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 So Happy I Could Die {Maxence}

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MessageSujet: So Happy I Could Die {Maxence}   Lun 5 Mar 2012 - 21:36

▬ Maxence Lukas Wargrave & Ismaelle Luna Stoneheaven ▬


CRÉDIT - CSS


So Happy I Could Die.





Est ce que je vieillis ou quoi ? Non parce que je vous assure, il y a de quoi se poser des questions. J'ai l'impression d'être une grand mère pour qui le simple fait de devoir mettre un pied devant l'autre devient un supplice. J'ai 27 ans, merde ! Vous n'allez m'enterrer maintenant. Une mauvaise passe, ça doit être. Le manque de soleil, même s'il est plus ou moins présent ces derniers jours, le contre coup de ma, mes, petites mésaventures avec la gente lupine et masculine. Peut être un peu de surmenage parce que oui c'est vrai, je dois bien l'admettre, j'ai sans doute un peu forcé sur la dose travail ces derniers mois mais je me raccroche à ce que je peux, à ce qui me plaît surtout. Mon métier me passionne et ça m'embête vraiment de ne pas être à 100 % de mes capacités en ce moment. Fort heureusement, et ça laissez moi vous dire que c'est bon pour le moral, il y a des élèves comme Candice, ou même Riley même si son truc à elle c'est plutôt les animaux dit classiques, qui partagent ma passion, qui la vivent tout comme je la vis. L'enseignement, ça n'est pas quelque chose qui était inné chez moi, j'ai découvert ça en débarquant à Poudlard il y a un peu plus d'un an et demi. En redébarquant pour être tout à fait exact puis que j'ai passé 11 ans de ma vie entre ces murs, en tant qu'élève, avant d'y revenir quatre ans plus tard. J'ai fuit le monde de la magie après avoir une bande de sorciers décimer une famille de Moldus. J'ai voulu tirer un trait sur tout ça et suis rentré dans l'armée. J'ai tenu quatre ans, mais ça n'était définitivement pas un monde pour moi et que le veuille ou non, celui de la magie me manquait trop. Je ne regrette pas mes choix, j'ai vécu des moments durs c'est vrais mais aussi de très bons. J'ai fait de jolies rencontres aussi bien parmi les autres soldats que dans les populations civiles. J'avais l'impression de servir une cause avec les Nations-Unis et puis, j'ai trouvé Fenrir, quelques mois avant de quitter définitivement ce mode de vie que je ne regrette pas. Non, je ne regrette rien comme dirait l'autre. Edith Piaf, pour ne pas lui manquer de respect. J'ai regagné le domicile de mes parents, j'ai été faire un tour au Venezuela en quête de mes racines mais je n'ai rien trouvé là bas qui m'a fait me sentir chez moi. Chez moi, c'est l'Irlande, ses prairies verdoyantes, ses moutons, sa Guiness et ses Irlandais. Ma famille. Le clan Stoneheaven ! Enfin bref, tout ça pour dire que non l'enseignement n'était pas une vocation, mais j'ai toujours aimé les animaux, les créatures. Plus jeune, alors que je passais la plus part de mon temps à l'hôpital, j'ai souffert de ne pas en avoir. J'ai eu un chat, pendant ma scolarité ici alors que j'étais qu'une poufsouffle sérieuse et consciencieuse – d'ailleurs je me demande parfois comment ça se fait que je n'ai pas atteri chez les Serdaigle mais peu importe – mais j'ai surtout découvert des créatures incroyables. A l'époque, il n'y en avait pas autant, aujourd'hui on se retrouve avec un magnifique troupeau de Sombral en semi-liberté, des Hyppogriphe qui vivent de la même manière pour la plus part. Des Niffleurs, des Abraxans et ça je dois dire que c'est ma plus grande fierté. J'ai fait des pieds et des mains pour les obtenir, un couple, qui aujourd'hui m'a donné un magnifique petit : Fly. Ils ont tout pour être heureux ici et j'espère pouvoir m'occuper d'eux le plus longtemps possible. Non, vous ne rêvez pas, je n'aspire pas à partir. Je ne dis pas que c'est l'éclate ici, surtout pas en ce moment, mais j'aime cet endroit, je l'ai aimé dès l'instant où mes yeux d'enfant l'ont découvert, et ça n'est pas une bande d'abrutis finis, ou pas finis d'ailleurs, qui va me faire changer d'avis. Ce cirque ne pourra pas durer éternellement. Un jour ou l'autre, ils finiront par foutre le camps d'ici et Poudlard redeviendra le havre de paix qu'il a toujours été. Et je m'égare encore une fois. Ce que je voulais dire avant de partir dans mes délire, c'est que ça fait plaisir de voir que la relève peut encore être reprise.

« Aller vous occuper des Botrucs, Professeur Stoneheaven. Un jour, je deviendrais votre assistante, il faut bien que je commence à apprendre le métier ! »

Qu'est ce que je disais ? Dans le fond, elle n'a pas tort. Elle a 20 ans, dans un an – en espérant que ces crétins disparaissent d'ici là – elle aura terminé ses études et devenir mon assistante serait une transition idéale pour un jour avoir un poste comme le mien, ou éventuellement le mien d'ailleurs.

« Bon d'accord, mais n'oublie pas, si tu te sens dépassée, tu vas demander de l'aide à Enzo. Il a l'air un peu inabordable comme ça, mais il est pas méchant. »

Il ne mord pas … en théorie.
Enfin disons qu'en plein jour tu prends pas beaucoup de risque.

J'ai donc laissé Candice tout aux Niffleurs et je me suis éloigné tranquillement, pour aller voir comment se portaient les Botrucs. Environs 20 minutes plus tard, les premières années arrivaient par petits groupes, et j'ai senti un bras passer par dessus mon épaule. J'ai sursauté, avant de me calmer en voyant qu'il ne s'agissait que d'Enzo. J'ai souri, rassurée, il m'a claqué un bisou sur la joue. Un geste plein de tendresse. Quel gros bébé câlin celui là.

« En quel honneur ? »
« Juste comme ça, j'avais envie. J'aurai pas du ? »
« Si. »

Non je ne suis absolument pas gaga de ce gosse, c'est faux … Peu importe. Il s'est éloigné, Candice devait déjà être partie ou peut être encore dans le coin mais de toute façon mes petits aventuriers arrivaient déjà. Onze ans, l'âge de l'insouciance. Ils se sont installés tout autour de moi, bien sagement, le cours a commencé.

« Bonjour tout le monde. »
« Bonjour Ismaelle ! »

Tous en cœur, si sont t'y pas mignons. Pour rien au monde je ne pourrais exercer un autre métier.

La journée est passée tranquillement. A midi, j'ai déjeuné dans ma cabane, puis l'après midi a suivi son cours. A 21h j'étais exténuée, allongée sur mon lit, un bouquin dans les mains, à la lueur de la chandelle. Une heure après, je me suis relevé pour faire un bisou à mon gros pépère et j'ai soufflé sur la bougie.

« Bonne nuit mon gros. A demain. »

Bonne nuit … Tu parles. Remarque, si, c'est pas la nuit en elle même qui a été dure, c'est plutôt le réveil. Comme hier, et avant hier, et sans doute avant, avant hier même si je ne m'en souviens pas vraiment. Tous les matins c'est le même cirque et là franchement j'en peux plus. Je me sens encore plus fatiguée que la veille et c'est direction les toilettes dès que j'ai le malheur d'ouvrir les yeux parce que j'ai des hauts le cœurs à faire pâlir un marin. Oui j'invente des expressions qui ne veulent rien dire, mais j'ai une excuse. Enfin ça peut plus durer. Une douche, je m'habille et quelques minutes après me voilà dans l'infirmerie. Il est tôt mais je suis certaine que Maxence est déjà debout, et déjà là surtout. Ou alors il est en intervention urgente quelque part dans le château. Pas envie de l'emmerder avec mes problèmes mais j'en peux plus.

