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 This mean war.. - Tallulah

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MessageSujet: This mean war.. - Tallulah   Dim 12 Fév 2012 - 18:55


Etre seul. Il ne l’était pas pourtant quand on y réfléchissait. En tout cas, il pouvait très bien ne pas l’être pour peu qu’il s’en donne un peu les moyens. Mais le jeune homme avait apparemment décidé qu’il donnerait raison à Aileen. C’est ce qu’on appelle généralement un suicide social. Une personne qui ne va pas bien et qui fait en sorte de s’isoler parfaitement. Ça n’est pas quelque chose de rare, bien au contraire, c’est assez commun. Et ça l’était notamment chez lui. Jusque là, c’était surtout Sovahnn qui avait morphlé. A chaque fois qu’elle l’avait croisé ces derniers temps, il avait été une personne totalement différente, mais elle faisait apparemment en sorte de prendre sur elle puisqu’elle savait pour sa sœur et qu’elle était quelqu’un de bien trop gentil pour rester près de lui. Mais cette fois-ci, elle ne risquait pas d’arriver à encaisser sans rien en dire. Il était arrivé devant elle et Jayden pour les insulter purement et simplement, les envoyant se faire foutre en beauté alors qu’elles n’avaient absolument rien fait. Le regard noir, il avait attrapé le poing de la jolie blonde en le voyant se serrer. Le frapper ou non, ça n’était pas la question, et à la pression qu’il avait mis contre ses gentilles phalanges, elle avait compris sans problème qu’elle n’avait rien à y faire. Alors qu’elle partait, furieuse, c’était le regard sombre de Jayden qu’il avait pu croiser. C’était à se demander laquelle des deux il avait le plus mit en colère. Probablement elle puisqu’elle ne s’attendait pas à ce genre de chose de sa part. Un regard assassin qu’il avait parfaitement ignoré, sachant parfaitement qu’il évitait la claque de peu, la dépassant comme si de rien n’était pour disparaitre au loin. Seul.

Elle était la personne qui comptait le plus pour lui ici et celle qu’il avait probablement le plus blessé – en particulier dans sa fierté – et ça lui faisait un mal de chien quoi qu’il dise. Mais rageur comme il l’était, l’énervement ne faisait qu’empirer et il n’avait aucune envie de se foutre dans un coin pour chialer, non, là, c’était plus l’envie de foutre en l’air tout le château qui arrivait. S’il avait été Sovahnn, le château aurait d’ailleurs probablement quelques séquelles de cette fureur. Quelques murs vibraient peut être à son passage, mais jusque là, il n’y avait pas eu grande manifestation de sa magie, mis part aussi les oiseaux qui s’étaient envolés brutalement, affolés dans la volière, ce qui ne devait pas être uniquement lié à son coup contre l’un des piliers. Bref, il fallait qu’il se calme, et surtout, qu’il soit seul, qu’il ne rencontre plus personne qu’il connaissait sinon ça allait finir par dégénérer encore plus violemment. Et pour ça… il avait bifurqué pour entrer dans la bibliothèque. Là, en toute logique, s’il connaissait quelqu’un, ça ne serait qu’une personne qu’il ne pourrait pas voir en peinture et sur qui il pourrait cogner. Quoi ? Chacun sa manière de se défouler. D’ailleurs, il se fit la réflexion en passant les portes qu’il n’y avait pas encore mit les pieds depuis son arrivée ici.

Au hasard, il prit un escalier dans le fond, montant à l’étage, évitant les quelques groupes d’études à fond dans leurs bouquins. Une majorité de Serdaigles, comme quoi, ceux qu’il connaissait devaient faire exception à la règle. Mais ça, il n’en avait pas grand-chose à foutre. De toute manière, aucun n’était là, Aileen était sûrement en train de pleurer dans un coin, Takuma en train de la consoler et Jordane… Jordane en train de gueuler sur son compte avec Jayden. Oui, les choses vont vite dans cette école et il le savait très bien et était presque sûr d’avoir raison sur ses suppositions. Ayant traversé tout l’étage, il avait pu se rendre compte qu’il n’y avait absolument personne ici. La bibliothécaire aurait dû être là, non loin de la réserve, mais il n’en vit pas l’ombre, et la réserve restait fermée, probablement par un certain nombre de sorts pour empêcher qu’on y rentre alors qu’elle n’était pas là. Quoi qu’en fait, ça n’était que des bouquins, c’était donc peut être moins bien protégé que ça…. A vrai dire, il s’en contrefoutait.

En revanche, il y avait un truc dont il ne se foutait pas : rester seul. Et il s’était avéré qu’une de ses suppositions venait de tomber complètement à l’eau. En effet, entre deux rayons de livres, une silhouette s’était dessinée : Tallulah, absorbée dans un bouquin. Probablement pour un devoir qu’elle s’était décidée à faire, probablement en urgence. Enfin, ça l’étonnait tout de même de la trouver là, et, surtout, il aurait voulu ne rencontrer personne, mais c’était trop tard, et il se surprit déjà à aller jusqu’à elle sans qu’elle ne l’entende, trop absorbée par… un sommaire récalcitrant à lui donner ce qu’elle voulait ? Probablement. Tous des sadiques ces sommaires.

Ses mains s’étaient glissées, possessives contre les hanches de la jeune femme, l’attirant contre lui alors qu’il l’embrassait dans le coup, laissant glisser sa peau entre ses lèvres.

« Tu ‘devrais pas bosser, c’est mauvais pour ce que t’as. »

Et il l’embrassait à présent, jouant un moment avec son oreille.

« Allé, pose ça, hérétique… »

Au bucher !!

Quoi ? Nan, c’est vrai, un bouquin de… d’histoire de la magie en plus ! Nan, sérieusement, ça n’allait pas avec la sublime religion de la fête et de la débauche ! L’une de ses mains remonta contre sa hanche, effleurant sa poitrine pour glisser le long de son bras et lui faire lâcher son livre.
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MessageSujet: Re: This mean war.. - Tallulah   Mer 28 Mar 2012 - 21:50


Tallulah & Alec

this mean war


La bibliothèque. Un enfer éveillé pour une fervente admiratrice de la paresse et de l'oisiveté telle que moi. Des livres de tous les côtés et un silence de mort. Qui voudrait venir se torturer les méninges dans un endroit pareil ? Certainement pas moi, c'est mauvais pour mes nerfs et mes neurones. Trop de silence tue le silence. Et rester assise pendant des heures à lire des lignes et des lignes dans un livre, je crois qu'il faut être masochiste pour faire un truc pareil. Masochiste ou aliéné. Ou peut-être un mélange des deux. Comment font tous ces gens, tous ces Bleus, pour rester ainsi sans bouger à se bourrer le crâne de trucs aussi soporifiques ? En tant que pile électrique, c'est à peine si je peux rester vingt minutes dans une salle de classe sans m'animer et faire une connerie, ce que je fais constamment d'ailleurs. Alors, rester toute une après-midi dans un endroit pareil, c'est tout bonnement impossible pour moi. Et puis, j'ai besoin de bruit, d'animation, sinon je deviens vite tarée. Voilà pourquoi j'évite généralement la bibliothèque. Je n'y suis allée que trois fois dans ma vie, une fois en première année pour visiter (et la visite ne m'avait pas plus du tout d'ailleurs), une fois en troisième année pour échapper à un scrout à pétard qu'un élève avait fait échapper du cours de Soins aux Créatures Magiques (cette saloperie de bestiole m'avait causé une peur bleue ce jour-là et j'avais failli me choper une crise cardiaque), et une fois en cinquième année pour mes BUSES. Mais à chaque fois, j'avais cru péter littéralement un câble. En plus du silence de mort et de l'ennui mortel que me procuraient tous ces livres, et bien, oui admettons-le, je suis pas du genre discrète. Et j'avais beau faire tout mon possible pour éviter de faire du bruit, je finissais toujours par en provoquer dix fois plus en tournant chacune des pages, ce qui me valait un regard bien appuyée de la part de la bibliothécaire. Vieille harpie va ! J'ai entendu qu'elle était à la retraite depuis, j'espère que c'est vrai, ou je lui fais bouffer ces bouquins !

Une folie mortelle ou la fièvre m'a frappée pour que je m'aventure de nouveaux dans ses longues et interminables allées de livres, tous plus anciens et énormes les uns que les autres. J'ai perdu la raison, il n'y a que ça. Je ne contrôle plus mon corps et mes pieds m'entraînent seuls vers cet endroit de torture mental. A mesure que j'avance, je ne cesse de me dire que c'est une mauvaise idée et qu'à tout moment un des livres pourrait se jeter sur moi pour me dévorer toute crue. Ce que je peux haïr cet endroit, plus que tout au monde. Je crois même que je préférerais me retrouver aux cachots une nouvelle fois plutôt que d'être là, avec des intellectuels snobs et beaucoup trop studieux pour moi. Comment fait Elwynn au juste pour venir ici presque tous les jours ? Et y rester pendant des heures ! Elle doit être folle à lier, je ne vois que ça. Et en ce moment même je suis possédée par son esprit ! Par Merlin, que quelqu'un me vienne en aide ! Je ne veux pas finir comme ces rats de bibliothèques binoclards qui passent leurs temps à lire et oublient de profiter de leur jeunesse et de s'amuser.

Et pourtant, me voilà, dans l'antre du Diable ! Et tous ces élèves qui me dévisagent du regard, un livre à la main, sont les petits diablotins sensés me faire souffrir ? Je vois déjà les cornes se dresser sur leur tête. Vont-ils m'attacher et me forcer à lire les livres de la bibliothèque un à un ? J'espère bien que non, car à côté, les punitions que m'infligent les Supérieurs auront l'air de promenades de santé à côté. Oui, je hais les bibliothèques, et je promets solennellement de ne plus jamais remettre le pied dans l'une d'entre elles. En attendant, je suis ici pour une raison, même ça me donne envie de vomir rien que d'y penser.

Oui, je suis ici pour... mes devoirs ! Et non vous ne rêvez pas. Je suis sans doute la plus en retard dans tous mes cours et, si je veux garder ma place en tête du peloton des dix meilleurs élèves des Huitième Année, j'ai intérêt à me bouger les fesses fissa ! J'ai donc décidé de commencer par l'Histoire de la Magie, autant commencer par la matière qu'on maîtrise le moins, non ? A moins que ce ne soit le contraire ? Dans tous les cas, je vais m'endormir rien qu'en lisant les premières lignes. Faut-il déjà que j'arrive à me repérer dans ce sommaire ! Celui qui a inventé les livres était un sadique doublé d'un vicieux ! Et qu'on ne me dise pas qu'il faut respecter les livres, que ce sont les Saint Graal de la culture ! Ou j'en fais une bouchée ! Tout comme pour ce livre d'ailleurs, je suis littéralement en train de m'arracher les cheveux dessus et de tourner toutes les pages comme une tarée. Oui, je sais pas lire un sommaire, et alors ? Enfin, si, mais celui-là est super complexe ! Bah si, je vous jure que c'est vrai !

J'ai bien fait de me cacher entre deux allées, car si la bibliothécaire avait vu comment je traitais son livre, je crois que c'est elle qui m'aurait réduit en bouillie. Et au moment où je m'apprête à abandonner, à jeter le livre en l'air et à sortir au pas de course de cet endroit maudit, une main se glissa contre ma hanche, tout comme je sentis le doux contact de lèvres contre mon cou. Une voix familière me stoppe dans mes recherches et me fait relever la tête. Il ne pouvait s'agir que d'Alec.

« Tu ‘devrais pas bosser, c’est mauvais pour ce que t’as. »
« Je crois que j'ai voulu m'achever, en fait. Et j'étais plutôt bien partie avant que tu n'arrives. Mais tes lèvres m'ont fait changer d'avis, je crois :D »

Alec joue avec mon oreille, et je ne trouvais rien d'autre à faire que ricaner comme une idiote. Si on se fait choper on est pas dans la merde! Bande de petits chenapans va, c'est pas une maison close ici - ça se saurait tiens !

