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 Left here, broken {Jamie}

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MessageSujet: Left here, broken {Jamie}   Lun 28 Nov 2011 - 13:26

Yours Was The Perfect Love,
I Swear It Was.
Until I Had You Love,
My World Was Cold.

24h. Ça y est, ça fait plus de 24h. Je ne sais pas vraiment ce que je dois ressentir ni dans quel état je dois être. C'est la première fois que ça m'arrive et même si j'ai déjà du faire avec le fait de le perdre auparavant, cette fois c'est différent. Est ce que je devrais resté enfermé et broyer du noir pendant des heures ? Est ce que je devrais passer mon temps à pleurer ? Est ce que je devrais aller le chercher, me mettre à genoux et lui demander pardon, le supplier de ne pas me laisser ? Est ce que au contraire je devrais me faire une raison et tirer un trait sur tout ça ? Est ce que je devrais noyer mon chagrin avec tout et n'importe quoi ? Avec n'importe qui ? Est ce que je devrais péter un plomb et tout casser, passer mes nerfs pour tenter de me défouler et penser à autre chose l'espace de quelques secondes ? J'ai pensé à tout ça, mais rien ne me tente. En vérité, je n'ai la force de rien. Je viens de passer une nuit entière à me morfondre dans les bras de Jill et je crois que je n'ai plus de larme à verser. Mon estomac est tellement noué que je ne peux rien avaler. Je me sens faible, épuisé. Nauséeux. La simple vision de nourriture me rend malade. Je me tape une migraine infernale et je n'ai pas dormi depuis presque 48h. Oui je suis épuisé mais je n'arrive pas à dormir. J'ai passé ma journée d'hier comme un zombie, sans adresser la parole à qui que ce soit excepté Taylor, Isma et Jill. Pour moi c'était des mots de trop, j'aurai voulu ne voir personne, rester seul au monde parce que la seule et unique personne que j'avais envie, besoin de voir … ne veut plus de moi.
Et ça fait mal. Un mal de chien. Ses mots résonnent encore dans ma tête en permanence, c'est une véritable torture. Je m'en veux, je m'en veux tellement. Je sais que tout est de ma faute mais … Je pensais sincèrement qu'après tout ce qu'on a traversé, tout ce qu'on a affronté pour être ensemble, on pourrait passer au dessus de ça aussi. Visiblement ça n'était pas le cas. C'était trop pour lui. Le perdre, c'est quelque chose qui devient récurent mais cette fois je sais que c'est différent. Cette fois la décision vient de lui et je ne peux rien faire pour changer les choses. La magie, ma différence, les Supérieurs. Tout nous a séparé, et je m'en veux de penser comme ça mais j'ai l'impression que rien ne pourra changer ça. Chaque jour qui passait j'avais conscience que je pouvais le perdre à tout moment, mais depuis notre dernière dispute, je pensais qu'on était assez fort pour tout encaisser. Parce que je tirai ma force de lui, de tout le bien qu'il apportait dans ma vie. Il était mon équilibre et sans lui j'ai peur de recommencer à marcher de travers. Je n'arrive pas à envisager la vie sans lui, c'est au dessus de mes forces.

J'ai peut être trop compté sur lui, oui peut être que j'ai tout misé sur lui sans tenir compte du fait que s'il devait partir un jour, je ne saurais pas comment faire pour continuer à avancer. Je suis comme ça, il l'a toujours su, et ça n'a jamais été un problème jusqu'ici. Mais je peux le comprendre, dans le fond, même si je lui en veux de m'avoir abandonné. Je lui en veux. Je m'en veux. Je nous en veux de ne pas avoir su résister à ça. J'en veux à Taylor. J'en veux à la terre entière.

And Im Here,
Nothing Is Infront Of Me.
I Feel I Cant Even Brethe,
Don’t Think That I Can Handle This.

Mandrake a disparu. Ikari aussi et je sais ce que doit être entrain de traverser Yoru. Les gens souffrent autour de moi mais je n'arrive pas à m'intéresser à eux. C'est comme si je portais des œillères depuis … Depuis qu'il m'a dit c'est fini. J'ai mal partout. Comme à chaque fois qu'il s'éloigne de moi, volontairement ou pas, j'oublie comment on fait pour survivre. Dormir. Manger. Respirer ? Quelque part je me dis que c'est surement une bonne chose que ça soit un automatisme sinon je ne donne pas cher de ma peau. Dans le fond, est ce que ça a de l'importance ? Je me collerai des baffes pour recommencer à penser comme ça mais c'est plus fort que moi. Je n'ai pas envie de mourir pourtant, non, je n'ai envie de rien. Rien d'autre que lui, ses bras, sa peau, son odeur, sa présence, sa voix. Il est là, entre ces murs et ça me tue. Je ne supporte pas cette distance insignifiante et pourtant j'ai l'impression qu'il est plus loin encore que s'il était reparti pour l'Amérique.

Where Do I Go From Here,
Im So Lost.
Do You Know How Hard It Is,
Fightiting My Way Through This ?

Je ne sais pas quoi faire de moi, où aller. Les cours, oui j'y suis retourné mais je n'ai rien entendu, rien suivi. J'ai séché hier, lendemain de pleine lune et c'était horrible de passer la journée à tourner en rond alors aujourd'hui j'ai décidé d'y aller mais … Peu importe où je me trouve, quoi qu'il se passe, je n'ai qu'une seule image devant les yeux, un seul visage. Un visage que j'aimerai attraper entre mes mains, des mots que j'aimerai lui murmurer dans le creux de l'oreille mais je n'ai plus ce droit. Est ce que c'est ça avoir le cœur brisé ? Est ce qu'on peut vivre avec un cœur brisé ?

You Said Youd Never Leave,
Look What You've Done To Me.
Left Here, Broken.

Je ne sais pas quelle heure il est, mais le soleil décline déjà sur l'horizon. Dans quelques temps il fera nuit mais c'est comme si je ne voyais plus le soleil. Je marche d'un pas lent, un livre dans la main, et Lune sur l'épaule. Elle ne me quitte plus d'une semelle depuis … Depuis qu'elle a senti que je m'étais brisé de l'intérieur une nouvelle fois. Les escaliers en colimaçon défilent sous mes pieds alors que je continue d'avancer tel un fantôme, lentement, un chemin parsemé de soupir. Mes yeux sont secs et me font mal. Mon ventre cri famine et pourtant, rien ne passe. Si quelqu'un de mal intentionné me tombe dessus je ne serais pas en mesure de répliquer j'en ai bien conscience. C'est peut être pour ça que je m'éloigne et me cache comme ça. Je crois que mon instinct de Loup me pousse à masquer cette vulnérabilité. Etrangement, il me fout la paix. Je crois qu'il a compris qu'il avait fait une connerie et il ne me pousse pas à relever la tête. Je lui en veux, mais je sais très bien que je suis le seul responsable. Si j'avais été plus fort, j'aurai su luter contre cette rage. J'aurai su empêcher ça. Kyle lui manque à lui aussi, je peux le sentir. Il nous manque à tous les deux. J'aurai pu aller trainer dans le Parc, sous le Vieux Chêne, ou dans la Salle sur Demande, mais je sais pertinemment que ça aurait été encore pire. Dans le dortoir ou la Salle commune, j'étouffe. Alors je monte, toujours plus haut, comme si je voulais mettre une distance de plus entre le 4ème étage et moi. Tour d'astronomie. Je me souviens être monté là déjà après la « mort » de Kyle. J'étais tombé sur un type que je n'ai jamais revu. Peut être qu'il a fini par sauter. Je m'en fous. Est ce que je vais sauter ? Non, j'ai juste envie d'être seul et loin de tout le monde. Mes yeux se perdent sur l'horizon, la nature est tranquille, belle, ça ne me touche pas. Je ferme les yeux un instant, comme si ça pouvait changer quelque chose mais c'est pire alors lassé je fini par m'asseoir sur une espèce de rebord. Lune se pose sur mes genoux, et ne bouge plus. Une de mes mains traine dans son pelage, l'autre tiens le bouquin que je tente de lire pour me changer les idées. En vérité, je n'arrive pas à me concentrer assez pour savoir concrètement de quoi il parle.

Vulnérable, oui c'est comme ça que je me sens, mais ça ne m'empêche pas d'être à l'affut du moindre bruit ou mouvement suspect. Alors lorsque ces bruits de pas se sont fait entendre, je n'ai pas bougé. Installé face à l'entrée, je ne pouvais pas rater le nouvel arrivant alors j'ai choisi de ne pas bouger. Je suis resté là, concentré sur mon livre, sans jamais lâcher Lune qui levait la tête, elle aussi les sens en alerte. Quand la silhouette s'est détaché de l'ombre, je n'ai pas relevé la tête. Un rapide coup d'œil m'a permis de savoir que cette personne n'était pas un danger et mes muscles se sont détendu. Autant l'avouer, ça n'était pas vraiment le moment et notre seul et unique rencontre m'avait laissé une sorte de goût amer. Alors comme un réflexe, sans un regard.

« Distance de sécurité. »

Traduction, si t'approche plus près, si t'es là pour recommencer, ça ne va pas le faire. C'est vraiment la dernière chose dont j'ai besoin.

© Dj Ironik ▬ Broken ©
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Lun 28 Nov 2011 - 14:19

J'allais pas bien ces derniers temps, je savais plus trop où j'en étais. Enfin je commençais à me faire des amis et à rencontrer des gens qui prennent soin de moi mais étrangement je me sentais un peu plus mal qu'avant. De nouvelles tête dans ma vie avaient amené de nouveaux tracas. Actuellement c'était Billy, Billy Smith le capitaine de l'équipe de Serdaigle, mon meilleur ami, le garçon dont j'étais le plus proche maintenant. Il était vraiment adorable avec moi. Mais quoi? Où était le problème alors? Le problème c'était moi. J'en avais encore plein la gueule. Je savais que Billy n'était pas attiré par moi, j'avais finis par me le mettre dans la tête, pour lui j'étais juste un ami, un petit garçon qu'il apprécie et de qui il prend soin. Mais maintenant je me tracassais parce que... bah en fait ça m'embêtait pas plus que ça que Billy ne m'aime pas. Je sais que si je l'aimais vraiment j'aurais eu le cœur brisé, oui bien sûr j'ai pleuré un peu au début mais je le vis bien. Alors quels étaient mes sentiments pour lui? De l'amour ou juste une attirance qui m'avait aveuglé assez pour que je pense à de l'amour. J'avais quand même envie de rester avec lui. J'avais tout de même besoin qu'il soit là pour moi, j'avais envie qu'il soit là avec moi, je voulais son contact, sa présence. Quand je trainais avec lui je savais que j'étais en sécurité et que rien ne me toucherait. C'est peut être cet état là qui m'avait fait croire à un pseudo amour pour ce garçon. C'est peut être de ce sentiment de douceur et de sécurité que j'étais amoureux.

Je voulais réfléchir, et pour ça j'allais toujours à la tour d'Astronomie. J'aimais voir loin me dire qu'en dehors de cet école il y avait un autre monde, où les supérieurs ne nous feraient plus de mal. J'aimais à m'imaginer cela. Mais je n'avais aucune preuve de la réalité de ce fantasme. Qui sait, peut être était-ce pire à l’extérieur de ces murs. Là bas les Supérieurs chassaient peut être les moldus comme l'un d'entre eux avait chassé les siens pour je ne sais plus quelle raison, l'histoire moldue m'avait été raconté vite fais par ma mère pour que je sache ce que je devais dire et ne pas dire en présence des non magiques mais c'était flou maintenant. Et à 4-5 ans on est pas très attentif à ces horreurs là. En arrivant à la tour j’aperçus un garçon un beau jeune homme brun que je reconnu assez vite, il était assis en face de l'entrée. Je marqua un arrêt pour ma réflexion, et si c'était de lui que j'étais tombé amoureux? Après tout rien ne m'avait poussé à l'embrasser, juste une pulsion, et son apparence aussi, après tout il était beau. Je ne savais pas beaucoup de chose sur lui, il s'appelait Enzo, c'est tout. Je l'avais vu plusieurs fois dans les couloirs après notre petit incident. Et ça faisait un moment que j'avais envie de m'excuser pour ce que j'avais fait. Moi j'avais déjà payé le prix fort pour l'avoir embrassé en public, est-ce que lui aussi avait du en pâtir? On était seul, pratique, j'aurais la possibilité de m'excuser, enfin. Il risquait aussi de penser que je voulais continuer ce que j'avais débuté, cette éventualité fut confirmée quand en l'approchant il me dit simplement "Distance de sécurité". Je fus tout de suite mal à l'aise, il se rappelait de moi. Bon ou mauvais signe? Je me sentis devenir tout rouge, ou tout blanc en fait mais j'étais sûr d'avoir changé de couleur. Je recula alors d'un pas pour respecter sa volonté. Que devais-je faire? Rester debout? M'asseoir? Me mettre à sa hauteur? Je sentais mes jambes trembler, j'avais peur de sa réaction. Est-ce qu'il était violent comme garçon? Il mord ou pas? Mais je tremblais trop pour rester debout comme ça comme un idiot. Je m'abaissa doucement puis m'assis là où j'étais. Comment on fait ce genre d'excuse? Je me lance et on fait ça au feeling.