« Max ? »

Pas de réponse. Ah ? Si. Un juron non ? Et un bruit de trucs qui se cassent la gueule. Voilà le plus beau. Nan sérieusement, c'est un beau gosse.

« Max, t'aurai pas quelque chose à me filer s'il te plaît ? Ça fait trois jours que je suis malade tous les matins, je me sens épuisée et j'arrive plus à suivre. »

Ah, euh ...

« Bonjour, au fait. Désolé. »

:gla:

« J'ai du choper un virus ou un truc comme ça. »

Un virus … Il a bon dos ton virus ma grande … Il a surtout deux bras, deux jambes, un nez, une bouche, deux yeux. Enfin pas encore, mais ça va venir.
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MessageSujet: Re: So Happy I Could Die {Maxence}   Jeu 8 Mar 2012 - 11:36

Tout gérer. Trop simple. Maxence se sentait un peu partout ces derniers temps, il fallait dire que depuis un mois environs, peut-être un peu plus, il avait fallu qu’il soit sur tous les fronts puisque tout foutait le camp de partout. Il lui avait fallu gérer un certain nombre d’urgences, et de crises en tout genre et il n’irait pas dire qu’il était rassuré de pouvoir respirer un peu plus à présent. Il avait fini par utiliser des hiboux pour apporter de quoi se soigner aux deux Rivers récalcitrants puisqu’il commençait à avoir des mollets en béton à force de leur courir après toute la matinée pour qu’ils se soignent comme ils le devaient. Autant il pouvait affirmer qu’Alec était forcé de prendre ce qu’il lui faisait apporter puisqu’il avait fini par prendre le partie d’envoyer potions, onguents et autre à Jayden qui le forçait à les utiliser plutôt que de les abandonner dans un coin comme ce que faisait probablement Logan. De toute manière, Maxence le jugeait assez grand et conscient de ses limites pour faire les choses correctement et se soigner puisqu’il y était forcé. Pour ce qui était des autres crises, il n’avait plus réellement d’influences dessus. Il avait essayé d’envoyer quelques lettres à Sainte Mangouste pour avoir des nouvelles de Jillian mais rien ne pouvait lui indiquer si elles étaient arrivées à bon port ou non. Et d’ailleurs, il en doutait fortement.

Il était sortis des limbes du sommeil tôt ce matin, comme toujours, pour passer voir les quelques deux personnes qui restaient encore alitées à l’infirmerie et qui avaient pris leurs soins avant de se rendormir, probablement avant même qu’il ait fini de vérifier qu’ils allaient bien. Takuma était passé la veille pour apprendre à faire une potion et passer prendre quelques trucs pour Dakota puisqu’il avait apparemment décidé que de la loger chez les Serdaigles était une bonne idée. Ils avaient un peu discuté de la situation et puis il était reparti.

Les deux hiboux envoyés à travers la fenêtre, leurs paquets à la patte, Maxence s’était détourné pour vérifier la liste des potions et de tout ce qu’il avait entassé pour pouvoir faire de quoi soigner un peu tout et n’importe quoi. Et vu sa grande capacité de rangement, il fallait dire qu’il avait de quoi faire. Il n’y avait que ce qui était particulièrement important et utile tous les jours qu’il avait pris le temps de mettre en ordre. Potions tue loup, potions courantes et curatives, plantes indispensables et poches de sang ; tout était bien répertorié et d’accès rapide. Surtout qu’il avait pu découvrir qu’en fait, il pouvait aussi se retrouver avec des cas assez particulier et plus que graves. Autant avouer que le coup d’Alec, il ne l’avait pas vraiment vu venir.

« Max ? »

« Oui ? Ah ! Aïlle merde ! »

Petite seconde d’inattention eeeeeeeeeet oui, tout était tombé dans un bruit sourd alors qu’il tentait désespérément de limiter les dégâts et d’éviter que tout le n’écroule. Tentative qui n’avait pas vraiment aboutit. D’un geste, il avait réparé les fioles, séparé les liquides avant que des réactions non prévues ne s’opèrent, et tout re-balancé sur une table. Hors de portée des enfants, oui, tout à fait madame ! Poussant la porte, il avait finalement réussi à apparaitre face à Ismaelle, enjambant un bouquin ouvert au sol.

« Un bouquin de recettes de cuisines, t’y crois toi ? »

Agitant le bras pour faire tomber un chiffon dont il ignorait parfaitement les propriétés (ça n’était d’ailleurs peut-être qu’un banal chiffon à poussière… qui n’avait pas été souvent utilisé dans ce débarra depuis les quelques dernières années), il avait fini par s’extirper de la pièce pour rejoindre son amie avec un sourire.

« Max, t'aurai pas quelque chose à me filer s'il te plaît ? Ça fait trois jours que je suis malade tous les matins, je me sens épuisée et j'arrive plus à suivre. »

Petit sourire face à son côté speed du matin. Il n’avait probablement rien à redire cela dit vu tout ce qu’il avait déjà fait. La poudre de Guarana cultivé par les trolls des montagnes, vous connaissez ? Et bah ça aide !

« Bonjour, au fait. Désolé. »

« Salut. Pose toi là, on va voir ce que t’as déjà. »

Adressant un grand sourire à son amie avant de l’embrasser, il lui avait ensuite désigné le premier lit qui passait.

« J'ai du choper un virus ou un truc comme ça. »

« Bah au pire, tu me l’auras refilé et j’prendrais un congé. J’donnerais la gestion de l’infirmerie à Takuma, j’suis sûr que tout se passera bien ! »

Ou pas. Ok, il était brillant mais… très brillant. Mais quelque chose lui disait que ça pouvait aussi très bien partir en vrille et très vite avec lui aux commandes. Surtout avec les mégères qui redébarquaient une fois de temps en temps pour ne pas se faire virer par leurs supérieurs puisque lui-même leur avait interdit de débarquer ici et de faire quoi que ce soit tant que ça n’était pas passé par lui, et qu’elles auraient affaire à lui si elles mettaient en danger de quelque manière que ce soit la vie d’un humain. Oui, il avait hésité avec être vivant, mais elles auraient pu être foutues de ne pas couper certaines herbes pour les donner à un moldu qui en aurait urgemment besoin et se servir de l’excuse qu’elles auraient alors nuit à la santé de la plante.

Remettant le nez dans le débarra quelques secondes, il en était ressortis avec une potion pour donner un coup de fouet à la jeune femme et une sorte de boite portant un certain nombre d’encoches déjà remplies avec plusieurs genre de liquides. Un sortilège maintenait le tout stérile. Il savait très bien qu’Ismaelle ne serait pas venue le voir si ça n’était pas réellement incommodant, et … et il préférait faire des analyses. Au cas où quoi. Oui, le coup d’être malade tous les matins lui faisait un peu peur mais il n’en avait rien laissé paraître. La paranoïa, c’est mauvais pour le teint.

« À part ça, tu te sens comment ? »

Vis-à-vis de beaucoup de choses, bien sûr. Tout en lui posant la question, il avait jeté un sort, absorbant le sang sans la piquer, pour le faire glisser dans la boite avant de refermer celle-ci. Il l’avait alors prise pour aller la poser un peu plus loin, rajoutant une analyse, au cas où quoi. On n’est jamais trop prudent, et avant d’aller rechercher la potion qu’il avait laissé de côté pour la poser à côté d’elle, sans lui donner d’instructions, avant d’aller rejeter un coup d’œil à la boite. Si Ismaelle avait pu le voir, elle aurait pu voir qu’il avait fortement palis à l’instant même où son regard s’était posé sur l’espèce de plaquette transparente. D’un coup de baguette, il avait éloigné la fiole qu’il venait juste de poser à côté d’elle. Avant qu’elle n’en boive.

