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 Cry me a River {Tallulah}

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MessageSujet: Cry me a River {Tallulah}   Sam 4 Fév 2012 - 15:00

▬ Tallulah K. Hendricks & Enzo Ryans ▬




Cry me a River.





Parfois je me dis qu’un jour ou l’autre tout ça finira bien par se tasser, mais certains jours j’ai du mal à y croire. Il y a toujours un truc qui vient s’ajouter à la pile déjà assez immense d’emmerdes que j’accumule. J’avoue que ça devient de plus en plus difficile de se lever le matin. Des que j’ouvre les yeux, je me demande ce qui va bien pouvoir me tomber sur le coin de la gueule dans la journée. Les options sont relativement larges donc j’ai l’embarras du choix. Enfin du choix, c’est vite dit. Non c’est pas vraiment un choix la plus part du temps. Jamais, en fait. On ne peut pas dire que j’ai vraiment choisi de mordre Kyle ni même de laisser Taylor l’approcher, pas plus que je n’ai choisi de me faire larguer pour ça. Je n’ai pas non plus choisi de laisser partir Jillian, et encore moins qu’elle tombe malade. Je n’ai pas choisi de tomber sur Alec dans un sale état, pas plus que de le remonter jusqu’à l’infirmerie pour lui éviter de se vider de son sang. Je n’ai pas choisi que Killian me tombe dessus et me pousse à lui avouer ce qui clochait chez moi quand je me retrouvai en sa présence, ni d’apprendre que ça n’allait pas avec sa sœur, que sa sœur n’allait pas bien tout simplement. En revanche, j’ai sciemment choisi d’aller la voir. Je n’ai pas choisi quand Rivers m’est tombé dessus, pas plus quand il a buté ce type devant moi et que je n’ai absolument rien fait pour empêcher ça. Je l’ai simplement regardé mourir, sans rien faire. Et sans l’ombre d’une once de pitié dans les yeux.
Un Supérieur, donc pour moi un ennemi et quelque part c’était un peu comme une sorte de vengeance détournée. Je n’ai pas pu leur faire payer tout le mal qu’ils m’ont fait et pourtant, ça n’est pas l’envie qui m’a manqué de le faire. J’ai voulu les tuer, tous, un par un. J’ai ancré leur visage dans mon esprit. Tout ceux qui était dans la Cabane Hurlante ce jour là, et d’autres encore. Celui qui a forcé Kyle à me graver sur la peau des lignes de souffrances, avec de l’argent. Ceux qui lui ont fait du mal, qui ont fait du mal à tous les gens que j’aime. Il n’y en a que deux qui sont plus ou moins mort par ma faute mais parfois je me dis que ça n’est pas assez. Le premier voulait tuer Kyle, et ça, c’était inenvisageable pour moi malgré la situation à l’époque, mais surtout, si j’étais à roder au quatrième étage cette nuit là, sous ma forme animale, c’était dans le seul et unique but de lui faire payer le fait de m’avoir jeté dans une cage comme une vulgaire bête, d’avoir ouvert la porte juste avant la Lune, pour y faire entrer une innocente. Cette nuit là, c’est mon innocence à moi qu’il a tué alors que mes crocs et mes griffes ont déchiré cette pauvre fille. Et je ne m’en suis jamais remis. Lui non plus finalement, puisque un mois après il basculait dans le vide, effrayé par un Loup noir menaçant. Je ne l’ai pas poussé, il s’est jeté dans le vide de lui même. La vengeance n’est pas une chose juste, sans doute, mais parfois …
Le deuxième, c’était avec Jun Ki. J’ai failli l’étrangler et Jun Ki a failli le vider de son sang, mais ce sont les armures qui ont eu raison de lui, donc pas nous directement. Le Loup et le Vampire sont innocents, ou presque.
Ce sentiment étrange qui vous saisit peut faire peur la première fois. On entend souvent les gens dirent qu’ils ont des envies de meurtres, seulement lorsque c’est réel, ça change tout. Et c’est ce que j’ai ressenti, plusieurs fois. C’est ce qu’a du ressentir Rivers, j’imagine. Œil pour œil. Dent pour dent. C’est comme ça que marche le monde, que ça vous plaise ou non. C’est en tout cas comme ça que marche notre monde. Ici, et maintenant.

Qu’est ce que je fous là ? Je dois avoir un sérieux penchant pour le masochisme parce que cet endroit représente tellement que je m’étais juré de ne plus y foutre les pieds mais c’est plus fort que moi. Je suis assis sur le dossier du banc près du vieux chêne, et même si je pense à tous ces trucs de vengeance, je ne peux pas chasser son visage de mon esprit. Les yeux rivés sur le Lac, il n’y a pourtant que sa silhouette que je distingue. Quelque part, noyé dans mes pensées.


- Flashback -

Fin de journée, les cours sont terminés et je suis là, allongé à plat ventre sur le lit, dans la Salle sur Demande, entrain de me torturer l’esprit avec de la Botanique. J’ai cette matière en horreur mais je dois rendre ce fichu truc pour demain et si je ne le fais pas, ma moyenne risque de chuter dangereusement. Après tout, qu’est ce que j’en ai à faire ? Moi, pas grand chose, mais ça n’est pas de l’avis de Jillian, ni même de celui de cet énergumène qui me sert de petit ami et qui est assis à la table juste un peu plus loin. Je n’arrive pas à me concentrer, et relève la tête toutes les deux minutes. Si mes yeux ont le malheur de se poser sur lui, je n’arrive plus à m’en détacher et un sourire nait automatiquement sur mes lèvres. Lui, il s’en fout, il dessine, et quand il dessine, le reste du monde n’existe plus. Moi y compris. Ça pourrait être vexant, surtout quand on connaît mon caractère, mais je ne ressens pas les choses comme ça. Je suis jaloux de tout un tas de trucs mais certainement pas de sa passion pour l’art. Ça ne me touche pas tant que ça, mais je sais que c’est son cas et je respecte ça. Surtout qu’il est vraiment doué et de voir qu’il a pu garder un semblant de normalité ici, un des vestiges de son passé, ça me rassure.

Seulement voilà … Ca fait trop longtemps que je suis sage. Aucun mot n'a été prononcé depuis … J'en sais rien, peut être une heure ou presque maintenant, et j'en ai ras le bol. Pas du silence, mais de l'immobilité et de cette foutue Botanique qui ne m'intéresse pas du tout. Moi ce qui m'intéresse, ça a deux bras, deux jambes, deux yeux, un nez, une bouche. Ça parle, ça respire. Et ça s'appelle Kyle. Je suis plutôt lourd, et ce dans tous les sens du terme, mais quand je le veux je peux être extrêmement discret. Le surprendre, c'est tout un art. Comme moi j'ai l'impression qu'il a tous les sens en alerte en permanence, mais tant qu'il est concentré sur ce qu'il fait, et si j'y vais à pas de Loup, je sais que j'y arriverai. Le plus doucement possible et sans faire de bruit, je me relève, dégage du lit et me glisse jusque derrière lui, un sourire large sur le visage. Enzo Ryans passe en mode connerie, c'est écrit en gros dans mes yeux. Et sans attendre une seconde de plus je lui arrache la plume des mains et recule de quelques mètres. Il se lève, se retourne et me regarde, en roulant des yeux. Exaspéré par mon attitude, probablement.

« Rends moi ça ! »
« Nan ! »
« Enzo … »
« Quoi ? »
« Arrête de faire le gosse, rends moi ça. »
« Viens la chercher. »
« T’es insupportable, et irrécupérable. »
« Je sais, mais tu m’aimes. »
« Sale con. »

Bien sur que si tu m'aimes. Je suis un sale con, c'est vrai, mais tu m'aimes, c'est un fait. Et me prends pas pour un débile, je vois bien que t'as envie de sourire. Je t'emmerde hein ? Oh oui ça je sais bien. Aller, viens la chercher si tu la veux vraiment. Moi c'est toi que je veux, j'avais juste besoin d'un appât. Et une grosse envie de te faire chier, autant l'avouer. Parce que tu ne marches pas, non, tu coures.

C'est donc d'un air passablement agacé, mais amusé quand même qu'il a avancé vers moi. J'ai haussé des sourcils frénétiquement, attendant qu'il soit assez près de moi pour penser pouvoir attraper la plume, pour foutre le camp à l'opposé sans lui laisser le temps de m'attraper au passage. Je ne doute pas une seule seconde qu'il trouvera un moyen efficace de se venger mais pour l'instant c'est moi qui mène la barque et j'ai pas l'intention de lâcher maintenant. Une nouvelle fois je le laisse s'approcher, lui tendant même la plume. Il hésite, pensant sans doute que je vais la retirer dès qu'il tentera de l'attraper, mais je le laisse la saisir, avant de lui choper le bras pour le bloquer derrière son dos. Mes bras bloquant les siens, je me trouve derrière lui, fier de ma connerie alors qu'il râle. Ça m'amuse encore plus.