« Allé, pose ça, hérétique… »
« Tu vas me mettre au bûcher ? Ce serait tellement romantique.... »

Je lève un sourcil, plein de sous-entendu. Alec sait très bien à quel point je suis joueuse, et je ne pense pas que cela le dérange, bien au contraire. Un léger frisson parcourut mon échine lorsque la main d'Alec effleura ma poitrine avant de faire tomber le livre que je tenais entre les mains. Tiens je l'avais oublié celui-là. Désolé mon grand, mais ce soir, je sens que je vais avoir de plus grands progrès, beaucoup plus importants. Et pour mes notes, bah je peux bien me permettre de louper un ou deux cours, ça va pas me tuer. Louper une fête ou une bouteille d'alcool, ça oui, ça risque bien de me mettre le coup de grâce. Et puis, il faut se l'avouer, Alec est de bien meilleure compagnie qu'un livre d'Histoire de la Magie, plus assommant tu meurs !

« Alors comme ça, on se met à flâner dans les allées de la bibliothèque. Aurait-on été piqué par la même bestiole toi et moi ? Ou bien la folie aurait-elle fini par nous rattraper ? Ô, mon pauvre Alec, je crains bien que oui. »

Je me tourne vers lui et me met également à mordiller ses oreilles, avec plus de sensualité cependant. Alec a réveillé mes pulsions de joueuse, et j'ai bien envie de rattraper le temps perdu.


[vraiment désolée pour le retard --"]
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MessageSujet: Re: This mean war.. - Tallulah   Lun 9 Avr 2012 - 16:49

Ta rage transperce et écorche ta raison, brule tes ambitions et détruit chacune de tes relations, elle s’embrase et te fait perdre pied. Elle danse, rancunière, avec ta détresse et elles rient de toi, éternelles comparses jouissant de ta décadence, prend garde à leurs regards narquois glissant contre ta nuque en quête de ton prochain faux-pas. Ta prochaine chute ; pour rire, d’autant plus, coutumières narcissiques de ta souffrance si mal cachée, elles attendent car elles te connaissent si bien, tes compagnes de vie, qu’elles savent que tu flanches, que tu t’écroules, perdant tout tes appuis, et qu’au final : elles gagnent.

Ecrasé, rattrapé par plus de soucis qu’il ne pouvait en gérer, trop d’émotions le perturbant, le jeune homme était en effet en train d’enchainer les conneries, fonçant droit devant, détruisant tout ce qui lui restait, bousculant, abolissant ce qu’il avait construit depuis son arrivée, il ne faisait plus attention aux dommages collatéraux qu’il engendrait dans son chemin. Blessé, il ne faisait qu’empirer les choses, mais avoir conscience de ça ne lui permettait pas de ralentir le massacre. La vérité blesse, Aileen avait raison, et il ne faisait que lui donner, à chaque pas, plus de raisons encore d’étayer son jugement, alors il blessait les autres, encore et encore, parce que lui-même était au bord du gouffre, et qu’il ne connaissait aucune solution pour s’épargner la chute. Et personne n’entendait, personne ne comprenait.

« Tu ‘devrais pas bosser, c’est mauvais pour ce que t’as. »
« Je crois que j'ai voulu m'achever, en fait. Et j'étais plutôt bien partie avant que tu n'arrives. Mais tes lèvres m'ont fait changer d'avis, je crois :D »
« Damnation… un tel impact sur la vie des gens... c’est presque outrageant… »

Presque. Ce qui serait outrageant, ça serait surtout de continuer ici, dans un endroit public noble et chaste dirigé et visité par des personnes … tout aussi chiantes, il faut l’avouer. Mais, oui, en effet, si on les trouvait ici, ça risquait de clacher et assez violemment, ainsi que de heurter les mœurs de la bibliothécaire qui frôlerait probablement la syncope. Ce qui… était en fait très divertissant : de un, parce qu’il n’avait rien contre la voir passer par toutes les couleurs possibles, et de deux, parce que ça rendait à leur petit jeu un petit côté piquant très sympatoche dirons-nous.

« Allé, pose ça, hérétique… »
« Tu vas me mettre au bûcher ? Ce serait tellement romantique.... »
« Une belle brasée au couché de soleil, léchant joyeusement ton corps de déesse… hum, ça fait rêvé. Et hurler les bibliothécaires… »

Mais, nan, personne, comme c’est dommage dit donc, personne pour les engueuler alors qu’ils jouent l’un comme l’autre, qu’il la titille et qu’elle le lui rend. Effleurant la jeune femme, glissant contre son bras, il avait fini par la faire lâcher le livre qu’elle tenait, prenant ensuite sa main pour la ramener contre ses hanches, la ramenant contre lui, jouant d’un doigt, dessinant un tracé aléatoire le long de sa peau, soulevant doucement son haut avant de le laisser retomber.

« Alors comme ça, on se met à flâner dans les allées de la bibliothèque. Aurait-on été piqué par la même bestiole toi et moi ? Ou bien la folie aurait-elle fini par nous rattraper ? Ô, mon pauvre Alec, je crains bien que oui. »
« Oh, quelle détresse ma tendre ! Mais… très chère damoiselle … je crois que le mal qui nous ronge nous emportera… Oh, mais laisse moi t’emporter dans ce monde intemporel et merveilleux que celui que la folie offre lorsqu’on la laisse… s’exprimer librement. »

Comme c’est... bien dit. Ils devraient s’inscrire en cours de théâtre vous ne trouvez pas ? Rubrique mélodramatique de la renaissance. Ah oui, mais non, parce que bien évidemment, ceci est une discipline moldue, et vu qu’aucun de ces dégénérés finis ne connait la télé… Oui, Alec a été élevé dans les histoires de sang, et n’a jamais eu la télé, mais a admis la supériorité de cette invention dès qu’il a pu gouter aux joies de la... glandouille. Mais là, c’était plutôt d’autres genres de joies qui l’intéressaient. Embrassant et mordillant la jeune femme dans le cou et à l’oreille, il l’avait finalement laissé se retourner et jouer de même avec lui. C’est mal les enfants, calmez vous et allez travailler ! C’est pas sérieux tout ça, vraiment ! Non, Alec, enlève tes mains de là, non, c’est pas, c’est… c’est impur, roh mais calmez vous, un peu de tenues !! Mais il l’avait d’ors et déjà plaquée contre la bibliothèque derrière elle, s’amusant d’autant plus à l’effleurer, la caresser, s’approchant de sa poitrine, remontant le long de ses cuisses, mais faisant chaque fois demi tour, comme si… l’esprit de la bibliothécaire venait le gronder quand il arrivait trop près oo’’. Ahem. Ou plutôt, comme s’il aimait bien s’amuser avec ses frissons incontrôlés. Bref, c’est fun de chauffer une jolie fille dans un endroit publique !

Et, finalement, des bruits de pas s’étaient faits dans leur direction. D’un geste, le jeune homme avait attrapé sa baguette, formé une illusion derrière lui, et, avec un petit rire, avait enlevé le haut de son amie, à l’instant même où la maîtresse des lieux apparaissait derrière eux et… passait tout droit sans les voir.

« Ça frôle le fantasme tout ça.. »

Ou sinon, on est en plein dedans, ça dépend des gens. Oui, il venait bien de créer un mur d’illusion derrière eux, qui ne résistait pas si quelqu’un voulait passer, ou si un Loup sentait leurs odeurs : Enzo, si tu m’entends ! Mais bon… soyons sérieux : personne ne vient dans la rangée histoire de la magie ! Ou bien les gens franchement désespérés… ou dérangés. Enfin bref, pour la suite, vous n’avez pas besoin d’un dessin, ou si vous en avez besoin, il y a probablement des sites très bien pour ça.

Le souffle court, les deux jeunes gens s’étaient regardés en souriant, encore pris par un magnifique mélange adrénaline/ Endorphine/ocytokine et autres ’ines’, avant de s’éloigner l’un de l’autre.

« J’suis fan de ta manière de réviser, sache le. »

Il avait encore sourit, et pourtant, le monde, sa vie, ses emmerdes, lui revenaient en pleine gueule à cet instant même. Il avait suffit de quelques minutes pour que ses fantômes ne le rattrapent. Renouveau de l’irrigation du cerveau, si on veut faire chier les mecs. Dans tous les cas, son moral venait de chuter de manière vertigineuse, ce qui ne collait pas avec les hormones qu’il devait toujours avoir dans le sang ; comme quoi, ça ne fait pas tout.

« Ouais… bon... Salut ! »

Arrivée, sexe, départ. Très mauvais cocktail si on veut garder ses joues en bonne santé. Cela dit, très bon si on veut permettre d’irriguer à nouveau une belle gueule de salopard ! Oui, il venait royalement de l’avoir plantée juste après avoir… tiré son coup, soyons clairs. Sans vraiment y réfléchir, il avait fait demi-tour, se rhabillant un minimum au passage, avant de passer la barrière d’illusion qu’il avait brisé du même coup, sans se préoccuper de l’état de son amie derrière lui. Enfin, celle qui était probablement jusque là à peu près son amie et qui ne risquait pas d’apprécier ce genre de choses. Un peu comme Jayden et Sovahnn quelques temps plus tôt. Impression de déjà vu Tallu’ ?

Il ne s’était pas retourné une seule fois et avait quitté la bibliothèque pour disparaitre. Lunatisme quand tu nous tient.
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MessageSujet: Re: This mean war.. - Tallulah   Dim 29 Avr 2012 - 1:45


Tallulah & Alec

this mean war


C'est moi où il fait chaud tout à coup ? Bon ok, j'arrête mes conneries ! N'empêche, j'aurais jamais imaginé faire ça dans une bibliothèque. Comme quoi, il faut s'attendre à tout dans la vie, même au plus improbable des scénarios. Mais c'est vrai qu'en y réfléchissant, ça peut en faire fantasmer plus d'un. Entre deux rayons de livres, ou sur une table, l'excitation de se faire chopper. J'avoue que l'idée ne m'avait jamais effleuré mais maintenant que j'y suis, ça me dérange pas de tester. J'ai toujours été très ouverte sur la question, j'ai pas d'endroit fétiche. Je préfère expérimenter, c'est plus marrant. Et puis parfois, ça peut même devenir une véritable aventure. Et oui, je sais, je m'égare encore dans mes délires purement fantasques là. Pas ma faute, j'ai les hormones en feu !

« Tu ‘devrais pas bosser, c’est mauvais pour ce que t’as. »
« Je crois que j'ai voulu m'achever, en fait. Et j'étais plutôt bien partie avant que tu n'arrives. Mais tes lèvres m'ont fait changer d'avis, je crois :D »
« Damnation… un tel impact sur la vie des gens... c’est presque outrageant… »
« Mouais.... on devrait tout faire brûler. Incendier tous ces livres jusqu'au dernier. Ce serait fun de tout voir réduit à l'état de cendre. »

Et avant qu'on ne me pose la question: non je ne suis pas pyromane ! Je préfère prévenir avant qu'on me prenne pour une tarée adepte du feu. Pour ça, voyez avec Elwynn, je suis certaine qu'elle est plus calée que moi en la matière. Je voudrais pas qu'on juge mon état mental d'instable, pour ce qu'il l'est déjà. Faudrait pas voir à en rajouter non plus.

Par contre, je dois bien avouer que voir disparaître tous ces livres serait une expérience des plus gratifiantes. Que j'aimerais voir disparaître cette bibliothèque, lieu de perversion et d'incitation au travail. Et si on peut faire cramer la bibliothécaire par la même occasion, ce serait bien. Quitte à se débarrasser de la bibliothèque, autant faire ça comme il faut. Un véritable brasier, ah que ce serait bien. Mais bien sûr personne ne le fera jamais. Je me porterais bien volontaire mais j'ai peur de faire flamber tout le château avec mes conneries. Je suis pas douée, on le sait.

« Allé, pose ça, hérétique… »
« Tu vas me mettre au bûcher ? Ce serait tellement romantique.... »
« Une belle brasée au couché de soleil, léchant joyeusement ton corps de déesse… hum, ça fait rêvé. Et hurler les bibliothécaires… »
« On s'en moque de celle-là. Et puis, c'est tellement excitant de faire ça sous son nez, tu crois pas. Rien que de voir sa tête à la vue de nos corps enlacés et faisant des choses loin d'être pieuses, j'en frémis d'avance. »

Oh ça va, faites pas vos mijaurées non plus. Comme si ça vous choquait !
Personne n'est parfait en ce bas monde, et c'est certainement pas dans ce château de malheur que ça va commencer. Entre des abrutis finis et des cons muets, les jeunes ont besoin de se défouler pour oublier. Je suis jeune, je me défoule ! Et merde, foutez-moi la paix, je fais ce que je veux. Je suis majeure et vaccinée d'abord ! Vous avez pas à me juger, bande de débauchés !