-Salut... Je pense que tu te souviens de moi, c'est moi qui t'as embrassé l'année dernière dans les couloirs... devant tout le monde. Je voulais essayer de te voir pour te dire que je voulais m'excuser et te demander pardon alors... euh... pardon...

Quelques fois on devrait me foutre des claques pour me faire réagir. C'est quoi ces excuses bidons? Enfin, au moins le message est passé, je ne lui fis pas savoir que j'avais réussi à avoir son nom. Je ne lui parla pas non plus de mes problèmes, il devait s'en moquer. Je m'abstins aussi de faire la connerie que j'aurais été largement capable de faire: lui demander si ça lui avait tout de même plu et si ça l’intéressait de savoir que moi j'avais aimé. Ça serait super mal vu je pense. Je baissa les yeux vers ses genoux et y remarqua un truc blanc, une boule de poil, un chat quoi. J'eus un petit sourire en voyant la petite chose sur les genoux de son maître. J'avais envie de tendre la main pour la caresser mais Enzo risquerait aussi de mal interpréter ce geste vers une partie sensible de son corps. Et puis ça se fait pas de caresser le chat de quelqu'un comme sa sans son accord.

-Il est mignon ton chat...
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Lun 28 Nov 2011 - 15:15

Mettre les gens mal à l'aise, leur rendre la situation, ma proximité, inconfortable, c'est quelque chose que je ne recherche pas spécialement en vérité, mais je me rends compte que je suis assez doué pour ça. Pendant un temps, les quelques mois qui ont suivi la morsure et avant que je ne rencontre Kyle, je faisais fuir les gens par volonté. Seulement c'était un peu différent puisque j'appuyais sciemment là où ça faisait mal, je les blessais juste pour qu'ils dégagent. J'ai compris que ça n'était pas bien d'agir comme ça, et j'ai arrêté mais c'est plus fort que moi, parfois les mots sortent d'eux même et je ne réfléchis pas. Manque de filtre entre le cerveau et la bouche, j'ai bien compris que ça fait parti de moi mais c'est comme ça, je m'y suis fait. Distance de sécurité, ok, c'était peut être pas utile de balancer ça comme ça mais après tout, même si on était seul, je n'avais pas spécialement envie qu'il recommence son petit manège comme il y a quelques mois dans les couloirs. J'ai pas eu le temps de comprendre ce qu'il se passait qu'il avait déjà disparu mais je crois que si ce genre de truc ne me paralysaient pas à ce point là, je lui aurai envoyé une belle droite pour lui faire passer l'envie de me prendre pour … Pour je ne sais pas trop quoi. Surtout que, ce plan là, Takuma m'avait fait le même un peu plus tôt et très franchement, c'est pas le genre de truc qui met super à l'aise. J'ai rien ressenti, c'est pas la question, mais j'avais Kyle dans le cœur même s'il était mort et chaque fois ça me rappelait que notre histoire avait plus ou moins commencé de cette façon là. Bien sur c'était différent, et que se soit ce Serdaigle dont j'ignorai le prénom, ou Takuma qui à présent est devenu un ami, jamais je n'ai été troublé comme j'ai pu l'être avec celui qui vient de me briser le cœur. J'en viendrais presque à regretter tout ça, à vouloir retourner en arrière et changer les choses. Ne pas laisser cet Américain entrer dans ma vie comme il l'a fait, ne pas le laisser faire tomber mes barrières, me déstabiliser au point de me rendre fou de lui. J'ai été stupide et faible, et aujourd'hui je m'en mords les doigts. Je sais que je n'étais pas mieux loin des autres, j'étais malheureux oui c'est vrai mais voilà le résultat. Il m'a abandonné, et tous ces gens à qui j'ai ouvert ma porte, mon cœur, je n'ai plus envie de les voir. Je n'ai envie de voir personne, je veux qu'on me laisse seul à ruminer ma douleur. C'est tout. Je sais bien ce que doivent penser certains, que tout ça c'est des conneries, que dans le fond j'ai pas besoin d'être seul, que ça finira par passer parce que le temps efface tout et guérit les blessures. Et bien non. Le temps ne guérit rien du tout, au contraire. Je sais que je ne l'oublierai pas, jamais. Je sais que j'aurai toujours un poids sur la poitrine qui m'empêchera de respirer et de vivre correctement, loin de lui. Mais ça ils ne peuvent pas comprendre. Personne ne peut comprendre l'ampleur de mes sentiments. Personne.

Et toi, tu pouvais pas choisir un autre endroit dans le château ? Qu'est ce qu'il y a, tu viens faire quoi là au juste ? Comme moi, te lamenter en silence en attendant que ça devienne plus simple à vivre ? Je suis injuste je sais mais ...

« Salut... Je pense que tu te souviens de moi, c'est moi qui t'as embrassé l'année dernière dans les couloirs... devant tout le monde. Je voulais essayer de te voir pour te dire que je voulais m'excuser et te demander pardon alors... euh... pardon... »

Depuis qu'il était entré dans la « pièce », je ne lui avais pas accordé le moindre regard, pas la moindre attention hormis cette mise en garde un peu sèche qui pourtant, même si elle avait pu le déstabiliser, ne l'avait pas fuir. Des excuses ? Vraiment ? Après des semaines, des mois même ? Est ce qu'il était vraiment resté bloqué là dessus ? Étonné, oui j'étais étonné, surpris. J'ai relevé la tête lentement, sans pour autant le regarder, fixant un point invisible sur l'horizon, les sourcils froncés. Sur mes genoux, Lune elle semblait intriguée par ce nouveau venu.

« Il est mignon ton chat... »

Bug. Sérieusement ? Pourquoi pas, après tout. C'est vrai qu'elle est mignonne.

« Merci. »

Premier regard accordé et je me suis aperçu qu'il était assis par terre à quelques mètres de mois. Est ce que je lui faisais peur ? Ça n'aurait pas été étonnant. Je trouvais cette situation ridicule sans trop savoir pourquoi. Il était là, il avait tout à fait le droit d'y être et je n'avais pas à déverser mes états d'âmes sur lui. Chacun sa merde. Est ce que j'allais être aimable pour autant ? Non, faut pas trop m'en demander non plus. Alors j'ai laissé ma jambe qui était sur le rebord se déplier et mon pied à toucher le sol. Lune a émis un petit couinement de mécontentement puis a rapidement trouvé une position de nouveau confortable tandis que je posais le livre à côté de moi.

« Si t'as pas l'intention de me faire un nouveau plan foireux, t'es pas obligé de rester assis par terre à 3km. J'vais pas t'bouffer, arrête de me regarder comme si j'étais un tortionnaire. »

Bam ! Ça c'est fait.
Je l'avais dit que je ne serais pas aimable pour autant.

« J'sais pas si tu te rends bien compte que ce que t'as fait, non seulement c'était pas franchement … adéquate, mais en plus c'était inconscient. J'ai pas réagit, mais ça aurait pu être le cas. Ça te prend souvent d'embrasser les gens comme ça par surprise au milieu des couloirs ? »

Ou ailleurs, d'ailleurs, mais ça, ça te regarde. T'embrasses qui tu veux tant que ça n'est pas moi … ou Lui. Même si je n'ai plus aucun droit de revendiquer ça. Ce qui en soit ne m'empêchera pas de péter un câble si ça devait arriver jusqu'à mes yeux ou mes oreilles. J'vais pas changer et arrêter de l'aimer juste parce qu'il m'a brisé le cœur.
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Jeu 1 Déc 2011 - 23:04

Je me sentais un peu mal, comment allait il réagir? Est-ce qu'il allait m'envoyer chier ou me frapper pour ce que j'avais fais la dernière fois? Dur, j'osais pas trop le regarder, je gardais les yeux sur le chat qui semblait intriguée par moi. Je ne savais pas trop si je devais sourire ou pas, le chat me donnait envie mais Enzo lui... il semblait déjà pas bien par rapport aux fois où je le croisais dans les couloirs ces derniers temps mais là c'était encore pire. Finalement il releva les yeux et me regarda pour la première fois depuis que j'étais arrivé dans la pièce. Il m'adressa aussi la parole, j'étais incapable de dire s'il était sympathique ou non dans sa façon de parler. Il me paru un peu brusque mais c'était la première fois que j'entendais sa voix alors de là à savoir si d'habitude il parlait calmement ou pas j'en étais loin. J'eus un léger sursaut, je ne m'attendais pas à ce qu'il me parle comme ça. Et bêtement je me mis à faire non de la tête, signifiant que cette fois ci je ne comptais pas lui sauter dessus pour l'embrasser. C'était tentant, on était seul, il était mignon, il paraissait fatigué, si j'aurais été plus fort j'aurais pu essayer mais là je ne fis que y penser deux secondes. De toutes façon ça ne se faisait pas et c'est pas comme ça que je trouverais un petit ami. Je m'approcha un peu de lui et me plaça à sa gauche , les genoux pliés, mais pas trop près non plus pour éviter qu'il pense que je lui faisais du rentre dedans. Il me demanda si ça me prenait souvent d'embrasser les gens sans leur consentement de cette manière et me mit en garde, me rappelant qu'il aurait pu mal réagir. Je répondis timidement.

-Euh... Non tu... en fait ça m'a prit comme ça et tu es le premier garçon que j'ai embrasser. Je suis désolé, mais t'étais là et ... et j'avoue que tu m'as plus et je voulais... en fait je sais pas pourquoi j'ai fais ça, je pense que j’espérais que tu aimes aussi les garçons et que tu me demandes de continuer. Mais j'ai paniqué et je suis partit.

Je restais un tout petit moment sans parler, histoire qu'il emmagasine toute cette histoire raconté en gros bordel puis repris d'un air un peu plus sûr de moi mais à peine plus fort et toujours sans regarder le jeune homme.

-Et merci... de ne pas m'avoir frappé.

Son chat était couché sur ses jambes et ne semblait ne plus faire attention à moi. Apparemment et il devait avoir juste eu un intérêt pour moi histoire de voir si je voulais du mal à son maître. Depuis tout petit je voulais avoir un animal mais mon père me l'avait toujours refusé, un jour avec un ami moldu quand j'étais petit j'avais trouvé une grenouille que j'avais gardé deux jours. À la fin de ce terme mon père l'avait découverte et elle avait finit sous les pneus de la voiture. Depuis ce jour je n'avais pas essayé de ramener une autre bête à la maison. Je n'avais jamais eu de chat, ni de chien bien que les deux me plaisaient. Je regardais la petite boule de poil blanche sur ses jambes et commença à tendre la main vers elle avant de regarder Enzo d'un air peu assuré. J'avais le droit où j'allais me faire griffer par la bête, ou même mordre qui sait. Par le chat ou même Enzo, autant il n'accepterait pas que je touche son chat ou même peut être qu'il penserait que je cherchais à le toucher lui.

-Je peux le caresser? Le chat...