« Finalement, c’est pas pour toi ça… »

Ça aurait été bon si ce qui la rendait malade était en effet unicellulaire. …. Sauf que ça n’était pas le cas. Inspirant à fond, il était allé se poser à côté d’elle.

« J’pense pas que j’vais t’annoncer une bonne nouvelle. J’te le dis… histoire que tu te prépares quoi. Isma, t’es pas malade. »

Une main sur la sienne. C’est bon, respire à fond, il n’y a pas de doute possible, il n’y a qu’une hormone qui ait cette action-là, et elle n’est qu’à moitié sécrétée par toi.

« T’es enceinte Isma.. »

Bombe larguée, t’as le droit de tomber dans les vapes, c’est bon, j’te rattrape. Non, sérieusement, c’était loin d’être drôle, surtout qu’il se doutait sans problème d’où cet enfant sortait, et qu’il était loin d’être désiré. Comme tout le reste d’ailleurs. Et ça n’allait pas aider la jeune femme à faire un trait sur ce qui s’était passé.
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MessageSujet: Re: So Happy I Could Die {Maxence}   Jeu 8 Mar 2012 - 18:54

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So Happy I Could Die.




Un bouquin de recette de cuisine, pourquoi pas ? Ca pourrait être sympa pour notre prochaine soirée. Et oui c’est bien un sourire que tu vois sur mon visage même si autant être honnête, quand je te vois je ne peux pas m’empêcher de penser à notre discussion de l’autre jour, à mes aveux, à ce que j’ai vécu donc et au fait que sois au courant à présent, à Taylor qui n’a pas recommencé pour la simple et bonne raison qu’il a oublié. C’est vrai, tout ça se noie dans la masse de mes pensées, de mes souvenirs, mais ça n’est pas parce que je n’oublie pas que je ne dois pas avancer. Le passé, c’est le passé. Il m’a fait du mal, je ne cherche pas à me venger mais bel et bien à continuer à l’éviter. J’ai peur, de lui, de l’autre, mais je ne vais pas me cacher toute ma vie sachant pertinemment que je ne pourrais jamais fuir vraiment loin de toute façon. Je ne veux abandonner personne ici, y compris moi même. J’aurai l’air de quoi si je m’exilai dans la Forêt Interdite ? D’une conne qui croit qu’elle peut échapper à deux Loup-Garous, c’est tout. Ça n’est pas moi, et ce que j’ai vécu, je ne suis pas la seule à l’avoir vécu. Ça fera partie de moi pour toujours mais en attendant, ça ne doit pas m’empêcher de continuer à vivre. Donc ouais, se faire une soirée cuisine ça me branche bien moi, ou alors on pourrait faire un feu de camp dans le parc et faire griller des Marshmallow piqués au bout d’un bout de bois. Nan ?

Oh oui Maxence, embrasse moi encore. Et oui ok, je vais m’asseoir pendant que tu agites ton corps de rêve, chef !

« Bah au pire, tu me l’auras refilé et j’prendrais un congé. J’donnerais la gestion de l’infirmerie à Takuma, j’suis sûr que tout se passera bien ! »
« Euh … »

T’es sur de ton coup là ? On est d’accord, il est doué, m’enfin … Ça reste un gamin qui passe son temps à faire des conneries et tu risquerais de retrouver tes deux supers collègues avec des choux-fleurs dans les oreilles ou quelque chose comme ça … En fait si ! Laisse lui l’infirmerie qu’on rigole un peu.

« À part ça, tu te sens comment ? »
« On fait aller, je reprends du poil de la bête. Hum … J’vais arrêter d’employer cette expression j’crois. »

Je sais qu’encore une fois j’ai tout l’air de la fille qui prend ça à la légère en faisant de l’humour - sans le vouloir pour le coup - sur un sujet qui en théorie devrait me garder sous clé, mais Maxence me connaît bien, et il sait à quoi s’en tenir. Il sait que je suis terrorisée, que ça m’a changé, marqué, et tout un tas de choses encore. Cela dit, lui comme moi, on a la responsabilité d’être des figures stables et solides pour la majorité des jeunes et des moins jeunes de cette école et aucun de nous deux ne veut se laisser aller, peu importe ce qu’on vit ensemble ou chacun de notre côté. Il doit bien y avoir un petit reste de l’armée dans tout ça aussi d’ailleurs.

Peu importe. Je l’ai regardé faire, sans bouger. Petite patiente sage comme je l’ai toujours été. Une prise de sang ? Vas-y, c’est pas comme si c’était la première ou comme si j’avais peur du sang. Eh ! Mais mon Red Bull ! J’y ai plus le droit ?

« Finalement, c’est pas pour toi ça… »
« Pourquoi ? Y a de l’alcool dedans ? »

Ceci n'étant pas du tout une référence à un certain souvenir commun, pas du tout.
Pourquoi tu fais cette tête là Max ?

« J’pense pas que j’vais t’annoncer une bonne nouvelle. J’te le dis… histoire que tu te prépares quoi. Isma, t’es pas malade. »
« Quoi, c’est mon cœur ? C’est ça ? »

Tu t’assoies et tu m’attrapes la main, c’est pas bon signe ça, hein ? Je vais mourir, c’est ça ?

« T’es enceinte Isma.. »
« Très drôle. »

Réflexe. Ça a été instantané. Vous savez, ce genre de situation, de déclaration, qui sont tellement invraisemblable qu’elles font rire. J’aurai même pu éclater de rire je crois, ou en tout cas rouler des yeux et hausser les épaules. C’est un regard presque amusé que je lui ai lancé. Aller Max, c’est bon, tu me le dire maintenant que c’était une blague. Tu sais ce qu’on dit ? Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. On a bien rit, maintenant, tu peux me dire ce que j’ai vraiment. Une légère anémie, un surmenage. Un truc pas vraiment grave. Je peux même me reposer quelques jours s’il le faut mais ça ira, parce qu’il faut que je m’occupe de mon petit monde. Tu comprends, ils ne peuvent pas attendre eux.

« Enceinte … »

Le mot s’est échappé d’entre mes lèvres, comme un souffle, alors que mes doigts se crispaient autour des siens et que lentement, mais sûrement, la nouvelle semblait se propager dans tout mon organisme. J’ai senti mon cœur palpiter, la panique m’envahir, et soudain, sans prévenir, je me suis relevée d’une traite et j’ai commencé à arpenter l’endroit d’un pas rapide, tournant en rond comme un fauve en cage.

« Je suis … Je vais … Ah non mais alors ça c’est la meilleure de l’année. Va falloir que j’annonce la bonne nouvelle à ma mère : Félicitations tu vas être grand mère ! Depuis le temps qu’elle attend ça. »

Attention, chute de pierre.

« Tu penses si ça va être marrant quand elle va me demander qui est le père. Oh c’est rien, juste un Loup Garou qu’a pas su retenir ses putains de pulsions post-lunaire et qui m’a pris pour une poupée gonflable. Avec un peu de chance, ton p’tit fils sera lui aussi un Loup Garou, vas savoir. Mais rassure toi le père est un homme tout à fait charmant. Un grand brun ténébreux et mystérieux. Ça fera un beau bébé, tu penses pas ? »

Allo la Terre ?

