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 Everything collapses {Cameron-Taylor-Isma}

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MessageSujet: Everything collapses {Cameron-Taylor-Isma}   Dim 16 Oct 2011 - 21:08

Comment ils ont pu ?! Comment ils ont pu me faire ça ? Comment ils ont pu me regarder droit dans les yeux pendant tout ce temps. Comment elle a pu se réjouir pour moi alors que je lui avouais que j’étais plus amoureux que jamais, que j’étais heureux ? Comment il a pu me dire je t’aime, m’embrasser, me prendre dans ses bras ? Tout ça, tous ces moments partagés, avec elle, avec lui, tout était faux. Pendant tout ce temps où mon petit nuage se reconstruisait, je n’y voyais que du feu. Je sens mal, je me sens trahis et je déteste ressentir cette rage et cette haine que j’éprouve à leur égard en cet instant. Ils n’ont même pas essayé de me rattraper, ils n’ont même pas essayé d’arranger les choses, ils m’ont juste laissé partir. Alors quoi ? C’est un caprice c’est ça ? Ma colère n’est pas justifiée ? J’suis juste qu’un sale gamin qui ne sait pas gérer ses émotions et qui en fait tout un plat pour pas grand chose ?

Je vous déteste.
Je ne veux plus jamais vous voir.
Sortez de ma vie !
Tous les deux.

Des mots, rien que des mots. Des maux. Bien sur que non dans le fond je ne veux pas qu’ils sortent de ma vie. Ni Lui, ni elle. J’ai besoin d’eux, mais ça … ça c’est juste le coup de grâce. Tout allait tellement bien. Je reprenais mes esprits lentement, les Supérieurs avaient visiblement d’autres chats à fouetter, les colles de Rivers m’étaient très bénéfiques. Rivers, parlons en. Couché dans un lit d’hôpital. Un mythe s’effondre et le diable est entré dans ma vie. Taylor. Cet autre Loup qui me poursuit. Oui c’est vrai, tout ne va pas si bien que ça mais j’aurais cru pouvoir au moins compter sur mes amis pour que la pilule passe mieux, pour me faire oublier que la vie peut parfois être difficile. Je n’avais pas l’intention de leur parler de ce Loup, ni à qui que ce soit parce que je dois le gérer seul et malgré ses menaces je n’ai jamais eu l’intention de m’éloigner d’eux mais … Je ne sais plus quoi penser.

J’ai traversé les couloirs comme une fusée, furieux, totalement sous le couvert de mes émotions et prêt à me défouler sur le premier qui se mettrait sur ma route. Fort heureusement, personne n’a fait cette erreur et tous m’ont regardé passer après s’être écarté. J’ai cogné dans les murs, dans les portes, jusqu’à ce que je m’enferme dans une salle vide, rempli de chaises, de tables et autres meubles. Toutes ses semaines passées à essayer d’apprendre à garder le contrôle, tout s’est envolé en un éclair et j’ai commencé à frapper tout ce que j’avais à porter de mains. Les chaises ont volé dans les airs. J’ai retourné les tables et donné des coups de pieds dedans. J’ai envoyé mon poing dans les portes des armoires, en bois d’abord, puis le verre ensuite. Je ne sentais pas l’effet des coupures sur ma peau, pas plus que le picotement du sang qui s’écoulait lentement des petites plaies. Je n’ai pas non plus porté attention à la blessure que j’avais sur le cœur et qui était malmenée par tous ces gestes brusques, violent, que je ne pouvais réprimer. Je les haïssais du plus profond de mon âme tous les deux, mais la vérité, c’est que je me haïssais d’autant plus d’arriver à ressentir ça envers deux des personnes qui comptent les plus pour moi sur cette terre. L’une est ma raison de vivre, l’autre est une part de mon équilibre. Ils sont ma famille, et même si Derek m’a appris qu’on peut être trahis par son propre sang, cette fois ça fait plus mal encore. C’est une douleur différente, sans parler de tout ce que cet aveu réveille en moi. Jalousie. Possessivité. Orgueil et fierté. Je me déteste de penser à tout ça. Je me déteste. Et plus je me déteste, plus je frappe. Et plus je frappe, plus je saigne. Et plus je saigne, plus je m’épuise.