« Alors comme ça, on se met à flâner dans les allées de la bibliothèque. Aurait-on été piqué par la même bestiole toi et moi ? Ou bien la folie aurait-elle fini par nous rattraper ? Ô, mon pauvre Alec, je crains bien que oui. »
« Oh, quelle détresse ma tendre ! Mais… très chère damoiselle … je crois que le mal qui nous ronge nous emportera… Oh, mais laisse moi t’emporter dans ce monde intemporel et merveilleux que celui que la folie offre lorsqu’on la laisse… s’exprimer librement. »

Euh... ouais ! Ya bien quelque chose qui t'a piqué toi ! Je sais pas ce que c'est mais en tout cas, c'est super efficace

« Oulah, je sais pas ce que t'as pris, mais j'en prendrais bien un peu. Tu sais que tu fais flipper quand tu te mets à parler comme ça ? Mais c'est pas pour me déplaire, loin de là. »

Cessant de jouer avec Alec, ce dernier me plaqua contre la bibliothèque et remonta ses mains le long de mes cuisses, de mes hanches avant de les poser sur ma poitrine. Alec fait demi-tour à chaque fois, comme s'il était... gêné oO ? Non, ça lui ressemble pas. Ça doit plutôt être l'adrénaline dû au fait de faire ça dans un endroit public, et j'adore ça. Il se rapproche, puis il recule. Ça s'en va et ça revient... Ahem... Et moi tout ce que je trouve à faire, c'est lui mordiller les oreilles, puis le cou avant de venir poser mes lèvres sur les siennes une nouvelle fois.

Puis, une illusion s'était formé, provenant tout droit de la baguette d'Alec alors que des bruits de pas se faisaient entendre. L'adrénaline et l'excitation remonte le long de mon échine tandis que je vois la bibliothécaire passer sans nous voir, et surtout sans voir Alec me déshabiller à la manière dune strip-teaseuse. Je fis de même avec son haut avant de glisser mes mains le long de son torse et de son dos, sans jamais quitter ses lèvres.

« Ça frôle le fantasme tout ça.. »
« J'aurais jamais imaginé frôler l'orgasme devant la bibliothécaire, comme quoi faut s'attendre à tout. »

L'orgasme, j'en étais encore loin, mais je n'allais pourtant pas stopper aussi tôt. J'espérais vraiment que quelqu'un nous surprenne ou nous prenne la main dans le sac, ça aurait été absolument excitant. J'aime vivre dangereusement et l'adrénaline qui envahissait mon corps à ce moment me faisait littéralement exploser de plaisir.

Puis, nous avons fini par nous séparer, le souffle toujours court et toujours autant à moitié nus.

« J’suis fan de ta manière de réviser, sache le. »
« On d'vrait faire ça plus souvent, t'es pas d'accord ?. »

Si toutes les révisions pouvaient être aussi fun et excitantes, je crois que je passerais tout mon temps libre à la bibliothèque, et j'aurais sans doute les meilleures notes aux tests. Oh, allez, qui n'a jamais rêvé de lâcher ses bouquins et de faire des choses intimes dans un endroit public ? Aucune âme n'est chaste mes amis, sachez-le, et la débauche se répand plus vite qu'on ne le croit.

Et alors que je commençais à me sentir en pleine forme, mon moral chuta dans sa totalité quand Alec me tourna le dos et partit, sans même un merci. Parle à mon cul, ma tête est malade ! Il me laissa là, en plan et à moitié à poil, sans se soucier une seule seconde de ce qui pouvait bien advenir dans les prochaines minutes. Cependant, je me moquais pas mal de savoir si j'étais en petite tenue ou non. Je fulminais de rage et cela devait se sentir à travers toute la bibliothèque car la bibliothécaire revint quelques instants plus tard pour me découvrir euh... en sous-vêtements et les cheveux à moitié décoiffé.

« Qu'est-ce qui se passe ici... Mademoiselle, nous sommes dans une bibliothèque, pas une maison close ! »
« Oh la ferme vieille pie ! J'ai pas le temps pour parler bienséance là. Et puis ça vous ferez pas de mal de retirer ce balai que vous avez dans le... Arg, j'en ai marre !!!!! »

Et j'étais partie, mes vêtements sous le bras, sans me soucier des représailles de la bibliothécaire ou du bazar monstre que moi et Alec avions causé. Je quittais la bibliothèque en trombe, sous le regard médusé de plusieurs élèves, auxquelles je renvoyais un regard incendiaire.

Il était là, à l'autre bout du couloir, cet air toujours désinvolte dans la démarche.

« On me laisse pas en plan deux fois de suite ! Reviens-ici si t'es un homme, Rivers ! »

« Quand une femme est la douceur et le trouble, l'amusement et la gravité, la nouveauté et la mémoire, le voyage et la demeure... Quel homme digne de ce nom refuse ce miracle et choisit de fuir en invoquant l'inconfort d'aimer ? »

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MessageSujet: Re: This mean war.. - Tallulah   Mar 22 Mai 2012 - 11:56

Foncer droit dans le mur et croire encore que tout va bien, que la souffrance n’affecte en aucun cas ses attitudes extérieures. Borné et aveugle, Alec pensait encore qu’il avait un comportement à peu près cohérent, qu’il ne bousillait pas tout ce qu’il possédait pour faire taire la culpabilité d’être sain tandis que la sœur était mourante. C’est con le cerveau humain, et sa psychologie, encore pire. Et c’était ce qui faisait qu’il se comportait ainsi, à agresser tout ceux qu’il pouvait croiser, à faire souffrir ses proches en s’assurant qu’ainsi, ils resteront loin de lui, à s’isoler, puis faire comme si il allait bien, et, finalement, à l’instant où tout se calme, à fuir. Fuir et laisser une amie seule, vexée et blessée, sans réellement y faire attention. Quoi que, non, ça n’était pas totalement vrai, il y prêtait attention puisque c’était exactement ce qu’il cherchait : se faire souffrir lui-même, faire en sorte que les autres lui en veulent et qu’ils le blessent à leur tour. L’Homme est méchant, mauvais et violent, il blesse et laisse ses victimes sur le côté de la route, qu’importe qu’elles lui soient proches, qu’importe qu’il soit sa propre proie.

Il appréciait Tallulah, tout comme Jayden et Sovahnn, et c’était justement ce qui faisait qu’il se montrait plus injuste encore envers elles. Et c’était aussi pour ça qu’après qu’elle lui ait, sans s’en apercevoir, remonté le moral, il était partis, de nouveau aussi mal qu’auparavant voir plus, sans se retourner. Dire des conneries avec elle lui avait fait du bien pourtant, ça avait fait baissé pendant quelques instants la souffrance de ce qu’il vivait ces derniers temps, mais, voilà, une fois les hormones à peu près descendues, sa bonne humeur était partie avec elles, et il s’était échappé, comme s’il n’avait pas le droit à quelque seconde de bien-être alors que la personne qu’il aimait le plus au monde était dans un lit d’hôpital en train de dépérir, et qu’il ne trouvait absolument personne pour l’aider à faire changer ce sinistre destin.

Mais, oui, vous devriez faire ça plus souvent, mais dans d’autres circonstances, pas dans un besoin limite désespéré d’oublier la vie, qui aboutit à un état de mal-être pour les deux crétins ici présents. Enfin, crétin, non, il n’y avait que lui à l’être. Même si, elle, en avait bien l’air à l’instant où la bibliothécaire l’avait trouvée dans une tenue peu conventionnelle pour un lieu d’études. Que voulez-vous ; pour citer Sovahnn : madame, quand on s’emmerde, nous, on baise. Ce qui devait arriver plus souvent qu’on pouvait bien le penser dans une bibliothèque s’ailleurs, mais puisqu’il y avait plutôt des personnes sérieuses à y entrer… Et les personnes sérieuses ne parlent pas du balais de la bibliothécaire, donc les deux jeunes gens s’étaient plutôt bien trouvé, juste avant de se séparés plutôt brutalement.

En s’éloignant, Alec avait sentit, plus instinctivement qu’autre chose, l’incompréhension puis la fureur de son amie derrière lui. Mais il ne s’était pas arrêté, n’avait pas attendu que sa surprise se disciple pour s’éloigner en vitesse et sans un mot. Elle serait probablement bientôt à ses trousses, prête à lui en foutre une en attendant une explication valable à sa conduite. Mais il n’en avait aucune à lui fournir, alors, bientôt, il sortait de la bibliothèque en remettant un peu mieux sa chemise en place, d’un air distrait. Les mains dans les poches, un regard hautain posé sur quiconque penserais une seule seconde à venir engager la conversation vers lui, il s’était éloigné dans le couloir, calme et désinvolte, ce qu’il s’était absolument pas en dedans. Stressé, mal et assaillit de tout ce qu’il voulait enfuir au fin fond de sa mémoire, il cherchait en réalité plus à échapper à ses propres souvenirs qu’à la rage de Tallulah probablement blessée dans sa fierté. Mais comme il s’en doutait, elle fut bientôt derrière lui, probablement après avoir traversé en vitesse la bibliothèque.

« On me laisse pas en plan deux fois de suite ! Reviens-ici si t'es un homme, Rivers ! »

Pourquoi deux fois de suite ?

Le jeune homme avait hésité une fraction de seconde, s’arrêtant un instant, dos à son amie qui se trouvait bien loin de lui à cet instant. Mais il n’avait pas répondu, et avait continué son chemin, bifurquant, disparaissant du même coup du champ de vision de la belle brune. Le temps qu’elle ne traverse le couloir, il avait déjà emprunté un passage secret qui l’avait amené plusieurs étages plus bas. Sans réellement se presser, il avait descendu un autre escalier, commun celui-là, pour se retrouver peu après dans le hall, et, finalement, sortir dans le froid extérieur. Il avait plutôt fait beau pourtant ces derniers temps, mais depuis peu, la température s’était rafraichie. L’un des mystères de la météo. Pendant tout le reste de la journée, il s’était isolé, se baladant aux extrémités de l’enceinte du château, puis bifurquant vers la forêt interdite en apercevant une connaissance. Si c’était le seul endroit où il pouvait être sûr d’être tranquille, ce serait là qu’il irait. Sans un bruit, laissant la nature à son existence, il s’était enfoncé dans les bois quelques minutes pour finalement grimper sur une épaisse branche basse et demeurer dos à l’écorce jusqu’à ce que son corps s’engourdisse tout entier et qu’il cesse de sentir la morsure du vent glacial qui filtrait parfois de la canopée jusqu’à lui.

Pendant un moment, ses pensées avaient semblées se geler en même temps que sa peau, mais, au fur et à mesure, le froid avait cessé de faire son office et ses souvenirs s’étaient remis à affluer. Un instant, il avait laissé une larme couler avant de l’effacer d’un geste rageur. C’était à cet instant qu’une rage féroce l’avait pris, refusant de le lâcher, lui rappelant ses faiblesses et les craintes qui le hantaient quand il était gamin ; brulant sa chair, lui rappelant les coups de son père et le sourire glacial de son oncle. Le cœur serré et avec une furieuse envie d’hurler, il s’était laissé retombé au sol, juste en dessous lui, et, se rendant compte de l’heure tardive au vu du couchant du soleil, il était rentré, au début à pas feutrés pour ne pas se faire remarquer dans un tel lieu, et, réagissant à un instinct primitif, il s’était mis à courir. Au plus vite qu’il était capable, il avait tracé le long des arbres, sautant par-dessus les troncs jusqu’à ce que son corps ne soit plus que muscles brulants en manque d’oxygène. Fuir ses craintes, ses démons intérieurs, fuir son passé, comme si courir permettait de le faire. A l’allée, il s’était montré discret pour ne pas déranger les créatures de la forêt, attentives aux pas bruyants et destructeurs des hommes, mais, à présent, il n’y prêtait plus la moindre attention. Une nouvelle fois, sa souffrance et sa haine d’être un incapable, inutile face à la maladie de sa sœur le poussait à l’autodestruction.

Mais il était sortis de ce lieu sans problèmes, sûrement par miracle, et n’avait pas ralenti pour traverser le parc désormais parfaitement vide. Les portes du hall se formaient à l’instant même où il arrivait à portée de vision du Supérieur qui s’en chargeait à cet instant. Les portes restèrent un instant ouvertes alors qu’il les traversait au pas de course, se prenant un coup au passage, de l’homme qui avait bien compris qu’il ne ralentirait pas. Et en effet, il avait pourtant été dévié de sa trajectoire et portait un impact douloureux à son bras, mais il n’avait pas pris la peine de se stopper et avait disparu dans les escaliers avant même que les portes du hall ne soient closes.