« Qu’est ce que je vais foutre avec un gamin ? Ici ! Je suis déjà pas capable de m’occuper de moi, ou correctement des autres. Et puis de toute façon je sais pas comment faire. Je crois que je sais même pas comment on change une couche, et … et des couches, y en a pas ici, c’est une école, pas une nurseries. Et j’suis sensé le dire à … au … »

A qui, Isma ?

« Je vais devenir grosse, une baleine, j’pourrais plus me déplacer, j’pourrais plus travailler, ça va pas le faire ça. Nan, nan, nan. Ça va pas du tout le faire. Faut que quelqu’un s’occupe de mes bébés, je peux pas les laisser. J’ai déjà Fenrir, c’est suffisant hein ? Puis y a Enzo, et Takuma, Sovahnn, et tous les autres. J’en ai déjà plein des enfants, je peux pas en avoir un autre, ça ferait trop. Ça va me prendre tout mon temps et toute mon énergie. Non, vraiment, j’ai pas du tout le temps pour ça. »

Et les shadokk pompaient.
Et Ismaelle marchait.

« Je … »

N’ai jamais eu le temps de terminer ma phrase. Trop plein d’émotion, pétâge de câble Je me suis à peine senti partir. C’est moi où la terre tourne ? Je dormirai bien un peu.

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MessageSujet: Re: So Happy I Could Die {Maxence}   Mar 20 Mar 2012 - 20:57

« On fait aller, je reprends du poil de la bête. Hum … J’vais arrêter d’employer cette expression j’crois. »

Il lui avait répondu avec un petit sourire. C’était bien trouvé. Absolument pas voulu, il s’en doutait, mais bien trouvé. Elle souriait doucement, et semblait prendre les choses comme si rien n’avait d’importance, mais il savait très bien que c’était faux. Tout comme ça pouvait aussi lui arriver de continuer à sourire, parce que, parfois, quand tout s’effondre, il n’y a que ça à faire et qu’on ne peut pas réellement craquer tous les jours et tout laisser tomber. A partir d’un certain moment, trop de choses reposent sur nous pour qu’on ait le droit de se laisser aller à ce genre de faiblesses. Parfois, les événements pouvaient être trop lourds à gérer et là, d’autres pouvaient être là. Mais lui tout comme elle avait trop de personnes qui comptaient sur eux pour avoir le droit de se laisser aller à la dérive, et il savait très bien qu’elle était confrontée à ça et que, de toute manière, ça n’était pas dans son caractère de laisser qui que ce soit l’empêcher de rester présente pour ceux qu’elle jugeait plus importants. Pugnace, elle l’était sans problèmes, et si elle n’avait pas été à bout, jamais elle n’aurait craqué en sa présence, il le savait très bien. Mais c’était une bonne chose qu’elle l’ait fait. Et c’était une bonne chose qu’il n’ait pas réussi à choper Jakob dans le château. Oui, pardon, ça m’a échappé.

« Ouais, il vaudrait mieux je crois. »

Il lui avait sourit en posant une main contre son épaule dans un geste amical avant de s’intéresser un peu plus aux motifs de sa visite. Parce qu’une nouvelle fois, elle n’aurait pas été là s’il n’y avait rien eu. Ou plutôt, si, mais dans ce cas là, elle serait venue pour le voir lui, l’ami, et non, lui, l’infirmier. Et c’était d’ailleurs à peu près à ce moment là que tout c’était mis à déconner à plein tube. Il avait demandé à son amie de se poser pendant qu’il faisait une petite analyse de routine histoire de voir ce qu’elle avait et de lui donner de quoi la remettre sur pieds en une soirée comme il savait si bien le faire sauf que, justement, il s’était avéré que, ce parasite là, elle ne pourrait pas le virer à coup de pieds au derrière avant ses dix-huit ans. Voir plus si affinité.

« Finalement, c’est pas pour toi ça… »
« Pourquoi ? Y a de l’alcool dedans ? »
« Nan, mais ça pourrait.. »

En tout cas, ça serait une bonne raison pour qu’elle n’en prenne pas. D’ailleurs, est-ce qu’elle avait bu de l’alcool récemment ? Ou fumé ? Bon, il en doutait un peu, ça n’était pas vraiment son genre, mais avec ce qu’elle avait vécus, elle pouvait aussi très bien s’être pris d’un délire d’essayer de faire passer les souvenirs par des moyens assez basiques. Mais il pensait qu’elle s’était plus enfermée avec ses animaux et enfermée dans le travail.


« J’pense pas que j’vais t’annoncer une bonne nouvelle. J’te le dis… histoire que tu te prépares quoi. Isma, t’es pas malade. »
« Quoi, c’est mon cœur ? C’est ça ? »
« Non, c’est pas ça. »

Non, en effet, mais il savait très bien que vu la situation, il allait devoir lui expliquer ce qu’il se passait assez rapidement. Sans ça, elle risquait de faire une crise d’angoisse complète due à un crtin qui ne lâchait pas le morceau assez vite. Surtout que vu la tronche qu’il devait tirer et la manière dont il présentait ça, elle savait que c’était important. C’était pour ça qu’il avait lâché la bombe rapidement, même si ça n’avait pas été ce qu’on pouvait appeler une annonce faite en finesse. Au moins, c’était fait.

« T’es enceinte Isma.. »
« Très drôle. »

N’est-ce pas ? je trouve aussi avoir un humour à toute épreuve. Oui, bon, non ; surtout pour ce sujet en fait. Et surtout vu les circonstances. Les yeux braqués dans les siens, il n’avait rien d’une personne ayant sortis une bonne blague et elle l’avait vite compris. Bien sûr, le rire était le premier reflexe face à une annonce tellement inattendue qu’elle en devient absurde. Et tomber enceinte dans une telle situation, ça relevait du grand n’importe quoi, mais, finalement, c’était parfaitement possible et elle le savait parfaitement. Donc son regard était passé en quelques secondes de l’amusement au bug le plus complet pour en finir à la panique totale.

« Enceinte … »

Un souffle, rien qu’un mot mais qui signifiait tant de choses, tant de responsabilités et de changements qu’en quelques instants, ses doigts s’étaient crispés sur les siens, conséquence d’une vague d’angoisse qui montait en elle jusqu’à la faire bondir du lit, s’arrachant à l’étreinte de son amie avant même que celui-ci n’ait compris ce qu’il se passait. Mode pile électrique hystérique on. C’est les hormones, ça n’aide pas.

« Je suis … Je vais … Ah non mais alors ça c’est la meilleure de l’année. Va falloir que j’annonce la bonne nouvelle à ma mère : Félicitations tu vas être grand mère ! Depuis le temps qu’elle attend ça. »
« Isma… »
« Tu penses si ça va être marrant quand elle va me demander qui est le père. Oh c’est rien, juste un Loup Garou qu’a pas su retenir ses putains de pulsions post-lunaire et qui m’a pris pour une poupée gonflable. Avec un peu de chance, ton p’tit fils sera lui aussi un Loup Garou, vas savoir. Mais rassure toi le père est un homme tout à fait charmant. Un grand brun ténébreux et mystérieux. Ça fera un beau bébé, tu penses pas ? »


