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 Born like this {Derek}

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MessageSujet: Born like this {Derek}   Ven 23 Déc 2011 - 9:12

▬ Derek Ryans & Enzo Ryans ▬




Born Like This.




Wake up I’m pounding on the door !
I won’t hurt you anymore.
Where the hell are you,
When I need you ?


Smith … Smith, bordel de merde ! J’ai plus que ce nom là à la bouche même si je ne le prononce jamais à voix haute. Billy Smith, c’est quoi ce nom à coucher dehors en plus ? Nan mais sérieux ?! Billy Smith ! Qui de sensé s’appelle comme ça franchement ? T’aurais du faire un procès à tes parents si tu veux mon avis. Encore un truc d’Americain ça, sont tous pareil de toute façon. Oui, je suis raciste. J’aime pas les Ricains, c’est comme ça. Et non évidemment que c’est pas vrai. Y a que lui que je n’aime pas, c’est comme ça. Avec sa gueule de Mr Parfait, son super équipement de joueur de Quidditch et son air sympa … Le gendre idéal, l’ami sur qui on peut toujours compter, le type qu’avait l’odeur de Kyle sur lui et ça … ça je suis désolé mais aussi excessif que ça puisse paraître, et bien non, ça passe pas. Et c’est pas ses sourires qui vont changer ça. J’ai juste eu envie de lui rentrer dedans, et de le forcer à parler mais je suis resté civilisé même s’il a du me prendre pour un sauvage. Rien à foutre. C’était ça où il se prenait mon poing dans la figure alors à choisir … J’ai pas envie que Kyle pense que ça m’intéresse encore ce qu’il fait de sa vie, même si c’est le cas. Il a pas besoin de le savoir. Il a pas non plus besoin de savoir que je passe parfois exprès par le quatrième étage juste pour le sentir ou l’apercevoir sans qu’il ne s’en rende compte. Non, il a vraiment pas besoin de savoir tout ça et puis je l’emmerde. Il a qu’a se taper tout le château si ça lui chante, je m’en fous.
Je sais que j’ai l’air d’un fauve en cage, et je sais que je suis ridicule, et stupide, et tout ce que vous voulez mais j’arrive pas à faire autrement. Ca me rend malade cette histoire. Ça me rend dingue d’imaginer qu’il est pu être si proche physiquement d’une autre personne - qu’il n’a jamais côtoyé avant sinon je l’aurai déjà senti – au point d’avoir son odeur sur lui et l’inverse, alors qu’on vient juste de se séparer. Il a l’oublie facile, tant mieux pour lui, c’est pas mon cas. Pendant que moi j’essaie de garder la tête haute et de ne pas passer mon temps à me morfondre, Monsieur se paie du bon temps avec le Capitaine de l’équipe de Quidditch des Serdaigles. Ou pas, peut être. J’en sais rien de ce qu’il fait avec lui après tout, et ce Billy là, il est peut être pas attiré par les garçons après tout mais bon ça, excusez moi mais, c’est pas vraiment une science exacte. Moi non plus c’était pas mon truc avant de croiser la route de … Et puis merde, ma claque. J’ai besoin d’air.

Besoin d’air oui, besoin de sortir et de trouver un coin où je serai seul pour évacuer ma frustration et cette rage sournoise qui circule dans mes veines depuis que j’ai été en contact avec ce type. J’étais décidé à foutre le camp dehors, mais le hasard a voulu que ma route croise celle d’une personne à qui je ne pensais pas le moins du monde, que je ne m’attendais pas à voir. Je ne regardais vraiment où j’allais alors c’est donc tout naturellement que je lui ai rentré dedans. Cameron, qui se tenait là devant moi, l’air perplexe et se massant l’épaule parce que j’avais visiblement du lui faire mal en tapant dedans. J’ai bloqué. J’ai voulu m’excuser mais rien n’est sorti. Et puis j’ai repensé à notre dernière rencontre, il y a deux semaines ou un peu plus, quand il est intervenu pour me calmer alors que j’allais défoncer tout ce qui me passait sous la main. J’étais furieux, un peu comme aujourd’hui, mais en pire. Après tout, on apprend pas tous les jours que son petit ami et sa meilleure amie ont fait des galipettes ensemble … Et heureusement.

« Ca n’a pas l’air d’aller ? »
« Non, effectivement. »

Je sais, j’pourrais être plus aimable mais …Tu pourras dire merci à ton super pote Américain de ma part. Merci de m’avoir brisé le cœur avec autant de facilité. Et non, j’suis pas du tout amer, et je ne culpabilise pas le moins du monde. Bien sur que non je ne rejette pas la faute sur lui parce que c’est plus facile. Et NON ! Je ne suis pas jaloux. Ou peut être que si. Et …

« J’ai pas vraiment envie d’en parler là tout de suite, et sans vouloir te vexer, j’pense pas que tu sois la personne la mieux placée, et surtout la plus intéressée par mes états d’âmes. »
« T’as raison. Désolé. »

Enzo, c’est pas bien de s’énerver sur quelqu’un qu’à rien demandé et qu’est totalement étranger à cette histoire … Enfin totalement … T’as quand même embrassé mon mec toi aussi ! J’en suis sur. Je suis sur que c’était toi le Moldu avec lequel il a tenté de me remplacer. Et oui je sais, c’est plus mon mec, mais c’est pas la question. Et j’vous emmerde ! Tous ! N’empêche que …

« Cameron, attends. »
« J’avais oublié que tout le monde connaissait mon nom dans ce merdier. J’connais même pas le tiens. »
« Ça n’a pas vraiment d’importance. Excuse moi, j’ai pas a te parler comme ça. T’y est pour rien. »
« Y a pas de problème, je comprends. »

Un ange passe, et un silence gênant s’installe entre nous deux. Honnêtement, je ne sais pas quoi dire. On est là comme deux clampins dans le couloir, et j’ai bien l’impression qu’aucun de nous deux ne sais vraiment sur quel pied danser. Puis finalement c’est lui qui brise l’instant qui s’est immobilisé. Tant mieux. J’ai bien trop peur de ce que je pourrais laissé sortir et après avoir vidé mon sac auprès d’Aileen en lui balançant cash que je venais de me faire larguer par mon petit ami après l’avoir mordu parce que je suis pas normal, j’ai un peu tendance à me méfier de ce dont je suis capable. Si elle ne dira rien, je sais que je ne peux pas me permettre de laisser trainer ce genre d’info n’importe où, n’importe quand, à n’importe qui. En même temps, c’est Cameron, et je sais pas pourquoi mais ce type là m’inspire la confiance. On se connaît pas des masses dans le fond, et autant l’avouer, au début je le détestais mais c’est plus cas. A vrai dire, je me sens même proche de lui sans trop savoir pourquoi.

« Dis, j’ai un pote qui s’est fait mordre par un Loup y a pas longtemps, c’est toi ? »

Bien malgré moi j’ai roulé des yeux. Les nouvelles vont vite dans cette baraque mais après tout, c’est son meilleur ami alors c’est plutôt normal qu’il soit au courant j’imagine. J’ai bien été chialer dans les bras de Jillian pour ça alors … Et puis, j’ai pas spécialement envie de tourner autour du pot alors autant avouer mes conneries. Et de la colère, je suis passé à tout un tas d’autres émotions. Bienvenue dans le monde des cœurs brisés.

« Si tu parles de Kyle, oui c’est moi. »

Il a hoché la tête d’un air entendu, et je me suis senti mal, comme si j’avais besoin de me justifier, d’en parler finalement. Alors c’est d’un air profondément triste et désolé que j’ai tendu le bras vers lui pour attirer son attention.

« C’était un accident, j’voulais pas … Je … Tu pourras lui dire que … »

Que je l’aime. Que la vie sans lui ça n’a aucun sens. Que je suis désolé et que si je pouvais remonter le temps je le ferai, mais que ça n’effacera jamais ce que j’ai fait, que ça ne changera pas celui que je suis ni même la folie qui a toujours entouré notre relation.

« Laisse tomber, ne lui dit rien. De toute façon il veut plus entendre parler de moi. Tu ne devrais même pas lui dire que tu m’as vu. J’espère juste … qu’il va bien. J’ai fait c’que j’ai pu pour réparer ma connerie mais … »
« Il va bien. Son caractère en a pris un coup mais il va bien. »

Et un nouveau silence, un. Je ne me sens soudainement plus très bien à ressasser cette nuit là de nos existences et tout ce que la colère et la jalousie avaient réussit à enterrer ressorti un peu trop violemment à mon goût. Je me connais, je suis bien parti pour broyer du noir tout le reste de la soirée. Ça aurait été plus simple si on ne s’était pas croisé lui et moi. Bien plus simple.
Evidemment que je m’inquiète pour Kyle. Après tout, même si Hammerschmitt l’a soigné, je l’ai quand même mordu, et la morsure d’un Loup Garou on n’en sort jamais indemne alors … Mais c’est trop pour moi. Parler de lui, c’est trop. Je peux pas.

« Ok … Ok. Merci. Faut que j’y aille. »
« C’était toi ? Son mystérieux sorcier, c’était toi ? C’est pour ça que tu m’as toujours regardé bizarrement non ? »

Hésitation, puis finalement je me suis retourné. Un soupir s’est évader d’entre mes lèvres tandis que mon regard se faisait fuyant, jusqu’à temps que je relève finalement la tête et que mes yeux s’ancrent dans les siens. Je n’ai pas prononcé un mot, je me suis contenté d’acquiescer d’un signe de tête. Oui c’était moi, mais ça ne l’est plus. Plus de nous. Juste lui. Juste moi. Chacun de son côté. Nouveau soupir alors que je commençais à m’éloigner en marchant à reculons. Un léger sourire et puis …

« Si t’en as marre de m’appeler Loup un jour, mon prénom c’est Enzo. »

Il a souri à son tour.

« C’est noté. »

Et nos chemins se sont séparés comme ça, sans un mot, sans un regard de plus. Fait étrange, je me sentais un peu plus léger. Curieusement, ou pas, ça n’a pas duré longtemps. Je me suis retrouvé seul et même si je pensais que ça allait me faire du bien, c’est l’effet inverse qui s’est produit. Je n’ai même pas eu le temps d’arriver jusqu’en bas qu’une violente envie de broyer du noir m’a repris. Trop d’émotions diverses en moi et aucun moyen de les évacuer. Coincé. J’ai fini par remonter vers les tours, mais quand j’ai mis le pied chez les Gryff … C’était un joyeux bordel là dedans. Musique à fond, tout le monde entrain de danser, de boire et de hurler dans tous les sens. J’ai reculé puis finalement … C’est peut être pas une si mauvaise chose. Un bon moyen pour oublier.

« Donne moi ça toi, t’as pas l’âge. »
« Hey ! »
« Ta gueule. »

Une bouteille que je venais de piquer à un gamin. Enfin quand je dis un gamin, au final il devait avoir un ou deux ans de moins que moi mais vu la différence entre nos deux carrures, je me suis permis. Il a failli s’écrouler sur le sol quand je l’ai poussé hors de mon chemin mais un de ses amis l’a rattrapé en m’insultant. J’ai souri, avec ma gueule de sale petit enfoiré et je me suis éloigné sans un regard de plus. Le Rhum coulait déjà dans ma gorge. Pourquoi pas après tout ? L’alcool ça ne me réussit pas mais qu’est ce que ça peut foutre au juste ? Je vais sans doute finir la soirée dans un sale état, j’vais même peut être me battre mais au final, est ce que ça n’est pas ce que je cherche ? Si. Totalement même. Juste un moyen pour penser à autre chose qu’à lui, tout le temps, sans arrêt. Et me voilà assis sur le canapé, déjà bien imbibé mais encore maître de mes pensées qui se font pourtant de plus en plus lointaine. La bouteille va et vient jusqu’à mes lèvres à intervalles plus ou moins régulières. Mes yeux sont braqués sur le feu, et puis soudain, cette silhouette là devant moi. Je relève la tête plus par réflexe que réel intérêt.

« Tiens, Enzo. Je ne m’attendais pas à te voir là. »

Cette fille … dont je ne connais même pas le nom à vrai dire. Cette Serpentard qui m’a coincé dans le couloir il y a quelques semaines et que j’ai repoussé après une lutte interne pour ne pas tomber dans sa provocation. Elle m’a traité de connard et pourtant, la revoilà. Elle se tient là, devant moi, vêtue d’une jupe tellement courte qu’on pourrait presque voir en dessous sans se pencher. Et son chemisier à peine fermé …

« Et ben tu vois, j’suis là. Et j’te rappelle que c’est la salle commune des Gryff ici. T’as l’intention d’me faire chier ou j’peux rester dans le périmètre ? »
« T’es pas obligé d’me parler comme ça Ryans. »
« J’suis pas obligé, certes, mais rien ne m’en empêche excepté ma conscience et elle est en vacances. »
« Et tu trouves ça drôle peut être ? »
« Assez oui. T’en a pas marre de parler ? »
« Dans ce cas fais-moi taire. »

La faire taire ? Si elle n’avait pas se sourire explicite et lubrique sur les lèvres, j’aurai pu croire qu’elle m’invitait à être infecte avec elle une nouvelle fois mais, trop de signaux, et même si je n’avais pas été en contact avec une fille depuis un moment, je n’en étais pas devenu aveugle pour autant. Je n’ai rien dit mais qui ne dit mot consent, non ? Elle a du le prendre comme ça puisqu’elle s’est installé à califourchon sur mes genoux sans attendre rien de plus de ma part. Et j’ai laissé faire. Je l’ai laissé faire, je l’ai laissé me toucher, je l’ai laissé m’embrasser sans résister. Pas par envie, juste parce que …Après tout, c’est une distraction comme une autre non ? Et je n’ai plus de compte à rendre à qui que ce soit alors …

Une main autour de ma bouteille, l’autre sur sa cuisse, j’avais arrêté de penser l’espace d’une seconde puis finalement, je l’ai repoussé et sans attendre une seconde de plus, d’un signe de tête je lui ai fait comprendre de me suivre. Direction les couloirs. Et quand son bras s’est enroulé autour de ma taille, j’ai voulu l’enlever mais je ne l’ai pas fait. C’est comme si mon corps se sentait agressé par cette présence mais mon cerveau l’a fait taire. On est sorti de là sans échanger un seul mot, sous le regard intrigué de certaines de mes amies. Et oui les filles, désolé, mais je tourne pas rond. S’éloigner d’ici, pourquoi ? Aucune idée, mais je ne voulais pas rester là. J’ai attrapé une capote dans un vase exposé sur une table, parce que autant ne pas prendre de risques, mais si avec ça elle avait encore des doutes quant à mes intentions, c’est qu’elle était vraiment conne.

« Tu m’emmènes où ? J’pensais qu’on irait dans ta chambre … »
« Trop de monde. »

Et je ne veux pas partager mon espace avec toi, désolé. En fait non, je suis pas désolé. Hors de question que tu mettes ne serait-ce que l’ombre d’une partie de ton corps sur ou dans mon lit. Rêve pas trop.