Quelques minutes plus tard, le jeune homme n’était pas descendu à sa salle commune, mais était monté un peu plus haut encore dans le château, empruntant les ailes de l’école rarement fréquentées, et était passé par une fenêtre pour s’installer de nouveau dans la fraicheur du soir, sur le toit, face à l’étendue du parc qui s’étendait devant lui. La gorge serrée et emplis de cette énergie rageuse, il était portant resté là un moment, à fixer immensité du lac scintillant sous la lune naissante, debout sur les tuiles du toit, les bras le long du corps et un air dur accroché au visage. Il aurait dû être épuisé de sa course, mais il n’en était rien et, bien au contraire, il mourrait toujours d’exploser, de hurler jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une pointe d’énergie en lui. L’air glacial battait tout autour de lui, rafraichissant son corps à présent brûlant dans lequel grouillaient toujours ses pensées, plus douloureuses les unes que les autres.

L’instant d’après, il se retournait et cognait l’un des murs qui dessinaient tout autour de lui ce petit coin de toit un peu protégé. Son poing choquait le mur avec une violence brute et viscérale sans même qu’il ne sente la douleur, ou même qu’il ne voit sa peau se déchirer un peu plus à chaque coup donné sur la surface inégale. Ses articulations vibraient plus fort à chaque fois qu’un coup était donné, et alors qu’elles manquaient de se briser, il comprit que des gémissements filtraient entre ses dents serrées, et que quelques larmes se mêlaient à présent à la sueur qui coulait sur ses joues.
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MessageSujet: Re: This mean war.. - Tallulah   Jeu 7 Juin 2012 - 20:25


Tallulah & Alec

this mean war


« La plus grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, abandonné de tous. »

L'abandon. La traîtrise. La peur. La colère. Le ressenti. Tant de sentiments qui vont et viennent dans mon esprit, qui se bousculent et me font perdre les pédales. La pudeur a laissé place au dédain et la joie à la haine. Il n'y a rien de pire que de se sentir rejeté, surtout lorsqu'on l'a déjà été une fois. Une femme a besoin de se sentir aimée et appréciée, mais quand rien d'autre que la chair ne satisfait les besoins de l'homme, il n'y a rien d'autre à faire que rejeter sa haine sur l'autre, le responsable de vos malheurs. Un homme reste un homme et il est reconnu mondialement qu'il ne pense qu'à une seule chose. Le reste n'est que fioritures à leurs yeux. Qui pourrait les blâmer ? L'amour. Il blesse plus qu'il ne fait d'heureux, alors pourquoi s'en encombrer ? Pourquoi ne pas apprécier la vie comme elle vient, au lieu d'attendre l'âme-sœur toute sa vie, quitte à perdre son temps inutilement ? Voilà pourquoi je ne m’attache jamais, je refuse de m’amouracher de quelqu’un si c’est pour finir le cœur brisé ou complètement niaise ! Je ne renie pas l'amitié ou tout cela, mais l'amour est un concept qui m'échappe tout simplement. Je n'y comprends rien et n'y comprendrai sans doute jamais rien. Je saurais même incapable de savoir si cette saloperie m'a infecté ! Je refuse tout simplement de laisser Cupidon me lancer un flèche, qu'il se les garde et se les mette là où je pense ! A quoi ça sert de toute manière ? Je n'ai jamais cru au Prince Charmant, soyons réaliste, c'est une espèce en voie de disparition, à savoir si elle a jamais existé ! Les hommes pourraient au moins être galants et ne pas être de véritables lâches ! Partir ainsi, sans un merci ou un au revoir, ça lui aurait arraché la gorge de dire quelque chose bordel de merde ! J'aurais au moins eu le mérite de me sentir moins conne. Mais non, faut toujours qu'il se la joue théâtrale et qu'ils fassent leur sortie de manière dramatique ! On est pas dans une pièce là par Merlin ! Alors ramène ton petit-cul de sale hypocrite par ici Rivers, ou je te jure que tu vas le regretter !

Oui, je l'admets, je déteste me faire jeter. Alors deux fois en même pas deux ans, ça a le don de foirer complètement mes neurones et mes nerfs ! J'ai l'impression de me retrouver dans une pièce complètement vide et étroite et aux murs transparents, d'où je verrais des milliers de visages m'ignorer. Et j'aurais beau hurler personne ne m'écouterait, tel un fantôme invisible de tous, et complètement seul. Seule. Ce mot a le don de me faire frissonner. Ne dit-on pas que la peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même ? Si. Voilà j'ai si peur d'être seule. Je refuse l'abandon, je le fuis autant que possible, mais il lui arrive d'être plus fort que moi et de me rattraper, m'enfermant dans une bulle sans oxygène. Je suffoque, et j'ai peur de mourir, oubliée de tous. Voilà en quoi se résume ma plus grande peur.

Et voilà pourquoi ma dignité s'en retrouve bafouée en cet instant précis. Ma plus grande peur refait surface et je sais qu'il ne me faudrait pas beaucoup pour craquer, là tout de suite. Je dois prendre sur moi, même si ma colère est palpable à des kilomètres à la ronde. Pourquoi fallait-il qu'il se comporte comme le plus gros salaud que la Terre ait porté et qu'il gâche tout. Tout allait si bien entre nous, et je sais que cette complicité est perdue à jamais. Et je déteste perdre un ami, d'autant plus quand il me tourne le dos après avoir obtenu de moi ce qu'il voulait. J'ai l'impression d'avoir été trahie, un énorme poignard en plein cœur. Et je saigne. Je pleure autant que je hurle de rage ! L'amour n'est peut-être pas le seul à vous détruire de l'intérieur en fin de compte. Je savais à quoi m'attendre, mais je n'aurais jamais imaginé que cela serait si soudain, si féroce, si douloureux.

« On me laisse pas en plan deux fois de suite ! Reviens-ici si t'es un homme, Rivers ! »

Rien. Pas un mot, pas un retour en arrière. Rien du tout. Pourtant, on aurait pu le croire pendant une fraction de seconde alors qu'il s'est arrêté, totalement figé. Mais non, il a préféré continuer d'avancer, sans rien expliquer, sans s'excuser. Il a simplement bifurqué, trop loin de moi pour que je puisse voir où il se dirigeait. Pourquoi Alec ? POURQUOI ? J'ai besoin de comprendre !

Il me laisse en plan au milieu du couloir, comme si cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Prends-toi le mur sale enfoiré, ou mange-toi dans les escaliers, ça aura au moins le mérite de soulager un peu mon égo surdimensionnée. J'aimerais pouvoir le suivre, lui hurler dessus jusqu'à ce qu'il craque et qu'il finisse par dire quelque chose. N'importe quoi ! Du moment qu'il me parle ! J'ai l'impression d'être une inconnue à ses yeux et ne méritant pas son attention. Et j'ai envie de lui faire bouffer ses grands airs rien que pour ça !

« Toupitsa ! J'espère que tu te sentiras mieux quand tous tes amis t'auront tourné le dos espèce de lâche ! »

Un lâche, voilà ce qu'il était, ni plus ni moins ! Et oui, au fond de moi j'espérais qu'il se mettrait tout le monde à dos, à force de jouer au con. On récolte ce que l'on sème, non ?

J'ai continué à marcher, sans savoir exactement où j'allais. Je me contente seulement de suivre mes pas. Je verrais bien là où ils me conduiront. Je fulmine toujours de rage, tout en retenant les larmes qui menacent de monter d'un instant à l'autre. La plupart s'écarte de mon chemin, conscient qu'il ne vaut mieux pas essayer de me charrier aujourd'hui. Certains tentent tout de même un geste de la main ou un "bonjour" furtif, mais je les ignore tous. Ils ne sont qu'écho et chaos dans mon esprit où règne déjà un désordre bien trop grand. Je me contente seulement de marcher, ma dignité toujours salement amoché, et mon sang brûlant comme jamais. Je suis comme un vaisseau à la dérive, menaçant de couler, incapable de revenir en arrière mais incapable d'avancer. Je ne sais pas où aller ni comment colmater les fissures. Si je suis un bateau sur le point de couler, Alec est mon iceberg. Responsable de la collision, du choc, et de la noyade. Et je sens que ce n'est plus qu'une question de seconde avant que ce vaisseau ne sombre au fond des flots pour toujours. Si jamais quelqu'un est assez courageux pour tenter de le ramener à la surface ! (Superbe référence au Titanic au passage, si avec ça je déprime pas ! Au moins j'ai pas le mélodrame Jack/Rose, merci Merlin ! Dieu que je hais les histoires à l'eau de rose !!!)

J'ai dû marcher longtemps car quand je sors de mes pensées, je constate que j'ai monté sept étages sans m'en rendre compte. Les escaliers ont du me porter au gré de leurs envie et m'auront déposée ici, au milieu d'un couloir vide et silencieux comme la mort. Et maintenant, la question à un million de dollars: qu'est-ce je fais maintenant ? Hors de question de retourner à la Salle Commune, je menacerais de me servir d'un élève comme punching-ball, et bien que j'ai envie de me défouler, la perspective de me retrouver aux cachots ne me tentent guère aujourd'hui. Même si la perspective de penser à autre qu'Alec aurait sans doute été plaisante.

Don't leave me here, alone
Sometimes, you can't even make it on your own.


Seule, je me laisse tomber au sol, et je laisse couler les larmes, qui ont tellement prié pour enfin sortir. Je les laisse s'exprimer librement, même si je hais ces moments de faiblesse où je m'avoue vaincue. Ce sont des larmes de haine, de colère, mais cela reste des larmes et je déteste ça ! Tout cela me répugne, et je crois bien ne pas avoir pleuré depuis des années. Je m'en suis fait la promesse plus jeune, ne pleure jamais, même si cela en vaut la peine. Cela ne fera que te rendre plus faible, et laissera voir aux autres tes faiblesses ! Et je ne veux pas être faible ! Ce n'est pas moi ! Et plus je me hais pour être si faible en ce moment précis, plus les larmes coulent à flot ! Je tape du point sur le sol, à moitié-consciente de la douleur qui m'envahit rapidement la main puis le bras. Je m'en moque, j'ai bien trop de soucis en tête pour m'en soucier !

Avec une dernière volonté, je sèche mes larmes et me lève, me dirigeant vers les toits; sachant que personne ne viendra jamais me déranger là-haut...

Je tiens à te féliciter, tu es la première à apercevoir Talluh pleurer... mais ça risque pas de recommencer de si tôt x)
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MessageSujet: Re: This mean war.. - Tallulah   Sam 23 Juin 2012 - 14:18

Les événements des quelques derniers jours cognaient dans sa tête, hurlant toute sa culpabilité, toute sa frustration, toute son incapacité à agir. Une multitude de fins souffles malsains, sinuaient dans son esprit, brulant toute sa patience, frappant ses quelques dernières forces. Et il ne sentait s’écrouler, se consumer dans la douleur qui ne bouffait, peu à peu depuis plusieurs jours. Et la haine le prenait, le rongeait, jusqu’à ce que, arrivé sur le toit du château, il craque, d’un coup, violemment, et sorte toute la rage, toute la peur et tout le chagrin qui le brisaient depuis des jours, sans que personne ne le voit autrement que par quelques blessures qu’il infligeait ça et là. Ça avait été Aileen qui avait tout provoqué, elle et son grand sourire, sa famille et ses nouvelles. Elle et ses proches qui allaient bien, qui s’en tiraient et la laissaient entrer dans leur vie. La jalousie, c’est un très mauvais défaut, qui attise avec une simplicité effrayante les flammes de la rage. Il devenait mauvais et le savait très bien, il blessait les autres pour se sentir mieux pour la simple raison qu’ils possédaient tous des choses qu’il n’avait jamais ne serais-ce que pu espérer avoir, et ils tenaient tous ça pour acquis. Et lui, il allait perdre le peu qu’il avait de famille et ce, sans pouvoir faire quoi que ce soit. Pendant que d’autres recevaient des nouvelles de leurs proches, riaient avec leur frères ou rageaient des différences entre elles et leurs cousines. Un exemple comme ça.

