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 Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]

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MessageSujet: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Mer 15 Fév 2012 - 19:03

Bonne humeur. Rien de plus. Caem était plein d’une sacrée dose de bonne humeur. Enfin de matinée il avait eu droit à son premier cours de vol. Cela pouvait paraître débile mais ça l’avait rempli d’une grande joie. Son rêve de gosse prenait forme. Bien sûr, il savait que sa mère avait toujours été contre ça, qu’elle avait refusé de voir son fils voler parce qu’elle avait peur de revoir son ancien mari. Parce que celui qu’elle avait aimé l’avait trahit et qu’elle ne voulait pas que son enfant devienne sa copie. En grandissant, l’adolescent avait mieux compris sa crainte. On lui disait qu’il ressemblait à sa mère mais il savait très bien qu’il avait certaines caractéristiques physiques de son père. Rien que ça était difficile pour Anya, il ne voulait pas lui imposer plus. Mais maintenant qu’elle était partie, son envie de rejoindre le ciel s’était faite plus grande. Quand il pensait au fait d’être sur un balai il s’imaginer être plus près d’elle. Se rendre là-haut s’était comme réduire la distance qui les séparait, s’était toucher à la liberté. Alors même s’il s’était excusé intérieurement, s’il avait regardé le ciel en lui demandant de ne pas lui en vouloir, il espérait vraiment qu’elle comprenait. Il ne faisait pas cela pour l’oublier, pour laisser de côté ce qu’elle lui avait inculqué. Loin de là. Il grandissait. Il allait lui prouver qu’il pouvait partage une passion commune avec son père sans jamais devenir comme lui. Non, jamais il ne lèverait la main sur celle qu’il aimait, celle qui partagerait sa vie. D’ailleurs, il était contre la violence en général. Bon d’accord, il avait frappé Lukas dans les cachots… Mais là ça avait été totalement différent, le jeune homme l’avait poussé à bout, il avait voulu lui remettre les idées en place, il ne le supportait pas de le voir dérailler comme ça et le coup était parti tout seul. En y repensant, cela lui faisait un peu peur d’avoir pu frapper quelqu’un aussi facilement mais il préférait ne pas trop y penser pour le moment. Non car pour l’instant, son cœur était léger, son sourire se dessinait encore plus facilement que d’accoutumée. Il était juste bien, il respirait la plénitude. Derrière lui le sombre séjour au cachot. Quand aux jours difficiles qui risquaient d’arriver, il aurait bien le temps d’y penser après. Pour l’instant il voulait profiter de cette joie et il savait très bien avec qui il avait envie de la partager…

Avant d’aller à son cours particulier, Caem avait laissé un petit message à Killian qui lui indiquait qu’il lui donnait rendez-vous sur le pont à 17h. Après avoir pris sa leçon, il s’était donc rendu dans les douches histoires de se décrasser un peu. Il avait alors constaté qu’il était vraiment couvert de bleus. Heureusement que ses blessures au visage étaient moins nombreuses parce que sinon la jeune femme allait devenir dingue. Elle lui manquait. Il ne l’avait pas vu depuis longtemps, il n’avait pas été là pour elle, il avait très bien pu lui arriver des trucs peu charmants et cela l’inquiétait pas mal. Son séjour aux cachots avait été plus long que prévu et vu comme les choses allaient vite au Château, il était un peu inquiet. Il savait qu’elle était encore en vie, c’était le principal. Il espérait aussi qu’elle ne lui en voulait pas d’avoir disparu comme ça. Certes, il n’y pouvait rien, il n’avait pas choisi qu’un groupe de Supérieurs lui tombe dessus mais Killie ne savait rien de tout ça, cela pouvait donc être légitime qu’elle soit en colère. Il verrait bien… Une fois qu’il fut tout propre, le russe prit la direction de son rendez-vous. Il serait en avance mais ce n’était pas bien grave. Il préférait devoir patienter un peu que de la faire attendre. Et puis, après son séjour dans les profondeurs du Château, être à l’air libre lui faisait un bien fou. Les températures avaient un peu augmenté. Ce n’était pas les grandes chaleurs mais cela lui convenait parfaitement bien. Une fois sur les lieux, le Poufsouffle s’appuya sur la balustrade, détaillant le paysage qui s’offrait à ses yeux. Poudlard avait un superbe cadre, dans d’autres circonstances cette école aurait très certainement pu être le paradis, il n’en doutait pas une seule seconde. Il aurait aimé connaître cet endroit dans des temps plus calmes, découvrir les joies de la scolarité normale. Maintenant il s’était fait à l’idée que cela n’était pas possible. Que rien ne serait normal ici. Mais il faisait avec, bien décidé à tirer le meilleur du temps qu’il devrait couler ici. Quoi qu’il arrive, garder le sourire. Non, il n’oublierait jamais cet engagement.

Alors que son regard se baladait, Caem sentait son cœur s’agiter. Il était impatient de la revoir. Vraiment. Il ne savait toujours pas avec précision quelle était la nature de ses sentiments pour Killian mais tout ce qu’il savait, c’était qu’ils étaient forts. Très forts. Qu’il avait envie d’être avec elle dès qu’il le pouvait, que les moments qu’ils passaient avec elle étaient toujours agréables. Ces nouvelles émotions lui plaisaient. Il se sentait empli d’une nouvelle force à chaque fois. L’impression que rien n’était impossible, qu’il aurait la force de se battre jusqu’au bout, que plus rien ni personne ne pourrait l’arrêter. Killian lui faisait un bien fou. Cette fille était magique pour lui et il n’avait clairement pas envie de la perdre. Même si au début, tout s’était fait d’une manière étrange, si leur rencontre et leur mise en couple avait été des plus rapides, le sorcier ne regrettait rien. Il avait pris la bonne décision et n’avait plus qu’à espérer que cela dure. Il n’avait pas grand-chose d’autre à souhaiter pour l’instant. Il aurait fallut être fou pour dire non à tout cela. Et il se fichait bien de ce que les autres pouvaient en penser. Ces types avaient beau dire que Killian était une pute, il ne les croyait pas, il ne les croirait jamais et espérait bien qu’ils ne parleraient plus jamais d’elle ainsi. Sa révolte lui avait valut une jolie punition mais il ne pouvait décemment pas laisser qui que ce soit insulter la Gryffondor. Non, certainement pas. C’était le sous estimer. Il était pacifiste oui, du plus profond de son âme mais il protégeait ceux qu’il aimait et la violence gratuite, qu’elle soit verbale ou physique, le dégoutait profondément. Comme pour palier à son impatience de retrouver la demoiselle, et vu qu’il n’y avait personne dans les environs, Caem se laissa aller à chanter. S’il préférait le piano par-dessus tout, il pratiquait aussi le chant, sa mère aillant vite vu que la musique le fascinait. Il n’avait pas honte de cela mais préférait s’exprimer par le biais des touches noires et blanches. Mais là ça avait été une pulsion qu’il n’avait nullement eut envie de retenir. Il revoyait sa mère chanter ces paroles aussi, il souriait en laissant les mots couler naturellement.


~ My gift is my song
And this one's for you
And you can tell everybody
That this is your song
It may be quite simple
But now that it's done
Hope you don't mind
I hope you don't mind
That I put down in words
How wonderful life is now you're in the world~

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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Jeu 16 Fév 2012 - 0:49

~ Encore une fois c'est la vie qui s'entête ~
Caem Kaliayev && Killian T. E. Calgarry
La journée avait bien commencé. Il y avait eu l'entraînement de Quidditch, et c'était tout à fait le genre de chose propre à la mettre de bonne humeur. C'était sa passion, ça n'était un secret pour personne, et elle n'était jamais aussi radieuse que lorsqu'elle était sur un balai, ou presque. Même s'il y avait Hamilton dans l'équipe et qu'il ternissait un peu son plaisir, il ne l'empêchait pas de prendre son pied, et elle comptait bien ne jamais se laisser démoraliser par la présence d'un Supérieur dans leurs rangs. Et puis elle avait C.C. Les plaies n'étaient plus aussi à vif, elles se rouvriraient peut-être, un jour, mais pour l'heure, elles commençaient à cicatriser. Physiquement, c'était presque un souvenir, même s'il resterait sans doute toujours quelques marques. Et même psychologiquement, c'était en bonne voie. Ce ne serait plus jamais pareil, ça ne pouvait plus l'être, parce qu'elles avaient souffert toutes les deux, parce qu'elles avaient changé, aussi, et même si c'était sans doute plus évident pour C.C. et sa lycanthropie, c'était aussi le cas la concernant. Parce qu'il y avait Caem.

Et pourtant, il était aussi la raison pour laquelle son humeur n'était pas vraiment au beau fixe à cet instant. Il n'y était pas vraiment pour grand chose, en tout cas pas volontairement. Mais le voir en compagnie d'une autre fille ce matin l'avait passablement ébranlée. Alors certes, il ne s'était rien passé, concrètement, et il avait bien le droit de voir d'autres gens. Certes, elle avait discuté avec Anastasia. Enfin discuté... Elle l'avait quasiment agressée, il fallait bien le dire. Et c'était peut-être bien le fond du problème. Elle n'avait pas réfléchi, et elle avait été presque engueuler une fille juste parce qu'elle l'avait vue en sa compagnie. Et alors qu'est-ce qu'elle ferait, la prochaine fois ? Et plus déstabilisant encore : comment allait-il réagir, lui ? Parce qu'elle ne pouvait pas passer ça sous silence, ne serait-ce que parce qu'elle restait quelqu'un de foncièrement honnête et qu'elle ne voulait pas lui mentir. Et puis ça serait idiot, parce qu'il serait amené à revoir la blonde, et à lui reparler, et qu'à un moment ou à un autre, il aurait fini par l'apprendre. Alors autant qu'elle lui annonce elle-même. Mais comment ? Elle avait beau s'en faire un film dans sa tête, elle ne trouvait pas de bonne manière de faire.

Quand elle avait reçu son petit mot, cependant, son coeur avait eu un élan supplémentaire. Elle l'imaginait tellement bien écrire ces quelques mots. Le sourire qu'il avait dû arborer, l'éclat de ses grands yeux bleus. "Rendez vous au pont à 17h. Un russe." Ca n'était pourtant pas grand chose, mais rien que ça, ça lui faisait chaud au coeur. Et en même temps, ça relançait les questions qu'elle se posait. Elle, elle aurait sans doute trouvé touchant une marque de jalousie, juste parce que d'une, elle aurait été mal placée pour critiquer, et de deux, parce que ça démontrait de l'attachement, mais lui ? Elle l'imaginait mal se rendre aussi malade qu'elle l'avait été en les voyant tous les deux, de loin. D'autant que son emportement avait aussi été motivé par l'absence de nouvelle et que ce petit mot la balayait. Il était encore au creux de sa main quand elle gagna à son tour le pont, un peu en avance, mais manifestement pas autant que lui. Il était déjà là.

Et si elle lui avait manqué, l'inverse était tout aussi vrai. Elle avait eu le sentiment d'endurer le pire calvaire qui soit en ne sachant pas ce qu'il était devenu, ce qu'il avait pu lui arriver. Pire que les Supérieurs, pire que la torture, pire peut-être même qu'Overton. Pire que la distance de C.C. ? Disons comparable. Et elle avait imaginé tellement de scenarii différents ! Elle qui pensait n'avoir aucune imagination, voilà que celle-ci s'était montrée bien fertile, et de façon bien sombre. Un de ses scenarii avait disparu lorsqu'elle l'avait aperçu : il était toujours en vie, et c'était un premier soulagement. Recevoir ce petit mot, en était un second : il ne la rejetait pas. Restaient la maladie ou les cachots pour expliquer son éloignement soudain et elle savait intimement ce qu'il en était. De l'infirmerie, il l'aurait faite prévenir, ou tout au moins le supposait-elle. Pour qu'il fût dans l'incapacité de le faire, il n'y avait guère d'autre explication. Et comme elle s'approchait, fébrile, elle l'entendit se mettre à chanter. Elle n'était pas particulièrement mélomane, elle reconnaissait la justesse ou non d'un morceau à force d'avoir entendu sa soeur jouer, mais elle avait plus souvent maltraité le clavier de C.C. que profité de son talent. Elle s'arrêta pourtant à quelque distance, l'écoutant, retenant sans s'en rendre compte son souffle. Les mots la touchaient, sa voix la faisait vibrer, la mélodie l'émouvait. Elle n'aurait jamais cru pouvoir ressentir ça et pourtant...

"How wonderful life is now you're in the world..."

Elle ne chantait pas bien, elle en était loin, ça, c'était clairement le domaine de sa moitié. Mais elle avait quand même répété ce dernier phrasé, aussi bien qu'elle le pouvait. Autant elle avait d'ordinaire une voix parfaitement assurée, autant là, elle tremblait. Le doute autant que l'émotion.

"Pardon de l'avoir massacré... C'était juste... magnifique."

Elle avait franchi les quelques mètres qui les séparaient encore, finalement, et avait accéléré le pas quand elle avait commencé à voir les marques sur son visage. Rien que celles-ci la mettaient hors d'elle, si elle avait seulement vu le reste ! Ils avaient osé. Ils l'avaient touché, lui. Ils n'avaient pas le droit. Elle n'imaginait pas un instant la cause de ces coups qu'il avait reçus. C'était forcément un acte gratuit, ça n'était pas comme si ça les dérangeait. Et elle se promettait de trouver ceux qui lui avaient fait ça et de leur passer l'envie de recommencer, sans prendre en compte un seul instant que seule contre un groupe, elle n'aurait sans doute pas plus de chance que lui. Pas plus qu'elle n'en avait vraiment eu face à Cudrow, d'ailleurs, en témoignaient les marques sur son propre visage. Ni qu'elle en aurait, bientôt, face à Hamilton. Elle ouvrit la bouche, prête à dire quelque chose, mais se ravisa. Elle ne le forcerait pas à en parler. Le voir suffisait à ce qu'elle eût compris. S'il voulait se confier, elle l'écouterait, évidemment, mais elle ne voulait pas qu'il s'y sente obligé. Alors simplement, elle leva une main vers son visage, effleurant à peine une des blessures qu'il portait.

"Salut beau gosse..."

Sa voix était morte avant même qu'elle ne prononce ces mots, et seul un souffle avait passé ses lèvres. Le voir blessé, c'était comme la détresse et la peine de C.C. : insupportable. Mais il était là. Et c'était déjà ça. Mieux que ces derniers jours. Et puis il ne devait pas en penser moins, lui non plus, à la voir elle, avec ses propres hématomes. Elle vint déposer un baiser sur ses lèvres, craignant un peu de lui faire mal, mais pas capable pour autant de s'en passer. Il lui avait manqué, indéniablement. Sa présence, son sourire, ses baisers, sa voix. Tout. C'était terrifiant. Comment pouvait-elle être si attachée à lui en si peu de temps ? Elle ne voulait pas l'expliquer, elle redoutait trop ce qu'il y avait à comprendre. Et elle ne voulait pas rompre ce baiser, parce qu'après, il faudrait qu'elle s'explique. Et il n'y avait sans doute pas de bonne manière de présenter la chose. Alors elle prolongea leur étreinte quelques instants, comme si ça avait pu lui donner un peu plus de courage. Il lui faisait pourtant cruellement défaut, et elle garda le regard baissé, redoutant un peu ce qu'elle pourrait lire dans ses yeux quand elle aurait fini.

"Je..."

"Allez Killie, t'es plus forte que ça. C'est un mauvais moment à passer..." Mais s'il le prenait vraiment mal ? S'il lui en voulait ? Elle n'eût jamais cru, jusqu'à ces derniers mois, qu'elle eût pu un jour se trouver si éloignée de sa jumelle, pourtant c'était bien arrivé. Alors lui, qu'elle ne connaissait finalement que depuis très peu de temps... S'il la rejetait purement et simplement ? Elle inspira profondément. C'était maintenant ou jamais. Elle n'en aurait plus la force si elle ne le faisait pas tout de suite. Et jamais n'était pas vraiment une bonne option. Alors, sans oser encore croiser son regard, elle reprit.

"J'ai fait une connerie. J'ai été voir Johansen."

Première étape. Un jour, elle arriverait à raconter les choses clairement. Les choses disons "impliquantes". Raconter n'importe quoi, c'était facile, et elle avait des phases de moulin à paroles, parfois, tant que c'était anodin. Se livrer, c'était une autre paire de manches. Bon, déjà, il savait de qui elle parlait. La suite maintenant. Parce que pour l'instant, il ne risquait sans doute pas de comprendre en quoi c'était une connerie.

"Je vous ai vus sur le terrain, dans les bras l'un de l'autre... Ca m'a pas plu."

C'était idiot, mais c'était plus fort qu'elle. Elle avait tellement peur de le perdre qu'elle voyait rouge à la moindre menace potentielle. Pitoyable... Elle releva presque timidement le regard vers lui. Et c'était elle la lionne ? Elle avait plutôt l'air d'un agneau qu'on emmenait à l'abattoir là... Et sans vraiment s'en rendre compte, elle retint son souffle en attendant sa réaction.


Dernière édition par Killian T. E. Calgarry le Mer 27 Juin 2012 - 0:24, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Mer 22 Fév 2012 - 19:29

Caem se laissait totalement portée par la chanson. Non pas par sa propre voix, il ne l’aimait pas assez pour ça. En réalité, c’était surtout les souvenirs qu’elle amenait, la douceur qu’elle contenait. Il avait ses petites côtés romantiques aussi, comme tout le monde bien que peu chez la gente masculine osaient l’avouer… Toujours était-il que sa voix s’élevait doucement sur le pont et qu’il se sentait bien. Il trépignait d’impatience à l’idée de revoir Killian, comme un enfant le jour de Noël et le fait de chanter lui permettait d’attendre plus patiemment. Elle lui avait réellement manqué. Encore une fois, il savait que cela soulignait l’importance des sentiments qu’il avait pour elle mais encore une fois, il refusait de se poser trop de question. Pour une fois, cela arrivait rarement, il avait plus envie d’agir plutôt que de réfléchir. Se laisser porter plutôt que de s’interroger sans cesse et de perdre son temps avec des questions existentielles. L’adolescent préférait repenser à ses baisers, à l’idée de la serrer doucement contre elle plutôt qu’à ce qu’il devait interpréter des palpitations de son cœur. Oui, c’était bien mieux ainsi. Aussi, lorsqu’il entendit une voix s’ajouter à la sienne, le russe tourna immédiatement la tête sans s’arrêter de chanter pour autant. Son regard croisa alors celui de la Gryffondor qui se trouvait à quelques mètres de lui. Le sourire qu’il avait déjà aux lèvres grâce à la chanson s’agrandit tout seul, en l’espace de quelques secondes. Elle aussi était un peu en avance et il n’allait pas s’en plaindre. La revoir, il attendait cela depuis qu’il s’était retrouvée au fin fond de ce cachot. Car non, cela ne l’enchantait pas spécialement d’avoir été enfermé comme une vulgaire bête de foire, attendant qu’on daigne lui donner à boire ou à manger, à se demander pour quand serait la prochaine séance de torture, à se demander quand il pourrait enfin revoir la lumière du jour. Si Caem n’était pas vraiment du genre à s’apitoyer sur son sort, il ne niait pas pour autant que cette expérience n’avait pas été facile et qu’il n’était pas pressée de la revivre, non vraiment pas. De plus, il avait conscience d’avoir disparu du jour au lendemain et il avait craint que la jeune femme ne lui en veuille à cause de ça. La voix de la demoiselle s’éleva alors de nouveau. Elle s’excusait d’avoir massacré la chanson, selon elle. Le jeune brun eut alors un léger haussement de sourcil, la regardant en secouant la tête comme pour lui dire que ce qu’elle venait de dire était crétin. Comme s’il allait lui faire une quelconque réflexion là-dessus. Il avait bien entendue qu’elle n’était pas spécialement à l’aise avec le chant mais il s’en foutait, royalement même. L’important c’était sa présence, le fait qu’elle ait partagé un petit bout de ce moment avec elle. Tout cela lui suffisait amplement, il n’était pas vraiment dur à contenter le petit. Il la vit ensuite hésitante alors qu’une de ses mains effleuraient ses blessures. Elle n’osait apparemment pas lui poser de question sur l’origine de tout ça et quelque part, ce n’était pas plus mal, il se voyait mal expliquer pourquoi il avait voulu détruire la tête de cette bande de demeurés. Cela reviendrait à aborder des sujets qu’il préférait taire, cela valait mieux pour tout le monde, il en était persuadé. Finalement, Katee se contenta de le saluer en lui donnant cet habituel surnom de « beau gosse ». Caem lui sourit alors tendrement, sentant qu’elle était inquiète. Il voulait la rassurer, lui montrer qu’il allait très bien.