Je cherchais aussi à me présenter mais comment? La discutions avait déjà été lancée et maintenant je n'arrivais pas à l'orienter vers des présentations convenables. En même temps il s'en foutait peut être de savoir qui j'étais, pour lui j'étais le malade qui l'avait embrassé l'année scolaire précédente et qui avait mit bien six mois environ pour venir s'excuser, preuve que je me torturais avec cette histoire depuis un moment comme un gros débile.
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Ven 2 Déc 2011 - 13:24

Lui faire peur ? Oui, je l’avoue j’y ai pensé et j’ai même trouvé ça tentant. Peut être qu’en d’autres circonstances j’en aurai profité pour enfoncer le couteau dans la plaie mais à voir l’expression de son visage et son regard fuyant, la tête basse et tous les messages subliminaux de soumission que son corps envoyait, je trouvais ça ridicule et surtout très inutile. Même Loup n’avait pas envie d’imposer sa dominance, c’était presque trop facile. Il dormait, à poing fermés, et ce depuis de longues heures. Comme une sorte de punition qu’il s’infligeait à lui même et quelque part je n’en étais pas mécontent. Je n’avais pas du tout envie d’avoir à faire à mon autre moitié, et si quelqu’un de plus fort, de mal intentionné, ou simplement d’opportuniste décidait de me faire courber l’échine maintenant, je ne garantis pas que je luterai contre ça. Aucune certitude là dessus étant donné que la situation ne s’est jusqu’ici pas présenté depuis … Depuis Taylor, hier matin. Cet enfoiré que j’aurai pu tuer s’il n’avait pas appuyé là où ça faisait le plus mal, et si Isma n’était pas intervenue. Il a manigancé cette mascarade pour le simple plaisir de me provoquer et il a réussi. Seul, je sais que je ne le serais pas tant que je ne l’aurai pas décidé mais voilà, il m’a éloigné de Kyle, il a menacé de s’en prendre à lui, il s’est approché de trop près et si par chance il ne lui a pas fait de mal, je m’en suis chargé moi même. Je ne veux pas que ça recommence. Pas plus que je ne veux redevenir celui que j’ai été pendant ces mois où nous étions séparés déjà. Alors oui, la solitude me paraît l’option la plus envisageable mais pourtant, aussi incroyable que ça puisse paraître, la présence de ce garçon ne gène pas outre-mesure. Peut être parce qu’il ne fait pas de bruit, pas de mouvement brusque. Peut être parce qu’il affiche clairement son malaise en ma présence. Peut être simplement parce que je n’ai plus la force de me battre pour quoi que ce soit, y compris ma bulle. Il ne représente pas un danger, il ne m’agresse pas de quelque manière que ce soit.

Et bien reste là, le grand méchant loup ne te mangera pas.
Pas toi.

Une question qui n’amenait pas vraiment de réponse dans le fond. En tout cas, je n’en attendais pas vraiment. C’était juste … J’en sais rien … histoire de faire la conversation peut être ? Parce que oui, sincèrement, cet épisode un peu étrange bien qu’il m’ait énervé - quoi que surpris serait le terme le plus adéquate – m’est passé au dessus de la tête assez rapidement. J’ai fini par m’y faire, j’avais jurisprudence dans le domaine. J’aurai peut être même pu en rire finalement. Et qu’il m’embrasse aux yeux de tous … Disons que même si ça m’a gêné, ça n’était pas non plus la première fois. J’en ai assez de me poser des questions de toute façon. Qui je suis ? Pour qui je suis fais ? Garçon ou fille ? La réponse est simple pourtant : Pour personne. En dehors de Kyle je n’ai jamais ressenti la moindre attirance pour quelqu’un du même sexe que moi et s’il a fait naître ça en moi c’est d’abord parce que nos âmes se sont trouvées avant nos corps. C’est de lui que je suis tombé amoureux, de son cœur, de la personne qu’il est. Le reste s’est fait tout seul comme une suite logique. Plus personne n’avait pu me toucher depuis des mois. Je fuyais l’être humain comme la peste et il a su me réconcilier avec le contact. J’ai redécouvert que je ne pouvais pas m’en passer, et surtout pas du sien. De savoir que je n’ai plus le droit à ça, c’est violent. Il n’y aura plus sa main dans la mienne ou la sienne dans mes cheveux. Je n’attraperai plus son poignet dans un geste automatique. Nos doigts ne joueront plus ensemble et … Et j’y arriverai pas. Je me sens tellement perdu, je ne sais plus quoi faire, je ne sais plus où aller. La distance me tue et ça ne fait que quelques malheureuses heures. C’est lui que je veux et personne d’autre ne pourra jamais prendre sa place.

La tête dans mes pensées, je n’ai même pas réagit lorsqu’il s’est assis à côté de moi. J’ai simplement noté la distance qu’il avait laissé entre nous et le remerciais pour ça. Je n’avais pas peur qu’il soit trop près ou qu’il se fasse des idées mais dans le fond, peut être que j’aurai du ? Autant être clair, je n’arrivais pas à penser à autre chose qu’à Kyle et aux récents évènements, à ce gouffre entre nous deux que j’avais creusé en n’étant pas capable de me contrôler. J’en venais même à me poser des questions sur notre histoire depuis le début. Et si ça nous avait pendu au nez depuis tout ce temps ? Et si, et si, et si ? Tout ce bordel dans mon esprit rendait les secondes aussi lentes que des heures et j’ai du faire appel à ma concentration pour me resituer dans les faits lorsque sa voix à de nouveau brisé le silence.

« Euh... Non tu... en fait ça m'a prit comme ça et tu es le premier garçon que j'ai embrasser. Je suis désolé, mais t'étais là et ... et j'avoue que tu m'as plus et je voulais... en fait je sais pas pourquoi j'ai fais ça, je pense que j’espérais que tu aimes aussi les garçons et que tu me demandes de continuer. Mais j'ai paniqué et je suis partit. »

Là j’ai ouvert grand les yeux tout en fixant un point invisible droit devant moi tandis que ma main se crispait sur Lune. Ma petite princesse des neiges a râlé, je me suis redressé un peu tout en me raclant la gorge. Comment je dois le prendre au juste ? Et est ce que je dois répondre quelque chose ? Kyle, c’était une punition au départ. Il voulait me faire fuir et il a réussi. Takuma, c’était simplement pour se marrer, pour emmerder le monde et faire chier ces crétins de Serpentard. Mais lui ? Lui c’était voulu et recherché. Un coup de tête d’accord, mais un coup de tête voulu quand même. Un choix. D’un côté j’étais flatté, de l’autre, en panique. Et encore tout un tas de questions dans ma tête. Une seule réponse pourtant : Les mecs, c’est pas mon truc. J’aurai pu me lever précipitamment, lui faire comprendre un peu brutalement que c’était peine perdu, que je n’aimai pas les garçons et que non, je ne lui aurai jamais demandé de continuer s’il ne s’était pas barré comme un voleur mais me justifier c’était stupide. Je n’avais pas à le faire. Oui je suis paumé et je ne sais pas vraiment qui je suis mais je sais qui j’aime et qui m’attire. J’ai eu du temps pour me faire à l’idée et tous les mecs de la planète n’y changeront rien.
J’ai préféré me taire et tenter de me détendre sans pour autant m’écarter. Peut être pour ne pas le blesser, j’en sais trop rien. Après tout, s’il aime les garçons, ça ne fait pas de lui quelqu’un d’anormal. Et s’il est parti aussi vite ce jour là, c’est qu’il a compris qu’on ne jouait pas dans la même cour, non ? Disons pas vraiment en tout cas. Une cour restreinte. Et puis merde. On s’en fout.

« Et merci... de ne pas m'avoir frappé. »

Lorsque ses paroles me sont arrivées de plein fouet j’ai tourné la tête vers lui et je l’ai dévisagé, les sourcils froncés. Merci de ne pas m’avoir frappé ? Sérieusement ? Ok c’est vrai j’aurai pu le faire, et j’y ai même surement pensé pendant quelques secondes mais … Me remercier pour ça ? C’était étrange. En le détaillant d’un peu plus près, je me suis vite rendu compte que tout chez lui respirait la peur. Ça aurait pu titiller mes sens de prédateurs, et je crois bien que ça l’a fait d’ailleurs, mais me réjouir de la souffrance d’un autre alors que j’en étais moi même noyé, ça n’était pas une option envisageable. Chacun sa merde d’accord, mais c’est pas une raison pour enfoncer le couteau dans la plaie des autres.

Un léger mouvement de recul de ma part lorsque sa main s’est tendu vers moi mais son regard gêné m’a arrêté tout de suite.

« Je peux le caresser? Le chat ... »

Merci pour la précision, j’avais compris Rolling Eyes Enfin je crois. De toute façon, même si ce gars avait eu des intentions plutôt étranges à mon égard, je n’aurai pas paniqué. Pas outre mesure je pense. Vu notre différence de gabarit, je suis plutôt confiant et sur mes gardes, je ne me laisserai pas avoir encore une fois à ce petit jeu là. Et je crois que c’est l’esquisse d’un sourire qui ait apparu sur mon visage alors que j’ai baissé les yeux sur Lune. J’ai attrapé mon chat, l’ai soulevé délicatement avant de la tendre à ce garçon. Sans trop savoir pourquoi, je savais qu’il ne lui ferait pas de mal et elle ne semblait pas se méfier de lui de toute façon.

« Tiens, prends la. J’me rouille à rester assis. »

Ce après quoi je me suis levé et j’ai fait craquer mes os par réflexe.

« Elle s’appelle Lune. T’as de la chance, elle garde toute son animosité pour les filles en règle générale. De toute façon, dès qu’elle en aura marre, elle te le fera comprendre. »

Parce qu’elle est probablement aussi lunatique que moi mais bien plus exigeante. Parce qu’elle se prend pour la reine du château et que dès qu’elle sera lassée de ton attention, elle sortira les griffes puis s’en ira sans un seul regard. Hautaine diraient certains, et sans doute avec raison, mais elle m’apporte tellement que je lui passe tous ses caprices et son sale caractère.
Là dessus je suis allé m’appuyer contre le rebord et j’ai laissé mes yeux se perdre sur l’horizon dans le silence. Juste quelques instants. Et sans raison apparente, je me suis mis à rire. Pas un rire franc et massif, juste un rire léger, parce que malgré tout la vie continue non ?

« Désolé, j’suis entrain d’imaginer la tête de mon frangin si c’était lui que t’avais embrassé. Et c’est absolument pas drôle en fait. D’ailleurs petit conseil, ne pense même pas à tenter le coup avec lui. Il est pas aussi « ouvert » sur la question que je peux l’être. »

Euh ouais, enfin quand je dis ouvert, ça veut pas dire que c’est open bar. Qu’on s’entende bien là dessus. Disons que j’ai vécu assez de choses pour pouvoir relativiser sur le sujet même si j’ai pas franchement envie de retenter l’expérience pour autant.

« Moi c’est Enzo. »

Tant qu’on est là comme deux paumés, autant pas jouer les sauvages, non ?
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Mer 14 Déc 2011 - 13:24

J'étais surpris qu'Enzo me tende son animal. Il ne me connaissait pas, la seule fois où on avait été aussi proche l'un de l'autre je l'avais embrassé sans son consentement et sans prévenir. Il aurait pu avoir peur que je lui fasse du mal non? À moins qu'il ait comprit que j'étais incapable de faire du mal à quelqu'un, ou plutôt qu'il se doute que le plus dangereux des deux c'est le chat et que même cette peluche était capable de me démembrer. Je pris la boule de poil blanche dans mes mains et la posa sur moi, elle était toute douce je ne pouvais pas m’empêcher de la caresser. Elle semblait aimer ça mais après s'être levé, Enzo me mit en garde contre la bête qu'au moment où elle en aura marre que je la câline elle me le fera comprendre. Je plissa les eux en regardant Lune, quoi elle me mordrait? Me foutrais un coup de griffe? De toute façon elle n'arriverait jamais à me faire aussi mal que certains élèves qui me maltraitaient dans cette école. Je regardais Lune, passait mes mains sur elle pour sentir son pelage immaculé et doux comme une peluche. Pour la première fois depuis le début de la journée et même depuis un moment. J'avais l'impression de m'occuper d'elle comme si elle était sous ma responsabilité, ça me faisait plaisir, depuis toujours je voulais avoir un animal mais je ne pouvais pas, mon père était contre et me l'avait déjà montrer. Je caressais la petite chatte sous son petit menton, j’espérais que ça lui plairais. C'est là qu'Enzo se mit à rire, je tourna mon regard vers lui, toujours assis sur le sol, la petite boule blanche comme de la neige sur mes jambes. Je m’aperçus alors que le garçon avait bougé, il était sur le rebord de la tour. Il m'expliqua la raison de son fou rire. Il me parla de son frère, j'ignorais qu'il en avait un, mais il m'expliqua que je n'avais pas intérêt à tenter l’expérience du baiser forcé avec lui, autant Enzo avait bien réagit que son frère lui apparemment m'aurait mit minable. Je me sentis rougir, oui il avait raison j'avais intérêt à ne plus recommencer ce truc idiot d'embrasser quelqu'un sur un coup de tête ou ça risquait de mal finir pour moi. Il finit par me donner son nom, que je connaissais déjà. Du coup je n'avais plus à me tracasser sur la façon dont j'allais me présenter à lui maintenant. Je le regardais avec toujours mon petit sourire du à la peluche sur mes genoux.