Enfin bref, tout explosait, purement et simplement, après qu’il ait fait du mal à à peu près tous ceux qu’il considérait dans cette école, après qu’il ait blessé toutes celles qui l’appréciaient, il s’était retrouvé seul, isolé, dans l’un des endroits les plus naturellement dangereux de ce lieu, et n’en avait strictement rien eu à faire. Et à présent, après une course folle dans le parc pour faire partir ce trop plein d’énergie qui bouillait en lui, il craquait sur le toit de l’école, ses poings s’écrasant contre un mur, les mâchoires serrées, des larmes coulant à flot contre ses joues. C’était la journée où tout basculait, où il lâchait prise, tout simplement, et laissait sortir tout ce qu’il pouvait de la manière la plus violente qui était arrivée jusqu’à lui. Le besoin d’extérioriser. Et tout ce qu’on lui avait appris depuis qu’il était tout petit, c’était que quand le père avait les yeux plein de rage, il cognait encore et encore son fils, jusqu’à être complètement épuisé et avoir mal partout. Alors, il s’arrêtait. Le fils pleurait au début, mais, lui était calmé. Le fils, cette fois, avait blessé des amis, mais avait cogné un mur en brique, dans un recoin du toit. Les briques d’une tour, ça ne casse pas comme ça. Un avantage, sinon il aurait probablement brisé le château avec l’énergie qu’il y mettait.

Le souffle court, l’esprit embrumé, il avait continué, laissant passer devant ses yeux toutes les images qui lui faisaient du mal, depuis les durs souvenirs de son enfance, aux bons moments passés avec sa sœur, puis aux images qu’il se faisait d’elle mourante, à son cousin étalé sur un lit, au fait qu’il n’ait que le droit de rester dans le couloir, et puis un certain nombre d’autres souvenirs douloureux, ou bien de journées qui lui manquaient. Bref, il se faisait du mal.

Ça n’était qu’après un moment, quand ses muscles commençaient à crier sérieusement leur douleur, que son cœur menaçait d’exploser dans sa poitrine, que ses poumons semblaient tirer comme si leurs parois menaçaient de se fendiller et que ses poings furent en sang et qu’il ne sentis plus en eux qu’une lancinante douleur diffuse, qu’il commença à ralentir. A ce moment seulement, il réalisa qu’il y avait des bruits derrière lui. Une présence probablement. Oui, il était ridicule, lui qui faisait toujours tout pour sembler être un mec heureux toujours prompt à la déconnade, était en gros pétage de câble, en train de se détruire sur un toit pour passer son trop plein de rage et de peur. Et qui que ce soit, cette personne risquait de flipper pas mal. Les poings tremblants encore de souffrance, de rage et de la douleur qui éveillait les nerfs à chaque battement de cœur, le jeune homme se retourna, remarquant à peine les marques de sang sur le mur contre qui il venait de se battre pendant un bon moment. Il en avait même oublié que ses yeux étaient humides et que quelques sillons brillants étaient toujours présents sur sa peau.

La lumière de la lune et des étoiles suffisaient largement pour voir à travers la nuit, et c’était ainsi qu’il s’était retrouvé face à Tallulah. Tallulah qu’il avait laissé en plan un peu plus tôt dans la journée, qui l’avait appelé et haïs. Et dont les propres yeux étaient gonflés par des larmes récentes. Etonné, et se sentant profondément débile et pourtant trop mal pour arriver à changer les choses, le jeune homme avait entre-ouvert les lèvres avant de les refermer, incapable de trouver quoi que ce soit à dire pour elle, ou pour justifier ses actes à lui. Et puis, je ne sais pas vous, mais souvent, quand les gens craquent, le fait d’entendre leur voix brisée n’aide en rien à cacher les larmes qui ne demandent qu’à sortir. Et puisqu’il ne voulaient pas les laisser partir à nouveau, il avait simplement espérer qu’elle dise quelque chose, ou, mieux, qu’elle oublie tout et fasse demi tour. Qu’elle ne l’ait jamais vue comme ça. Qu’il ne l’ait jamais fait pleurer non plus, si ses larmes provenaient bien de ses débordements.
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MessageSujet: Re: This mean war.. - Tallulah   Ven 20 Juil 2012 - 16:46



this mean war


J’ai été stupide de croire que je pouvais avoir tout ce que je voulais en un simple claquement de doigts. Rien ne se passe ainsi dans la réalité, même si tout le monde le souhaite. Ce n’est pas nous, pauvres mortels, qui régissons notre vie, même si nous avons un énorme contrôle sur elle. Je n’ai jamais cru en la fatalité ou encore à un probable Dieu. Je préfère croire ce que je vois, même si ce n’est pas toujours très logique aux premiers abords. Je veux dire, je me souviens toujours de ma réaction au moment où la lettre est arrivée chez moi. J’ai eu beaucoup de mal à le croire mais j’ai fini par m’y faire car je ne pouvais pas trouver d’explications rationnelles à toutes ces choses qui se produisaient autour de moi. Bien sûr, j’aurais pu tout nier, je n’étais pas particulièrement friande de magie et de tout ça à l’époque, j’étais très terre-à-terre. Pourtant, en voyant le Chemin de Traverse et en arrivant à Poudlard, j’ai senti quelque chose au creux de mon ventre, comme si une présence invisible se tortillait en moi pour mieux percevoir toutes ces merveilles qui m’entouraient, et c’est là que j’ai compris que j’étais à ma place, parmis les miens. Bien sûr, ce tableau idyllique n’a pas duré longtemps, puisque les Supérieurs ont fini par arriver au château et tout s’est dissipé comme une nuée de cendres.

Même si j’aime toujours autant la Magie - elle fait partie intégrante de moi et coule dans mes veines quoiqu’il en soit - je ne considère plus Poudlard comme un foyer, comme un refuge. Pour moi, Poudlard constituait un endroit où je pouvais m’évader et oublier la perte de ma mère. J’ai toujours été proche de mon père, mais après la découverte de mes pouvoirs, nous nous sommes éloignés, pas qu’il haïssait qui je suis non, il est très fier de moi - c’est juste qu’étant la seule sorcière dans la famille, je n’avais personne vers qui me tourner pour parler de tout cela. J’étais toute seule, incroyablement seule. Elwynn et moi n’avons jamais été proches et même si c’est une sorcière de sang-mêlé, je n’ai jamais eu le courage de parler de ça avec elle. Je crois qu’on aurait fini par s’entretuer au bout de cinq minutes de toute manière. Il parait que les relations familiales chez les Sorciers sont beaucoup plus chaotiques que celles des Moldus, et même si c’est vrai, je me dis qu’aucune famille n’est parfaite, magique ou non.

Voilà pourquoi je trouvais un refuge ici, car tout le monde est pareil, on partage tous la même chose. Je peux parler Magie sans me sentir exclue ou incomprise, et j’avais l’impression d’avoir une véritable famille. Mais les Supérieurs sont parvenus à me prendre tout cela également et pour la première fois dans ma vie, j’ai l’impression de me retrouver de nouveau complètement seule. Cela me fait peur mais je ne peux pas laisser cette peur m’envahir car je sais que le chemin de la guérison sera très long.
Toutes ces histoires de Sang - bien qu’elles aient toujours existé - ont atteint leur paroxysme et je me sens rejetée de tous à cause de mes origines. Quoique je fasse ou quoique je dise, je ne ferai jamais partie de leur grâce. Je suis une abomination à leurs yeux, menaçant de souiller le monde magique. Comme si j’avais demandé à naître dans une famille moldue ou à devenir sorcière ! Je ne parviens pas à croire que le racisme existe aussi chez les Sorciers et que cela parvienne à tant les séparer et les détruire. Nous sommes tous égaux, non ? Malgré nos différences, nous partageons les mêmes critères. L’homme n’est jamais satisfait de ce qu’il a, il veut toujours plus. Et si les Sang-Purs et leurs idéologies parviennent un jour à aboutir, alors j’ignore ce qu’il adviendra du Monde, mais je sais que les Moldus ne vivront plus jamais en paix.

Tout ça pour dire que, comme chaque être humain, je suis une éternelle insatisfaite et croire que tout pouvait m’être servie sur un plateau d’argent comme je le souhaitais a été la plus grosse connerie de toute ma vie. Je ne peux pas me vanter de coucher avec n’importe qui juste parce que ça m’amuse, oui ça m’amuse mais il y a autre chose derrière. Le refus, l’abandon, c’est ce qui constitue une grande partie de ce que je suis et je ne peux pas le nier. Alors, je fais mon intéressante et joue à la grande fille extravertie et un peu fofolle sur les bords. Tout pour qu’on s’intéresse à moi et qu’on ne m’oublie pas dans un coin. Je hais la solitude et la perspective de me retrouver un jour abandonnée de tous me donne des hauts-le-coeur. Je sais que ce n’est pas avec un comportement comme le mien que je vais m’attirer les faveurs des gens, mais j’ai tellement peur qu’en cessant mon numéro, tous se rendent compte que je ne suis pas bien digne d’intérêt et qu’ils feraient mieux de se désintéresser de moi.

Voilà pourquoi j’ai pêté un câble, car je sens le monde entier se dérober sous mes pieds et il n’y a rien que je puisse faire pour empêcher ça. Tôt ou tard, je vais tomber dans un précipice et personne ne sera là pour venir me chercher, hormis Kezabel. C’est sans doute l’une des seules amies qu’il me reste à ce jour, et je sais que son amitié est sincère. La mienne l’est également et je ferais tout pour elle. Je n’aurais jamais cru être capable de m’attacher à une personne ainsi, même si ce n’est qu’au niveau de l’amitié, pour moi c’est déjà un grand pas. Il y aussi Caem, mais je le vois moins souvent que Kezabel, il est occupée avec sa Gryffondor ces derniers temps.

Voilà comment je suis montée en direction des toits, sans grande conviction de trouver quoique ce soit pouvant me remonter le moral là-haut. J'espère seulement être au calme et pouvoir réfléchir aux récents événement et au comportement d'Alec. Oui, je lui en veux toujours d'avoir été un menteur et un lâche, et je m'en veux à moi d'avoir été aussi stupide ! Nous sommes tous les deux fautifs mais bien trop fiers pour avouer que nous avons eu tort tous les deux. J'ai eu tort de croire que ça pouvait marcher. Je veux dire une amitié basé avant tout sur l'acte sexuel, ça finit forcément par partir en vrille. J'imagine qu'on va pas tout reconstruire en un claquement de doigts, mais un jour on y parviendra peut-être. De toute manière, j'ai l'esprit tellement embrumée par la colère et le chagrin qu'il m'est impossible de penser correctement.

Je ne m'attendais pas à tomber sur quelqu'un - qui à part moi serait assez suicidaire pour s'aventurer sur les toits ? - mais à la vue de cette personne, mon corps se fige et je menace d'exploser. Que faisait-il là ? Fallait-il que je suis maudite à ce point là pour tomber nez à nez avec Alec alors que nous venions tous les deux de nous quitter dans des conditions des plus chaotiques ? Pourquoi avait-il fallu qu'il monte là-haut lui aussi alors que Poudlard regorgeait d'endroits où se cacher ? Je veux dire, c'est pas les pièces qui manquent quoi merde !

Je fulmine de rage et cela s'entend. Je suis incapable de rester tranquille, même si je n'ai pas bougé d'un poil depuis que mon regard est tombé sur Alec. J'hésite un instant à redescendre et à me trouver un autre pour laisser aller ma colère, mais je me retiens. Quelque chose dans le visage d'Alec me dit de rester, alors que je meurs d'envie de lui foutre une baffe et de déguerpir de cet endroit où la tension doit se sentir à dix milles lieux aux environs ! Je ne serais même pas étonné qu'un élève passant par là lève les yeux pour apercevoir deux silhouettes en train de s'entretuer. Mais quand j'y réfléchis, je me dis que ça vaut mieux pas, si on veut pas se coltiner les Supérieurs sur le dos. Et moi et Alec, malgré son son sang pur, risquons tous les deux d'y passer ! Enfin, moi, plus que lui s'entend.

