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 Nothing Lasts Forever {Maxence l'Ange Gardien}

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MessageSujet: Nothing Lasts Forever {Maxence l'Ange Gardien}   Dim 15 Jan 2012 - 19:33

▬ Maxence Lukas Wargrave & Ismaelle Luna Stoneheaven ▬


CRÉDIT - CSS


Nothing Lasts Forever.




Tell me things I wanna hear
Take the truth, I'll take the dare
Feed me lies and eat my fear.


Encore un matin, et non je ne vais pas citer Jean Jacques Goldman, où le réveil est difficile. J’ai l’impression que plus je dors, plus je suis fatiguée. J’ai toujours été quelqu’un de très matinal, mais depuis quelques temps, c’est vraiment compliqué pour moi d’ouvrir les yeux. Sans parler du fait que mes nuits sont bardés de cauchemars, presque toujours le même. Un cauchemars bien trop proche de la réalité, et dont je me serais bien passé. Plus un souvenir qu’un mauvais rêve. D’abord ce gros loup inoffensif, puis finalement l’Homme. J’ai beau hurler, aucun son ne sort de ma bouche. J’ai beau me débattre, rien n’y fait. Et je ne peux pas m’échapper de ce calvaire. Je n’ai pas recroisé Jakob depuis, et pour être tout à fait honnête, je l’évite comme la peste. Il n’a pas cherché à venir me voir non plus, je ne crois pas. Je devrais le haïr, et c’est le cas, pour une part de moi en tout cas, mais d’un autre côté, c’est comme si j’essayai de lui trouver des excuses, je ne sais pas vraiment. Ça fait presque 3 semaines et même si les marques sur mon corps se sont estompées, celle dans mon cœur et dans ma tête ne s’effaceront jamais. Il m’a trahis de la pire des façons qu’il soit et le simple fait de devoir le croiser régulièrement est une épreuve. J’ai peur, dès que j’aperçois sa silhouette. C’est vrai, longtemps j’ai rêvé d’être dans ses bras, mais pas de cette façon là. Et Loup ou pas, il aurait du pouvoir empêcher ça. Est ce qu’ils sont tous comme ça ? Je ne crois pas. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à imaginer Enzo réagir de cette façon là mais peut être que la vision maternelle que j’ai de lui m’empêche de voir ses côtés les plus sombres. D’ailleurs, je n’ai pas demandé d’explication quand à sa rupture avec Kyle mais … Non, impossible. Il n’a pas pu lui faire de mal, pas de cette façon là en tout cas. Il a l’air si … innocent. Pourtant je sais que ça n’est pas le cas, mais ça n’est pas un choix. Ils ont voulu faire de lui un monstre, ils ont échoué pour la simple et bonne raison que ce gosse à un cœur pur. Je lui pardonnerai toujours tout ses écarts, c’est comme ça. Et sa relation avec Kyle ne me regarde pas, je suis simplement triste pour eux, parce qu’ils n’ont pas l’air heureux l’un sans l’autre. Peu importe. Si j’ai pu croire aux sentiments pendant un temps ça n’est plus le cas. Je suis épuisée d’être nerveuse et sur le qui-vive en permanence. Fatiguée de rêver toutes les nuits de la même chose et de changer de chemin dès que ma route croise celle de Jakob. Mais je suis coincée. Aucun moyen de fuir, aucun moyen de l’empêcher de recommencer si l’envie lui reprend de me traiter comme il l’a fait. J’ai encaissé beaucoup de choses ces dernières années, tout un tas de blessures diverses et variées mais ça … Je crois que je ne m’en remettrais jamais.

Et je suis là, emmitouflée dans un châle alors qu’en temps normal je ne crains pas le froid. Ce doit être la fatigue accumulée qui me rend plus fragile. Fenrir n’est pas loin, il ne me quitte plus depuis « l’incident » et je suis parfois obligé de le retenir quand notre route croise celle du Professeur de Potions d’un peu trop près. Il était enfermé lorsque ça s’est produit, mais il a compris que Jakob m’avait fait du mal. Je ne veux pas prendre le risque qu’il lui arrive quelque chose si je le laisse faire. Mes bras enroulés autour de mon corps, j’observe cette silhouette familière qui danse sur les vagues, un léger sourire plein de tendresse sur les lèvres. Enzo. Comme une sorte de repère étrange dans cet enfer. Je ne sais pas vraiment ce qui me rattache à lui de cette façon mais j’aime ce gosse, de tout mon cœur. Et le voir là comme ça, se changer les idées comme tous les jours sur sa planche, ça me détend. Il va mal lui aussi, mais il avance, parce qu’il n’a pas le choix. Le départ de Jillian l’a beaucoup affecté mais comme toujours il tache de ne rien laisser paraître.

« Arrête de fréquenter des Loups Garous, Ismaelle. »

J’ai sursauté lorsque cette voix m’a sorti de mon observation silencieuse. Je ne l’ai pas reconnu tout de suite et étant donné mon état de nervosité extrême ces derniers temps, je me suis retourné violemment en braquant ma baguette dans la direction de l’inconnu qui m’a surpris. A la vision de ce visage familier, je me suis détendu. J’ai rangé ma baguette et jeté un coup d’œil à mon chien qui réclamait des caresses au grand blond, avec son air nonchalant, comme toujours. Un sourire en coin, il m’a adressé ce petit pique en rapport à notre dernière conversation.

« Bonjour Cameron. Et non, désolé, celui là je peux pas. »
« Regarde moi ce p’tit branleur, il a l’air plus à l’aise sur l’eau que sur la terre ferme. »
« Oui, j’crois bien que c’est le cas. »

Le silence s’est installé entre nous deux, alors que l’un comme l’autre nous laissions nos regards se perdre sur le Lac, sans point précis même si le jeune Gryffondor attirait notre attention. Les deux garçons ont échangé un bref salut de la main, à distance. J’ai souri. Ce qui relie ces deux là, je ne l’ai jamais vraiment saisi, mais le jour où Jillian est parti j’ai compris tout ce qu’on ne voit pas forcément. Cameron et Jillian. Jillian et Kyle, oui ça je le savais. Kyle et Cameron. Derek et Jillian. Sovahnn, Takuma, Enzo. Tout un tas de liens qui passent inaperçu parce qu’ils savent y faire pour les cacher, pour se protéger les uns, les autres. Cameron est resté un moment avec moi, mais plus aucun mot n’a été prononcé. J’ai bien vu dans son regard qu’il était un peu ailleurs lui aussi mais notre dernier échange me hantait. Des conseils, qu’il m’avait laissé entendre. Que je m’occupe de moi. C’est ce que je faisais, depuis quelques semaines maintenant, mais le cœur n’y était pas vraiment. Il a fini par poser sa main sur mon épaule en guise d’au revoir puis il a repris son chemin. Fenrir l’a suivi sur quelques mètres. Un instant plus tard, le jeune Lycan sortait de l’eau et comme à chaque fois, je ne pu m’empêcher de le sécher de la tête aux pieds grâce à la magie, tachant de ne pas braquer mon regard sur les cicatrices qu’il arborait sur le torse. Un souvenir qu’il préfère oublier, je le sais, et même si je me pose encore tout un tas de questions je ne les ai jamais formulées à voix hautes. Par respect. Pour lui. Pour Kyle. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé exactement ce jour là, et je pense que je ne le saurai jamais. D’ailleurs, quelque chose me dit qu’ils ne sont que deux à partager ce secret et qu’il vaut sans doute mieux que cela reste comme ça. C’est leur monde à eux, même si …

« Tu reprends vite tes marques, j’ai l’impression que les vagues sont deux fois plus grosses que l’autre jour. »
« C’est le cas, je récupère tous mes automatismes. C’est vraiment génial. »

Il sourit, mais je vois bien dans le fond de ses yeux qu’il est triste. Quand on fait suffisamment attention à ce garçon, on peut relativement bien cerner ce qu’il se passe à l’intérieur de son être. Ça fait plus d’un an et demi maintenant que je le connais, et même s’il arrive à tromper beaucoup de gens, avec moi ça ne marche plus vraiment. Je crois qu’il n’essaie pas de le cacher, c’est juste sa façon à lui de gérer les choses. C’est tout. Et tandis qu’il se rhabille, il me détaille, fronce les sourcils. Je fuis son regard et caresse mon chien sachant pertinemment que je n’échapperai pas à l’interrogatoire.

« T’as l’air épuisé Isma, t’es sur que ça va ? »
« C’est rien t’inquiète pas. La fin de l’hiver est un peu longue mais ça ira mieux quand le soleil sera là, tu verras. »
« Mouais … Taylor te fout toujours la paix ? »
« Oui, oui. T’en fais pas pour ça. J’suis une grande fille et personne ne m’embête. Promis. »

Je te connais Enzo, si je te dis la vérité, tu vas foncer tête baissée et c’est vraiment pas une bonne idée.

« T’as cours ? »
« Ouaip. Botanique. Dans … Maintenant. »
« Sale gosse. »
« A plus tard. »
« A plus Enzo. Au fait ! T’as su pour Logan ? »
« Oui. Bonne nouvelle. Je crois. »

Il a grimacé, j’ai ri.
Puis il a disparu.

La journée a continué de s’écouler, morne, plate, et quand mon dernier cours a pris fin, j’ai pris la direction du château. C’est dans la Salle des Professeurs, ces derniers temps quasi-déserte en permanence, que j’ai élu domicile pour corriger les copies du dernier exam des neuvième année. J’étais tranquille, et seule. J’étais bien. Jusqu’à ce qu’un bruit soudain me fasse sursauter à nouveau. Cette fois encore, j’ai paniqué pour rien, mais je n’ai pu m’empêcher de porter ma main à mon cou pour vérifier que mon cœur battait toujours. Son cœur, celui d’Emily. Toujours bien vivant, sans doute un peu trop. Il battait à une allure folle et j’avais le souffle court.