« Salut princesse ! Fais pas cette tête, je suis pas si horrible que ça à voir quand même… »

Son ton était calme, enjouée. Il était plutôt du genre à déconné. Il aurait des questions à poser à Killian sur ce qui lui était arrivé pendant que lui était enfermé mais pas tout de suite. Non vraiment, pas maintenant. D’ailleurs, la jeune femme sembla lire dans ses pensées puisqu’elle vint l’embrasser. Caem ferma les yeux et rendit l’échange légèrement plus insistant. Ce simple contact lui avait décidément énormément manqué et il voulait s’en imprégner au maximum. En profiter le plus possible comme si c’était pour lui une vraie source d’énergie, une grande bouffée d’oxygène. A vrai dire, il était incapable de mettre des mots bien précis sur tout cela mais ce dont il était sûr c’était que c’était vraiment agréable et qu’il ne s’en passerait sans doute pas si facilement. Seulement ce baiser ne pouvait être éternel et les lèvres des jeunes gens durent se séparer. Le Poufsouffle regarda alors tendrement la jeune femme, glissant une main sur sa joue. Elle était belle, ça s’était clair et net. Il aimait bien l’observer mais là, elle lui paraissait vraiment préoccupée et il n’aimait pas spécialement ça. Puis finalement, après quelques hésitations, Killian finit par cracher le morceau. Elle lui lâcha, soudainement, qu’elle était allée voir Anastasia, lui expliquant ensuite qu’elle les avait vu dans les bras l’un de l’autre sur le terrain. Caem poussa alors un léger soupir. Lui-même n’était pas du genre jaloux mais ce n’était pas pour autant qu’il en voulait à la jeune femme. Après tout, il la comprenait, il disparaissait sans prévenir et avant même qu’elle ne le revoit, elle l’apercevait avec une autre fille. C’est sûr que cela pouvait porter à confusion. Aussi, le russe n’avait nullement l’intention de l’engueuler ou quoi que ce soit du genre. Non, il voulait jute qu’elle ne s’inquiète plus.

« Anastasia me donne des cours de vol. J’avoue que je n’ai pas pensé à t’en parler. Ce matin j’ai découvert un mot de sa part, alors j’y suis allé après t’avoir donné rendez-vous. Je suis désolé si cela t’a blessée… »

Caem caressa de nouveau le visage de Killian tout en la regardant avec toute la douceur dont il était capable. Il ne la tromperait pas. A moins d’être totalement bourré mais franchement, ce n’était pas son genre. Dans ce cas, autant prendre ses responsabilités et faire un choix. Il n’avait pas l’intention de la trahir. Et puis, il aimait beaucoup Anastasia mais en temps qu’amie. Elle était gentille, douce, il s’entendait bien avec elle et elle lui rendait une fière chandelle mais il n’avait pas de sentiments amoureux pour elle, ça il en était sûr. L’adolescent posa alors son front contre celui de Katee et reprit la parole, parlant tout bas cette fois. Il était comme en train de s’enfermer dans une petite bulle avec elle. Il voulait lui montrer qu’ils avaient leur monde, rien qu’à eux, quelque chose de difficilement discernable mais qu’il ressentait assez significativement.

« J’ai eut droit à un petit séjour dans les cachots, je suis désolé de pas avoir été là pour toi. Mais ne t’inquiète pas, je suis avec toi et aucune autre fille. Anastasia est mon amie. Et toi t’es ma petite-amie… »

Comme pour appuyer ce qu’il venait de dire, Caem retourna embrasser la jeune fille avec toute la tendresse dont il était capable, l’attirant doucement contre lui. Il se fichait de son corps douloureux, de ses bleus, il voulait juste la sentir contre lui. Quelques instants se sentir tout prêt d’elle, puiser sa force de ce contact. Le cachot, les Supérieurs sadiques, tout ça c’était derrière lui, du moins pour le moment. Ne penser qu’à ce petit moment de magie, de partage, de complicité. Il irait parler à Anastasia plus tard pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas à s’inquiéter, qu’il avait parlé à Killian et qu’ils pouvaient continuer à être amis. Mais ça, il s’en occuperait plus tard. Pour l’instant il pensait Killie, il respirait Killie et cela lui allait parfaitement bien. Il ne demandait rien de plus, juste que cela ne s’arrête pas, qu’il puisse en profiter encore.
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Dim 26 Fév 2012 - 22:31

~ Encore une fois c'est la vie qui s'entête ~
Caem Kaliayev && Killian T. E. Calgarry
Elle ne savait pas qu'il chantait. Elle ignorait, de fait, beaucoup de choses sur lui. Et ça n'était pas qu'elle ne s'y intéressait pas, loin de là, simplement qu'elle ne voulait rien forcer. Qu'elle voyait bien qu'il était assez secret et qu'elle ne voulait pas lui imposer de parler de quoi que ce soit. La seule chose qu'elle avait vraiment voulu savoir, c'était ce qu'il y avait entre Johansen et lui, et tous deux lui avaient fourni les réponses. Et quant à ce qu'il s'était passé ces derniers jours, son visage tuméfié lui donnait déjà l'explication. Alors elle ne posa pas de question, même si elle se doutait que ces marques-là n'étaient pas les seules, et qu'elle craignait l'ampleur des dégâts. Et au fond, même si elle s'en récrierait parce qu'elle ne voulait clairement pas avoir l'air de faire un caprice de la sorte, ça la blessait un peu, qu'il ne lui fasse pas assez confiance pour lui parler.

Le sourire qu'il lui adressa cependant lorsqu'elle manifesta sa présence lui réchauffa le cœur, faisant taire ces sombres pensées, et son visage s'illumina en retour. S'il souriait, c'était plutôt rassurant, en tout cas le prenait-elle comme tel. Il avait l'air réellement heureux de la voir, et c'était réciproque. Qu'importaient les coups sur leurs visages. A ses yeux, il restait l'homme le plus séduisant de l'école. Ils pourraient le défigurer que ça n'y changerait rien. Et à en juger par la façon dont il la regardait, ils pourraient bien la rouer de coups encore et encore, c'était pareil pour lui. Elle imaginait assez bien ce qu'il avait vécu, parce qu'elle avait dû vivre quelque chose d'assez similaire. Même si pour ce qui la concernait, ça n'était pas la première fois, et malheureusement pas la dernière non plus. Et tout le temps qu'elle avait été en bas, et dans la salle de cours sous la baguette de Cudrow, elle avait pensé à lui, à C.C., et un peu à Rafael à qui elle n'avait pas parlé. Quand elle avait été prête à croire qu'ils en finiraient avec elle, elle avait songé qu'elle n'allait peut-être pas pouvoir arrondir les angles avec lui, finalement, et se promit de le faire le plus rapidement possible, si jamais elle sortait de là, ne serait-ce que pour tenir sa parole envers Candice. Et peut-être que c'était aussi ce qui avait fait qu'elle avait si vite abandonné l'idée d'être mesquine avec sa sœur quand elle était venue la trouver. Ca et le fait de la voir si malheureuse. Ne plus repousser les choses, parce que peut-être que plus tard, ce serait trop tard. Qu'il n'y aurait pas d'autre occasion. Et elle était bien contente de l'avoir retrouvée, et de s'être expliquée. Ca n'effacerait pas le passé, mais ça lui rendait un peu son équilibre perdu. Elle avait besoin d'elle, c'était indéniable, elle était sa moitié, liée à elle, corps et âme. Comme elle avait besoin de lui. Etre loin, c'était une torture. Ne pas savoir, c'était pire encore. Un poids énorme avait quitté ses épaules quand elle l'avait aperçu, parce qu'il était toujours en vie, et ça la soulageait énormément. Et maintenant qu'elle était près de lui, elle se sentait étrangement plus légère, plus encore comme il lui souriait, et l'embrassait.

Elle passa cependant sous silence sa réaction quand elle s'excusa pour avoir quelque peu massacré sa chanson, parce qu'elle voyait bien qu'il n'était pas d'accord, au moins avec le fait qu'elle le dise comme ça. Parce qu'objectivement, elle savait bien qu'elle n'avait clairement pas un bon niveau là-dedans. Mais ils étaient d'accord sur un point : ils avaient aimé partager ça ensemble, parce que finalement, c'était bien tout ce qui comptait, non ? Etre ensemble, partager ces instants de pur bonheur. Sentir sa respiration, son cœur battre, l'odeur de sa peau. Plonger ses prunelles dans ses grands yeux bleus. Savourer ses baisers. Le reste, finalement, ne devrait pas avoir tant d'importance.

« Salut princesse ! Fais pas cette tête, je suis pas si horrible que ça à voir quand même… »
« Princesse ? C'est nouveau ça... Et... Bien sûr que non ! »

Un nouveau baiser ponctua cette phrase, comme si ça devait confirmer ses pensées. Princesse... C'était vraiment étrange comme surnom, parce qu'elle n'avait pas grand chose des princesses éplorées des contes de fées. Mais il pouvait l'appeler comme il voulait, en fait, parce que c'était une attention, une marque d'affection qui la touchait, au-delà des mots employés. Et elle ne lui en voulait alors plus du tout. Quand elle l'avait vu avec Anastasia, oui, elle avait été en colère. Et terrorisée surtout. Un cocktail détonnant qui avait donné son entrevue avec la blondinette. Ca n'était clairement pas l'idéal, elle avait bien conscience d'avoir fait une connerie, et pour le coup, elle s'en voulait, plus qu'elle ne lui en voulait à lui. D'autant que la raison de son absence, de son silence, était plus que légitime. Et qu'il l'avait faite prévenir, même si elle n'avait pas vu son mot à temps. Le remord la rongeait. Et même si Caem gardait une attitude enjouée, elle n'était clairement pas complètement libérée, de son côté. Alors elle avait lâché ce qu'elle avait à avouer, nerveuse, inquiète de sa réaction. Et comme la dispute qu'elle attendait presque ne venait pas, un soupir de soulagement passa ses lèvres.

« Anastasia me donne des cours de vol. J’avoue que je n’ai pas pensé à t’en parler. Ce matin j’ai découvert un mot de sa part, alors j’y suis allé après t’avoir donné rendez-vous. Je suis désolé si cela t’a blessée… »

Ce qui la blessait, maintenant, c'était qu'il demande à une autre de lui donner des cours de vol. Certes, Johansen était joueuse de Quidditch aussi, elle avait au moins autant qu'elle les capacités pour le faire. Mais elle était un peu déçue que ça ne soit pas elle, puisque s'il y avait bien un domaine qui lui collait à la peau, c'était celui-là. Cela étant, il n'avait pas à être désolé, parce qu'elle n'avait aucun droit de se montrer aussi possessive, parce qu'il avait bien le droit de demander à quelqu'un qu'il considérait comme une amie de lui apprendre ce qu'il voulait. Parce que la jalousie, c'était clairement, un très vilain défaut.

« Je suis désolée, c'est juste... plus fort que moi. Je sais bien que la peur n'efface pas le danger et que j'ai aucun droit de t'empêcher de voir des gens. Je m'en veux parce que je réagis vraiment n'importe comment, mais c'est juste que... je... j'ai terriblement peur de te perdre. »

Et c'était terriblement difficile à avouer. Même si quelque part, elle devait bien savoir qu'il n'était pas du genre à aller voir ailleurs. Ca ne lui allait tellement pas, comme image. Elle le savait, mais entre sa raison et son cœur, la communication ne passait manifestement pas toujours très bien. Elle ne pouvait pas s'empêcher de redouter le moment où il se lasserait, où il disparaîtrait de sa vie. Et ça la terrorisait, réellement. Alors parfois, elle réagissait de manière complètement stupide. Et craignait d'autant plus qu'il ne s'éloigne, de ce fait. C'était un cercle vicieux dont elle ne parvenait pas vraiment à sortir, à son grand dam. Pourtant, dans ses bras, comme ça, le front contre le sien, à dissiper ces malentendus, elle était... bien. Comme si enfin elle était en paix avec elle-même. C'était quelque chose qu'il était le seul à lui apporter, si on exceptait les retrouvailles avec C.C., aussi dramatiques qu'aient pu être leurs circonstances. Et en parlant de circonstances dramatiques...

« J’ai eu droit à un petit séjour dans les cachots, je suis désolé de pas avoir été là pour toi. Mais ne t’inquiète pas, je suis avec toi et aucune autre fille. Anastasia est mon amie. Et toi t’es ma petite-amie… »
« T'as pas à être désolé, t'y es pour rien. C'est ces connards les fautifs. Et moi je suis désolée de rien avoir pu faire pour empêcher ça. Je... »

Elle n'eut pas vraiment le loisir de s'énerver davantage contre les Supérieurs et sa propre impuissance qu'il l'embrassait de nouveau. C'était véritablement tout ce qui comptait, et elle lui rendit son étreinte, prolongeant encore un peu ce baiser si salvateur. Sa petite-amie. Elle le savait, évidemment, il n'avait pas besoin de le dire pour qu'elle le sache, mais l'entendre prononcer ces mots, c'était... incroyablement agréable. Et comme leurs lèvres se séparaient encore, elle se décida à reprendre la parole, tout doucement, comme si le son de sa voix pouvait rompre la magie de ces moments passés avec lui.

« T'es vraiment un ange... »

Elle l'embrassa encore, pas vraiment décidée à se passer de ses baisers, avec un peu plus de fougue, une main plongée dans ses cheveux. Ca lui avait tellement manqué. Une vraie drogue, manifestement. Elle n'y connaissait pas grand chose, à vrai dire, mais supposait que l'accoutumance était un peu de ce genre-là. Et pour elle qui avait peur de s'attacher, parce qu'elle craignait la chute, c'était assez dérangeant. Et en même temps terriblement attractif. Même si ça lui donnait envie d'un peu plus et qu'elle le redoutait un peu aussi. Elle ne voulait pas vraiment y penser. Juste être dans ses bras, profiter de sa douceur et de ses baisers, et lui parler. Elle ne savait pas s'il déciderait de lui donner des informations sur ces derniers jours, mais elle, elle avait des choses à se raconter. Une au moins.

« Il s'est passé une chose vraiment importante pendant que t'étais en bas. J'ai retrouvé C.C. »

Un sourire étira de nouveau ses lèvres. Visiblement, elle en était heureuse, et rassérénée, et sans doute qu'il imaginerait difficilement que ça ait eu lieu à cause du décès de leur grand-père. Elle n'avait toujours pas pleuré, d'ailleurs, et même si ça lui semblait assez bizarre, elle espérait juste que de là où il se trouvait, il ne lui en voulait pas. Elle ne savait pas encore ce qu'elle raconterait en détail au russe, si toutefois elle lui donnait plus d'indications, juste que c'était quelque chose qu'elle voulait partager avec lui, parce qu'il savait presque tout de leur dispute. Tout ce qu'elle pouvait dire sans trahir le secret de sa sœur, toujours.


Dernière édition par Killian T. E. Calgarry le Mer 27 Juin 2012 - 0:25, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Mar 28 Fév 2012 - 21:03

Oui il aimait bien ce petit surnom de princesse. Bien sûr, Killian ne ressemblait pas à l’image basique de la princesse qu’on avait l’habitude de se faire. Elle avait bien plus de caractère, bien plus de prestance et c’était aussi pour cela qu’il aimait tant passer du temps avec elle. Même si les jolis contes pour enfants avaient toujours essayé de donner une image parfaite de la femme, cela ne correspondait pas à ce que Caem, et bien d’autres hommes, considéraient comme une vraie femme. Trop fragile, trop rabaissée, trop à la portée de l’homme. Le russe n’était pas du genre à considérer qu’il devait y avoir une quelconque hiérarchie dans les genres. Pour lui, la différence n’était que physique. Après certes, certains très de caractères étaient plus communs chez tel ou tel sexe mais ce n’étaient que des généralités et il n’aimait pas se contenter des images communes. Non, le brun préférait construire sa propre idée d’une princesse et était très fière de se dire que sa petite amie correspondait à cette image. C’était sans doute pour cela qu’il ne se lassait pas de l’observer, de caresser son visage et de l’embrasser. Son cœur s’affolait toujours autant en sa présence, ses sens se mettaient en alerte et il ne pouvait pas vraiment dire que cela le dérangeait, bien au contraire. Cette sensation, il voulait s’en gorger à n’en plus pouvoir, en faire son air, ne serait-ce que pour quelques instants. On cherchait à interdire le bonheur entre ces murs, Caem n’avait pas trouvé de plus beau moyen de montrer son indignation qu’en partageant des moments de douceur avec la Gryffondor. Rien qu’eux. Seulement pour avoir droit à cela, il fallait parfois savoir passer par des discussions plus sérieuses, des sujets pas forcément très agréables mais qu’on ne pouvait décemment pas éviter. C’était ce qui était en train de se passer lorsque les deux jeunes gens parlaient sans la nommer de la petite jalousie de Killian. Le Poufousffle avait pris le temps de lui expliquer ce à quoi la jeune femme répondit en exprimant ses craintes, en lui faisant comprendre qu’elle avait peur de le perdre. C’est pourquoi le jeune homme ne se décida pas à la lâcher et lui sourit tendrement. Non il n’avait pas envie qu’elle le prive de voir d’autres gens mais l’accabler ne l’aiderait pas à chasser ses peurs. Il pouvait comprendre se besoin de s’approprier l’autre, de sentir la sécurité de sa présence, d’être sur que rien ne pourra nous l’enlever. Il ne lui en voulait pas pour ça. Caem prit alors la décision silencieuse de tout faire pour la rassurer sur ce point. Il allait l’aider à comprendre qu’elle n’avait pas à s’inquiéter, qu’elle pouvait lui faire confiance. Non pas qu’il se considérait au-dessus d’elle ou supérieur, non loin de là. Juste qu’il n’avait jamais eu de problème particulier avec la possessivité aussi, il savait rester calme dans ce domaine même s’il devait du coup faire plus d’efforts pour comprendre. Mais il les ferait, sans hésiter. Il voulait être là pour elle, autant que possible, même lorsqu’elle devait faire face à des situations qu’il n’avait jamais eu à affronter.

Puis, ce fut l’heure de parler de la petite mésaventure des cachots, enfin en partie. Si Caem n’avait pas eu l’intention de lui cacher son séjour, il ne revenait pas sur la décision de ne pas lui expliquer ce qui l’avait envoyé là-bas. Il n’était pas prêt à parler de sa mère, non vraiment pas. Ce sujet était d’autant plus sensible en ce moment et quand bien même il avait toute confiance en la jeune femme, il ne parvenait pas à rompre ce silence. D’autre part, expliquer à Killie que c’était aussi parce qu’ils l’avaient insultés qu’il en était venu au point, cela revenait à lui tendre une perche pour qu’elle se sente coupable de tout ça. Bref, totalement hors de question. Aussi, quand elle lui dit qu’elle était désolée de ne rien avoir pu faire, il préféra l’embrasser plutôt que de la laisser continuer sur cette voie. Elle ne pouvait pas le protéger contre tout et il était hors de question qu’il la laisse prendre des risques pour lui. Ce qui importait pour lui c’était déjà qu’elle s’occupe de sa propre santé, de sa propre sécurité. Rien que ça, et déjà, il pourrait se sentir très bien. Ce baiser fut donc doux, agréable. La jeune femme le répondit ensuite quelques instants pour lui dire qu’il était un ange. Caem éclata alors de rire et la regarda, l’air toujours aussi amusé.