Quelques minutes plus tard, ses mains trainaient de façon suggestive sur moi et m’enlevèrent mon T-shirt, encore une fois je ne protestais pas. J’étais comme absent de mon propre corps, totalement ailleurs et nulle part à la fois. Pourtant tout en moi hurlait de fuir, de ne pas rester là avec elle parce que je n’en avais pas vraiment envie. Je voulais juste arrêter de penser mais de cette façon là ? Avec elle qui – autant être honnête – me sort par les yeux ? Comme ça, dans une salle de classe vide. Elle contre le mur et moi contre elle. Ses mains sur ma peau et les miennes sur la pierre de chaque côté de son propre corps. Pas envie, non, mais pourtant …

« C'est quoi ça ? »
« C'est rien. »

Ma cicatrice. J’ai retiré ses doigts qui glissaient le long des liserets rosâtre en lui jetant un regard noir, comme si elle venait de commettre le pire des crimes. Ne touche pas à ça. C’est tout ce qu’il me reste de lui. Elle ne s’est pas formalisé, et l’instant d’après ses mains trouvèrent une autre occupation alors que les miennes faisait glisser son sous vêtement le long de ses cuisses. Ça n’a pas duré très longtemps ce petit jeu, inutile de tourner autour du pot. Je n’avais pas la moindre intention de m’éterniser là mais je crois que j’espérai juste … J’en sais trop rien. Tout ça sonnait faux dans mon esprit, comme si c’était malsain, comme si c’était une sorte de vengeance, comme si en agissant comme je le faisais j’espérai blesser Kyle alors qu’il n’aurait probablement jamais conscience de ça. Mais c’était plus fort que moi. Puis finalement, j’étais en elle, tout en évitant de la toucher au maximum. Elle s’accrochait à moi et déjà le son de sa voix devenait insupportable. Je ne voulais pas qu’elle me touche, qu’elle m’embrasse. Je ne ressentais rien. Physiquement, si évidemment, mais émotionnellement je me sentais atrocement vide. Et quand sa main s’est agrippée à mes cheveux, j’ai cru que j’allais foutre le camp. Les yeux fermés, j’essayai de faire abstraction de tout ça mais le temps me paraissait interminable. J’ai compris que je n’étais pas à ma place, tout en me posant cette question : Où est elle, cette place ? La réponse était pourtant claire dans mon esprit : Avec Lui. Pas avec elle. Et quand finalement elle a eu ce qu’elle voulait, je ne me suis pas attardé. Je me suis détaché d’elle sans un regard et me suis rhabillé en lui tournant le dos. J’allais partir, quand elle s’est calé derrière moi, passant ses bras autour de ma taille et posant sa tête contre mon dos.

« Je savais bien que tu finirais par craquer. »

Une nouvelle fois, j’ai récupéré ma liberté parce que ses bras, sa peau, son odeur, sa voix, tout en elle me donnait envie de fuir. Je n’avais qu’une seule envie, être avec Lui et personne d’autre, mais sachant que ça n’était plus possible, je ne savais pas vraiment quoi faire de moi, alors j’ai attrapé la bouteille et j’ai recommencé à boire alors que je ne tenais déjà pas vraiment debout. Boire pour oublier, et oublier d’arrêter.

« Ca m’a donné faim, ça te dit pas d’aller chercher un truc à grignoter dans les cuisines ? »
« Ecoute, t’as eu ce que tu voulais maintenant on va repartir chacun de son côté et tu vas me foutre la paix. Si j’avais besoin de compagnie, c’est pas la tienne que je chercherai donc va dans les cuisines si ça te chante mais tu m’oublies. »

Je savais bien que ça finirait par tomber, je me demandais juste combien de temps j’arriverai à me contenir mais l’alcool aidant, ce côté macho et salaud que j’arrivai à enfermer la plus part du temps est ressorti brusquement. Un sourire malsain sur les lèvres, je l’ai regardé de haut. Son bras s’est levé et j’ai compris qu’elle allait me coller une baffe. Réflexe malgré mon taux d’alcoolémie, j’ai bloqué l’attaque.

« Hein, hein. J’te conseille de pas faire ça. »

Elle m’a lancé un regard qui en disait long, à peu de chose près le même que Tallulah le jour où je l’ai laissé en plan. J’ai fini par la lâcher, conscient que je devais serrer son poignet sans doute un peu trop fort. Lui faire du mal physiquement, ça n’était pas mon but. Je suis sorti de là avec toute la classe du monde Rolling Eyes Les cheveux en pétard, une bouteille à la main et l’autre qui tentait désespérément de fermer ma boucle de ceinture.

« Et mon nom c’est Effy, pour information. Puisque t’as pas l’air de t’en rappeler. »
« Je m’en fous pas mal, pour information. Lâche moi maintenant t’es gentille. »
« T’es qu’un sale … »
« Enfoiré, oui je sais. Comme tous les mecs de cette planète. T’as qu’à devenir lesbienne ou bonne sœur, t’auras plus de problèmes. Je t'ai pas forcé. Je t'ai pas fait de promesses. Si c'est de l'attention que tu cherches, achètes toi un chien. »

Je peux être romantique, oui, mais là très franchement, j’en ai pas la moindre envie. J’ai juste l’impression d’avoir fait une énorme connerie alors qu’en théorie, je n’ai rien à me reprocher. Je n’ai trahis ou trompé personne. Pas même elle. C’est tout ce qu’elle attendait de moi et elle l’a eut. Dès lors, on a plus rien à foutre dans le même périmètre et c’est ma manière à moi de le lui faire comprendre. Je me suis finalement éloigné d’elle, devinant le regard noir qu’elle devait braquer sur ma nuque, quand j’ai surpris celui de quelqu’un d’autre. Là, devant moi, avec une expression un peu étrange sur le visage, mon frère. Ma première pensée ? Aucune. J’ai simplement levé la bouteille, arqué un sourcil et me suis immobilisé au beau milieu du couloir.

« Salut frangin. »

Effy, ou peu importe son nom, on s’en fout, est passé à côté de nous en nous insultant tous les deux, enfin les mecs en général. J’ai haussé les épaules et arboré un air innocent comme pour dire : J’ai rien fait.

« C’est pas moi. J’ai un alibis, j’étais au cinéma. »

Et non, tu rêves pas, je suis bourré.
Et j’assume, ou presque.
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MessageSujet: Re: Born like this {Derek}   Sam 24 Déc 2011 - 4:37

Enzo & Derek
« born like this »



Lorsque j’ouvrai les yeux, cela me prit quelques secondes avant de reconnaître les couleurs de mon dortoir attitré. Un puissant mal de crâne m’avait déjà envahi avant même que je décide de finalement m’asseoir dans mon lit. Ignorant l’heure qu’il était, je poussai un petit soupir avant de constater que les autres lits de mes colocataires étaient tous vide et déjà fait par les elfes de maison. Je déposai une main sur mon front, essayant de me souvenir ce qu’il s’était passé la veille pour que j’aie ce mal de bloc intense. Je me rappelai de m’être rendu sur le septième étage et d’avoir passé devant la salle sur demande jusqu’à temps qu’elle m’apparaisse enfin. Je m’étais organisé un petit bar personnel dans lequel il y avait beaucoup d’alcool et une petite ambiance. J’avais bu, bu et bu… En réalité, je ne me souvenais pas du nombre de verres que j’avais pu avaler, mais c’était assez pour que je me retrouve… Hors de mon état ordinaire. Par la suite, il n’y avait que des fragments ça et là, sans que je ne me souvienne du gros des évènements. Je savais que lorsque j’étais enfin sorti de là, j’étais tombé sur Elwynn Dawson avec qui j’avais discuté pendant un moment. Par contre, aucun souvenir de ce que nous avions pu parler. En revanche, je me souvenais qu’elle avait été très agréable avec moi et qu’elle avait été de bonne compagnie. Nous avions été interrompu par White qui, sans que je ne sache trop pourquoi, avait traité Enzo de tapette… Ça oui je m’en souvenais alors que ses paroles résonnaient encore dans mes oreilles. Par la suite, il m’avait ramené jusqu’à notre salle commune sous imperium, où la majorité des serpentards étaient réunis. Et à partir de ce moment là… Plus aucun souvenir. Black out total. Peut-être avais-je directement filé dans mon lit ou encore avais-je passé du temps avec mes camarades de maison? Difficile à dire. Quoi qu’il en soit, j’avais une dent contre White qui s’était comporté comme un vrai connard avec moi. Il avait d’abord traité mon frère de tapette et ensuite il avait profité de mon moment de faiblesse pour me mettre sous imperium, sous prétexte que je n’étais pas capable de me rendre seul à destination sans son aide… Je me rappelai de la colère que j’avais ressentie à ce moment là et d’ailleurs elle revenait en force celle-là…

À peine avais-je finalement prit la décision de me lever que mon corps tout entier était parcouru de vilains tremblements. Ça allait faire mal, ça je le savais déjà. Aussi mal que celui qui résidait dans ma tête. Ouf, vive les lendemains de veille! Heureusement, je n’avais pas envie de vomir, c’était déjà ça.
D’un geste vif, j’ouvrai le premier tiroir de ma commode et enfilai les premiers vêtements que je trouvai avant d’aller dans la salle commune qui était bondée de monde. Nous devions être le soir ou du moins, presque. J’avais donc fait le tour du cadran…? Enfin on s’en fou.
Je fis aller mes yeux un peu partout au travers de la pièce afin de trouver cet enfoiré de White, question de lui faire sa fête. S’il croyait s’en tirer ainsi, il se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au coude. J’avais beau chercher, je ne le trouvais pas.


- Tiens Ryans, t’es finalement debout? Alors, t’as pas trop envie de dégueuler?
- Non. Où est White?
- Hummm… Aucune idée mon vieux. Je l’ai pas vue de la journée. Il doit être encore parti se balader ou bien il est avec les supérieurs. Hey c’était marrant hier soir quand tu…

Je ne le laissai pas terminer sa phrase et je passai à côté du monde qui parfois me regardait d’un drôle d’air. Je ne leur accordai aucune attention et sorti finalement de cette pièce beaucoup trop bruyante pour ma pauvre cervelle endommagée. Je me foutais bien de savoir ce que j’avais pu faire lorsque j’étais revenu hier soir. Que je me sois foutu à poil ou bien que j’ai chanté une chanson stupide. Non, ce que je voulais c’était retrouver ce putain de White et lui faire regretter d’exister. Je me disais qu’il avait peut-être préféré se tenir loin du repère des serpentards parce qu’il se disait que je me souvenais de ces petites attentions envers moi. Et si c’était réellement le cas… Alors il était le mec le plus lâche que je n’avais jamais rencontré. Dans un sens, moi et lui on se ressemblait beaucoup. On était tous les deux des grandes gueules et on aimait bien profiter des plus faibles. Cependant, la chose qui nous distinguait était que lui était un peureux et moi non. J’étais capable d’assumer mes actes lorsque c’était le moment. Je ne me défilais pas comme lui le faisait. Tant pis. J’étais prêt à traverser le château en entier, quitte à faire un étage après l’autre juste pour le retrouver. J’avais toute la nuit devant moi et je me sentais en pleine forme malgré le carnage qui se poursuivait dans ma tête. Je voulais bien régler mes comptes avant le lendemain matin, question de me coucher l’esprit en paix.

Je débutai donc mes recherches par les catacombes, puisque c’était précisément là que je me trouvais. Je ne trouvai personne, sauf ce débile d’Hammerschmitt qui sortait de la salle des potions. Nous n’échangeâmes aucun mot alors que je m’engouffrais déjà dans les escaliers. Je m’arrêtai au rez-de-chaussée qui semblait tout aussi désert que les catacombes. À croire qu’il était réellement tard ou bien que tout le monde était dans leur salle commune. Difficile à dire. Passé une certaine heure, les couloirs devenaient de plus en plus désert. Je fis bien évidemment un tour près de la grande salle et c’est là je trouvai ce grand crétin de Lukas Harris à genoux sur le sol entrain de ramasser ses bouquins. Par pur méchanceté ou encore simplement pour me défouler (aller savoir), je donnai un solide coup de pied à l’un de ses livres qui glissa à plusieurs mètres de nous.


- Hey! Ça va pas non?!

Alors que j’allais passer tout droit, je reviens sur mes pas et me penchait suffisamment pour être à la hauteur du jeune jaune avant d’agripper solidement le col de son stupide t-shirt de musique rock. Aussitôt, il releva la tête vers moi et je lu d’abord la surprise, puis ensuite la peur et la panique dans ses yeux.
Il tenta de sourire, mais ça ressemblait plus à une grimace.


- Qu’est-ce t’as dit là, la perche?
- Oh… R… Rien Derek… Désolé, je ne croyais pas que c’était toi…
- Non il me semble que tu m’as dit un truc Harris. Répète le moi, je pense avoir mal compris.
- Je… Je… Je suis content que tu es… Que tu es balancé mon bouquin à l’autre bout… Ça… Ça me donnera l’occasion de faire un peu d’ex… d’exercice…

Il déglutissait et bégayait tellement qu’il me donnait presque envie de le frapper. Mais je n’allais pas m’offrir ce petit plaisir. Non, je réservais absolument toute ma force et mon énergie à ce cher White qui le méritait bien plus que cet idiot géant qui allait presque se mettre à pleurer si je ne le lâchais pas tout de suite.
Ce que je fis sans attendre plus longtemps. Je lâchai son t-shirt et lui fis un petit sourire en coin avant de passer ma main dans ses cheveux pour ébouriffer sa tignasse déjà en bataille.


- T’es un bon garçon Harris. Un très bon garçon. La prochaine fois tu fermes ton grand clapet, c’est compris?

Il hocha la tête tellement vite et tellement longtemps que j’eus un nouveau coup de masse à l’intérieur du crâne lorsque je me remis sur toute ma hauteur. Je poussai un soupir d’énervement alors que je continuai ma route. Lorsque j’arrivai à la hauteur du livre auquel j’avais donné un coup, je recommençai le même geste. Je m’éloignai de la grande salle et d’Harris par la même occasion et je traînai sur plusieurs mètres le livre du jeune poufsouffle. Puis, après avoir terminé mon tour au rez-de-chaussée, j’abandonnai finalement le bouquin pour retourner dans les escaliers, direction premier étage. Je recommençai le même manège et encore une fois, je me retrouvai sur les marches vivantes sans avoir l’esprit tranquille. Si ça se trouvait, ce connard était peut-être déjà de retour dans la salle commune… Deuxième étage. Troisième étage. Je pris tout mon temps sur le quatrième étage, car je savais que c’était un endroit adulé des supérieurs. S’il était réellement avec eux, il devait bien se trouver au détour d’un corridor. Mais… Non. Il n’était pas là. Cinquième étage.

Sixième étage.
J’étais de plus en plus furax alors que je ne trouvais pas celui que je désirais. S’il continuait de se cacher comme ça, j’allais encore être plus violent avec lui. J’étais de nature plutôt impatiente alors… Et puis je détestais le jeu de cache-cache.
Alors que j’allais abandonner le sixième pour aller rejoindre le septième, j’entendis des voix parvenir d’un corridor qui se trouvait tout près de moi. Ça avait l’air de s’engueuler ou je ne sais pas quoi. Curieux, je fis un détour afin d’aller voir ce qui se passait. Sans même prendre la peine d’observer de loin je fis plusieurs pas en direction du mec qui me faisait dos. Il se retourna finalement et je remarquai aussitôt qu’il s’agissait d’Enzo.
Les sourcils haussés, je le regardais. Il fallait dire que j’étais bien surpris de le voir là et lui aussi de toute évidence. Enfin… Non peut-être pas autant que moi. Il leva la bouteille qu’il tenait dans sa main avant de finalement s’immobiliser.


- Salut frangin.

Je n’eus même pas le temps de le saluer qu’une fille passa près de nous et nous jeta un regard noir à tous les deux avant de dire du mal des mecs et de s’éloigner vivement. J’haussai encore plus les sourcils, ne comprenant pas ce qu’il se passait.

- C’est pas moi. J’ai un alibis, j’étais au cinéma.

Euuuhhh… M’ouais okay O_o

Mes tremblements de colère cessèrent systématiquement alors que la curiosité et les questions s’incrustaient dans ma tête mélangée.
Qu’est-ce qu’Enzo faisait sur le sixième étage, l’air complètement bourré en compagnie d’une fille…? Ils avaient l’air de se chicaner en plus… Peut-être l’avait-elle approché et qu’il l’avait refusé et du coup ils s’étaient engueulés…? Oui, mais pourquoi sur le sixième étage? Et depuis quand mon frère buvait…?


- Salut euh… C’était qui celle là? Elle ne vient pas de serpentard par hasard?

Et non je ne connaissais pas les noms de tous ceux et celles qui venaient de ma maison. C’était plutôt les autres qui connaissaient mon prénom. Parfois, des gens m’abordaient et je ne savais même pas qui ils étaient. Disons que c’était la joie d’être célèbre.
Enfin bref…


- Et… Depuis quand tu t’es mis au rhum toi?