« Jeremiah ! Désolé, tu … Tu m’as surprise. »
« Est ce que tout va bien ? T’as pas l’air bien Ismaelle. »
« Je … Je suis un peu à cran en ce moment. »
« T’as l’air fatigué, tu devrais te reposer. »
« Je ne vais pas me coucher tard, papa poule, c’est promis, mais je dois corriger ça avant et … C’est effrayant le nombre d’élèves qui pensent encore qu’un Sombral est un dragon après 9 ans d’études. »
« Hum, je veux bien te croire. Et je me passerai de commentaire sur ceux qui affirment que les Egyptiens marchaient réellement en biais. Ils ont pourtant pas la télé pour les abrutir ici, c’est désespérant. Bref ! Bon courage. »
« Merci, à toi aussi. On se voit au diner. »

Sauf s’il est là, même si j’en doute, auquel cas je ne mettrais pas un pied dans la Grande Salle.

Le silence s’est de nouveau installé, jusqu’à ce que des bruits de pas parvienne jusqu’à mes oreilles. Fenrir n’a pas aboyé alors je me suis dit que ça devait être Jeremiah qui revenait, ayant sans doute oublié quelque chose. J’allais me retourner et lui sourire tout en le chambrant un peu. Je n’en ai pas eu le temps.

« Bonjour Ismaelle … »

Cette fois j’ai eu raison de paniquer.

« Ne m’approche pas espèce de taré. »

Je me suis relevé d’une traite et j’ai reculé, cherchant mon chien du regard comme un refuge. Il n’a pas aboyé, et ça, c’est pas normal. Et lorsque j’ai enfin trouvé sa silhouette, un frisson d’horreur s’est emparé de moi. Taylor avait du le stupefixer. Il était là, à quelques mètres, bloqué dans un rictus de menace. J’ai porté ma main a ma bouche comme pour retenir un cri. Mon chien … Qu’est ce que tu lui a fait ?!

« Eh ben alors, qu’est ce que c’est que ces manières ? A lui aussi tu lui as parlé de cette façon ? »
« Fous moi la paix. »
« Non, j’en ai pas envie. T’as été gentille avec lui, tu vas l’être avec moi et plus jamais il ne te touchera tu m’entends ? Et si tu croyais que les menaces du louveteau allaient te protéger, t’es bien naïve. »

La peur. Elle m’a paralysé des pieds à la tête et à force de reculer, j’ai senti le mur derrière moi. Coincée. Plus aucune issus de secours et ma baguette restée sur la table. Terrorisée à l’idée qu’un homme pose encore ses mains sur moi. J’étais au bord des larmes, je crois, et je tremblais des pieds à la tête. Je ne me reconnaissais pas, et en mon fort intérieur une fois encore j’ai haït Jakob de toutes mes forces de m’avoir transformé en cette pâle copie de moi. Je n’ai jamais été une trouillarde, et en temps normal, même si Taylor m’a toujours fait peur, j’aurai su réagir. Ne pas le laisser me toucher. Je ne dois pas le laisser me toucher. Mais je ne sais pas quoi faire. Je …

« Couché le chien ! »
« NON ! »

Il ne bougeait toujours pas pourtant, mais d’un coup de baguette, Taylor a envoyé mon chien à l’autre bout de la pièce. Il s’est écrasé contre le mur avant de tomber lourdement sur le sol. Ça a été le déclic pour moi. J’ai voulu courir pour retrouver Fenrir et m’assurer qu’il allait sinon bien au moins qu’il était en vie, mais il m’a attrapé avant que je n’arrive à destination. Il a serré mon bras si fort que je n’ai pu retenir un cri de douleur pourtant j’ai eu ce merveilleux réflexe de lui coller mon poing libre en plein dans la figure. Il a grogné. J’ai voulu reculer, il ne m’a pas laissé une seule possibilité de le faire alors que son visage se tournait de nouveau vers moi, un grand sourire sur les lèvres. Un sourire de prédateur.

« Hum, violente. J’adore ça. Frappe moi encore, je me ferai un plaisir de te remettre à ta place femme. »

Je me suis senti partir quand il s’est rapproché un peu plus de moi, et j’ai eu cette impression tenace de déjà vu. Les mêmes émotions, a peu de choses près, que lorsque Jakob s’est jeté sur moi il y a environ trois semaines. Est ce que cette fois je vais laisser faire encore ? Et pourquoi est ce que tous les Loups Garous de cette maison ressentent le besoin de jouer avec moi de cette façon ?! Enfin non pas tous, juste deux, et c’est déjà bien trop.

« CA SUFFIT ! »

Je l’ai repoussé. Je ne sais pas vraiment par quel miracle, mais j’y suis parvenu. L’effet de surprise probablement. Toujours est il que j’ai courru jusqu’à ma baguette et sans aucune hésitation, je lui ai balancé un sort qui lui a fait traverser la pièce dans les airs jusqu’à ce qu’il s’écroule sur une table et qu’il la casse en deux sous son poids et la violence du choc. J’aurai pu m’arrêter là, j’aurai sans doute du d’ailleurs, mais toute la colère, la peur, et la rage, que j’avais emmagasiné ces dernières semaines est ressorti un peu trop brusquement de moi. Doloris. C’est sorti tout seul. Je ne me suis pas reconnu. Il se tordait de douleur dans les débris de bois et moi …

« Vous n’êtes qu’une bande de chiens, et y en a pas un pour rattraper l’autre. Tous les deux ! Vous êtes pareil ! Et j’en ai ma claque de vos trucs de Loup, ma claque d’être considéré comme un vulgaire morceau de viande ou un territoire. Je ne vous appartiens pas, ni à toi, ni à lui. Et je ne vous appartiendrais jamais ! »


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MessageSujet: Re: Nothing Lasts Forever {Maxence l'Ange Gardien}   Lun 16 Jan 2012 - 21:22

« Quoi ? »
« Je refuse de continuer à travailler dans ces conditions, vous n’êtes pas honnête avec nous. Ces derniers temps, je vous trouve très peu présent, et pourtant, vous courrez sans arrêt dans tous les sens. Que faites-vous ? »
« Mon boulot. Faut bien que quelqu’un le fasse ici non ? »

C’était sorti tout seul. Oui, il courrait dans tous les sens sans arrêt, parce qu’il y avait un certain nombre de mômes à en avoir besoin, et qu’il préférait faire ça plutôt que de ne rien foutre et s’en vouloir toute sa vie. Il était là pour réparer, et non pour détruire. Et ça avait toujours été comme ça, quel que soit ses anciens choix. Il n’avait jamais réellement changé.

« Bon écoutez, vous êtes là et c’est parfait, mais réellement, je peux gérer seul. Pas de problème avec ça. de toute manière, vous passez votre temps à me demander des conseils. J’ai une formation, vous non. Je saurais m’en sortir. Et j’suis appelé couramment un peu partout pour un grand nombre… d’accidents, ce qui explique mes disparitions. »

En respirant, ses répliques étaient déjà un peu moins nocives pour sa place en tant qu’infirmier ici. Et puisqu’il ne comptait pas disparaitre de la circulation tout de suite, il fallait bien qu’il joue un peu le jeu. Et de toute manière, il n’avait pas vraiment le choix. Il ne comptait pas risquer sa vie plus que de raison et avait déjà plutôt bien appris à jongler entre les différents statuts qu’il pouvait aborder ces derniers temps. Mais là, ce qu’il voulait surtout, s’était se sortir de ce mauvais pas. Pas que les deux grognasses l’ennuies, mais il ne les supportait pas et s’il se retrouvait mal pris avec elle, il risquait sa peau. Alors moins il passait de temps avec elles, mieux c’était.

« Bon, cela dit, il faut que je vous laisse. J’ai justement quelqu’un à voir. »

Et il s’était éclipsé sans plus de justifications. En fait, il s’était avéré… qu’il était un grand garçon à présent et qu’il ne comptait pas justifier ses faits et gestes auprès de qui que ce soit. Attrapant les deux petites fioles qu’il avait préparées quelques temps plus tôt, dans une main, l’infirmier avait pris la poudre d’escampette pour rejoindre le couloir et finalement, descendre les escaliers quatre à quatre en espérant que les mégères ne le suivraient pas. Mais elles n’en firent rien. Quelques minutes après, il atteignait la salle commune des Serpentards, espérant y croiser les deux Rivers, mais aucun d’eux n’était là. Il aurait sans doute dû s’en douter, il fallait leur courir après à ceux-là pour qu’ils se soignent. Pourtant, ils en avaient tous deux besoin. Et même s’il n’appréciait réellement pas Alec, il ne pouvait décemment pas le laisser dépérir, surtout que dès que ses doses faibliraient, il risquait de se sentir quelque peu… endolori et épuisé. Mais tout comme Logan, il semblait se foutre totalement de ce genre de menus détails. L’habitude, peut-être.

« Hey Jayden ! Tient, tu veux bien forcer Alec à boire ça ce soir ? C’est important, merci. »

Il l’avait rencontré quand son ami était arrivé en sang à l’infirmerie et depuis, il l’avait croisé assez souvent. Comme ça, au moins, il s’assurait que le chieur de service se soigne bien. Surtout que ça le faisait chier, donc Maxence soupçonnait Jayden de le forcer à prendre les potions qu’il lui apportait, en y prenant un malin plaisir. Sachant que Logan n’était pas dans sa salle de cours ni dans son bureau puisqu’il y était passé en coup de vent en descendant jusqu’ici, l’infirmier n’avait plus trop su où le chercher. En fait… puisqu’il n’était pas social pour un sou, il n’avait pas d’endroits de prédilections, et du coup, le trouver dans ces cas-là s’avérait souvent plutôt complexe. Pourtant, il aurait fallu qu’il reste allongé encore un bon moment, mais Maxence avait fini par se faire à l’idée, il n’arriverait pas à le contraindre à prendre soin de lui. Et puis, Ismaelle avait raison, au pire, il resterait à souffrir le martyr dans un coin et ça lui ferait les pieds. Quoi qu’il ne retiendrait sûrement pas la leçon. C’est de Logan qu’on parle… retenir reviendrait à admettre qu’il a eu tords. Trop dur.