« Tu me mets la pression en disant ça, il va falloir que je reste à la hauteur de mon image d’ange et que je fasse taire mes petits côtés démon… »

Et bien oui, le Poufsouffle ne voulait pas la décevoir. Si elle le considérait comme un ange, elle ne devait pas rompre cette idée. Bon certes, il y avait un peu d’humour là dedans, il n’avait pas non plus l’intention de se travestir, de changer sa personnalité même si au fond, sans vraiment s’en rendre compte, en cachant des pans de sa vie, c’était un peu ce qu’il faisait. Mais ça, c’était encore un autre problème… Un problème qu’il n’aurait même pas le temps de penser car Killian vint de nouveau l’embrasser, de manière plus fougueuse cette fois, une main dans ses cheveux. En l’attirant encore plus contre lui, entourant sa taille, Caem sentit un léger frisson l’envahir. Il avait cette envie d’être tout contre elle, de sentir sa chaleur l’envahir. Il était si bien avec elle, ses baisers étaient si doux… Aussi, quand elle rompit le baiser, le jeune homme se permit de déposer un très léger baiser dans son cou avant de la regarder, un sourire des plus innocents aux lèvres. Limite s’il n’était pas en train de dire qu’il n’avait strictement rien fait. Le gamin russe dans toute sa splendeur ! Seulement, avant qu’il ne puisse continuer à faire l’andouille, Killian reprit la parole pour lui révéler un élément plutôt important de sa vie. En effet, la jeune femme lui révéla qu’elle avait retrouvé sa sœur. Son sourire fut communicatif puisque Caem fut frappé par le syndrome qui nous pousse à étirer les lèvres. Sans vraiment réfléchir, le jeune homme entoura la taille de Killian, la souleva et la fit tourner en riant avant de la reposer sur la terre ferme. Il la regarda alors avec un grand sourire.

« C’est une super nouvelle ça dis moi, surtout si j’en juge par ton sourire ! »

Caem avait envie de lui demander comment ça s’était passé, qu’elle lui donne des détails et en même temps, jusque là, Killian avait été plutôt discrète sur les événements en lien avec sa sœur. En effet, lors de leur dispute, elle ne lui avait pas expliqué clairement ce qui avait provoqué une séparation aussi brutale aussi il avait bien compris que ce sujet était un peu sensible. Le jeune homme hésitait donc, ne voulant pas la brusquer, ne voulant pas gâcher sa joie en la forçant à parler de quelque chose dont elle préférait taire les détails. Le russe se contenta donc de la regarder avec un grand sourire, attendant de voir si elle était prête à lui en parler d’elle-même ou non. C’était à elle de choisir surtout que de son côté, il n’avait franchement rien à dire sur ce genre d’attitude secrète…
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Mer 29 Fév 2012 - 1:10

~ Encore une fois c'est la vie qui s'entête ~
Caem Kaliayev && Killian T. E. Calgarry
Elle ne lui volerait pas le rôle du prince, dans cette histoire, il lui appartenait de fait. Ou alors pas complètement. Et pas vraiment volontairement. Mais il fallait bien avouer qu'elle avait un peu (beaucoup ?) en elle ce côté 'preux chevalier'. Il lui collait à la peau, et sans doute que c'était aussi ce qui faisait qu'elle était chez les lions, que le Choixpeau l'avait assignée à la maison 'des courageux et des forts'. Jusqu'à l'inconscience, peut-être parfois, mais disons qu'elle avait les défauts de ses qualités. Et qu'elle ne portait peut-être pas un prénom masculin pour rien non plus. Elle aurait pu le rejeter, se faire appeler Tavie comme C.C. donnait plus d'importance à Everleigh qu'à ses deux premiers prénoms. Elle aurait pu, mais elle ne l'avait jamais fait. Elle s'appelait Killian, c'était comme ça. Et elle avait fini par en tirer une certaine fierté. Malgré les quolibets des autres enfants devant ces jumelles qui portaient des noms de garçon. Elle ne comptait pas le nombre de claques qu'elle avait mises, parce qu'à l'époque, elle ne s'était pas encore essayé aux coups de poings. Et à force, elle était fière d'être presque un garçon. Presque. Parce qu'il y avait des choses qui faisaient d'elle une jeune femme, malgré tout, au-delà de ses caractéristiques physiques. Des choses que peu de gens parvenait à voir. C.C. faisait partie de ces gens-là, mais c'était presque triché. Elles étaient jumelles, les deux faces d'une même pièces, inséparables. Ou presque. Ou pas longtemps. Même si ces dernières semaines avaient été une torture. Bref. Venant d'elle, c'était presque logique. Si quelqu'un était à même de lire entre lignes, de voir au-delà des apparences, c'était bien elle, et pour cause.

Mais elle n'était pas la seule. Et l'autre exception se trouvait tout près d'elle. Ce qu'il était capable de voir en elle, personne ne l'imaginait. Elle visualisait très bien la scène d'ailleurs. "Calgarry? Laquelle, la rouge ou la bleue ? La rouge ? Sensible ? Douce ? Tu déconnes... Allez, arrête de me faire marcher, c'est pas drôle." Ouais, sûrement que ça donnerait quelque chose de ce genre-là. Alors même si elle ne l'avait jamais vraiment dit, même si ça restait perturbant, justement parce que c'était l'inconnu pour elle, elle éprouvait beaucoup de gratitude, entre autres sentiments un peu trop forts à son goût d'ailleurs, pour le russe. Et dans ses bras, son coeur battait à tout rompre, pulsant dans sa poitrine et à ses tempes. Se rendait-il compte de l'effet qu'il lui faisait ? Elle n'en savait rien, elle ne savait pas si c'était réciproque ou en tout cas en quelles proportions parce qu'il ne pouvait pas être indifférent, pas avec cette façon qu'il avait de la regarder, d'appuyer chacun de ses baisers... D'être là, simplement. Malgré ses travers. Sa jalousie, qu'elle n'aurait pas vraiment qualifié de petite, son impatience. Sa propension à se foutre dans les emmerdes jusqu'au cou. Malgré tout ça, il était là. Et il lui souriait. Et il l'embrassait. Alors oui, vraiment, il était un ange à ses yeux, qu'importait s'il avait des défauts. Il y avait bien des anges déchus, preuve qu'ils pouvaient avoir leurs propres vices, non ?

Le secret, sans nul doute. Mais elle ne pouvait pas lui en vouloir pour ça. Et elle ne le forcerait pas à lui expliquer, d'une parce qu'elle ne l'avait pas fait elle-même pour son passage visible elle aussi par une salle de torture - et ça n'était encore rien comparé à ce qui l'attendait - et de deux parce qu'elle refusait l'idée même d'aller contre sa volonté. Elle savait trop bien ce que c'était que de ne pas pouvoir ou de ne pas vouloir parler de certaines choses et de se trouver contraint de le faire - et en général ça ne terminait pas bien - elle ne voulait pas de ça. Les confidences, ça devait être volontaire ou ça n'avait pas lieu d'être. Elle respectait ça. Et quelque part, il avait raison. Si elle avait su que, même si ce n'était qu'en partie, elle était responsable de ce qui avait mené Caem aux cachots, oui, elle se serait sentie coupable. C'était son passif qui avait amené les connards de Supérieurs à l'insulter, et elle ne pourrait jamais le blâmer d'avoir alors réagi violemment, parce qu'elle n'aurait elle-même pas fait mieux. Alors sans doute en effet valait-il mieux qu'elle l'ignorât. Le baiser qui ponctua ses excuses était assez révélateur et elle préféra en rester là et profiter de son étreinte. Elle aurait bien le temps de prendre sa défense, d'autres occasions puisque les Moins-que-rien trouveraient bien de nouvelles idées pour les faire souffrir. Elle savait qu'elle n'hésiterait pas, en ce cas, à se mettre en danger pour le protéger, même s'il serait sans doute contre. Son côté princesse, sans doute. Elle ne s'était quand même pas attendue à ce qu'il rie aussi franchement à cette appellation d'ange.

« Tu me mets la pression en disant ça, il va falloir que je reste à la hauteur de mon image d’ange et que je fasse taire mes petits côtés démon… »
"Reste comme tu es, ça suffira amplement. Les anges ne sont pas infaillibles, tu sais... Et puis je crois que tout le monde a une part d'ombre et de lumière, même eux. Juste que..."

Elle haussa les épaules, pas très certaine de savoir comment poursuivre. C'était tellement ridicule de terminer par un truc du genre que sa lumière à lui la réchauffait, pire, l'aveuglait, ou un truc dans le genre qu'elle préféra en rester là. Et s'il ne voulait pas la décevoir, elle, elle craignait tout autant que ce soit le cas. Et ça lui semblait d'autant plus probable pour sa part que pour lui d'ailleurs. Pour plein de raisons et sans doute d'abord parce qu'elle se savait imparfaite, loin s'en faut, et redoutait que des défauts qu'elle était incapable de taire viennent s'immiscer entre eux. Ne pas y penser. Profiter de ses baisers, de ses bras autour de sa taille, de ses doigts à elle, jouant avec ses cheveux. Dans ces moments-là, elle craignait toujours que le souvenir de la bibliothécaire ne revienne la hanter. Pour l'heure, il se tenait tranquille, mais pour combien de temps ?

Peu. Juste le temps qu'il vienne déposer un baiser dans son cou. Elle frissonna, autant de plaisir que de crainte. Il y avait manifestement des zones de son corps qui supportaient mal le contact. Le cou en faisait partie, sans doute parce que c'était là qu'elle l'avait touchée. Elle ferma un instant les yeux, se forçant au calme, pour les rouvrir sur un air faussement innocent du Hufflepuff qui la fit rire. Même pas vraiment nerveusement, juste en contraste avec ses sensations un instant plus tôt. Et parce que cet air de petit enfant farceur, ça lui semblait juste confirmer son surnom d'ange. Un vrai chérubin. Bref. Parlons, donc, des retrouvailles avec C.C. Elle ne s'était pas attendue à une réaction aussi spontanée du jeune homme et resserra un peu ses bras autour de son cou lorsqu'il la souleva, laissant à nouveau un rire lui échapper. Il ne ratait jamais une occasion de faire l'andouille, et vu ce qu'ils traversaient au quotidien, c'était on ne peut plus nécessaire, même si elle avait du mal pour sa part. Salvateur, même. Un autre point qui confirmait sans doute à quel point elle avait besoin de lui.

« C’est une super nouvelle ça dis moi, surtout si j’en juge par ton sourire ! »
"Même si ce n'étaient que quelques semaines, c'était une torture... Elle m'a manqué, et je crois que je lui ai manqué aussi. Non en fait je le sais. C'était sans doute différent, on est différentes, on ne réagit pas de la même manière, mais on a besoin l'une de l'autre, ça a toujours été. Tout n'est pas rose, et tout ne le sera sans doute plus jamais vraiment, parce qu'il y a eu trop de souffrance, mais... Elle est là pour moi et je suis là pour elle, et ça, c'est on ne peut plus précieux."

Quelques secondes, elle laissa le silence s'imposer entre eux tandis qu'elle jaugeait ce qu'elle souhaitait lui révéler. Lui montrer la lettre ? Non, ça, elle avait déjà décidé le jour de l'annonce qu'elle la garderait pour elle, pour elles deux, même s'il l'ami de C.C. en avait eu connaissance. Mais lui donner au moins les grandes lignes, sans doute. Elle ne s'imaginait pas tout raconter en détail, mais garder une information aussi importante, et en même temps presque anodine après tout ce qu'elle lui avait déjà confié, ça ne lui semblait pas normal non plus. Normal. C'était normal de lui raconter. Alors qu'elle n'avait rien dit à Eno', par exemple. Elle secoua légèrement la tête, en proie à ses réflexions et plongea son regard dans le sien. Elle souriait toujours, malgré ce qu'elle allait annoncer, même si c'était plus doux, peut-être un peu plus nostalgique, que ses éclats de rire précédents.

"C'est juste triste qu'il ait fallu ces circonstances pour qu'on se retrouve. Elle est venu m'annoncer le décès de notre grand-père en fait. Je ne sais pas si elle serait venue me voir, sinon, et je ne suis pas sûre de vouloir la réponse à cette question."

Comme quand elle s'était retrouvée à consoler sa soeur, elle se fit l'impression d'être sans coeur, parce qu'elle énonçait de façon factuelle, sans larme, sans tressaillement, sans vibration dans la voix. Elle était triste, tout de même, elle aimait Grand-Pa, sincèrement, tendrement, mais quelque part, qu'il ne soit plus là ne changeait rien aux sentiments qu'elle avait pour lui. Pleurer, maudire, hurler n'y changerait rien, il était mort. C'était comme ça. C'était la vie. L'ordre des choses. Il était âgé, il avait été malade et il était parti. Elle avait plus envie de prendre C.C. ou Maman ou Granny dans ses bras pour les consoler que de verser toutes les larmes de son corps à vrai dire. Est-ce que c'était qu'elle ne réalisait pas complètement ? Peut-être... Pourtant elle savait parfaitement ce qu'il en était. Parfois, on dit que c'est l'enterrement, le rituel pour dire adieu, qui fait prendre conscience de l'événement. Est-ce que ça aurait changé quelque chose si elle avait vu son cercueil ? Elle n'en était pas certaine. Il y aurait toujours eu les autres à soutenir. Elle aurait été là pour ça.

"J'espère juste que de là où il est, il ne m'en veux pas de ne pas pleurer, parce que je n'en ai pas vraiment envie..."

Ni de verser des larmes, ni que son aïeul lui en veuille d'ailleurs. Elle l'aimait bien trop pour ça. Et puis zut, c'était bon pour les sujets lourds, on pouvait sans doute passer à autre chose, n'est-ce pas ? Elle déposa un baiser furtif sur les lèvres du russe et s'écarta légèrement, juste pour prendre ses mains dans les siennes et lui faire faire quelques pas.

"Alors, monsieur le russe. C'est quoi le programme maintenant ?"

A vrai dire, il lui semblait bien que ça pouvait être à peu près tout et n'importe quoi, tant qu'elle était avec lui, tout lui convenait. Au moins jusqu'au couvre-feu, ils étaient à peu près tranquilles. Après, il faudrait redoubler de prudence et, l'un comme l'autre, ils devaient sans doute faire en sorte de ne pas se faire remarquer, au moins pas tout de suite. Pas à si brève échéance pour elle en tout cas parce qu'il était assez évident qu'à un moment où à un autre, elle finirait par l'ouvrir et que de toute façon ses velléités résistantes la voueraient sans doute à de mauvais traitements à un moment ou à un autre. Juste histoire de calmer un peu le jeu avec les Supérieurs pendant quelques temps, de ne pas trop cumuler les mauvais points, même si pour sa part, elle était un peu dans leur collimateur depuis le départ et que ça ne risquait pas de s'arranger. Elle ne savait pas encore qu'ils n'allaient d'ailleurs pas tarder à le lui prouver...


Dernière édition par Killian T. E. Calgarry le Mer 27 Juin 2012 - 0:26, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Mer 29 Fév 2012 - 21:42

Chacun a une part d’ombre… Oui, Killian ne pensait sans doute pas si bien dire. Car c’était sur que Caem de son côté, avec une jolie part sombre. Très noire, qu’il dissimulait au maximum, que personne ne devait voir, qu’il ne voulait pas laissé apercevoir. Il ne voulait pas que l’on sache ce qu’il était en réalité. Il préférait qu’on le voie comme un jeune homme souriant, sage, calme. Un jeune homme respectable, avec des défauts certes mais surtout pas de telles marques dans l’âme. Non surtout pas. Parce que ce qu’il gardait enfouit, à ses yeux était atroce. Quoi qu’on ait pu essayer de lui faire comprendre, l’adolescent se sentait toujours coupable du décès de sa mère. Souvent il revoyait son image, son sourire vite remplacé par son cadavre, par les draps marquant sa souffrance… Un souvenir qui le hantait, le dévorait de l’intérieur. Alors non il n’était pas un ange, ou alors si peut être, selon la définition de Killie, mais tant qu’elle n’en savait pas plus uniquement. Car si un jour elle apprenait les dessous de tout ça, il ne craignait qu’une seule et unique chose, qu’elle s’en aille, qu’elle se sente trompée, qu’elle se mette à le haïr. Le Poufsouffle n’était définitivement pas que cette image qu’il savait si bien donné. S’il savait toujours être sincère, s’il ne cherchait jamais à travestir sa personnalité il ne se montrait jamais totalement. Il espérait que la Gryffondor ne lui en voulait pas pour ça, il l’espérait sincèrement. Quand il se sentirait prêt, il lui parlerait, il n’y avait aucun doute là-dessus. Avec elle, le dialogue lui semblait tout bonnement naturel et il ferait tout pour qu’elle ne doute jamais de sa sincérité. Surtout quand elle laissait échapper ce rire… Ce rire si particulier qu’elle seule possédait. Caem aurait fait n’importe quoi pour l’entendre à jamais. Pour que son sourire ne s’efface pas, pour que ce son continue à arriver doucement à ses tympans. Au final, il ne demandait pas grand-chose, juste de la voir heureuse autant que possible. Le fait qu’elle ait retrouvé sa sœur était d’ailleurs une bonne chose pour qu’il la voit heureuse plus souvent. Il savait que sa relation avec Ever était toute particulière, en même temps elles étaient jumelles, comment cela aurait-il pu être autrement ? Ainsi, même avec tous les efforts du monde, il n’aurait jamais pu la remplacer, combler le vide que son départ avait créé en elle. Mais maintenant, tout irait mieux… C’était du moins ce qu’il espérait, du plus profond de son âme. Cette pensée fut en partie affirmée lorsque Killian lui expliqua le bien que cela lui faisait d’avoir retrouvée sa sœur. Du moins, quand elle lui expliqua à quel point elle avait souffert de leur séparation et que le fait qu’elles soient maintenant là l’une pour l’autre semblaient résoudre tout cela. Le jeune homme n’ajouta cependant rien, se contentant de l’observer, calmement. Elle semblait prête à parler mais il devait attendre et certainement pas la forcer. La laisser se dévoiler comme elle le sentait, la laisser exprimer ce dont elle avait parlé sans pour autant lui faire sentir qu’il voulait à tout prix tout savoir. Même s’il avait envie de comprendre, même s’il avait cette envie grandissante d’en savoir toujours plus sûr elle chaque fois qu’il la voyait, il ne pouvait définitivement pas la forcer. La jeune femme déposa alors un rapide baiser sur ses lèvres et il ne changea pas sa façon de la regarder, souriant comme toujours, l’air doux, patient.

Finalement, Killian lui en apprit plus sur les circonstances de leurs retrouvailles et à vrai dire, il ne s’attendait vraiment pas à ça. Ce fut comme une sorte d’électrochoc pour Caem. Il n’aimait pas à apprendre les décès, depuis un an il ne pouvait décemment plus supporter ça. Aussi, sans rien dire, il l’attira contre lui, le cœur crispé. C’était assez particulier mais le fait que Killie ait parlé du décès de son grand-père lui avait tout simplement tout renvoyé dans la tête. Il savait très bien ce que ce genre d’évènements pouvait faire ressentir. Il savait la douleur que cela pouvait causer. Après cette étreinte le jeune homme la lâcha pour mieux la regarder. Elle enchaîna alors en lui expliquant qu’elle espérait juste qu’il ne lui en voulait pas de ne pas pleurer. Caem caressa alors de nouveau son visage, un air un peu plus grave sur le visage même s’il essayait de maintenir son enthousiasme parce que ce n’était pas vraiment le moment de faire une tête d’enterrement. Il devait être le soutien et non pleurer à sa place. Il savait ce que c’était que de voir que des visages éplorés, aucun sourire, aucune marque de soutien, rien. Le jeune homme reprit donc la parole, d’une voix douce, ne laissant paraître aucune trace du trouble qui avait pu l’envahir précédemment.

