre Cleo et moi. Il a rien à craindre de ce côté là et je suis sur qu’il le sait. Et puis ça va, c’est pas comme si elle avait été dans mon lit ou moi dans le sien, et on avait tous les deux nos vêtements. »
« C’est vrai que tu préfères les Cougars toi. Ça m’étonne que tu te sois pas encore fait la vieille prof de Vol sur Balais. »
« Qui te dit que c’est pas le cas ? »
« … »
« Hum ? »
« Arrête … »

On a passé la porte de la classe, Monsieur Andrews nous attendait.

« Bonjour Messieurs. Ravis de vous voir d’aussi bonne humeur, ça ne va s’en doute pas durer. Interro surprise ! »

Et merde ...
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