Il n’avait pas répondu. A ce niveau-là, ça ne servait à rien, elle ne lui posait pas réellement de question, c’était juste rhétorique, juste pour parler, pour évacuer, un peu comme les gestes stériles qu’on fait juste avant un examen, comme vérifier quarante-six fois qu’on a bien un stylo qui marche. C’était juste pour faire partir cette pression qui montait brusquement en elle et qui risquait de la faire exploser si elle ne faisait rien. Un petit footing ? Nan, parler c’est bien aussi, faire une liste des faits purement merdiques dans lesquelles elle était enfermée depuis quelques semaines et qui allaient manifestement changer sa vie à jamais. Et c’était la merde, c’était simplement la grosse merde et ça faisait chier pour être simple. Mais honnêtement, Maxence ne voyait pas trop ce qu’il, ce qu’ils pouvaient y faire. Encore, s’il était capable de faire un avortement, mais ça dépassait largement son champ de compétences, et il n’avait aucune envie de la mettre en danger. Faire ça à l’aveugle serait très malin, et ben oui, bien sûr, tout le monde fait ça sans savoir ce qu’il fait, c’est logique et… zen. Il avait inspiré un grand coup pendant que, elle, pétait son câble. Ça n’était pas exactement le moment de laisser son angoisse déteindre sur lui et qu’il se focalise sur ce qu’il n‘était pas capable de faire. De toute manière, il ne pourrait rien y changer. D’ailleurs, si d’aventure il essayait d’apprendre à palier ses incompétences dans le domaine… le môme serait majeur avant qu’il n’y arrive. Et puis, il doutait d’être capable de gérer quoi que ce soit en chirurgie. Il avait sauvé Alec, c’était déjà un exploit, autant ne pas tenter le diable. Oui, ceci est un pétage de plomb et un speed de pensées internes, face à celui, externe, qui se déroulait devant lui et face auquel il restait parfaitement neutre.


« Qu’est ce que je vais foutre avec un gamin ? Ici ! Je suis déjà pas capable de m’occuper de moi, ou correctement des autres. Et puis de toute façon je sais pas comment faire. Je crois que je sais même pas comment on change une couche, et … et des couches, y en a pas ici, c’est une école, pas une nurseries. Et j’suis sensé le dire à … au … »

Une nouvelle fois, il avait ouvert la bouche pour la refermer puisqu’elle s’était déjà mis à enchainer sur la suite de ses pensées.

« Je vais devenir grosse, une baleine, j’pourrais plus me déplacer, j’pourrais plus travailler, ça va pas le faire ça. Nan, nan, nan. Ça va pas du tout le faire. Faut que quelqu’un s’occupe de mes bébés, je peux pas les laisser. J’ai déjà Fenrir, c’est suffisant hein ? Puis y a Enzo, et Takuma, Sovahnn, et tous les autres. J’en ai déjà plein des enfants, je peux pas en avoir un autre, ça ferait trop. Ça va me prendre tout mon temps et toute mon énergie. Non, vraiment, j’ai pas du tout le temps pour ça. »

« Ismaelle, arrête. Allé, calme toi, respire.. »

Cette fois, il s’était levé - avec un peu le tournis à force de la voir arpenter la pièce et tourner en rond dans tous les sens, il fallait l’admettre – et s’était planté devant elle pour essayer de la forcer à se calmer. Tout d’abord, il n’avait juste pas eu de réactions, elle était trop perturbée pour être arrêtée par des mains loin d’être fermes, mais, finalement, elle avait semblé avoir comme un… coup de mou. Il fallait dire qu’il ne l’avait pas non plus bloqué façon muraille et grand bourrin l’empêchant de bouger, elle n’avait pas besoin d’un homme pour lui rappeler qu’il était plus fort qu’elle. Surtout que vu la situation, elle risquait de l’envoyer valser s’il faisait ça. Oui, il avait une parfaite confiance en ses capacités à se défendre malgré les récents évènements et il ne doutait pas de ses réflexes exacerbés par le stress et le fait qu’il n’aurait sûrement pas réagit.


« Je … »

Plus qu’un coup de mou, une baisse de tension sérieuse qu’il n’avait pas exactement vu venir. L’infirmier qui n’était pas juste devant elle quand elle s’était écroulée l’avait rattrapée de justesse, l’empêchant de s’écrouler complètement au sol et de se faire mal, mais il fallait avouer qu’il s’en était fallu de peu. Inquiet, Maxence l’avait allongée sur un lit à l’envers pour forcer le sang à rester un peu plus au niveau du cerveau alors qu’il faisait voler une fiole jusqu’à lui pour la lui faire avaler et lui donner le petit coup de fouet dont elle manquait. En prenant le risque qu’elle se relève à la seconde pour se remettre à faire les cents pas dans la pièce… oui ! La potion sucrée avait d’ailleurs eu un effet très rapide et il s’était assis à côté d’elle, la prenant dans les bras alors qu’elle reprenait connaissance.

« Respire, ça va aller. J’peux rien faire pour te l’enlever, mais j’suis là. Pis j’ai un petit frère, c’est comme le vélo, ça s’oublie pas ces trucs-là. Ça ira d’accord ? On va trouver des solutions pour te décharger un peu et pour que tu puisses tout gérer. Et Enzo, Takuma, Sovahnn et tous les autres comme tu dis, ils savent s’occuper d’eux même si c’est pas toujours évident. Et d’ailleurs, Sovahnn, j’suis sûr qu’elle serait ravie de s’en occuper un peu de tes bêtes. Et elle est pas la seule à avoir besoin d’être canalisée. On va s’organiser et ça va aller. »

Il lui avait déposé un baiser sur ses cheveux, continuant d’essayer de la calmer, lovée dans ses bras.

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MessageSujet: Re: So Happy I Could Die {Maxence}   Jeu 22 Mar 2012 - 13:20

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So Happy I Could Die.





Un trop plein d’émotions. Une nouvelle fracassante à laquelle, dans le fond, vraiment dans le fond, et très inconsciemment, je m’attendais sans doute un peu. Il aurait fallu être vraiment stupide pour ne pas envisager la chose mais je crois que je suis passé maître dans l’art de me voiler la face. Des nausées, tous les matins. Des vertiges. Une fatigue saisissante. Et surtout, un rapport non protégé. Non consenti également, certes, mais ça en revient au même. L’absence de règle, ça aussi ça aurait du me mettre la puce à l’oreille. Un retard de deux semaines, et ça ne m’a même pas amené à me poser des questions. En vérité, je crois que j’avais simplement trop peur de regarder les faits en face. J’ai préféré faire comme si tout était normal, me mentir à moi même, mentir aux autres par la même occasion. Résultat, je me retrouve enceinte, de presqu’un mois. Un accident. Un viol. Un enfant non désiré et un père qui ignore tout de cette charmante attention qu’il m’a laissé dans le ventre. Tout ça, c’est trop pour moi. Gérer des situations de crise ça m’est arrivé des centaines de fois mais ça ? Non, je n’y étais vraiment pas préparé. Mon esprit a craqué en premier, mon corps n’a pas mis très longtemps avant de le suivre. Et Pouf ! Plus personne. J’ai sombré, j’ai perdu connaissance. Chute de tension, trop de stress, pic d’angoisse. Sans parler du fait que ça fait un petit moment maintenant que je tire sur la corde mais sans ça j’aurai été parfaitement capable de tenir encore le coup.

Je me revois arpenter la pièce en long, en large, et en travers, laissant tous les mots sortir de ma bouche comme si je ne les maîtrisais pas. Je revois Max, devant moi, essayant de me calmer, de m’arrêter, et puis … plus rien. Il y a eu ce goût sucré dans ma gorge, et le coup de fouet juste après. J’ai ouvert les yeux, la réalité m’a frappé, j’ai craqué. Une rivière de larmes sur mes joues alors que je me retrouvait allongé sur un lit, lui près de moi. Un flot ininterrompu alors que tout ce mélangeait dans ma tête. Le vrai, le faux. Le passé, le présent, et même le futur. Jakob. Son sourire, son silence et puis … son geste. Aussi inattendu que soudain. Mon absence totale de réaction alors que j’aurai pu, j’aurai du, le repousser. Mes forces n’auraient pas suffit, mais ma magie ? J’en suis encore à me demander ce que j’ai fait pour que ça arrive, mais peut être que depuis tout ce temps je m’étais trompé sur lui. Ou peut être que son double animal ne l’avait pas quitté et que pendant un instant il n’a pas su le contrôlé. Peut être, peut être … En attendant, tous les peut être du monde ne résoudront pas mon problème. Chaque problème à une solution, non ? Et est ce que c’est réellement un problème ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. J’ai juste … besoin de tout laisser sortir. Maxence est là, tout va bien. Tout ira toujours bien tant qu’il sera là.