Remontant dans le hall, Maxence s’était donc dit qu’il pouvait toujours passer à la salle des professeurs. Ça n’était … ok, il n’y avait aucune chance qu’il soit là, mais bon, l’espoir est toujours autorisé dans ce monde de brutes. Et puis, il y croiserait peut être Ismaelle… ou n’importe qui qui le retienne et l’empêche de retourner auprès des deux mégères de l’infirmerie. Mais en se rapprochant de la porte close, ça n’était pas des bruits d’une quelconque sympathique discussion entre collègues qui s’était fait entendre mais… une sympathique discussion animée entre collègues. Le ‘animé’ faisant toute la différence.

« CA SUFFIT ! »

La voix d’Ismaelle suivit d’un bruit de choc sonore. Il ne lui en avait pas fallu plus pour qu’il parcoure les derniers mètres en courant, attrapant la clenche pour comprendre à l’instant même qu’elle avait été refermée par un sortilège.

« Vous n’êtes qu’une bande de chiens, et y en a pas un pour rattraper l’autre. Tous les deux ! Vous êtes pareil ! Et j’en ai ma claque de vos trucs de Loup, ma claque d’être considéré comme un vulgaire morceau de viande ou un territoire. Je ne vous appartiens pas, ni à toi, ni à lui. Et je ne vous appartiendrais jamais ! »


L’instant d’après, il entrait dans la pièce, baguette à la main, pour découvrir une scène plutôt déconcertante. Ismaelle face à Taylor, le… type qu’il avait déjà vu de loin et dont il connaissait le nom grâce aux ragots des deux connasses en chef qui bossaient avec lui. Et le plus beau, ou le plus choquant, c’était que l’homme en question se tordait de douleur sur une table qu’il avait probablement brisé en chutant, soumis au sortilège doloris qu’Ismaelle lui infligeait.

« Stop, nan, Isma’, arrête !! »

Déjà , il était sur elle, avait attrapé sa baguette d’une main, la dirigeant vers le haut, en usant de sa force pour l’y contraindre et briser le sortilège ; posant l’autre main contre son épaule pour la forcer à le regarder.

« Calme-toi, arrête. »

Derrière lui, le corps massif de Taylor avait eu un mouvement, sûrement pour se relever et riposter, mais avant qu’il n’agisse réellement, Maxence a son tour lui avait déjà balancé un sortilège, le coinçant au sol, comme écrasé par un poids incroyable. Il ne pourrait pas se relever tant que lui ne l’aurait pas décidé. Et si Ismaelle avait agi comme ça, il y avait une raison, et il ne donnerait pas d’occasion à son ennemi de l’attaquer de nouveau, puisque c’était sans doute ce qu’il s’était passé. Il avait rajouté par réflexe une dose supplémentaire, n’ayant pas loupé le terme qu’elle avait utilisé pour le désigner. Loup. Un seul mouvement et il empirait les choses avec de l’argent. Bien sûr, la baguette de l’homme avait volé à l’autre bout de la pièce depuis un moment.

« Couché on a dit ! »

Tu peux pas savoir à quel point ce que tu viens de dire est comique.

Mais là tout de suite, il n’avait pas vraiment l’esprit à faire de l’humour. Sûr que Taylor ne se redresserait pas, il avait à nouveau reporté son attention sur Ismaelle, plongeant ses grands yeux rassurants dans les yeux, bouillants de rage et complètement paniqués.

« Ça va. Hey, regarde-moi. Respire. »

La main qui avait abaissé sa baguette était venue dans la sienne, ne tenant plus son arme qu’à deux doigts mais de telle sorte à ce qu’il soit capable de l’utiliser en cas d’urgence.

« Viens, on bouge. »

D’un geste, il avait rassemblé les affaires de la jeune femme et les avait attrapés sous un bras au vol, avant de reprendre sa main pour l’entraîner en dehors de la pièce.

« Bonne soirée ! »

C’est bien de se mettre à dos les lycans grognons et menaçant. C’est cool. Très divertissant. Ça devait être le manque de sommeil, il se mettait à parler sans réfléchir, mais au moins, ça faisait du bien. Et, non, le sort ne lâcherait pas d’ici un certain temps. Entrainant Ismaelle à part, il n’avait pas lâché sa main brulante des émotions qui l’avaient assaillies et quand il fut sûr qu’ils étaient seul, il s’arrêta pour attraper de nouveau son regard.

« Qu’est-ce qui s’est passé Ismaelle ? »

Sans même en avoir conscience, sa main était venue contre son bras, le caressant d’un geste calme et rassurant. Sauf qu’il n’avait aucune idée de ce qu’elle avait vécus et qu’elle pouvait toujours prendre ça comme une agression. Mais il s’agissait de lui, et jamais il ne lui ferait aucun mal.
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MessageSujet: Re: Nothing Lasts Forever {Maxence l'Ange Gardien}   Mer 18 Jan 2012 - 22:19

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On croit connaitre les gens et puis un jour on ouvre les yeux, et on se rend compte qu’on s’est laissé bercer par une image qu’on s’est forgé soit même. Je l’ai sans doute idéalisé, mais il avait l’air si fort, si rassurant. J’aurai donné n’importe quoi pour être dans ses bras encore une seule seconde, parce que mon corps n’a jamais oublié la chaleur du sien depuis le jour où il m’a sauvé la vie sur les bords du Lac il y a plusieurs mois. Oui c’est vrai, je suis resté passive, l’observant en retrait parce qu’il me donnait cette impression d’inaccessibilité qui m’empêchait de l’approcher. Et puis il est venu à moi, il m’a demandé de l’aide, et j’ai refusé. J’ai refusé tout en lui faisant comprendre que je serais là en cas de besoin si jamais il n’avait pas d’autre issus mais c’était au dessus de mes forces de le suivre dans sa folie. Qu’est ce qu’il se serait passé si j’avais accepté ? Il ne se passe pas un seul jour sans que je ne me pose la question. Et si j’avais dit oui ? Si je l’avais suivi, où est ce qu’il m’aurait entrainé ? Je suis rongé par le doute et les questions. Je n’ai pas rêvé pourtant, cette blessure en argent, il ne se l’ait pas infligé tout seul quand même ? Comment avoir confiance après ce qui s’est passé cette nuit là ? Comment lui trouver encore des excuses alors qu’une partie de moi imprime le mot coupable en lettre gros caractère sur son front. Est ce qu’il a prémédité tout ça ? Est ce qu’il m’a endormi sciemment et voyant que je refusais, il s’est décidé à trouver une autre solution ? Je l’ai fait rentrer chez moi, il aurait tout aussi bien pu se jeter sur moi avant que la nuit vienne, avant que la Lune ne lui vole une part d’humanité. Qu’est ce qui s’est passé pour qu’on en arrive là ? Passer de l’absence totale de contact – toujours hormis cette fois auprès du Lac mais c’était par le plus grand des hasards – à … ça ?
Je suis perdue, et je me sens seule. Je n’ai personne a qui me confier et de toute façon même si c’était le cas je refuserai catégoriquement de le faire. Je n’ai pas d’amie. Hors de question que j’en parle à mes élèves, et surtout pas à Enzo parce que je sais très bien quelle serait sa réaction. Cameron ? Je ne vois pas bien pourquoi j’irai lui raconter ça et puis après tout … Il voit Jakob comme un sauveur alors … Encore ce foutu doute. Il lui a sauvé la vie. Il a sauvé la vie de Cameron juste avant de briser la mienne. Je ne comprends pas. En parler à Kyle ? Encore une drôle d’idée, qu’est ce qu’il pourrait bien faire d’un aveux pareil ? Ils ne sont que des enfants de toute façon. Ou presque. Les deux personnes les plus susceptibles d’accueillir mes confessions, ce sont Maxence et Logan. L’un vient de sortir du coma, et s’en foutrait probablement comme de l’an 40 et l’autre, il a déjà bien assez à faire comme ça. Je suis une grande fille, je vais encaisser ça, prendre les choses comme elles viennent quitte à trembler le reste de ma vie chaque fois qu’un homme s’approchera trop près de moi ou que la Lune sera pleine. La vérité, c’est que j’ai peur de leur réaction s’ils en viennent à l’apprendre. Est ce que leur regard va changer sur moi ? Est ce que Logan éclatera de rire ? Ce qui me ferait vraiment beaucoup de mal, parce que je ne trouve vraiment pas ça drôle mais parfois il a des réactions un peu étrange. En y réfléchissant bien, avec ce qui est arrivé à Aileen, je doute sincèrement qu’il ait cette réaction là mais il vient de se réveiller, c’est pas vraiment la peine de prendre le risque de le faire retomber dans le coma s’il décide que Jakob doit payer pour ça. Idem pour Max, je ne me le pardonnerai jamais s’il lui arrive quoi que ce soit par ma faute. Ce sont mes problèmes, pas les leurs.