Ouais ben là, il va falloir que tu me répondes mon vieux.
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MessageSujet: Re: Born like this {Derek}   Lun 26 Déc 2011 - 22:09

▬ Derek Ryans & Enzo Ryans ▬




Born Like This.




Wake up I’m pounding on the door !
I won’t hurt you anymore.
Where the hell are you,
When I need you ?


Regarde ce que t'as fait de moi … La vérité, c'est que tu m'as rendu meilleur que je ne l'ai probablement jamais été, pas depuis la morsure en tout cas. Mais tout ça pour quoi ? A quoi ça a servit de me faire toutes ses promesses que t'as pas su tenir ? Je ne devrais pas t'en vouloir mais j'arrive pas à faire autrement. Tu peux pas savoir le mal que ça m'a fait de voir la peur dans tes yeux. T'es parti, comme ça, sans plus d'explication, sans me laisser le temps de m'excuser, de tenter de me justifier. T'as rien voulu savoir, tu m'as même pas laissé t'approché. Tu m'as juste dit … C'est terminé. Et je devrais me contenter de ça ? Je devrais faire avec, et c'est tout ? T'es injuste. T'aurai pu au moins me balancer toutes ces choses que t'as pas dit. T'aurais pu me dire que tout ce que je t'inspirai c'était la peur et le dégoût, que j'étais un monstre, un danger, et que t'avais rien à faire avec quelqu'un comme moi. Et tu sais quoi, le pire dans tout ça, c'est que ça n'est pas à toi que j'en veux le plus. Ça n'est pas à Taylor non plus même si, et tu ne le sauras probablement jamais, il a une part de responsabilité dans tout ça. C'est à moi que j'en veux le plus, parce que même si tu m'as toujours dit ou fait comprendre que tu m'acceptais comme je suis, je n'ai pas su faire abstraction de la bête et j'ai tout gâché. J'ai risqué ta vie en voulant la sauver et ce malgré le fait que j'ai été mordu il y a presque deux ans maintenant. Mais tu m'as surpris, et j'étais aveuglé, et … Et je n'ai pas d'excuses valables. T'avais raison, tu seras mieux loin de moi, loin du danger que je représente pour toi. C'est juste que … Moi, sans toi, ça veut plus dire grand chose. J'ai des amis, des personnes géniales qui m'entourent mais je n'arrive pas à être moi même, à leur parler de ce qui me fait le plus mal. J'ai mon frère, qui se réveille au bout de 20 ans et se rend compte qu'il a un petit frère. Je sais qu'il sera là pour moi en cas de besoin. J'ai Ismaelle, qui est comme une mère pour moi et ce depuis le début ou presque. Le problème, c'est que moi, c'est de toi dont j'ai besoin. Et tu me manques, t'as pas idée. Chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde. J'en peux plus de rêver de toi toutes les nuits et de me réveiller le matin avec la sensation que tu seras là, près de moi, alors que tu n'y es pas, que tu n'y seras plus jamais. J'en peux plus de devoir luter contre cette partie de moi qui ne peut s'empêcher de descendre au quatrième étage juste dans le but de t'apercevoir parce que ton absence est trop dure à supporter sachant que tu es là, quelque part. Peut être que ça serait plus simple si tout un continent, des océans, nous séparaient. Peut être, mais j'en doute. Je doute, de tout, de moi. Je n'étais pas assez bien pour toi. Et aujourd'hui, je suis là, dans cet état, entrain de me battre contre moi même, contre les différentes facettes de ma personnalité qui se battent et ne sont pas d'accord. T'oublier, c'est ce que je devrais faire oui surement, mais j'en suis incapable. Te détester, ça serait tellement plus simple et autant l'avouer, ça m'arrive certains jours. Si j'avais su que tomber amoureux ça faisait aussi mal, je t'aurai fuis comme la peste ce jour là, et tous les autres.

Seulement voilà, aujourd'hui, j'ai pas envie de tout ça. Aujourd'hui j'ai envie de dire merde et d'arrêter de penser à toi. Ça ne te fera pas revenir, ça ne changera pas celui que je suis et que je resterai toute ma vie, ça ne nous permettra pas de remonter le temps ni même de changer le passé. Ça ne réparera pas ma connerie. C'est peut être faible de ma part de céder à la facilité comme je le fais, mais débrancher, juste l'espace de quelques heures, c'est déjà comme une sorte de libération. Je sais pertinemment que le réveil va être brutal, comme tous les autres, mais j'ai besoin de souffler, de faire une pause avec toutes ces émotions, tous ces sentiments qui m'épuisent et me tannent à longueur de journée, à longueur de nuit. Ça fait un peu plus d'une semaine que t'es parti, je ne vais pas passer à autre chose pour autant, mais les choses sont ce qu'elles sont et ce soir, j'ai bien l'intention de faire n'importe quoi pour casser ce quotidien qui m'étouffe. Sexe, alcool, tout y passe. Ça ne me rend pas plus heureux pour autant et très honnêtement, ça ne me soulage pas non plus. Quoi que, boire si peut être un peu étant donné que je me sens plus léger, mais pour le reste … J'ai pas arrêté de penser à toi une seule seconde alors qu'elle s'accrochait à moi, alors que ses soupirs parvenaient jusqu'à mes oreilles. Oui j'ai voulu te faire du mal en me laissant aller avec elle et résultat, c'est à moi que j'en ai fait. Je ne regrette pas, ce qui est fait est fait, mais j'aurai du apprécier, non ? Pourtant, rien. Et je t'en veux pour ça. Je ne veux pas rester prisonnier de toi. Je sais que c'est stupide parce que tu n'as pas conscience de tout ça, et que oui c'est probablement beaucoup trop tôt, trop frais mais … Tout ça me dépasse complètement. Alors boire pour oublier, et oublier d'arrêter, ça m'apparait comme une bonne idée. Si t'étais là, tu m'en empêcherai. Tu me dirais que c'est pas une bonne idée, que l'alcool a une mauvaise influence sur moi, que ça me rend agressif, plus encore que je ne le suis déjà en temps normal, mais tu n'es pas là, et tu vois, regarde sur mon visage, c'est bien un sourire. C'est vrai que je n'ai pas été très … agréable avec elle, mais elle ne m'inspire rien d'autre qu'un manque de respect flagrant. Elle ne se respecte pas, pourquoi est ce que je devrais la respecter. Elle n'a aucune espèce d'importance pour moi, c'est comme ça. Peu importe si je passe pour le salaud de base, je m'en fous. C'est ce que je suis dans le fond, puisque ça n'est pas la première fois, et sans doute pas la dernière. Et je comprends pas pourquoi je n'ai jamais été capable de sentiment envers l'une d'entre elle. Avec toi, j'ai pas eu le choix, c'est venu comme ça, violemment, comme un coup de poing en plein estomac. Mais avec elles, rien. Pas même un battement de cœur plus fort qu'un autre. Je leur ai fait du mal, aujourd'hui j'en paie le prix, parce que c'est toi qui les venge toutes. Tu m'as brisé le cœur. A la tienne !

Et me voilà devant mon grand frère, mon cher grand frère, qui ne doit absolument rien comprendre à la situation, et pour cause. Même si on s'est croisé quelques fois, même s'ils nous arrivent d'aller courir ensemble sur les bords du Lac, jamais on ne parle de nos vies sentimentales respectives. Du moins, je ne lui parle pas de la mienne parce que je le lui ai promis. Quoi qu'il en soit, il en est resté au fait que je suis avec quelqu'un, avec un garçon, un garçon sans pouvoir, alors oui j'imagine qu'il doit trouver ça étrange de me retrouver là, à moitié rhabillé, avec cette fille dont j'ai déjà oublié le prénom, et une bouteille dans la main. Y a de quoi être désorienté quand on sait à quel point je lui ai fait comprendre que je ne lâcherai pas Kyle même si lui, mon sang, me le demandait. Je crois même qu'il s'est fait à l'idée, il m'a d'ailleurs promis de ne plus s'en prendre à lui. Et qu'est ce que je fais ? N'importe quoi, n'importe où, avec n'importe qui. Je tiens à peine debout, et j'ai cet espèce de sourire de travers sur mon visage. Un peu plus et j'éclaterai de rire à voir son expression. Bah alors grand frère ? T'as pas l'habitude de me voir dans cet état hein ? Moi non plus.

« Salut euh… C’était qui celle là? Elle ne vient pas de serpentard par hasard? Et… Depuis quand tu t’es mis au rhum toi? »

Doucement, doucement ! Ça fait un peu trop de questions d'un coup ça. Laisse moi le temps de réfléchir, ou pas, parce que réfléchir ça fait chier et que j'en ai marre. Alors si tu le permets, on va prendre les choses une par une quand même. Histoire d'y voir plus clair. C'était qui celle là ? Une fille. Et oui elle vient de Serpentard et c'est une conne. Depuis quand je me suis mis au Rhum ? Depuis que j'ai du faire face au fait que j'étais attiré par un garçon il y a un an même en Australie il m'était déjà arrivé de boire un peu. Avant l'année dernière, et le fiasco d'avec Kyle ce soir un peu étrange où j'ai lâché tout ce que j'avais sur le cœur, j'avais du prendre une seule cuite. En même temps, j'avais 15 ans à l'époque et c'était un soir, alors qu'un groupe de Surfers plus âgés faisaient un feu sur la plage. Je passais par là, avec d'autres gars de mon âge. On revenait de prendre quelques vagues. Ils nous ont invité à se joindre à eux et on a accepté. Vu le mal de crâne que je me suis payé le lendemain, j'ai dit plus jamais. Mais bref ! Depuis quand ? Je vais te le dire moi.
Depuis qu'on a plein de choses à fêter ! Dans pas longtemps, ça fera deux ans que nos parents sont morts, donc deux ans que j'ai été mordu, et puis y a ton anniversaire qu'arrive aussi. Tu vas avoir 20 ans, t'es plus tout jeune mon pote. Ma majorité sorcière, que j'ai pas pris le temps de fêter vraiment même si j'ai eu un joli cadeau ce jour là … Parlant de ça, l'anniversaire de Kyle qu'est passé il y a pas si longtemps, et la Saint Valentin par la même occasion mais vu le désastre de vos vies sentimentales à tous les deux on va peut être s'abstenir. Qu'est ce qu'on a d'autre encore … Ah ! J'oubliais. J'me suis fait larguer ! A la tienne !

« Tiens moi ça deux secondes s'teuplait. »

Oui parce que je vais me retrouver en calbart dans le couloir si je rattache pas cette putain de ceinture donc attrape cette bouteille que je puisse me rhabiller correctement. Pour les cheveux là je peux rien faire par contre, puis j'aime bien ce côté déstructuré de toute façon. Et me parlez pas de mes cheveux !

« Ah ben voilà, c'est plus pratique de marcher comme ça. »

Sans que ça traine parterre et que je risque de le perdre au premier couloir. Ça ferait mauvais genre et je tiens pas à ce qu'on m'accuse d'exhibitionnisme. Je trouve que j'ai suffisamment fini à poil dans le coin depuis qu'on m'a parachuté dans cette merde d'école, dans ce pays de taré où il pleut tout le temps. Je déteste cet endroit, je veux du soleil ! Je veux l'Australie. J'veux me barrer loin d'ici, loin de lui, et retrouver ma planche de surf, partir sillonner les routes de mon pays natal pour tester tous les bons spot. Tiens pis rends moi ma bouteille toi.

« Alors, celle là c'est … Euh … En fait, j'arrive pas à retenir son nom mais de toute façon on s'en fout. Et oui elle vient de Serpentard. Pas eu le temps surfer aujourd'hui, ni trop de courir, besoin de me dépenser. On va dire que j'ai improvisé un cours d'anatomie avec mise en pratique de la théorie, me fallait un cobaye, alors voilà. Mais malgré les apparences et ses mots doux, elle était tout à fait consentante, c'est même elle qu'est venu me chercher. Et puis pour ça … »

Une nouvelle fois, je levais la bouteille que je lui avais arraché des mains après la lui avoir laissé pendant quelques secondes le temps de me remettre en place, si j'puis dire. Ah tiens, ma braguette est ouverte, désolé. Oui, je sais, je suis glamour. Bref, c'est pas la question. Et mon sourire en dit long. Attention connerie en vu. Enzo Ryans est dans la place, ça va faire mal.

« J'ai toujours entendu dire qu'il fallait s'hydrater après un effort physique donc Je m'hydrate. »

S'hydrater avec du Rhum, je vois pas du tout où est le problème. C'est vachement bon cette merde, et d'ailleurs je pense que je vais bientôt en manquer. J'ai déjà bu quasiment la moitié. Des fois je me dis qu'être un Lycanthrope c'est pas si mal. Je tiens mieux l'alcool que certains grâce à mon organisme, cela dit, ça m'attaque le cerveau d'une manière … On s'en fout. Et pourquoi j'éclate de rire au juste ? Ah oui ! L'expression faciale de Derek qui visiblement n'en revient pas de me voir dans cet état. A dire vrai, je peux le comprendre. Il a toujours eu l'habitude de me voir comme un petit garçon timide et coincé. Le truc c'est que j'ai grandi, mais ça il a pas l'air de s'en apercevoir. Si t'avais été là quelques minutes plus tôt, t'aurai vu que je suis pas si coincé que j'en ai l'air, mais c'était bien que tu sois pas là hein, ça aurait été un peu gênant. Oui Derek, ton petit frère a une sexualité même si elle est pas franchement définie. Et je me rends compte que les filles ne me font plus rien ou presque, est ce que je devrais m'inquiéter ?

« Fais pas cette tête là, t'as pas le monopole de la biture grand frère, mais je dois dire que ton expression me fait plaisir, j'aurai presque l'impression que tu t'inquiète. Tiens, pour la peine, trinque avec moi ! »

C'est moi ou ça tangue ? Ah non, c'est moi qui tangue. Un mur, y a pas un mur par là, faut que je trouve un truc pour m'appuyer deux secondes. J'vais m'appuyer sur toi grand frère hein m'en veux pas. J'sais pas pourquoi je t'appelle grand frère d'ailleurs, t'es plus petit que moi. Ah si ! C'est parce que t'es plus âgé. C'est toi qui doit montrer le bon exemple, tout ça, tout ça, bla, bla, bla. T'es conscient que si là je m'écroule tu tombes avec moi ? J'te mets au défis de me porter, tu verras comme je suis lourd Un vrai dinosaure. T'inquiète pas, moi non plus je l'ai pas vu venir cette poussée de croissance. J'ai l'impression d'avoir pris 15 centimètres en même pas un an. En fait, c'est pas une impression d'ailleurs. Donc ouais, trinque avec moi.

« Attends, tu vas pas m'empêcher de boire hein ? J'suis majeur, j'fais c'que j'veux. »

Je lui ai tendu la bouteille oui c'est vrai, mais je me suis ravisé bien vite et j'ai plaqué mon précieux bien contre mon torse dans un geste de possessivité digne de moi. Les sourcils froncés, l'air d'un gamin qui veut pas qu'on lui pique son jouet. Tu vas pas jouer les grands frères protecteurs et moralisateurs, hein ? Parce que sinon ça va pas le faire. Vas savoir, j'vais peut être bien me rouler par terre et faire un caprice. En attendant c'est moi qui l'ai et d'ailleurs j'en prendrais bien une autre petite goûte. Et hop ! Dans le gosier.
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MessageSujet: Re: Born like this {Derek}   Mer 28 Déc 2011 - 4:05

Quand qu’on dit que le monde est petit… Je venais d’en avoir la preuve une fois de plus. Toujours pas de White en vue, mais j’avais trouvé une autre personne que j’étais plutôt heureux de voir. Seul mon jeune frère me redonnait le sourire ces jours-ci. Il fallait dire que j’étais encore prisonnier de ce tourbillon infernal de malheurs qui me tombait dessus depuis quelques temps. Il devait bien être la seule personne à qui je parlais réellement depuis quelques semaines et j’étais plutôt heureux de ne pas lui avoir définitivement claqué la porte au nez à cause de ses relations. D’accord, je n’acceptais pas toujours ses choix, j’étais toujours aussi jaloux de la puissance magique qui nous séparait, mais il restait tout de même de mon sang. Ce sang qui nous était transmis de génération en génération. De plus, il était la seule famille qui me restait, hormis grand-mère. Mais elle était beaucoup trop loin pour que je puisse la considérer comme étant proche. J’avais finalement compris que nous allions être plus forts ensemble plutôt que d’être chacun de son côté à se battre l’un contre l’autre. Ce n’était pas ce que nos parents auraient voulu et j’allais continuer dans ce sens là.