« Respire, ça va aller. J’peux rien faire pour te l’enlever, mais j’suis là. Pis j’ai un petit frère, c’est comme le vélo, ça s’oublie pas ces trucs-là. Ça ira d’accord ? On va trouver des solutions pour te décharger un peu et pour que tu puisses tout gérer. Et Enzo, Takuma, Sovahnn et tous les autres comme tu dis, ils savent s’occuper d’eux même si c’est pas toujours évident. Et d’ailleurs, Sovahnn, j’suis sûr qu’elle serait ravie de s’en occuper un peu de tes bêtes. Et elle n’est pas la seule à avoir besoin d’être canalisée. On va s’organiser et ça va aller. »

Respirer. Se calmer. Fermer les yeux et me serrer un peu plus contre lui alors que ses bras m’enroulent et qu’il dépose un baiser dans mes cheveux. Ne pas le lâcher, jamais. Ça fait trois fois, Max. trois fois que je craque et que je pleure dans tes bras. T’en a pas marre que je te ruine tous tes vêtements ? Excuse-moi. Je devrais être plus forte, mais je n’en ai pas le courage, là, maintenant, tout de suite. Laisse moi juste le temps d’encaisser, de me faire à l’idée que là dedans, il y a de la vie et qu’elle grandi chaque jour un peu plus. Voilà ce qui me pompe mon énergie depuis des semaines. Un … non, je n’ai pas la force de le dire clairement pour l’instant. De toute façon ça n’est pas vraiment encore un être humain, il ne mérite pas qu’on le qualifie. Il. Ou elle ? Et si … Non ! Se concentrer sur autre chose, sur ceux qui sont déjà présent et qui ont besoin de moi. A moins que ça ne soit moi qui ait besoin d’eux ? Enzo, que je considère comme mon fils. Takuma, et Sovahnn, de véritable rayons de soleil. Candice, toujours présente, prête à m’aider. Bien sur que mes créatures ne seront pas laissée à l’abandon, pas plus que moi, mais ça n’est pas à eux de gérer ça. C’est mon travail de les protéger tous autant qu’ils sont, et pas l’inverse. Et puis je repense à ses premiers mots, qui ne quittent pas mon esprit. L’enlever … Les larmes ont cessé de couler sur mes joues, mes yeux restent humides cependant. Je me redresse, légèrement, et porte mon regard vers l’extérieur un instant.

« Me l’enlever … Comme si c’était un virus, un parasite ou un corps étranger … Il y a toujours des moyens pour … les enlever. »

Ca ne fait qu’un mois à peine, il doit être aussi gros que … A vrai dire je n’en sais rien mais … L’avortement, sujet sensible dans mon pays d’origine. Ça n’est pas quelque chose qui se fait. Est ce que ma mère me pardonnerait d’avoir fait ça ? Une bonne potion bien trouvée et le tour est joué. Un choc, une chute, une cuite, oh ça oui tous les moyens sont bons et efficaces et puis elle n’est pas obligé de le savoir mais …

« Mais je sais pas si j’en ai vraiment envie. »

Est ce que je rêve, où ma main vient se poser sur mon ventre, là, à même la peau ? Je dégluti en prenant conscience de mon geste. Dans ma tête, c’est un véritable foutoir et je ne sais plus quoi penser de la situation. Alors je cherche mon ami du regard, comme pour y trouver un peu de stabilité, de réconfort. J’aimerai sourire, j’en suis incapable. Est ce que je serai capable de tuer un … un enfant ? C’est vrai que je ne m’attendais pas à ça et que ça me fait peur mais d’un autre côté …

« C’est peut être ma seule chance d’avoir un enfant. Si je mets fin à … ça, je n’aurai peut être jamais d’autres opportunités. D’un autre côté, est ce que je serai capable de l’aimer alors qu’il me rappellera toujours la manière dont il a été conçus ? Sans parler du fait que … C’est vraiment pas un endroit pour élever un enfant. Je ne sais même pas si je serai capable d’être une bonne mère. Je sais que je ne serai pas toute seule, et qu’il y aura toujours du monde pour veiller sur moi, sur lui, et sur mes créatures mais … J’ai peur Maxence. »

Oui, ça n’est pas la première fois dans ma vie que j’ai peur mais malgré tout ce que j’ai pu vivre entre ici et l’armée, je crois que je n’ai jamais été aussi désemparée. Ma main de nouveau dans la sienne, je ne veux pas briser ce contact, j’en ai besoin.

« Je sais pas quoi faire. »

Tu penses pas que ça aurait été plus simple que je tombe amoureuse de toi ? T’es mon meilleur ami ici, la personne en qui j’ai le plus confiance. En plus de ça, tu es toujours présent, infaillible, et j’en viens d’ailleurs à avoir peur pour toi mais … Je sais que c’est stupide de penser à ça maintenant, mais je suis certaine que tu aurais fait un père exemplaire. T’as toujours le mot pour rire, pour détendre l’atmosphère, dédramatiser et arranger les choses. Et puis tu l’as dit toi même, tu as un petit frère, donc les couches, tu sais les changer, non ? J’espère sincèrement qu’un jour tu sortiras d’ici, et que tu rencontreras une personne qui te mérite mais fais attention, sache que je ne te lâcherai pas comme ça et qu’elle aura le droit à une inspection de ma part avant de te passer la corde au cou. Hors de question qu’on te fasse du mal, je veillerai au grain tout comme toi tu veilles sur moi depuis le début. Je crois que j’ai craqué sur le mauvais type, mais on ne choisi pas, hein ? De toute façon, qu’est ce qui peut prouver que les choses ne se serait pas passées comme elle l’ont fait ? Rien. Absolument rien, ni personne. Hasard, destin, malchance. J’étais peut être au mauvais endroit, au mauvais moment. En attendant …

« Merci, d’être là. Merci pour tout ce que tu fais pour moi, et pour tout le monde. »

Merci de supporter mes états d’âmes, mes crises de nerfs et d’hystérie. Merci d’avoir débarqué dans ma vie comme tu l’as fait. Merci d’être toi.

« Je crois que je suis incapable de prendre une décision maintenant ou de voir les choses clairement, mais je te promets que je ne me ferai pas de mal. En attendant, et je sais que c’est une évidence pour toi mais, j’aimerai que ça reste entre nous. De toute façon je ne pourrai pas le cacher bien longtemps si jamais … »

Si jamais je décide de passer au dessus de toutes mes craintes et d’assumer ce … cette … ce « cadeau » un peu spécial que me fait la vie. Je ne veux pas parler de lui, je veux juste … Rester là, avec toi, contre toi, et encaisser la nouvelle.

A vrai dire, je ne sais pas combien de temps on a pu passer comme ça dans l’immobilité et le silence, mais j’en avais besoin. Vraiment. Mes pensées sont redevenues plus ou moins cohérentes, je n’ai pas pris la mesure de la situation pour autant, mais je me suis calmé et les larmes, les sanglots et les tremblements ont fini par cesser. Puis finalement, j’ai retrouvé mes esprits.