J’aimerai pouvoir dire que ça fait mal mais ça fait rien. J’aimerai pouvoir dire que je comprends et que même si ça me touche, je vais faire avec.
J’aimerai, mais c’est au dessus de mes forces.
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MessageSujet: Re: Everything collapses {Cameron-Taylor-Isma}   Dim 16 Oct 2011 - 21:09

La vie poursuit son cours, inlassablement. Certains jours je m’ennuie, d’autres j’aimerai pouvoir le faire. Depuis que j’ai foutu Megan hors de ma chambre je ne l’ai jamais revu. Elle ne me manque pas, ou peut être que si. Le truc, c’est que je n’arrive pas à savoir si elle était sincère où si elle est venu là exprès pour me faire un sale plan. Derek Ryans, son meilleur ami … Je hais ce type depuis le premier jour. Il n’y a rien chez lui que je puisse trouver supportable. Peut être que ma fierté en a pris un coup ce jour là, c’est certain même, mais j’ai ancré sa face dans ma mémoire et il est clair qu’il est l’une des personnes que je méprise le plus au monde. Paradoxalement, je ne m’approche jamais de lui. Ce n’est pas tant qu’il me fait peur, c’est juste que je ne vois pas l’intérêt de lui accorder la moindre attention. Je m’en veux, un peu, dans le fond, d’avoir craqué de cette façon devant Megan. C’est elle qui a pris pour lui alors que dans le fond elle n’y est peut être pour rien du tout mais dans le doute … De toute façon, ce qui est fait ne peut plus être changé. Je ne vais pas m’amuser à lui courir après, ni même chercher à comprendre ou à m’excuser. Les choses sont ce quelles sont.
Depuis quelques jours, j’ai tendance à zoner seul. Je ne sors pas beaucoup et passe la moitié de mon temps dans ma chambre. Je pense. Beaucoup. Trop. Je pense à Megan donc, puis à cet enfoiré de Ryans. Je pense à Emily. Je pense à Jillian, bien sur et je pense à Kyle, qui n’est pas repassé me voir depuis la dernière fois. Je n’ai pas vraiment cherché après lui non plus. On a mis nos cœurs sur la table tous les deux ce jour là et j’imagine qu’on a peut être besoin de temps pour engranger tout ça. D’autant plus que je n’ai toujours digéré sa réaction. Oui, on a besoin de temps, même si sa compagnie me manque. Je pense que je dois régler les choses avec Jill d’abord et peut être qu’après ça j’y verrais plus clair.

Perdu dans mes pensées, j’avançais sans but réel. Un pied devant l’autre dans un geste continu et régulier et les mains dans les poches, je fixais le sol, sans prêter un seul regard à tous ceux que je pouvais croiser. En vérité, l’étage était quasiment désert et le silence régnait. Oui il régnait, jusqu’à ce qu’il ne règne plus. Un fracas du tonnerre ma sorti de mes pensées et j’ai relevé la tête. Devant moi, une porte fermée, et ce bruit venait de l’intérieur. C’était comme si quelqu’un était entrain de tout casser. Je sais, ça ne me regarde pas, et c’est dangereux, mais c’est plus fort que moi. Je me suis pointé juste devant la porte et j’ai posé mon oreille contre le bois après avoir regardé de part et d’autre si personne ne venait. Je me suis dit qu’il y avait peut être plusieurs personne à l’intérieur, un règlement de compte ou quelque chose comme ça mais je ne percevais qu’une seule voix. Une voix qui m’était familière bien que je ne l’ai pas entendu depuis un moment. Je l’ai pourtant reconnu, malgré le fait que les sons qui s’échappaient de sa bouche se rapprochent plus du hurlement, de cris, que de phrases intelligibles. Des hurlements … Quoi de plus normal pour un Loup finalement. J’ai ouvert la porte sans hésiter, et sans me cacher. Effectivement il était seul et c’était sans doute une bonne chose. Il était là, au centre de la pièce, totalement fou de rage et autour de lui, des meubles dans un sale état dispersés un peu partout. J’ai observé en silence, je ne sais pas s’il m’a vu mais j’imagine qu’il a du me sentir quoi qu’il en soit, pourtant il n’en a rien montré et faisant fis du sang qui s’écoulait le long de sa main il a recommencé à frapper dans le bois d’une armoire qui était encore étrangement intacte. C’est à ce moment là que j’ai décidé d’intervenir. Par inconscience peut être, mais j’ai seulement écouté mon instinct et une fois derrière lui, je lui ai ceinturé les bras derrière le dos, d’une manière ferme et forte. Il s’est légèrement débattu, plus par reflexe que par volonté de me dégager sinon il aurait réussi sans peine, j’en suis convaincu.