Même si là… Je devais bien l’avouer…
Je ne l’avais jamais vu dans un tel état. En réalité, je n’avais eu la chance, ou l’opportunité (dépend des comportements) de le voir sous l’effet de l’alcool. Enfin, je me doutais que ça ne devait pas être sa première fois après tout, il avait grandit si vite… N’empêche, que je me posais certaines questions, surtout en m’apercevant qu’il avait la boucle de ceinture détachée… Est-ce qu’il venait vraiment de fricoter avec cette fille ou bien l’alcool de la veille me faisait encore un effet monstre? Du coup, je devenais complètement perdu dans les histoires abracadabrantes de mon frère. Décidément, quelque chose ne collait pas. Et de un, il buvait et ça, c’était pas dans ses habitudes autrement je l’aurais vu avant. De deux… Fricoter avec une fille. Et son moldu dans tout ça? Il ne devait pas être d’accord pour qu’il aille voir ailleurs, à moins qu’il ait l’esprit très, très ouvert, sachant que mon frère n’était pas un gay typique. Mais Johnson avait l’air d’être un mec conservateur. Enfin, ça c’était mon opinion. Peut-être ouvert d’esprit, mais conservateur et là-dessus, je l’approuvais totalement.
Habituellement, je n’aurais eu nullement envie d’avoir des réponses à mes questions, mais là… Elles brûlaient mes lèvres. C’était une chose qu’il boive de l’alcool. D’ailleurs, je m’en foutais complètement. Cependant, être avec une fille… Ouais j’avais bien envie de m’immiscer un peu dans sa vie sentimentale. Fallait bien que je joue mon rôle de grand frère, non?


- Tiens moi ça deux secondes s'teuplait.

J’ai le choix là…? Bah non.
La bouteille de rhum maintenant dans ma main, je ne peux continuer de m’empêcher de le reluquer avec les yeux ronds alors qu’il boucle finalement sa ceinture. Je levai légèrement la bouteille pour me rendre compte qu’elle était déjà bien entamée. Ouais, ben il n’y allait pas de main morte le frère! Un vrai Ryans… On aimait ça bien fort dans la famille. Comme moi la vieille avec ma bonne vieille vodka… Elle avait été ma meilleure amie durant quelques heures.
Sans que je le vois venir, il m’arracha littéralement la bouteille des mains, comme s’il avait peur que je la finisse, ou je sais pas quoi.
C’est bon là, j’te le rends ton calmant!


- Alors, celle là c'est … Euh … En fait, j'arrive pas à retenir son nom mais de toute façon on s'en fout. Et oui elle vient de Serpentard. Pas eu le temps surfer aujourd'hui, ni trop de courir, besoin de me dépenser. On va dire que j'ai improvisé un cours d'anatomie avec mise en pratique de la théorie, me fallait un cobaye, alors voilà. Mais malgré les apparences et ses mots doux, elle était tout à fait consentante, c'est même elle qu'est venu me chercher. Et puis pour ça … J'ai toujours entendu dire qu'il fallait s'hydrater après un effort physique donc je m'hydrate.

Un cours d’anatomie, vraiment? Hum belle manière de qualifier la chose quand même. Même moi je n’y aurais pas songé… Et maintenant il s’hydratait avec l’alcool… Ah ouais les choses étaient claires maintenant, même très claires… Non pas du tout en réalité. Au moins, j’étais certain d’une chose : il avait vraiment fricoté avec elle. Une serpentard en plus… Ça me surprenait encore plus de mon frère. Ça aurait pu être une fille de sa maison, genre Elwynn ou je sais pas, mais non. Elle était consentante, ça je n’en doutais vraiment pas. Il fallait dire que les frères Ryans faisaient un effet dingue aux filles de cette école alors bon, ça n’avait rien d’étonnant. N’empêche qu’il avait drôlement dû la faire chier pour qu’elle parte comme ça, la patate au derrière.
Absolument rien ne collait.
Il éclata de rire en voyant mon expression qui n’avait pas changée depuis le début, malgré les informations qu’il m’avait envoyées.


- Fais pas cette tête là, t'as pas le monopole de la biture grand frère, mais je dois dire que ton expression me fait plaisir, j'aurai presque l'impression que tu t'inquiète. Tiens, pour la peine, trinque avec moi !

Il n’eut pas le temps de lever la bouteille puisque je le vis commencer à valser à gauche et à droite. Et moi, je n’eus pas le temps de tendre les bras vers lui qu’il s’accotait déjà contre moi. J’eus encore la surprise de ma vie lorsque je sentis son poids lourd s’étalé sur ma personne. Il fallait dire qu’il me dépassait de pas mal de centimètres maintenant : je n’avais pas resté très longtemps le plus grand des deux.
Il me tendit la bouteille et même si j’aurais voulu l’attraper, je n’aurais pas pu puisque j’étais beaucoup trop occupé à essayer de ne pas nous faire tomber tous les deux sur le sol. Et puis… Il se ravisa, gardant plutôt son précieux bien contre lui, comme s’il avait peur que je lui vole.


- Attends, tu vas pas m'empêcher de boire hein ? J'suis majeur, j'fais c'que j'veux.

Il bu une autre gorgée de son précieux rhum.
Et moi bien… Je n’en pouvais déjà plus de le porter.


- Nah écoutes, j’ai pas l’intention de t’empêcher de boire je veux juste que…

Que tu t’assois par terre bordel! C’est quoi, j’ai l’air d’un porte manteau moi?!
Sans plus de mots, je pris fermement ses bras dans mes mains et exerçait toute la pression que je pu afin de le forcer à s’asseoir sur le sol. Il allait être bien mieux là que d’être vautré sur moi comme un parasite. Sans plus attendre, je fis la même chose et m’installai à ses côtés, par terre. Et, je recommençai à le reluquer avec la même expression depuis le début. Il voulait vraiment que je trinque avec lui…? Bon ma tête me faisait un peu moins mal étrangement, mais malgré tout, j’étais prêt à prendre quelques gorgées. Même si j’ignorais à quoi nous allions trinquer…


- Alors quoi, t’as l’intention de me la donner cette bouteille ou bien tu vas rester scotché après comme une vraie sangsue? Donne-moi ça, je vais te montrer ce que c’est un vrai mec.

Cette fois-ci, je n’attendis aucun don de sa part avant de m’emparer de sa bouteille de rhum que je portai à mes lèvres avant qu’il n’ait envie de me l’enlever. Je pris une longue gorgée qui me brûla la gorge au grand complet et enflamma mon estomac. Je lâchai un gros : ouf avant de finalement lui redonner son bien.
Je retournai ma tête vers lui avec un petit sourire.


- Bon okay, là je pense que j’ai pas le choix de jouer les grands frères chiant, parce que y’a vraiment quelque chose qui tourne pas rond chez toi. On dirait que… Enfin je sais que je suis ton héro, c’est écrit en gros sur ton front, mais… Faut pas trop que t’essais de m’imiter tu sais…

Sexe, alcool… C’est moi ça, pas toi. Et j’ai pas envie que tu deviennes moi, parce qu’il n’a qu’un seul et unique Derek Ryans sur cette planète Terre et t’as pas le droit de me chiper mon rôle, capitch? T’as l’impression que je m’inquiète? Bah t’as tapé dans le mile mon frère. Quelque chose m’échappe et j’ai bien envie de découvrir c’est quoi. Tu sais que tu peux tout me dire. Je pense qu’après avoir su que tu baisais avec un mec et que j’ai finalement été capable « d’accepter » ce fait, je pense que je peux en prendre pas mal sans même te juger. Tu vas voir, j’ai fait des gros efforts, juste pour toi. Tu vas probablement pas t’en rendre compte à cause de tout ce rhum que t’as avalé, mais… Si je peux t’être utile un peu… Y’a pas que moi qui doit raconter ses problèmes, hein?

- Tu t’es tapé cette nana et tu bois. Okay c’est bien, perso j’en ai rien à chier mais… Aux dernières nouvelles… T’étais pas avec Johnson…?

Ne me dis pas que l’alcool t’as fait oublier ton petit moldu du quatrième étage?
Parce que s’il ne te fallait que ça pour te changer les idées…

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MessageSujet: Re: Born like this {Derek}   Mer 28 Déc 2011 - 13:08

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Wake up I’m pounding on the door !
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When I need you ?


La fraternité … C’est quand même dingue ce concept. On s’est tiré dans les pattes pendant tellement de temps que tout me paraît … C’est trop bizarre. Et pourtant, je suis heureux de ça, même si là tout de suite je suis pas vraiment en état de m’en préoccuper mais c’est pas la question. Je suis peut être un peu trop imbibé pour avoir l’esprit clair mais je sais, je sens, qu’il est sincère et qu’il s’inquiète vraiment pour moi. Après tout, c’est normal. Enfin normal j’en sais rien, mais ce que je veux dire c’est qu’il n’a jamais eu l’occasion de me voir dans cet état là et pour cause, ça ne m’est quasiment jamais arrivé. Trois fois, c’est tout. Et deux fois sur trois, dont celle ci, c’est parce que je vais mal. Je déprime à mort et je suis coincé entre plusieurs émotions, plusieurs sensations. D’un côté il me manque, viscéralement. Il manque à chaque parcelle de mon être et son absence me flingue. De l’autre, je suis en colère et je lui en veux d’avoir réduit à néant tout ce qu’on a mis si longtemps – tout est relatif – à construire ensemble. Fini, d’un claquement de doigts. D’un seul mot il a réduit tout ça à néant. Je ne suis pas entrain de rejeter tous les torts sur lui, loin de là, je sais parfaitement que je suis le responsable de la cause mais … Même si j’ai actuellement envie de me jeter du haut d’une tour pour me faire payer le fait d’être un monstre, je pensais qu’il saurait passer au dessus de ça. J’ai failli le tuer, et je sais que c’est grave. J’aurai du être plus prudent, ne pas prendre le silence et l’absence de Taylor comme argent comptant alors qu’il m’avait clairement fait comprendre une semaine plus tôt qu’il s’en prendrait à lui mais … Je ne sais plus quoi penser de tout ça. Je crois que je suis simplement très déçu, et que encore une fois j’ai trop compté sur lui, que j’en ai sans doute trop attendu de lui. Il m’a accepté comme j’étais dès le début, il m’a pardonné bien des écarts, j’imagine que c’était celui de trop. Je vais devoir m’y faire, mais pourtant l’instant j’y arrive pas. Alors chaque chose en son temps et pour l’instant, il est temps de célébrer, ou d’oublier, en tout cas de profiter de la présence de Derek, parce que mine de rien, je suis content de le voir. Lui par contre, il a pas l’air ravis que je m’appuie comme ça sur lui.

« Nah écoutes, j’ai pas l’intention de t’empêcher de boire je veux juste que … »

Alors quoi ?
Je suis trop lourd ?

Visiblement oui, et très honnêtement je n’en ai pas douté une seconde étant donné que je dois bien faire quelques kilo de plus que lui maintenant, et encore, je suis gentil là, mais il m’a attrapé les bras pour me faire comprendre que c’était plus possible. Et puis faut pas déconner, on s’appuie pas comme ça sur Derek Ryans, non mais. Il a forcé, j’ai pas résisté longtemps et j’ai fini par collaborer et m’asseoir par terre, reculant suffisamment pour m’adosser contre le mur sans jamais lâcher ma bouteille, ma précieuse bouteille. J’ai regardé le sol pendant quelques secondes, moment de flottement je dirais, sans trop penser à rien, jusqu’à ce que je capte le regard insistant de mon frère qui venait de s’asseoir à côté de moi. J’ai souri, à cette simple image. Les frères Ryans réuni, qui aurait pu croire une chose pareille ? Je me suis fait la réflexion que de là où sont nos parents, ils doivent apprécier de nous voir comme ça même si … Je doute fortement qu’ils auraient toléré que je me bourre la gueule. Parce qu’à leur yeux je suis encore un bébé, j’en suis certain. Le p’tit dernier. Maman, tu me manques. Toi aussi Papa. Demain j’arrête les conneries mais ce soir, ce soir j’ai pas envie. Je sais que ça n’est pas la meilleure solution mais j’ai besoin de répit, et Derek est avec moi, il va me surveiller.

« Alors quoi, t’as l’intention de me la donner cette bouteille ou bien tu vas rester scotché après comme une vraie sangsue? Donne-moi ça, je vais te montrer ce que c’est un vrai mec. »
« Genre j’en suis pas un. C’est pas parce que … Hey ! »

Me surveiller, tu parles ! Même pas eu le temps de terminer ma phrase qu’il m’arrachait la bouteille des mains avant de la porter à ses lèvres. Je le regardai, un immense sourire sur le visage et même si sa descente m’impressionnait un peu, je me serais bien gardé de le lui dire.

« P’tit joueur. C’est toi la tapette. »

Ben quoi ?
On va pas arrêter de se charrier pour autant, si ?
Non.
Et bien sur que si je suis un vrai mec, j’suis même plus viril que toi !

« Bon okay, là je pense que j’ai pas le choix de jouer les grands frères chiant, parce que y’a vraiment quelque chose qui tourne pas rond chez toi. On dirait que… Enfin je sais que je suis ton héro, c’est écrit en gros sur ton front, mais… Faut pas trop que t’essais de m’imiter tu sais … »
« T’imiter ? Oo Arrête la drogue frangin, t’es barge. Je sais que tu rêves que je te prenne pour exemple mais je t’ai pas attendu pour faire n’importe quoi. »

Oh ça c’est clair. Mon héro … Je dois bien avouer qu’il a pu l’être a une certaine époque parce que comme tous les petits frères du monde, et ce même s’il me martyrisait, il était plus vieux, donc il savait plus de choses. Il avait des amis super cool, des bonnes notes, c’était un peu le fils prodigue, doublé du gendre idéal. Malheureusement, la facette qu’il ne montrait à personne d’autre que moi me refroidissait bien rapidement. Comment idolâtrer une personne qui passe son temps à vous faire du mal ?

« Tu t’es tapé cette nana et tu bois. Okay c’est bien, perso j’en ai rien à chier mais… Aux dernières nouvelles… T’étais pas avec Johnson … ? »

Et BAM !
On aurait du jouer au ni oui, ni non, ni Johnson.

Si je souriais jusqu’ici, ça n’a pas duré longtemps. A la simple évocation de ce nom, je me suis fermé comme une huitre et mes traits se sont tirés dans une expression indescriptible. Mélange de tout un tas de truc. J’ai tourné la tête et fixé mes pieds, laissant un léger silence s’installer. Et puis pourquoi ça l’inquiète au juste ? Il en a rien à foutre que je picole et que je me tape n’importe qui mais ça le travaille que je puisse tromper Kyle ? C’est quoi ces conneries ? Ils sont devenus les meilleurs amis du monde entre temps et j’ai interdiction formel de me comporter comme un connard parce qu’il ne faut pas le faire souffrir ? Là je pige plus. Plus rien du tout. Tu le détestes, souviens toi. Il a perverti ton petit frère, il en a fait une tapette, un sale petit pd qui s’envoie en l’air avec un insecte de Moldu.