« Max … La Pleine Lune est dans quelques jours. Je suis désolé de te demander ça mais, est ce que tu pourrais rester avec moi cette nuit là ? »

En vérité, ça n’est pas la nuit qui m’effraie le plus, parce que ça ne sont pas les Loups qui me font peur, mais bien les Hommes.
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MessageSujet: Re: So Happy I Could Die {Maxence}   Sam 7 Avr 2012 - 21:27

Bien sûr que dans le fond elle s’en doutait, tout comme n’importe quelle femme pensera à ce genre de choses, si les raisons sont là. Sauf qu’au vue des circonstances, ça n’étonnait pas tant que ça Maxence qu’elle n’y ait pas pensé de manière plus approfondie. Parce qu’elle cherchait justement à arrêter de remuer ça sans arrêt, il était donc légitime qu’inconsciemment ou non, elle cherche à s’en éloigner le plus possible, surtout si ça devait impliquer des changements profonds sur la totalité de sa vie. Car, bien sûr, elle faisait des petites allusions ironiques là-dessus, mais il y avait une différence fondamentale entre ça et y pensé réellement, dans sa globalité. Et là, le fait qu’elle soit enceinte impliquait que, non seulement, elle serait forcée de faire face à ça jusqu’à la fin de sa vie, mais il faudrait aussi qu’elle fasse avec et qu’elle se trouve confrontée à ses angoisses et à l’homme qui lui avait fait ça. Parce qu’il allait bien falloir qu’elle le lui dise, ça semblait évident, mais ça, ça serait quelque chose qu’il faudrait voir plus tard. Ça n’urgeait pas et… vous croyez qu’un Loup, ça peut sentir ce genre de choses ? Hormones, phéromones… dans la nature, les animaux en sont capables, donc il y avait de fortes probabilités que oui. Pour le coup, il allait falloir approfondir la chose, lire des bouquins, tester avec des gens qui s’en foutaient. Enfin, sauf que chez les Loups du château… ben, il y avait Ever. Il doutait qu’Ismaelle ait très envie que les autres soient au courant. Que qui que ce soit le soit en fait. Un petit tour à la bibliothèque risquait de s’annoncer. Chose regrettable puisqu’il n’appréciait pas trop l’endroit. Il aimait lire, mais pas ce qui se trouvait dans cette du château, et, surtout, le peu de fois qu’il avait croisé le personnel de ce lieu… disons qu’il n’avait pas apprécié.

Enfin bref, ça n’était pas le sujet. Là, le sujet, c’était plus d’essayer de calmer la jeune femme qui avait fini par craquer et s’écrouler dans ses bras, faisant probablement le point en elle-même alors qu’il la berçait doucement, attendant qu’elle revienne à lui et essayant de lui exposer les faits de manière rationnelle, parce qu’il savait que chez lui, c’était le meilleur moyen pour ne pas perdre complètement pied.

« Me l’enlever … Comme si c’était un virus, un parasite ou un corps étranger … Il y a toujours des moyens pour … les enlever. »

« Nan c’est pas… pas ce que j’veux dire. Et, ouais, en cherchant bien, j’pourrais trouver une potion ou quelque chose mais… j’refuse de tester des trucs dont j’suis pas sûr, sur toi. »

Oui, la chute en escalier, ça marche plutôt bien. Alcool et drogue en revanche, de un : ça marche que très rarement ; de deux : si ça ne marche pas, donc dans la majorité des cas, le bébé nait avec une addiction. Alors déjà qu’il pouvait s’avérer être un mini lycan, si en plus… bref bref. Ça n’était qu’un amas de cellules, et il n’avait rien contre l’avortement, même s’il savait que dans un tel cas, il ne saurait probablement pas faire de choix, mais il refusait simplement de prendre son amie comme cobaye pour ce genre de choses. S’il utilisait la science, il n’avait pas assez de connaissance, et s’il testait avec de la magie… qui sait ce que ça pouvait donner. La conclusion était simple : il ne serait pas responsable d’un accident aussi con. C’était dangereux, voilà tout.

« Mais je sais pas si j’en ai vraiment envie. »

Le dilemme d’énormément de femmes. L’instant d’après, elle posait sa main contre son ventre et il la serrait contre lui un peu plus, lui offrant un regard rassurant quand elle était venue le chercher.

« C’est peut être ma seule chance d’avoir un enfant. Si je mets fin à … ça, je n’aurai peut être jamais d’autres opportunités. D’un autre côté, est ce que je serai capable de l’aimer alors qu’il me rappellera toujours la manière dont il a été conçus ? Sans parler du fait que … C’est vraiment pas un endroit pour élever un enfant. Je ne sais même pas si je serai capable d’être une bonne mère. Je sais que je ne serai pas toute seule, et qu’il y aura toujours du monde pour veiller sur moi, sur lui, et sur mes créatures mais … J’ai peur Maxence. »

« Ça n’est probablement pas ta seule chance. T’es une femme merveilleuse, et pleine d’attention, et si tu le gardes, et si... tout va bien dans cette voie, tu seras une mère formidable, parce que t’es déjà comme ça, et que t’as en toi tout l’amour pour faire en sorte qu’il ne porte pas toute sa vie les erreurs de son père, et parce que t’as toute l’affection et la tendresse en toi pour faire en sorte que tout se passe bien. Pour le reste, t’apprendras sur le tas, comme tout le monde. Et ça fait limite déclaration d’amour mon truc, mais ça ira bien d’accord ? »

Dégageant quelques mèches de son visage, l’infirmier lui avait sourit avant de déposer un baiser contre son front.

« Je sais pas quoi faire. »

Oui ; ça aurait été beaucoup plus simple si tu étais tombée amoureuse de lui. D’ailleurs, s’ils avaient pu se mettre ensemble dès le début, ça aurait été beaucoup plus simple. Après tout, il avait été évident dès le début qu’ils étaient attirés l’un par l’autre et le soir même de son arrivée, il avait dormit chez elle, après qu’elle ait d’ailleurs parlé de tomber amoureuse de lui accidentellement. Oui, tout ça aurait été bien plus simple plutôt que de tomber amoureuse d’un collègue incapable de se rendre compte de son affection ou incapable de la lui rendre. Surtout que celui-ci l’avait violentée et fait souffrir. Mais on ne choisi que très rarement la facilité, c’es tristement connu.

« Merci, d’être là. Merci pour tout ce que tu fais pour moi, et pour tout le monde. »

Petit sourire. Bizarrement, après un mois comme il venait de passer, ça faisait du bien de s’entendre dire ce genre de choses, et pourtant, il n’avait jamais été très demandeur de remerciements ou d’autres choses du genre. Mais il y a des fois où ce genre de récompense, de reconnaissance, n’est vraiment pas de trop.

« Je crois que je suis incapable de prendre une décision maintenant ou de voir les choses clairement, mais je te promets que je ne me ferai pas de mal. En attendant, et je sais que c’est une évidence pour toi mais, j’aimerai que ça reste entre nous. De toute façon je ne pourrai pas le cacher bien longtemps si jamais … »

« Oui… C’est normal, tu serais… très bizarre si t’avais l’esprit clair là. Prends-toi un peu de temps. Et t’as pas intérêt à te faire du mal de toutes les manières que ce soit, de toute façon. Pour le reste, t’en fais pas, j’dirais rien. »

Il n’y avait pas eu grand-chose à rajouter, sauf un peu d’affection et de courage, alors ils étaient restés ainsi un long moment, l’un contre l’autre, le temps que les pensées de la jeune femme trouvent un ordre et se calment un peu. Le temps qu’il retourne un certain nombre de fois la question et ne trouve pas plus de solutions. Le silence était nécessaire, il l’avait respecté, pas besoin d’explications, c’était comme ça, c’était tout. Un besoin qui n’avait pas eu besoin d’être exprimé pour qu’il soit compris.