« Hey ! T’as l’intention de démolir le château ? »
« Lâche-moi ! »
« Nan. Regarde ta main, tu pisses le sang. »
« Lâche-moi j’te dis … »

J’ai senti son corps vibrer là contre moi, et de sa gorge un grondement sourd s’est échappé. Dans ma tête j’ai revécu cette nuit de Pleine Lune. La première fois qu’on s’est croisé lui et moi. Quoi que, à l’a réflexion peut être pas, mais c’est assez flou dans mon esprit. Quoi qu’il en soit, cette fameuse nuit, j’ai cru y passer et quand j’ai croisé son regard, quelque chose en moi s’est déclenché et ma peur s’est envolée. Il n’allait rien me faire, c’était écrit dans ses yeux. Rien ne me lie spécialement à ce garçon un peu étrange mais tout comme avec Kyle, je n’arrive pas à le laisser de côté. Le voir comme ça, dans cet état, ça vient chercher au plus profond de moi. Je ne sais pas ce qui lui arrive, et je ne peux pas comprendre tout ce par quoi il passe, tout ce que ça implique pour lui d’être ce qu’il est mais il m’a épargné, il m’a sauvé la vie et pour ça, je lui en dois une.

Alors non, Loup, je ne te lâcherai pas.

« Tu m’fais pas peur, même si tu peux me mettre par terre, tu le f’ras pas. »

J’ai renforcé ma prise autour de ses bras et même si j’avais parfaitement conscience qu’il aurait pu me dégager d’un simple coup d’épaule, je n’avais pas l’intention de lâcher prise. J’étais persuadé qu’il finirait par se calmer. En tout cas, j’étais persuadé qu’il ne me ferait rien. Pourquoi ? Aucune idée, c’était simplement une certitude. Alors j’ai attendu, et les tremblements de son corps ont fini par désamplifier. Son souffle a perdu de sa cadence folle et si j’avais pu percevoir les battements de son cœur, je suis certain qu’ils étaient entrain de se calmer eux aussi. Il a finalement arrêté de se débattre.

« Tu vois. Calme-toi maintenant. »

Il a levé les bras, ce que j’ai pris pour un signe de reddition. Il le savait aussi bien que moi, il aurait pu me dégager comme il le souhaitait mais j’avais raison en pensant qu’il ne le ferait pas. Sa rage, d’où qu’elle vienne, n’était pas dirigée contre moi et j’étais persuadé qu’il n’était pas du genre à se passer les nerfs sur le premier venu. D’où je tenais une telle certitude alors qu’on avait du échanger dix phrases à tout casser depuis ces derniers quelques mois, et que je ne connaissais d’ailleurs toujours pas son prénom ? Aucune idée. C’était bien une des rares choses pour lesquelles je ne me posais pas de question. Etrangement. Je venais de ceinturer un Loup Garou en pleine crise et pas une seule seconde je n’avais réfléchis. Même si c’était dangereux et inconscient, j’ai trouvé ça plutôt agréable. Pas agréable de l’attraper pour l’empêcher de se faire plus de mal et de détruire la pièce entière, mais agréable de ne plus penser.
Voyant qu’il coopérait, même si aucun mot ne sortait de sa bouche et qu’il tremblait toujours violemment malgré tout, j’ai fini par le lâcher totalement. Il est resté immobile, ne s’est pas retourné. Il a baissé la tête et serré les poings. J’ai regardé le sang s’en écouler un instant, en secouant la tête puis je l’ai contourné pour finalement me planter devant lui, l’obligeant à relever les yeux vers moi en allant capter son regard tant bien que mal. J’ai remarqué qu’on faisait à peu de chose près la même taille. C’est moi où t’as grandi depuis la dernière fois Loup ? Dans mes souvenirs il avait toujours été plus large d’épaule, mais j’étais plus grand que lui. Ça n’était plus le cas.

« Qu’est ce qui t’arrive ? »

Ses yeux sombres se sont posés d’une façon intense dans les miens, d’un bleu clair. La différence entre nos deux regards était flagrante. Le mien était calme, se voulait doux, peut être rassurant, alors que le siens exprimait très bien toute la colère qu’il ressentait et avait tenté d’exorciser d’une manière … Je dirais … compréhensible bien que violente.

« Rien. Rien, il m’arrive rien. Je … »

Il n’a jamais terminé sa phrase. Je n’ai pas compris tout de suite pourquoi, jusqu’à ce que je suive son regard et découvre cette homme dans l’entrebâillement de la porte.
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MessageSujet: Re: Everything collapses {Cameron-Taylor-Isma}   Dim 16 Oct 2011 - 21:11

Comment ne pas entendre tout ce raffut ? Il n’a même pas pris la peine de verrouiller l’accès ni même de lancer des sortilèges pour empêcher le son de sortir de cette pièce dans laquelle il s’est enfermé. Oh bien sur, pour une oreille humaine classique, il faut passer juste devant pour se rendre compte de ce tapage mais je l’ai perçu à la seconde même où l’autre a ouvert la porte. J’ai reconnu son odeur, et la puissance de sa rage en passant non loin de là, c’est donc tout naturellement que je me suis pointé. Il m’a senti presque instantanément alors que l’autre avait réussi par je ne sais quel miracle à le calmer. Alors quoi Enzo, il te les faut tous ?