« Aux dernières nouvelles, si, mais y a eu un flash spécial depuis. »

Une sorte de murmure qui s’échappe de ma bouche, un ton froid, presque neutre. De l’ironie, encore et toujours. Et puis dans un geste brusque j’ai récupéré la bouteille avant d’en boire une nouvelle gorgée, plus longue encore que celle que Derek venait d’ingurgiter. Pour chercher un moyen d’apaiser ma colère et la douleur que provoquait la situation, mais sans doute aussi un peu par défis. Ça m’a brûlé la gorge, mais j’ai taché de ne rien en montrer malgré la grimace que je n’ai su contenir. Finalement j’ai retourné la tête vers lui, un énorme sourire forcé sur le visage.

« Breaking News ! Il m’a largué ! »

Tadam !!!!! Je voulais pas t’en parler, mais c’est trop tard.

« T’es content non ? Tu vois j’essaie même de redevenir normal, mais autant être honnête, j’me suis fait chier. Tu m’prends pour une tarlouze mais le fait est que j’ai toujours été attiré par les filles jusqu’ici, et que y a qu’avec elles que j’ai couché si tu veux tout savoir. D’ailleurs la première fois c’était avec ta copine Jeenah, à Lakes. C’était … Trop génial, même si j’y connaissais rien et que … Bref. La seule connerie que j’ai fait, c’est de tomber amoureux, et crois moi j’suis pas près de retomber dans le panneau. Ni avec un mec, ni avec une fille. C'est bien plus simple de s'envoyer en l'air avec la première qui passe, sans la moindre trace de sentiment. Aucun scrupule à disparaitre juste après. Pas de promesse, pas de conséquence. Rien. »

Parce que de toute façon je sais que j’en serais incapable pour la simple et bonne raison que je ne suis pas prêt d’arrêter de l’aimer lui. C’est comme ça, c’est là, au plus profond de mon cœur. C’est gravé, en moi, sur moi, partout. Et sans que je ne me rende réellement compte, ma main droite se pose à l’emplacement de mon cœur et serre le T-shirt que je porte alors que mes yeux continuent de fixer un point invisible devant moi. J’essai d’avoir l’air de prendre ça à la légère mais évidemment ça n’est pas le cas. En T-shirt, je me balade encore un T-shirt alors qu’on est encore en hiver et qu’il fait froid. J’vais finir par nourrir des soupçons, mais je m’en cogne. J’ai l’impression que plus grand chose n’a d’importance de toute façon. Pas même la réaction que pourrait avoir mon frère en entendant tout ce que je lui lâche sans vraiment y réfléchir. Il voulait savoir à quoi s’en tenir alors il va le savoir. On partage de plus en plus de choses alors pourquoi pas ça ? Et je l’ai bien écouté me parler de Jillian après tout. Simple retour.

« Les filles me font plus rien, et les autres mecs m’ont jamais attiré, alors j’fais quoi moi maintenant ? J’crois que je suis condamné à finir vieux garçon avec mon chat. Désolé, t’aura probablement jamais de belle-sœur ni de neveux et nièces, juste un frangin un peu bizarre qui vivra tout seul dans son coin et qui se trouvera une fille de temps en temps pour son rapport sexuel mensuel avant la Pleine Lune. C’est triste. »

Et hop, une autre gorgée alors que l’amertume peut aisément se lire sur les traits de mon visage et s’entend parfaitement dans ma voix. Nouvelle grimace lorsque l’alcool me brûle la gorge encore une fois. Je repose la bouteille par terre entre nous deux, et le simple tintement du verre sur la pierre me fait plisser les yeux. Je trouve ce bruit insupportable. Trop aigu pour mes sens de Loups.

« Il m’a brisé le cœur, mais dans le fond c’était de ma faute alors t’avise pas d’aller lui casser la gueule parce que t’as un regain de fraternité. J’apprécie que tu t’inquiètes pour moi Derek, vraiment, mais s’il te plaît, fais comme moi, essais de l’oublier. Je sais que t’y comprend rien, mais si ça peut te rassurer, j’y comprends pas grand chose de plus. J’suis pas stable, je passe des filles à un mec, puis de nouveau aux filles, même si j’ai jamais vraiment arrêté parce que pendant tous ces mois où il était pas là j’ai ... »

Enfin bref, tu le sais déjà que j’ai pas été un modèle de fidélité, que j’ai été voir ailleurs parce que je le croyais mort mais c’est vraiment pas la peine de revenir là dessus. Je m’affichais plus ou moins avec Tallulah, quand à Sovahnn, si Jill nous a vu j’imagine que c’est pas la seule. Pour Ever, j’en sais trop rien. J’ai l’impression qu’il n’y a que Sova qui soit au courant et c’est surement mieux comme ça. Sans parler du fait que tous les Gryff sont persuadés qu’Elwynn et moi on couche ensemble depuis qu’elle est venu squatter mon lit un soir. Je pense que finalement j’ai la vie normale d’un adolescent de mon âge, et que je suis juste pas habitué à devoir gérer des trucs comme ça. Etre une créature de la nuit, devoir encaisser des sortilèges ou des tortures en tout genre, qu’elles soient physiques ou psychologiques, ça je sais faire, mais quand ça touche à la normalité là je suis complètement paumé et ça me déstabilise totalement. C’est … Improbable.

« Les sentiments c’est de la merde de toute façon, mais ça tu l’sais aussi bien que moi vu que tu supportes pas ça. »

J’te connais frangin. Je sais que tu perds tout tes moyens à cause de Jillian et que tu sais pas non plus comment le gérer. On est vraiment des cas toi et moi. Les frères Ryans, handicapés du sentiment ! On est juste pas normal, ni l’un, ni l’autre. Pourtant avant d’arriver ici il y a un an et demi, et avant qu’ils ne disparaissent de nos vies, on était des gamins comme les autres. Je crois qu’on a tous les deux commencé à déraper après les avoir perdu. Ça nous a traumatisé et regarde le résultat, on se retrouve comme deux paumés assis dans un couloir. Et t’es entrain de m’écouter te parler de ma vie sentimentale. C’est pas surréaliste ça ?

« Et t’inquiète pas, ce soir j’fais n’importe quoi parce que j’en ai marre d’être sage et d’essayer d’être quelqu’un de meilleur pour faire plaisir aux autres, mais j’ai pas l’intention de te piquer ta place de Roi. J’en veux pas. Tu resteras The Ryans, celui que tout le monde idolâtre ou craint, celui dont toutes les filles rêvent, et moi j’vais rester dans mon coin, comme un Loup solitaire. Le vilain p’tit canard misanthrope et lycanthrope. Le monstre de la famille. Comme avant. »

Chacun à sa place et les moutons sont bien gardés. Quoi que, un Loup au milieu de la bergerie c’est pas forcément une bonne idée. Et oui je sais, je suis pitoyable. Tout le monde ne gère pas les choses de la même manière mais dans le fond, toi et moi, même là dessus on est pas si différents. Si tu veux mon avis y en a pas un pour rattraper l’autre et nos vies sentimentales sont un véritables fiasco. Deux crétins, voilà ce qu’on est.

« Qu’est ce que tu fais là, au fait ? »

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MessageSujet: Re: Born like this {Derek}   Jeu 19 Jan 2012 - 5:18

Quelque chose ne tournait pas rond dans l’attitude de mon frère. Il devenait… Un homme?
Non, mais sérieusement, je m’inquiétais réellement de son état. Ça ne me dérangeait pas de ce qu’il faisait dans sa vie. Avec qui il était et comment il décidait de gérer le tout. Bon il était vrai qu’au départ je n’acceptais pas vraiment la relation amoureuse qu’il entretenait avec Johnson, mais au fil du temps, je me disais que nier mon frère était la pire chose que je pouvais faire. Autant pour lui que pour moi. Nous avions tous les deux besoin autant de l’un que de l’autre. Nous étions la seule famille qu’il nous restait et c’était encore pire depuis que les supérieurs avaient débarqués dans nos vies. Et maintenant que j’avais pris la décision de tourner le dos à ceux que je considérais comme des maîtres, je devais plus que jamais me rapprocher de ceux et celles qui avaient voulu m’accepter tel que j’avais toujours été. Depuis le début de mes études à Poudlard, je m’étais toujours comporté en véritable connard avec tout le monde. C’était à moi maintenant de réparer mes tords et de tenter d’apporter la confiance à ceux qui avaient su me rester fidèles. Enzo aurait très bien pu me rayer de sa liste avec toutes les méchancetés que j’avais osé lui faire, mais il ne l’avait jamais fait. Comme quoi la famille était vraiment importante et c’était dans ces moments comme celui-ci que je me rendais compte à quel point elle l’était. Il avait toujours été là pour moi lorsque j’avais besoin de lui et même s’il ne m’avait pas encore réellement parlé, je savais que c’était à mon tour d’être son oreille attentive et son épaule. Il n’allait pas bien et je savais que j’étais peut-être le seul avec qui il voulait bien partager ses problèmes.
Du moins je l’espérais. Cela allait peut-être même être une première étape de franchie pour rétablir une véritable relation de fraternité entre nous.

Johnson.
Je n’aimais pas aborder ce sujet par contre et même qu’habituellement, c’était Enzo qui l’amenait sur la table. Mais là… Il fallait dire que…
Bah que j’ignorais que mon frère était infidèle.
À moins que…

Il y eu un moment de silence dans lequel il semblait… Triste. Du moins c’est la perception que j’eus. Au bout de quelques secondes, il murmura un truc complètement incompréhensible. Et l’instant d’après, iI me reprit la bouteille d’alcool d’un geste vif avant d’en boire une très longue gorgée. J’ignorais s’il voulait me faire compétition ou si vraiment, un truc ne tournait pas rond avec Johnson.
J’attendis, patiemment et c’est là qu’il se retourna finalement vers moi, avec une sorte de grimace peinte sur le visage.


- Breaking News ! Il m’a largué ! T’es content non ? Tu vois j’essaie même de redevenir normal, mais autant être honnête, j’me suis fait chier. Tu m’prends pour une tarlouze mais le fait est que j’ai toujours été attiré par les filles jusqu’ici, et que y a qu’avec elles que j’ai couché si tu veux tout savoir. D’ailleurs la première fois c’était avec ta copine Jeenah, à Lakes. C’était … Trop génial, même si j’y connaissais rien et que … Bref. La seule connerie que j’ai fait, c’est de tomber amoureux, et crois moi j’suis pas près de retomber dans le panneau. Ni avec un mec, ni avec une fille. C'est bien plus simple de s'envoyer en l'air avec la première qui passe, sans la moindre trace de sentiment. Aucun scrupule à disparaitre juste après. Pas de promesse, pas de conséquence. Rien.

Et là… Je venais d’avoir droit à un tas d’informations que je n’aurais jamais soupçonné.

D’abord…
Johnson avait largué mon frère?! O_o À cette annonce plus qu’inattendue, j’haussai les sourcils de surprise. Jamais je ne m’attendais à une telle nouvelle, mais ceci expliquait donc cela. Et donc… Johnson avait brisé le cœur de mon jeune frère… Je ne lui pardonnais pas d’être entré dans sa vie et je lui pardonnais encore moins de lui faire du mal de cette façon. Et à cette unique pensée, un sentiment puissant de colère mélangé à de l’incompréhension se fit sentir dans mon être tout entier. Eh bordel… J’avais l’impression d’être un grand frère pour sa petite sœur…
Ensuite…
Il n’avait jamais couché avec son ex petit copain et franchement, ça me rassurait un peu. J’avais fini par oublier cette image que j’avais vue dans la pensine. La scène qui se déroulait sous le chêne… Et je n’aimais pas croire que mon frère avait couché avec un autre mec. Bon pour moi ça m’apparaissait comme une évidence puisque ça faisait un moment qu’ils se fréquentaient et que je me doutais que Johnson ne devait pas être à sa première conquête, mais j’espérais qu’il n’avait rien fait. Ça ne me regardait pas, mais je sais pas… Tout ça était tellement étrange… J’avais des souvenirs d’Enzo lorsqu’il était gamin et je l’imaginais mal avec ça… Dans la bouche… Beurk trop de détails.
Par contre…
Le fait qu’il me parle de Jeenah me ramena rapidement sur Terre, me faisait oublier ces horribles images qui pouvaient me défiler dans la tête. Il avait… Eu sa première fois avec elle?! O_o En voilà une autre nouvelle surprenante! Jamais je ne m’étais aperçu de quelque chose, à croire qu’ils avaient été très discrets à ce sujet-là. Enfin bon, ce n’était pas vraiment le moment de lui faire des félicitations à ce propos, mais il avait fait un bon choix. Cette fille était très jolie et aussi très… Ouais ben je vais m’abstenir de commentaires je crois.
Et finalement…
J’approuvais entièrement sa dernière réflexion concernant l’amour, me disant que moi aussi, c’était probablement la pire connerie que j’avais fait jusqu’à maintenant. Bon d’accord j’avais fait des trucs bien pires, comme battre un moldu à mort, mais jamais quelque chose m’avait autant impliqué émotionnellement. Et si à chaque heure qui passait je regrettais mes dernières paroles dites à Jillian, je me disais que l’amour… Ce n’était vraiment pas pour moi. Je préférais de loin mon ancien genre qui consistait à aller butiner de fleurs en fleurs sans ne jamais demander rien d’autre. Je passais pour le salaud de service, mais ça je m’en foutais royalement. J’avais toujours des gens qui continuaient de m’admirer en dépit de tout ce que je faisais et ce n’était pas demain la veille que ça allait changer.


- Les filles me font plus rien, et les autres mecs m’ont jamais attiré, alors j’fais quoi moi maintenant ? J’crois que je suis condamné à finir vieux garçon avec mon chat. Désolé, t’aura probablement jamais de belle-sœur ni de neveux et nièces, juste un frangin un peu bizarre qui vivra tout seul dans son coin et qui se trouvera une fille de temps en temps pour son rapport sexuel mensuel avant la Pleine Lune. C’est triste. Il m’a brisé le cœur, mais dans le fond c’était de ma faute alors t’avise pas d’aller lui casser la gueule parce que t’as un regain de fraternité. J’apprécie que tu t’inquiètes pour moi Derek, vraiment, mais s’il te plaît, fais comme moi, essais de l’oublier. Je sais que t’y comprend rien, mais si ça peut te rassurer, j’y comprends pas grand chose de plus. J’suis pas stable, je passe des filles à un mec, puis de nouveau aux filles, même si j’ai jamais vraiment arrêté parce que pendant tous ces mois où il était pas là j’ai ... Les sentiments c’est de la merde de toute façon, mais ça tu l’sais aussi bien que moi vu que tu supportes pas ça.

J’haussai les épaules.

- Tu espérais vraiment que j’allais me trouver une femme, la rendre grosse et avoir plein de gosses qui courent partout dans la maison? Franchement frangin, je vois bien que tu me connais pas tant que ça! Ça ne m’attire pas les enfants. Alors si ça peut te rassurer, on serait deux avec ton chat et on vivra tous les deux dans le même coin parce que j’ai pas l’intention de te laisser tomber. Je suis là ce soir et dis-toi que ce n’est que le début. Je ne te lâcherais plus d’une semelle petit cachotier!

Je pris une petite pause.

- Et heureusement que tu m’as dit pour Johnson parce que franchement, je lui aurais bien fait sa fête à ce con. Mais ne t’inquiète pas, je ne lui toucherais pas et je n’irais même pas lui parler. Ce sont vos histoires et même si ça me peine pour toi, je n’irais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas.

La pure vérité.
Je n’allais pas lui demander de s’excuser à Enzo, tout comme je n’allais pas lui poser de plus amples questions sur les raisons de leur séparation. Je n’allais pas faire d’autres commentaires, même si j’avais envie de lui dire que j’étais heureux de savoir qu’il n’était plus avec un mec. Ça serait très égoïste de ma part et aussi très blessant. Il n’avait certainement pas envie d’entendre ces paroles qui, de toute façon, il devait bien se douter. Non, j’allais simplement l’oublier comme il m’avait demandé de le faire. Ça n’allait probablement pas être facile la prochaine fois que ma route allait croiser la sienne, mais j’allais faire comme si de rien n’était.