« Max … La Pleine Lune est dans quelques jours. Je suis désolé de te demander ça mais, est ce que tu pourrais rester avec moi cette nuit là ? »

« Ma.. modeste chambre t’es toujours ouverte… ou : ma présence dans la tienne t’es toujours accordée ; comme ça t’arrange. »

La première fois, il lui avait dit avoir peur du noir, raison de plus pour qu’il reste pendant la nuit non ? Ils avaient fait ça pendant tellement de temps que c’était naturel de toute manière. Surtout dans un moment comme ça, il n’avait pas besoin d’explication pour comprendre sa peur. Surtout qu’à la nuit suit les prémices du jour, bestial, déchiré par les traces tenaces des derniers rayons de lune.
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MessageSujet: Re: So Happy I Could Die {Maxence}   Lun 9 Avr 2012 - 11:36

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So Happy I Could Die.





C'est le genre de truc dont on ne peut pas vraiment prendre la teneur sans le vivre, je crois. Oui le genre de truc qu'on ne peut pas comprendre tant que ça ne nous tombe pas dessus. Est ce que j'aurai pu m'imaginer ça un jour ? Non, bien sur que non. Évidemment, comme toutes femmes, les enfants j'y ai pensé mais j'avais fini par me faire une raison. Disons que ça n'a jamais été une obsession pour moi. J'y ai pensé, oui c'est vrai, mais ma vie n'ayant jamais vraiment été rangée depuis que je suis sorti de Poudlard il y a 5 ans ou un peu plus, ça n'était pas dans mes projets d'avenir, pas les plus proches en tout cas. J'étais bien sur loin de m'imaginer que les choses prendraient cette tournure ici, avec l'arrivée des Supérieurs, mais même sans ça, je voulais déjà me stabiliser moi même, tirer un trait sur mon passé sans pour autant l'oublier, trouver un équilibre et me laisser vivre un petit moment. Rencontrer quelqu'un ? Ça non plus ça ne faisait pas parti de mes priorités même si ma mère commençait sérieusement à désespérer. Oui parce qu'en principe, il faut être deux pour faire un enfant. Des mères célibataires il y en a, des tas même, mais je n'aspirais pas à ça. En réalité, je n'aspirais pas à grand chose, je voulais simplement me faire ma petite place dans ce monde. Très étrangement, je pense l'avoir trouver. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je me plais ici. Ça peut paraître insensé de dire une chose pareille mais j'aime cette école, j'aime mon travail. La seule ombre dans le tableau, évidemment, ce sont eux, mais s'ils sont vaincus un jour, ce que j'espère de tout mon cœur, et si Poudlard reste une école, j'aimerai rester ici et continuer de transmettre mon savoir et ma passion. Bien sur, dans tout ça, je n'avais absolument pas prévu qu'une telle chose me tomberait dessus. Comment le prévoir d'ailleurs ?

Est ce que c'est encore trop tôt pour mettre des mots sur tout ça ? Oui, je le pense. Et je dois essayer de ne pas trop y penser, mais comment faire autrement alors que mon corps, mon cœur et mon esprit s'en mêlent tous en même temps ? Mon corps change, je peux le sentir, et je crois que ça va être encore pire maintenant que je le sais, maintenant que le verdict est réellement tombé. Mon cœur ? Lui dans tout ça, je sais qu'il l'aime déjà, ça aussi je peux le sentir. Et mon esprit ? Il panique totalement. Il se pose des questions que je refuse totalement d'analyser pour l'instant. Maxence a raison, je dois prendre le temps de me faire à l'idée, pour le reste on verra après. Mais si … Et si j'avais un bébé Lycan dans le ventre ? Comment le savoir ? Est ce que c'est possible ? Je m'y connais un peu c'est vrai mais ce genre de truc, il n'y a pas de sciences exactes et la question de la filiation chez cette espèce est très floue alors … Alors j'y penserai plus tard, quand j'aurai accusé le coup et encaissé le choc. En attendant, je profite de la présence de mon ami, de ses mots apaisant, rassurant et touchant qui me donnent envie de pleurer. Ça y est, émotivité exacerbée, ça commence. Est ce que je vais me mettre à pleurer dès que quelque chose touchera mon âme sensible ? Je refuse de me transformer en madeleine le jour où le petit Sombral qui s'annonce fera ses premiers pas ! Je ne veux pas changer, je veux juste … Je n'en sais rien. Me blottir dans les bras de mon ami, ressasser ses paroles, les imprimer bien au fond de mon âme et y croire. Une déclaration d'amour tu dis ? Je prends. Moi aussi je t'aime Max, t'as pas idée. Peut être pas comme une femme aime un homme, ou peu importe le sexe de la personne en face finalement mais tu as saisi. Je t'aime comme un frère, comme un meilleur ami, comme une personne qui a toujours été là pour moi, et qui je le sais, le sera toujours tant que ça lui sera possible. Une mère formidable. Une mère …. Je vais être … Non, laisse toi quelques jours Ismaelle. Ferme les yeux, concentre toi sur autre chose.

Le silence s'est finalement installé entre nous deux, il m'a laissé le temps de remettre un peu d'ordre dans ma tête et pendant ces longues minutes, je me suis accrochée à lui, à sa présence rassurante. La seule présence masculine, adulte, que je me sens encore capable de supporter et dont je n'ai pas peur. Tout ça ne peut pas durer éternellement, la terre ne s'arrête pas de tourner pour autant alors ...

« Max … La Pleine Lune est dans quelques jours. Je suis désolé de te demander ça mais, est ce que tu pourrais rester avec moi cette nuit là ? »
« Ma.. modeste chambre t’es toujours ouverte… ou : ma présence dans la tienne t’es toujours accordée ; comme ça t’arrange. »
« Je crois que je préfèrerai chez toi, si ça ne t'ennuie pas. Ou même à l'infirmerie. Je pourrais t'aider si tu as des urgences. »

Etre occupée, pour ne pas penser, le truc typique dans le fond, mais sans parler de ça, passer une Lune dans ma chambre, un mois après la dernière, je crois que c'est … trop tôt. C'est ridicule dans le fond puisque j'ai passé des heures et des heures dans cet endroit depuis « l'incident » et encore une fois ça n'est pas le Loup qui me fait peur mais pour je ne sais quelle raison, je me sentirai mieux ailleurs, je crois. J'y laisserai peut être Fenrir, ou bien dans la cabane, même si je n'aime pas l'avoir loin de moi mais … On verra. J'ai encore quelques jours pour réfléchir à tout ça et la décision se prendra probablement sur le tas alors en attendant, je vais me voiler la face et faire comme si tout ça n'avais jamais eu lieu, juste un peu de répit, pour quelques heures ou quelques jours.

« Je … J'ai du travail, et il ne va pas se faire tout seul alors ... »

Alors je me suis redressée, j'ai essuyé les dernières traces de larmes sur mes joues et dans mes yeux et je me suis relevée complètement. J'ai regardé Maxence, je lui ai souri et je l'ai pris dans mes bras. Je l'ai serré aussi fort que je le pouvais, parfaitement conscience que malgré ma forte certaine je ne lui ferai pas mal. Les yeux fermés, mes bras autour de son cou et mon visage dans le creux de son épaule, juste un murmure.

« Merci, encore. »


Je l'ai finalement lâché, lui ai déposé un baiser sur la joue et la vie a repris son cour alors que je sortais de l'infirmerie, la tête haute, comme si ce qui venait de se passer à l'intérieur ne pouvait pas en sortir.

▬ Terminé ▬
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So Happy I Could Die {Maxence}
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