« Tiens, tiens, tiens … Qui je vois là ? »
« Cameron, vas t’en. »
« Mais non Cameron, reste avec nous. Moi c’est Taylor, enchanté. »

J’ai avancé de quelques pas, en tendant la main vers ce fameux Cameron, ignorant les mises en garde et les menaces du louveteau. Le grand blond m’a dévisagé d’un air hautain, les sourcils arqués dans une expression de mépris. J’aurai pu rire, je me suis contenté de sourire alors que mon bras retombait mollement contre mon corps puisqu’il n’avait visiblement aucune intention de me serrer la main.

« T’es qui toi au juste ? »
« Qui je suis ? Pourquoi toujours cette question, ça devient lassant. »
« Cameron, vas t’en ! »
« Hors de question que je te laisse là avec ce type dans l’état où t’es. »
« C’est mignon. »
« Cameron, dégages ! Maintenant ! »

J’ai éclaté de rire quand la voix d’Enzo s’est faite plus forte. Son ton était implacable si bien que même ce stéréotype ambulant qui l’accompagnait a sursauté. Réflexe conscient ou non, il s’est éloigné de lui, sans trop savoir sur quel pied danser. Et oui mon grand, méfis toi du Loup qui dort … Je ne sais trop comment mais je me suis persuadé que ce type là n’était pas doué de magie. Pour moi ça ne changeait rien, il n’était qu’un jouet parmi tant d’autre. Pour Enzo, ça n’était visiblement pas un problème non plus pour qu’il le laisse s’approcher de lui à ce point, et surtout dans un moment comme ça. Sa rage excitait mes sens de Loup, et je n’avais nullement l’intention de le lâcher de si tôt. Je suis persuadé qu’il l’a compris très vite.
J’ai croisé les bras sur mon torse, sans jamais me départir de mon sourire, laissant mes yeux aller et venir d’un garçon à l’autre. Tous deux semblaient maintenant tendus au maximum. Le silence s’est installé, angoissant. Un moment d’extase que de lire tout ce panel d’émotion dans leurs iris. Puis comme souvent, j’ai fini par me lasser. Affichant un air plus dur j’ai ancré mes yeux dans ceux du grand blond. Menaçant.

« Il a peut être raison, tu sais. La magie ne pourra pas te sauver et tu te trouves dans une pièce, cerné par deux Loups, alors un conseil, écoute ton pote et fous le camp avant que ça ne finisse mal pour toi. »
« Tu peux bien être un Loup, un chihuahua ou n’importe quoi d’autre, je partirai si j’en ai envie. »

Ainsi il avait compris que j’étais un Loup ? Intelligent, mais pas assez pour saisir sa chance de s’en sortir visiblement.

« T’es suicidaire ? »
« Ca s’pourrait bien. »

Echange de regard une nouvelle fois, il me testait et ça commençait à m’insupporter. J’allais m’attaquer à lui quand il a décollé dans les airs avant de finir sa course à l’extérieur de la pièce, dans le couloir. La porte s’est refermée brutalement. J’ai compris.

« Bien joué Enzo, mais t’as pas honte d’user de magie sur un pauvre Moldu sans défense ? »
« Si ça peut lui sauver la vie, non, aucune. »
« Dis moi qu’est ce qui t’arrive ? Pourquoi tu te mets dans un état pareil ? Hein ? »
« Mais qu’est ce que ça peut te foutre au juste ? En quoi ça te regarde ? »
« Tout ce qui te concerne me regarde. »
« Et en quel honneur ? »
« T’es plus jeune, dans tous les sens du terme, et je ferais de toi ce que bon me semble. Alors si j’ai envie de m’immiscer dans ta vie, c’est pas toi qui m’en empêcheras. »

Il s’est éloigné d’un pas, puis un autre, mais j’ai senti son hésitation. Il n’avait qu’une envie, me sauter à la gorge. J’ai donc avancé vers lui puisqu’il tentait de me fuir, c’est alors que l’odeur de son sang m’est apparue plus violemment cette fois.