« Coincé. »

Un murmure satisfait au creux de son oreille alors que mon corps se colle contre le sien. Il sait très bien qu'il n'a aucun moyen pour se libérer de moi pour l'instant, et très honnêtement, je ne sais pas vraiment s'il en a envie. Je ne force pas, lui faire mal est bien la dernière de mes intentions et pour le lui prouver je le lâche et l'enlace tranquillement tout en laissant mon visage glisser contre son cou.

« T’en as pas marre de dessiner ? Moi j’en ai marre que tu t’occupes pas de moi. »
« Et tes devoirs ? »
« Ils vont pas s’envoler. J’veux un câlin. »
« T’es qu’un sale gamin pourri gâté et exigeant. »

Rien que ça ?
Aller, retourne toi.

« Exact, et j’exige un bisou sinon j’te l’prends de force. »
« Tu me fatigue. »
« Embrasse-moi, et j'arrête. »

Un sourire, et ses bras autour de mon cou alors que les miens s'enroulent autour de sa taille. Nos lèvres enfin se touchent. Un baiser calme, tendre, doux. Un baiser qui va virer au carnage parce que … Parce qu'un de mes bras se détache. Je laisse ma main courir sur la table près de nous et renverse en silence le pot d'encre. Ma main posé à plat dedans, je tente de faire diversion avec ma bouche le temps de mettre mon plan machiavélique a exécution. Les cinq doigts de ma main droite trempent dans l'encre un instant et finisse leur course … sur sa joue. J'éclate de rire en reculant, non mécontent de ma connerie. Je le regarde, un éclair traverse ses yeux bleus. Sa vengeance ne va pas tarder, je le sens. Je veux m'éloigner mais c'est déjà trop tard. Il attrape l'encrier et me balance le contenu alors que je fuis d'un pas rapide. Mes vêtements s’imprègnent de l'encre mais mon visage est épargné. Malheureusement en m'éloignant à reculons, je ne regarde pas où je vais et me prends les pieds dans un truc qui traine par terre et m'écroule sur le sol. En un éclair il est déjà sur moi et ses mains pleines de liquide noir prennent un malin plaisir à se perdre sur mon visage et dans mes cheveux. J'en ai plein la bouche, et me fais la réflexion que ça n'est vraiment pas bon.

On termine cette bagarre improvisée tout habillés, sous la douche, et le sol blanc devient noir sous l'impact de l'encre qui s'écoule. Dans un éclat de rire, on s'aime, et plus rien n'a d'importance. Le monde n'existe plus, pour nous deux cette fois. Il n'y a plus que nous.

We found love in a hopeless place ♪

- Fin du Flashback –

Je m’en souviens comme si c’était hier. Ce jour là, on a tellement fait les cons, on a tellement rit qu’on a fini par s’écrouler tous les deux sur le lit et s’endormir comme deux bébés. Et quand le jour a pointé son nez, j’ai ouvert les yeux. Kyle était contre moi, son bras autour de mon ventre et sa tête sur mon torse, côté droit puisque j’avais encore ma blessure à l’époque, nos jambes entremêlées. Il y avait de l’encre partout sur les murs, le sol et même sur le plafond, et sur le lit trainaient encore mes parchemins et mon bouquin de botanique. Mes devoirs, bien sur, n’étaient pas terminés. Pas plus que son dessin.

Je suis partagé, entre l’envie de sourire et celle de pleurer. Ce sont des bons souvenirs tout ça, c’est vrai, mais ça reste … des souvenirs justement. Ça n’est plus quelques chose d’actuel et admettre ça, ça fait toujours aussi mal même si ça fait maintenant presque un mois que c’est terminé. Ma vie va à 100 à l’heure mais ça ne m’empêche pas de penser à lui du matin au soir, et du soir au matin. Et quand par hasard j’aperçois sa silhouette ou capte son odeur, je fais demi-tour, je change de chemin, mais ça ne change rien. C’est comme si on m’enfonçait un poignard dans le cœur à chaque fois. Lui ne me voit pas, jamais. Pas une fois nos regards se sont croisés depuis qu’il m’a dit : Toi et moi, c’est terminé.

Les coudes posés sur les genoux, la tête basse et les mains croisées derrière la nuque, j’attends que ça passe. Ça passera, je le sais, ça fini toujours par passer, jusqu’à ce que ça revienne, sorte de routine que je commence à connaître par cœur. J’ai cours dans moins d’une heure, mais en attendant, je vais rester là, à gamberger, à ressasser, à penser à tout ce qu’on a vécu, et tout ce qu’on aurait pu vivre encore si je n’avais pas tout fait foirer. Ça fait mal.

You told me you loved me.
Why did you leave me, all alone ?
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MessageSujet: Re: Cry me a River {Tallulah}   Ven 2 Mar 2012 - 0:31


Tallulah & Enzo

cry me a river


Je sais pas si vous aussi parfois quand vous vous levez le matin vous savez qu'une merde va vous arriver dés la seconde où vous allez poser le pied par terre. Bah moi ça m'arrive très souvent, mais j'ai l'impression que les emmerdes m'arrivent de plus en plus souvent ces derniers temps et qu'elles sont de plus en plus grosses. Je devrais y être habituée à force, j'attire les ennuis comme un aimant. Et ce depuis toute petite déjà. Sauf que ça s'est accentué avec les années. Mon tempérament de feu follet et de trublion ne doit vraiment arranger les choses on va dire. Mais j'y peux rien. C'est plus fort que moi, faut toujours que je fasse tout pour m'attirer la plus grosse des emmerdes ! Que voulez-vous, certains sont doués pour les maths, d'autres pour le piano ou pour le sport, bah moi je suis douée pour les conneries. On me refera pas, et à dix-huit ans je crois qu'il est trop tard pour réparer tout ça. Aujourd'hui ne dérogera donc pas à la règle...

- Tallu, t'as pas oublié l'interro en potions de cet aprèm aujourd'hui ?

Euh attend que je réfléchisse...

- Euh.... non, pourquoi j'aurais oublié voyons :gla: ?

Bah en fait si, maintenant que t'en parle. Où j'ai foutu mon cours ????!

Euh réflexion faite, vaut mieux pas que je me mette à chercher mon cours. Mon sac est un véritable désordre à lui tout seul. On dirait Hiroshima en pleine guerre. Une véritable bombe nucléaire. Mon côté bordélique me tuera, s'il ne l'a pas déjà fait. Car oui, si je me tape un zéro pointé à ce contrôle là, je risque de plus vivre pour très longtemps. J'ai une énorme épée de Damoclès sur la tête et c'est Hammershmitt qui tient la ficelle. J'ai plus qu'à croiser les doigts pour que la chance soit avec moi et que l'épée ne me tombe pas dessus. En général je révise toujours un minimum, assez pour me permettre d'obtenir un Effort Exceptionnel ou un Acceptable. Sauf que là j'ai vraiment foiré, et je sens que je vais me retrouver avec un Désolant ou un Troll. Oh non pourvu que j'ai pas un Troll à l'interro ! Que je réfléchisse, il portait sur quoi déjà le dernier cours ?

- T'as pas révisé hein ?
- Bah, euh, pas vraiment non ! Ca m'est complètement sorti de la tête. Tu sais ce que c'est, les fêtes, les retenues, j'ai plus vraiment eu le temps. On me demande partout, une véritable star :face:
- Mouais, manque plus que les autographes. T'as encore du chemin ma vieille, bon vu que tu me fais pitié je te passe mon cours. Mais en fais pas une habitude hein !
- Promis !

Sauf qu'en général une merde n'arrive jamais seule.

- Attends un peu ! J'ai plus de téquila ! Alerte noire ! Y'a plus d'alcool !
- Ah merde ! Bah écoute ça te fera du bien de décuver un peu tu crois pas ? Bon moi j'y vais, j'ai cours. A toute !