Alec a les yeux bouffis et je devine qu'il a pleuré. Ses mains sont pleines de sang et en regardant le mur en face, je constate qu'il est tâché de sang lui aussi. Peu importe ce qu'il passait par la tête d'Alec à ce moment là, je ne peux m'empêcher de ressentir de la pitié pour ce mur qui n'avait pas demandé à se faire marteler de la sorte. Alec tenta de dire quelque chose mais ses lèvres se refermèrent sans qu'aucun mot ne filtrent au travers. Je sais que cela ne servirait à rien de toute manière. Nous nous fixons ainsi pendant quelques secondes avant qu'Alec craque et que de nouvelles larmes coulent sur ses joues. Et tout d'un coup, je me sens mal, mal de le voir dans un état pareil. Je l'avais toujours imaginé au-delà de ça. Comme quoi il ne faut jamais se fier aux apparences. J'aurais du lui demander ce qu'il se passait, mais je fait la première chose qui me passe par la tête, sans penser aux conséquences ou au pourquoi du comment. Je m'approche de lui et le gifle, avant d'aller m'asseoir dans un coin, toujours incapable de tourner la page quant à l'incident provenus plus tôt. Oui, c'est puéril un comportement pareil, mais sur le coup je n'ai juste pas su quoi faire. Je regarde le ciel et les étoiles en repensant à ma mère et à mon père et en songeant à quel point il me manque. Mais un bruit m'interpelle et je constate qu'Alec n'en a pas fini avec son pétage de câble. Il fulmine de rage lui aussi, et je sens que je vais passer un mauvais quart d'heure. Qu'à cela ne tienne ! J'en ai marre de tout me prendre dans la gueule alors que j'ai rien fait pour mériter ça !

" Tu m'emmerdes Alec, tu l'sais ça ? "

On a l'air de deux idiots là, à péter un câble. C'est à celui qui hurlera le plus fort. Et je sais que je ne gagnerais pas. Au fond de moi, une petite voix me dit qu'Alec a ses raisons d'agir comme ça. Mais je reste sourde à tout cela et continue de m'insurger d'avoir été abandonnée sans ménagement dans une bibliothèque. Une bibliothèque ! Non mais sérieusement, où va le monde je vous le demande !

" Et je peux savoir pourquoi tu fulmines de rage comme ça, au juste ? C'est pas toi qui viens de te faire lâcher comme une misérable paire de chaussettes que je sache ! "

Non mais pour qui il se prend d'abord celui là ?! ><


Dernière édition par Tallulah K. Hendricks le Mer 8 Aoû 2012 - 23:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: This mean war.. - Tallulah   Mar 24 Juil 2012 - 12:29

J’ai été stupide de croire que je pouvais avoir tout ce que je voulais en un simple claquement de doigts. Rien ne se passe ainsi dans la réalité, même si tout le monde le souhaite.
J’ai été stupide de penser qu’un jour, tout changerait parce que j’avais réussi à fuir et parce que personne n’était au courant des tourments, du bourdonnement incessant qui bouillonne et brûle autour de moi. J’aurais dû savoir que rien ne changerait, que je n’étais pas quelqu’un fait pour avoir la vie facile, juste pour faire semblant de l’avoir. Et pourtant, il y a tant de personnes pour qui ça semble simple. Pourquoi pas nous ? Pourquoi nous sommes toujours embarqués dans des tempêtes que nous ne contrôlons pas et qui nous crament les tripes ? Qui nous harcelles, nous tue, nous torturent pour finir par nous avoir. Parce que c’est toujours le cas. Parce que comme des cons, on se montre forts, souriants et indestructibles. On se comporte comme si rien, jamais, ne pouvait nous atteindre, comme si on était en dehors de tous les maux de ce monde. Mais c’est tellement faux que ça fini par sonner comme la réalité. Alors on fini y croit. Parce que les humains sont comme ça, ils croient en ce dont ils ont trop envie pour l’espérer et en ce dont ils ont peur. Et ils se font avoir comme des merdes, encore et encore, parce que le destin n’est jamais clément, que la vie est une garce et qu’il n’y a d’aide à espérer de nulle part.

Les opposés s’attirent : Aileen et Logan. Et elle était manifestement plus indiquée que lui pour s’inquiéter de la santé du plus vieux des Rivers ici.

Qui se ressemble, s’assemble.

Ça pourrait être beau toutes ces conneries. Mais personne n’a précisé dans leurs dictons populaires à deux balles qu’opposés ou pareille au même, ils se détruisent tout. Rien de plus. Fin de l’histoire.


Oui, il pensait aussi à celles qu’il avait pu blesser aujourd’hui, et notamment Tallulah puisqu’elle avait été la dernière en liste. Mais Sovahnn et Jayden avaient salement morflées elles aussi. Tout simplement parce qu’il n’était pas capable de gérer seul ce qu’il lui arrivait mais qu’il n’était pas capable de faire appel aux autres. Alors il était probable qu’une partie de lui cherche à les avertir, et qu’une autre ne fasse que vouloir les blesser pour les punir de ne pas être capables de voir ce qui crève les yeux. Mais à force de jouer plusieurs jeux et de cacher toujours la vérité, il ne pouvait pas espérer que les autres s’aperçoivent de quoi que ce soit. Il n’était pas capable d’expliquer, et quand il parlait de sa famille ou autre, il avait toujours baratiné. Deva nt Tallulah et Sovahnn aussi d’ailleurs. Pas Jayden. Chose étrange tient. Mais aux deux autres, il leur avait dit qu’il passait de belles vacances dans les tropiques ou autre, qu’il avait bien évidemment eu tout ce qu’il voulait depuis toujours. Et tout le monde avait compris que son attitude de type qui exige tout et tout de suite venait de là. Faux. Archi faux. Ça venait du parfait opposé, du fait qu’il s’était construit seul. Seul, mais mal. Et qu’il avait décidé à présent qu’il aurait tout, parce qu’il en avait été privé jusque là, et que ça le faisait simplement chier. Que son attitude de grand seigneur un poil déconneur, c’était surtout une vengeance sur la vie qu’il n’avait pas eu. Et Logan avait strictement la même. A deux, ils faisaient bien la paire et entretenaient parfaitement le mythe. Mais avec leurs conneries, ils s’étaient fermés aux autres, et surtout à ceux qui auraient peut être pu aider dans les coups durs.

Il aurait fallu qu’il voie Jillian en fait. Mais elle n’était pas dans les environs et ça n’était pas son genre d’aller chercher de l’aide. Alors il pétait son câble seul, comme un abrutis, à cogner un mur qui ne lui avait jamais rien fait, à se briser les phalanges, à exploser ses tissus pour peu que la douleur extérieure prenne le pas sur l’intérieure. Mais c’était en plein milieu de cette rage non contenue que Tallulah avait débarquée, en sale état elle aussi. D’où elle sortait au juste ?

Et dans tous les cas, pourquoi c’était ici qu’elle avait décidé de débarquer hein ?

Il y avait des tas d’endroits ici pour se défouler et s’énerver contre un ami qui décidait de jouer à la roulette russe avec ses proches. Et pour l’instant, il avait tiré sur tout le monde, et s’était sublimement débarrassé des quelques personnes qui comptaient à ses yeux, en les blessant les unes après les autres. Les unes. Pas les uns. Il avait manifestement des soucis avec les mecs. Il avait des connaissances bien sûr. Mais plus des cons qu’il tenait de part son charisme. Ils étaient utiles, mais c’était tout, et il ne les appréciait pas particulièrement. Exactement comme ce que faisait son cousin au même âge. Sauf que lui avait la même relation avec les femmes. Ok, lui, couchait avec toutes ses amies, ou au moins l’avait fait une fois, ce qui ne devait pas être particulièrement sain. Enfin, jusque là, ça avait semblé aller plutôt bien étant donné que chacun et chacune était capable de faire la part des choses. Mais puisqu’il venait de tout faire exploser, il allait devoir soit se mettre au régime sec, soit compter sur les non amies. Sauf que là, tout de suite, il s’en foutait pas mal. C’était justement le côté autre que le sexe qui lui manquait, même s’il ne l’avait perdu que depuis peu, et ce en blessant sur le sujet plus déshabillé. Paradoxe paradoxe.

Gifle.

Tallulah ou comment ramener sur terre un crétin en pleine violente mélancolie.

Ça, on ne le lui avait jamais fait. Enfin, d’un autre côté, c’était la première fois que quelqu’un, mis à part sa sœur, le voyait verser quelques larmes. Et la dernière fois, il devait avoir cinq ans. Comme quoi, ça n’était pas exactement la manière dont il voyait la scène, mais quelque part, il préférait ça comme ça. Pourtant, il n’avait pas particulièrement réagit. La claque avait calmé son gros coup de blues mais pas sa rage. Alors, contrairement à ce qu’il avait fait à Sovahnn, il avait préféré rester immobile, se contenant puisque, sinon, ça allait finir sur la jeune femme et il n’en avait aucune envie. Et puis, là, pour le coup, il la méritait parfaitement cette claque. Mais bon, je sais pas vous, mais personnellement, ça me calme rarement ce genre de chose. Nerveusement en tout cas.

La jeune femme était allée se poser alors que lui ne la suivait même pas du regard. Il était resté un instant ainsi, à regarder le ciel, écoutant son cœur affolé qui hurlait à la violence et au scandale depuis maintenant plusieurs heures. Un instant, il avait fait demi tour, se retournant vers l’entrée qu’il avait gratifié d’un coup au passage, mais, la jeune femme avait pris la parole, alors, il s’était immobilisé.

" Tu m'emmerdes Alec, tu l'sais ça ? "

Il avait voulu répondre, mais n’avait pas desserré les dents. En temps normal, il aurait probablement trouvé une excellente réplique qui l’aurait fait rire, mais là, rien ne venait. Mais il n’était pas parti, et ça, c’était déjà pas mal au vu de son état. Après tout, il l’avait déjà prouvé, s’il était doué pour foncer tête baissée dans les emmerdes, il était aussi super doué pour fuir. Mais là, quelque chose le retenait. Peut être la fatigue, le raz le bol de n’avoir fait que fuir les autres après les avoir blessés, et ce, toute la journée, peut être la détresse de Tallulah, peut être la rage qui ne demandait qu’à être expliquée finalement. Et peut être parce qu’elle l’avait cogné et que ça aussi, ça le faisait chier. Surtout que ça n’était pas son genre de ne pas réagir. Nan, son genre, c’était de se marrer. Mais bon, on ne peut pas faire semblant d’être jovial quand on nous a grillé en pleine crise existentielle sur un mur plein de sang.

" Et je peux savoir pourquoi tu fulmines de rage comme ça, au juste ? C'est pas toi qui viens de te faire lâcher comme une misérable paire de chaussettes que je sache ! "

Cette fois-ci, le jeune homme s’était retourné, et, contre toute attente, le sourire aux lèvres. Oui, je sais que je viens de dire que ça n’était pas exactement le moment propice pour qu’il se marre et qu’il n’avait pas vraiment la tête à ça, et, pourtant, c’était bien un rire qui était né entre ses lèvres jusque là parfaitement closes. Un rire nerveux qui sortait de nulle part mais qui était principalement motivé par la situation absolument étrange dans laquelle il était, et, surtout, par l’expression qu’avait utilisé la jeune femme. Comme une vieille chaussette. Le truc qui n’a absolument pas sa place ici et qui sonne tellement incongru que ça avait fini par dérider le Serpentard. D’accord, ça n’était pas un rire amusé, mais plutôt nerveux, mais, déjà, il faisait quelque chose plutôt que se barrer et recommencer autre part. Il énerverait peut être encore plus la jeune femme à se marrer comme ça, mais bon, c’était fait. Et, quand il se fut calmé, il s’était avancé pour s’assoir à côté d’elle, conscient qu’il n’en avait pas forcément le droit et qu’il s’en prendrait peut être une autre. Mais elle avait posé la question, et pour la première fois de sa vie, il avait décidé de s’expliquer et d’avouer ce qui le changeait ainsi depuis quelques temps.

« Tu veux savoir ce qui me fous dans cet état ? Ce qui déconne depuis un moment et qui fait que j’me comporte en parfait salaud ? »

Il était loin de s’être calmé, de n’être plus bouillant de rage et d’un désespoir qui ne lui ressemblait pas, mais, au moins, il s’était décidé à s’expliquer. Et tant pis si ça bousillait sa réputation et qu’il passait pour ce qu’il haïssait : un gamin ayant besoin d’aide, un pleurnichard qui s’attardait sur tout ce qui déconnait.