« Non il ne t’en veut pas, au contraire. La peine ne se manifeste pas nécessairement par les larmes tu sais. Et puis, je suis sûr que les morts préfèrent nous voir heureux, prêts à affronter la vie plutôt que déprimés et en pleurs à longueur de journée. Mais si un moment tu as besoin de lâcher la pression, sache que je suis là… »

Caem déposa alors un léger baiser sur le front de Killian. Cette dernière lui attrapa alors les mains, lui faisant faire quelques pas et lui faisant faire quelques pas et lui demandant qu’elle était la suite du programme. Le russe prit alors une mine interrogative, regardant le ciel, toujours avec cet air de petit enfant sur le visage. A vrai dire, ils pouvaient faire n’importe quoi, dans qu’il était avec elle, cela lui allait parfaitement. Il avait juste besoin de sentir sa présence, de savoir qu’elle était là pour lui et inversement. L’adolescent mêla donc ses doigts au sien avant de se mettre à marcher, faisant balancer leur bras, toujours avec le même sourire.

« Je te propose une petite promenade, c’est pas très original mais il m’arrive de faire dans le basique aussi surprenant que cela puisse paraître ! »

Caem échappa alors un petit rire avant de continuer sa route. La simplicité lui allait très bien. Cela ne le dérangeait pas d’être dans le domaine du banal. Surtout quand elle était là… Le russe serrait donc doucement sa main dans la sienne tout en observant le cadre qui s’offrait à eux. Il aurait tellement aimé pouvoir couler des jours heureux, simples ici. Cela lui manquait vraiment au final de ne pas avoir eut une scolarité normale. Il ne regrettait pas le choix qu’il avait fait de travailler pour préserver au maximum la santé de sa mère, loin de là. Il savait très bien que c’était à ce moment là, la meilleure chose à faire. Seulement il se sentait vraiment en décalage par rapport aux jeunes de son âge. Ils vivaient tous dans un autre monde, il n’avait pas connu les rigolades sur les bancs d’école, les blagues sur les professeurs, les amourettes de collège… Maintenant qu’il avait l’occasion de découvrir tout ça, il se retrouvait face à un régime despotique. Si Killian et ses quelques amis n’avaient pas été là, il aurait vraiment tiré le gros lot… Mais bon, pourquoi penser au pire alors qu’il avait une fille merveilleuse à ses côtés ? Jetant à regard à sa petite amie, il reprit la parole, toujours aussi décontracté. Il était bien décidé à lui changer les idées à moins qu’elle exprime clairement le besoin de parler encore de tout ça avec lui.

« Tu voudrais faire quelque chose de particulier ? Tu veux que je fasse quelque chose pour toi ? … Je suis à votre disposition princesse ! »
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Jeu 1 Mar 2012 - 21:58

~ Encore une fois c'est la vie qui s'entête ~
Caem Kaliayev && Killian T. E. Calgarry
Elle était loin de savoir ce qu'il cachait, ce qui le torturait. Mais elle aurait été bien moins sévère avec lui qu'il ne l'était avec lui-même. Et elle aurait été persuadée qu'il en était de même pour sa mère. Et même si elle était persuadée qu'il avait ses propres côtés sombres, pour l'heure, elle restait certaine qu'ils ne l'effraieraient pas le moins du monde. Que ça ferait partie de lui, que c'était ce qui faisait qu'il était lui, maintenant, celui auquel elle tenait tant. Et elle ne le rejetterait pas une seule seconde pour son passé, jamais. Il l'acceptait comme elle était, malgré ses défauts, malgré ses frasques, malgré les conneries qu'elle était capable de faire, il ne lui viendrait pas à l'idée de ne pas en faire autant. Tant qu'il restait auprès d'elle, elle pensait être capable de tout supporter. Et de tout entendre. Quand il voudrait parler. Pour l'instant, ce n'était manifestement pas le cas. Mais c'était sans doute un peu tôt. Elle restait assez surprise d'être elle-même capable de lui parler aussi facilement, mais elle ne changerait ça pour rien au monde. Peut-être que c'était son calme, cette capacité qu'il avait à écouter sans juger, ou juste parce qu'elle était vraiment attachée à lui. Elle n'en savait rien, c'était comme ça, c'était tout. Et c'était très bien comme ça.

Enfin... Bien. Pas complètement manifestement, parce qu'elle ne put pas ne pas se rendre compte de son trouble. Elle ne savait pas ce qu'il y avait, elle ne savait pas si ça venait de ce qu'elle avait dit et si oui à quel moment elle avait dit quelque chose qu'il ne fallait pas. Elle n'aimait simplement pas le voir comme ça, et même s'il la prit contre lui un instant et qu'elle tut les mots qui brûlaient de passer ses lèvres, elle ne put pas les garder pour elle bien longtemps, alors quand il s'écarta un peu, caressant son visage, elle ne put pas s'empêcher de demander :

"Ca va ?"

Elle doutait pourtant d'avoir une réponse et d'ailleurs, il préféra répondre à ses interrogations. Ca ne la surprenait pas vraiment, et elle n'allait pas lui en vouloir pour ça. Elle avait résolu de ne pas forcer les choses, de le laisser faire à son rythme, comme elle avait fait au sien, comme elle n'aurait pas supporté qu'on lui impose de parler, de se confier. Et les mots qu'il prononçait, elle avait besoin de les entendre.

« Non il ne t’en veut pas, au contraire. La peine ne se manifeste pas nécessairement par les larmes tu sais. Et puis, je suis sûr que les morts préfèrent nous voir heureux, prêts à affronter la vie plutôt que déprimés et en pleurs à longueur de journée. Mais si un moment tu as besoin de lâcher la pression, sache que je suis là… »
"Je sais."

Comme d'habitude, il avait trouvé les mots pour la rassurer, même si le doute planerait encore un peu dans son esprit un moment. Qu'il pense ainsi, c'était réconfortant. Ca faisait qu'elle n'était pas complètement seule avec ses réactions qui pouvaient sembler bizarres aux autres. Elle n'avait pas demandé l'avis de sa sœur, mais le simple fait qu'elle eût voulu qu'elle pleure, ce jour-là, dans ses bras, dénotait sans doute de ce qu'elle pensait au fond. Ou bien leur récent différent nuançait ses impressions ? Elle préféra chasser ces pensées, et le baiser qu'il déposa sur son front l'y aida pas mal à vrai dire. Un léger sourire flotta sur ses lèvres, d'ailleurs, et lui confirma qu'il était temps de passer à autre chose.

Comme ce qu'ils allaient faire à présent, par exemple. Elle aimait bien le voir prendre cet air enfantin, c'était rafraîchissant, et drôle. Ca la faisait sourire à tous les coups, et elle attendit sa réponse sans mot dire, même s'il pouvait bien proposer tout et n'importe quoi, au fond, parce que le simple fait d'être avec lui lui suffisait. Leurs doigts emmêlés se balançaient entre eux comme ils commençaient à marcher. Elle suivait le mouvement, presque docile. Presque. Parce que bon, docile, elle ne l'était pas vraiment, au fond. Elle suivait quand elle l'avait décidé, mais si quelque chose ne lui plaisait pas, elle était la première à ouvrir sa grande gueule. Même si elle se soignait un peu, ou au moins tentait de le faire, depuis qu'elle avait vu Cudrow menacer la vie de Marina. Elle savait bien que les Supérieurs étaient capable de tout, et surtout du pire. Mais voir quelqu'un qu'elle aimait aux portes de la mort, ça la faisait réfléchir. Elle n'avait pas supporté cette idée, et imaginait mal ce qu'il adviendrait de ceux qu'elle aimait si ça lui arrivait, à elle, pour l'avoir ouverte une fois de trop, par exemple. Alors elle faisait des efforts, vraiment, même si ça n'était pas forcément visible pour tout le monde.

« Je te propose une petite promenade, c’est pas très original mais il m’arrive de faire dans le basique aussi surprenant que cela puisse paraître ! »

Son rire se mêla au sien.

"Oh, vraiment ? Je te croyais moins conformiste que ça..."

Il verrait bien qu'elle rigolait, n'est-ce pas ? Parce que sincèrement, se promener, ça lui allait bien aussi, n'importe quoi lui allait tant qu'il restait auprès d'elle en fait. Ils avançaient tranquillement, suivant le pont qui menait, plus loin, au parc. Se balader là, c'était finalement assez rare en fait, même pour elle qui passait tout le temps qu'elle pouvait dehors, parce qu'en général, elle allait presque directement au stade. Elle vivait pour voler, c'était ce qui comptait le plus pour elle, après peut-être, son besoin presque viscéral de protéger les autres. Il faudrait qu'elle y songe, un de ces quatre, parce qu'à moins d'être recrutée par une équipe, elle ne savait pas encore très bien ce qu'elle ferait plus tard. Parce qu'elle refusait de croire qu'ils ne sortiraient pas. Ils sortiraient, elle ferait tout pour. Ne serait-ce que pour tenir sa promesse et aller avec lui en Russie. En attendant, ils arrivaient sur la pelouse, et commençaient à faire le tour de l'immense château qu'était l'école. L'air de rien, ça leur prendrait un moment, mais ça aussi, ça lui allait bien comme ça.

Elle était loin de se douter de ce qu'avait vécu Caem, et du bien que des petits moments comme celui-là lui faisaient. Elle les aimait aussi, bien sûr, mais si elle avait su, elle aurait sans doute fait plus d'efforts encore pour en passer davantage avec lui. Elle avait bien compris, à demi-mots, qu'il n'avait pas dû avoir une scolarité classique, ne serait-ce que parce qu'il était arrivé là récemment, et parce qu'il lui avait demandé comment c'était, ici, avant tout ça. Elle avait supposé, au départ, qu'il avait été ailleurs, en Russie, mais à force, elle devait bien avouer qu'elle se posait des questions, sur son passé, sa vie d'avant. Elle ne les voisait pas, cependant, refusant de se montrer inquisitrice.

« Tu voudrais faire quelque chose de particulier ? Tu veux que je fasse quelque chose pour toi ? … Je suis à votre disposition princesse ! »
"Tu fais déjà tout ce qu'il faut pour moi, j'ai pas besoin de plus."

C'était sorti tout seul, elle s'arrêta un instant de marcher, lâchant un soupir, mais toujours souriante, avant de plonger une fois encore son regard dans le sien.

"J'ai juste besoin que tu sois là. Et c'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde, attends-toi à ce que je vienne t'embêter un peu n'importe quand puisque tu es 'à ma disposition'."

Elle vint déposer un nouveau baiser sur ses lèvres, tendrement, et puis s'écarta, tapotant de sa main libre doucement sa joue. Comme si elle lui souhaitait bon courage, parce qu'elle ne risquait effectivement pas de le lâcher de sitôt. Et puis elle recommença à marcher, l'air de rien. Là-bas, la tour d'astronomie se découpait sur le ciel, et ça lui faisait toujours un drôle d'effet, maintenant. Pendant deux ans, c'était un peu son lieu de prédilection pour les galipettes. Maintenant, c'était juste une salle de cours. Et elle n'avait pas vraiment envie d'emmener le russe là-bas, même si elle arrivait à passer outre Overton, parce qu'elle ne voulait pas faire comme avec les autres. Même si lui, elle ne le jetterait pas au matin. Même si ce serait forcément différent. Et même si, quelque part, passer la nuit là-bas, et observer les étoiles, ça pouvait être sympa. "On y est pas encore, on en est même loin... Enfin..." Ca n'était pas qu'elle n'en avait pas envie, cela dit, et elle n'était pas certaine que ça n'arrive pas un de ces quatre... Ca n'était pas le moment d'y penser. Pour l'instant, ils étaient juste en train de se balader, tous les deux, et c'était très bien comme ça.

"Bon alors. Dis-moi tout."

C'était sans doute pas la meilleure façon de commencer, mais vu qu'elle ne comptait absolument pas parler de choses importantes, elle ne s'en rendait pas tout à fait compte. Et d'ailleurs, elle embraya aussitôt.

"C'est quoi que tu préfères ici ? Moi c'est la métamorphose. C'est juste fascinant. Je peux passer des heures dessus, ça me pose aucun problème. Enfin j'ai tendance à passer le temps qu'il faut pour réussir au moins un minimum un peu partout, je suis pas aussi douée que C.C., mais je limite la casse, même en histoire. Et puis les sortilèges et la défense, c'est sympa aussi. Je crois que je suis plus douée pour ce qui a un côté pratique. Enfin y a quand même l'arithmancie aussi, étrangement. Je sais pas, les chiffres, ça me parle. La cuisine, beaucoup moins. Enfin les potions quoi. Théoriquement, je me débrouille, mais dès qu'il faut passer trois plombes devant un chaudron, c'est mort, je perds patience et je fais un peu n'importe quoi..."

Ah... Le côté moulin à paroles sur ce qui ne compte pas plus que ça, il n'avait peut-être pas encore eu droit à ça. Il y avait bien un début à tout, n'est-ce pas ?

"Et puis le Quidditch, évidemment, même si ça n'est pas vraiment une matière scolaire. C'est juste... Génial. Grisant. Un peu dangereux, d'accord, mais c'est ce qui rend le jeu piquant. Enfin..."

Elle retint un instant sa respiration, consciente qu'elle venait de dire quelque chose d'un peu litigieux. Après tout, oui, le danger des cognards, il savait, il en avait été témoin. Et il lui avait demandé de résilier son abonnement à l'infirmerie, ce qu'elle se promettait de s'efforcer de faire plus activement à partir de maintenant.

"Quand je fais pas de bêtise quoi. Et promis, j'en fais plus, j'en ai absolument plus l'intention."

Ce qui était totalement vrai, puisqu'elle avait retrouvé celle qui comptait le plus à ses yeux, et qu'elle l'avait lui. Et Eno', et Lily. Elle les protégerait de la souffrance, autant qu'elle le pourrait, et jusqu'à son dernier souffle. De la douleur physique autant que de la douleur morale, et sa propre sauvegarde en faisait donc partie intégrante. Et tant qu'à parler de Lily, d'ailleurs...

"Rien à voir, mais... T'as déjà croisé Eno', ma meilleure amie. Elle est passée à l'infirmerie, quand on y était, tu te souviens, la métisse ? Elle est capitaine de l'équipe. Bref, rien à voir, mais ma plus proche amie après elle, Lyra, est très curieuse de savoir qui est ce garçon dont je n'arrête pas de lui parler."

Bon évidemment, elle ne comptait pas trop insister, même si ça lui ferait plaisir de le présenter à celles qui comptaient pour elle. Elle se disait simplement que puisqu'ils ne s'étaient jamais vraiment cachés, qu'ils n'en avaient même jamais eu l'intention, ça ne poserait peut-être pas trop de problème. Et peut-être que si elle faisait partie de son cercle à lui aussi, elle aurait moins peur à chaque fois que quelqu'un s'approchait de lui. C'était peut-être une idée à creuser...


Dernière édition par Killian T. E. Calgarry le Mer 27 Juin 2012 - 0:26, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Ven 2 Mar 2012 - 18:39

[Désolée, c'est nul...]

Quand Killian lui avait demandé si ça allait, Caem avait fait de son mieux pour taire. Oui il allait bien, juste que le fait de se retrouver si soudainement face à un décès avait donné lieu à une bonne dose de réminiscence. Cependant, ce n’était clairement pas le moment de se laisser aller aux émotions. Pour l’instant, il devait s’occuper de Killie et non pas se morfondre à cause du passé. Il devait se montrer fort, laisser ses souvenirs là où il était et attendre que son cœur se calme un peu. Le jeune russe avait pris l’habitude de prendre l’ascendant sur ce qu’il ressentait. Il avait toujours fonctionné ainsi et ce n’était pas maintenant qu’il allait tout lâcher, non surtout pas maintenant. S’il pouvait à la limite se permettre un peu plus de souplesse avec lui-même quand il était seul, avec quelqu’un d’autre cela se compliquait vraiment. Le fait que sa petite-amie ait reçu une mauvaise nouvelle récemment lui donnait encore plus envie de se battre contre sa propre douleur. Même si elle n’était pas du genre à montrer quand ça n’allait pas, il se doutait bien que la mort de son grand-père l’avait très certainement affectée. Il devait donc veiller au grain, sans être trop envahissant pour ne pas empiéter sur sa fierté et même, pour ne pas dépasser les limites de son rôle mais juste assez pour qu’elle comprenne que dans tous les cas, il serait là. Voilà pourquoi le jeune homme s’était tu face à la question et qu’il s’était contenté de lui faire passer le message. Apparemment, Killian avait compris l’information. Elle viendrait le voir quand elle en aurait besoin et quand elle serait prête, maintenant il pouvait être rassuré. Même si elle avait dû finir par comprendre à force qu’il ne la laisserait pas tomber, elle avait sans doute besoin qu’on lui rappelle, juste pour que ce soit bien gravé en elle. Puis, les deux jeunes gens décidèrent de se mettre en route, d’aller faire une petite balade. Rien de mieux à vrai dire pour se ressourcer, pour voir Poudlard dans ce que l’école avait de magique, de légendaire et non pas selon ce que les Supérieurs cherchaient à en faire. Et oui, ça pouvait paraître conformiste comme venait de lui souligner la Gryffondor. Cependant, cela ne semblait être plus qu’une plaisanterie qu’autre chose car la jeune fille le suivit en rigolant légèrement après sa petite réflexion. Caem se sentait alors au mieux. Oubliant les évènements des derniers jours, les mauvaises nouvelles, il se laissait aller au plaisir d’être avec Killie, d’être à l’extérieur, de respirer l’air pur, de se laisser aller dans un monde doux. Voilà, c’était tout. Pas besoin de grand-chose à vrai dire pour se sentir bien, heureux…

C’est alors que le Poufsouffle avait déclaré à la jeune femme qu’il était à sa disposition et il fallait dire qu’il ne s’attendait pas vraiment à une telle réaction. En effet, lorsque Killian lui fit comprendre qu’elle avait tout ce qu’il fallait avec lui il resta totalement sur le cul (pardonnons l’expression) et s’arrêta en même temps que la jeune femme. La regardant avec de grands yeux, il attendit la suite. Finalement, la demoiselle reprit la parole, sur un ton un peu plus léger avant de se moquer presque de lui en lui donnant un léger baiser et en tapotant sa joue. Oh qu’elle vienne l’embêter, cela ne le dérangeait pas le moins du monde. C’est pourquoi il répondit à cela par un grand sourire. Sans rancune, amusé par son attitude, Caem répondit avec un petit air désinvolte.