C'est la bouteille vide dans une main et le cours de Kézabel dans une autre que je regardais cette dernière quitter le dortoir, complètement anéanti. Plus d'alcool signifiait généralement le début d'une longue déprime et la fin d'une ère. Oui, l'alcool était une drogue, et à dix-huit ans, j'étais déjà tellement imbibée qu'il était de toute façon impossible de faire machine arrière. La désintox ne suffirait pas à venir à bout de ma dépendance. Oui si jeune et déjà junkie, ah quel dommage ! Sauf que moi cette vie là me plait alors au diable le conformisme nom de Dieu ! Je suis une alcoolo doublé d'une hystérique, et c'est pas demain la veille que ça va changer. N'empêche que... où je vais me fournir de l'alcool moi maintenant ?

Aux grand maux les grands moyens: La Salle Sur Demande. Bon ça aura pas le même goût ni le même effet mais en attendant, ça peut pas faire de mal. Et au moins mon stock ne diminuera pas. Que je peux aimer la magie parfois ! Certes, elle permet pas de faire apparaître de la nourriture ou de l'argent, mais elle peut au moins fournir de l'alcool, ou du moins une copie. Moi je dis, les premiers Sorciers devaient être alcoolos, ou de grands fêtards ! Je me demande comment ça se passait les fêtes à l'époque. Dans la forêt autour d'un grand feu de bois à chanter des ballades habillés en nymphes des bois ? Non à mon avis, ils franchissaient ce cap là seulement quand le taux d'alcoolémie dans le sang était élevé. Mais faudra que j'essaye un jour le déguisement nymphe, je suis sûre que ça ferait fureur.

Bref, trève de blabla et de délires en tout genre ! On est pas là pour ça ! D'abord je révise, oui bah plus vite c'est fait et plus vite on est débarrassé, et après je file me refaire une santé à la Salle sur Demande. Après on verra. J'ai que deux cours aujourd'hui, et j'ai bien envie de passer le reste de la journée au parc moi, à faire une sieste au bord du lac. Ca fait tellement que je suis pas sortie, depuis cette fois avec Caem en fait. Rien que d'y penser je souris. Ce fut un moment génial et j'ai adoré le partager avec Caem, surtout qu'avec lui j'ai l'occasion de renouer avec mes racines, et faire toute une discussion en russe ça fait quand même du bien.

A force de parler anglais, je vais finir par complètement oublier ma langue maternelle, enfin une de mes langues maternelles. Ma mère ne me parlait pas souvent en russe, en général elle parlait anglais, comme papa. Mais parfois, dans des moments intimes mère/fille il arrivait que l'on ne parle qu'en russe, rien qu'entre nous, et cela me faisait du bien. J'adorais ces moments privilégiées avec ma mère. Et aujourd'hui, quand je parle en russe et que je fais honneur à mes racines, je revois ma mère, comme si elle était avec moi. J'espère qu'elle est fière de moi là où elle se trouve. Mais je sais que je ne la satisferai jamais vraiment. Qui voudrait d'une fille qui attire les problèmes, qui couche à droite à gauche (et pas qu'avec des garçons), qui boit comme dix et qui jure sans arrêt ? Faudrait vraiment être maso! Même moi une fille comme ça j'en voudrais pas. Rien que d'y penser, une larme coule le long de ma joue. J'aimerais tellement que ma mère soit fière de moi, mais changer qui je suis, ce n'est pas moi. Je suis tellement désolé maman, si tu savais.

Mais je ne dois pas penser à ça, cela me torture. Et hors de question que les autres me voient pleurer !! Je crois qu'en fait, j'ai pas pleuré depuis l'âge de 12 ans. Je n'ai pas pleuré à la mort de ma mère, ni quand Enzo s'est joué de moi. Et pourtant il y avait de quoi. Mais non, je préfère jouer la carte de l'indifférence, et afficher un visage impassible en toute circonstance, car ainsi j'évite de me faire du mal. J'empêche la douleur et la peine de s'emparer de moi, et je crois que c'est mieux comme ça.

J'essuyai ces larmes qui ne cessaient de couler, j'avais oublier ce que ça faisait de pleurer. Le sel me brulait le visage et me gonflait les yeux et, pourtant, cela me procurait tellement de bien. Pleurer a du bon. Mais pas pour moi, je ne suis pas faite pour pleurer, et je ne le serai jamais. Je reportai mon attention sur le cours de Kézabel, tentant tant bien que mal de chasser ces pensées négatives et de retrouver ma bonne humeur d'un peu plus tôt. En vain. Je ne parvenais pas à me concentrer sur la moindre ligne de cours, et je finis par abandonner toute tentative de révision au bout de vingt minutes.

Je restai dans la Salle sur Demande durant une heure, à boire bien sûr, mais aussi à repenser à ma mère et à tous ces bons moments que l'on avait partagé elle et moi et à tous ceux que l'on aurait pu partager si elle n'était pas partie si tôt. La maladie avait eu raison d'elle, tout comme elle avait eu raison de ma grand mère avant elle. Qu'advient-il de moi ? Cette maladie m'emportera-t-elle un jour aussi ? Je ne me suis jamais posée la question, ou jamais totalement. Mais aujourd'hui, à ce stade de ma vie, dois-je avoir peur ? En y repensant, une maladie génétique, ça vous attaque dés la naissance non ? Hors, je n'en ai jamais sentie la moindre séquelle. Peut-être suis-je passée entre les mailles du filet, peut-être ne suis-je pas malade. La vie est remplie de mystères, et personne ne sera jamais en mesure de tous les comprendre. Alors peut-être que je vais m'en sortir, ou peut-être pas, mais la roue continue de tourner, et pour l'instant je suis encore là, alors autant en profiter.

Je sortis de la Salle Sur Demande, une bouteille en main (on me refera pas comme je l'ai déjà dit), les yeux encore rouge des larmes versées précédemment et le cerveau continuant de réfléchir. J'avalai une gorgée ce gin sommaire, au goût beaucoup trop fade pour moi. Je finis par balancer la bouteille par terre, le bruit de verre cassé me ramenant à la réalité. J'inspirai profondément avant de quitter les lieux et de me diriger vers le parc.

Tout le long, je tentai de faire revenir ma bonne humeur de plus tôt ce matin et de paraître enjouée. J'y parvins au bout de dix minutes, même si je ne parvenais toujours pas à sourire. Mais personne ne semblait s'en soucier.
Une fois au parc, l'air frais me mordit les joues et les lèvres et je finis par enfin sourire. Je frissonnai quelque peu avant de me diriger vers le lac, où une surprise m'attendait si je puis dire.

- Tiens, tiens, mais ne serait-ce pas ce très cher Enzo ?! Oh, mais qu'est-ce qui va pas ? T'as l'air tout triste ! C'est con pour toi, vraiment !

Sarcasme quand tu nous tiens ...

La chance a peut-être enfin tourné en fin de compte.
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MessageSujet: Re: Cry me a River {Tallulah}   Ven 2 Mar 2012 - 19:41

▬ Tallulah K. Hendricks & Enzo Ryans ▬




Cry me a River.




Le calme. La tranquillité des bords du Lac. Et pourtant, dans ma tête c’est la tempête. Ces souvenirs m’apaisent tout autant qu’ils me torturent. Son visage, certains jours, j'aimerai juste l'oublier, mais la plus part du temps, je voudrais l'avoir à portée de main, à portée des yeux, à portée de mes lèvres qui elles aussi le réclame. Tout me manque chez lui, et ses baisers y compris. Bien sur au départ ça m'a fait tout drôle d'embrasser un autre garçon, mais je m'y suis fait, et plutôt très bien d'ailleurs. Entre nous c'était parfait, et sur ce point là aussi. On s'est pris la tête un nombre incalculable de fois mais ... Oui, c'était parfait dans toute son imperfection. C'était nous, ça ne l'est plus.

J'aurai aimé rester seul, et profiter de ce moment de calme pour penser à lui, mais le vent a tourné et j'ai perçu cette odeur familière. Elle. Tallulah. Inutile de relever la tête pour être sur que c'était bien elle. A peine ais-je eu le temps de lâcher un soupire d'agacement et de lassitude qu'elle était déjà là, bien trop près de moi.

« Tiens, tiens, mais ne serait-ce pas ce très cher Enzo ?! Oh, mais qu'est-ce qui va pas ? T'as l'air tout triste ! C'est con pour toi, vraiment ! »


Ce très cher Enzo … Ca vous étonne si je dis que même le son de sa voix est une provocation, un truc insupportable ? Et je l’ai supporté pendant deux mois pourtant. Comment j’ai fait ça au juste ? Ah oui, je me foutais de tout.