« Ce qui déconne, c’est que ma sœur est malade, vraiment très malade, que j’suis comme un con coincé ici et que j’peux rien faire, que j’arrive à rien. J’suis absolument incapable de l’aider alors qu’elle a toujours été là. Enfin, nan, mais elle l’était quand j’étais petit. Avant de craquer et de m’abandonner aux mains de ma famille de barges. Parce que, nan, les Rivers sont pas comme Logan et moi cherchons à le faire croire. C’est tous des connards de tarés de merde. Ni lui ni moi n’avons eu une super enfance, on s’est fait cognés jusqu’à ce qu’on quitte le domicile familial chacun de notre côté, et c’est pareil pour ma sœur. J’ai jamais eu qu’elle dans cette famille de barge, elle et ses grands sourires, sa joie de vivre à la con un peu naïve. Et ce qui me fout en rage, c’est que j’suis jaloux de toutes ses belles familles où tout se passe toujours bien, où les frères envoient des lettres pour encourager les petites sœurs et où tout le monde s’inquiète pour les autres. D’ailleurs, ce qui me rend comme ça, c’est justement ça, c’est que j’suis un petit frère complètement mort de trouille pour quelqu’un que j’aime et que c’est pas quelque chose dont j’ai l’habitude et j’sais pas comment gérer ça. Et Logan s’est retrouvé à l’article de la mort, qu’il vient de se réveiller et que j’ai toujours pas eu le droit de le voir, parce que manifestement, j’passe en dernier. Comme d’hab’ tu me diras. Et ça commence à me faire chier d’avoir à me battre toujours pour chaque pas que j’ai à faire dans cette putain de vie. Pourquoi c’est toujours plus simple pour les autres et pas pour nous ? Enfin, pour ceux pour qui c’est vraiment simple, pas ceux qui le cachent simplement. Et ce qui m’améliore pas, c’est que j’suis pas capable de gérer les choses et d’agir normalement, nan, moi je blesse les quelques personnes que j’apprécie le plus ici, comme si ça pouvait arranger quoi que ce soit.

Alors que pourtant, j’avais vraiment aucune envie de vous faire ça. »


D'un bloc.

Il avait dit tout ça sans la regarder. Ça aurait été trop, mais, bizarrement, c’était sorti. Pas tout, bien sûr, mais une partie déjà. Les poings serrés, le regard tourné vers la surface calme et brillante du lac qui scintillait doucement sous la lune sertie de quelques nuages effilés, il attendait simplement sa réaction.
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MessageSujet: Re: This mean war.. - Tallulah   Dim 19 Aoû 2012 - 1:26



this mean war


Au fond, ce n'est pas comme ça qu'est sensée se terminer toute relation ? En bagarre, en cris et en pleurs ? Les relations, amoureuses, familiales ou amicales, ne durent jamais éternellement. Elles s'effritent et finissent par tomber en milles morceaux avec le temps. On peut toujours tenter de recoller les morceaux, mais le mal est fait et le moindre tremblement fait tout s'écrouler une fois de plus. Bien sûr, il y a les relations où rien ne s'effondre jamais, mais les fissures finissent toujours par apparaître à un moment ou à un autre, il n'y a juste aucun incident majeur pour provoquer la chute et tenter de reconstruire. Et j'en ai marre d'avoir à toujours tout devoir reconstruire. D'abord, la disparition de ma mère. Un mur avec un énorme trou à l'intérieur, et rien n'est assez gros pour pouvoir le reboucher. J'aurais tout essayé. La trahison d'Enzo, un mur qui ne reformera jamais, je crois même qu'il ne s'est jamais créé, les quelques briques de bases ne sont plus que poussières désormais. Puis Elwynn, dont les vestiges d'une relation passée quelconque sont bien trop enfouis pour que quelqu'un puisse un jour essayer de les reformer. Quant à Alec, je sens déjà les fissures s'intensifier et je déteste ça ! Il me reste encore des amis et une famille où aucune fissure n'est à déplorer. Mais je crains, qu'avec le temps, tout ne devienne que poussière autour de moi. Et seule, je ne paie pas cher de mon mental. Je deviendrais folle, à tous les coups. La solitude n'est jamais bonne pour personne. Alors, je vais tenter de m'accrocher à ce qu'il me reste, même si ce n'est qu'un bout de mur infime. Il deviendra mon arche de Noé quand tout autour de moi ne sera plus qu'un amas immense de ruines et de cendres, noyé sous tonne de regrets et de remords. Quand on a plus rien à espérer, on a plus rien à craindre...

J'ai l'air de déprimer là et je le suis bel et bien. Oui, Tallulah Kateryna Hendricks déprime. Et alors ? J'ai pas l'air comme ça mais je suis un être-humain comme tout le monde, et épargnez-moi les sarcasmes, c'est la vérité. Non je ne suis pas un monstre sans coeur qui ne pense qu'à s'amuser et à sécher les cours, même si ça aussi c'est pas tout à fait faux. Le seul truc, c'est que parfois j'aimerais parfois ne pas être humaine, et ne pas ressentir toutes ces émotions qui me bouffent de l'intérieur. Toutes ces émotions ne font rien d'autre que nous retenir en arrière et nous empêcher d'avancer. J'ignore si ne rien ressentir vaut mieux, mais être submergée de toutes parts par un tas de sentiments qui vous rendent malade n'est certainement pas l'une des meilleures choses. C'est comme si votre propre corps se retournait contre lui-même. Loin de vouloir être une coquille vide dépourvue d'âme, j'aimerais parfois avoir l'occasion de renier ces sentiments pour ne plus avoir à souffrir. Mais là encore, nos sentiments nous différencient de tant d'autres créatures, et c'est ce qui nous permet d'être qui nous sommes. Et par la barbe de Merlin ! Faut vraiment que j'arrête de me triturer le cerveau avec tout ça, ça me monte vraiment au cerveau et voilà que je vire dans le philosophie maintenant !

Et merde Alec ! Fallait vraiment que tu me mettes la tête à l'envers avec toutes tes conneries là ? Sérieusement, j'arrive plus à penser correctement maintenant, et Merlin sait que c'est très mauvais ces choses là. Si j'étais certaine que ça en valait la peine, je crois que je t'aurais jeté un sort sur le champ. Mais on est déjà assez remontés l'un contre l'autre comme ça, pas la peine d'en rajouter, et bien que je meurs d'envie de te lancer tous les sorts que je connaisse, je sais très bien que cela ne servirait à rien. Au lieu d'être un abruti trop fier pour admettre que quelque chose allait pas t'aurais pas pu attendre de péter ton câble après m'avoir sauté dessus comme je sais pas quoi ? Ou pas me faire croire des choses alors que tu savais très bien que ça allait terminer comme ça ? Je sais pas, un minimum de bon sens merde ! Même moi je fais pas ça, et pourtant je suis pas la mieux placée pour donner des sermons. Oui j'ai ma fierté et alors ?! Y'en a marre que tout le monde me laisse en plan comme ça sans donner des raisons ! Je suis pas un objet dont on finit par se lasser nom d'une chouette ! Le prochain qui fait ça aura pas autant de chance, il obtiendra ce qu'il mérite avant même d'avoir pu tenter quoique ce soit ! Qu'on soit bien clair: on ne se sert pas des femmes comme de vulgaires chiffons, elles pourraient bien vous le rendre, et pas très gentiment !

Et si t'as tant de fierté que ça, arrête de chialer comme un gosse ! Ca te rend encore plus pathétique que t'en as l'air, et non je me calmerai pas avant... avant un bon moment. Je hais les démonstrations d'émotions que ce soit du pur bonheur ou une colère mélancolique. Ca me donne des frissons plus qu'autre chose et j'ai envie de fuir la scène aussi vite que possible. Sauf que là, et même si je dois me faire violence, je reste. Hors de question de partir sans avoir eu la réponse à la question qui me brûle les lèvres depuis que cet abruti m'a laissé en plan: quelle mouche t'as piqué au juste Alec ? Parce que là je dois avouer que je comprends plus rien du tout, et c'est pas faute d'avoir essayé.

" Tu m'emmerdes Alec, tu l'sais ça ? "

Et c'est peu de le dire ! Tu m'as cassé le moral pour le mois à venir et même si personne ne remarquera rien, je vais beaucoup moins apprécié les fêtes et les farces maintenant. Bien joué !

" Et je peux savoir pourquoi tu fulmines de rage comme ça, au juste ? C'est pas toi qui viens de te faire lâcher comme une misérable paire de chaussettes que je sache ! "

Tiens le voilà qui se marre ! Je peux savoir ce qui te fait rire comme ça au juste espèce de petit.... ! Arg mais qui m'énerve, je lui refoutrais bien une baffe mais je sens qu'une c'était déjà de trop. Pourquoi je me retiens je sais pas, mais crois-moi mon poing demande que ça, aller cogner ta sale gueule d'amour. Mais non, inspiration expiration, tu peux le faire Tallulah. Reste zen, tu devrais songer à entrer dans un club de yoga rien que pour calmer tes nerfs ça te ferait un bien fou ! Et à force de gifler les gens, on va très vite voir cela comme une signature. Tallulah ou la psychopathe qui frappe plus vite que son ombre ! Prenez garde les amis... Une bonne publicité ? Non pas vraiment.

« Tu veux savoir ce qui me fous dans cet état ? Ce qui déconne depuis un moment et qui fait que j’me comporte en parfait salaud ? »

Ouais bah justement je me pose la question depuis que tu m'as lâchement abandonné au milieu de tous ces bouquins à rendre marteau. Alors vas-y, je t'en prie explique-moi, je suis toute ouïe !


« Ce qui déconne, c’est que ma sœur est malade, vraiment très malade, que j’suis comme un con coincé ici et que j’peux rien faire, que j’arrive à rien. J’suis absolument incapable de l’aider alors qu’elle a toujours été là. Enfin, nan, mais elle l’était quand j’étais petit. Avant de craquer et de m’abandonner aux mains de ma famille de barges. Parce que, nan, les Rivers sont pas comme Logan et moi cherchons à le faire croire. C’est tous des connards de tarés de merde. Ni lui ni moi n’avons eu une super enfance, on s’est fait cognés jusqu’à ce qu’on quitte le domicile familial chacun de notre côté, et c’est pareil pour ma sœur. J’ai jamais eu qu’elle dans cette famille de barge, elle et ses grands sourires, sa joie de vivre à la con un peu naïve. Et ce qui me fout en rage, c’est que j’suis jaloux de toutes ses belles familles où tout se passe toujours bien, où les frères envoient des lettres pour encourager les petites sœurs et où tout le monde s’inquiète pour les autres. D’ailleurs, ce qui me rend comme ça, c’est justement ça, c’est que j’suis un petit frère complètement mort de trouille pour quelqu’un que j’aime et que c’est pas quelque chose dont j’ai l’habitude et j’sais pas comment gérer ça. Et Logan s’est retrouvé à l’article de la mort, qu’il vient de se réveiller et que j’ai toujours pas eu le droit de le voir, parce que manifestement, j’passe en dernier. Comme d’hab’ tu me diras. Et ça commence à me faire chier d’avoir à me battre toujours pour chaque pas que j’ai à faire dans cette putain de vie. Pourquoi c’est toujours plus simple pour les autres et pas pour nous ? Enfin, pour ceux pour qui c’est vraiment simple, pas ceux qui le cachent simplement. Et ce qui m’améliore pas, c’est que j’suis pas capable de gérer les choses et d’agir normalement, nan, moi je blesse les quelques personnes que j’apprécie le plus ici, comme si ça pouvait arranger quoi que ce soit.

Alors que pourtant, j’avais vraiment aucune envie de vous faire ça. »


Ok stop ! On rembobine là, j'ai pas tout capté d'une traite :*.*: ! C'est que tu parles vite nom d'un chien !

Après avoir désespérément tenté d'enlever ce regard d'ahuri de mon visage, j'ai bien du cligné des yeux au moins dix fois avant de pouvoir dire quoique ce soit, et encore, j'étais toujours sur le cul de ce que je venais d'entendre.

" Wah ! "

Essayer de dire quelque chose d'éloquent quand vous êtes en état de choc, vous allez voir que c'est pas si évident que ça !