« Je sens que ça va être comique d’être à ta disposition, je vais me préparer mentalement… »

Les deux jeunes gens reprirent finalement leur route, dans le parc, tranquilles. C’est alors que se produisit un événement assez surprenant. Enfin, pas extraordinaire mais auquel Caem ne s’attendait pas vraiment. Après lui avoir fait manquer une crise cardiaque en lui demandant de tout lui dire, Killian qui était certes du genre à parler passa dans un mode qu’il n’avait encore jamais affronté. La demoiselle se mit à enchaîner les phrases, comme une véritable pipelette et il faut dire que le russe du retenir un léger rire. Ce n’était en rien de la moquerie, il était juste très surpris par ce rapide changement et à vrai dire, il trouvait cela vraiment mignon. La jeune femme abordait alors des sujets légers, comme les cours, comme si leurs profs étaient normaux, comme si l’enseignement ici était des plus habituels. Cette perspective lui plaisait plutôt bien. Il apprit alors que la jeune femme adorait la métamorphose, cette idée le fit sourire. Il se souvenait de la fois où, avec Zora, ils avaient transformé une armoire en piano. Un magnifique souvenir même si la fin des événements avait été un peu moins reluisante… Le jeune homme se dit alors qu’il pourrait en discuter avec Killie et lui demander si un jour où l’autre elle voudrait bien les aider dans ce projet, ainsi elle rencontrerait l’une de ses meilleures amies et au passage, ils pourraient partager un bout de sa passion. Décidément, cette fille était pleine de surprises. Elle embraya ensuite sur le Quidditch, lui expliquant qu’elle aimait le côté dangereux. Cependant, elle se rectifia vite, sans doute à cause du regard un peu accusateur de Caem. Il avait déjà dû l’accompagner à l’infirmerie une fois, elle avait bien intérêt à faire attention sinon il risquait fort de l’engueuler…

« J’espère bien que t’as plus l’intention de faire de bêtises ! Et pour répondre à ta question, ma matière préférée c’est les sortilèges. En potion j’suis un peu à la masse mais bon... Et sinon j’aime bien les soins aux créatures magiques surtout parce que je suis très attiré par le milieu médical. »

Caem avait dit cela sur un ton calme, le sourire aux lèvres. Il avait rarement l’occasion de parler des matières scolaires en toute simplicité. Il aurait aimé pouvoir profiter de l’occasion pour lui expliquer qu’il aurait bien besoin d’aide parfois. En y repensant, Ever lui avait proposé des cours mais vu que les deux sœurs étaient en conflit dernièrement, il n’avait pas trop osé retourner voir la Serdaigle. Il aborderait le sujet avec Killian plus tard. La jeune femme semblait en effet bien décidée à aborder des sujets légers. La demoiselle lui parla alors de sa meilleure amie, Eno, qu’il devait avoir vu à l’infirmerie. En y réfléchissant, il se souvenait en effet de cette jeune femme, aussi il hocha la tête en souriant. Le Poufsouffle éclata cependant de rire à la suite. En effet, la demoiselle lui parla d’une autre de ses amies qui apparemment souhaitait le rencontrer. L’idée que les jeunes filles parlaient de lui, c’était surtout ça qui l’avait fait rire en fait. Il n’était pas habitué à ça.

« Tu n’as qu’à me la présenter ! Si c’est l’une de tes amies, elle doit être sympa. Et puis comme ça, tu pourras la faire rager en lui montrant à quel point t’as le meilleur petit ami de l’école ! »

Cela n’avait bien sûr de sérieux sur la fin. En effet, Caem n’était vraiment pas du genre imbu de sa personne. Il avait juste envie de prendre le truc sur le ton de la rigolade. Cependant, il comptait réellement rencontrer ses amies. Il trouvait cela important, s’ils voulaient réellement être un couple, ils devaient pouvoir rencontrer leurs proches. Pour sa part, il n’avait que Zora et Tallulah à lui présenter. Il s’entendait bien avec d’autres personnes mais il était assez difficile quand il s’agissait de se lier vraiment avec quelqu’un. Sentant que Killian avait besoin elle aussi de connaître ses amis il ajouta quelques mots.

« Si tu veux, je te ferais rencontrer Zora aussi, et Tallulah pourquoi pas. »
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Sam 3 Mar 2012 - 14:13

~ Encore une fois c'est la vie qui s'entête ~
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On va dire qu'il allait bien. Elle avait bien vu que ce n'était pas totalement vrai, mais elle ne voulait pas lui tirer les vers du nez non plus. Alors elle avait laissé tomber, espérant que ce n'était pas grave, ou que, peut-être, plus tard, il se confie plus facilement. Pour l'instant, c'était quelque chose qui n'allait manifestement que dans un sens. Ca lui faisait du bien, à elle, indéniablement, de pouvoir tout dire au russe. C'était ce qui faisait que leur relation, pour elle, était si spéciale. Parce que ce n'était pas quelque chose qu'elle était capable de faire avec tout le monde, loin de là. Une marque de confiance, malgré sa jalousie dévorante. Et même si elle savait bien que ce n'était pas facile de se livrer, qu'il n'arrive, lui, pas à le faire, ça laissait la question en suspens dans son esprit : est-ce qu'il lui faisait confiance ? Il lui avait dit qu'il tenait à elle, profondément, et il était là, c'était inestimable. Mais qu'il n'arrive pas à lui parler de ce qui le perturbait, ça restait quelque chose qui la blessait un peu, même si elle refusait de l'avouer, parce qu'elle assimilait ça à un caprice.

Alors bien sûr, la mort de Grand-Pa l'affectait, elle l'aimait, vraiment, et même si elle ne pleurait pas, son cœur se serrait à son souvenir. Elle avait rêvé de lui, ces dernières nuits, et parfois, c'était un regard accusateur qu'il lui lançait. Caem lui avait affirmé qu'il ne lui en voulait pas, et elle espérait qu'il eût raison. Parce qu'elle était triste, vraiment, mais... Il y avait tellement d'autres choses tristes autour d'eux qu'elle ne savait plus où donner de la tête en quelque sorte. Si elle pleurait pour Grand-Pa, il y avait tous les moldus qui souffraient en bas, les tortures des autres élèves aussi, l'oppression, l'humiliation des nés-moldus. Non, vraiment, elle ne pouvait plus pleurer. Elle l'avait déjà trop fait, pour C.C. Mais si elle devait vraiment craquer, elle ne doutait pas vraiment de la façon dont ça se passerait : ce serait sans doute dans ses bras, peut-être auprès de sa jumelle, mais plus vraisemblablement avec lui. Peut-être, plus tard. On verrait...

Il avait eu l'air étonné quand elle lui avait dit qu'elle n'avait besoin de rien de plus. Pourtant c'était on ne peut plus vrai. Elle n'était pas vraiment matérialiste, à part avec son balai, parce que le Quidditch lui tenait à cœur plus que tout. Pour le reste, elle s'en fichait éperdument. On pouvait déchiqueter sa garde-robe, elle n'en aurait pas plus souffert que ça. Ce n'était que des fringues. Elle aurait mis son poing dans la tronche de celui qui aurait fait ça pour lui apprendre que ce n'était pas des choses à faire, mais du reste, elle n'en aurait pas été plus traumatisée que ça. C'étaient les gens qui lui importaient, pas les choses. Alors oui, être avec lui, ça lui suffisait amplement. Sa seule présence la comblait, elle n'avait besoin de rien d'autre. Elle vit bien sa surprise quand elle avait affirmé ça, mais elle la passa sous silence. Ils ne se connaissaient pas encore assez, sans doute, pour qu'il comprenne ça. Ca viendrait, n'est-ce pas ?

« Je sens que ça va être comique d’être à ta disposition, je vais me préparer mentalement… »
« T'as raison, fais ça. Parce que je suis pas prête de te laisser tranquille. »

Elle n'imaginait pas encore à quel point ce serait compliqué dans les jours à venir. Pour l'heure, elle passait simplement un moment presque normal avec son petit-ami et ça lui allait très bien comme ça. Certes, elle avait effectivement parlé un peu plus que de raison, et il n'était peut-être pas trop habitué à la voir aussi expansive, mais elle ne s'était pas vraiment posé la question à savoir si ce brusque changement de façon d'être allait le surprendre. Et à vrai dire, elle était tellement partie dans son truc qu'elle ne réalisa pas que ça le faisait rire. Elle sentit pourtant son regard quand elle évoqua la dangerosité du Quidditch, cependant, parce qu'elle s'y attendait davantage.

« J’espère bien que t’as plus l’intention de faire de bêtises ! »

Ca, elle l'avait senti venir. Elle s'arrêta d'ailleurs une nouvelle fois, vint poser une main sur sa nuque et son front contre le sien.

« Je t'ai promis que je résilierai mon abonnement à l'infirmerie, et je m'y efforce, même si parfois, j'ai du mal à pas l'ouvrir face à ces connards... Et puis je suis une bonne batteuse, et mon coéquipier n'est pas mal non plus. En match comme lors des entraînements, on gère plutôt bien, sans vouloir nous vanter outre mesure. Nous on a nos battes pour nous protéger. Et je m'entraîne plus toute seule qu'avec un ou deux cognards, pas plus. J'y suis retournée qu'à cause des Supérieurs, depuis ce jour-là... »

Et elle ne comptait pas que ça change. Elle espérait même réussir à se faire violence et éviter d'y retourner trop souvent parce qu'elle aurait encore ouvert sa grande gueule ou levé sa baguette. Ca, ça risquait d'être moins évident, mais elle s'y efforçait. Même si elle ne pouvait pas jurer qu'elle n'y retournerait pas du tout, parce qu'avec eux, on ne pouvait jamais jurer de rien, sinon du pire. Et comme on rembrayait sur les cours, ils reprirent leur marche, tranquillement, les mains toujours nouées.

« Et pour répondre à ta question, ma matière préférée c’est les sortilèges. En potion j’suis un peu à la masse mais bon... Et sinon j’aime bien les soins aux créatures magiques surtout parce que je suis très attiré par le milieu médical. »
« Les potions pourraient t'être utiles pour le médical. Sur la théorie, je peux t'aider si tu veux, mais pour la pratique faudra qu'on trouve quelqu'un d'autre, parce que j'aurais jamais la patience, et ça te servirait à rien de me voir faire n'importe quoi parce que j'en ai marre d'attendre... »

Elle avait dit ça naturellement, parce que ça lui semblait on ne peut plus normal. Elle ne savait pas que sa sœur lui avait déjà proposé de l'aide, sinon elle se serait certainement effacée : c'était C.C. la tête même si elle ne se débrouillait pas si mal. Elle avait toujours eu conscience d'être moins douée qu'elle, pour bien des choses d'ailleurs, alors elle ne se serait jamais mise en avant face à sa jumelle. Elle n'en savait rien, cependant, et avait trouvé tout naturel de proposer l'aide dont elle était capable.

Elle fut un peu surprise à son tour, cependant, quand il éclata de rire à sa mention de Lyra. Elle se souvenait, pour sa part, parfaitement du moment où elle avait parlé de lui vraiment ouvertement avec son amie. C'était le soir de la pleine lune et elle ne l'avait pas revu à ce moment-là, pour le lui présenter. Lily n'avait rien dit, mais elle ne doutait pas qu'elle se posait sans doute elle aussi des questions, puisqu'elle savait que Killie s'inquiétait de la disparition de Caem. Tout rentrerait dans l'ordre maintenant, ou tout au moins l'espérait-elle. Et même si son amie ne regardait pas les garçons, elle mourrait d'envie d'avoir son avis. Eno' l'avait trouvé mignon, ce qui était assez en deçà de son avis à elle, et elle se demandait vraiment ce que penserait son autre amie.

« Tu n’as qu’à me la présenter ! Si c’est l’une de tes amies, elle doit être sympa. Et puis comme ça, tu pourras la faire rager en lui montrant à quel point t’as le meilleur petit ami de l’école ! »
« Oh mais ça, on le sait déjà. »

C'était une boutade, certes, mais elle avait volontairement pris la chose au mot. Parce qu'elle le pensait réellement, de fait.

« Lily sera ravie. Même si ça ne se verra peut-être pas beaucoup, parce que c'est quelqu'un d'assez réservé. J'ai envie de fiche mon poing dans la tête de tous ceux qui disent qu'elle n'a pas de cœur, parce qu'elle est assez solitaire. On est très différentes... mais il faut croire que les contraires s'attirent, parfois. Et puis elle a l'air si fragile que c'est plus fort que moi, j'ai tout le temps envie de la protéger. Je serais contente si elle trouvait quelqu'un, elle aussi, mais je crois que je démonterais de cette personne s'il s'avisait de lui faire le moindre mal. Enfin comme d'hab' quoi... »

Parce qu'elle était vraiment comme ça pour tous ceux qui comptaient pour elle. Et pour tous ceux qui étaient plus faibles et ne pouvaient pas se défendre. Et même si depuis sa conversation avec Lyra, elle s'efforçait de ne plus démarrer au quart de tour pour se préserver elle aussi, elle avait vraiment du mal. Chassez le naturel...

« Si tu veux, je te ferais rencontrer Zora aussi, et Tallulah pourquoi pas. »
« Avec plaisir. J'avoue pas trop savoir qui elles sont, mais bien sûr ! »

Il n'aurait pas dit mieux s'il avait pu lire dans ses pensées tout à l'heure. Evidemment, elle tut la pointe de jalousie qui l'étreignit comme elle réalisait que toutes ses amies étaient des filles. Et elle ignorait que ça n'aurait pas changé grand chose pour lui si ça avait été des garçons par ailleurs, et peut-être que c'était mieux ainsi parce que ça lui faisait moins de sujets d'inquiétude. Il fallait vraiment qu'elle fasse un gros effort là-dessus, parce qu'elle ne pouvait pas tout le temps s'emporter contre tous ceux qui l'approchaient. D'autant qu'à tous les coups, elle allait regretter dans la seconde, comme avec Johansen. Elle espérait vraiment que la blonde reviendrait sur sa décision de s'éloigner de lui à cause d'elle, parce qu'elle n'avait pas à faire ça, et qu'elle, elle n'avait pas le droit de le couper de celles qu'il aimait. Elle n'aurait pas supporté, elle non plus, qu'il l'empêche de voir Eno' ou Lily, elle n'avait aucun droit de le faire, et elle ne le souhaitait pas. C'était simplement sa peur qui prenait le pas, qui la rongeait. Avec un peu de chance, apprendre à les connaître pourrait un peu calmer ses craintes, elle l'espérait réellement. Vraiment, elle avait un gros travail à faire sur elle-même, sur plein de choses, et elle en était presque découragée d'avance. Elle sembla réfléchir quelques instants, puis ajouta.

« J'avoue que je n'arrive pas à savoir même dans quelle maison elles sont. Je connais parfaitement les autres joueurs de Quidditch, ne serait-ce que pour leurs qualités et défauts sur le terrain, mais pour le reste, je suis à la ramasse. Elles sont avec toi ? »


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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Mar 6 Mar 2012 - 21:35

Non, il ne fallait pas qu’elle le laisse tranquille. Killian ne se rendait sans doute pas compte qu’elle devenait de plus en plus essentielle à l’équilibre du jeune homme. En effet, Caem se rendait bien compte qu’en cette période difficile, chaque fois qu’il était à ses côtés, il se sentait bien plus calme, bien mieux. Elle était bien plus active que n’importe quel médicament. Elle était son oxygène, il n’avait absolument aucune honte à le dire. Le russe aimait la solitude mais ces derniers temps, il préférait passer plus de temps avec elle plutôt que de profiter du silence. La Gryffondor effaçait pour quelques instants tout ce qui le rongeait ne serait-ce que par un sourire, un contact doux, rien de plus. Non, il ne demandait pas grand-chose en soi hormis sa présence. Alors qu’elle continue à rester près de lui, qu’elle profite du fait qu’il lui appartienne, il ne lui refuserait jamais un rendez-vous sauf pour la protéger. Il savait très bien qu’il y aurait très certainement un jour, bientôt, où il n’oserait très certainement pas affronter son regard. A ce moment là, il prendrait certainement la fuite, parce qu’il ne savait comment réagir face à ce qui grandissait en lui, face aux sentiments qui s’agitaient sans cesse. Caem aurait aimé pouvoir parler de ça à Killie, pouvoir la rassurer, ne jamais craquer face à elle, être sûr qu’il serait toujours le petit copain protecteur, sage et calme. Oui, il aurait aimé être ce qu’il montrait jusque là, rien que ça. Il ne voulait pas qu’elle ait à porter quoi que ce soit pour lui, malheureusement, il n’était pas surhumain. Alors oui, il avait peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de finir par abuser de sa présence, de la blesser parce qu’il n’était pas assez fort pour supporter ses propres souffrances. Tout cela l’effrayait vraiment et il doutait qu’on puisse réellement comprendre son point de vue. Il savait bien en tout cas que nul ne pourrait saisir toute la subtilité de la chose s’il n’acceptait pas d’en dévoiler plus sur lui, ce qui n’était pas aisément envisageable pour lui. Bref, sous ses grands sourires, Caem avait aussi des doutes mais une chose était sûre et certaine : il n’était pas prêt à tirer un trait sur la jeune femme. Il voulait encore s’enivrer de son parfum, de ses sourires…

Killian semblait aussi décidé à rester près de lui, il n’avait vraiment pas envie d’en douter. D’autant plus que lorsqu’elle lui expliqua qu’elle faisait de son mieux pour respecter sa promesse face à ses habitudes à l’infirmerie, il comprit qu’elle ne prenait pas ses paroles à la légère. Elle faisait de son mieux alors qu’il comprenait aisément qu’avec son caractère volcanique, ce ne devait pas être facile de se forcer à se taire, de ne pas exprimer sa rage et son envie de révolte. Caem aimait à se dire que leur relation n’était pas comme celles de leurs camarades. Qu’ils ne se contentaient pas de se faire des bisous dans des petits recoins calmes. Non, ils parlaient, ils échangeaient, ils cherchaient peu à peu à se comprendre l’un l’autre, à évoluer ensemble. Le jeune homme n’était pas un expert quand il s’agissait de relations normales, de choses habituelles mais cette fois, il savait qu’il tenait une grande chance et n’avait vraiment pas envie de tout gâcher, que cela s’arrête, non très certainement pas. Ils reprirent ensuite leur discussion sur les cours et Killie lui fit comprendre qu’il devrait travailler ses potions, que cela pourrait lui servir dans la voie médicale, lui proposant même son aide. Il hocha alors la tête et répondit immédiatement, ne voulant pas lui cacher quoi que ce soit, même si c’était encore un sujet délicat.

« A vrai dire, ta sœur m’avait proposé de l’aide puis, quand j’ai appris que vous étiez en froid, j’ai préféré ne pas retourner la voir. Mais je me dis qu’avec toi comme prof de théorie et elle de pratique, je pourrais réussir ! Sauf si cela te pose le moindre problème bien sûr ! »

Caem n’avait vraiment pas envie de causer de trouble dans la relation entre les deux sœurs. Elles venaient de se retrouver, il n’avait vraiment pas envie de tout gâcher à cause d’un acte mal placé. D’un autre côté, il se disait que s’il travaillait avec les deux sœurs en même temps, cela pourrait peut être faire ressortir la complicité des jumelles, tout en lui permettant de mieux les connaître. Après tout, torturer le même élève, ça renforce les liens, non ?
Le sujet embraya ensuite. Killian lui parla de son amie, Lily. Apparemment, cette fille était assez différente et parfois critiqué par les autres. La jeune femme semblait en tout cas vraiment tenir à elle suite à sa réaction. Prête à frapper hein ? Caem esquissa alors un léger sourire. Elle était touchante, vraiment, il aimait la voir se battre ainsi pour ceux qu’elle aimait. Après tout, quand bien même tout le monde disait tenir énormément à ses amis, la plupart des gens ne creusaient pas ce courage jusqu’au bout. En général, ils se contentaient de paroles et ne voulaient pas prendre de risque quand cela impliquait leur propre sécurité. Killie, il le savait, était prête à n’importe quoi. Il ne doutait absolument pas du fait qu’elle mettrait ses dires à exécution quand il le faudrait. Aussi, après qu’elle lui ait dit cela, il s’était tourné pour déposer un baiser sur son front avant qu’ils ne reprennent leur chemin. La jeune femme lui avoua ensuite qu’elle ne voyait pas qui était Zora et Tallulah. Caem sourit alors et entreprit de décrire ces deux amies à Killian.