-Oui je sais....

Putain mais ta gueule gros débile il est pas sensé le savoir. Je baissa la tête à nouveau, j’espérais qu'il n'avait pas entendu. Quel crétin j'étais. C'était sortit du tac au tac. Du coup je cessa les caresses que je donnais à Lune, laquelle tourna la tête vers moi l'air fâchée. J'hésitais à reparler, en ce moment j'avais l'impression que dès que j'ouvrais la gueule c'était pour dire une connerie. Et ça n'irait surement pas en s'améliorant. En fait j'étais moins con quand je faisais attention à tout pour pas m'en prendre une ça évitait les bourdes. Mais je lui donna mon nom aussi, au moins faire preuve de politesse.

-Moi c'est... Jamie...
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Jeu 15 Déc 2011 - 20:06

Enzo. Enzo Ryans. Frère de Derek Ryans. Meilleur ami de Jillian Davis, Sovahnn Lockwood et Elwynn Dawson. Orphelin. Australien. Déraciné. Ex petit ami de Kyle Johnson. Et j'en tremble des pieds à la tête. Mettre des mots là dessus c'est remuer le fer dans la plaie. Un fer chauffé à blanc, tant qu'à faire, sinon c'est pas drôle. Des fois tu te fous dans le crâne que c'est pour la vie et puis il suffit d'un écart pour tout foutre en l'air. Un écart ? En vérité, entre nous deux c'est devenu un gouffre. Je crois qu'on a cru qu'on pourrait le combler mais dans le fond, on était trop différents. C'est plus facile de se dire ça même si ça fonctionne pas du tout. Après tout, c'est ce qu'il doit penser non ? J'ai envie de hurler, de crier au monde entier que le jour où je suis tombé dans ses bras j'ai fait la plus belle connerie de ma vie. Que l'amour ça rend faible, que ça sert à rien, que j'étais mieux sans lui. Sauf que j'en pense pas un mot, et qu'il n'y aura personne pour m'écouter. A qui je peux en parler ? A Jillian ? Elle m'a déjà supporté toute la nuit, et disons que de ce côté là, elle en pâti déjà assez comme ça à cause Derek. A mon frère, justement ? Laissez moi rire ... Hey Derek ! T'as deux petites secondes ? Je sais que je t'a promis de jamais te parler de ça mais tu vois, j'ai des problèmes de cœurs. J'viens de me faire larguer comme une merde, par celui que tu portes tant dans ton cœur, celui qui a perverti ton petit frère et l'a entrainé sur le chemin honteux de l'homosexualité. Aide moi, j'vais pas bien. A Sovahnn ? J'veux pas l'emmerder avec ça. Elle a suffisamment à gérer comme ça de son côté. Je pourrais continuer la liste comme ça, mais la vérité c'est que de toute façon j'ai aucune envie d'en parler. Je préfère ressasser ça dans ma tête jusqu'à en avoir la migraine. Et je sais très bien comment va se terminer cette journée. Ça ne fait que 24h, un peu plus, mais je me connais par cœur. Je vais rentrer au dortoir, je vais attraper son T-shirt et penser à lui jusqu'à ce que Morphée vienne me chercher. Et puis je passerai la nuit à rêver de lui. Demain matin, je vais me réveiller avec un vide atroce au fond de moi et mes doigts enroulé autour de ce vêtement qui lui appartient et qu'il m'a donné la semaine dernière après que je le lui ai demandé. Parce que j'aime avoir son odeur avec moi pour dormir. Parce que je ne suis qu'un gros bébé et que j'y ai tellement cru que je ne me souviens plus comment on fait pour vivre tout seul.

Et puis merde ! Qu'est ce qu'on en a à foutre de tout ça au juste ? Rien, absolument rien. C'est la vie, c'est comme ça. Si ça se trouve, je devrais me réjouir. Je suis célibataire, je peux faire ce que je veux, avec qui je veux, quand je veux. Plus de compte à rendre, à personne. Je peux prendre ce que je veux quand je veux, comme je l'ai déjà fait. Cette grosse claque dans la gueule que je viens de me prendre, c'est peut être le karma après tout. Je le mérite sans doute, parce que j'ai pas toujours été un saint, ça c'est clair. J'ai fait du mal autour de moi, à Charleen, à Tallulah, à d'autres encore. Sans parler de ceux que j'ai fait souffrir que ce soit psychologiquement ou physiquement, par simple plaisir, pendant les mois d'errances que j'ai passé loin de lui, le croyant mort. Le retour de la médaille. J'ai eu le malheur de m'attacher, voilà le résultat. Pour un peu, j'en rirais presque. Je déraille, complètement.

« Oui je sais .... »

Et j'avais oublié que je n'étais pas tout seul. Ce type là doit me prendre pour un cinglé, mais très honnêtement, je m'en contre-balance.

« Évidemment ... »

Quoi évidemment ?

« Moi c'est... Jamie... »

Une hésitation. Une de trop. Je l'ai dis, je déraille. Et je sais pas vraiment pourquoi mais cet enfoiré qui sommeille en moi se réveille. Et il a faim. Il a faim parce que devant lui, il y a ce … Jamie, avec ce regard de petit animal terrifié. Et je sens mon regard sombre se poser sur lui. Pour un peu, je grognerai. Je devrais le retenir, ce grand méchant Loup, mais j'en ai pas envie. Un pas vers lui. Un pas de plus vers une nouvelle connerie. Puis finalement, je m'arrête à nouveau, sans pour autant le lâcher des yeux. Un regard dur. Il doit penser que je le méprise.

« J'suis pas réputé pour mon tact et j'ai tendance à dire les choses un peu trop cash, comme elles me viennent, tu t'en es peut être déjà rendu compte d'ailleurs mais … T'as l'air d'un chien battu. J'veux dire, depuis tout à l'heure tu me regardes comme si j'allais t'en coller une. Je sais que j'ai pas toujours été quelqu'un de bien, et j'le suis surement toujours pas, mais j'vais rien te faire. J'ai aucune raison de m'en prendre à toi. »

Pourtant, ça serait tellement facile. On est seuls, je pourrais faire de toi ce que je veux, personne n'interviendrait pour te sauver. Me défouler, retrouver mes anciens démons, c'est tentant. D'autant plus que … Les proies ça attirent les prédateurs, c'est l'ordre naturel des choses. Et un prédateur choisi toujours l'élément le plus faible, c'est inscrit dans la génétique.

« J'suis pas rancunier. Si j'avais du te faire passer l'envie de recommencer, je l'aurai fait le jour même. Si c'est ça qui te fait peur. C'était rien qu'un baiser, on s'en fout. »

Ouais t'as raison, on s'en fout. J'embrasse les filles. J'embrasse les mecs. J'embrasse tout le monde. J'embrasse plus personne surtout, et il me reste mes yeux noisettes pour pleurer et mon chat pour combler mon manque d'affection. Dans la mesure du raisonnable, parce que j'vous vois venir les pervers là. Non, j'suis toujours pas zoophile et pas en manque au point de le devenir.
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Dim 1 Jan 2012 - 14:22

Le regard baissé sur lune qui était encore couchée sur mes genoux, le nombre de phrases prononcées qui se comptaient sur les doigts d'une main, oui Enzo avait de quoi me dire de pas prendre un air de chien battu. Il me regardait bizarrement, et il ne semblait pas m'aimer beaucoup, dommage, moi je le trouvais sympa et il me plaisait pas mal. Je me contracta légèrement quand il me parla, comme pour me préparer à être frappé. Histoire de l'habitude. Lune n'était pas contente, je l'avais dérangé et en plus j'avais cessé de la caresser. Elle me planta légèrement les griffes à travers mon jean ce qui m'arracha une petite grimace de douleur. Elle finit par retrouver les jambes de son maître et se colla contre lui en passant entre ses jambes alors qu'il me racontait qu'il ne m'en voulait pas pour mon écart de conduite. Il n'était pas rancunier qu'il me disait, je levais les yeux vers lui et l'observais en posant mon regard dans le sien. Il était beau, c'était rien de le dire d'ailleurs, mais quelque chose en lui m'attirait encore plus que son physique attirant. Il semblait triste lui aussi, du moins il semblait pas très joyeux quand je le voyais même dans les couloirs. Jamais je ne l'avais vu sourire, il semblait toujours triste, seul, et j'avais envie de savoir pourquoi. J'avais envie d'essayer de me rapprocher de lui. Il ne semblait pas méchant, bien qu'il n'avait aucun tact en effet mais ça je m'en moquais. Je fis simplement oui de la tête, signifiant que j'avais compris qu'il ne me ferait aucun mal, mais de toute façon ça restait dans mon caractère. La soumission la plus totale pour éviter de prendre encore plus que de la normale. J'attendais qu'il s'approche de moi pour me relever, je voulais caresser Lune et le reprendre dans mes bras mais elle me fit le dos rond et fila dans les jambes d'Enzo, là où je n'oserais pas la chercher, moi à cette hauteur là de lui, il risquait de mal le prendre. Je laissa donc tomber l'idée de récupérer le chat et me concentra à nouveau sur son maître. Mais machinalement je regardais l'une de ses mains, j'avais envie de la prendre dans la mienne et de lui toucher le visage, être câlin avec lui, passer mes bras derrière sa nuque et me coller contre lui, la tête sur son épaule. De ce que je savais il n'était pas beaucoup plus vieux que moi, pourtant il était bien plus robuste et ça me plaisait. Je finis par passer à la parole.

-Enzo? Pourquoi... pourquoi t'as toujours l'air aussi triste? Je veux dire que je t'ai vu plusieurs fois dans les couloirs.... par hasard... et jamais je t'ai vu... avec quelqu'un, t'es toujours seul et t'as l'air... assez triste d'habitude.

Je me sentais un peu mal, petit à petit je dévoilais que je l'observais assez souvent. On ne peut pas vraiment dire qu'il m’obsédait mais il me plaisait beaucoup et j'avais envie de le connaitre un peu plus pour comprendre comment il fonctionnait, bon ok oui y'a des moments où il m'obsédait c'est vrai. Mais je pensais pas à lui non stop. Mais disons que j'aurais aimé pouvoir reproduire mon expérience, mais avec son accord cette fois. Cette fois il était plus proche de moi, et on parlait, on avait une discutions, assez étrange certes mais une discutions quand même. Et j'avais le coeur qui battait la chamade. J'avais un peu peur aussi qu'il comprenne qu'il ne me laissait pas tout à fait indifférent et qu'il s'en aille. Je le regardais droit dans les yeux, le regard triste et mal assuré, mon regard habituel quoi. J'aimerais qu'il sache qu'il pouvait se confier à moi, de toute façon à qui j'irais raconter ses secrets? Personne ne me parlait vraiment, il y avait bien Billy oui mais c'était encore différent. De toute façon je n'irais pas raconter les secrets d'Enzo, au contraire si j'avais envie qu'il m'apprécie je devais faire tout ce que je pouvais pour le mettre en confiance.