J'ai même pas relevé les yeux vers elle, de toute façon, sa silhouette, son visage, je les connaissais par coeur pour les avoir eu près de moi pendant bien assez de temps comme ça. Après tout, d’un point de vue physique, on formait un beaucoup couple. J’veux dire, on était plutôt bien assortis tous les deux. Je suis relativement plus grand qu'elle mais à l’époque je ne l’étais pas autant que je le suis maintenant. On a quasiment la même couleur de cheveux, le teint halé, pas les mêmes yeux puisque les siens sont un peu particuliers mais dans le font leur tinte se ressemblent. On aurait fait des beaux enfants, à coup sur. Ça aurait été beaucoup plus simple si j’avais eu des sentiments pour elle, si c’était d’elle dont j’étais tombé amoureux. Seulement ça n’est pas le cas, et pour être tout à fait honnête, j’aurai été incapable de la supporter. Pourtant, on a passé de bons moment ensemble même si tout était faux, de mon côté en tout cas. C’est étrange d’ailleurs, parce que dans mes souvenirs de cette époque là, elle n’était pas aussi … Enfin c’est peut être qu’une impression mais elle était moins du genre hystérique, folle à lier, qui couche avec n’importe qui, n’importe quand. Est ce que c’est de ma faute ? Est ce que c’est moi qui l’ais rendu comme ça ? Non, quand même pas. Si ? Il faut dire que j’ai une grande majeure partie des torts à mon actif dans cette histoire. Tous, en fait. Est ce qu’elle avait des sentiments pour moi ? A vrai dire je ne me suis jamais posé la question. Aucun « Je t’aime » n’a jamais été formulé par aucun d’entre nous mais on n’a passé que deux mois ensemble. Ce qui en soit ne veut rien dire puisqu’avec Kyle, ça a été beaucoup plus rapide que ça. Il lui a fallut quelques semaines pour me le dire, j’ai du en mettre quelques unes de plus. Et comme si ça ne me suffisait pas de repenser à ça, il faut en plus que je me souvienne que ça c’est produit là, à cet endroit, ou plus exactement sous le vieux chêne qui se tient non loin de là. Je t’aime. Il m’a dit « Je t’aime », ici, il y a plus d’un an. Et les derniers mots que j’ai entendu sortir de sa bouche il y a un peu plus de deux semaines ont été : Toi et moi, c’est terminé. Cherchez l’erreur. Il faut un an pour que l’amour s’essouffle ? La bonne blague. On a passé plus de temps séparés qu’ensemble de toute façon mais de mon côté, mes sentiments pour lui n’ont jamais disparus, n’ont jamais faiblis. Pas même quand j’avais Tallulah dans mes bras, pas même quand je flirtais avec ses copines ou quand je rampais aux pieds de Seren. Seren … Que je fuis comme la peste depuis un bon moment déjà alors qu’il n’y a que quelques mois de ça, j’aurai vendu mon âme au diable pour passer un moment avec elle, n’importe où, n’importe comment. Elle m’a laissé faire, ça l’amusait. Elle m’a laissé la draguer ouvertement, a joué avec moi sans jamais me laisser la moindre chance d’obtenir ce que je voulais d’elle. J’avais pas besoin d’une amie à l’époque, et j’aurai pu me taper n’importe qui sans vouloir me venter, mais c’est elle que je voulais, comme une sorte d’obsession, parce que justement elle se refusait à moi. J’avais 16 ans, j’étais jeune, je le suis encore et je pense qu’elle se sentait flattée par ça. Aujourd’hui je m’en mords les doigts et si j’ai fait pas mal d’aveux à Kyle sur ce que j’ai fait pendant ce temps où nous étions séparés, je me suis bien gardé de lui parler d’elle. Une Supérieure. L’ennemi. Peut être s’en est-elle déjà pris à lui d’ailleurs et à cette simple pensée je me dégoûte. Je me dégoûte d’avoir autant désiré cette femme, et je crois qu’une part de moi la désire toujours. Je ne pense pas vraiment à elle, et si je change de direction lorsque je la vois, ça n’est pas par peur de retomber dans mes délires d’adolescent aux hormones un peu trop active, mais parce qu’elle me renvoi à trop de choses que je voudrais oublier, une période de ma vie que je souhaiterai n’avoir jamais existé. Seulement si un jour elle me tombe dessus, si elle me provoque comme elle avait l’habitude de le faire, je ne sais pas comment je pourrais réagir. Est ce que je tomberai dans le piège ? Je ne suis pas assez sur de moi pour affirmer quoi que ce soit sur le sujet. Elle est belle, brulante, attirante, mais destructrice. Ce n’est pas moi qui l’intéressais, c’est le Loup. Loup qu’elle a toujours cherché à réveiller. Et par certain côté je pense qu’elle a réussit même si je n’ai pas fait grand chose pour luter. J’étais de leur côté, je bossais pour eux. Voilà tout ce que la simple vision de Tallulah fait ressurgir en moi, et je ne supporte pas ça. Je n’étais pas moi même. J’étais faible. J’avais baissé les bras parce que j’avais peur de devoir affronter la vie sans Lui. J’ai cédé à tous mes mauvais côté, parce que c’était plus facile. J’étais heureux, c’est en tout cas ce que je montrais à la face du monde. Mon frère et moi étions comme les deux doigts d’une main, ma copine était l’une des filles les plus sexy de l’école, j’étais dans les bonnes grâces de Seren Cobain et les Supérieurs me foutaient la paix. Tout le monde avait peur de moi, j’étais crains, respecté, et j’aimai ça, tout comme j’aimai faire le mal autour de moi. Rien que d’y penser, j’en ai la tête qui tourne et la nausée. Et je vis la présence de Tallulah comme une véritable agression parce que malgré elle, elle me ramène à tout ça.

Aujourd’hui, voilà à quoi ça m’aura servi. Elle va pouvoir prendre sa revanche et donner à sa fierté froissée l’occasion de me voir souffrir. Profites en, je ne te laisserai pas cette opportunité deux fois ma belle.

« Aller, c’est ça. Vas-y, régale-toi. »

D'une voix irritée, accompagnée d'un regard noir quand finalement je me suis redressé pour la regarder. Mes mains sont aller pendre dans le vide entre mes jambes. Tout en lassitude.

« Tu peux pas aller faire chier quelqu’un d’autre, Tallulah ? Genre, j’sais pas, quelqu’un qui supporterait ta présence un peu plus de 30 secondes. Enfin si t’arrive à trouver ça. »


Et ne me sortez pas le coup du révère de la médaille ou de l'arroseur arrosé.
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MessageSujet: Re: Cry me a River {Tallulah}   Ven 30 Mar 2012 - 18:15


Tallulah & Enzo

cry me a river


La chance a tourné, j'en suis certaine, et cette fois c'est Enzo qui va en pâtir. Il est là, assis dos à moi, en état de faiblesse. Je pourrais l'achever maintenant, comme j'en ai longtemps rêvé, depuis ce jour où il m'a laissé en plan - personne ne me laisse en plan de cette manière ! Oui je pourrais l'achever, me venger et lui faire toutes les atrocités dont j'ai rêvé en silence depuis des mois. Toutes les vengeances que j'ai imaginé dans le seul but de le faire souffrir, je pourrais les mettre en exécution tout de suite, et le regarder souffrir. Mais cela serait beaucoup trop facile, et pas assez efficace. Je veux qu'il souffre, qu'il s'éteigne à petit feu et qu'il m'implore d'arrêter ! Oui, je suis sadique et un tantinet vicieuse mais la vengeance est un plat qui se mange froid comme diraient certains.

Je ne peux pas m'empêcher de le lyncher, de le haïr et de le faire me haïr en retour. Tout chez lui me répugne désormais, et même s'il est bien plus grand que moi et beaucoup plus costaud, je me ferais une joie de lui remettre sa fierté de machiste en place. S'il ne s'était pas comporté de la sorte avec moi ou si nous en étions seulement restés aux banalités d'usage, à savoir un bonjour poli dans les couloirs, rien de tout cela ne serait jamais arrivé. Mais il a fallu qu'on se drague et qu'on sorte ensemble pour tout foirer. J'aurais sérieusement du voir les signes, je veux dire, c'est pas comme si il avait une énorme pancarte sur le front avec écrit dessus 'Goujat' en énormes lettres rouges et lumineuses. Mais à son comportement, j'aurais du me douter qu'un truc chez lui tournait pas rond. Au lieu de quoi, je me suis bêtement laissé embobiner ! Oui je sais, il se tapait des filles à droite à gauche, parfois des amies, mais ce n'est pas ça qui me dérange - après tout je n'ai jamais aimé les relations conventionnelles et je dois avoué avoir moi-même été allée voir ailleurs. Non ce qui m'indigne et me révolte, c'est qu'il m'ait laissé là en plan, comme un objet ! S'il m'avait dit franco dés le début que ça n'irait jamais plus loin, je l'aurais laissé tomber dés le début et cette histoire aurait été réglé depuis le début. Mais non, il a fallu qu'il me fasse poireauter pendant des mois pour au final m'abandonner comme une vieille chaussette. Oui, je sais, c'est puéril comme réaction, mais je suis une fille, et les filles réagissent très mal à ce genre de choses. Vous allez me dire, je ne suis pas meilleure que lui, je me tape des tas de personnes (garçons comme filles) sans arrêt et je les lâche après. Oui, sauf que moi, je ne leur promets jamais rien en retour. Ils savent très bien que ce n'est qu'une partie de jambes en l'air et rien d'autre. Je ne me joue jamais des gens, sauf s'ils font de même avec moi. Et malheureusement Enzo a lancé les dés le premier. Sauf qu'il n'est pas certain de gagner la partie, loin de là.