« Oui, elles sont à Poufsouffle. Tallulah est en huitième année, elle m’a aidé à m’intégrer ici, en plus elle parle russe. Elle est folle mais adorable. Quant à Zora… Je crois bien que c’est ma meilleure amie ici. Elle est en 10ème année, elle adore la musique et on a des caractères assez semblables en fait… »

A vrai dire, cela lui faisait bizarre de parler ainsi de ses deux amies. S’ils savaient vraiment qu’ils tenaient à elles, s’il savait ce qu’il pensait d’elles, il n’était pas habitué à ce genre de déballage. Lui qui était du genre secret n’était pas du genre à raconter ses sentiments, à expliquer ce qu’il aimait chez ses amis. Et pourtant, il ne trouvait pas cela vraiment désagréable, bien au contraire. Cela lui faisait plaisir de pouvoir partager avec quelqu’un ses amitiés. Killian l’écoutait, elle le comprenait, elle faisait tout pour en tout cas et ça il n’en doutait pas une seule seconde. Alors oui, il trouvait cela doux de lui parler de Zora et Tallulu et l’envie qu’elle les rencontre se faisait plus palpable. S’il voulait avoir une vraie relation avec Killie, une de celles qui durent, ils voulaient que leurs entourages se rapprochent vraiment, c’était la moindre des choses après tout non ? Finalement, le jeune homme s’arrêta, le cadre autour d’eux était splendide, simple mais magique, se tournant vers la demoiselle, il la regarda avec un sourire d’un enfant qui a quelque chose à demander, sans trop oser le faire. Encore une fois, il jouait au gamin..

« Ça te va si on s’arrête un peu là… ? En fait, j’ai envie de faire ça ! »

Joignant le geste à la parole, Caem s’étendit alors sur le sol, sur le dos. Et oui, à force elle devait être habituée à ses tics bizarres qui consistaient par exemple à le pousser à s’allonger sur le sol comme un abruti. Mais là c’était différent, ils étaient à l’extérieur, ils ne faisaient pas encore très chaud mais l’air pur lui avait manqué depuis son séjour au cachot… Alors il voulait en profiter, la serrer dans ses bras, l’embrasser et continuer de discuter de choses et d’autres avec elle. Rien que ça. En toute simplicité, comme toujours. Puis, d’humeur taquine, l’adolescent décida de se livrer à un petit jeu. Désormais, rien ne pouvait arrêter son humeur joueuse, espérant sincèrement que Killie n’en ait pas marre ou qu’elle lui dise en tout cas. Alors, la regardant avec un grand sourire il reprit la parole.

« Tu viens avec moi ? »

En russe… Et oui, contrairement à toute attente, Caem venait de parler dans sa langue maternelle. Si parfois il lui arrivait de l’employer sans le vouloir, cette fois c’était bien volontaire. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il voulait la taquiner, la voir incrédule alors qu’il venait de dire un des trucs les plus bateau. Et oui, irrécupérable, c’était bien le terme.
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Mer 7 Mar 2012 - 23:18

~ Encore une fois c'est la vie qui s'entête ~
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S'il savait. S'il savait à quel point il était nécessaire pour elle. Evidemment, elle ne se rendait pas compte que c'était son cas à lui aussi, même si au fond, elle l'espérait. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle l'aimait suffisamment pour ne pas supporter son absence, craindre toujours qu'il lui arrive quelque chose, qu'il disparaisse de sa vie, et qu'elle n'était jamais aussi bien qu'en sa présence. Et donc, en cet instant, malgré les circonstances guère reluisantes, elle était bien. Et elle ne voulait absolument pas que ça change, ni maintenant, ni... jamais ? C'était assurément un peu tôt, et sans doute aussi un peu trop fort comme terme, mais pour l'heure, elle ne s'imaginait pas loin de lui. Et elle voulait qu'il le comprenne, même s'il y avait encore bien des choses qu'elle ne parvenait pas à exprimer. Alors elle lui avait assuré qu'elle faisait tout pour tenir sa promesse, et elle espérait bien que ce soit suffisamment éloquent.

En tout cas, ils reprenaient sur des sujets plus anodins, plus normaux sans le moindre doute. Et ses lèvres esquissèrent un « oh » silencieux.

« A vrai dire, ta sœur m’avait proposé de l’aide puis, quand j’ai appris que vous étiez en froid, j’ai préféré ne pas retourner la voir. Mais je me dis qu’avec toi comme prof de théorie et elle de pratique, je pourrais réussir ! Sauf si cela te pose le moindre problème bien sûr ! »

Elle ne savait pas quoi répondre. Pas qu'elle doutât réellement de l'accord de sa jumelle pour l'aider comme elle le lui avait proposé, elle n'imaginait pas le moins du monde qu'elle pût être mal à l'aise en présence d'un garçon puisqu'elle ignorait ce qu'elle avait vécu, mais elle ne s'imaginait absolument pas faire le poids face à elle. C'était clair, pour elle, limpide même : la tête, c'était C.C. et elle, elle restait un cran en-dessous, même si elle restait consciente qu'elle ne s'en sortait pas trop mal non plus. Juste qu'elles n'étaient pas au même niveau. Et dans ce cas, elle jugeait plus logique de s'effacer.

« Non, non, bien sûr que non ! Mais sincèrement, si elle t'aide, t'auras pas besoin de moi. Je veux dire, la théorie, elle la connaît aussi bien, voire certainement mieux que moi, même. Et c'est sans doute aussi bien d'avoir un seul professeur... D'autant que je suis sûre que je serai un prof terrible... Peut-être même pire que Mandrake, je suis encore moins patiente que lui, je crois... »

Ok, c'était peut-être un peu exagéré. D'autant qu'elle l'aimait bien, finalement, le Misanthrope, et que comparé à un Cudrow ou un Wilbott, il n'y avait pas photo, donc qu'il n'était clairement pas un prof aussi horrible que ça. Enfin avait été. Mais bref... Ca ne servait à rien qu'elle s'enfonce davantage, et elle préféra en rester là, d'autant qu'ils évoquaient leurs amies et qu'elle ferma les yeux quand il déposa un baiser sur son front, comme pour mieux le savourer.

« Oui, elles sont à Poufsouffle. Tallulah est en huitième année, elle m’a aidé à m’intégrer ici, en plus elle parle russe. Elle est folle mais adorable. Quant à Zora… Je crois bien que c’est ma meilleure amie ici. Elle est en 10ème année, elle adore la musique et on a des caractères assez semblables en fait… »

Même avec des informations supplémentaires, elle devait bien avouer qu'elle ne voyait absolument pas qui étaient les deux jeunes femmes, et elle résolut de faire plus attention à l'avenir.

Ils s'arrêtèrent un peu plus loin, et elle le dévisagea un instant comme il reprenait cet air d'enfant facétieux qui la faisait sourire à tous les coups. Elle ne savait pas encore ce qu'il manigançait, mais elle commençait à savoir que quand il faisait cette tête-là, ça donnait généralement un éclat de rire peu de temps après.

« Ça te va si on s’arrête un peu là… ? »

Elle allait répondre que c'était comme il voulait, parce que là ou ailleurs, ça lui convenait de toute façon aussi bien, mais elle n'en eut pas le temps et l'éclat de rire qu'elle pressentait ne tarda pas à arriver.

« En fait, j’ai envie de faire ça ! »

Ca c'était s'allonger par terre, une fois encore, dans l'herbe fraîche cette fois plutôt que sur les dalles du château. Elle n'avait pas oublié l'autre jour dans la salle vide, elle n'oubliait pas un seul des moments qu'elle passait avec lui, et ses pitreries lui faisaient du bien, en fait, parce qu'elles lui permettaient, à elle aussi, d'avoir une bouffée d'air frais, malgré tout ce qui pouvait se passer de dramatique au château. C'était tout bonnement salvateur, et elle était bien loin de l'inquiétude et de la morosité qui l'avaient empêchée de dormir une bonne partie de la nuit précédente, avant qu'elle ne se décide à sortir et qu'elle ne tombe sur Jude.

« Tu viens avec moi ? »

Hein ? On se la refait, là, t'as dit quoi ? Elle arqua un sourcil, attendant une suite qui ne vint pas, avant de se décider à répondre.

« J'ai absolument aucune idée de ce que tu viens de dire, tu le sais, ça ? »

Question parfaitement rhétorique, parce qu'elle se doutait bien de la réponse, il suffisait de regarder ses yeux rieurs pour le comprendre. Et de fait, elle n'eut pas vraiment besoin de comprendre les mots pour venir le rejoindre, comme la fois précédente, et elle s'allongea contre le lui, la tête blottie au creux de son épaule, une main sur son torse. Hier, c'était les étoiles qu'elle avait regardées avec la non-sorcière qu'elle avait tirée des griffes de ces deux connards de pro-Supérieurs. Aujourd'hui, son regard se perdit sur les quelques moutons qui parsemaient le ciel. Elle se souvenait que, petites, elles cherchaient à deviner des objets ou des animaux dans la forme des nuages et se surprit à faire de même, bien qu'elle eût largement passé l'âge.


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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Dim 18 Mar 2012 - 13:00

Lorsque Killian lui avoua qu’elle n’avait absolument rien compris à ce qu’il venait de dire, Caem ne pu s’empêcher d’éclater de rire. Ce petit sourcil arqué, ce petit air d’incompréhension, cela l’amusait beaucoup. Il se doutait bien que la jeune femme avait bien peu de chances de comprendre le sens de sa phrase. Le russe n’était décidément pas une langue très répandu, les anglophones préféraient apprendre le français, l’allemand ou encore l’espagnol. Le russe par contre était relégué au second plan, au rang des langues que seuls les fanatiques s’amusaient à apprendre, ce qui pouvaient en même temps se comprendre. Le Poufsouffle avait beau être amoureux de ses origines et de sa culture maternelle il savait bien que la Russie avait perdu de son rayonnement et que sa langue n’étant pratiquée qu’au sein même du pays, elle n’était pas nécessaire pour appréhender le monde. Seulement, Caem lui l’aimait pour ses sonorités. Le russe avait un son bien distinct de l’anglais. Comme le gaélique qu’il pratiquait couramment quand il était enfant, c’était une langue surprenante et qu’il trouvait réellement mélodique. Aussi, le fait de ne pouvoir la pratiquer que rarement le frustrait parfois. Heureusement, il restait Tallulah avec qui il pouvait parler des heures en russe sans qu’aucun des deux ne se sentent perdu, ce qui était plutôt une bonne chose en soi… Mais en parlant russe avec Killian, le jeune homme n’avait en rien voulu exprimer sa frustration ou quelque chose du genre. En réalité, il avait surtout eut envie de s’amuser et puis de faire entendre ne serait-ce que quelques millièmes de secondes cette langue à sa petite-amie. D’autant plus qu’il s’en sortit plutôt bien puisque même si Killie avoua qu’elle n’avait rien compris à ce qu’il avait dit, elle vint tout de même le rejoindre, s’allongeant contre lui. Le brun l’accueillit alors dans ses bras avec la plus grande satisfaction. Ignorant son corps douloureux, il la serra doucement contre lui, poussant un léger soupir de satisfaction. Tout allait mieux maintenant. Ce moment de plénitude parfaite, cela faisait un bout de temps déjà qu’il l’attendait et maintenant, il n’avait nullement envie de l’arrêter. L’adolescent reprit tout de même la parole, s’avouant qu’il serait tout de même aimable d’expliquer à la demoiselle ce qu’il venait de dire, quand bien même elle aurait deviné.

« Je t’ai demandé de venir avec moi, en russe. Mais tu vois, t’as compris finalement ! »

Caem avait ponctué la fin de sa phrase d’une petite touche d’ironie. Il sous-entendait clairement que la jeune femme avait prononcé des paroles vaines en se plaignant de ne pas comprendre. Enfin, il ne pensait pas réellement ainsi bien évidemment, il la taquinait juste, comme toujours. Tant que Killian comprenait qu’il plaisantait, tout allait bien. Il avait du mal à faire autrement que d’agir en faisait le guignol quand il se sentait vraiment bien avec quelqu’un. Seulement, avant toute chose, il ne supportait pas de blesser les autres. Il savait bien qu’un mot pouvait parfois être mal interprété et blesser mais avec la Gryffondor, il avait l’audace de croire qu’ils commençaient à assez bien se connaître pour que ce genre de dérapages soient très très rares. Toujours était-il que Caem était plus que content d’avoir la jeune femme dans ses bras, il se sentait revivre et il ne pouvait nier que c’était plutôt une sensation agréable. Son regard comme celui de la jeune femme se perdit dans les nuages. Lui aussi enfant s’était beaucoup amusé à imaginer des formes dans les couches cotonneuses. Ayant toujours débordé d’imagination, le jeune homme n’avait jamais eu de grandes difficultés à voir des formes extraordinaires dans le ciel. Sa mère en général éclatait de rire quand il lui racontait ses visions farfelues. Quand il avait grandit, elle lui avait dit qu’elle avait toujours vu son imagination comme un signe de son côté artistique. Cette réflexion avait fait plaisir au jeune homme. Caem savait qu’il ne serait jamais un grand artiste mais c’était un domaine qui le passionnait et se dire qu’il était un peu comme ses maîtres capables de produire des émotions si fortes par la musique ou le dessin, cela le réconfortait. Contemplant silencieusement les nuages, il aperçu alors ce qui ressemblait à ses yeux à un souaffle et deux balais. Il pointa alors du doigt les nuages en question en souriant.

« Madame la batteuse regardez ! On dirait un souaffle et deux balais ! Vous m’avez contaminé par le Quidditch, j’en vois des attributs partout ! »

Et hop, un petit passage inopiné au vouvoiement. Caem devait parfois être assez difficile à suivre tant il passait d’une chose à l’autre, d’un moyen d’expression à l’autre. En même temps, à part quand il devait être sérieux ou qu’il ne connaissait pas les personnes en face de lui, le jeune homme avait un peu de mal à refréner son naturel. Toujours était-il, qu’alors qu’il venait de dire cela, une autre pensée lui traversa la tête. Quelque chose d’important et d’en même temps de totalement dérisoire. Un détail auquel il venait de penser qu’il trouvait réellement amusant. Le destin semblait étrangement ficelé quand on y réfléchissait.

« Tu sais que tu portes le même prénom que mon père, enfin sauf que lui y’a qu’un seul L mais bon… En plus, il était dans l’équipe de Quidditch de Gryffondor, c’est fou comme coïncidence quand même ! »

Caem avait dit cela avec un léger sourire, jetant par la même occasion à la jeune fille allongé contre lui. Cela lui paraissait tout de même fou comme truc. Que sa petite amie ait des points communs avec son père paraissait totalement dingue. Même s’il ne pouvait pas juger au niveau du caractère, du moins qu’en partie, pour ses choses extérieures, il était un peu surpris. Cela l’amenait à se poser diverses questions mais ce n’était pas vraiment le moment de se plonger dans ce genre de réflexions. Il préférait en parler de manière légère plutôt que de se lancer dans des débats intérieurs complexes et tortueux. D’ailleurs, la question pour le moment était de savoir comment Killie allait réagir. Parce que Caem avait lâché ça sans trop réfléchir, parce que pour lui c’était totalement anodin, il espérait qu’il en serait de même pour sa camarade, même que cela l’amuserait, après tout, il y avait de quoi. D’ailleurs le russe décida de diriger le sujet dans ce sens en ajoutant une petite réflexion à portée humoristique.

« Quand on sait que je ressemble plus à ma mère, on peut se poser des questions sur notre couple.. »

Caem ponctua sa phrase d’un léger rire. Certes Killian était une fille forte et courageuse mais, sans fierté mal placée, il préférait garder son statut de garçon. Non pas qu’il avait une vision traditionaliste et machiste, juste qu’il voulait la protéger sans la prendre pour une chose fragile. La réconforter sans minimiser sa force de caractère. Être le roc solide, ne voulant jamais faiblir, voulant toujours être là pour elle.
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Dim 25 Mar 2012 - 15:54

~ Encore une fois c'est la vie qui s'entête ~
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Il riait. Et si sa susceptibilité naturelle aurait pu avoir tendance à lui faire prendre de travers cet éclat de rire, les circonstances, elles, faisaient qu'elle avait plutôt envie de rire à son tour. Il l'avait fait exprès, évidemment, et elle avait répondu le plus naturellement du monde. Et c'était le plus naturellement du monde aussi qu'elle était venue s'allonger près de lui. Sans rien dire, elle essayait de retrouver les sonorités qu'elle venait d'entendre, en vain. Elle n'avait pas l'oreille aussi musicale que lui, mais elle ne se débrouillait pas si mal pour ce qui concernait les langues vivantes. Elle avait toujours aimé ça, même si ça n'était pas au programme en école de sorcellerie. Discuter avec Grand-Pa' et Granny lui avait permis d'avoir des bases en gaélique écossais et quelques mots en gaélique irlandais que Granny disséminait parfois dans une conversation. C'était ce qui lui avait permis de relever sans le moindre doute les origines mêlées du russe, ou au moins, ce qui lui avait permis de s'interroger sur son prénom.

« Je t’ai demandé de venir avec moi, en russe. Mais tu vois, t’as compris finalement ! »

Elle sourit simplement. Techniquement, elle n'avait pas compris les mots, mais l'idée, ils la partageaient, manifestement. Comme quoi les grands esprits, tout ça...

A bien y réfléchir, elle n'aurait pas forcément toléré ce genre de dérision de la part de tout le monde. Elle avait sa fierté, sa susceptibilité, et si elle avait eu le moindre doute sur l'objectif visé, elle aurait effectivement pu être piquée de ses taquineries. Mais pas avec lui. Elle ne l'expliquait pas complètement, mais elle savait, d'une certaine manière, qu'il ne pensait pas à mal. Il était toujours rieur, compréhensif et doux, et elle n'imaginait pas un instant qu'il tente de lui faire le moindre mal. Et s'il refoulait la douleur que son corps meurtri lui infligeait, il en était de même pour elle. Elle avait vu pire. Elle verrait pire. Et ça n'avait pas vraiment d'importance. Ce qui comptait, c'était qu'elle était dans les bras de Caem, tout simplement. Et quand il pointa le ciel du doigt, elle suivit la direction indiquée du regard, s'arrêtant sur la masse nuageuse, qui, réellement, donnait l'impression de figurer un souaffle et deux balais entremêlés.

« Madame la batteuse regardez ! On dirait un souaffle et deux balais ! Vous m’avez contaminé par le Quidditch, j’en vois des attributs partout ! »
« Ah mais c'est que le Quidditch, c'est une vraie drogue. Une fois qu'on a mis le pied dedans, on ne peut plus s'en passer. »

Le vouvoiement l'étonnait, mais c'était sans doute une de ses facéties de plus, et elle la prit comme telle. Si elle s'en était sentie capable, elle aurait suivi, mais le vouvoyer, ça lui semblait étonnamment difficile, alors elle avait opté pour quelque chose de neutre. Tout en rentrant dans son jeu, en quelque sorte, puisque même si ce qu'elle venait de dire était la stricte vérité pour elle, elle concevait, au fond, que ça puisse ne pas être le cas pour d'autres. Pour C.C., par exemple, ou Lopes, qui avaient abandonné.

« Tu sais que tu portes le même prénom que mon père, enfin sauf que lui y’a qu’un seul L mais bon… En plus, il était dans l’équipe de Quidditch de Gryffondor, c’est fou comme coïncidence quand même ! »
« Attends... C'est lui ton père ? »

Elle s'était redressée, pour accrocher son regard. Les anciens membres de Gryffindor, elle les connaissaient tous, elle pouvait réciter la composition des équipes sur pas mal d'années en arrière. Passion oblige. Et fierté de sa maison aussi. Et de la génération de leurs parents, il n'y avait pas trente-six Kilian, même si le Hufflepuff n'avait pas soufflé son nom de famille. La photo devant laquelle il s'était arrêté quelques temps plus tôt, elle l'avait elle-même observée, décortiquée presque, un nombre incalculable de fois.