Tout comme ça n’est pas le problème de cette ordure désormais à terre, mais il paie pour les autres. Il paie pour toutes ses années où je me suis contenté d’obéir aux ordres comme un bon petit soldat sans jamais lever le ton ni les yeux. Depuis que je suis revenu à Poudlard, depuis que ces hommes ont pris le pouvoir et nous maintiennent captifs, j’ai changé. J’ai passé 4 ans de ma vie entourées d’hommes, et même si pendant mon adolescence, ma scolarité ici, j’avais des amies, depuis que j’ai quitté l’école je crois bien n’en avoir jamais retrouvé ne serait-ce que l’ombre d’une. Le contact d’une femme parfois me manque, et en ce moment, c’est surtout ma mère qui me manque. Parce que je me sens comme une petite fille, perdue et brisée, qu’on a détruit de l’intérieur. Plus jamais aucun d’eux ne s’approchera de moi. Et lui, qui se tord de douleur là sur les morceaux de bois, il paie le simple fait d’être l’un d’entre eux, il paie pour m’avoir touché et menacé même si comparativement à ce que m’a fait son double lupin, ça n’est rien. Seulement il est là, et c’est lui prend. C’est comme ça.
Je me fais peur, ça n’est pas moi et jusqu’ici je m’étais toujours refusé à utiliser ce type de magie mais la douleur, la peur, et le dégoût m’ont fait sortir de moi même. Je suis comme dans une sorte de transe et j’ai cette impression horrible que rien ne pourra m’arrêter. Est ce que je vais le tuer ? Il se tord de douleur, il hurle, et même si je n’en retire aucune satisfaction, je n’ai pas envie que ça s’arrête. Je veux qu’il souffre, encore, et encore, et encore. Un sortilège impardonnable … Me voilà à leur niveau. J’ai déjà utilisé l’Imperium, mais jamais à mauvais escient. Cette fois c’est différent. Cette fois, je veux faire mal. Et oui, ça me fait peur seulement je ne sais pas comment m’arrêter puisqu’une partie de moi n’en a pas la moindre envie. Il va mourir, et je vais devoir vivre avec ça sur la conscience. J’ai déjà pris des vies, pendant mon service qui a duré 4 ans, parce qu’à la guerre il y a obligatoirement des victimes, mais ça n’était jamais de sang froid et si je pouvais éviter, je le faisais, mais cette fois ça n’a rien de comparable. Je me sens comme un chat entrain de jouer avec une souris. Et ce sentiment de pouvoir que j’ai sur lui me dépasse complètement. Il m’apparaît soudainement si fragile … Ou en tout cas, plus aussi impressionnant qu’avant. J’ai la magie de mon côté mais je sais pertinemment que dès l’instant où il se relèvera, s’il se relève un jour, il aura toujours cet impact sur moi. Il me terrorise, son côté plus animal qu’humain me déstabilise totalement. Et entre ces deux Loups, je me sens comme une vulgaire proie sans intérêt.

« Stop, nan, Isma’, arrête !! »

Je me suis débattu, plus par réflexe que par réelle conviction mais le simple fait d’entendre la voix de Max m’a ramené sur terre. Un élan de soulagement m’a parcouru des pieds à la tête. Sa main sur mon épaule, et ce regard familier, m’ont accroché sans me laisser la moindre trace de me défiler tandis qu’il brisait le sortilège en me forçant à lâcher prise. J’ai cessé de lutter. Et j’ai cru que toutes mes forces m’abandonnaient d’une traite. J’aurai pu m’écrouler s’il ne me restait pas encore un semblant de volonté.

« Calme-toi, arrête. »

J’ai obéit, encore une fois comme un bon petit soldat, mais sans vraiment m’en rendre compte. Les yeux perdu dans le vide, je n’ai pas vraiment réalisé. J’ai juste observé la scène sans vraiment la voir. Il m’a semblé voir Taylor s’agiter mais avant même que j’ai eu le temps d’avoir peur, il était de nouveau cloué sur le sol. Probablement grâce à mon ami.

« Couché on a dit ! »

En d’autres circonstances, j’aurai éventuellement pu rire, mais là toute de suite, j’étais encore trop perdu dans un méandre d’émotions, de sensations diverses. La panique, la rage, la peur. Cependant lorsqu’il a reporté son attention sur moi, j’ai jeté mes yeux dans les siens pour ne plus les quitter, parce que j’avais besoin de ça, de lui, de me raccrocher à un visage qui ne m’apporte rien de plus qu’un profond réconfort. Un homme, oui, et j’aurai pu me dégager, reculer vivement, mais pas lui. Il est comme … J’en sais trop rien, mais jamais il n’a représenté une menace pour moi et j’en mourrais si ça devenait le cas. Ne pas avoir peur de lui, surtout ne pas avoir peur de lui.

« Ça va. Hey, regarde-moi. Respire. »

Je te regarde Max, mais … C'est comme si je ne te voyais pas. Sors moi de là, je t'en supplie, sors moi de là.

« Viens, on bouge. »

Je l'ai suivi, sans protester, sans vraiment réaliser. Ailleurs. Complètement coupée du monde réel et surtout, incapable de revenir sur terre pour faire face. Faire face à ce qu'il vient de se passer, mais pas seulement. C'est comme si toutes mes forces et ma conviction m'abandonnaient, alors oui, je l'ai laissé faire quand il a ramassé mes affaires et qu'il m'a attrapé la main. Pas un seul regard pour Taylor, pas vraiment non plus pour Max lui même. Les yeux dans le vide, comme en état de choc. Consciente mais paradoxalement tellement absente, comme si une barrière d'auto-protection se dressait entre la réalité et moi.

« Bonne soirée ! »

Sa main dans la mienne avait quelque chose de rassurant, je dois au moins admettre ça, mais quelque part ce contact me brulait. Je tremblais, je crois, des pieds à la tête et ça il devait bien s'en rendre compte. Peut être qu'il mettait ça sur le dos de l'adrénaline, de la rage et la colère. Bien sur, c'était un peu plus profond que ça. Et puis soudain tout s'est arrêté. Trop tôt. J'étais pas prête pour ça, pas prête à faire face.

« Qu’est-ce qui s’est passé Ismaelle ? »

Rien. Oui c'est que j'aurai répondu du tac au tac si mon corps tout entier n'avait pas décidé que je ne décrocherai pas un mot. Et sa caresse sur mon bras, elle aurait du m'apaiser mais pourtant je m'en suis dégagé, sans doute un peu trop brutalement. C'est à ce moment là que je suis retombé sur terre. Violemment.

« Fenrir ! »


J'ai couru, sans réfléchir, sans même laissé le temps à Maxence de me rattraper ou de m'empêcher de faire demi tour. J'ai fait le chemin en sens inverse et j'ai brutalement poussé la porte. Taylor était toujours là, sur le sol, tout comme mon chien, qui ne bougeait plus non plus. J'ai bloqué, l'espace d'une seconde, la main devant la bouche et les yeux horrifié. Celle d'après j'étais à genoux sur le sol, mes doigts noyés dans le pelage immaculé de ma grosse peluche. Un frisson de soulagement m'a fait trembler quand j'ai senti son cœur battre là sous sa peau. Il était probablement juste encore sous le coup du sortilège que lui avait lancé le Loup Garou inerte mais hors de question que je le laisse là. Je me suis relevé, Max était là, je l'ai contourné et j'ai avancé vers cet homme qui quelques minutes auparavant me traitait comme un morceau de viande. De la haine dans mes yeux quand je me suis arrêté au dessus de lui. En finir, oui, ça m'a traversé l'esprit une seconde mais finalement …

« Oubliettes. »

C'est la meilleure chose à faire.

« J’veux pas qu’il te fasse du mal Max. T’approche jamais de lui, il est fou. »

Lui faire oublier Max, et ce qu'il s'est passé ici. Il se réveillera avec un sacré mal de crane mais il n'aura pas de coupable pour ça. Moi je n'oublierai pas, et certain jour, je me pose la question. Est ce que ça ne serait pas mieux ? Sans un regard de plus je suis retourné vers Fenrir et j'ai voulu le porter pour le sortir de là mais tout ce que j'ai réussi à faire s'est m'écrouler sur le sol. Mon visage caché dans le pelage de mon chien, j'ai craqué.

« Je déteste les Lycans. Je déteste les hommes. Je … »

Mon corps tout entier était secoué de spasmes tandis que je me vidais de toutes larmes de mon corps.

« Il … Il avait pas l’droit d’faire ça, si ? J’arrive pas à savoir si j’ai fait quelque chose de travers. Il était blessé, j’ai voulu l’aider, simplement l’aider. J’allais pas le laisser à la porte en pleine nuit alors que l’argent lui brûlait l’organisme. Mais … »

Discours confus, désordonné, à peine intelligible. Je ne voulais pas que ça sorte et pourtant je n'ai pas su retenir tout ça. Il n'allait sans doute pas comprendre, et je m'en voulais de ne pas avoir su tenir encore un peu mais trois semaines, c'est long et les nerfs lâchent. Je me sens faible, tellement faible, et seule, perdue. Je ne sais plus quoi faire, ni où aller. Je devrais me taire, ne pas le mêler à tout ça. Et non, je ne parle pas de Taylor, mais c'est peut être mieux si c'est ce qu'il croit, non ? Je ne sais plus.
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MessageSujet: Re: Nothing Lasts Forever {Maxence l'Ange Gardien}   Lun 30 Jan 2012 - 9:24