One night you’re begging me to stay
The next night you push me away
I don’t need you’re promising to give it up
Is too late cause now I’m giving up

Au fond de moi, une douleur s'est ranimé, dans mon cœur. Et j'ai si mal que je pourrais lui arracher la tête la tout de suite à cet abruti de macho sans cervelle. Une douleur ? Est-ce de la colère, de la haine ou autre chose ? Non, je refuse d'y croire. Je n'aurais jamais été assez bête pour développer des sentiments pour lui. Jamais ! Je me l'étais juré. Ne jamais éprouver la moindre affection pour quelqu'un, voilà ce qu'a été mon leitmotiv durant des années. Ne jamais laisser l'amour s'infiltrer entre les failles protectrices et infranchissables de son cœur. Ne jamais laisser tomber les armes, toujours rester sur ses gardes et présenter une carapace d'acier. Seuls quelques personnes méritent mon affection, et je sais que ces personnes ne me laisseront jamais tomber.

Non, je sais pourquoi cette douleur s'est ranimé dans mon cœur. Cela n'a aucun rapport avec l'amour, la haine ou la colère. C'est quelque chose de bien plus ancien, de plus douloureux. La peur. La peur de l'abandon. J'ai honte de l'admettre, mais en me laissant là, toute seule, Enzo a ranimé une peur qui m'habitait et que je croyais avoir enfouie au fond de moi depuis longtemps. Trop longtemps. Il fallait bien que cela ressurgisse un jour ou l'autre. Ainsi, seule, je me suis revue, des années plus tôt, recroquevillée dans mon lit, regardant le ciel à travers la fenêtre. Je cherchais ma mère. C'est à cause de sa mort que j'ai peur, peur d'être seule. Et même si Enzo n'en savait rien, j'ai vu dans son geste un affront, une traîtrise. Je lui en ai voulu pour avoir ranimé tous ces souvenirs et cette peur que j'avais mis si longtemps à cacher et à oublier. Au fond, je ne peux pas le blâmer, il n'en savait rien. Peu de personnes le savent, et mon comportement joyeux n'a jamais réussi à me trahir. Aucune faille, jamais.

By now you should know everything you say
Can and will be used against you some day
Cause I’m gonna tell the whole world how you really are

Pourtant, cette rancœur est toujours là, et elle ne partira jamais. J'en suis consciente. Mais je sais qu'en me vengeant, cela aura au moins l'effet de panser quelques maux et de consoler mon amour-propre. Il n'aurait jamais dû, il n'avait pas le droit. Il m'a rendu vulnérable et aujourd'hui encore j'en porte les stigmates. Et je sais qu'au fond, il le mérite, il mérite de souffrir. Je ne suis pas la première, et je ne serai certainement pas la dernière. Je ne fais pas ça pour les autres, mais si ça peut les soulager comme moi, alors je serais heureuse de le torturer comme il se doit.

J'ai cru mon visage se fermer en repensant à tout cela, mais je me suis vite reprise, un air de dédain et de défi sur le visage. Tu ne m'auras pas Enzo, pas une seconde fois.

« Aller, c’est ça. Vas-y, régale-toi. »
« Oh mais j'y comptais bien, ne t'en fais pas. Je ne pouvais pas résister à un appel aussi tentant. Te voir ainsi, peiné, ça m'a redonné la joie de vivre. »

Un petit sourire sarcastique se dessina sur mes lèvres. Il est vrai que j'aimais le voir triste et brisé, comme un orphelin que l'on aurait abandonné. Comme moi à une époque en somme, sauf que cette époque est résolue pour de bon, je compte bien là-dessus !
Il s'est levé et s'est dressé devant moi. J'ai levé les yeux, sans aucune crainte. J'aurais du avoir peur, mais j'avais bien trop de rancœur enfouie en moi pour fuir devant lui.

« Tu peux pas aller faire chier quelqu’un d’autre, Tallulah ? Genre, j’sais pas, quelqu’un qui supporterait ta présence un peu plus de 30 secondes. Enfin si t’arrive à trouver ça. »
« Oh, et te laisser t'amuser tout seul comme un grand. Certainement pas. Tu es mon jouet préféré, et je ne compte pas te laisser me filer entre les doigts ! »

Revenge
Revenge
Got my revenge
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MessageSujet: Re: Cry me a River {Tallulah}   Dim 1 Avr 2012 - 15:55

▬ Tallulah K. Hendricks & Enzo Ryans ▬




Cry me a River.




« Oh, et te laisser t'amuser tout seul comme un grand. Certainement pas. Tu es mon jouet préféré, et je ne compte pas te laisser me filer entre les doigts ! »

Qu’Est-ce que c’est déjà que ce proverbe ? Ah oui ! On récolte ce que l’on sème. Dans le même genre, on a aussi un truc du genre … Qui sème le vent, récolte la tempête. Est-ce que j’aurai pu prévoir qu’en me comportant comme je l’ai fait avec elle à l’époque j’allais devoir faire face à une tornade quelques mois plus tard ? Peut être. Plus le temps passe et plus j’ai envie d’oublier celui que j’étais à cette époque là. J’ai même envie d’oublier pourquoi j’étais comme ça, la cause de ma descente aux enfers et j’irai même jusqu’à dire que j’aurai aimé oublier une partie de ce qui a pu se passer avant. Pendant un moment, j’ai cru que j’allais pouvoir être heureux à nouveau, mais mon petit monde s’est écroulé une nouvelle fois. Les choses ont fini par s’arranger un temps et aujourd’hui … Retour à la case départ. Case départ … Ou Case prison ? Difficile à dire. Aucun échappatoire, et même si j’aimerai y croire, l’espoir ne fait plus vraiment partie des choses en lesquelles je crois encore.
Est-ce que souffrir au point de vouloir mourir m’a donné des excuses pour tout le mal que j’ai fait ? Non. Bien sur que non. A ce moment là je ne me posais pas de question, et par certains côté je trouvai ça normal que les autres souffrent si je devais souffrir, seulement ça n’est pas sur les bonnes personnes que je me suis vengé. Jillian d’abord, et ensuite un tas d’autres personnes à différents degrés bien sur. Tallulah était sans doute là au mauvais endroit, au mauvais moment, elle aussi. Et si ça a pu s’arranger avec Jillian, si pour les autres c’est manifestement de l’histoire ancienne, pour elle ça n’est pas le cas. C’est comme si elle allait m’en vouloir jusqu’à la fin de sa vie. Je ne suis pas fier de la façon dont j’ai agis, loin de là, mais c’est plus fort que moi, je me sens incapable de m’excuser. J’ai pas envie de me justifier, j’ai merdé, mais rien ne pourra jamais plus changer ça. Pourquoi Est-ce que tu laisses pas simplement tomber ?

Et je suis là, debout, devant elle. Je tremble, des pieds à la tête et de la tête aux pieds. Mes muscles sont tous tendus, mon regard noir, mes poings serrés jusqu’à m’en rendre les jointures blanches. Je ne suis pas un jouet, et je ne supporterai pas ta présence alors que tu viens de gâcher l’un de mes plus beaux souvenirs. D’un autre côté, maintenant que je me retrouve dans le rôle de celui qu’on a abandonné, je peux tellement la comprendre même si encore une fois ça n’a pas la même teneur. Entre elle et moi, ça n’est rien de plus qu’une histoire d’amour propre froissé. Kyle c’est … Je ne me sens pas vexé de m’être fait jeter, repousser de la sorte, non, j’ai juste mal. Vous savez, c’est comme si j’avais une crampe au cœur en permanence. Il y a tellement de choses que j’aurai besoin d’entendre et sans lesquelles je ne peux pas aller de l’avant. Je ne peux pas me contenter d’un simple « c’est terminé », c’est impossible. Quand bien même on aurait discuté, et quand bien même sa décision n’aurait pas changé, je n’aurai jamais été prêt à le laisser partir. C’est comme m’enlever mon oxygène. Je n’étais pas l’oxygène de Tallulah et tout ça me met tellement hors de moi. J’ai vraiment pas envie de jouer mais je sais qu’elle ne lâchera pas le morceau alors qu’Est-ce que je dois faire ? J’en sais rien, mais la seule chose que j’ai envie, besoin de faire, c’est laisser sortir toute cette frustration qui me ronge. Elle est là, alors c’est sur elle que ça va tomber et ce peu importe la manière dont ça va se produire. Après tout, c’est comme si c’était tout ce qu’elle cherche.