« C'était un bon joueur. Et c'était une bonne équipe. Ils méritaient amplement leurs victoires. Il y a des tactiques qu'ils ont mises au point qu'on utilise encore, parfois. Même si on élabore aussi nos propres stratégies. Enfin, ça, c'est surtout le boulot de Cap', moi je cogne surtout. »

Quand elle s'était rendu compte qu'il y avait eu un Kilian, homme évidemment, mais ça faisait déjà longtemps qu'elle ne s'interrogeait plus au sujet de son prénom, dans une ancienne équipe, elle s'était promis d'être au moins aussi bonne que lui sur un balai. Et aujourd'hui encore, elle espérait que c'était effectivement le cas, parce qu'elle avait besoin de prouver qu'elle valait aussi bien qu'un autre. Qu'un garçon, notamment... Enfin c'était un autre débat, qu'elle n'était pas certaine de vouloir aborder. Et ça amenait invariablement à des questions sur le ressenti de leurs parents depuis le blocus, et elle n'avait pas vraiment envie de se perdre en conjectures. Elles avaient été des déceptions, C.C. et elle, dès le départ, en naissant filles. Elle n'était pas certaine de vouloir être fixée quant à l'éventuel soulagement de leurs parents d'être débarrassées de celles qui avaient vécu alors que Logan était mort-né.

« Quand on sait que je ressemble plus à ma mère, on peut se poser des questions sur notre couple... »

Merci Caem. Merci de la tirer de ses sombres pensées. D'être toujours là, finalement, quand elle en avait besoin. Un brin espiègle, un nouveau sourire aux lèvres, elle renchérit presque aussitôt.

« C'est sûr que si tu t'attends à ce que je sois bobonne à la maison, c'est mal barré. Je suis clairement pas une fée du logis, et en cuisine c'est juste une catastrophe. C'est comme pour les potions, rester des heures devant les fourneaux, c'est juste insupportable... »

Pas qu'on en était déjà à se projeter dans un quelconque avenir, hypothétique au vu de leur situation actuelle, simplement qu'elle soulignait une fois de plus qu'elle n'était pas une vraie fille, en quelque sorte. Et elle n'avait aucunement l'intention de changer, d'ailleurs. Elle était comme elle était. Elle se plaisait même à penser que c'était ce qui plaisait, en général, qu'elle ne soit pas tout à fait comme les autres. Ou que c'était ce qui faisait que certains la haïssaient aussi, comme un certain Slytherin par exemple, mais là n'était pas la question.


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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Jeu 29 Mar 2012 - 19:14

Caem avait un peu bugué. Oui vous savez, cette fichu erreur système qui fait que soudainement, il y a une absence de réaction, que tout ralentit et qu’on a clairement l’impression que ça ne redémarrera jamais. Ce truc a d’ailleurs un petit côté agaçant. En tout cas, c’était à peu près ce qui était arrivé au jeune homme même s’il avait fait, comme à son habitude, son maximum pour que cela ne se lise en aucune façon sur son visage. Mais à l’intérieur en tout cas, il avait été cloué sur place, sidéré, il venait de recevoir une réaction à laquelle il ne s’attendait en aucune façon. Killian savait qui été son père, pis encore, quand elle commença à lui expliquer que c’était un bon joueur et que l’équipe à laquelle il appartenait avait élaborée des techniques encore utilisées, il était resté scotché. Non pas qu’il doutait des capacités de son père, loin de là, juste qu’il avait la très nette impression que sa petite-amie en savait presque plus que lui sur son propre père. Lui ne le connaissait qu’à travers les souvenirs de sa petite enfance et ce qu’il en avait vu entre le décès de sa mère et son arrivée à Poudlard. Autant dire pas grand-chose. Surtout que l’adolescent avait bien senti que Kilian avait beaucoup changé, qu’il était devenu un autre homme, qu’il avait su se reconstruire avec une nouvelle femme et de nouveaux enfants. Cela ne lui posait pas de problèmes tant qu’il prenait réellement soin d’eux, chacun avait droit à une seconde chance non ? Mais toujours était-il qu’il se retrouvait alors soudainement face à l’idée que cet homme était un inconnu pour lui. Alors certes, il était habitué à ce fait depuis un bout de temps déjà mais que quelqu’un d’autre le connaisse, même à partir de ce qu’il restait de lui dans le Quidditch de Poudlard lui faisait clairement une impression bizarre. Il se demandait bien quelle image avait son père. Il se demandait comment ses camarades le voyaient à cette époque. Toutes ces questions, il se les était déjà posées dans la salle du trophée quand il était tombé sur sa photo mais là, elles revenaient étrangement à son esprit d’une telle façon qu’il avait l’impression de ne pouvoir en rien les contrôler. Seulement il avait finit par reprendre le dessus en glissant une petite boutade, cela lui permettait non seulement de faire sourire Killie mais aussi de prendre le temps de remettre son cerveau bien en marche. De plus, il ne fut pas déçu par la réponse de sa petite-amie. Cette fille était décidément incroyable. Mais elle n’avait pas à s’inquiéter, Caem n’était pas du genre à vouloir que la fille avec qui il partage une relation fasse toutes les tâches ménagères et compagnie. Pour lui, cette vision était trop arriérée, cela faisait partie de la vie à deux et chacun devait prendre part à la chose. Mais bref, la question n’était pas là. L’adolescent se contenta donc de répondre du tac au tac, le sourire aux lèvres, comme toujours.

« T’en fais pas pour ça, je suis un vrai petit homme de ménage ! »

Le russe ne pouvait pas mieux dire. Les termes étaient, pour le coup, parfaitement bien choisis. C’était clairement ce qu’il était depuis quelques années, un jeune homme capable de gérer une maison, de faire le ménage et la cuisine sans aucun problème. Il avait complété les légères aides financières que percevait sa mère pour qu’ils puissent vivre en faisant cela. Ainsi, il n’avait aucun problème à s’adonner à ce genre d’activités. Seulement il n’avait pas spécialement envie pour le moment que Killian sache cette partie de sa vie. Il n’avait pas envie d’être vu comme un pauvre garçon malheureux et puis, ce n’était pas non plus le moment de plomber l’ambiance avec ce genre d’histoires. Aussi, Caem s’était contenté de dire cela sur le ton de la plaisanterie, sa phrase pouvait très clairement paraître anodine et cette idée lui convenait parfaitement. Et puis, il faut dire que l’imaginer lui en tablier entrain de faire la ménage pendant que Killie hurlerait devant un match de Quidditch avait quelque chose de particulièrement amusant. Parce que sur certains points, il fallait avouer que chacun d’eux avait des traits de l’autre sexe. Et en même temps, c’était peut être ce qui faisait d’eux des être plus humains et non pas de simples copies que l’on pouvait classer du premier regard dans telle ou telle catégorie. De toute façon, le Poufsouffle n’avait jamais été adepte des différenciations basiques entre les hommes et les femmes. Certes certaines choses étaient en générales assez distinctives mais le fait de toujours tomber dans les clichés l’agaçait. Toujours était-il que l’adolescent avait beau avoir désormais l’esprit parsemé d’images insolites d’une possible vie commune entre lui et Killian, il n’avait toujours pas décroché de l’idée du fait que la jeune femme qui était son père. C’était stupide pourtant, un détail sans grande importance mais il n’arrivait vraiment pas à s’en défaire. Aussi, il décida de mener une petite investigation. Oh rien de bien important et surtout, il ne voulait pas que ça en ait l’air. Si par le fait qu’il porte le nom de sa famille de sa mère, Killie pouvait bien supposer qu’il devait y avoir quelque chose de particulier avec son père, il préférait qu’elle envisage que ce ne soit qu’un simple divorce ou quelque chose du genre. Après tout, ce n’était pas non plus une fierté d’avoir un quasi inconnu pour père…

« Dis moi… Que sais-tu de mon père ? »

Caem avait dit cela sur un ton espiègle, avec un petit air de faux investigateur en herbe sur le visage. Il n’aimait pas jouer un rôle face à Killian, vraiment pas à part quand c’était pour l’amuser. Il était plutôt partisan de la sincérité mais là, sa curiosité le poussait et ce n’était pas qu’il voulait lui mentir, il ne se sentait juste pas encore prêt à parler de sa famille un peu tordue. Surtout que les deux jeunes gens venaient de se retrouver et qu’il avait vraiment envie de passer un moment agréable avec elle alors autant faire passer tout cela pour un jeu, taire ses véritables motivations histoire de ne pas plonger cet instant dans un décor semi-dramatique. Et puis, un jour, s’ils restaient ensemble, ce qu’il espérait, il lui raconterait bien sûr. Il ferait la lumière sur tout ça, là n’était pas la question. Toujours était-il que le russe regardait la jeune femme avec ce petit air jouer, souriant comme un enfant, cachant habillement sa légère agitation. En même temps, ce n’était pas si difficile que ça. Au final, il se contentait d’observer avec attention la Gryffondor. Elle avait toujours un étrange effet sur lui, sur lequel il ne cherchait pas à mettre de mots. Dans le cas présent, cela le poussait à avoir envie de sourire, de faire un peu le crétin mais aussi et surtout d’être assez calme pour profiter de ce petit moment rien qu’à eux, pour se laisser aller à un peu de tendresse. D’ailleurs, pour confirmer l’ambiance détendue, Caem ajouta une petite précision à sa phrase précédente.

« Parce qu’une droguée du Quidditch et en plus stalkeuse, ça pourrait devenir effrayant ! »

Pas la moindre pointe de méchanceté dans la phrase de Caem, de l’humour pur et dur ce qu’il marqua par un immense sourire innocent, comme toujours, se dédouanant ainsi de toute responsabilité. Un véritable sale gosse. Mais c’était sa façon à lui de rendre les choses légères. Il n’aimait pas les atmosphères lourdes, quand tout le monde se demande quel ton prendre, si le sujet est sérieux ou non. L’amusement était une seconde nature pour lui, un moyen de s’échapper et il ne s’en cachait pas vraiment. Killian avait peut être fini par le comprendre mais ce n’était pas bien grave parce que dans ces moments là, il la voyait sourire, il l’entendait même parfois rire et c’était bien plus important que le reste.
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Jeu 19 Avr 2012 - 0:38

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Elle ne savait pas. Elle ne savait pas encore que leurs retrouvailles qui lui paraissaient à cet instant si douces ne dureraient pas longtemps. Que des tensions allaient naître, que des douleurs allaient venir s'y ajouter aussi, tant physiques que morales. Pour l'heure, elle passait un moment plutôt agréable, puisqu'elle était avec Caem et c'était tout ce qui lui importait. Même s'ils étaient tous les deux un peu amochés. Elle n'avait pas remarqué, non plus, qu'il avait bugué. Elle n'avait aucun moyen de savoir que ce qu'elle venait de dire, naturellement, sous le coup de la surprise par ailleurs, pouvait avoir un tel impact sur lui. Et à vrai dire, elle ne savait pas tant de choses sur Kilian. Simplement son appartenance à l'équipe, de telle année à telle autre, son poste, et ce qu'ils avaient laissé comme héritage aux joueurs actuels dont elle faisait partie. Pas grand chose, en somme, et rien de si important au fond. Du reste, elle ne connaissait pas l'homme qu'il était, juste le joueur. Elle connaissait ses atouts techniques, mais pas ses qualités ou ses défauts.

Et en parlant de défaut, elle songeait que pour sa part, elle venait d'en énoncer un. Elle n'était pas une vraie fille, clairement, et là, c'était flagrant. La cuisine et elle, ça faisait quinze. A vrai dire le rangement et elle aussi, elle était loin d'être maniaque. Globalement, si on mettait en avant les qualités de la femme modèle des années cinquante, elle avait sans doute un beau zéro pointé.

« T’en fais pas pour ça, je suis un vrai petit homme de ménage ! »
« Ca fait une bonne moyenne. »

Un sourire comme elle songeait que oui, comme ils l'avaient dit en riant tout à l'heure, elle avait vraiment le meilleur petit-ami du coin. Elle ne s'imaginait pas ce qu'il se cachait derrière ses propos, elle n'avait aucun moyen de le savoir. Pour l'heure, tout comme lui, elle imaginait effectivement la scène classique avec les rôles inversés pour eux, lui en cuisine, elle devant un match. Ca leur ressemblerait tellement, à vrai dire, au moins de ce qu'elle pensait savoir d'eux.

« Dis moi… Que sais-tu de mon père ? »

Killie se redressa un peu, pour croiser son regard espiègle. Pas un instant, elle n'imagina autre chose que ce petit jeu d'investigateur auquel il semblait vouloir s'adonner. D'autant qu'il en rajouta une couche, et qu'elle éclata de rire.

« Parce qu’une droguée du Quidditch et en plus stalkeuse, ça pourrait devenir effrayant ! »
« Je suis effrayante ? Mmmh... C'est bon à savoir ! »

Cela étant, elle ne se considérait absolument pas comme une stalkeuse. Elle était passionnée de Quidditch, c'était tout.

« Bah tu sais, je connais pas grand chose de lui en fait. Juste le poste qu'il occupait, en quelle année, et les résultats de son équipe. Des infos techniques en somme. Après je sais pas qui il est vraiment ou comment ça se passait d'un point de vue humain, j'étais pas là... Et je l'ai jamais rencontré, même si ça serait un honneur, comme pour tous les joueurs de Gryff en fait. Si y a bien un truc sur lequel je ressemble à une fille, je crois que ça serait sur le côté groupie de l'équipe. »

Mais une vraie groupie, en général, ça s'intéresse aussi au côté personnel, à la vie sentimentale et aux relations de celui ou celle dont elle est fan. Elle n'allait pas jusque-là. Même si puisqu'il s'agissait du père du russe, elle mourrait d'envie de lui poser des questions, d'en savoir plus. Elle garda ses interrogations pour elle, pourtant. Le sujet était lancé, si le Hufflepuff avait envie d'en parler, il le ferait de lui-même, elle ne voulait rien forcer. Pourtant au fond de son coeur, il y avait cette petite tâche d'encre noire qui instillait le doute. "Il ne te fait pas assez confiance pour ça."


Dernière édition par Killian T. E. Calgarry le Mer 27 Juin 2012 - 0:29, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Dim 29 Avr 2012 - 0:37

Oh non Killian était loin d’être réellement effrayante mais c’était amusant de la dépeindre ainsi et de voir sa réaction plus détendue face à cette petite boutade. La jeune femme ne semblait pas vraiment prendre la chose mal, au contraire, elle semblait prendre cela avec tout l’humour qu’il espérait. De plus, elle avait ri et comme à chaque fois, Caem sentit son cœur s’alléger à l’entende de ce son des plus agréables. Jamais il ne s’en lasserait. Le Petit Prince offrit à son aviateur des étoiles qui riaient afin de lui rendre toujours le sourire, de lui redonner de la force. Killie avec son rire avait le même effet sur le jeune russe. Ce son c’était devenu sa drogue, son énergie. Bien sûr, la Gryffondor tout entière avait rendu le jeune homme plus accroc qu’il n’arrivait vraiment à se le représenter mais ce rire c’était son petit charme en plus, la chose qui faisait qu’il avait toujours plus envie d’être prêt d’elle, qu’il était avide de nouveaux moments amusants. Ce n’était pas explicable. L’adolescent aurait bien du mal à mettre des mots sur cette sensation qui le parcourait à chaque fois, c’est pourquoi il n’essayait pas, il n’en parlait pas plus que ça. C’était son petit monde, ce petit quelque chose que personne ne pouvait réellement comprendre et qu’il gardait de manière avare enfoui au fond de son être. De l’égoïsme quelque part mais un égoïsme si doux, si bienfaiteur que le jeune garçon pour une fois ne se sentait pas coupable face à ce que l’on considérait comme être un pêché. Non jamais il ne se sentirait coupable d’être heureux, il ne devait pas se laisser un jour envahir par ce sentiment des plus fourbes car il savait très bien que cela pourrait lui être fatal. Garder ses distances avec les ressentis ambigus. Si certains pouvaient se permettre de danser sur la corde, jouer entre déprime et joie suprême pour se sentir plus vivant, Caem savait que s’il penchait un peu du côté sombre, il serait aspiré alors il se bornait à ne voir que d’un côté du précipice, à garder le regard fixe quoi qu’il pouvait lui arriver, quelles que puissent être les embûches sur son passage. Toujours était il que si en cet instant le russe se sentait bien, sur un petit nuage, il y avait un sujet qui était arrivé sur la table et qui forcément était cause de secousse dans le cour de la rivière qui semblait jusqu’alors si calme… Non il ne pouvait pas parler de son père sans rester totalement de marbre. Si son visage était serein, son esprit tournait en rond, s’agitait et c’est pourquoi il écouta avec attention ce que lui révéla Killian sur son père. Elle lui avoua ne connaître que des choses techniques, ne rien savoir sur sa vie personnelle et Caem eut alors très envie de lui dire que c’était bien mieux ainsi mais ce n’était clairement pas la chose à faire. Il ne voulait pour l’instant pas éveiller les soupçons de la demoiselle, ne rien dire sur son père alors qu’elle venait d’avouer que cela aurait été un honneur pour elle de le rencontrer serait sans doute mal avisé. Il devait donc trouver une parade pour ne pas mentir sans pour autant aborder les sujets fâcheux. Le jeune homme adressa donc un sourire à la demoiselle avant de reprendre la parole, sur un ton toujours aussi détendu, encore un effort.

« Ce que je peux te dire c’est qu’il a un tempérament de feu ! Ça ne m’étonne pas qu’avec son équipe ils aient été au top, il a le caractère teigneux d’un champion. »

Sur ça il ne mentait pas une seule seconde. Son père aimait gagner, être le meilleur. Il était déterminé et fier, c’était sans doute pour cela qu’il n’avait pas supporter de n’être plus qu’un simple détenteur d’un magasin de balais, que son orgueil avait été blessé en profondeur quand son ascension dans le Quidditch avait cessé et qu’il avait craché sa haine par la violence. Oui, tout pouvait très certainement s’expliquer ainsi même si cela n’excusait rien. Même si ce n’était pas pour autant que Caem allait lui pardonner le mal qu’il avait fait à sa mère sans pour autant refuser de lui donner une seconde chance. Le russe n’oubliant pas ce qu’il avait vu de ses yeux d’enfants mais il se souvenait aussi du sourire de son demi-frère et de sa demi-sœur ce qui lui donnait envie de croire en la rédemption… Enfin, son père était très certainement un vaste sujet de dissertation et il ne finirait jamais de se poser des questions sur lui, sur le pourquoi du comment. Tant de questions qu’il se posait depuis qu’il était assez grand pour comprendre un minimum de choses dans les histoires d’adultes… Mais en cet instant il n’avait pas envie de se ternir l’esprit avec lui-même s’il avait une furieuse envie de savoir comment Killian se figurait son père. Après tout, quand on entend parler de quelqu’un, on ne peut en général pas s’empêcher d’imaginer son caractère, sa vie personnelle.. Il y avait chez Caem une étrange curiosité à ce sujet qu’il avait un peu de mal à comprendre car il n’avait en rien la sensation d’être fasciné par son père. Encore un mystère qu’il n’éluciderait pas si facilement que ça et qui allait lui valoir encore moult réflexions. Écourter la discussion à ce sujet, c’était son envie sans pour autant vouloir froisser Killie.