« Tu pue le sang, c’est quoi ces conneries ? »
« C’est ma main. »
« Te fous pas de ma gueule. »

Sans prendre aucune pincette, j’ai attrapé sa chemise de chaque côté et j’ai tiré dans un geste trahissant une certaine perte de contrôle. Le vêtement s’est déchiré pour laisser place à sa peau et là sur son cœur, un pansement, gorgé de sang. Du sang frais. Trop frais.

« C’est quoi ce délire ? Qui t’a fait ça ? »

Il s’est débattu.
Évidement.

« Lâche-moi ! »
« Pourquoi tu les as laissé te faire ça ?! Hein ?! »
« Lâche-moi je t’ai dit ! Ne me touche pas. Plus jamais tu poses tes sales pattes sur moi. »

Je ne l’aurai pas cru capable d’une telle force mais il m’a littéralement repoussé d’une façon plutôt puissante et je suis allé choir contre le mur à mon tour. Son visage tout près du miens, je pouvais facilement y lire toute la haine qu’il éprouvait non seulement pour moi, mais également pour tout un tas d’autre raisons que je n’allais sans doute jamais connaître. Soit. Quoi qu’il en soit, ça ne m’a pas plus du tout et à mon tour je l’ai repoussé une nouvelle fois, l’obligeant à lâcher le col de mon T-shirt. Il a reculé de quelques pas. Il a voulu revenir à la charge mais la douleur a semblé le saisir et le stopper net. J’en ai profité pour lui attraper la gorge entre les doigts de ma main droite.

« Ne me parle pas comme ça Enzo, t’auras jamais le dessus avec moi, c’est clair ? »
« Je sais pas qui tu es, ni même ce que tu m’veux mais là c’est vraiment pas le moment alors tu vas me foutre la paix tout de suite. »
« Je pourrais te détruire d’un seul geste. »
« Et ben fais le ! Qu’est ce que t’attends ? »
« J’ai d’autres projets pour toi, et pour ça j’ai besoin que tu sois en forme alors maintenant tu sors de là et tu vas te soigner parce que tu perds trop de sang. »
« Tu t’inquiètes pour moi ? »
« Détrompe-toi, c’est pour moi que je m’inquiète. »

Je l’ai lâché et je me suis éloigné en laissant un grondement sourd s’échapper de ma gorge. Je perdais le contrôle de la situation et ça ne me plaisait pas du tout. Je lui ai finalement tourné le dos, démontrant ainsi que je n’avais pas peur de lui et que quoi qu’il fasse j’aurai le dessus. Pourquoi cette blessure ? Elle n’était pas ordinaire je pouvais le sentir. J’aurai le fin mot de l’histoire, mais pas maintenant. Nous étions tous les deux sur la sellette, prêt à laisser nos parties les plus animales prendre le dessus et mon intention n’étant pas de lui faire plus de mal qu’il ne s’en était déjà fait lui même, j’étais déterminé à le laisser partir. Seulement il ne semblait pas vouloir foutre le camp.

« Dégage. »

Un murmure guttural, qui s’est joint à son propre grondement. Si l’un de nous deux ne sortait pas de cette pièce, on allait finir par se sauter dessus. Il était trop faible pour se battre contre moi, je le savais, mais son impulsivité de jeune Loup et cette dominance que je pouvais déceler en lui n’écoutait pas la raison. Il avait envie de me voir au sol, à sa merci, chose qu’il n’aurait pas évidemment. Alors finalement, je l’ai attrapé par le bras, l’ai trainé à l’extérieur tout en murmurant un sort pour refermer sa chemise déjà tâché de sang et je l’ai foutu dehors avant de refermer la porte entre nous deux. Me calmer. Je devais me calmer avant de perdre totalement le contrôle.
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MessageSujet: Re: Everything collapses {Cameron-Taylor-Isma}   Dim 16 Oct 2011 - 21:13