-Tu sais... je peux tout entendre, et... et je ne dévoilerais jamais rien je te le promets.
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Dim 1 Jan 2012 - 17:55

Pourquoi je fais ça ? Pourquoi je m’enerve sur lui alors qu’il n’a rien fait d’autre que d’être gentil et agréable depuis qu’il est là. Ok le jour où il m’a pris par surprise et qu’il m’a embrassé au milieu du couloirs, j’aurais peut être pas pensé de la même façon mais y a prescription. Personne ne m’a jamais emmerdé avec ça et le premier qui aurait osé de toute façon il aurait sans doute passé un sale quart d’heure. Mais aujourd’hui, je me sens dépassé, et totalement ridicule, alors d’un ordre implicite et intérieur, je renvoie le Loup se coucher même s’il meurt d’envie de détruire ce petit être qui semble si faible et qui baisse les yeux au moindre regard un peu trop insistant. Peut être que je devrais me sentir mal à l’aise près de lui mais ça n’est pas le cas. Je l’ai dit, c’est du passé et ça ne m’a jamais empêché de dormir. Cela dit, le voir se recroquevillé comme ça sur lui-même dès que je m’approche trop près ou que je dis un mot de trop, ça me perturbe. Même si pendant quelques mois j’ai fait n’importe quoi, et même si je peux avoir des réactions violentes, je suis pas du genre à me battre avec le premier qui me regardera de travers et surtout, je ne m’en prends jamais aux plus petit que moi, ou aux plus jeunes. Disons, à ceux qui donnent l’impression de ne pas pouvoir se défendre. C’est exactement ce qu’il m’inspire, alors ça me fait chier qu’il me voit comme un tortionnaire parce que depuis quelques jours, je ne supporte plus de voir la peur des autres dans leurs yeux ou leur comportement quand ils sont face à moi. Depuis que j’ai surpris Jill et Kyle dans la remise il y a tout juste un peu plus d’une semaine en vérité. Ça m’a cindé le cœur en deux de comprendre qu’ils avaient peur que je m’en prenne physiquement à eux. Comment ils ont pu penser une chose pareille ? Jamais je n’ai levé la main sur aucun d’entre eux et pourtant des disputes on en a eu. Mais depuis hier c’est encore pire. Jamie n’est pas mon ami, mais le fait est qu’il n’est visiblement pas de ce genre de personne que je ne supporte pas, les mecs ou les nanas un peu trop sur d’eux que je prends toujours un plaisir malsain à faire descendre de leur pied d’estale.
Ça ne me soulagera pas de m’en prendre à lui, et je crois qu’il n’a pas besoin de ça. Il a le comportement typique de quelque un qui a l’habitude de se faire taper dessus. Une victime, et je ne supporte pas ça. Je ne supporte pas qu’on s’en prenne à quelque un d’apparence sans défense. J’étais pas comme ça quand j’ai débarqué, mais le jour où j’ai trouvé Kyle entrain de se faire tabasser par ces deux crétins de Serpentard, je n’ai pourtant pas fait demi-tour. Je dois bien avouer que ça m’a traversé l’esprit, mais il m’avait sauvé la vie et je me sentais redevable. Dans le fond je me disais qu’on serait quitte et qu’il laisserait tomber, qu’il m’oublierai, sauf qu’après ça je suis resté, j’ai même engagé la conversation, sans trop savoir pourquoi. Résultat, il m’a embrassé et mon petit monde s’est écroulé. Depuis ce jour, tout va de travers. C’était le 14 février, et ça, je ne suis pas prêt de l’oublier. C’était son anniversaire …

Les yeux perdu dans le vague, c’est le contact de Lune sur mes jambes qui m’a ramené sur terre et quand j’ai croisé le regard de Jamie, j’ai froncé les sourcils, intrigué. C’est comme s’il me détaillait et je me suis senti soudain plus vraiment à l’aise. Parce qu’on ne regarde pas une personne de cette manière si on ne pense pas à certaines choses en particulier, parce que moi-même j’ai regardé une personne a peu de chose près de la même façon, avec une sorte de tendresse dans le fond des yeux, et très franchement, j’espère que je me trompe. J’allais me détourner et retrouver le rebord pour fuir cette situation un peu étrange quand il a finalement brisé le silence.

« Enzo? Pourquoi... pourquoi t'as toujours l'air aussi triste? Je veux dire que je t'ai vu plusieurs fois dans les couloirs.... par hasard... et jamais je t'ai vu... avec quelqu'un, t'es toujours seul et t'as l'air... assez triste d'habitude. »

J’ai reçu comme un violent coup de poignard dans l’estomac, le souffle coupé, la bouche ouverte mais aucun son ne voulant en sortir, je le dévisageais à mon tour, complètement déstabilisé. Triste. Seul. Et pourquoi ce type que je ne connais pas me sort ça comme ça, de but en blanc ? Ca n’aurait pas du me toucher, sauf que ça l’a fait, parce qu’il a tapé dans le mile et que je n’aime pas me sentir mis à nu de cette façon (Max pas de commentaire s’il te plaît, je te connais !) Je n’aime pas qu’on m’observe, qu’on m’analyse. Et si j’arrive à cacher certains de mes états d’âmes à mes amis et ma famille, ça n’est pas pour qu’un type que je ne côtoie même pas s’en rendre compte. En vérité, pour qui sait observer, c’est plutôt flagrant je pense. C’est vrai que quand je suis seul, je baisse un peu ma garde, je me relâche, je ne passe pas mon temps à essayer de convaincre le monde par un sourire que tout va bien. C’est vrai que je ne suis pas une personne très abordable mais c’est un choix. Et c’est vrai aussi que tout ce que je prend la peine de garder pour moi ressort sur mes trais quand je ne ressens pas le besoin de me cacher. J’ai toujours été habitué à ce qu’on ne me remarque pas, mais depuis que j’ai débarqué ici, ou peut être quelques temps après, tout ça a changé. On m’observe, on me montre parfois du doigt, et ça me déstabilise même si je n’en montre rien. C’est le truc de mon frère ça, d’être le beau gosse qui fait son beau, et même si ça m’arrive parfois, pour déconner ou j’en sais trop rien, ça n’est pas moi. Je n’arrive pas à concevoir qu’on puisse me trouver de l’intérêt. C’est plus fort que moi. Même si j’ai l’air du type sur de lui, c’est pas le cas. Je sais juste très bien le cacher et faire croire au monde entier que je suis quelque un d’autre.

« Tu sais... je peux tout entendre, et... et je ne dévoilerais jamais rien je te le promets. »
« Même sous la torture ? »

Réflexe débile, du moi tout craché. Des mots qui sortent d’eux même pour essayer de me sortir d’une situation que je ne contrôle plus. Et Merlin sait à quel point je n’aime pas perdre le contrôle. Son attention, bien qu’elle me fasse perdre mes moyens, me touche. J’ai un cœur, faut pas croire. Oui c’est vrai ça me touche et lentement je me détends mais ça n’est pas pour autant que je vais me confier comme ça à un inconnu. Je ne me vois pas lui dire tout le bordel qu’a pu être ma vie ces dernier temps. Non, c’est impensable.

« Je … Je suis pas … Je suis pas triste, j’suis juste fatigué et la foule c’est pas mon truc c’est pour ça que je suis souvent tout seul, parce que j’suis plus à l’aise comme ça, ou en petit comité. J’ai pas énormément d’ami c’est vrai mais le peu que j’ai, je pourrais mourir pour eux. »

Et je déteste laisser tomber ma carapace alors fais gaffe que ma mauvaise foi revienne d’un coup. Et si je jette l’éponge, fais gaffe à pas te la prendre dans la gueule. Je crois qu’il n’y a pas plus instable et lunatique que moi. Et comme souvent dans ce genre de moment, il faut que je m’occupe, que je fasse quelque chose de moi. Je me suis donc penché et j’ai attrapé Lune qui était assise à mes pieds, le cul sur une de mes Van’s, comme souvent Rolling Eyes Elle n’a pas protesté et à l’instant même ou je l’ai posé contre mon torse, sa petite tête s’est calé dans mon cou et elle a ronronné tout en me faisant des câlins de chat. J’ai fermé les yeux un instant puis finalement je suis retourné m’asseoir à côté du Serdaigle, gardant tout de même une certaine distance, plus à cause de mon instinct de sauvage que par crainte ou méfiance.

Et bien sur que si je suis triste. Quand il n'est pas là c'est difficile de faire autrement, et quand je suis seul, ça remonte, tout le temps. Que ça soit son absence qui me pèse ou bien le manque de mes parents. Le fait que je ne contrôle plus ma vie depuis que j'ai été mordu. Tout un tas de chose, qui m'épuisent, inlassablement.

« C’est vrai, j’ai souvent l’air triste ? Je pensais pas que ça se voyait autant. En vérité, je pensais pas que les gens faisaient suffisamment attention à moi pour le remarquer. J’aime pas me sentir observé, ou être au centre de l’attention. Mais de toute façon je ne suis sûrement pas plus à plaindre que la moitié des gens qui vivent ici. J’ai des problèmes, c’est vrai, mais comme tout le monde. Comme toi. J’veux dire, toi aussi t’as l’air triste, et même si je te connais pas et que je suis sans doute un peu trop dans ma bulle et que je ne fais pas trop attention à ce qu’il se passe à l’extérieur, je pense pas que tu sois trop entouré non plus. »

T’as pas l’attitude du mec rassuré par la présence de proches susceptibles de pouvoir rassurer en cas de besoin. Je sais ce que c’est parce que j’ai longtemps été seul, vraiment seul, et j’arrivai à me persuader que c’était un choix. Ça l’était, simplement c’était stupide parce que j’étais malheureux mais je m’efforçais de garder les autres à distance parce que, je l’ai compris plus tard, j’avais trop peur de souffrir en m’attachant. Résultat j’aurai peut être mieux fait de m’y tenir mais c’est pas la question.

« Jamie … Je sais pas si t’espère ou tu attends quelque chose de moi mais, si c’est le cas, tu devrais pas. »

Mon ton est calme, ma voix n’a plus rien d’agressive. Assis, je ne suis plus en mesure de le regarder de haut ou presque. En théorie je ne suis plus un danger, enfin, je n’en ai plus l’air. Et cette dernière phrase, je ne sais pas trop quoi en penser mais j’espère vraiment me tromper parce que si ça n’est pas le cas, il va souffrir, par ma faute, et j’en ai assez de faire souffrir les gens qui ne le méritent pas. Parce que je me suis déjà retrouvé dans cette situation un an auparavant, sauf que cette fois, je sais pertinemment que ça ne prendra pas le même tournant. Mais je dois me tromper, même si ...
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Dim 1 Jan 2012 - 23:12

J'avais du faire des dégâts avec ma question idiote, Enzo avait mit un moment avant de me répondre et il semblait l'avoir prit en plein coeur. Je le regardais faire de mes petits yeux tristes. J'allais m'excuser et lui dire qu'il n'était pas obligé de me répondre quand il prit la parole. Il chercha à s'expliquer mais il avait beau dire, j'avais remarqué que tout n'allait pas bien, j'ignorais la vie de ce garçon mais je sentais que ça ne devait pas être toujours rose. Il transpirait la tristesse au moins autant que moi. Est-ce qu'il croyait vraiment que personne ne s'en rendait compte? Peut être aussi que personne ne s'en occupait et que je m'en était rendu compte seulement parce qu'il m'avait tapé dans l'oeil et que du coup quand je le croisais dans les couloirs j'aimais l'observer en cachette? Peut importe, il ne se confia pas vraiment ça je m'en doutais mais il finit par confirmer mes dires, relançant d'ailleurs mon accusation à son envoyeur. Non moi non plus je n'étais pas heureux, mais de toute façon qui l'était ici? Quelques fois je m'imaginais que même les superieurs, bien qu'ils contrôlaient tout et tout le monde ici, eux même n'étaient pas heureux. Enzo revint s'asseoir à coté de moi, augmentant ainsi inconsciemment mon rythme cardiaque et mon envie d'avoir un contact physique avec lui. Lune était logée dans son cou et poussait des ronronnements tellement forts que j'arrivais à les entendre dans le silence de la pièce. J'esquissais un sourire, cette scène était vraiment mignonne, et je compris que cette peluche blanche était vraiment très importante pour le jeune gryffondor. Je ne sais pas peut être qu'elle lui venait d'un parent qu'il aimait particulièrement ou qu'elle était reliée à autre chose mais je sentais qu'Enzo serait perdu sans son chat. Moi perspicace? Parfois ouais, quand je veux, quand on me laisse le temps de réfléchir surtout et qu'on me tape pas dessus pour me faire avancer plus vite. À cet instant il me semblait impossible d'imaginer Enzo autrement que ce garçon en face de moi, doux et secret, mais qui semblait incapable de faire du mal à qui que ce soit. Après tout mon baiser aurait pu lui attirer des ennuis et pourtant il ne m'en tenait pas rigueur, peut être parce que justement lui ne c'est pas laissé faire contrairement à moi si on l'avait ennuyé à cause de ça ou alors peut être aussi qu'on ne s'est même pas occupé de lui. Il semblait plus sûr de lui, plus résistant au monde extérieur, j'en vins à vouloir absolument prendre la place de Lune dans ses bras et me coller contre lui de la même manière, j'imaginais à quel point on pouvait se sentir protégé dans ses bras. Malheureusement Enzo mit fin à mes pensées d'une manière assez violente pour moi. Pas dans sa façon de le faire mais plutôt dans le contenu de ses dires. Il me confia que je ne devais rien attendre de lui, que si je cherchais à obtenir quelque chose de lui cela serait peine perdue. Ma voix se brisa, trahissant ma déception. Je m'aperçus à ce moment là que je regardais encore sa main avec cette furieuse envie de l'attraper et de la garder dans la mienne. J'avais envie de ce contact, un peu avec tout le monde oui, comme beaucoup je cherchais quelqu'un qui puisse m'aimer, mais Enzo occupait beaucoup de place dans mes fantasmes amoureux, et ce depuis avant notre baiser. Je ne l'avais pas choisis lui pour rien, ce n'était pas au hasard. Je releva les yeux et chercha à dissimuler mon désarroi.