- Et t’inquiète pas, ce soir j’fais n’importe quoi parce que j’en ai marre d’être sage et d’essayer d’être quelqu’un de meilleur pour faire plaisir aux autres, mais j’ai pas l’intention de te piquer ta place de Roi. J’en veux pas. Tu resteras The Ryans, celui que tout le monde idolâtre ou craint, celui dont toutes les filles rêvent, et moi j’vais rester dans mon coin, comme un Loup solitaire. Le vilain p’tit canard misanthrope et lycanthrope. Le monstre de la famille. Comme avant.

J’eus un petit sourire aux images auxquelles il faisait référence.
Même si je n’appréciais pas particulièrement ce qu’elles représentaient. C’était pourtant la réalité et il en avait toujours été ainsi. C’était pire depuis que nos parents nous avaient abandonnés pour aller rejoindre le paradis. Autant cette douloureuse peut rapprocher les gens, autant qu’elles pouvaient créer des choses indésirables. Et leur absence semblait nous avoir distancés encore plus et renforcer nos images auxquelles il faisait référence. Même si au départ, Enzo n’était qu’un « vilain p’tit canard » et non pas un monstre.
Enfin bref…


- Qu’est ce que tu fais là, au fait ?

Pourquoi étais-je rendu sur le sixième étage déjà…?! O_o
Ah oui je cherchais ce stupide White pour sa conduite merdique qu’il avait eue avec moi la veille.
Et même si je me souvenais de ces détails, je pris quand même le temps de reprendre la bouteille d’alcool qu’il avait déposé entre nous deux durant son discours et j’en bu une seconde gorgée, question de me mettre dans l’ambiance moi aussi. Et celle là, aussi cruel que je pouvais paraître, était en l’honneur de leur séparation que je n’espérais plus depuis un moment. Je la buvais en leur honneur. Mais bon j’allais garder ce détail pour moi. Pas envie de perdre la tête et mon frère le même soir.


- En réalité je faisais le tour du château pour retrouver White. J’ai commencé dans les catacombes et je montais étage par étage pour le retrouver. Aucune idée d’où est passé ce con, mais d’après moi il a senti que la tempête Ryans allait lui déferler sur la tête…

Oh que oui.
Lorsque j’allais tomber sur ce connard, il allait regretter la façon dont il avait osé me traiter durant mon moment de faiblesse. Il avait bien du rigoler toute la nuit, me maintenant sous son stupide sort et me faisant faire n’importe quoi. Je voyais parfaitement sa tête de gland avec son sourire de démon accroché au visage tant dis que je faisais le singe dans la salle commune. J’étais certain qu’il me fuyait et si c’était réellement le cas, j’avais encore plus hâte de lui tomber dessus. Il fallait bien que je rigole un peu à mon tour, question que ce soit équitable.


- J’ai pas mal picolé hier soir. J’me suis fait un petit bar improvisé à la salle sur demande et c’était pas drôle du tout. Avoir su je t’aurais invité on aurait pu se marrer tous les deux.

Surtout que… Moi aussi je buvais au nom de l’amour maudit.

- M’enfin quand je suis enfin sorti de là je suis tombé sur Elwynn Dawson. On a discuté et même si je me souviens pas trop de nos sujets de conversation, je me souviens que c’était sympa. Haha tu m’imagines entrain de discuter tranquillement avec un autre gryffondor que toi? Faut croire que je suis vraiment entrain de changer… Enfin bref, ce fichu White nous a tombés dessus et il m’a soumis à l’imperium pour me ramener à ma salle commune et après ben… Je me souviens de rien. Alors disons que… J’avais l’intention de vouloir lui faire payer sa petite insolence. Nah mais il se prend pour qui ce con pour vouloir se jouer de moi de cette façon là?

Je repris une autre gorgée d’alcool avant de reposer la bouteille entre nous deux et je tournai la tête vers lui.

- Tu veux m’aider à le retrouver? On pourrait peut-être faire la fête à ce salaud, ça te défoulerait un peu. Nah?
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MessageSujet: Re: Born like this {Derek}   Jeu 19 Jan 2012 - 21:01

▬ Derek Ryans & Enzo Ryans ▬




Born Like This.




Wake up I’m pounding on the door !
I won’t hurt you anymore.
Where the hell are you,
When I need you ?


C’est vraiment très particulier cette situation. Je suis là, assis sur le sol, une bouteille de Rhum près de moi que j’ai déjà descendu presque de moitié. A côté de moi, assis lui aussi, mon grand frère. 3 ans d’écart tous les deux, mais entre nous ça a toujours été un gouffre. Un gouffre qui n’a jamais été du à une quelconque différence d’âge. J’étais pas du genre collant à m’imposer, à le supplier de m’emmener avec lui à des fêtes, ou en virée avec ses potes. On était chacun dans notre coin même si au fond de moi j’aurai aimé qu’on partage plus de choses. Mais il ne m’aimait pas, il ne me tolérait pas, et ça je l’ai compris bien rapidement. Voilà pourquoi je ne m’imposais pas à lui, jamais. Parce que j’avais peur. De déranger, de me faire envoyer promener ou même frapper. Oui j’avais peur de lui, il me terrorisait, et il me faisait mal. Ses mots, ses coups bas et tout le reste oui c’est sur, mais le pire, c’était tout ce mépris et cette indifférence. J’aurai aimé qu’il soit fier de moi, et qu’il me le montre, qu’il m’encourage et qu’on passe du temps ensemble, qu’on partage des trucs de frères en dehors des moment qu’on passait avec nos parents. On était bien tous les quatre, je ne dénigre pas ça, loin de là, mais quand ils sont parti j’avais tout juste 15 ans, Derek allait en avoir 18 la semaine d’après, alors oui évidemment c’était des âges auxquels les plus jeunes s’identifient aux plus âgées je pense. Seulement en 15 ans, j’en ai pris tellement plein la gueule que ça ne me motivait pas franchement pour aller vers lui même si j’en crevais d’envie. Longtemps je l’ai envié d’être aussi … aussi lui, tout simplement. Doué à l’école, doué en magie. Il avait des amis, il était toujours entouré. Il était grand, fort, et il avait les yeux bleus de notre mère. Papa était fier de lui, Grand Père, c’était la même chose. Une part de jalousie, surement, mais ça me faisait parfois mal d’être le p’tit dernier. Ce gamin un peu discret a qui on tapote le crane l’air détaché. On sait pas vraiment quoi en faire mais il est mignon, il fait pas de bruit alors on le laisse dans son coin. Je me rattachais à d’autres choses. Le surf, en majeur partie, parce que ça a toujours fait partie de moi. La glisse, et pas seulement sur l’eau. Le snowboard l’hiver, le skate quand je ne pouvais pas aller dans l’Océan. Fallait que ça bouge, déjà à l’époque j’avais besoin de sensation. Avec le recul je me dis que c’était sans doute un moyen d’évacuer toute cette frustration, d’encaisser ce rejet en me focalisant sur quelque chose d’autre. Et je repoussais mes limites, sans cesse, toujours, parce que j’avais besoin de ça, d’adrénaline et parce que c’était mon truc à moi. Ça m’a valu des réprimandes de mes parents, surtout de maman, un nombre incalculable de fois. Combien de fois j’ai pu rentrer à la maison avec un poignet cassé ou une entorse ? Le surf étant une des rares choses que je partageais avec mon père dans le fond, alors je profitais de ces instants magiques au maximum, mais avec Derek, rien. Absolument rien. Il n’y avait que du dégoût dans son regard quand ses yeux bleus glacial se posaient sur moi. Je me suis longtemps demandé ce que j’avais bien pu faire pour qu’il me haïsse à se point là, et les années ont passé, j’ai fini par me résigner, me disant qu’il m’en voulait probablement de lui avoir volé sa place, de n’être qu’un gamin silencieux et solitaire qui n’intéresse personne, et surtout, le p’tit chouchou de notre mère. J’ai rien fait de spécial pour ça, mais je l’aimais tellement. Il m’empêchait de l’approcher lui, Papa était plutôt du genre à faire des trucs d’homme avec son ainé alors les choses se sont fait naturellement et c’est vers elle que toute mon affection s’est penché.
Aujourd’hui, si je me penche sur le passé, je peux facilement me rendre compte à quel point les choses ont évolué entre nous deux. La mort de nos parents, et tout ce qui s’est passé cette nuit là et dans les mois qui ont suivi, ça nous a éloigné plus que jamais. Et puis lentement, mais surement, le gouffre est devenu fossé, puis simple brèche, et à ce jour, je crois qu’il est en phase de se refermer complètement. On est passé par tout un tas de phase, et après ma morsure, je me suis plus ou moins rebellé, j’ai disons arrêté de me laisser marcher sur les pieds. Ça ne lui a pas plu. Il s’est porté du côté des Supérieurs, et puis … Il y a eu Kyle. Kyle qui malgré lui nous a éloigné plus encore. Sans le vouloir bien sur, mais Derek ne voyais pas ça comme ça lui. Je dois bien avouer que de toutes les hontes que j’ai pu lui faire vivre, celle ci a du être la pire. De mon côté je ne vois pas les choses comme ça et si au début j’ai vraiment eu du mal avec le fait d’être attiré par un garçon, j’ai fini par l’accepter. Une tapette, un insecte à écraser, un traitre à notre sang et la honte de la famille, j’ai eu le droit à tout, mais malgré tout ça il n’a pas réussi à m’éloigner de lui. Un Moldu, un garçon, je crois que je n’aurai pas pu lui faire subir pire traitrise et je vois bien à son regard actuellement, même s’il ne démontre rien, qu’une partie de lui est soulagée. Il a fini par accepter oui c’est vrai mais dans le fond, on ne peut pas changer ses ressentiments comme ça du jour au lendemain. Il accepté parce qu’il a vu, il a compris à quel point mes sentiments pour Kyle était puissant et parce que toutes les horreurs qu’on a vécu nous ont finalement rapproché mais si j’ai promis de ne jamais lui parler de ça, ni même de m’exposer sous ses yeux avec Lui, c’est qu’il y a une bonne raison. Donc oui, il est soulagé, mais même si ça me fait mal, je peux le comprendre. Je ne ferai pas de commentaire là dessus, les choses sont ce qu’elles sont. Kyle m’a quitté, et si ça peut au moins faire un heureux dans cette histoire et bien tant mieux. Je me demande ce qu’il a ressenti le jour où ces enfoirés lui ont montré les souvenirs de Kyle. J’ignore ce qu’il a vu précisément, mais assez pour lui retourner le cerveau en tout cas, et suffisamment pour laisser apparaitre une expression de soulagement sur son visage quand j’ai avoué n’avoir jamais eu de relation de ce genre avec Lui. Grand bien me fasse de fermer ma bouche à ce moment là, j’aurai été capable de lui dire que c’était pas par manque d’envie et surtout qu’on avait peut être pas été jusque là, mais qu’on avait pas été sages pour autant. Je crois qu’il m’aurait carrément gerbé dessus. Après tout, j’ai pas non plus envie qu’il me parle de sa vie sexuelle alors dans le fond, chacun garde ça sous silence et c’est mieux pour tout le monde.

En revanche, il a réussi à titiller ma surprise quand il m’a avoué ne pas avoir pour ambition de fonder une famille. J’avais toujours eu l’impression que c’était dans ses projets, parce que c’était comme ça, comme s’il se sentait investi d’une sorte de mission pour pérenniser la race ou un truc du genre. Et pas n’importe quelle race, mais celle des Ryans, Sang Purs. Mais je dois bien avouer que la simple image de nous deux, avec Lune, vivant comme deux célibataires endurcit, ça m’a fait sourire. J’ai jamais envisagé l’avenir comme ça mais après tout pourquoi pas ? On s’entend bien tous les deux, mieux que jamais même, et il n’y a plus rien ni personne entre nous pour parasiter cette relation alors, oui, si un jour on sort d’ici, pourquoi pas. La coloc avec lui ça doit pas être si terrible. On a bien partagé le même toit pendant 15 ans. Quelques années de plus, ça ne va pas nous tuer. Notre garçonnière. Et si on retournait simplement vivre dans la maison de nos parents, ça serait le paradis. Juste lui et moi, mon chat et Grand Mère. On pourrait vivre heureux comme ça, en famille. Je sais bien que dans le fond il me manquera toujours quelque chose, ou plutôt quelqu’un et que ça jamais ni mon frère, ni mon chat, ni Grand Mère ne pourront le remplacer mais … Il a pris sa décision et Derek vient de m’affirmer qu’il n’allait pas me lâcher de si tôt. J’en suis heureux, vraiment. Et le simple fait de l’entendre me traiter de petit cachotier ça me fait sourire. Je sens comme une sorte de tendresse à travers ses mots. Je me trompe peut être mais … C’est vrai l’alcool déforme un peu mes perceptions, mais les émotions, elles, sont bien réelles. Amplifiées peut être, mais réelles. Et j’ai envie de le croire, pour tout. Tout comme je sens un baume sur mon cœur quand il m’avoue avoir envisagé de faire payer à Kyle ma douleur d’avoir été rejeté, comme s’il ne supportait pas qu’on puisse briser le cœur de son petit frère. Evidement j’ai pas envie qu’il fasse ça, c’est d’ailleurs pourquoi j’ai précisé que c’était de ma faute et qu’il n’avait pas à lui faire payer quoi que ce soit, mais oui ça fait toujours plaisir d’avoir quelqu’un pour prendre sa défense. Quelqu’un qui vous dit texto qu’il a de la peine pour vous et qui a l’air sincère mais si dans le fond il doit sauter de joie. Je ne lui en veux même pas. Il n’est pas au courant de tout, et je n’ai pas envie d’en parler. Il m’a promis de ne pas s’en mêler et j’espère sincèrement qu’il s’y tiendra mais, peut être à tort, je lui fais confiance. Il a changé, vraiment, et bien que l’alcool nous aide sans doute tous les deux, cette discussion toute entière le prouve. Sans parler du fait que j’apprécie qu’il ne me démontre pas qu’il est sinon satisfait, au moins rassuré ou soulagé que je ne sois plus avec un mec. Finalement, dans cette histoire tout le monde y trouve son compte. Bien sur j’aurai préféré que ça se passe autrement mais ça il aurait fallut que j’y réfléchisse à deux fois avant de le mordre Rolling Eyes De toute façon, il m’a déjà oublié. Et moi je n’oublie pas son odeur sur Smith alors … J’ai envie de dire merde ! J’ai 17 ans, ma vie n’est pas terminée et elle ne s’arrêtera pas avec toi Johnson.

Enfin bref, tout ça pour dire que les frères Ryans sont là, comme deux perdu, assis contre un mur, une bouteille de Rhum pour alimenter la soirée, et des confidences pleins les oreilles. A ton tour frangin, raconte moi ce que tu fais là.

Je l’ai regardé boire encore une gorgée et j’ai attendu qu’il m’explique la raison de sa présence ici. A près tout, il n’en avait peut être pas, c’était peut être simplement une marche nocturne histoire de trouver le sommeil parce que si c’était le bordel dans ma tête, je savais que ça l’était tout autant dans la sienne et ce pour des raisons plus ou moins similaires. Nos histoires n’étaient pas les mêmes, mais dans le fond, le résultat était plutôt semblable. Le manque d’une personne, le poids de l’absence. Sa situation pouvait toujours s’arranger, mais je n’étais pas certain qu’il le voulait. La mienne … Après avoir discuté avec Aileen, je m’étais dit qu’effectivement il avait peut être seulement besoin de temps mais … Aux vues des derniers évènements, j’en doutais. Qui vivra verra comme on dit, je ne suis plus vraiment sur de ce que je veux là tout de suite.