« Qu’Est-ce que tu vas faire, hein ?! Tu veux me voir souffrir, et ben vas-y, regarde. Regarde moi bien. Souviens toi de ce que j’étais, et regarde ce que je suis maintenant. Ça te fait plaisir hein, et tu sais quoi, t’as raison. A ta place j’aurai sûrement réagit de la même façon après tout. Si t‘attends encore un peu, si t‘enfonce le couteau encore un peu plus profondément dans la plaie, vas savoir, je vais peut être même me mettre à pleurer. »

Pleurer devant elle ? Plutôt crever, moi aussi j’ai ma fierté et ça n’est pas parce que j’en perds toute trace lorsqu’il s’agit de Kyle qu’il en sera de même pour les autres. En cet instant je le déteste tellement. Je le hais, de toutes mes forces, de toute mon âme et de tout mon cœur. Je le hais d’avoir fracassé la porte de mon monde pour finalement décider d’en ressortir. Je le hais d’avoir fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Je n’étais pas heureux avant, mais j’aurai pu le supporter. Ne pas être heureux comme ça, sans lui, en toute connaissance de ce que j’ai perdu, c’est une torture. Je voudrais qu’il n’est jamais existé. Et j’ai l’air d’un fou qui perd les pédales. Un sourire sur mon visage alors que je m’agite, bougeant les bras et les mains pour illustrer mes paroles à mesure que je m’avance vers elle, encore, et encore, la surplombant de toute ma hauteur comme si elle n’était qu’une petite chose fragile alors que ça n’est pas tout à fait le cas. Lui donner des idées pour me tuer, ça n’est sans doute pas la meilleure chose à faire mais je me sens comme celui qui n’a plus rien à perdre. Je me connais, je sais très bien que si je m’enfonce trop loin dans ce genre de délire, je peux devenir dangereux mais … je n’ai pas envie de faire marche arrière. C’est trop tard.

« Tu veux … J’en sais rien moi, me balancer dans le Lac et me maintenir la tête sous l’eau ? Ou attends, j’ai une meilleure idée encore, me faire saigner à blanc, m’attacher à un arbre dans la Forêt et m’y laisser crever, de faim, de soif, ou me faire dévorer par n’importe quelle créature. Bouge pas, je suis sur que je peux trouver pire encore. Tu peux me jeter du haut d’une tour sinon, ou m’étrangler, m’étouffer dans mon sommeil avec mon oreiller. M’empoisonner. Je suis sur que t’as suffisamment d’imagination de toute façon pour trouver le meilleur moyen de me torturer, j’en doute pas une seule seconde, t’es une fille intelligente après tout même si tu le montres pas toujours. »

Une attaque personnelle, pour la route, parce qu’après tout je ne vois pas pourquoi je devrais me laisser faire sans riposter même si les torts viennent probablement tous de moi de prime abord. Je suis le salaud dans l’histoire, et elle la pauvre victime d’un enfoiré qui a joué avec elle pendant quelques semaines. Un jeu sans règle, un jeu dont je n’étais pas spécialement le leader, que je ne maîtrisai pas vraiment en tout cas, pour la simple et bonne raison que je ne me contrôlai plus, totalement déchiré, bouffé, anesthésié par la douleur qui m’avait fait perdre l’esprit. Je n’aurai pas du, mais j’ai été faible. L’histoire a été écrite comme ça.

Un instant je suis aussi nerveux qu’une pile électrique, mes mots sortent à une vitesse extrêmement rapide, et celui d’après, je m’immobilise totalement, plonge mon regard dans le sien et ne cille plus.

« Je suis pas ton jouet Tallulah, je ne l’ai jamais été et ne le serai jamais. Tu peux bien faire ce que tu veux, dire ce que tu veux, j’en ai rien à foutre, ça changera rien. Y en a un paquet qui aime te courir après dans ce château, t’as sûrement l’embarras du choix pour te trouver un super jouet dans tout ceux là mais en attendant, maintenant tu sais que c’est pas parce qu’il a jamais battu pour toi que j’ai pas de cœur. »

Même si je crois qu’au fond de moi, j’aurai préféré que ça soit le cas. C’est tellement plus simple de ne rien ressentir, tu trouves pas ? Pas d’attache, pas de risque d’abandon. Pas de peur non plus. Pas de douleur.

« Tu sais rien de moi, mais si tu te demandes parfois pourquoi je me suis comporté comme je l’ai fait avec toi à l’époque, demande toi plutôt pourquoi toi tu te comportes comme tu le fais maintenant. A mon avis, les raisons sont pas si différentes. Tu peux penser ce que tu veux de moi, je t’ai laissé un goût amer et je sais que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, mais il serait peut être temps de passer à autre chose tu crois pas ? A force de t’accrocher comme ça, je vais finir par penser que tu peux plus te passer de moi. »

J’aurai peut être simplement pu lui dire trois mots qui auraient sans doute un peu soulagé sa conscience et la mienne : Je suis désolé. Mais après tout, si elle veut me voir souffrir, qu’elle le fasse. Je ne me cacherai pas. Je suis là, j’y reste. J’ai fait ce que j’ai fait, et même si ça n’était pas bien, c’est comme ça. Tu ne veux pas me foutre la paix, et bien reste aussi et balance moi tout ce que tu as sur le cœur, profite, réjouis toi de me voir dans cet état là. Tu pourras au moins te dire que tu auras réussi une fois dans ta vie à voir le véritable Enzo parce que cette fois je ne triche pas.

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MessageSujet: Re: Cry me a River {Tallulah}   Jeu 26 Avr 2012 - 22:42


Tallulah & Enzo

cry me a river


Il m'a chassé, persécuté, abandonné sans défense
Quand je pense à ce qu'il m'a fait, j'ai quelques impatiences

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« Qu’Est-ce que tu vas faire, hein ?! Tu veux me voir souffrir, et ben vas-y, regarde. Regarde moi bien. Souviens toi de ce que j’étais, et regarde ce que je suis maintenant. Ça te fait plaisir hein, et tu sais quoi, t’as raison. A ta place j’aurai sûrement réagit de la même façon après tout. Si t‘attends encore un peu, si t‘enfonce le couteau encore un peu plus profondément dans la plaie, vas savoir, je vais peut être même me mettre à pleurer. »

Tu pourrais presque me donner envie de te consoler mon petit Enzo. Oui presque. Car ma rancœur et mon amertume sont bien trop forte pour me faire tout oublier sur ces simples paroles. D'autres plus ignorants et naïfs que moi pourraient sûrement se méprendre mais pas moi. Je te connais trop bien et tout ce que tu viens de dire me donne envie d'une seule chose: t'étrangler et te voir suffoquer de mes mains. Tu me donnes envie de vomir. Oui car les gens ne voient pas l'être abject et immonde qui se cache au fond de toi. Ils t’idolâtrent tous, pour ceux que j'ai pu voir, même ma cousine ! Cette garce ! Tu n'es qu'un monstre, camouflé derrière un visage de séducteur et un corps de rêve. Et rien que de revoir ce visage j'ai envie de le griffer et de le défigurer à jamais. Quant à ta voix, autant de bruits sourds qui mettent à feu et à sang mes oreilles.

« Oh mais pleure. Pleure !! Je n'attend que ça de ta part Enzo ! Mais ton cœur en est-il seulement capable ? Vide et glacé comme il est. »

Oh que oui, pleurer. Que j'aimerais te voir verser des larmes. Mais pas des larmes communes, oh que non, cela serait beaucoup trop innocent pour un être aussi abject et démoniaque que toi. Des larmes de sang, provenant directement de ton être. Je veux que ces larmes te fassent du mal et te brûle jusqu'aux tréfonds de ton âme; aussi maudite soit-elle. Je souhaite que ces larmes t'arrachent le cœur et chaque partie du corps jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de toi, seulement assez pour que je m'en charge et te torture jusqu'au bout, sans pitié.