-Non... non je... je n'attend rien... déjà je pensais que tu allais avoir envie de me frapper alors .... non c'est... ça va...
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Lun 2 Jan 2012 - 0:06

Une question qui peut paraître incongru, c'est vrai, et j'ai toujours l'impression d'être un horrible ventard quand j'en viens à de telle interrogations, mais … Ses regards, et puis j'veux dire, il m'a quand même embrassé et m'a dit texto que je lui avais plus. C'est peut être plus le cas aujourd'hui, et très franchement ça m'arrangerait parce que je suis pas tout à fait à l'aise avec ça mais j'en sais rien, y a un truc dans son attitude qui me dérange. J'ai peut être été trop cash, mais je pense qu'il fallait mettre les choses au clair même je me fais des fausses idées. Avec une fille, peut être que ça aurait été différent, quoi que ça dépend de la fille en fait et de son comportement, mais un garçon … Je sais pas, quelque part je peux m'identifier à lui même si je ne l'ai pas vécu dans ce sens là. C'est Kyle qui est venu me chercher, qui a insisté de façon sournoise jusqu'à ce que je tombe amoureux de lui. Avant ça, jamais mes yeux n'avait trainé sur un autre type et c'est toujours le cas. Il a été mon exception, et même s'il levait les yeux au ciel quand je disais ça, c'était pourtant la vérité. Et si j'ai mis autant de temps à me décoincer c'est bien qu'il y a une raison. On devient pas gay comme ça du jour au lendemain. D'ailleurs, y a qu'à voir comment je me comporte avec les filles, ou me comportait plutôt. Disons que j'y ai rarement été par quatre chemins. Avec Kyle … Bordel c'était laborieux. Il me foutait la trouille. Avec une fille, ça aurait été vite réglé, avec lui, un an après notre rencontre, toujours pas. C'est pas faute d'avoir essayé pourtant mais il a fallut que cet abruti de Supérieur débarque. De toute façon maintenant ça n'a plus la moindre importance et non je n'envisage pas de coucher avec des mecs ou de faire quoi que ce soit d'ailleurs, parce que sans sentiments pour moi c'est pas possible.

Pourtant, quand je l'ai vu se fermer suite à mes mots, j'ai compris que j'avais sans doute été trop brutal même si j'y avais mis les formes. Qu'est ce que j'aurai pu faire d'autre ? Laisser planer le doute au risque qu'il se fasse des illusions si jamais mes interrogations étaient fondés ? Non. Bien sur que non. Avec une fille, oui, je l'ai déjà fait et j'en suis pas spécialement fier mais certaines franchement … Mais avec lui, non. Il a l'air suffisamment fragile et paumé comme ça.

« Non... non je... je n'attend rien... déjà je pensais que tu allais avoir envie de me frapper alors .... non c'est... ça va... »
« Si tu l'dis. »

Pardonne moi mais je suis pas franchement convaincu. Et arrêtes avec ça ! Je sais que j'ai l'air d'une brute avec ma carrure de déménageur m'enfin quand même. Quand on me connait, j'peux être aussi doux qu'un agneau. Enfin, je ne peux pas t'en vouloir de ne pas me connaître, on peut pas dire que je sois super abordable comme garçon.

« J'te promets que j'te ferais pas de mal, pas physiquement en tout cas. Pour le reste ça ne dépend pas que de moi. »

Traduction, si tu te fais des films, j'y peux pas grand chose. J'ai pas joué avec toi, j'ai été clair, net et précis et surtout j'ai jamais rien fait pour attirer ton regard, enfin je crois pas en tout cas. Bon et ça c'est encore une promesse que je suis pas certain de pouvoir tenir parce que sous l'emprise d'une Lune ... Peu importe. On va pas commencer à jouer avec ma double nature.

« Je sais pas qui te traumatise à ce point là, je sais pas pourquoi, mais faut plus que tu baisses les yeux comme ça. Je sais que c'est plus simple à dire qu'à faire mais, même si physiquement t'auras pas le dessus, y a d'autres moyens. Si j'te dis que la plus part du temps j'ai pas besoin de me battre pour me sortir d'une merde, tu m'crois ? »

Bon ok, on a pas le même physique mais j'ai pas toujours été comme ça. J'ai fait une énorme poussée de croissance ces deux dernières années, et surtout depuis un an, mais avant ça, j'étais pas spécialement grand, ni spécialement baraqué. Et mon frère me foutait la trouille alors qu'aujourd'hui je suis bien plus grand et costaud que lui. Ça l'énerve d'ailleurs. Moi ça m'amuse. Je pense avoir pris ma revanche sur toutes ses années où il m'a pourrit la vie. Moi aussi j'ai vécu la persécution, puis un jour j'en ai eu marre et j'ai dit merde. Je sais que la nature m'a permis de le faire et qu'on a pas tous cette « chance » là – Tu parles d'une chance d'être un monstre – mais parfois faut se donner des coups de pieds au cul. Et c'est moi qui dit ça Rolling Eyes On va dire qu'à force d'en prendre plein la gueule je me suis endurcit, ça c'est certain.

« J'veux dire, j'peux être très efficace avec mes mots, mais sans parler de ça, t'as toujours la magie. Je sais pas si t'es doué mais, y a toujours moyen de s'améliorer. Personnellement c'est pas mon truc donc je pourrais pas t'aider pour ça, mais en travaillant plus dur, en te fixant des objectifs, tu peux réussir à leur faire comprendre que t'es pas un punshing ball. Enfin j'sais pas, c'est mon point de vue. Après je connais pas ta vie alors j'peux pas juger. C'est peut être simplement dans ta nature d'être comme ça, mais dis toi qu'une telle marque de soumission, ça attire les prédateurs, c'est comme l'odeur ou le goût du sang. »

Je t'autorise à me prendre pour un cinglé si tu veux. Dans deux secondes je sors un steak cru et je le bouffe sur place.

« C'est parce que tu préfères les garçons ? »


Que tu te fais harceler ? Non parce que tu l'as pas dit ouvertement mais pour avoir de telles réactions c'est forcément qu'il y a un problème quelque part et qu'on s'en prend à toi. Et j'te l'ai dit, le tact et moi ça fait 15, alors désolé si c'est un peu cash.
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Sam 4 Fév 2012 - 14:27

J'étais toujours là, assis à coté d'Enzo, les lèvres brûlantes à désirer l'embrasser à nouveau. Mais il m'avait dit de ne pas me faire d'idées alors je devais respecter son choix. Bah ouais mais ta vu ta gueule? Un gars comme toi c'est le rêve. Au final je pense que je cherchais surtout un réconfort vers lui plus qu'un amour possible, même si je rêvais de ressentir ses lèvres une nouvelle fois. Après tout c'était le premier garçon que j'avais embrassé, et je crois me souvenir que j'y avais mis tout mon coeur. Bah oui il était plaisant Enzo. Je l'écoutais parler, me donner des conseils, de bons conseils même si je n'oserais jamais les appliquer j'avais trop peur des représailles par la suite. Puis Enzo fit une remarque, une simple question. Je rougis, j'avais jamais encore été mis face à mon homosexualité comme ça, on me tapait dessus avec cette excuse mais jamais on ne m'avait vraiment demandé franchement si c'était vraiment ce qui me créait tant de problème. Je mis un petit moment avant de répondre mais finalement je doutais que mon homosexualité soit la cause de tout ça.

-Je sais pas... oui peut être au début... mais maintenant ils se sont rendu compte que je disais rien quand on me frappait alors ils prennent ça pour excuse et se défoulent sur moi.

Instinctivement je croisais mes bras, touchant par la même occasion les bleus que j'avais sur mes membres supérieurs. Ils me faisaient mal, et je me remis à pleurnicher. Non pas parce que j'avais mal mais parce que j'étais à bout psychologiquement parlant. Je me resserrais contre le mur contre lequel j'étais assis, doutant qu'Enzo soit du genre à accepter que je me colle à lui. Et laissais couler quelques larmes. J'avais l'air bien bête à pleurer tout le temps comme ça, certains avaient des capacités hors norme en tant que sorcier, la ligilimencie ou être animagus, moi je devais surtout avoir des canaux lacrymaux sur-développés. J'avais 16 ans, les hormones qui me travaillaient, et j'étais toujours brimé pour oser être ce que j'étais.

-j'en ai marre. J'ai envie de résister mais je peux pas j'ai trop peur. Si je fais quelque chose ils tapent plus fort encore. J'ai plus envie d'avoir mal j'en ai marre. Pourquoi ils s'attaquent tous a moi même les élèves.... même mon père.

C'était dit, Enzo était le seul à qui j'ai osé le dire. Mon père me battait aussi. Depuis que j'étais tout jeune. Mon père m'avait toujours détester d'avoir des dons et de ne pas être assez fort pour les utiliser, et de ne pas correspondre au fils qu'il aurait aimé avoir, quelqu'un de beau, de fort, de sportif. J'étais tout l'inverse. J’espérais qu'il n'apprendrait jamais que j'aimais les garçon sinon il me tuerait de ses propres mains. J'avais peur de ça, qu'un jour une de ces attaques finisse par avoir ma peau. J'aimais la vie malgré tout, j'avais peur de mourir.
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Sam 4 Fév 2012 - 15:43

J'ai foncé dans le tas, comme souvent, parce que la finesse je sais pas faire. Lui demander cash si on lui tapait dessus parce qu'il aimait les garçons, c'était en quelque sorte lui demander d'exprimer les choses clairement. La blague, c'est bien à moi de lui poser ce genre de questions ... Retourne la moi qu'on rigole un peu. J'aurai été comme un con, seulement moi on me tape pas dessus, et vaut mieux pas. Celui qui s'y risque s'expose à souffrir et pour un peu que je sois mal luné ... Enfin bref, non c'est certain que j'aurai été comme un con si la question émanait de lui. Qu'est ce que j'aurai pu répondre ? Je n'aime pas les garçons, j'aime un garçon. Est ce que c'est différent ? Est ce que ça ne l'est pas ? J'en sais trop rien à vrai dire. Est ce qu'il faut absolument se définir ? Et est ce qu'on doit obligatoirement être susceptible d'être attiré par un autre garçon si on l'est pour un ? C'est compliqué tout ça, mais tout ce que je vois c'est que cette raison n'est pas valable pour s'en prendre à quelqu'un. Je me demande si Kyle a souffert à cause de ça. Il s'assume, complètement, et même s'il ne s'affiche pas ouvertement, il ne renie pas ce qu'il est, il ne s'en cache pas en tout cas. Enfin c'est plutôt difficile à dire étant donné que depuis que je le connais on a toujours du se planquer, tout le temps, et de tout le monde. Pas facile d'avoir une histoire qui tient la route quand tu frôle la mort dès que t'as le malheur de tomber amoureux. De toute façon, les réponses à mes questions je ne les aurai jamais. Parce que oui, j'aime un garçon, mais ce garçon ne veut plus de moi. Alors qu'est ce que ça change tout le reste dans le fond ?