« En réalité je faisais le tour du château pour retrouver White. J’ai commencé dans les catacombes et je montais étage par étage pour le retrouver. Aucune idée d’où est passé ce con, mais d’après moi il a senti que la tempête Ryans allait lui déferler sur la tête… »
« Qu’est ce qu’il a fait encore ce crétin ? »

A mon tour de boire un coup alors que mon regard se portait droit devant moi sans raison particulière. White … Notre grand ami White. Je m’étais toujours demandé ce que mon frère pouvait bien foutre avec un type pareil. Un abruti de première, toute catégories confondus, mais visiblement le vent était entrain de tourner et ça me faisait rire. J’aurai donné beaucoup pour voir Derek lui foutre sur la gueule histoire de le calmer un peu. Au moins, avec ce type là aucun scrupule. Ça fait trop longtemps qu’il cherche les Ryans et un jour ou l’autre il va devoir payer.

« J’ai pas mal picolé hier soir. J’me suis fait un petit bar improvisé à la salle sur demande et c’était pas drôle du tout. Avoir su je t’aurais invité on aurait pu se marrer tous les deux. »
« On peut toujours se rattraper ce soir, j’ai pas l’intention d’arrêter de boire maintenant. »

On est pas frère pour rien toi et moi … Aucune chance que l’un d’entre nous ait été adopté, on se ressemble trop. Oui, oui, même moi contrairement à ce que tu me disais quand j’étais gamin, juste pour me faire chialer encore un peu plus. Sale con. Pour la peine je boirai bien encore une p’tit coup. Ça passe tout seul.
Je me doute du pourquoi t’en es arrivé à ça en tout cas mais la Salle sur Demande … Très peu pour moi, merci. Hors de question que j’y refoute les pieds, même les nuits de Pleine Lune. Je me démerderai autrement mais de toute façon, la prochaine je dois la passer avec Taylor et … C’est pas le moment de penser à ça.

« M’enfin quand je suis enfin sorti de là je suis tombé sur Elwynn Dawson. On a discuté et même si je me souviens pas trop de nos sujets de conversation, je me souviens que c’était sympa. Haha tu m’imagines entrain de discuter tranquillement avec un autre gryffondor que toi? Faut croire que je suis vraiment entrain de changer… Enfin bref, ce fichu White nous a tombés dessus et il m’a soumis à l’imperium pour me ramener à ma salle commune et après ben… Je me souviens de rien. Alors disons que… J’avais l’intention de vouloir lui faire payer sa petite insolence. Nah mais il se prend pour qui ce con pour vouloir se jouer de moi de cette façon là? »

Beaucoup d’information en peu de temps. Doucement frangin, j’te rappelle que je suis bourré et que mon cerveau fonctionne au ralenti. Bah, plus que d’habitude j’veux dire.

« J’crois qu’il a pas bien compris a qui il se frotte là. Mais sérieusement … Elwynn ? Tu vas me piquer toutes mes femmes ou quoi ? »

Jillian, ça c’est fait. Sova, même si elle a interdiction formelle de s’approcher de toi, je sais bien qu’elle te trouve parfaitement à son goût, et Elwynn maintenant ? Non mais je rêve. Touche pas à mon harem !

« Tu veux m’aider à le retrouver? On pourrait peut-être faire la fête à ce salaud, ça te défoulerait un peu. Nah? »

J’avoue que c’est tentant, même si là tout de suite je sais même pas si je serais capable de me relever et de tenir debout. M’enfin … C’est pas comme si j’avais encore des comptes à rendre à qui que ce soit alors tant qu’à être partie dans tout ce que j’avais pas le droit de faire, autant rajouter ça sur la liste. Pas le droit de boire, pas le droit de me battre, pas le droit de regarder les filles … Finalement j’suis mieux tout seul. Pff, même moi j’y crois pas. J’suis sur que même Lune n’y croirait pas non plus. Et puis merde, j’ai soif. Encore une petite goutte. J’vais me la faire cette bouteille.

« Ouais. Ouais pourquoi pas. Il me fout la paix depuis un moment, bah depuis que j’ai failli le bouffer une nuit de Pleine Lune en fait, mais on s’en prend pas à mon grand frère alors ouais, j’en suis. »

Ben oui parce que je sais que tu veux jouer ton rôle de grand frère protecteur, mais j’apprécie pas plus qu’on s’en prenne à toi ou qu’on te fasse du tort alors oui, tu peux compter sur moi frangin. Je le tiens, tu lui fais sa fête, mais avant ça, j’aimerai lui faire un peu peur. Juste pour le plaisir.

« Dis moi Derek, est ce que ça pose un soucis si je squatte le canapé des Serpentard cette nuit ? J’ai vraiment pas envie de retourner chez les Rouges. C’est le bordel, y a du monde partout. Et très franchement j’ai pas envie de croiser le regard inquisiteur des filles. »

J’ai bien vu la façon qu’elles ont eu de me dévisager quand je suis parti avec cette greluche, et j’ai pas franchement envie de rendre des comptes ce soir alors …

« J’suis même prêt à prendre le risque de tomber sur cette tarée de … Et merde j’ai encore zappé son prénom. Peu importe, j’suis prêt à prendre le risque de tomber sur elle au réveil. Quitte à la faire taire encore une fois si besoin. »

Enzo Ryans ! T’es vulgaire, grossier, misogyne, salaud. Un véritable petit enfoiré de base qui prend les filles pour un passe-temps ! Non mais t’as pas honte ?!
Je devrais, je sais, mais non. J’y arrive pas. J’arrive pas à avoir autant de considération pour elles que j’en avais pour lui, et que j’en ai toujours d’ailleurs. J’aurai été incapable de me servir de lui de cette façon là, mais avec elles c’est … différent. Hormis quelques amies que je respecte, y a rien qui me rattache aux filles et qui m’empêche de me comporter comme je l’ai fait ce soir. En même temps, je ne vais pas m’excuser d’avoir agit comme je l’ai fait avec cette Serpentard. C’est pas la première fois qu’elle me tombe dessus, et si je ne l’avais pas repoussé la dernière fois, elle m’aurait carrément mis la main dans le caleçon sans me demander mon avis alors je suis désolé, mais non, je n’ai pas honte d’avoir fait ce que j’ai fait avec elle ce soir. J’aurai sans doute pu être moins dur, d’un point de vue paroles, mais je m’en fous. L’alcool me berce, me rend encore plus con que d’habitude et ça très franchement c’est pas un scoop. Je le sais que ça me rend agressif et désagréable, et très sincèrement je me demande si ça n’est pas ce que j’ai cherché en attrapant cette bouteille là haut tout à l’heure. Boire, pour oublier. Se taper une fille, toujours pour oublier. Faire le con, et vider son sac, son cœur, auprès de son grand frère, ça fait du bien. Je me sens mieux, un peu.

I'll take one shot for my pain,
One drag for my sorrow.
Get messed up today,
I'll be okay tomorrow ♪

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MessageSujet: Re: Born like this {Derek}   Mar 24 Jan 2012 - 19:20

Y’avait pas à dire, il était vrai que j’étais plutôt content que la relation entre Johnson et mon frère soit terminée, même si je n’aurais jamais cru la chose possible. J’ignorais depuis combien de temps ils s’étaient fréquentés, mais à chaque fois que nous venions sur le sujet, mon frère parlait de son petit ami avec tellement… De sentiments que je me disais qu’il allait terminer le reste de ses jours avec lui. Je ne savais pas ce qu’ils avaient vécu ensemble, s’ils avaient décidés d’avoir des projets futurs ou quoi que ce soit… En réalité, jamais je ne le saurais, puisque c’est maintenant terminé! Enfin bon, je n’allais pas me mettre à danser la victoire ou peut-être que si, mais j’allais le faire seul. Pour le moment, je devais me contenter du silence et m’abstenir de demander plus d’informations à ce sujet épineux.
Cependant, cette rupture nous avait rapprochés. Ouais parce que si Johnson n’aurait pas brisé le cœur de mon frère, jamais je ne l’aurais retrouvé sur le sixième étage durant mes recherches intensives. Voilà que notre relation montait encore d’un cran et plus ça allait, plus je me disais que je gagnais la confiance de mon frère. Il était clair que ça allait m’en prendre plus que ça, après toutes les années de souffrances que je lui avais fait endurer, n’empêche que j’étais sur la bonne voie, je le sentais. Car même sous l’effet de l’alcool, il n’avait pas eu envie de m’envoyer balader. Il s’était plutôt confié à moi, tout comme moi j’avais pu le faire auparavant sans gêne. Et franchement, tout ceci me faisait du bien. Une dose de fraicheur dans cette période sombre de ma vie. Que dirait nos parents s’ils nous voyaient ainsi, entrain de se serrer les coudes et de prendre soin l’un de l’autre? Ils devaient sourire de leur paradis. Et je sentais déjà la main forte de grand-père se déposer sur mon épaule en guise de félicitations pour mes améliorations. Il avait toujours été fier de moi et même s’il ne l’avait jamais dit, je savais que j’avais la plus grande place dans son cœur entre Enzo et moi. Nous avions plus de ressemblances entre nous qu’il pouvait l’avoir avec mon cadet. Cependant, je savais aussi qu’il n’aimait pas le fait que je sois aussi méchant et mesquin avec autrui. Il avait beau avoir certains préjugés envers les moldus, il n’était pas du genre à aller propager le malheur chez la race inférieure et il n’adhérait pas à mes nombreux « exploits ». Et s’il pouvait être ici à mes côtés, en vie avec son sourire bienveillant, je sais qu’il me féliciterait et qu’il m’encouragerait à ne pas abandonner mes nombreux efforts même si parfois la montage me paraissait insurmontable.
En attendant, je comptais sur Enzo. Peut-être pas tout de suite, sûrement plus tard, mais j’allais attendre des félicitations de sa part. Parce que… Je ne le faisais pas que dans mon intérêt. Je le faisais aussi pour lui.

White.
Voilà un sujet qui savait alimenter la conversation des frères Ryans lorsque l’on laissait tomber les sujets amoureux du cadet. Un être que nous ne portions pas du tout dans notre cœur et avec raison. Nous avions chacun nos histoires avec ce serpentard, mais quoi qu’il en soit, il allait se retrouver dans le fourneau. Si ce n’était pas moi qui allais actionner la machine, ça allait être Enzo. Il avait fait trop de tord pour s’en sortir indemne, qu’il ait été mon allié ou pas. Il continuait de faire parti des supérieurs et donc, il se trouvait dans le même panier que l’ennemi. De plus… Je n’avais jamais été capable de sentir ce mec là et ce, même s’il avait longtemps fait parti de mes relations et qu’il restait à mes côtés.


- J’crois qu’il a pas bien compris a qui il se frotte là. Mais sérieusement … Elwynn ? Tu vas me piquer toutes mes femmes ou quoi ?

Face à cette question-réplique, j’éclatai d’un rire franc.

- Tu vas t’imaginer quoi Enzo? Je te rappelle que je suis celui qui a hérité de la beauté de papa et maman réuni! Les filles tombent comme des mouches à mes pieds, tu te souviens? Ça vaut autant pour les gryffondors que n’importe quelle autre fille des autres maisons.

Je lui fis un clin d’œil. Ben non je ne te trouve pas moche frérot!
Bon naturellement, on savait tout les deux qu’Elwynn me détestait et que contrairement à plusieurs autres, elle s’était bien moqué de mon charme naturelle. Lorsque ma personnalité méchante et provocatrice s’était élevée entre nous deux, elle m’avait aussitôt rayé de sa liste. Et bon maintenant, avec le peu de souvenir qu’il me restait de la veille, inutile de chercher à savoir où s’en était rendu. La prochaine fois que j’allais la croiser dans les corridors, j’allais probablement l’ignorer ou simplement lui envoyer un petit sourire, question de voir sa réaction. C’est là que j’allais savoir si je m’étais encore comporté comme un connard ou bien si la vérité avait parlé et que j’avais réussis à me faire pardonner en parti. Enfin bon, ça n’allait pas être une perte si ce n’était pas le cas. J’avais l’intention de m’améliorer, c’était vrai, j’avais fait plusieurs efforts, mais je n’allais pas commencer à me mettre ami avec tout le château.


- Ouais. Ouais pourquoi pas. Il me fout la paix depuis un moment, bah depuis que j’ai failli le bouffer une nuit de Pleine Lune en fait, mais on s’en prend pas à mon grand frère alors ouais, j’en suis.

J’haussai les sourcils, surpris de savoir qu’il avait failli manger White une nuit de pleine lune. Tiens donc, c’était le genre d’information sur lequel mon collègue passait sous silence. Après tout, finir dévoré par un loup-garou n’était pas une fin très géniale et surtout, pas très glorifiant.
Il ne voulait pas que l’on s’en prenne à son grand frère… S’il s’avait que j’avais envie de foutre une raclée à White pas uniquement à cause de moi, mais aussi pour le fait qu’il l’est encore traité d’homo. Mais bon, ça c’était mon petit secret.
On est quitte maintenant, non?


- Dis moi Derek, est ce que ça pose un soucis si je squatte le canapé des Serpentard cette nuit ? J’ai vraiment pas envie de retourner chez les Rouges. C’est le bordel, y a du monde partout. Et très franchement j’ai pas envie de croiser le regard inquisiteur des filles. J’suis même prêt à prendre le risque de tomber sur cette tarée de … Et merde j’ai encore zappé son prénom. Peu importe, j’suis prêt à prendre le risque de tomber sur elle au réveil. Quitte à la faire taire encore une fois si besoin.

Nah, mais je n’en croyais pas mes oreilles là…
Il me demandait vraiment de venir dormir dans ma… Salle commune? C’est qu’il devait vraiment avoir des problèmes avec les Gryffondors… Enzo chez les serpentards… Voilà un autre truc que je n’aurais jamais cru envisageable. Cependant, c’était plus facile à dire qu’à faire… Il était certain que j’allais être mieux dans ma peau et dans ma tête en sachant que mon frère était en sécurité et avec moi. Trop de supérieurs grouillaient partout à cette heure là et je savais qu’ils pouvaient très bien tomber sur lui n’importe quand. Il était hors de question qu’il y ait un disparu de plus ou qu’il soit de nouveau torturé : il avait assez bavé. Et moi aussi par la même occasion. Marre de me sentir toujours mal en sachant qu’un de mes proches avait été une nouvelle victime de leur plan cruel.
Donc oui ce n’était peut-être pas une mauvaise idée après tout.

C’est donc après un moment de silence et de réflexion que je pris en charge sa question.
Je me levai avant de sortir ma baguette et de la pointer vers lui.


- Très bien, comme tu veux. Mais il est hors de question que tu dormes sur le canapé par contre. Tu risquerais de te faire tuer dans ton sommeil. Je prendrai le canapé et tu occuperas mon lit. Et non, c’est pas discutable.

Avant que tu ne veuilles rouspéter. Ne t’inquiète pas : les elfes de maison ont fait leur boulot et mes draps sont propres avec une odeur de rosée fraîche.
Et grâce à un sortilège informulé, Enzo s’éleva doucement dans les airs jusqu’à temps que son corps se retrouve à l’horizontale, le ventre vers le sol et les membres qui flottaient dans les airs.


- Laissons tomber White pour ce soir. J’ai envie que tu aies toute ta tête lorsque l’on tombera sur cet idiot. Sinon, peut-être que tu ne te souviendras plus de rien et là ce ne sera pas drôle.

Je lui tournai le dos, mais je continuai de pointer ma baguette vers lui et je ramenai son corps flottant à mes côtés, question de toujours l’avoir à la vue.

- Et je suis désolé à l’avance de cette méthode un peu barbare de t’amener chez les serpy, mais j’ai pas vraiment envie de te trimbaler durant tout le trajet. Je sais pas ce que tu manges, mais t’as sacrément grossi et moi j’ai toujours pas grandit. En plus de ça, j’aurais l’air de quoi de te traîner partout comme ça? Hey il me reste encore de la fierté.

Je retournai mon visage vers lui avec un énorme sourire tant dis que nous commençâmes notre retour vers les catacombes.

- T’es encore chanceux que je ne me décide pas à courir durant le trajet parce que je pense que tu dégueulerais partout. N’empêche, ce serait vraiment marrant de laisser des traces de vomi un peu partout, nah?