Pourtant j'ai tenté d'oublier
J'aurai pû lui pardonner
Mais l'ennui, je sais c'est petit, je ne supporte pas qu'il vive

Je sais très bien que m'acharner ainsi ne sert à rien et que cela ne m'apportera rien de bon. Bon nombre auraient lâché à ma place et auraient pardonné avec le temps. Mais pas moi. Cette blessure là est trop profonde. Je crois même que ma dignité ne s'en remettra jamais. Et au fond de moi, je sais que même en obtenant vengeance, cette rage au fond de moi ne partira jamais vraiment. Elle se dissipera certainement avec le temps mais elle sera toujours là, et je crains que cette présence ne me rende complètement dingue, si elle ne l'a pas déjà fait. Et mélangée à la haine, cette douleur risque bien de causer pas mal de dommages dans les temps à venir. Et oui Enzo, je sais très bien que tu ne rêves que d'une seule chose: que je lâche l'affaire et te foute une paix royale. J'aimerais bien parvenir à t'oublier et à tourner la page. Ça m'éviterait des sacrés migraines à ressasser toute cette histoire. Mais je ne peux pas. J'ai besoin de te faire payer, même si ça ne soulage pas ma haine, cela aura au moins pour effet de soulager ma conscience. Ma dignité s'en portera bien mieux. Et puis on ne peut pas faire machine arrière, n'est-ce pas ? alors autant que je saute sur l'occasion et que je t'en fasse voir de toutes les couleurs.

« Tu veux … J’en sais rien moi, me balancer dans le Lac et me maintenir la tête sous l’eau ? Ou attends, j’ai une meilleure idée encore, me faire saigner à blanc, m’attacher à un arbre dans la Forêt et m’y laisser crever, de faim, de soif, ou me faire dévorer par n’importe quelle créature. Bouge pas, je suis sur que je peux trouver pire encore. Tu peux me jeter du haut d’une tour sinon, ou m’étrangler, m’étouffer dans mon sommeil avec mon oreiller. M’empoisonner. Je suis sur que t’as suffisamment d’imagination de toute façon pour trouver le meilleur moyen de me torturer, j’en doute pas une seule seconde, t’es une fille intelligente après tout même si tu le montres pas toujours. »

La ferme ! Ta voix m’écœure plus qu'autre chose et je tuerais pour t'arracher la langue là tout de suite. A une époque, je crois que j'aurais pu tomber dans le panneau et t'écouter parler pendant des lustres. Je crois même que je l'ai fait. Et si je pouvais, je remonterais dans le passé pour baffer mon ancienne moi. Cette fille qui ne voulait pas tomber amoureuse et ne surtout pas tomber dans le panneau. J'ai au moins réussi à éviter la première possibilité. Pourquoi t'acharner à vouloir prouver que tu es un dur à cuire, indémontable ? Pourquoi tu persistes à ne pas vouloir t'excuser. Cette histoire serait probablement fini depuis longtemps désormais. Je t'aurais fait la gueule des mois entiers avant de me lasser. Mais tu ne l'as pas fait et voilà où en est aujourd'hui. Je n'ai pas digéré cela. Plus que le fait de m'avoir laissé en plan. Sois un homme et ais au moins le courage d'avouer tes torts et de t'excuser. Même si cela ne calmera pas tout, je saurais au moins que tu n'es pas un connard sans cœur.
Et que le prochain qui ose me juger car je ne m'excuse pas toujours moi non plus se la ferme. Ils savent tous à quoi s'en tenir. Moi non.

« Oh, je suis sûre que ça te plairait tout ça. Mais j'ai bien pire en tête. Et merci pour le compliment, même si bien sûr je ne te le retourne pas. Tu ne le mérites pas. »

La rage soudain au ventre, ma dernière phrase a prit une intonation que je n'aurais jamais imaginé. Ma voix monte tellement dans les aigus que je ne la reconnais pas. Et je crois même un instant déceler l'accent slave de ma mère faire surface.

« Je suis pas ton jouet Tallulah, je ne l’ai jamais été et ne le serai jamais. Tu peux bien faire ce que tu veux, dire ce que tu veux, j’en ai rien à foutre, ça changera rien. Y en a un paquet qui aime te courir après dans ce château, t’as sûrement l’embarras du choix pour te trouver un super jouet dans tout ceux là mais en attendant, maintenant tu sais que c’est pas parce qu’il a jamais battu pour toi que j’ai pas de cœur. »

Du poison. Voilà ce que sont tes mots. Et je n'ai pas envie de me faire avoir une deuxième fois. Hors de question de me faire prendre par les crocs du serpent. Garde ton poison pour toi et va chercher une autre victime. Je n'ai cure de tes paroles. Non, tu n'es pas mon jouet. Qui aurait envie de jouer avec toi ? Si ce n'est pour t'écraser sous ses chaussures ou t'arracher la tête ? J'ignore même pourquoi j'ai dit cela. Je crois que j'avais juste envie de m'amuser avec toi le plus longtemps possible, pour te voir souffrir encore plus.

« Soit, tu n'es pas mon jouet. Qu'est-ce que ça peut bien me faire de toute manière ? Tout ce que je souhaite c'est t'arracher la tête et la réduire en bouillie sous mes pieds. Tu n'es qu'un monstre venimeux et j'aurais mieux fait de me méfier de ce poison qui circule dans tes veines. Mais je crois que cela m'a rendue plus forte, car comme on dit; ce qui ne te tue pas te rend plus fort. »

On apprend de ses erreurs et Enzo en fut une monumentale.

« Tu sais rien de moi, mais si tu te demandes parfois pourquoi je me suis comporté comme je l’ai fait avec toi à l’époque, demande toi plutôt pourquoi toi tu te comportes comme tu le fais maintenant. A mon avis, les raisons sont pas si différentes. Tu peux penser ce que tu veux de moi, je t’ai laissé un goût amer et je sais que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, mais il serait peut être temps de passer à autre chose tu crois pas ? A force de t’accrocher comme ça, je vais finir par penser que tu peux plus te passer de moi. »

Ouch ! En plein coeur ! J'aurais pourtant du la sentir venir celle-là. Il est tellement prévisible.

Je me moque qu'il soit deux fois plus grand que moi ou encore qu'il pourrait faire ce qu'il veut de moi avec sa carrure de déménageur. J'en ai marre de son air supérieur et de ses paroles qui ne font qu'animer un peu plus cette rage qui m'anime. Alors, oui je sais c'est stupide voire même complètement inconscient, mais je fais la seule chose qui me vient en tête: je me jette sur lui et frappe là où un homme tire sa virilité. Enfin, j'ai tenté. Parce que je me loupe et je frappe dans le vide. Je devrais me sentir très bête à cet instant précis, au lieu de quoi, je n'en fais rien. Je me contente seulement de fulminer et de regarder Enzo droit dans les yeux. Et je me moque des représailles.

« N'aies jamais la présomption de croire que j'ai envie de savoir quoi que ce soit sur toi. J'en sais déjà un minimum et c'est suffisant. Et n'aies pas non plus la prétention de me connaître assez pour me juger. Et plutôt crever que rester en ta présence plus de trois secondes. Si je suis là c'est qu'il y a une raison, et non je ne passerai pas à autre chose avant d'avoir obtenu vengeance. Que ça te plaise ou non. »

Cette fois je ne rigole plus. Je veux en finir, et maintenant !

La bataille sera sans pitié
Mais ce travail là me plait...
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MessageSujet: Re: Cry me a River {Tallulah}   Dim 29 Avr 2012 - 20:54

▬ Tallulah K. Hendricks & Enzo Ryans ▬




Cry me a River.