On s'en fout, de toute façon, parce qu'on parle de Jamie là, et que Jamie n'est pas Kyle. Jamie, lui, il rougit, et il est mal à l'aise. Ma question le met mal à l'aise, mais pourtant il ne se défile pas et me réponds, et je dois dire que pour ça je l'admire. Je ne sais pas si j'en aurai eu le courage, surtout avec un inconnu. Il parait que c'est parfois plus simple de se confier à des personnes qu'on ne connait pas, et c'est vrai, je l'ai déjà fait moi même mais ... Tout ce que je vois c'est qu'il en a gros sur le coeur en tout cas, et ça me rend malade de voir qu'on s'en prend à une personne comme lui même si fut un temps j'aurai été le premier à lui mettre la tête dans les chiottes probablement. Quoi que, pas pour les raisons qui ont poussé les autres à s'en prendre à lui en tout cas, ça je pense que ça m'aurait paralysé, ça m'aurait empêché de déconner avec lui. Oui je crois que ça l'aurait en quelques sorte protégé. Peu importe.

« Je sais pas... oui peut être au début... mais maintenant ils se sont rendu compte que je disais rien quand on me frappait alors ils prennent ça pour excuse et se défoulent sur moi. »
« C'est nul. »

Merci pour cette intervention, Enzo.

Me dis pas que tu ... Ah nan ! Jamie, merde ... Je fais quoi moi là ? Oui ça c'est le genre de moments où tu te sens très con parce que tu ne sais pas quoi faire. En tout cas, moi, je ne sais pas quoi faire. Il pleure, et il a toutes les raisons de le faire, c'est pas un reproche, pas du tout, c'est juste que, je ne me sens pas trop à l'aise avec ça. Faut pas croire, je suis un grand sensible et j'ai de la peine pour lui mais je vais quand même pas le prendre dans mes bras et lui faire un câlin pour le consoler.

« j'en ai marre. J'ai envie de résister mais je peux pas j'ai trop peur. Si je fais quelque chose ils tapent plus fort encore. J'ai plus envie d'avoir mal j'en ai marre. Pourquoi ils s'attaquent tous a moi même les élèves.... même mon père. »

Coup dur. Même si je ne peux pas me mettre à sa place, je peux imaginer. Il doit se sentir atrocement seul et abandonné de tous. Et très honnêtement, j'ai beau tourner le problème dans tous les sens je ne trouve pas de solution. Si je m'en mêle, ça ne fera qu'empirer les choses puisqu'il lui taperont dessus encore un peu plus fort quand j'aurai le dos tourner. Quant à son père, être traité comme ça par sa propre famille, ça doit être dur. Derek m'a pourri la vie pendant un sacré paquet d'années, mais jamais notre père n'a levé la main sur aucun d'entre nous.

« J'suis désolé. »

Je ne vois pas ce que je peux faire de plus.

« Dis toi qu'au moins ici t'es débarrassé de ton père. Évidement, t'as les autres qui s'en mêlent mais bon ... L'être humain est con. Dès qu'il sent la moindre faille, ou marque de faiblesse, il appuie où ça fait mal. A part te défendre et leur dire merde, je vois pas bien ce que tu peux faire. Tu vas pas te cacher toute ta vie. »

Et puis merde.

J'ai tendu le bras, lâchant ainsi Lune qui a râlé et m'a planté ses griffes dans la cuisse me laissant échapper un petit cri de douleur. Je lui ai lâché un regard noir, elle a tourné la tête. Saloperie, mais je t'aime quand même. Bref, j'ai posé ma main sur l'épaule de Jamie, dans un geste calme. C'est rien ça, il va pas se faire de film pour une main sur une épaule et si ça peut le réconforter un peu. Au pire, il trouvera que j'ai les mains chaudes et c'est tout. Je sais qu'une présence physique c'est toujours important dans ces moments là alors si je peux aider un peu.

« Faut que tu t'endurcisse Jamie, t'as pas le choix. Mais en attendant ... Craque, si t'en a besoin. J'te jugerai pas. Je serai d'ailleurs bien mal placé pour le faire. Ça arrive à tout le monde de pleurer, même aux gros durs, faut pas croire. »

Non, vraiment, faut pas croire.
Et oui je me considère comme un gros dur, c'est en tout cas comme ça que pas mal de monde me voit et ça me va très bien. J'aime pas qu'on pointe du doigts mes faiblesses, même si comme tout le monde j'en ai, et un sacré paquet d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Mar 7 Fév 2012 - 15:17

J'étais étonné, bien qu'un peu plus heureux du geste d'Enzo même si ce n'était pas grand chose ça semblait déjà énorme venant de lui et ça me touchait d'autant plus. Il m'autorisa à craquer, au début je voulais me retenir, je ne voulais pas passer pour un pleurnichard devant lui. Je tremblais presque tellement je me retenais, et puis finalement je suivis son conseil et me laissa aller. Mes yeux déversèrent un torrent de larme, tout ce que je retenais depuis ces quelques semaines se déversait enfin tout seul. Je passais en revue toute mes peines et mes frustrations pour en éliminer le plus, être seul, aimer un homme qui ne m'aimera pas car j'en suis un aussi, être là avec Enzo et ne même pas oser m'approcher plus de lui, se sentir mal aimé par tous, ma famille comme les étudiants de Poudlard. Je restais là à pleurer, je vis Lune me regarder comme si elle se demandait ce qui m'arrivait puis s'en aller comme pour signaler que ce n'était pas son problème à elle. Même le chat en avait rien a foutre de mon cas. Mais Enzo lui était là, sa présence physique me faisait du bien. Et même si j'aurais aimé lui sauter dans les bras pour pleurer contre lui je ne bougeais pas d'un centimètre de peur qu'il interprète mal mon geste et me repousse finalement. Je ne le supporterais pas. Mais finalement je me décidais à bouger un peu, je me colla légèrement contre Enzo mais en lui tournant un peu le dos, ça faisait moins "j'te saute dessus" et ça me permettait d'avoir un contact qui me semblait à la fois protecteur et rassurant. Je continuais à pleurer mais de manière plus silencieuse. Je reprenais ma respiration de moins en moins bruyamment et mes hoquet étaient de plus en plus difficile à distinguer, l'orage était passé. Machinalement j'attrapais le bas du T-shirt d'Enzo et le serra un peu dans mon poing comme pour lui demander de ne pas m'abandonner ici. Parait que je suis une larve, bah ouais. Je reposais un peu ma tête contre l'épaule d'Enzo, oui je prend mes aises un peu et alors je l'ai pas violé que je sache? Toute façon si j'essayerais ça finirait mal pour moi vu comment il est fait contrairement à moi. Je sanglotais toujours un peu mais ça se calmait. J'en profitais pour lâcher le t-shirt d'Enzo, bah du coup il est un peu froissé là où je l'ai chopé.

-Merci Enzo...

Merci de quoi? Bah d'être là, de pas me repousser, de me servir d'épaule sur laquelle chouiner en paix, y'a plein de truc pour lequel je dois te remercier. Mais là ça me coûterais trop de les énumérer. Je restais donc là, un peu contre Enzo, le temps de me calmer pour de bon. Seigneur pourquoi il ne voudrait pas de moi? Moi j'aurais trop envie de lui, mais avec la chance que j'ai il doit pas aimer les garçons. Par respect je préférais ne pas poser la question comme ça, je préférais ne pas la poser du tout. Enzo ça devait être le genre de garçon qui peut avoir tout le monde mais qui n'en choisis qu'un, ou qu'une plutôt. Pourtant j'aurais aimer trouver grâce à ses yeux, mais j'avais l'impression que dans un sens c'était fait vu qu'il m'avait un peu supporté pendant ma crise de larmes. Pas au point que j'aurais aimé mais déjà pas mal je pense. Je me mis quand même un peu plus loin et m'assis à coté de lui, supprimant son contact qui m'était si cher. Je baissa la tête, plein de honte et remis sur le plateau quelque chose qui me tenait à coeur.

-Enzo? Pardon de t'avoir embrassé comme ça sans ton consentement, c'était pas respectueux pour toi je le sais... mais en même temps à ce moment là j'avais tellement envie qu'un garçon comme toi... ou toi... me dise oui que j'ai pas voulu me faire refouler si je venais te parler... et... et j'aimerais bien que ça arrive encore une fois...

Pas de te violer un bisous hein... bah quoi j'appelle ça comme je veux merde... mais que je ressente tes lèvres sur les miennes. Je me souviens que même si j'avais peur que tu m'en mette une j'avais adoré avec son gout dans ma bouche... hola c'est un peu tendancieux comme truc. Enfin bref tout ça pour dire que j'aimerais t'embrasser encore. Marrant comme ça m'a tout de suite remit une larme à l'oeil de dire ça.

-Mais c'est pas pour ça que je referais ce que j'ai fais la dernière fois... je te le promets.
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Mar 7 Fév 2012 - 22:04

Qu’est ce que j’aurai du faire ? L’abandonner là, comme tout le monde ? Le laisser crever dans sa détresse ? En d’autre temps je l’aurai peut être fait, mais pas aujourd’hui. Pas avec lui. Pourquoi ? J’en sais rien. Sans doute qu’une partie de moi peut le comprendre, j’imagine. Moi aussi on m’a rejeté pendant longtemps, enfin mon frère m’a rejeté mais à mes yeux c’était comme si la terre entière ne voulait pas de moi. Moi aussi je me sens abandonné, même si je ne le suis pas mais au risque de me répéter, un seul être vous manque et … Enfin tout le monde connaît la suite.

J’ai envie de foutre le camp, mais quelque chose m’en empêche. Quoi ? Ma conscience, sans doute. J’ai envie de foutre le camp parce que la situation devient vraiment étrange et très honnêtement je ne sais pas comment la gérer. Vous m’avez bien regardé ? J’arrive même pas à me gérer moi, alors les autres … Ca sonne faux quand je me la joue donneur de conseil même si j’ai pensé chaque mot que j’ai laissé sortir de ma bouche. Rien ne me rattache à ce type, absolument rien. Avant aujourd’hui on ne s’était jamais adressé la parole. Je voulais juste être seul, mais il a débarqué. Au départ je me suis senti agressé, puis j’ai fini par me détendre. Pourquoi moi ? Des mecs, il y en a partout dans ce château, des biens mieux que moi, des beaucoup plus intéressant et surtout plus accessibles et moins sauvages, mais non, comme Kyle, c’est moi qu’il a choisi d’embrasser. Je ne suis peut être pas le seul après tout, qu’est ce que j’en sais moi ? Depuis ce jour j’ai pas vraiment cherché à savoir qui il était et pourquoi il avait fait ça.

Pourtant il est là, il pleure, contre moi, et je ne bouge pas. Je ne suis pas à l’aise, j’ai d’ailleurs récupérer ma main pour la poser sur ma cuisse puisque Lune s’est fait la malle. Je te hais sale petite garce, merci de m’abandonner dans un moment pareil. Après tout c’est rien, juste un gamin qu’a besoin de réconfort. C’est tout, non ? Sauf que je ne suis pas doué pour ça et que si j’étais détendu un peu plus tôt, ça n’est plus vraiment le cas. Le silence pèse, et ses sanglots m’étouffent. Et quand il attrape mon T-shirt, j’ai des fourmis dans les jambes et une petite voix dans ma tête : Fuis. Mais je ne bouge pas, et je me sens con. Moi aussi je devrais être entrain de me vider de toutes les larmes de mon corps mais je n’en ai plus une seule à verser. Et sa tête contre mon épaule maintenant, manquait plus que ça … Je ne sais pas quoi faire, faite que ça s’arrête. Son intrusion dans ma bulle, je la prends comme une agression même si dans le fond, je sais qu’il ne représente aucun danger pour moi. Mais finalement tout s’arrête. Il se calme, me remercie puis s’éloigne après avoir lâché mon T-shirt qui porte encore les marques de son poing qui l’a serré visiblement assez fort. Je me racle la gorge tout en lui faisant un vague signe de tête sans pour autant le regarder. Je ne me sens pas spécialement gêné par tant de proximité, c’est juste que … Comme toujours c’est pas lui que j’aurai voulu avoir là contre moi. Je sais que c’est injuste, et qu’il n’y est pour rien dans cette histoire, mais accepter un autre garçon aussi prêt de moi, c’est difficile. J’ai soupiré et laissé tous mes muscles se relâcher tandis que mes yeux se fermaient doucement et que l’arrière de ma tête se calait contre le mur.