J’éclatai de rire à cette image alors que nous atteignions déjà les escaliers.
Je descendis jusqu’aux catacombes alors qu’Enzo flottait toujours à mes côtés. Je lâchai le mot de passe avant que nous que rentrâmes dans la salle commune. Sans prêter attention aux autres qui étaient encore debout, je menai mon frère jusqu'à mon dortoir et plus précisément, à mon lit. Je le lâchai tranquillement sur mon matelas avant de lui retirer ses chaussures et de remonter les couvertures jusqu’à son menton.


- L’est temps de dormir frérot. J’viendrai te réveiller à la première heure demain matin. Bonne nuit!

Je lui fis un sourire et redescendit à ma salle commune.
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MessageSujet: Re: Born like this {Derek}   Mar 24 Jan 2012 - 21:52

▬ Derek Ryans & Enzo Ryans ▬




Born Like This.




Wake up I’m pounding on the door !
I won’t hurt you anymore.
Where the hell are you,
When I need you ?


La famille parfaite. Non mais vraiment, on était la famille parfaite. Notre mère était la plus belle femme sur terre, notre père était un beau gosse et regardez moi les deux fistons ? Deux sex symbol. On a hérité des traits fins de notre mère, de la couleur de ses cheveux, et Derek a eu la chance de choper la couleur de ses yeux. On a la carrure de notre père, pas un pet de graisse, tout en muscle. Et sans parler de ça, on est plus ou moins bon élève tous les deux, bien élevés – Si de temps en temps quand même j'vous jure – Bref, on est bon à marier parce qu'on a reçu une éducation hors pairs, dans une famille de Sang Pur qui s'affairait à faire les choses bien. J'en rajoute des caisses là mais je suis fier de là d'où je viens, fier d'être le fils de mes parents, le petit fils de mes grand-parents et le frère, euh ben de mon frère. Ça n'a pas toujours été le cas, c'est vrai, mais les choses sont entrain de changer et pour le mieux. Je le vois bien. Je vois bien tous les efforts qu'il fait et un jour je lui ferai par de mon point de vue. Un jour je lui dirai que je suis fier de lui, et que j'ai parfaitement conscience de tout le travail sur lui même qu'il abat pour être quelqu'un d'autre, quelqu'un de nouveau. Un jour oui, mais pas ce soir. J'en suis proprement incapable. J'ai juste envie de continuer à descendre cette bouteille jusqu'à ce que la tête m'en tourne et que je ne tienne plus debout. Ce qui en soit est peut être déjà le cas d'ailleurs. Pourtant il va bien falloir que je teste puisque je ne vais pas rester coucher là pour le restant de la nuit. Les couloirs du château ne sont pas vraiment l'endroit le plus sur, surtout la nuit. Qu'est ce que je risque ? Qu'un Supérieur me trouve là et me balance dans les cachots. Dans le fond, vu l'état dans lequel je suis, c'est pas franchement un calvaire mais bon, aller dormir chez les verts parce que je ne veux pas retourner dans un endroit plein de monde et de bruit, c'est pas mal aussi. A supposer que mon frère accepte bien sur. Mon frère qui se vente d'avoir hérité de la beauté de nos deux parents réunis. Et alors quoi, j'suis le moche de la famille ? J'en connais quelques uns qui seraient pas d'accord avec toi :gla: Je vais pas te faire une liste, on en aurait pour la nuit entière Mais bon, je dois bien l'admettre, les filles tombent comme des mouches devant toi, c'est un fait.

Bref, avec un regard de merlan fris, ou de mec bourré au choix, et après avoir bu encore quelques gorgées, j'attendais que mon frère daigne me donner une réponse à ma super question. Qu'est ce qui me prends de lui demander un truc pareil au juste ? Aller dormir chez les Serpentards, non mais là franchement … Des conneries j'en ai fait un sacré paquet dans ma vie, et j'en ai raconté au moins le double, mais je crois que ça dépasse tout là. Et avant même que je me ravise, je l'ai vu se lever. Pas le temps non plus de réagir quand il a pointé sa baguette vers moi.

« Très bien, comme tu veux. Mais il est hors de question que tu dormes sur le canapé par contre. Tu risquerais de te faire tuer dans ton sommeil. Je prendrai le canapé et tu occuperas mon lit. Et non, c’est pas discutable. »

Oo
Est ce que je rêve où il vient de me proposer, non de « m'obliger » à dormir dans son lit ce soir ? Je voulais simplement dormir sur le canapé alors pourquoi me prêter son lit ? J'en étais sur le cul même si une part de moi ne pouvait s'empêcher de penser à tout ce qui avait pu se passer dans ses draps … Eurk. On va pas faire la fine bouche hein. Et surtout, une offre pareille, ça ne se refuse pas. J'veux dire, ils sont nombreux, et surtout nombreuses à rêver de dormir un jour dans le lit du Roi Derek Ryans, ben moi j'ai le droit sans rien demander et sans rien faire Ta gueule Enzo.

« Beuh ! Mais … D'accord ... »

J'allais me relever, ou en tout cas tenter de le faire mais malheureusement j'en ai jamais eu l'occasion. J'ai décollé du sol avant même d'avoir eu le temps de dire ouf et autant l'avouer, ça ne m'a pas plus du tout. Ça n'a pas plus à mon estomac ça c'est un fait, mais à ma fierté non plus et puis voler, ça n'a jamais été mon truc, peu importe l'altitude. Surtout que c'est pas la première fois qu'il me fait ce coup là. Je me souviens très bien d'une certaine Pleine Lune il y a plus d'un an, juste avant que je ne rencontre Kyle, où il m'a fait sortir dehors de cette façon après avoir brisé ma fiole de Tue Loup ...

« Eh ! Qu'est c'que tu fous ?! Derek ! Repose moi tout de suite ! »

J'vais t'arracher ton sourire frangin ! J'te jure.

« J'ai même pas fini ma bouteille, j'suis en pleine déshydratation là ! »

Mais il s'en fout, et moi j'ai l'air d'un con là dans les airs. Il me promène comme si j'étais son petit chien mais résigné, j'arrête de me débattre, je sais très bien que ça ne changera rien. Et puis au moins, j'ai pas à me faire chier à descendre les 6 étages. Voyons le côté positif des choses.

« Laissons tomber White pour ce soir. J’ai envie que tu aies toute ta tête lorsque l’on tombera sur cet idiot. Sinon, peut-être que tu ne te souviendras plus de rien et là ce ne sera pas drôle. »
« Mouais … Il paie rien pour attendre. »
« Et je suis désolé à l’avance de cette méthode un peu barbare de t’amener chez les serpy, mais j’ai pas vraiment envie de te trimbaler durant tout le trajet. Je sais pas ce que tu manges, mais t’as sacrément grossi et moi j’ai toujours pas grandit. En plus de ça, j’aurais l’air de quoi de te traîner partout comme ça? Hey il me reste encore de la fierté. »
« J'ai pas grossi j'ai pris du muscle, banane ! C'est parce que j'fais du sport intensif pour occuper mon temps libre. D'ailleurs j'trouve que tu viens pas souvent courir avec moi, ça te ferait pas de mal. Et t'aurais l'air d'un con qu'a ramassé son déchet d'alcoolique de petit frère. »

Scandale dans la famille ! Le p'tit dernier craque son slip. Ah ben non ça marche pas, je porte que des caleçons.

« Arrête avec ton sourire de tombeur là, tu vas m'le payer. »
« T’es encore chanceux que je ne me décide pas à courir durant le trajet parce que je pense que tu dégueulerais partout. N’empêche, ce serait vraiment marrant de laisser des traces de vomi un peu partout, nah? »
« Ah ouais, et si j'te vomis dessus, tu trouveras toujours ça marrant ? »

J'avoue, c'est tentant, mais il a de la chance, j'ai l'estomac du genre plutôt bien accroché. Et en fait, ça me berce, je crois que je pourrais presque m'endormir comme ça dans les airs. D'ailleurs c'est à moitié conscient que je me suis vu arriver dans son dortoir. Black out sur le reste du trajet, je sens que demain ça va être dur. J'ai du grogner légèrement quand j'ai retouché le planché des vaches, ou plutôt son matelas. Je crois que j'ai remué un peu mais je l'ai laissé m'enlever mes chaussures et me border, un sourire niais sur les lèvres parce que je pensais à tout un tas de trucs.

« L’est temps de dormir frérot. J’viendrai te réveiller à la première heure demain matin. Bonne nuit! »
« Tu m'racontes pas une histoire ? Et mon bisou ? »

:gla:

« Bonne nuit grand frère ... »

Zzzzzzzzzzzzzzz ! Ouais, je crois bien m'être éteins à la seconde même où j'ai terminé cette phrase. Et quand j'ai ouvert les yeux, il faisait jour. Au début j'ai pas vraiment compris où j'étais. J'avais un mal de chien à émerger et ma tête me lançait d'une telle force que j'ai laissé échapper plusieurs gémissement plaintif avant de pouvoir me redresser un tant soit peu. Quand j'ai vu du vert et argent partout, j'ai bugué.

« Qu'est c'que j'fous là moi ? »
« Ah, on a changé de Ryans. »
« T'es qui toi ? »
« Roberts. »
« Hum … Enchanté. »

Roberts … Jamais vu ce type avant aujourd'hui. Ou peut être que si. Quoi qu'il en soit il me regardait avec un air amusé et moi j'essayais de revivre le fil de ma soirée mais c'était un peu difficile étant donné que la gueule de bois m'empêchait de réfléchir correctement. Gueule de bois ? Ah ben voilà. Hier soir j'ai picolé comme trou. Et comment j'ai atterri ici ? Pourquoi surtout ? Putain c'est dur. J'suis plutôt du genre matinal mais là …

Poussant un soupir, j'ai finalement repoussé le couvertures tout en me demandant comme j'avais fait pour supporter ça pendant toute la nuit, moi qui crève de chaud en temps normal. Je dors jamais habillé et la plus part du temps je fini en dehors des couvertures mais là … La flemme probablement, ou alors c'est surtout que j'ai du dormir comme un sac. J'ai enfilé mes skate et je me suis mis debout sous le regard intrigué des quelques serpent qui était là. La lumière agressait mes yeux et le bruit, mes oreilles. J'ai fait quelques pas malhabiles, me faisant la réflexion que je n'avais probablement pas encore évacué tout l'alcool de mon système. Les Salles Communes et dortoirs étant tous fait de la même manière, je n'ai eu aucun mal à trouver la salle de bain. Je me suis passé de l'eau sur le visage, me suis rincé la bouche et j'ai du boire l'équivalent d'un litre d'eau alors que des flash de la nuit dernière me revenaient petit à petit. J'ai finalement compris comment j'avais fait pour arriver là, et ça m'a fait sourire même si j'allais être bon pour un foutage de gueule dans les règles de l'art. Peu importe.

Descendre les escaliers, tout un sport quand on arrive à peine à mettre un pied devant l'autre mais heureusement y a toujours un mur pour s'appuyer. Et puis soudain, alors que je me délectais du calme qui régnait en apparence ...

« Ryans ! »

J'étais à peine arrivé en bas qu'il me fonçait dessus et m'attrapait le col, ce qui était plutôt ridicule d'ailleurs étant donné notre différence de taille mais je l'ai laissé faire, trop dans le coltard pour réagir de toute façon. Mon grand ami White ...

« Oh ! Doucement. »
« Qu'est c'que t'as fait à ma sœur ?! »
« Tu peux pas brailler moins fort, j'ai mal au crâne. »
« Réponds moi ! »
« Quoi ta sœur ? J'ai rien fait à ta sœur, j'savais même pas que t'en avais une. Lâche moi. »
« Tu t'fous de ma gueule ? »
« A 9h du mat alors que j'ai une pastèque dans la tête, non pas vraiment, mais reviens demain, j'y penserai. »

Visiblement, ça ne lui a pas plus.
Qu'est ce que j'y peux moi ?

« Effy ! Viens là ! »

Gné ?

« On parle bien de celui là, hein ? »
« Oui. »

Oo

« La blague … C'est ta sœur ? »
« Ouais. »

Là, ça a été plus fort que moi j'ai éclaté de rire. Ok c'est pas vraiment approprié mais j'ai pas pu faire autrement. Cette situation était absolument surréaliste. J'aurai pu me plier en deux je crois bien tellement j'étais mort de rire.

« Arrête de t'marrer, ça va pas l'faire. »

Aller, on se calme Enzo. Respire.

« Tu veux savoir ce que j'ai fait à ta sœur ? J'en suis pas certain. »

Un sourire, qui visiblement ne lui a pas plus tandis qu'elle se cachait derrière lui. Derrière son frère … Frère qui venait de m'attraper le col de nouveau. J'ai dégagé son bras d'un geste un peu plus rapide cette fois, le surplombant de toute ma hauteur. Est ce que je t'ai déjà dit qu'il ne faut pas me faire chier le matin ? Ni le midi et encore moins le soir. En fait, faut pas m'faire chier tout cours.

« Me touche pas ... »
« Et toi t'aurais pas du toucher ma frangine. »
« Tu veux un scoop, renseigne toi un peu avant de t'enflammer White. J'ai sauté ta sœur, ouais c'est vrai, mais c'est limite si elle m'a pas supplié alors t'es gentil mais tu ferais mieux de la surveiller elle, parce que crois moi, c'est loin d'être une sainte et à mon avis j'suis pas l'premier à être passé d'ssus. J'crois même qu'il y a que le Poudlard Express qu'est pas encore passé dessus d'ailleurs. Et toi c'est pas la peine de chialer parce que t'as pas apprécié la façon dont j'me suis comporté. Quand on allume quelqu'un, faut pas s'étonner si ça fait des étincelles. »

Dis donc, c'est beau ça. Note à moi même : Les lendemains de cuite font remonter en moi des instincts de poètes.
Ou pas.

« Lui parle pas comme ça ! »
« Ah ta gueule. »

Le coup est parti. Elle a crié et son frère s'est étalé par terre, probablement assommé. C'est mal, je sais, mais PUTAIN ça fait du bien ! Je l'ai dit qu'il fallait pas me faire chier, ça faisait trop longtemps que ça menaçait de tomber, et bien voilà, c'est fait. Et ce qui est fait n'est plus à faire. Ou peut être que si.
J'allais partir, mais j'ai croisé le regard de mon frère. C'est un sourire que je lui ai adressé, l'air de rien, comme si tout ça était normal, comme si ça n'avait pas la moindre importance.

« Salut frangin, merci pour ton pieu. On s'voit plus tard, j'vais ... »

Là j'ai attrapé le haut de mon T-shirt pour le porter à mon nez et j'ai grimacé. Sympa l'odeur ...

« Wow ! Prendre une douche. »

Oui parce qu'à ce point là, j'suis certain que même Kyle n'aurait pas supporté. Ben quoi ? Oh si on peut plus s'auto-flagêller un peu Rolling Eyes

« Merci. Pour tout. J'te revaudrais ça. »

Et je suis sincère, t'as pas idée d'à quel point ça compte pour moi. Et non, je t'en veux pas de m'avoir baladé en lévitation dans tout le château. J'te le ferais surement payer d'une façon ou d'une autre, mais juste pour le fun, pour te faire chier, parce que qui aime bien châtie bien, et je t'aime grand frère. Sans toi je sais pas ce que je ferais de moi.

Après lui avoir adressé un sourire à moitié gêné j'ai foutu le camp et laissez moi vous dire que remonter sept étage, c'est dur. J'ai beau avoir dormi comme un bébé, le mal de crâne me coupe les jambes sans parler des effets de l'alcool qui ne sont pas totalement estompés. Et ça doit se voir, je suppose que j'ai une tête de mort. Débraillé, les cheveux en pétard. Je m'en fous. Tout ce qui m'importe, c'est une douche, et mon lit. C'est ce que j'ai fait, je me suis désapé, j'ai pris une douche et après avoir enfilé un caleçon et un T-shirt propre je me suis affalé comme une merde sur mon lit. Lune s'est posé sur mon dos et j'ai sombré de nouveau dans les bras de Morphée.


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