Les gens ne sont pas ce qu’ils paraissent, ils nous surprennent sans arrêt, en bien ou en mal, on le sait, mais on l’oublie. Et puis, il y a les gens qu’on a idéalisé et qui s’avèrent être différents. Et ceux pour lesquels on ne s’est jamais posé de question mais à cause de qui l’envie de faire un meurtre, de changer, peut venir d’une minute à l’autre. Et quelqu’un que l’on pense stable peut basculer d’une seconde à l’autre. Et il ne suffit pas d’avoir déjà vécus beaucoup de choses dans la vie pour être fort et incapable de craquer, ça, il le savait très bien, parce que si lui savait qu’il gérait bien pour l’instant, ça n’avait pas toujours été le cas. On a tous les moments où ça n’est juste pas possible de faire autrement, des choses qui nous affectent, nous choquent, nous détruisent plus que d’autres. Lorsqu’il était entré dans la pièce, l’infirmier n’avait même pas eu le temps de penser qu’il se jetait déjà sur Ismaelle pour la faire arrêter son sortilège. Pas qu’il se dise que l’homme ne l’avait peut-être pas mérité, mais plus parce qu’il s’inquiétait pour elle et que ce sort était affreux. Oui, certains le méritaient, et il n’hésitait pas à le penser et à le dire, contrairement à ce qu’une morale parfaitement pure pourrait penser. Oui, il y avait des êtres qui ne méritaient pas mieux et qui devraient disparaitre de la surface de la terre. Et pour autant, il ne se prenait pas pour Dieu. Oui, il avait pris des vies, presque toujours contraint, mais pas nécessairement. Quelques semaines après son arrivée à Poudlard, il avait pris une vie de sang-froid et sans ciller. Pourtant, il avait toujours ses valeurs et ne se considérait pas comme un être abjecte, mais l’homme à qui il avait pris la vie, lui, si. Et au vu de ce qu’il savait qu’il avait fait, il aurait également pu le torturer avant de le tuer, mais voilà, pour faire ça, il aurait fallu qu’il ait perdu son sang-froid et ça ne lui ressemblait pas, pas tant que rien de grave ne l’y avait poussé. Parce que comme n’importe qui, il avait ses failles. Béantes même. Et même dans ces cas-là, il aurait préféré qu’on l’arrête. C’était donc ce qu’il avait fait, brisant le sort d’un geste, maintenant l’autre à distance d’un autre, sans jamais perdre Ismaelle du regard pour la forcer à reconnecter avec la réalité. Et puis, la sentant vaciller entre beaucoup trop de sentiments différents, il l’avait attrapé pour la faire sortir et l’éloigner de l’homme toujours bloqué par le sort de Maxence.

Ils avaient donc traversé quelques couloirs histoire de s’éloigner réellement et de ne pas rester dans la foule. Etre tous les deux serait sans doute mieux que de se trouver entourés de pas mal d’élèves ou autres personnes. Voir mêmes quelque uns mal intentionnés. Et puis, il comptait trouver un endroit isolée, mais où elle ne se sentirait pas enfermée, histoire qu’elle puisse réellement se calmer. Mais lorsqu’il eut trouvé l’endroit idéal, et que cette foutue question eu été posée, la jeune femme se rappela d’un… léger détail que lui n’avait même pas remarqué sur le moment : Fenrir.


« Fenrir ! »


« Oh merde ! »

Il devait être là-bas, dans un coin, immobilisé et silencieux pour qu’il ne l’ait pas vu. Bref, il devait avoir subis un quelconque sortilège. Maxence n’avait pas eu le temps de retenir son amie que déjà elle s’était élancée, parcourant le chemin inverse, traversant les couloirs le plus rapidement possible. Partis à sa suite, l’infirmier n’avait pas réussi à la rattraper, s’excusant parfois d’avoir bousculé quelques personnes sur son passage.

« Isma !! Attend ! »

Pas sûr que ça soit une idée parfaite que celle de retourner là-bas, il aurait pu aller récupérer le chien, mais vu la vitesse à laquelle elle filait, elle serait sans doute arrivée avant même de percuter qu’il lui avait demandé de lui donner le temps de la rattraper. Et, en effet, quelques secondes plus tard, elle débouchait dans la pièce et il déboulait à sa suite pour la voir ‘écrouler dans le fond de la pièce, près de son chien. Alors, il s’était arrêté, voyant qu’il n’y avait pas de danger, il l’avait laissé gérer les choses à sa manière un peu puisque de toute évidence elle ne comptait pas s’acharner à nouveau sur l’autre couillon allongé par terre. Non, ce gars ne lui avait rien fait, mais question de principe, il ne l’aimait pas. S’approchant finalement de quelques pas, il s’était tenu au-dessus d’elle au moment où elle s’était finalement redressée pour le contourner et aller se placer face à Taylor. Bizarrement, il n’avait rien fait pour l’arrêter, se disant qu’elle n’était à présent plus dans l’état second dans lequel elle était tout à l’heure. Là elle était… en état de lutte, lutte contre tout et il connaissait ce genre de déplacement, ce genre de calme étrange. C’est juste celui qu’on vous apprend en cas d’attaque, de vieilles habitudes sûrement. Un coup d’œil sur sa baguette, mais il n’avait rien fait, croisant les doigts pour qu’elle soit parfaitement au courant de ce qu’elle était en train de faire.

« Oubliettes. »

Ouf. Un petit soupir de soulagement avait passé ses lèvres ; ça n’aurait réellement pas été le moment de se planter.

« J’veux pas qu’il te fasse du mal Max. T’approche jamais de lui, il est fou. »

Maxence lui avait jeté un regard interrogatif. Il était si dangereux que ça ? Elle savait qu’il était à même de se défendre, tout comme il savait qu’elle aussi en était capable si nécessaire, et pour qu’elle soit ainsi, c’était que quelque chose avait échappé à son contrôle, et qu’il pouvait également se faire avoir.

« T’en fais pas pour moi. »

Mais il n’oublierait pas ce qu’elle venait de dire, ça aurait été stupide de sa part de faire autrement.
Déjà, la jeune femme faisait demi-tour, lâchant l’homme du regard pour retourner vers Fenrir. C’était à ce moment qu’elle avait fini par craquer, s’écroulant contre son chien, il avait senti toutes ses défenses, ses barrières se briser à ce moment précis. S’agenouillant doucement à côté d’elle, il n’avait d’abord rien dit, et, à l’instant où il tendait la main vers son épaule, il arrêta son geste, bloqué par les paroles qu’elle avait finalement prononcé entre deux sanglots.

« Je déteste les Lycans. Je déteste les hommes. Je … »

Secouée de spasme, tremblant, elle inquiétait son ami, mais il reposa sa main contre sa propre cuisse, laissant l’autre noyée dans le pelage de Fenrir. La plupart du temps, quand une femme dit haïr les hommes, le moindre contact, même bête et encourageant d’un d’eux n’était pas une bonne chose, il le savait puisqu’il en avait déjà fait les frais, alors, il s’était contenté de la laisser finir, ne sachant que dire, s’imaginant à peu près tout ce qu’elle avait pu subir pour craquer ainsi et… comme ça.

« Il … Il avait pas l’droit d’faire ça, si ? J’arrive pas à savoir si j’ai fait quelque chose de travers. Il était blessé, j’ai voulu l’aider, simplement l’aider. J’allais pas le laisser à la porte en pleine nuit alors que l’argent lui brûlait l’organisme. Mais … »

« Qu… ? »

Ok, il n’avait pas tout percuté là, mais ce qui était sûr, c’était qu’il était mort de trouille pour elle. Qu’est-ce qu’on lui avait fait au juste hein ? Ok, décortiquons, de l’argent, donc un lycan, il y en avait un là, il y avait Enzo, le con des Serpentard, probablement une également et il avait cru comprendre que le prof de potion en était un également. Prof de potion ? Conclusion, c’était soit Taylor, soit Jakob. Ou les autres, mais bizarrement, ça, il en doutait. Posant doucement une main contre celle de la jeune femme, il était prêt à l’enlever si elle montrait des signes de rejet quelconque, ce qui l’inquiéterait d’ailleurs d’autant plus.

« Calme toi… Isma, qu’est-ce qu’il s’est passé ? De qui tu parles ? Lui ? … Jakob ? »

Oui, il l’avait finalement demandé, quitte à s’être planté sur toute la ligne. Mais il la connaissait et savait qu’elle avait craqué sur son collègue et… surtout c’était plus une intuition qu’autre chose, une impression dans sa manière de dire ça qu’elle ne parlait pas d’un quasi inconnu, aussi fou que soit celui-ci. Posant doucement son autre main contre son épaule, il essayait de lui signifier qu’il était là et qu’elle n’avait rien à craindre, mais il n’était ni sûr qu’il s’y prenait de la bonne manière, ni que ça soit la réalité.
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MessageSujet: Re: Nothing Lasts Forever {Maxence l'Ange Gardien}   Lun 30 Jan 2012 - 21:55

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Nothing Lasts Forever.




Tell me things I wanna hear
Take the truth, I'll take the dare
Feed me lies and eat my fear.


Noyée dans ses larmes, elle s'est noyée dans la nuit.
Noyée dans la nuit, elle s'est noyée dans la vie.