« Enzo? Pardon de t'avoir embrassé comme ça sans ton consentement, c'était pas respectueux pour toi je le sais... mais en même temps à ce moment là j'avais tellement envie qu'un garçon comme toi... ou toi... me dise oui que j'ai pas voulu me faire refouler si je venais te parler... et... et j'aimerais bien que ça arrive encore une fois... »

Dites-moi que je rêve. Je vous en supplie, pincez moi, réveillez moi. Faites quelque chose mais débrouillez vous pour qu’il n’ait jamais dit ça.

Je n’ai pas rouvert les yeux, j’ai juste serré les poings, par réflexe, tout en relevant un genou, posant mon pied sur le banc pour finalement accoter mon front sur le bas de ma cuisse.

« Mais c'est pas pour ça que je referais ce que j'ai fais la dernière fois... je te le promets. »

Sage décision. Tu ne me connais pas Jamie, moi même je ne me connais pas vraiment et mes réactions je ne les anticipe pas toujours alors crois moi, n’essaies pas de faire ça. Ne recommence pas.

« Je peux pas. J’suis désolé. »

Des mots prononcés alors que je me relevais brusquement et commençait à faire les cents pas comme un fauve en cage, jusqu’à me retourner vers lui et ancrer mes yeux dans les siens. Un regard qui aurait pu être moins dur, certes.

« Je peux pas t’embrasser juste pour te faire plaisir, Jamie. Je … Je peux pas faire ça, ça s’rait pas juste. »

Pour toi.
Pour moi.
Pour Lui, même s’il s’en moque probablement comme de sa première chemise.

« J’ai quelqu’un dans le cœur, et même si … »

Ne pas craquer.
Pas maintenant.
Ne pas exposer ses faiblesses, jamais.
Ne pas parler de Lui.
Lever mes yeux au ciel, une seconde, puis redescendre sur terre.

« Même si c’est terminé, je … Même pour toi, qu’est ce que ça t’apportera ? Rien, absolument rien. Je t’ai dit de rien attendre de moi, pas même ça. Tu me mets dans une situation délicate là et c’est pas juste. J’ai rien demandé moi, j’veux juste pas te faire de mal mais si je dis non, ça coince, et si je dis oui, tu souffriras plus tard parce que t’en attendras peut être encore plus et je ne pourrais pas t’en donner plus. Je pourrais pas. »

Je ne peux déjà pas te donner ça, juste ça. Un baiser c’est rien, en théorie en tout cas, mais là je peux pas. Peut être que pour toi c’est anodin, peut être que t’as juste envie d’un truc physique mais si avec Kyle c’était une attirance pire encore que la gravité, ça n’a jamais été le cas avec un autre garçon. Et ça ne l’est pas non plus avec toi. Je pourrais, t’embrasser, parce qu’après tout ça ne m’engage à rien, mais j’en ai pas envie. C’est aussi simple que ça. J’ai pas envie de goûter à quelqu’un d’autre que Lui.

« Je sais pas ce qui se passe dans ta tête, mais je t’interdis d’avoir des sentiments pour moi. Pour le reste, j’suis désolé mais avec un garçon, sans sentiments, c’est impossible pour moi. J’me suis fait larguer y a deux jours, et crois moi, j’suis vraiment pas prêt à repartir dans ce délire là. Si t’avais été une fille, ça aurait peut être été différent, et encore, pas si tôt, mais de toute façon c’est pas le cas. »

Avec les filles rien n’a d’importance. Avec un garçon, même un simple baiser prend tout son sens. Pourquoi ? Ca j’en sais foutrement rien, mais tout ce que je vois c’est que j’ai Kyle tatoué partout sur moi, en moi, et que je ne veux pas prendre le risque d’effacer ses empreintes. Je sais très bien ce que je ressens, aucune hésitation, aucune question de mon côté. Et même si je me découvre avoir un peu d’affection pour ce garçon paumé, je sais pertinemment qu’il n’y a rien d’autre, qu’il n’y aura jamais rien d’autre. Et je viens clairement de dire que moi et un autre garçon, c’est pas un truc aberrant.

« Tu sais quoi, moi j’crois que t’as juste un gros manque affectif, et crois moi je peux le comprendre, mais je suis pas une poupée gonflable. »

C’est dur, peut être, mais c’est comme ça. Et je sais que c’est l’hôpital qui se fout de la charité, oh ça oui j’en ai bien conscience, et si Tallulah, ou Charleen, étaient là, elles éclateraient probablement de rire avant de m’envoyer m’écraser en bas de la tour, mais c’est comme ça. J’ai pas d’excuse valable à mon comportement, et j’en ai jamais cherché.
J’te jure Jamie, j’avais vraiment pas besoin de ça. C’est égoïste, peut être, mais y a pas que toi qui souffre dans ce merdier et j’aurai aimé qu’on m’épargne un peu, qu’on me laisse souffler, alors s’il te plaît, n’insiste pas, et ne le prends pas mal parce que te blesser, si c’est le cas, ça n’était pas mon intention.

Et je suis là, comme un con, à regarder le soleil descendre toujours plus bas, appuyé contre le rebord. Mon corps tremble, mon cœur saigne. Partagé entre culpabilité, détresse et manque.
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Mar 7 Fév 2012 - 23:44

Je me sentais pas bien, Enzo avait mal pris ce que je venais de lui dire, pourtant j'avais juste voulu être honnête avec lui c'est tout je voulais juste qu'il comprenne que malgré tout je ne lui ferais jamais plus de mal. Jamais je ne lui referais ce que j'ai fais la dernière fois, je voulais juste lui faire comprendre qu'il n'avait rien à craindre de moi. Mais il bougea et m'expliqua plein de fois avec plusieurs raisons différentes pourquoi il ne voulait pas de moi. Je pense que ce qui m'a fait le plus mal c'est quand il m'a dit que je n'étais pas une fille et que donc rien ne se passerait entre nous. C'était non seulement très déplacé et très méchant pour moi. J'avais envie de me remettre à pleurer mais j'étais trop choqué pour le faire vraiment. Enzo venait d'être tellement gentil avec moi, le voir comme ça ça me faisait vraiment beaucoup de peine. Je ne savais pas quoi faire, j'avais envie de me faire pardonner. Mais je ne savais pas quoi faire, je me leva alors, les yeux pleins de larmes alors qu'Enzo regardait ailleurs. Je fis quelques pas vers lui puis réfléchis à ce que j'aurais pu lui dire, j'aurais pu lui dire pardon, dire que je délirais ou quelque chose dans le genre ou encore que je ne pensais pas un mot de ce que je disais. Mais au final je n'avais rien d'autre à dire. Je me retourna alors et commença à m'en aller. J'avais juste envie de retourner dans mon lit, me coucher et dormir pour oublier. Je m'approchais de la sortie et m’arrêta dans l'encadrement de la porte. Je jetta un oeil à Enzo une dernière fois. J'avais encore ma larme à l'oeil. Mais finalement je ne pu dire qu'un seul mot avant de partir.

-Pardon...

Finalement je me remis à pleurer et m'en alla, Enzo venait de me démolir le coeur. Mais pourtant moi je voulais juste lui dire que même s'il me faisait envie je ne le toucherais pas. C'est justement quelque chose qui devait lui faire plaisir non? Au contraire ça prouvait qu'il n'avait rien à craindre de moi non? Bah apparemment ça ne lui faisait pas plaisir. Je m'en alla tout seul, bras croisés à pleurnicher comme un nul. J'en avais marre tout le monde me repoussait tout le temps même ceux qui m'aidaient me lâchaient quelques minutes après. J'aurais mieux fais de fermer ma gueule moi. Je pris le chemin de la salle commune des Serdaigle. Je me sentais beaucoup trop mal, c'était horrible comme sensation cette solitude qui me bouffait à fond. Je pleurais toute les larmes de mon corps sur le chemin, encore pire que tout à l'heure avec Enzo. Je finis même par m’arrêter un moment pour pleurer et m'écrouler dans un couloir.
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MessageSujet: Re: Left here, broken {Jamie}   Mer 8 Fév 2012 - 13:17

Injuste. C’est le mot qui raisonnait dans ma tête. Injuste, j’avais probablement été injuste avec lui, à déverser toute cette frustration sur lui en employant un ton brutal et des mots sans doute un peu trop violent. Je m’en voulais tellement, de l’avoir agressé comme ça, mais pas seulement. Je m’en voulais d’avoir laissé sortir des choses personnelles. Impulsivité de merde. Qu’est ce qu’il a besoin de savoir que je sais plus où j’en suis, que je me suis fait larguer comme une merde et que je ne suis pas aussi totalement hétéro que je veux bien le laisser paraître ou même le croire. Pourtant c’est le cas, même si pour être tout à fait honnête, je n’arrive pas vraiment à me coller dans une case. Est ce que j’aime les filles ? Oui, mais non. Elles m’attirent, physiquement, ou en tout cas c’était le cas jusqu’ici, mais jamais aucune d’entre elle n’a fait battre mon cœur de pierre. Est ce que j’aime les garçons ? Non, pas physiquement en tout cas. Kyle le savait très bien puisque je lui ai dit texto que rien chez un mec ne pouvait avoir le moindre attrait pour moi. Chez un mec, non, mais chez lui, c’était différent. Tout était différent. C’et mon cœur qui l’a adopté et mon corps n’a pas eu le choix que de s’y adapter. Autant l’avouer, c’était bien loin d’être un calvaire même si c’était pas toujours simple. En réalité, rien n’a jamais été simple entre lui et moi, comme si on était incapables de ne pas se compliquer les choses. J’en viens parfois à me demander si on ne le faisait pas exprès. Par peur de l’ennuie, de la routine ? Non, je ne crois pas, mais juste parce qu’on fonctionnait comme ça, depuis le début et que nos caractères en se mêlant donnaient un mélange explosif. Une relation passionnelle et destructrice. Destructrice, oui c’est le bon mot …Fais chier.

J’ai détruit notre relation, et aujourd’hui, c’est Jamie que je détruis alors que je m’étais juré de ne pas lui faire de mal. D’un autre côté, il était prévenu. Je pense avoir été suffisamment honnête avec lui mais je dois bien admettre que je n’avais pas à lui parler comme ça. C’est juste que … Ca fait trop de choses à gérer d’un coup et là j’y arrive pas. Je me sens incapable de supporter quelqu’un qui dépende de moi, ou qui attend quelque chose de moi.

Je sais qu’il est là, à juste quelques pas. Je sais qu’il s’est levé à son tour et qu’il a avancé un peu vers moi, mais je ne me suis pas retourné. J’ai continué à regarder le vide, sans vraiment le voir, ressassant sans arrêt dans ma tête tout un tas de conneries, comme toujours. Mélange de culpabilité et de pleins d’autres trucs encore. Je me sens mal, j’ai l’impression que je pourrais tourner de l’œil dans l’instant et m’écrouler par terre. Dans le fond, ça pourrait être une délivrance, une sorte de repos, un moment pendant lequel je ne penserai pas, mais hors de question que je me laisse aller à une telle faiblesse devant un inconnu. Je crois qu’il n’en profiterait pas, qu’il ne me ferait pas de mal mais pour moi c’est impossible. Je ne peux pas baisser la garde, c’est comme ça.

« Pardon … »

Juste un murmure. J’ai fermé les yeux. Je ne me suis pas retourné. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça, non à la base j’avais juste besoin d’être seul, mais ça ne s’est pas passé comme ça et encore une fois j’ai perdu le contrôle. Lui laisser le temps de partir, et quitter les lieux à mon tour, voilà la meilleure chose que j’avais à faire. Alors j’ai attendu, les coudes posé sur le rebord et le visage dans les mains. Complètement paumé, épuisé. Puis il y a eu cette présence de nouveau, Lune, qui se frottait contre mes jambes. Je me suis penché pour l’attraper, et comme précédemment, comme toujours en fait, elle a collé son petit nez sous mon menton et elle s’est mise à ronronner.

« Lâcheuse. »

Pourtant c’est un sourire, enfin, qui s’est formé sur mes lèvres. Je me suis senti apaisé dès l’instant où je l’ai senti contre moi. Sans un mot j’ai regagné le dortoir des Gryff, je me suis allongé sur mon lit et j’ai laissé le monde tourner sans moi. Laissez-moi en paix.

▬ Fin ▬
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