« Quand on sortira d’ici je te le présenterai si tu veux ! »

Caem sourit alors doucement à sa petite amie avant de déposer un chaste baiser sur ses lèvres. Oui, il lui présenterait… Après tout il avait changé maintenant donc cela ne risquait rien… Caem reporta alors son attention sur le ciel. Voilà que son esprit commençait à être encombré et il cherchait quelque chose pour lui changer les idées. Killian l’aidait à se sentir bien mais il savait qu’il entrait dans une période complexe et chaque jour qui avançait ajoutait un poids dans son estomac. Dès qu’un sujet le préoccupait, il ne parvenait pas s’en défaire. Son cerveau fonctionnait à une vitesse folle, si bien que cela en devenait fatiguant pour le jeune homme. Mais pouvait-il réellement faire quelque chose contre cela ? Rien n’était moins sûr. Faire l’andouille ne réglerait pas éternellement ses problèmes. Il avait besoin d’un soutien qu’il ne demanderait jamais, d’ailleurs il ne s’avouerait jamais ressentir cette nécessité. Il était trop solitaire, il s’était formé différemment des autres et cela le confortait dans l’idée qu’il devait avancer seul sur ce point. C’était sa croix et personne ne devait avoir à la supporter avec lui.
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Mar 5 Juin 2012 - 23:26

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Ca n'était pas explicable. Pas le moins du monde. C'était tout le contraire de ce qu'elle s'était efforcée de faire ces dernières années. Tout ce à quoi elle avait refusé de se laisser aller. Mais s'en passer maintenant ? Non, c'était juste impossible. C'était juste merveilleux. Elle ne voulait plus jamais connaître autre chose. Et en même temps, oui, elle restait terrifiée. Parce qu'elle ne savait pas de quoi demain serait fait, parce que rien ne disait que ça n'allait pas s'arrêter du jour au lendemain, parce qu'il était trop bien pour elle, elle en était presque persuadée. C'était bien pour ça qu'elle était si jalouse.

« Ce que je peux te dire c’est qu’il a un tempérament de feu ! Ça ne m’étonne pas qu’avec son équipe ils aient été au top, il a le caractère teigneux d’un champion. »
« Ca, ça ne m'étonne, pas. C'était pas un Gryffindor pour rien, hein ! Et je sais de quoi je parle... »

Elle lui adressa un clin d'oeil complice, sans savoir le moins du monde ce qu'il gardait pour lui, ce qu'il cachait derrière ce sourire qui se voulait innocent. Ce qu'elle savait en revanche, c'était qu'elle non plus, elle n'était pas une Gryff pour rien, et qu'elle n'avait pas volé sa réputation de cogneuse... pas plus qu'elle n'avait volé celle de fille facile, mais ce point-là, elle préférait l'oublier en revanche.

« Quand on sortira d’ici je te le présenterai si tu veux ! »

Elle sourit en même temps que lui, mais ne savait absolument pas quoi lui répondre. Son côté groupie était plutôt ravi de la proposition, et elle s'imaginait sans peine discuter des heures avec lui de leur sport favori, mais... c'était aussi rencontrer le père de Caem, et sincèrement, elle n'était pas prête à ça. Et clairement pas du tout certaine de réussir à faire bonne impression. Parce qu'elle n'avait pas envie de le décevoir, d'être source de conflit ou quoi que ce soit du genre. Un chaste baiser sur ses lèvres souffla ces pensées et elle résolut de les laisser dans un coin de son esprit, pour plus tard, bien plus tard. De toute façon, ils n'étaient pas encore sortis d'ici... Et d'ailleurs en parlant de ça...

« Caem... »

Elle chercha son regard, le soutenant sans ciller bien qu'elle ne fût absolument pas certaine de ce qui aller découler de ses prochains propos.

« Tu te souviens de la première fois, dans la salle d'arithmancie ? »

Elle laissa planer le silence quelques secondes autant pour qu'il puisse lui-même se remémorer la scène que pour elle, se remettre en mémoire ses propos exacts.

« Continue sur ta lancée. On a besoin de gens comme toi. C'est ce que tu m'as dit. Et je veux le faire, je veux les virer de l'école, seulement... y a deux choses. »

Elle baissa finalement le regard, un peu inquiète de sa réaction.

« Je sais que j'ai dit que je résilierai mon abonnement à l'infirmerie, mais... si on arrive vraiment à lancer la résistance, ça risque d'être un peu compromis... Alors... Je te demande pardon à l'avance, parce que je risque d'encore t'inquiéter, je sais pas quand, je sais pas dans quelle mesure, mais je ne me fais aucune illusion sur le fait que je risque de repasser par en bas, un jour... »

Quant au second point... Elle plongea de nouveau son regard dans le sien, et caressa sa joue du bout des doigts.

« J'ai peur tu sais. Je veux pas abandonner, parce qu'ils ont pas le droit d'être là et de faire autant de mal à autant de monde, mais j'ai peur. Pour ma sœur, pour mes amis, pour toi. C'est dangereux chaque jour, mais ça le sera encore plus quand ils verront qu'ils ont une opposition. Et y a déjà eu des disparitions, encore plus dernièrement... Marina... »

Elle ferma les yeux. Elle ne savait pas ce qu'il était advenu de son amie depuis qu'elles s'étaient élevées toutes les deux contre Cudrow. Elle avait imaginé qu'elle avait fait un séjour aux cachots, tout comme elle, et qu'elle la retrouverait à la sortie. Sauf qu'elle était sortie, et que personne n'avait plus entendu parler d'Ina depuis. Ni des autres Livingston d'ailleurs. Et elle se sentait responsable, après tout, elle l'avait encouragée dans cette folie. Attaquer de front, quelle lourde erreur !

« Marina était mon amie. Une des meilleures, avec Eno' et Lyra. Toutes les deux, on s'est montées contre Cudrow. Le résultat tu le connais pour ce qui me concerne... Mais elle... Je l'ai plus revue. Elle était chez les rouges aussi, si elle était remontée, je l'aurais vue. Toute sa famille a disparu, parce qu'on a agi sans réfléchir. Je veux pas qu'il t'arrive la même chose... Je veux... Je veux pas te perdre... »

Oui, Killian Calgarry doutait. Elle savait ce qu'elle voulait faire, le but qu'elle s'était promis d'atteindre dès le premier jour où les Supérieurs avaient eu la main-mise sur l'école. Mais elle doutait d'y parvenir, et elle craignait les risques que ça représentait. Elle avait besoin de soutien, et même si elle avait retrouvé C.C., elle doutait que sa jumelle souhaitât encore prendre part à ce projet. Elles n'en avaient pas reparlé, mais elle redoutait de briser le lien fragile qu'elles commençaient à recréer. Et au final, à part Eno', elle ne savait plus trop vers qui se tourner. Même Sherlyn, qui avait peut-être entendu sa conversation avec la capitaine avait été portée disparue...


Dernière édition par Killian T. E. Calgarry le Mer 27 Juin 2012 - 0:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Ven 8 Juin 2012 - 11:29

Imaginer leur vie en dehors de ce Château était sans doute l’une des meilleures façons de s’évader. Si ce genre de réflexions pouvait amener au passage la nostalgie, la rancœur envers leur tortionnaire, c’était aussi le moyen de rêver. Pour quelqu’un comme Caem qui avait pris l’habitude de s’asseoir dans un coin et de laisser libre cours à ses pensées, la rêverie était presque devenue un monde de vie. Il pouvait passer des heures à penser à tout et rien, s’imaginer une vie différente, ou juste les conséquences qu’auraient entraînées certains choix. Tout cela, ça lui permettait de ne pas se laisser emporter par la morosité et la routine. En laissant ainsi vagabonder son esprit, il rendait sa vie plus active, il la remplissait de rebondissements. C’est vrai que cette démarche pouvait paraître assez surprenante mais il risquait fort d’y renoncer. C’était sa façon d’être, il s’était créé ce petit jardin secret dès son plus jeune âge et ne laisserait jamais personne le ravager à défaut de laisser quelques personnes y pénétrer. Car il voulait vraiment entraîner Killian avec lui. Elle avait besoin de respirer, de quitter un peu la dureté du monde qui les entourait. Contrairement à lui, elle prenait les choses encore plus à cœur, cela la touchait encore plus profondément que le jeune homme qui était désormais un professionnel de la mise à distance. Selon lui, elle allait s’abimer à ce rythme là. La souffrance allait devenir sa grande amie si elle continuait à se faire autant de mal. Il comprenait quelque part mais lui étant tant habitué à ranger les choses dans des petites cases et à ne jamais se laisser déborder qu’il devait travailler sur lui-même pour saisir toute la complexité du mélange entre force et sensibilité qui s’opérait chez la jeune femme. Mais malgré tout, il ne faisait aucun doute qu’il allait devoir l’appuyer, la soutenir. En même temps, qui pouvait garder définitivement le sourire et la joie de vivre dans un monde pareil ? De manière sincère, personne. Il fallait une force incroyable pour garder la tête haute dans les situations difficile mais là c’était plus une question d’insensibilité. Si Caem réussissait à rester toujours au top ce n’était qu’une façade. Lui aussi il lui arrivait d’avoir le cœur arraché par toute cette barbarie mais il préférait garder le rôle de bout en train pour donner du courage aux combattants. C’était en quelque sorte sa façon à lui de tenir tête aux fascistes qui avaient pris le pouvoir. Parler de son père n’était pas une chose facile pour lui mais cela avait fait sourire Killie, c’était donc le plus important. Mais apparemment, cela ne pouvait pas durer et il s’en doutait bien. Lorsque la jeune femme prononça son prénom il comprit immédiatement que quelque chose la taraudait. C’est un comportement humain assez basique que de prononcer le prénom de quelqu’un lorsque l’on a quelque chose d’important à lui dire. Un automatisme auquel on ne prête plus guère attention mais qui pourtant, est de multiples fois observable. Le jeune homme fixa donc sa petite amie calmement, un doux sourire rassurant aux lèvres, lui faisant comprendre qu’elle pouvait parler librement et lâcher ce qui semblait peser sur sa conscience. Killian prit alors la parole, lui rappelant les propos qu’il avait lui-même tenu lors de leur rencontre. L’adolescent hocha la tête, signifiant qu’il se souvenait très bien avoir prononcé cette phrase, simplement parce qu’elle était sincère. Il était persuadé de ce qu’il avait dit, d’autant plus qu’il s’en rendait bien compte n’appartenant pour sa part pas à cette catégorie de courageux. Il respectait ceux qui savaient donner leur vie pour une cause, s’interrogeant parfois, se demandant si lui serait capable d’un tel acte. A vrai dire il en doutait un peu mais ça, c’était une toute autre histoire. Pour l’instant, il se concentrait sur les propos de la demoiselle qui était en train de lui faire comprendre qu’elle ne serait sans doute pas capable de tenir sa promesse quant à la résiliation de son abonnement l’infirmerie. Quelque part il s’en doutait, il ne s’était pas vraiment fait d’illusions à ce sujet, sachant très bien qu’elle ne pourrait pas refouler sa nature indéfiniment et en même temps, c’était normal, il n’avait pas non plus envie de la changer. Mais il y avait autre chose. Lorsqu’elle glissa sa main sur sa joue, Caem sourit d’avantage avant d’attraper sa main dans la sienne, comprenant qu’elle n’en avait pas fini il lâcha quelques mots.

« Vas y continue, je t’écoute… »

Killian ne semblait pas nécessairement avoir besoin de cet encouragement car elle s’était mis dans la tête qu’elle allait lui parler, c’était ce qu’elle renvoyait comme idée en tout cas. Mais c’était sa façon à lui de montrer qu’il était attentif, avant même de répondre calmement à tout cela. La jeune femme continua donc sur sa lancée. Elle lui déclara alors clairement qu’elle doutait face à tout ça. Caem serra alors doucement sa main dans la sienne, passant son pouce sur le dos de sa main tout en l’écoutant attentivement. Elle lui expliqua alors que l’une de ses amies, Marina, avec qui elle avait mené le combat qui l’avait envoyée au cachot, avait disparu ainsi que toute sa famille. Peu à peu, le nœud du problème se dessinait mais le brun restait pour le moment toujours silencieux, le visage calme, cette expression douce plaquée, apparemment inébranlable. Elle lui dit ensuite clairement qu’elle avait peur de le perdre. Le jeune homme savait très bien que, de toute époque, la répression contre les rebelles se faisait par le biais de leurs attaches. Il voyait maintenant clairement le cheminement de Killie et attendit donc qu’elle finisse tranquillement avant de se redresser en position assise, tenant ses genoux par ses bras, croisés autour. Il prit quelques instants pour que les mots se placent correctement dans son esprit, il devait faire attention à ce qu’il disait sans non plus que sa prise de parole ressemble à un discours préparé à l’avance, la spontanéité gardait tout de même un minimum d’importance.

« Tu as envie de mener ce combat, Killie. Si tu abandonnais maintenant il est clair que tu t’en voudrais à jamais. Ce ne sera pas facile mais tu as la force pour le faire et tout mon soutien. Je sais me défendre, je suis grand et je ne veux pas que tu doutes de tes convictions car tu as peur pour tes proches. C’est louable comme idée mais cette lutte c’est tout pour toi. »

Caem se surprenait lui-même pour le coup. Pour sa part, il avait appris à renoncer à certaines choses pour sa mère et là, il se rendait compte qu’il ne supporterait pas que quelqu’un fasse la même chose pour lui. Cela lui faisait se poser pas mal de questions, comment sa mère se sentait-elle à la fin de sa vie, lorsque les sacrifices de son fils, bien que masqués au maximum devenait difficilement dissimulables ? Il n’en savait trop rien. Cela méritait réflexion, remise en question. Bref, pour le moment il devait se concentrer sur Killie et personne d’autre. Les petites cases définitivement, c’était vraiment pratique.

« Et puis, si je cours un risque, je me sentirais un peu moins poule mouillée, j’aurais l’impression d’être en quelque sorte membre de cette résistance. »

Caem avait dit cela sur un ton qui se rapprochait de l’humour et pourtant, il y avait une touche un peu plus subtile dans ses propos. Il ne pouvait pas dire que ce qu’il venait de dire n’avait aucun sens, que ce n’était qu’une plaisanterie. Au fond, plus le temps avançait, plus il fréquentait Killian et plus il se posait de questions. Il n’était pas un rebelle, un résistant. Il n’était pas d’accord avec la politique en place mais faisait plus partie de ces passifs qui n’étaient capables de se révolter que lorsqu’ils étaient clairement en danger, lorsque la mort était en face d’eux. Au début, il ne s’était pas interrogé sur ce comportement, cela lui semblait presque naturel puisqu’il avait toujours agi ainsi. Mais maintenant, il se demandait si ce n’était pas répréhensible, s’il ne devrait pas lui aussi agir et aider tous ceux qui souffraient. Son cœur balançait entre la promesse d’une vie banale et la nécessité de se battre face à des circonstances aussi exceptionnelles. C’était un débat sans fond et il se demandait s’il trouverait un jour la réponse à tout ça…
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MessageSujet: Re: Encore une fois c'est la vie qui s'entête [PV Killian]   Mer 27 Juin 2012 - 0:17

~ Encore une fois c'est la vie qui s'entête ~
Caem Kaliayev && Killian T. E. Calgarry
L'imagination n'était pas le fort de Killian, pas réellement. Elle était plutôt dans l'action, ça avait toujours été son moyen d'expression à elle, contrairement à son artiste de jumelle. Oh ! Elle ne dénigrait pas ça, bien au contraire. Elle trouvait ça magnifique. Juste qu'elle n'en était pas capable. Et pour sortir de la morosité, elle ne voyait qu'un moyen à son niveau : dégager le facteur néfaste. Et profiter aussi du temps qu'elle pouvait passer avec Caem, d'accord, mais ça, elle espérait bien que ça continuerait encore, même après, quand il n'y aurait plus les Supérieurs. Parce que oui, elle prenait effectivement les choses à coeur. Ca n'était pas pour rien qu'elle tentait de se protéger, d'habitude. Qu'elle n'avait pas voulu céder à ça, au début, de peur de la chute, parce qu'elle savait que ça lui ferait un mal de chien. Parce qu'elle ne savait pas faire autrement, prendre vraiment de la distance, du recul. Elle en était tout autant incapable.

Et concernant la situation actuelle, elle n'était pas prête de laisser tomber. Enfin... Presque pas. Elle lui avait dit dès le départ, elle n'avait pas changé d'avis. Mais elle avait besoin de son approbation, de son soutien. De lui, tout simplement. S'il n'était pas avec elle pour ça, elle n'était pas vraiment certaine de pouvoir continuer. Alors quand il lui prit la main, lui souriant et la laissant parler, elle esquissa un sourire à son tour. Il l'écoutait, et à cet instant, pour le moment, c'était tout ce dont elle avait besoin. De quoi poursuivre, même si effectivement, elle était prête à parler, bien décidée à le faire. Evacuer ses craintes. Elle ne pouvait plus le faire avec C.C., elles avaient renoué contact, mais elle doutait fort de pouvoir la compter parmi les résistants à présent. Elle avait Enola, mais c'était encore différent. Caem était extérieur à ça, et elle ne supportait pas l'idée qu'il courre un risque par sa faute. Comme pour C.C., mais elle songeait que sa soeur avait un autre moyen de se défendre, elle. Ce qui n'était pas le cas du Hufflepuff.

Quand il se redressa, elle fit de même, achevant le mouvement qu'elle avait commencé pour le regarder dans les yeux, et posa une main sur un de ses bras enserrant ses genoux. Elle avait besoin de garder le contact, ce qui restait assez perturbant, par ailleurs, parce qu'elle avait toujours été assez... libre. Elle attendit en silence qu'il prenne la parole, certaine que ça ne tarderait pas, continuant de l'observer, comme si elle avait pu lire une réponse sur son visage.

« Tu as envie de mener ce combat, Killie. Si tu abandonnais maintenant il est clair que tu t’en voudrais à jamais. Ce ne sera pas facile mais tu as la force pour le faire et tout mon soutien. Je sais me défendre, je suis grand et je ne veux pas que tu doutes de tes convictions car tu as peur pour tes proches. C’est louable comme idée mais cette lutte c’est tout pour toi. »

Elle était loin d'imaginer les implications de ces propos pour son petit-copain, les lièvres qu'ils soulevaient, les questions qui lui traversaient l'esprit. A cet instant, elle était simplement reconnaissante. Au fond, elle avait la réponse qu'elle attendait, mais c'était un tel soulagement qu'elle ne put s'empêcher de sourire avant de venir poser un baiser chaste sur sa joue.

« Et puis, si je cours un risque, je me sentirais un peu moins poule mouillée, j’aurais l’impression d’être en quelque sorte membre de cette résistance. »

Killian secoua légèrement la tête, songeant que cette idée-là était ridicule. Elle ne l'avait jamais vu comme quelqu'un de lâche, même s'il ne prenait pas les armes aussi facilement qu'elle. Ou plutôt... Il y avait différentes sortes d'armes. Son calme, à lui, en était une, quelque part. Et à défaut de savoir ce qui l'avait mené aux cachots, elle voyait bien comment il y réagissait : d'autres se seraient terrés dans un coin, prostrés et paniqués, lui il gardait la tête haute, se battait pour garder une vie aussi normale que possible.

« Il y a bien des moyens de combattre. La résistance, ça n'est pas seulement prendre les armes contre l'oppression. Il y a aussi tout le reste... S'occuper des blessés, par exemple, ou je sais pas... N'importe quelle action qui peut déstabiliser leur petit monde. Regarde-toi. Ils t'ont fait du mal, ils font ça pour instaurer la peur. Mais on ne peut pas dire que ça marche vraiment, n'est-ce pas ? »

Parce que c'était une évidence. Il ne vivait pas dans la terreur, malgré tout ça, malgré toutes les marques évidentes sur son corps, malgré les pleurs dans les couloirs, les cris montant des cachots, les cours ignobles... Il s'escrimait à garder une vie normale, et elle trouvait ça très courageux. Et d'un point de vue tout à fait égoïste, ça lui permettait d'avoir des petits moments de bonheur, à elle aussi. Comme maintenant, comme cette soirée qu'ils projetaient de passer dehors tous les deux. Changer de sujet, justement. Revenir à ces choses anodines ou presque. Elle se rapprocha, finalement, et posa la tête sur son épaule, passant un bras derrière son dos.

« Prêt pour le 25, alors ? »

Elle n'avait aucune idée de ce qui l'attendait encore d'ici là, de la vengeance de son gardien avec la bénédiction des Supérieurs, et des marques encore plus visibles qui couvriraient alors son corps...
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