Un cœur glacé. Un type incapable de pleurer. C'est ça que tu vois de moi ? Vraiment ? Quoi de plus normal, c'est tout ce que je ne t'ai jamais montré de moi ou plutôt le souvenir que je t'ai laissé alors pour ça je ne peux pas vraiment t'en vouloir j'imagine. Quand je suis parti, c'est la tête haute que je l'ai fait et sans une seule trace de pitié quelconque, peut être même sans un regard, peut être même avec un sourire. Je ne m'en souviens même pas. A l'époque, effectivement, c'est l'image que je laissais transparaitre de moi : un monstre sans cœur dénué d'émotion. Est ce que j'ai vraiment été celui là ? Peut être en partie mais personne n'a jamais su que pendant ces mois, dès l'instant où je me retrouvai seul, tous les fantômes de mon passé revenaient me hanter. Mes parents, mon grand-père, Kyle. Toutes ces personnes qui un jour où l'autre ont fait partie de ma vie et ont disparu. Papa, Maman, Grand-père, ils ne reviendront pas ça je le sais, mais Kyle … Jamais je n'aurai pu imaginer ne serait-ce qu'une seule seconde que sa route croiserait à nouveau la mienne après ce que j'ai vu ce jour là dans la Cabane Hurlante. Je l'ai vu s'écrouler, je l'ai vu mourir, et pourtant … Je pourrais dire qu'aujourd'hui ça ne change plus rien puisqu'il ne fait plus partie de ma vie à nouveau, mais je ne le pense pas une seule seconde. Il est vivant, et rien ne pourrait me rendre plus heureux même si notre histoire est terminée. Je n'ai pas vraiment espoir qu'on se retrouve mais il a toute une vie à vivre, avec ou sans moi, alors oui, même s'il vit un Enfer quotidien ici, je ne désespère pas. Peut être qu'il aura la chance de sortir un jour, et de vivre une belle vie à l'extérieur. Avec ce que je montre de moi, qui pourrait savoir, hormis quelques amis proches, que j'ai eu suffisamment de cœur pour aimer quelqu'un plus que ma propre existence ? Personne. Et surtout pas Tallulah. C'est peut être pour ça que je la laisse cracher son venin, sans rien tenter pour la faire taire. Je lui donne même des idées pour en finir avec moi, c'est pour dire. Pourtant quelque chose me dérange. Je me perds dans mes propres pensées, en ce qui le concerne Lui notamment. Un instant je le déteste, l'autre je lui souhaite tout le bonheur du monde. Je m'agite devant elle alors qu'à l'intérieur c'est comme si tout était calme. Deux personnalités dans un même corps, l'une qui s'exprime, l'autre qui reste dans le silence. Et l'une d'entre elle a du mal avec toute la haine qu'elle perçoit dans les yeux de cette fille avec qui j'ai vécu certaines choses par le passé. Pas parce que c'est elle, simplement parce que ce qu'elle voit n'est pas le reflet exact de celui que je suis et que j'ai du mal à me faire à l'idée, maintenant, qu'on puisse ressentir autant de mauvaises choses à mon égard. Je l'ai cherché, je ne dis pas le contraire, seulement je suis redevenu moi même et je n'accepte pas celui que j'ai pu être par le passé. Je ne peux pas lui en vouloir pour ça, je le sais …

M'arracher la tête, me réduire en bouillie, tant de mots d'amour, ça me va droit au cœur … Je n'aurai pas du entrer dans son jeu, je n'aurai pas du répondre à ses attaques, simplement l'ignorer et foutre le camp mais ça été plus fort que moi et ce que je lui ai craché au visage ne lui a pas plus. Elle m'a sauté dessus, j'ai esquivé au dernier moment et pour ça je dois dire merci aux réflexes du Loup qui coure sous ma peau. J'ai attrapé ses bras pour l'immobiliser un instant avant de la relâcher et la pousser légèrement à reculer.

« Oh ça non, touche pas à ça. »

Non pas que ça me serve réellement mais non, t'y touchera pas, d'une manière ou d'une autre. Ni à tout le reste d'ailleurs, que ça soit physique ou mental. Je ne te laisserai pas faire Tallulah. J'en ai assez de ton petit jeu, assez de puiser dans ma patience et supporter tes crises d'hystérie.

« N'aies jamais la présomption de croire que j'ai envie de savoir quoi que ce soit sur toi. J'en sais déjà un minimum et c'est suffisant. Et n'aies pas non plus la prétention de me connaître assez pour me juger. Et plutôt crever que rester en ta présence plus de trois secondes. Si je suis là c'est qu'il y a une raison, et non je ne passerai pas à autre chose avant d'avoir obtenu vengeance. Que ça te plaise ou non. »

Tu sais pas ce qu'il se passe dans ma tête, t'en as strictement aucune idée, alors arrête de me parler de mes prétentions s'il te plaît. Si tu savais à quel point je m'en tamponne de ce que tu peux bien avoir envie de savoir ou non sur moi. Je n'ai pas non plus envie de te connaître plus que ce que je te connais parce que ce que je vois ne m'intéresse pas le moins du monde. Je te juge sur ce que tu me montres de toi – c'est à dire comme une folle à lier – et tu me juges sur ce que je t'ai montré de moi – c'est à dire comme un salaud – alors toi et moi ça s'arrête là et ça n'ira jamais plus loin.

« Ma pauvre fille, t’es complètement cinglée. Si on n’était pas déjà enfermés tu devrais sérieusement penser à te faire interner. Non mais franchement, tu t’écoutes parler ? C’est pas cohérent ! Tu dis que tu préfèrerais crever plutôt que de rester plus de trois secondes en ma présence, et regarde toi, t’es encore là. »

Mais casse toi merde ! Dégage ! Calme toi Enzo, elle lâchera pas le morceau et tu le sais alors … Vas t'en, toi, même si je sais, tu n'en as aucune envie. Tu étais là pour penser à lui, elle a tout gâché. Laisse tomber.

« Venge toi si tu veux, continues de brailler comme une folle, excite toi toute seule si ça t’amuse, moi j’me casse. »

Parce que je ne supporte plus ta présence si tant est que ce fut déjà le cas auparavant. Parce que je ne supporte pas de te voir ici, dans cet endroit où j'ai tant de souvenirs avec Lui. Tu gâches tout !

« Même si un jour j’ai pensé m’excuser, là tu viens clairement de me prouver que t’en vaut pas la peine. Tu te lasseras de ce petit jeu avant moi Tallulah. Je l’espère pour toi en tout cas. Et si ça peut te faire plaisir, tu viens de me ruiner la soirée. »

Jusqu’ici je ne me suis jamais vengé, je ne lui ai jamais retourné ses attaques si ce n’est quelques unes verbales. Ce que je veux dire c’est que je ne m’en suis jamais pris à elle physiquement, pas non plus magiquement, mais si elle me harcèle, si elle me pousse dans mes retranchements, met ma vie en danger ou pourrit celle des gens que j’aime pour me faire chier, elle le regrettera. T’as de la chance encore une fois de ne pas avoir terminé ton p’tit monologue d’hystérique dans le Lac. Je sais vraiment pas c’qui me retient. La rédemption peut être. J’me dis que c’est une manière de payer pour ce que je t’ai fait sans avoir à m’excuser et me mettre à genoux devant toi pour implorer ton pardon. J’en veux pas de toute façon, j’en ai strictement rien à foutre que tu me détestes. J’espère juste réellement que ça te passera parce que j’ai d’autres choses à foutre dans ma vie que d’avoir à gérer une tarée psychotique.

Quoi qu'il en soit je l'ai planté là, avec sa fureur, lui laissant une autre occasion de me haïr et de s'attaquer à moi. Je ne lui ai pas tourné le dos avant d'être à une distance respectable de moi, feignant le calme, les mains dans les poches, mais dès que j'ai passé le seuil du hall ...

« Et merde ! Quelle conne ! »

Oui je sais, ça devient une sale habitude chez moi de cogner les portes, les murs ou un peu tout ce qu'il y a de solide et qui me passe sous la main, quand je suis énervé. Estimez-vous heureux, je ne frappe rien de vivant. Ni de mort ceci dit. Enfin tout le monde a compris l'idée. Pourtant c'est pas l'envie qui m'a manqué de balancer cette folle dans le Lac mais je n'ai pas envie d'envenimer les choses, je veux juste qu'elle me lâche la grappe même si j'ai l'impression qu'elle ne le fera jamais. Alors quoi ? Si un jour on sort d'ici, elle me suivra jusqu'en Australie, campera devant ma porte et m'insultera, m'attaquera, chaque fois que j'aurai le malheur de mettre un pied dehors ? Ma pauvre vieille, j'te jure, ça vire à l'obsession là, faut que t'aille consulter.

« Un problème Ryans ? »
« Aucun. »

C’est à ce moment là que cette idée totalement stupide a germé dans ma tête. Et quand je dis stupide, je devrai rajouter : Débile, injuste, totalement égoïste. Seulement voilà, cette chieuse m’a foutu en pétard et de toute façon quand j’ai un truc dans la tête … Aller hop, direction la Salle Commune des Serdaigles. Et ça recommence, le même cirque, quand je me casse la gueule, quand je fais n’importe quoi, faut toujours que j’entraine quelqu’un avec moi. Alors quoi Enzo ? La solitude te fait peur ?
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