La Rose se fane, mais pas ses épines …


Trembler, du matin au soir et du soir au matin. Avoir peur en permanence, jusqu'à ce sa propre ombre. Ça n'est pas une vie, et je pense pouvoir affirmer que si j'ai craqué comme ça, c'est simplement parce que je suis à bout de force. Je dors très peu, et très mal, et je me sens faiblir jour après jour. J'essaie de me nourrir normalement, dans l'optique de garder un minimum de force ou en tout cas de ne pas dépérir totalement mais la plus part du temps ça ne passe pas. Je vais mal, et je ne sais pas vers qui me tourner. J'ai tellement peur de mettre les autres en danger que ça en devient une lutte quotidienne. Je m'éloigne ostensiblement du reste de la population et mes contacts avec les autres se limitent à mes élèves pendant les cours, et parfois quelques exceptions en dehors. Hormis Maxence, je n'ai pas vraiment d'amis ici même si je sais que je peux compter sur Logan, éventuellement. Je ne sais pas vraiment comment le qualifier ni même si je dois le faire. Je crois qu'il ne faut juste pas en attendre trop de lui, et c'est ce que je fais. Ça me va très bien comme ça. Il n'empêche que je me sens horriblement seule et que je ne trouve pas de solution contre ça. Comme toutes les petites filles du monde, parce que c'est comme ça que je me sens la plus part du temps, je ressens le besoin viscéral de me blottir dans les bras de ma mère, mais je ne peux pas. Elle n'est pas si loin pourtant, et en transplanant, je pourrais l'avoir près de moi dans la seconde, mais malheureusement les choses ne se passent pas comme ça. En plus d'être prisonnière de mes peurs, je suis prisonnière de ces hommes et ces femmes qui ont décrété un jour que ce château leur appartenait. Depuis, la vie est un Enfer pour tout ceux qui n'adhèrent pas à leur vision du monde. Jusqu'ici je m'en sortais mais il a fallut qu'un élément extérieur à tout ça me fasse sombrer. Cette fois je sais que je n'arriverai probablement pas à relever complètement la tête, ou alors il me faudra du temps, beaucoup de temps, mais sachant qu'il est là, entre ces murs, et qu'il peut recommencer n'importe quand, ça me terrorise. Lui ou un autre. Taylor en est l'exemple typique. Qu'est ce qu'il se serait passé si je n'avais pas craqué, si je n'avais pas réussi à reprendre contact avec la réalité même si c'était d'une manière trop violente à mon goût ? Il aurait eu de moi ce que Jakob a eu, et sans ma permission, encore une fois. A leur yeux je ne suis qu'un vulgaire morceau de viande, un territoire a conquérir ou une guerre de dominance. Ce que l'un a, l'autre veut. Est ce que c'est comme ça que fonctionnent les Loups ? Oui, malheureusement oui, et j'en ai fait les frais. Je n'oublierai jamais, et si mon corps en efface lentement les marques, ça n'est pas le cas de mon esprit, et même de mon cœur.

Je ne me reconnais pas. Jamais je ne me serai cru capable de réagir de cette façon, et pourtant je l'ai fait. Si Maxence n'était pas intervenu, est ce que j'aurai été jusqu'à tuer cette ordure ? Très honnêtement, je préfère ne pas me poser la question. Est ce que j'aurai pu vivre avec la mort d'un homme sur la conscience ? Oui, je pense. Après tout ça n'aurait pas été la première fois même si les circonstances étaient bien loin d'être les mêmes que pendant la guerre, mais je ne pense pas que j'aurai pu survivre à un deuxième affront de ce genre. Alors à choisir entre ma vie ou la sienne … Non, je ne me reconnais définitivement plus. Ce que m'a fait Jakob m'a transformé, et je crois que c'est irréversible. Peut être que je me trompe et je le souhaite de toute mon âme, mais seul le temps pourra me le dire. En attendant, je sature, et je craque.

Effondrée sur le corps inanimé de mon chien, je n'ai pas pu retenir toutes ces larmes. Des larmes de peur, de colère mais surtout de fatigue. De la fatigue nerveuse. J'étais bien consciente qu'il ne devait pas comprendre grand chose à ce que je racontais mais les mots sortaient d'eux même alors dans le fond, j'aurai voulu qu'ils y restent. Je ne sais pas si c'est une réaction normale, mais j'avais honte, et étaler tout ça même à lui, c'était très déstabilisant, alors je tentais de ne pas laisser le flot se déverser. Seulement il est très difficile de se contenir lorsque l'on est à bout de nerf, et je m'en rends compte à présent.

« Qu… ? »

De l'incompréhension dans sa voix, mais comment en aurait-il pu être autrement ? Je m'en voulais tellement de craquer comme ça, devant lui. J'aurai aimé le préserver, même si de nous deux il était certainement le plus fort, mais je savais combien sa vie n'était pas facile ces derniers temps et j'en étais malade de passer du statut de celle qui l'a aidé parfois, à cellle qui a besoin d'être aidé. Et lorsque j'ai senti sa main se poser que la mienne, je n'ai pu retenir un sursaut. Pourtant je ne me suis pas dégagée. La chaleur de sa peau sur la mienne bien trop souvent glacée ces derniers temps m'apportait bien trop de réconfort pour que j'en ai la moindre peur.

« Calme toi… Isma, qu’est-ce qu’il s’est passé ? De qui tu parles ? Lui ? … Jakob ? »

Son autre main sur mon épaule à présent, mon corps tout entier s'est contracté, pas à cause du contact, mais à cause de sa question et surtout, par la faute de ce dernier prénom prononcé. Il m'a fallu du temps pour reprendre mes esprits, sans pour autant me calmer réellement. Les larmes ne cessaient pas de couler sur mes joues, j'en avais mal aux yeux. Mais j'ai relevé la tête, et je me suis frotté le visage tandis que mon corps était secoué de soubresauts. Je n'osais même pas le regarder dans les yeux, j'en étais incapable mais pourtant, les mots encore une fois sont sorti. Parce qu'ils avaient besoin de sortir, et parce que je n'étais plus capable de garder tout ça pour moi. Très égoïstement.

« Taylor m'a menacé, plusieurs fois, mais Enzo s'en est mêlé et depuis il me foutait la paix, jusqu'à aujourd'hui et … C'était pas le bon moment. »

Je pense qu'une lueur de haine a traversé mon regard malgré l'humidité ambiante qui régnait dans mes yeux. Peut être que ça c'est également perçu dans ma voix mais sur le moment je n'avais plus aucun regrets quant à la manière dont j'avais mis un terme à l'agression de ce Lycan là. De toute façon, le plus dur restait à venir, j'en avais bien conscience. J'aurai pu me fermer totalement, dire que je ne voulais pas en parler et fuir mais même si Maxence aurait respecté mon silence, je sais qu'il aurait fini par trouver d'où venait le problème. Il avait lui même prononcé ce prénom, c'est qu'il devait se douter de quelque chose, non ? Et ce jour là, il y a quelques temps, quand lui et Logan ont débarqué à ma cabane et que j'ai fait n'importe quoi, je me souviens lui avoir avoué que le Prof de Potion ne me laissait pas indifférente. Sachant qu'il est plutôt de notoriété plus ou moins commune que cet homme soit un Loup, je pars du principe que Max doit se douter aussi de ça. Au moins il n'a pas pensé à Enzo, et dans tout cet enfer, c'est encore quelque chose qui me rassure. Même s'il fait parti de leur « espèce » il n'est pas comme eux. Il ne le sera jamais.

« Jakob, il a … Il m'a demandé de l'aide. Il voulait faire payer aux Supérieurs quelque chose, je crois, si j'ai bien tout compris, qu'ils lui ont volé toutes ses potions juste avant une Lune. Ils ont mis son bureau à sac et d'après ce qu'il m'a dit, Logan l'a aidé cette nuit là. »

Jusqu'ici tout va bien …
Il paraît que l'important, c'est pas la chute, c'est l'atterrissage ...

« Il est venu me demander de l'aider à se venger, et j'ai refusé. Tu peux pas savoir à quel point ça m'a torturé l'esprit. J'en ai pas dormi de la nuit parce que … parce que j'étais morte d'inquiétude. Mais je pouvais pas dire oui, pas pour une mission suicide, et même pour lui. Je ... »

...

« Avant que l'aube n'arrive, il est venu gratter à ma porte. Il avait été blessé par de l'argent, alors je l'ai soigné et il est resté là, jusqu'à reprendre forme humaine. Je l'ai veillé le reste de la nuit, et quand il a retrouvé son corps humain, c'était un peu étrange mais ... »

Mais ça se passait bien. Oui c'était étrange parce que avoir un homme nu chez soi, c'est pas quelque chose dont j'ai l'habitude, surtout pas un homme qui m'a fait tourner la tête pendant des mois. Il était là, assit par terre, silencieux mais souriant. Et puis tout a dérapé.

« Je sais pas ce que j'ai fait Max, j'ai beau retourner la situation dans tous les sens je comprends pas. Un instant il était un homme charmant, et l'autre … C'était rien qu'une bête. »

A l'évocation de ces souvenirs, je me suis mise à trembler plus fort encore et les larmes sont repartis de plus belle. Mettre des mots là dessus, c'est dur. J'aurai tellement voulu oublier tout ça.

« J'ai rien pu faire. J'ai même pas essayé de le repousser. »

...

« J'ai peur. Tout le temps. Partout. »
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MessageSujet: Re: Nothing Lasts Forever {Maxence l'Ange Gardien}   Sam 25 Fév 2012 - 16:08

Avoir peur pour quelqu’un. C’était quelque chose qui ne les quittait pas depuis un moment, mais il lui semblait que cette sensation ne l’avait absolument jamais quitté. Qu’elle ne s’était jamais évanouie, même s’il avait fait des efforts, quelque part, il avait aussi toujours cherché à faire qu’elle reste là. Il avait cherché les situations. Jusqu’à il y avait presque deux ans maintenant et qu’il s’était décidé à rentrer à la maison pour se poser et avoir une vie calme et bien rangée. Mais elle revenait à la charge. Parce que l’être humain lui importait, et en particulier certaines personnes qui lui étaient chères.