Une journée comme une autre ? Oui sans doute. Encore une, même si depuis quelques jours quelque chose à changé dans l'ambiance générale. Je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à Logan. Je m'inquiète, sincèrement. Savoir un type comme lui dans le coma, impuissant, savoir qu'on ne peut rien faire d'autre qu'attendre qu'il se réveille, s'il se réveille un jour c'est … angoissant, frustrant. Ma discussion avec Aileen dans le grenier n'a pas arrangé les choses. C'est vrai, au départ j'étais choquée de leur relation, et les avoir surpris dans ce placard, ça n'était pas vraiment le meilleur moyen de me faire avaler la pilule mais au fur et à mesure du temps, mes principes se sont plus ou moins effrités les uns après les autres. Certains, en tout cas. Après tout, je ne mets pas de barrière entre mes élèves et moi, pourquoi est ce que je jugerai leur relation ? On souffre tous ici, et je serais bien la dernière des connes à trouver ça déplacer que deux êtres arrivent à trouver un peu de réconfort ensemble même si c'est contre la « morale ». La morale, parlons en, plus personne ici n'en a je crois. Les Supérieurs sont de pire en pire, débordant d'imagination dès qu'il s'agit de faire souffrir. Les élèves noient leurs peurs et leur mal-être dans tout ce qu'ils trouvent. Et les adultes qui ne sont pas de leur côté, en général ils font profil bas. Je sais que Jeremiah s'enferme le soir dans sa chambre, seul, et qu'il noie son chagrin dans l'alcool mais même si je n'ai jamais abordé le sujet avec lui, je pense que notre enfer commun n'est pas responsable de ça, pas entièrement en tout cas.

Je n'ai plus court avant la fin d'après midi, j'en profite donc pour rentrer au château histoire de faire le plein de certaines choses qui me manquent à la cabane. Direction la remise. En chemin je croise Jillian, elle ne me voit pas, mais je peux sentir à son pas pressé et ses yeux grand écarquillés que quelque chose ne va pas. Je me retourne sur son passage mais la laisse filer. Inquiète, oui c'est certains, mais je ne peux pas guérir tous les maux, surtout pas ceux qu'on ne veut pas que je guérisse. Jillian n'est pas du genre à aimer parler d'elle et mon leitmotiv : Ne jamais forcer les gens à dire ce qu'ils n'ont pas envie de dire. Je pense avoir été suffisamment claire en faisant comprendre à certains d'entre eux qu'en cas de besoin je suis là, et elle en fait partie. Je pense simplement que ça n'est pas le moment pour elle. Ça fait un moment qu'elle n'est pas venu trainer auprès des enclos, ou en tout cas pas quand j'y suis aussi. Est ce qu'elle a peur que je lui en veuille pour le coup du vol sur dos d'Hippogriffe ? C'était il y a des mois, j'en doute fortement. Quoi qu'il en soit je reprends ma route, jusqu'à ce que deux silhouette familière se dégage de l'immobilité. Cameron, ce grand gaillard qui peut paraître hautain de prime abord mais qui en fait à un cœur d'or. Cameron donc, qui s'approche d'un pas rapide vers … Enzo. Enzo qui tremble, de la tête au pied. Enzo avec un regard hagard et perdu. Enzo qui saigne, beaucoup.

« Est ce que ça va ? Qu’est ce qu’il t’a fait ? Bordel mais tu pisses le sang. »
« Ce … C’est rien. Juste une vieille blessure qui s’est rouverte quand j’me suis énervé tout à l’heure. Il m’a rien fait mais … Ecoute, j’suis désolé d’avoir utilisé la magie sur toi mais je sais pas de quoi est capable ce type alors dans le doute .... »
« T’inquiète, je devrais surement te remercier. Qu’est ce qu’il te veut ? »
« Si seulement j’le savais. »

Je sais, c'est très mal d'espionner les conversations mais je sais pertinemment que si l'un d'entre deux décide que ça doit rester secret, ils ne diront rien. C'est la première fois que je les vois ensemble, j'ignorai même qu'ils se connaissaient. Après tout, je ne suis pas au courant de tous les secrets de ce château mais ça m'intrigue. Sans attendre un mot de plus, j'avance vers eux, leur fait un signe de tête leur indiquant de me suivre et passe sans m'arrêter.

« Venez par là tous les deux. »

Ils paraissent étonnés. Ne m'avaient-ils vraiment pas vu ? Un Loup garou et un Non-Magicien en permanence sur le qui-vive ? Là c'est moi qui suis étonnée. Cela étant, je peux percevoir leur mouvement, ils m'emboitent le pas.

« Au cas où t’aurais peur de faire une gaffe, elle sait. Ce que je suis j’veux dire. »
« Ok, merci du tuyau. »

Encore des mots surpris, des mots qui me surprennent mais je ne fais aucun commentaire alors qu'en moi les interrogations fusent. A quel point sont ils proches pour qu'Enzo est dévoilé son secret ? Ca viendra plus tard, pour l'instant je les conduis à l'abri des regards indiscrets, au sixième étage, non loin de ma chambre dans un petit recoin.