" Ok, certes t'as eu une enfance pourrie et ça je dois l'admettre ! T'as vraiment pas de chance mais putain Alec t'as pas à passer tes nerfs sur les gens, je sais que ça fait énormément de bien pour l'avoir fait moi-même. Parce que plus tu fais ça, plus tu vas te retrouver avec des gens sur ton dos et plus tu vas péter ton câble parce que tu vas te retrouver seul, tes problèmes vont pas aller en s'arrangeant et en fin de compte tu vas finir par en tuer plus d'un dans ton sillage. Si ça pouvait être les Supérieurs, ça en arrangerait plus d'un, mais c'est pas le sujet ! Continue comme ça, et crois-moi, tout ça risque de devenir le cadet de tes soucis. Et n'ose pas me dire que je comprends pas ! Même si j'ai grandi dans une famille aimante je sais ce que sait que de voir un proche souffrir sans pouvoir rien faire ! Ca fait un putain de mal de chien, je le conçois. T'as envie de jouer à la bombe à retardement - me demande pas de t'expliquer ce qu'est une bombe ou je te mords - c'est ton choix, mais au bout du compte, en plus d'avoir blessé tout le monde, tu vas finir par te blesser toi-même si c'est pas déjà fait. Et maintenant tu peux me hurler dessus pour t'avoir giflé et t'avoir remis les pendules à l'heure, j'en ai strictement rien à faire ! Hurle un bon coup, et défoule-toi sur moi - c'pas comme si j'avais pas l'habitude de toute manière - ça te fera peut-être un peu de bien. Tout ce que je veux dire c'est que même si t'as envie de maudire la terre entière, ya certaines personnes qui n'ont rien à voir dans l'histoire et qui ont pas envie de se faire traiter comme de vulgaires objets ! T'es pas le seul à avoir des problèmes, même si les tiens sont pas à prendre à la légère je l'avoue. Agis pas comme un salaud sans cervelle et réfléchis ! "

Si ma voix était posée était calme et posée au début, elle a eu tendance à augmenter vers la fin, et je suis sûre que beaucoup de monde dans le château ont du m'entendre. Faut dire que j'ai pas la voix la plus douce non plus, on la reconnaitrait entre dix mille, ce qui est pas pratique du tout en cours !
Et voilà que je suis retombée dans le discours philosophique !!! ><

Et Alec, si t'es pas content c'est pareil ! J'aurais peut-être pas du dire la moitié des choses que j'ai dite mais c'est pas grave, ça fait du bien de les avoir dit. La vérité blesse comme on dit, non ?
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MessageSujet: Re: This mean war.. - Tallulah   Sam 1 Sep 2012 - 14:48

C’est comme ça que finissent les relations, comme ça qu’elles commencent parfois, comme ça qu’elles existent. A coup de grand coup dans la gueule, de déceptions, de cris, de pleurs, de fierté blessé, c’est comme ça que ça se passe toujours, comme ça que ça évolue. Et les gens se barrent, les gens vous oublient. Ils promettent tant, tous ces cons pourtant, depuis notre plus jeune âge, et sur le coup, ils le pensent probablement, ou peut être que c’est pour eux même qu’ils disent ça. ^peut être que c’est une manière de se rassurer, de dire que personne ne les abandonnera cette fois ci. Mais ça n’est qu’un incessant ballet de magnifiques mensonges. Et cons que nous sommes, on fini par y croire. Bordel, on le sait pourtant, on connait comment ça se passe, on sait qu’on finit tous blessés, que toutes les belles paroles ne sont qu’une façade, une passade même, certains d’entre nous trouvent simplement ça exaspérant, ces phrases dites trop souvent et si vite oubliées. Ces espèces de psaume répété le soir quand la nuit recouvre doucement nos plaies, quand elle emporte sans un bruit le monde, et qu’on se découvre de tendres faiblesses… Alors comme des abrutis, on fini par y croire et ce, même à force d’hurler qu’on ne veut plus entendre ces putains de connards de mots. Je t’aime plus que tout. Je serais toujours là pour toi. Je ne t’abandonnerais pas. Comme des prières psalmodiées trop souvent auxquelles la raison refuse de s’accrocher. Mais faibles que nous sommes, on fini par les entendre ces conneries, et l’espoir mesquin s’insinue doucement, saloperie de vipère qui ne manque pas de nous mordre dès qu’elle le peut. Putain, on le sait pourtant, et à chaque fois on se répète qu’on le savait, qu’on est con bordel, qu’on s’en veut, qu’on n’aurait pas dû tomber dans le panneau. Ça vaut pour tout, pour tous, pour la nuit des temps. Et seuls comme des abrutis, on se retrouve à ruminer notre peine, vicieuse, violente, déchirante, celle de l’abandon qui ne s’efface, et signe sur nos âmes un nouveau sillon qui ne sera jamais comblé que par un nouvel espoir sordide.

Qu’on est cons.

Et tout cela mêlé, on fuit, à toute jambe à chaque fois que quelqu’un s’approche trop près. Parce que c’est de ça dont on a peur. Parce que notre fierté nous dit qu’on est trop bien pour ça, qu’on en a marre de se prendre le panneau en pleine gueule à longueur de temps, qu’une fois ça va, deux déjà, tu vas commencer à aller te faire enfourné chez les Grecs parce que là tu m’fais chier. Et parce qu’à trois, on n’a même pas envie de mettre le pied dans ce bourbier. Parce qu’il faudrait être vraiment con pour se faire mal comme ça à chaque fois, pour se faire avoir toujours de la même manière. Et puis merde, quitte à toujours voir tout le monde s’éloigner, autant arrêter de leurs courir après. Autant les devancer, autant partir dans l’autre sens. Bataillez vous, vous qui savez comment faire avec les relations humaines, vous qui savez faire marcher un couple, vous pour qui les mots « je t’aime » ne vous écorchent pas à chaque fois qu’ils cherchent à passer. Restez dans votre connard de mode où tout est beau, ou tout marche bien, restez dans vos belles photos de familles drapées de sourires si falsifiés qu’ils m’en donnent la nausée. Et laissez ceux que la raison freine à longueur de journée dans leur univers à eux, bardé d’amertume. Oui, nous sommes blessés, oui, nous avons peur de nous attacher et de tout perdre. Ouais, on n’a pas envie de se voir laissé pour mort sur le côté de la route, ouais, on est comme ça, on n’ouvre pas de portes, on se barre, on vous fait pas confiance. On a trop vu ça je pense, on en a trop chié pour vous laisser une place dans nos vie. Elles nous appartiennent merde ! De quel droit vous les changez, vous les transformés pour y prendre la plus grande place que vous pouvez, jusqu’à ce que, nous, disparaissions, et de quel droit putain, vous vous barrez après ça ? En embarquant tout ça ? Toute cette vie que vous nous avez prit, ne nous laissant qu’un connard de cœur battant et blessé et nos poings pour vous haïr ? Ouais, on se construits seuls, ouais, on n’accepte plus les compromis, on n’accepte pas les déceptions, on n’attends rien, parce que vous ne nous donnerez pas, nan, ce que vous ferez, c’est juste nous agiter sous le nez ce que l’on veut sans vouloir l’avouer, juste avant de l’embarquer pour le refiler à quelqu’un d’autre, en nous laissant comme de pauvres cons aigris.

La confiance ? Mais laquelle ? Vous ne la méritez pas ! Hommes, femmes, parents, familles, amis, mais allez vous faire foutre, comme ça au moins, nous le choisissons nous même. Autant le faire nous-mêmes, comme ça au moins, on se respecte pour ne pas s’être fait enflés jusqu’au cou. Et, oui, on est amères, on ne vous laisse pas de place, courrez mes amis, courrez, c’est vous qui allez trébucher. Je vous laisse ça, moi j’en ai assez, je connais la chanson.

Oui, Alec est rude, acerbe et écœuré, et moi aussi. C’est un tord qui éloigne de nous les gens que nous aimons et qui nous font partir quand d’autres seraient restés pour aimer. Chacun a ses blessures, mais parfois, il est dur d’en faire abstraction, de les oublier pour laisser une chance aux autres, et surtout, il est plus aisé de s’enfuir plutôt que d’écouter et de prendre en compte ce que l’autre a à dire. On cherche à ce qu’on nous voit forts, incapable de flancher. Cognez, vous n’avez pas la moindre espèce d’importance. Mais bordel ce qu’on est faibles, de vrais nourrissons blessés au sang par notre passé. Paradoxal hein ? Et qu’est-ce que ça sera dans dix ans ?

Alors contre toute attente, Alec n’avait pas répliqué à la gifle magistrale qu’il s’était pris, et n’avait pas hurlé, ni cogné, ni quoi que ce soit. Non, il s’était expliqué, lui, Alec Rivers, épuisé, brisé, détruit d’angoisse, avait parlé. Comme ça, il avait balancé ce que peu de personnes savaient, ce que Mack avait dû découvrir par elle-même. Bien sûr, il n’avait pas abordé tous les sujets qui pouvaient le blesser, ça aurait été trop pour lui, mais tout ce qui était sortis ce soir là relevait largement de l’exploit pour quelqu’un portant le nom, sujet à controverses, de Rivers.

" Wah ! "

Voilà, il lui avait claqué tout ça dans la tronche, et elle lui offrait à présent une magnifique tronche d’abrutis qui a du mal à assimiler tout ce qu’elle vient d’entendre. Et, lui, il avait du mal à s’imaginer qu’il venait de balancer tout ça à voix haute et qu’il n’effacerait pas sa mémoire, parce que ça n’était pas un procédé qu’il appréciait. Et puis, après tout, il avait fait un choix – sur un coup de tête, certes – et on lui avait appris à les assumer. Ce qui, d’ailleurs était une leçon que son père regrettait amèrement. Mais bon, passons. La jeune femme avait donc finalement trouvé quoi lui répondre, ou plutôt quel monologue lui rendre.

" Ok, certes t'as eu une enfance pourrie et ça je dois l'admettre ! T'as vraiment pas de chance mais putain Alec t'as pas à passer tes nerfs sur les gens, je sais que ça fait énormément de bien pour l'avoir fait moi-même. Parce que plus tu fais ça, plus tu vas te retrouver avec des gens sur ton dos et plus tu vas péter ton câble parce que tu vas te retrouver seul, tes problèmes vont pas aller en s'arrangeant et en fin de compte tu vas finir par en tuer plus d'un dans ton sillage. Si ça pouvait être les Supérieurs, ça en arrangerait plus d'un, mais c'est pas le sujet ! Continue comme ça, et crois-moi, tout ça risque de devenir le cadet de tes soucis. Et n'ose pas me dire que je comprends pas ! Même si j'ai grandi dans une famille aimante je sais ce que sait que de voir un proche souffrir sans pouvoir rien faire ! Ca fait un putain de mal de chien, je le conçois. T'as envie de jouer à la bombe à retardement - me demande pas de t'expliquer ce qu'est une bombe ou je te mords - c'est ton choix, mais au bout du compte, en plus d'avoir blessé tout le monde, tu vas finir par te blesser toi-même si c'est pas déjà fait. Et maintenant tu peux me hurler dessus pour t'avoir giflé et t'avoir remis les pendules à l'heure, j'en ai strictement rien à faire ! Hurle un bon coup, et défoule-toi sur moi - c'pas comme si j'avais pas l'habitude de toute manière - ça te fera peut-être un peu de bien. Tout ce que je veux dire c'est que même si t'as envie de maudire la terre entière, ya certaines personnes qui n'ont rien à voir dans l'histoire et qui ont pas envie de se faire traiter comme de vulgaires objets ! T'es pas le seul à avoir des problèmes, même si les tiens sont pas à prendre à la légère je l'avoue. Agis pas comme un salaud sans cervelle et réfléchis ! "

Ça, c’est limite de la provocation pour se faire gueuler dessus. Et, il savait ce qu’était une bombe, il avait passé un certain temps dans le monde moldu pour faire chier ses parents à la base, et pour finalement se forger une vision du monde un peu différente de celle de sa famille et voir les choses par ses propres yeux, pas par ceux d’un connard impatient et incapable de laisser ne serais-ce que la chance aux autres de s’expliquer ou même juste de les connaitre. Sans bouger, le jeune homme était resté un bon moment à la fixer, probablement en équilibre parfait entre toutes les manières qu’il avait de réagir, probablement en lutant contre la violence qui battait dans ses veines en lui hurlant de la laisser sortir. Probablement en refus parfait de voir quelqu’un lui opposer une manière d’être pour lui dire de laisser tomber celle qu’il arborait actuellement. Parce qu’Alec Rivers n’a jamais vraiment apprécié les conseils et ceux-ci ont plutôt tendance à mal passer avec lui, notamment quand c’est la colère qui a pris le pas sur le reste.

Sauf qu’il lui avait claqué un baiser sur la joue avant de se lever.

« Jt’aime bien Tallulah, j’espère que tu le sais. »

Debout, il s’était retourné une fois pour plongé son regard dans le sien.

T’as raison, mais là, il faut que j’sois seul, parce que justement, j’ai aucune envie de me défouler sur toi.

C’était ce que ça voulait dire, mais de là à ce qu’elle comprenne, il y avait un univers. Et après avoir fait absolument tout ce qui se classait dans le plus improbable des réactions qu’il puisse avoir, il avait passé la fenêtre et s’était enfoncé dans le couloir pour s’isoler de nouveau, un peu calmé.

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