Elle craquait, ses nerfs lâchaient et elle n’arrivait à rien contrôler, il le voyait très bien dans son regard. Il y a toujours un moment où on ne peut plus tout contenir, où le trop plein se fait sentir et où on se rend compte qu’on n’est pas capable de tout gérer tout seul, de tout supporter, de tout encaisser. Même si, en fait, la personne d’en face ne peu rien faire réellement. Nan, c’est vrai, techniquement, la plupart du temps dans ces situations là, parler sert juste à déverser un peu de tout ça sur quelqu’un, parce que ça fait du bien de parler, et de se dire que, quelque part dans ce foutu monde, une personne sait. Mais elle ne pourra rien faire en fait. Généralement, bien sûr. Et là, pour le coup, à part assassiner un collègue contre qui il n’avait jusque là rien, il n’y avait pas grand-chose à faire. Oui, être là, bien sûr. Toujours, être là, être présent pour écouter et conseiller. C’est un peu facile.

« Taylor m'a menacé, plusieurs fois, mais Enzo s'en est mêlé et depuis il me foutait la paix, jusqu'à aujourd'hui et … C'était pas le bon moment. »

Cette fois, son corps s’était contracté au contact de sa main contre elle et Isma s’était décidée à se redresser pour le regarder, sans réellement oser laisser leurs regards se mettre en contact. C’est toujours plus dur de parler quand on regarde quelqu’un dans les yeux. De son côté, Maxence s’était mordu la joue, hésitant à faire autre chose physiquement parlant, de peur qu’elle se braque mais tout en ne sachant que faire d’autre. Il aurait tant voulu pouvoir arrêter ses larmes, calmer les tremblements de son corps, lui donner tout le calme qu’il pouvait renfermer, lui donner tout ce qu’il possédait pour qu’elle se sente mieux. Mais il s’était contenté d’attendre que ça sorte, ne voulant pas prendre la parole au moment exact où elle allait le faire, ce qui l’aurait probablement empêcher de tout sortir, ce qu’elle fit finalement.

« Jakob, il a … Il m'a demandé de l'aide. Il voulait faire payer aux Supérieurs quelque chose, je crois, si j'ai bien tout compris, qu'ils lui ont volé toutes ses potions juste avant une Lune. Ils ont mis son bureau à sac et d'après ce qu'il m'a dit, Logan l'a aidé cette nuit là. »

Jusque là, il suivait. Il y avait de quoi avoir besoin de faire passer un message simple : recommencer serait dangereux. Enfin, c’était probablement ce qu’il se serait dit dans une situation pareille et surtout, en étant un lycan, puisque tel qu’il était, non, il aurait probablement réglé les choses différemment, mais un ami le lui avait bien assez expliqué. Ça change votre manière de penser ce genre de transformation et un manque est bien trop dangereux pour prendre ça à la légère. Par contre, il s’étonnait assez que Logan ait fait ça. Mais bon, après tout, il avait un peu du mal à le suivre, et surtout : ça n’était absolument pas le sujet !

« Il est venu me demander de l'aider à se venger, et j'ai refusé. Tu peux pas savoir à quel point ça m'a torturé l'esprit. J'en ai pas dormi de la nuit parce que … parce que j'étais morte d'inquiétude. Mais je pouvais pas dire oui, pas pour une mission suicide, et même pour lui. Je ... »

La jeune femme avait hésité quelques instants encore et si Maxence eut sérieusement envie de la prendre dans ses bras pour qu’elle se calme, la réaction qu’elle avait eu à sa main posée sur son épaule quelques instants plus tôt l’en dissuada immédiatement. Il lui faudrait le temps de tout déballer, et il ne voulait pas faire quoi que ce soit qui la bloque dans sa lancée.

« Avant que l'aube n'arrive, il est venu gratter à ma porte. Il avait été blessé par de l'argent, alors je l'ai soigné et il est resté là, jusqu'à reprendre forme humaine. Je l'ai veillé le reste de la nuit, et quand il a retrouvé son corps humain, c'était un peu étrange mais ... »

Mais c’est passé c’est ça ? Cette scène totalement improbable a finalement trouvé une place étrangement naturelle dans la réalité alors qu’elle ne semblait pas pouvoir y avoir une existence logique. Et surtout mais : mais ça ne s’est pas si bien passé. Non, sinon elle ne serait pas dans cet état, et elle ne se contracterait pas, elle n’aurait pas de plus en plus de mal au fur et à mesure que ‘l’histoire’ avançait.

« Je sais pas ce que j'ai fait Max, j'ai beau retourner la situation dans tous les sens je comprends pas. Un instant il était un homme charmant, et l'autre … C'était rien qu'une bête. »

Ismaelle s’était mise à trembler d’autant plus fort et, lui avait sentis un frisson glacé glisser comme un serpent le long de sa colonne verticale. Il avait peur, simplement peur de ce que son collègue avait pu faire à la personne qu’il aimait le plus ici. Qu’est-ce qu’elle sous-entendait en disant qu’il n’était rien d’autre qu’une bête ? Ça s’était passé après sa re-transformation en homme, il n’était donc pas possible qu’il soit redevenu Loup, ou sinon, il fallait le signaler rapidement à la recherche magique, parce que tout ce qu’on savait sur les Loups risquait d’en prendre un coup. Donc, non, ça n’était pas ça. Une vague de fureur était passé en lui en la voyant plus mal encore, mais il avait dégluti difficilement et avait ravalé ce sentiment autant protecteur que destructeur, sachant très bien qu’il n’avait rien à faire ici. Jakob n’était pas là de toute manière, et s’énerver seul serait parfaitement stérile.

« J'ai rien pu faire. J'ai même pas essayé de le repousser. »

« Il t’as… »

Mais il n’avait pas fini sa phrase. Ça n’en valait pas la peine et, de toute manière, sa question muette n’attendait pas de réponses. La formulation de la phrase de son amie et son état lui en apprenaient déjà bien assez. Oui, il avait. Si ça avait été autre chose, elle n’aurait pas parlé de repousser. Et si ça avait été moins, elle n’aurait pas été dans cet état là.

« J'ai peur. Tout le temps. Partout. »

Maxence était resté un instant immobile, complètement bloqué, essayant de calmer cette rage qui était née au fond de lui, parce qu’elle ne serait pas utile en ce moment, et qu’ici, il n’y avait aucun coupable. Mis à part la crêpe inconsciente d’à côté, mais pour le coup, il n’y pensait plus. Et puis, s’il avait fallu aller trouver le coupable en question, il aurait dû la laisser seule et ça, il en était hors de question. Non, il devait être présent, et pour ça, il aurait déjà fallu qu’il le lui montre, qu’il dise quelque chose, ou fasse quelque chose, mais rien ne sortait. Il ne savait absolument pas comment la rassurer et avait peur d’être trop tactile et de réveiller encore plus ses peurs. Elle était déjà bien assez à fleur de peau comme ça, elle n’avait aucunement besoin qu’il en rajoute une couche.

« Je.. j’suis désolé Isma. »

C’était déjà un bon début, totalement inutile et loin d’être concret vis-à-vis de ses peurs à elle, mais au moins, il avait dit quelque chose, plutôt que de rester à tourner et re-tourner les phrases et les actions dans sa tête sans en trouver de convenables.

« Tu pouvais rien faire. Si ça avait été le cas, ça aurait peut être été pire. T’es en rien fautive. »

Il revenait à ce qu’elle avait dit avant, essayant de trouver les mots pour cacher certaines choses qu’il essayait de deviner derrière ses paroles, ne sachant pas trop s’il avait raison ou s’il était totalement à côté de la plaque. Ou même s’il n’aurait peut-être pas dû simplement se taire et espérer que le bon dieu existe et fasse quelque chose. Mais puisqu’une intervention divine ne risquait pas d’arriver de ci tôt, ça se serait su si c’était le cas, il s’était décidé à essayer, même s’il se plantait.

« T’es en sécurité, là, tout de suite. Et j’trouverais un moyen pour m’assurer que ce genre de truc ne se renouvellera pas. »

Une pointe de haine mal masquée avait transparue, rien que dans les mots qu’il avait choisi. S’en apercevant, il s’était raclé la gorge avant de glisser de quelques centimètres vers son amie, lui indiquant d’un geste qu’il voulait la prendre dans ses bras, mais qu’il attendait que ça soit elle qui vienne.

« Je peux ? »

Un excès de demandes d’autorisation n’est parfois pas de trop.

« J’sais pas quoi dire d’autre, excuse moi. Mais j’le laisserais pas recommencer.. »

Incroyable ce qu'on peut se sentir con et inutile par moments.
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MessageSujet: Re: Nothing Lasts Forever {Maxence l'Ange Gardien}   Mar 28 Fév 2012 - 13:34

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CRÉDIT - CSS


Nothing Lasts Forever.




Tell me things I wanna hear
Take the truth, I'll take the dare
Feed me lies and eat my fear.