« Qu’est ce qui s’est passé ? Cameron ça va ? »
« Oui, j’ai rien c’est bon. C’est juste une égratignure. »
« Ok, alors il vaut mieux que tu t’éloignes maintenant, j’vais m’occuper de lui. »
« Euh … Ok. »
« Désolé. »
« C’est bon, je comprends. Salut Isma. A plus Loup. »

Je le regarde s'éloigner, les sourcils froncés, puis reporte mon attention sur le jeune … Loup. Ca n'est pas que je veuille tenir Cameron à l'écart, et ça ne me plait pas spécialement de le congédier comme ça mais je ne sais pas ce que je peux dire ou faire devant lui, je ne sais pas de quoi est capable Enzo et je ne veux prendre aucun risque.

« Il sait ? »
« Il sait. »
« Vous êtes amis ? »
« J’en sais trop rien. »

Je le sais, je n'obtiendrais pas plus d'information.
J'abdique. Là dessus en tout cas, pas sur le reste.

« Enzo, c’est quoi ce bordel encore ? »
« C’est rien, j’me suis énervé et j’ai passé mes nerfs. C’est tout. »
« C’est tout ? C’est tout ?! Tu te fous de moi ?! Enzo, je ne te pose jamais de question, mais là, là c'est trop ! Regarde toi ! »
« Ecoute Isma, je t’adore. T’es comme une mère pour moi mais là, j’ai vraiment pas envie de me faire engueuler parce que j’ai perdu le contrôle, d’accord ? C’était ça ou je passais mes nerfs sur … Peu importe. »

Il ne crachera pas le morceau, inutile d'insister. Tout ce que je peux faire c'est rentrer dans son jeu, accepter son silence et faire en sorte de le calmer pour pouvoir le soigner. Encore.

« T’as fait quoi au juste ? »
« J’ai défoncé une salle quelque part sur je sais plus quel étage. Je suis à bout de nerf là, à fleur de peau et j’ai pas envie de te faire du mal alors tu devrais me laisser. »
« Hors de question. Et si tu t’en prends à moi j’te colle au mur. Maintenant je vais te nettoyer ça et tu vas m’expliquer ce qui t’a mis dans un état pareil. »
« J’crois pas non. »
« Et pourquoi ça ? Tu t’es vraiment fait ça tout seul ? Quelqu’un s’en est pris à toi ou pas ? »
« … »
« Enzo ! »
« Non ! J’me suis fait ça tout seul ok ?! Et si tu tiens vraiment à savoir pourquoi j’ai pété un câble, et bien figure toi que je viens d’apprendre que Jill et Kyle se sont bien amusés ensemble pendant qu’on était séparés. Voilà, t’es contente ?! »
« Je … »

J'ai fait l'expérience de la jalousie et la possessivité de ce garçon, et si le simple fait de poser la main sur Kyle comme je l'ai fait il y a quelques semaines le rend méfiant au possible, j'ai bien peur qu'une telle chose … Et bingo, il recommence. Il s'éloigne, frappe dans le murs.

« Arrête Enzo ! »
« Non, j’ai pas envie là tu vois ! J’en ai rien à foutre de cette putain de blessure. Ouais ça fait mal mais là c’est à l’intérieur que ça flanche. Et j’suis désolé, mais j’suis comme ça et c’est pas maintenant que je vais changer. Et si je dois détruire encore et encore pour me soulager je le ferais parce que j’suis entrain de bouillir de l’intérieur et que rien d’autre que ça ne pourra me calmer. Et parce que je préfère passer mes nerfs sur des meubles plutôt que de m’en prendre à quelqu’un ! »

Je ne sais pas quoi faire, quoi penser. Ce ne sont pas mes affaires mais il est évident que je ne peux pas le laisser dans cet états, il va finir par se tuer, ou tuer quelqu'un. Mais d'un autre côté, je ne pourrais pas l'arrêter physiquement, et user de magie sur lui, je n'ai pas très envie de retenter l'expérience, je déteste ça. Pourtant je sais que je n'aurais probablement pas le choix si je veux le stopper dans sa folie auto-destructrice. Je ne sais pas si Kyle et Jillian ont la moindre idée de ce qu'ils viennent de réveiller mais … Au moins je comprends mieux l'expression que j'ai perçu sur le visage de la jeune fille. J'espère qu'il ne lui a pas fait de mal. J'en suis convaincu mais quand je le vois comme ça, c'est assez difficile de savoir de quoi il peut être capable. Il me fait peur, c'est évident. Je voudrais m'approcher mais je n'ose pas. J'en ai maté des gros durs pour me faire respecter dans l'armée, et ça ne m'a jamais effrayé mais cette fois c'est différent. Déjà d'une ils n'étaient pas des Loups Garou en pleine crise de rage, et de deux, je n'avais aucun scrupule à m'en prendre à eux. J'allais tout de même intervenir, j'avais déjà sorti ma baguette, mais finalement, il s'est arrêté de lui même, probablement à bout de force. Alors lentement, annonçant ma présence par de petits bruits pour ne pas le surprendre, je me suis approché. J'ai posé ma main sur son épaule et je l'ai senti frissonner sous mon impact. Je l'ai contourné et lorsque j'ai perçu cette larme unique qui s'écoulait sur sa joue, j'ai fermé les yeux.
La tête basse, il se mordait la lèvre. Ses paupières étaient serrées si fort les unes contre les autres que j'avais l'impression qu'il refusait de se laisser aller, alors dans un geste toujours aussi lent, j'ai posé ma main sur son bras et levé l'autre pour la poser sur sa joue. Il s'est laissé faire.