D’aussi loin que je me souvienne, je ne crois pas m’être jamais emballé pour défendre la cause féminine. Non je n’ai jamais été une féministe dans l’âme, une fervente défenseuse des droits des femmes dans le monde, pour la simple et bonne raison que je considérais tout le monde sur un même pied d’égalité. En réalité, je ne me posais pas vraiment de question. J’aidais l’humain, pas son genre. Pourtant, ce que m’a fait vivre Jakob, et même si dans ce cas de figure c’est sans doute un peu plus complexe, je ne l’ai jamais cautionné, toléré ou même supporté. Sur le terrain, quand on est militaire, on voit un sacré paquet d’horreurs. Avec le temps, on s’endurcit, on apprend à ne plus se laisser autant atteindre par la souffrance des populations que l’on côtoie de près ou de loin, mais il y a des visages, des émotions et des expressions qu’on n’oublie jamais. Comme beaucoup je pense, ce sont surtout les enfants qui m’ont le plus touchés, mais parfois, dans un regard, on prend mesure de beaucoup de choses. Je me souviens de cette fois là, nous étions en Afrique, c’était quelques jours avant que mes yeux ne se posent sur la boule de poils qui git actuellement à mes pieds. Un conflit qui n’était pas le notre mais les Nations Unis interviennent partout dans le monde. Une guerre civile comme une autre, et notre mission : Tenter de rétablir la paix, et la maintenir. J’ai compris bien plus tôt dans ma vie à quel point l’homme pouvait être cruel mais cette fois là … Le regard de cette adolescente m’a brisé le cœur. Elle était totalement prostrée sur elle même, repliée dans un recoin de la tente qui servait d’hôpital de campagne. Un petit animal blessé, et effrayé, voilà ce qu’elle m’inspirait. Quand j’ai demandé au médecin ce qui se passait avec cette jeune fille, il m’a répondu qu’elle ne se laissait approcher par personne, qu’elle hurlait dès qu’un homme s’approchait d’elle. Il n’a pas eu besoin de m’en dire plus pour que je comprenne. C’est ça la guerre, pour certain. Faire le plus de victimes possibles et peu importe la manière. Détruire. Parce que parfois la mort paraît plus douce finalement. Je n’ai pas envie de mourir, et je suis certaine que ça n’était pas le cas de cette enfant non plus, mais sur l’instant, et dans les heures qui suivent, c’est comme si on attendait finalement ça comme une délivrance. Puis les jours passent, on recommence à vivre, on essaie de ne pas trop y penser mais la peur est toujours là, bien présente. On sursaute, à chaque mouvement, chaque bruit. C’est épuisant d’être sans cesse sur le qui-vive mais c’est instinctif. On garde ça, pour soi, jusqu’au jour où on finit par craquer. C’est ce qui s’est passé pour moi aujourd’hui. C’est ce qui s’est passé pour elle, à l’époque, et c’est dans mes bras qu’elle a laissé sortir toutes les émotions contradictoires qui la rongeaient. J’ai ressenti sa douleur, mais n’en ai pas réellement pris la mesure à l’époque. Aujourd’hui, c’est comme si je faisais un saut dans le passé et que je prenais conscience, réellement, de tout ce par quoi elle a du passer. Elle était si jeune … Elle n’était qu’une enfant. Personne n’a le droit de faire vivre ça, à qui que ce soit. Y compris toi Jakob, et ça n’est pas parce que j’ai 27 ans que c’est négociable. Je t’en veux, énormément, et je crois que je serai incapable de passer au dessus de ça un jour, mais une partie de moi ne peut s’empêcher de penser que tu n’étais peut être pas entièrement responsable sur le moment. Après tout, un Loup Garou, même lorsque la Lune n’est plus là reste un être potentiellement instable, mais pourtant, tu n’es pas le seul ici et puis surtout, je pensais que tu étais capable de te maîtriser, plus que ça en tout cas. Je ne peux pas me mettre à ta place, et je n’en ai pas du tout envie. En revanche, j’aimerai que tu te mettes à la mienne et que tu ressentes tout ce que je ressens. Peut être qu’un jour tu viendras t’excuser, ou alors tu n’en as jamais eu l’intention pour la simple et bonne raison que tu ne regrettes pas ce que tu as fait. Si c’est le cas, je me suis trompée sur toi et ce sur toute la ligne, mais dans le fond, je ne te connais pas. Tu n’es qu’un étranger, un étranger qui m’a brisé.

Tout laisser sortir, il faut croire que j’en avais besoin. Je garde ça pour moi depuis presque 3 semaines mais je suis certaine que je n’aurai pas craqué en présence de quelqu’un d’autre que Maxence. Il est la personne en qui j’ai le plus confiance ici, mon meilleur ami, mon petit frère. D’habitude entre lui et moi ça n’est que crises de rire ou urgence à gérer, même si j’ai déjà craqué dans ses bras. Je m’en souviens de ce jour là, dans ma cabane, j’ai fait n’importe quoi. J’ai fini par lui avouer que Jakob ne me laissait pas de marbre et que sa façon de ne pas voir que j’existais me faisait de la peine. Un trop plein déjà à l’époque, et aujourd’hui je recommence. A croire que je deviens de plus en plus sensible et ça ne me plait pas vraiment. Et lui dans tout ça ? Il est toujours là, pour tout le monde. Il ne se plaint jamais. Il se sacrifie en permanence et aujourd’hui je culpabilise de vider mon sac sur lui encore une fois. J’ai l’impression que le temps s’arrête, et le silence s’installe. Mes sanglots s’amenuisent, à croire que mes larmes se tarissent. Mes tremblements cessent, et Fenrir est toujours immobile. J’ai peur, je viens de l’avouer, mais étrangement la présence de Taylor m’est totalement sortie de la tête. A côté de Jakob, il me semble insignifiant même si je ne doute pas une seule seconde qu’il soit capable de pire encore. Pourtant il n’existe plus, il n’a jamais existé.

« Je.. j’suis désolé Isma. »

J’ai fermé les yeux, inspiré à fond, et relâché tout l’air à mesure que je retrouvai mon souffle. Lentement, mais surement. C’est comme ça que ça marche, non ? On laisse tout sortir et après ça va mieux. Pas sur que ça fonctionne vraiment cette fois, mais je ressens déjà un poids en moins sur mes épaules. Paradoxalement, un en plus aussi. Celui d’avoir mêlé mon ami à tout ça.

« Tu pouvais rien faire. Si ça avait été le cas, ça aurait peut être été pire. T’es en rien fautive. »

Des mots que j’avais besoin d’entendre je crois, parce qu’ils m’ont fait du bien, vraiment. Ils ne m’ont pas apaisé, ils n’ont pas effacé ma douleur et ma peur, mais ils m’ont fait du bien. Pas de ma faute. Ça n’était pas de ma faute. J’ai eu beau retourner la situation dans tous les sens, je n’ai jamais rien trouvé dans mes paroles ou mon comportement quelque chose qui aurait pu le pousser à agir comme il l’a fait ce matin là, mais je continuais de chercher, de me dire que j’avais une part de responsabilité dans cette histoire. Je m’en voulais de mettre Maxence dans cette situation. Il n’avait pas à porter un fardeau de plus mais j’étais certaine que c’est ce qu’il ferait. Lorsque j’ai relevé les yeux vers lui, après m’être essuyé les joues du revers de la main sans retirer l’autre du pelage de mon chien, j’ai vu la tension, et l’expression de l’impuissance dans son regard. Mélange de compassion, et de colère. Pas envers moi, ça je le savais, mais envers Jakob. Envers Taylor peut être aussi. Envers ceux qui m’ont fait du mal parce qu’à sa place, j’aurai réagis pareil. Mais j’ai eu peur, peur qu’il se décide à rendre justice. Je n’ai rien dit, j’en étais incapable.

« T’es en sécurité, là, tout de suite. Et j’trouverais un moyen pour m’assurer que ce genre de truc ne se renouvellera pas. »

J’ai osé. J’ai plongé mon regard dans le sien mais il l’a esquivé, un instant, avant de se rapprocher et de m’ouvrir ses bras. Réflexe inconsidéré, j’ai eu un mouvement de recul.

« Je peux ? »

Je m’en suis voulu d’avoir eu cette réaction envers lui, mais il est un homme, et tout ça est encore trop frais dans ma mémoire. Mon corps n’est pas près à se rapprocher de celui du genre masculin mais, là, il s’agit de Maxence. Maxence qui est mon ami avant d’être un Homme. Alors après avoir réfléchit quelques secondes, j’ai acquiescé d’un signe de tête et je me suis blotti contre lui, serrant son haut entre mes doigts comme si ma vie en dépendait, et je me suis remise à pleurer, en silence cette fois. Oui. Toi tu peux. Comme quoi, c’est quand même pas si compliqué que ça de demander l’autorisation.

« J’sais pas quoi dire d’autre, excuse moi. Mais j’le laisserais pas recommencer.. »

J’aurai voulu lui dire qu’à partir de maintenant tout irait bien, que ça n’était que le passé et que toute cette histoire ne méritait plus le moindre intérêt, la moindre attention. J’aurai voulu lui dire que pour moi c’était oublié et qu’il devait en faire de même. J’aurai voulu lui dire de ne pas s’en mêler, mais c’était trop tard et tout était de ma faute. Alors j’ai gardé le silence, parce qu’aucun mot ne semblait vouloir sortir de ma bouche, parce que j’étais incapable de mettre des paroles sur mes pensées pour les exprimer à voix haute. Et parce que j’avais peur, peur de le perdre, peur de l’entrainer dans une chute qui ne devrait pas être la sienne, peur qu’il s’en prenne à Jakob pour lui faire payer ce qu’il ma fait. Culpabilité. Et puis il y a eu ce mouvement sous ma main, celle qui était toujours dans le pelage de Fenrir. Un mouvement, un autre, et un grondement sourd. Il a levé la tête, je n’ai pu réprimer un sourire de soulagement.

« Chut, tout va bien. »

C’est comme si l’espace d’un instant tout allait bien, plus rien n’existait, parce que Fenrir allait bien et sur le moment c’est tout ce qui m’importait. Il a secoué la tête, et a tenté de se redresser. Il a récupéré ses esprits, lentement, mais surement. J’ai reporté mon attention sur mon ami.

« Max, je veux pas que tu fasses quelque chose de stupide. Promets-moi que tu ne mettras pas ta vie en danger. Si je te perds toi, à cause de ça, je ne me le pardonnerai jamais. »

Ca a pris du temps, mais ça a fini par sortir.

« Est ce qu’on peut s’en aller ? Est ce que tu peux rester avec moi encore un peu ? S’il te plait. »

On a fini par quitter l’endroit, lui, Fenrir et moi, laissant ainsi Taylor derrière nous, pour aller se réfugier dans un endroit tranquille où personne ne viendrait nous faire du mal. Pour la première fois depuis des semaines je me suis vraiment détendue.
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