« Chut, chut. Là, vas-y, laisse tout sortir. »
« Ça fait mal. J’voudrais m’en foutre mais j’y arrive pas. »
« Pourquoi tu voudrais t’en foutre ? »
« J’en sais rien. »

Il n'a pas versé une larme de plus, ces tremblements n'avaient pas cessés, et même si d'autres question encore me brulaient les lèvres, notamment concernant cette autre personne qui visiblement s'en était pris à lui si je me remémorais bien les paroles de Cameron, je jugeais que ça n'était pas le bon moment. Alors après un petit instant de silence et d'immobilité ...

« Ecoute Enzo, je sais que ça ne me regarde pas et que je n’ai pas mon mot à dire là dessus mais … D’accord, ta meilleure amie et ton petit ami, ça fait d’autant plus mal, mais vous êtes passé au travers de tellement de choses alors … Peut être que tu devrais essayer de passer au dessus de ça, non ? J’veux dire, ça serait dommage de ruiner tous les efforts que vous avez tous fait pour un moment d’égarement. Et c’est vraiment très bizarre de parler de la vie privée de ses élèves … »
« Désolé. C’est juste, honnêtement, là j’ai juste absolument pas envie de les voir. Je les déteste. »
« Oui mais tu les aimes, non ? Tous les deux. »
« Je sais pas si je pourrais leur pardonner. »

Lâchera la bombe ?
Lâchera pas ?

« Dis donc il me semble que t’a pas fait vœux d’abstinence pendant ce temps là toi non plus. »
« Que … Quoi ? »

Ok, c'était peut être pas le bon moment pour caser ça vu son instabilité mais même si j'ai eu un mouvement de recul quand il a relevé la tête, je n'ai pas baissé les yeux. C'était probablement ma solidarité féminine ou quelque chose dans le genre qui se mettait en route.

« Je sais pour Sovahnn, malheureusement. Et je t’ai vu avec Tallulah plusieurs fois. »
« C’est vrai, mais c’est ma meilleure amie merde ! Il aurait pu choisir n’importe qui d’autre dans le château. Pourquoi une fille ? Pourquoi elle ? Et elle, elle savait que j’étais pas mort, elle aurait pas du faire ça. »
« Tu sais quoi, moi je crois qu’ils avaient tous les deux un gros manque à combler, un manque de toi, et c’est le seul moyen qu’ils ont trouvé pour apaiser leur maux. »
« … »
« Tu penses pas ? »
« Peut être, n’empêche que ça fait un mal de chien, et j’me sens trahis. »
« Je comprends, maintenant tu vas me laisser te soigner, d’accord ? »

Il a acquiescé d’un signe de tête, m'a laissé l'entrainer jusque dans mes appartements, s’est assis et n’a plus bougé, n’a plus ouvert la bouche pendant tout le temps où je nettoyais la plaie et refaisait son pansement et son bandage. Il n’a pas bronché quand je lui ai demandé d’avaler un peu de potion pour calmer la douleur. Ni même quand j'ai enroulé sa main blessée du reste de bandage que j'avais dans les mains après avoir appliqué une compresse sur la peau abimée. Toujours pas quand j'ai nettoyé sa chemise d'un coup de baguette. Le voir se mettre dans des états pareil, se faire autant de mal, ça me rendait folle. Mais je comprenais. Oui, je pouvais comprendre, parce que c'était dans sa nature et qu'il ne pouvait probablement pas aller contre ça.

« Je dois retourner aux enclos, tu veux venir avec moi ? Un coup de main ça serait pas de refus, et ça te changerait les idées, non ? »
« Ok. »
« Mila va être contente de te revoir. »

Un sourire, puis je lui ai ébouriffé les cheveux dans un geste tendre.
Il m'a suivi sans dire un mot de plus.
Une fois encore, j'ai accepté son silence.
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