AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Sunny Saturday Morning {Jillian}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 17270
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Elijah C. Leroy ▬ Chiara M. Brooks



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Sunny Saturday Morning {Jillian}   Mar 13 Sep 2011 - 21:30





Sunny Saturday Morning


Jillian & Enzo


Y a des fois comme ça tu ne te rends pas bien compte de ce qu’il se passe, tu sais pas trop comment s’est arrivé mais tu laisses faire. Oui, tu laisses faire parce que c’est plutôt cool en fait. Et moi j’suis bien là, même si je comprends pas trop comment c’est arrivé. Je me souviens juste m’être couché assez tard dans la nuit après avoir quitté la petite fête dans la Salle Commune où j’ai passé du temps avec Elwynn et quelques autres sans vraiment me poser de questions. J’étais seul dans le dortoir quand j’y suis entré, ça j’en suis presque sur. J’avais sommeil. Et là, là j’ai plus du tout envie de dormir quand je prends conscience de ce qui est entrain de se passer. Je sais pas comment il a fait pour arriver là mais je m’en fous. Tout ce que je sais, c’est qu’il est là, que ses baisers dans mon cou, sur mes lèvres, sur ma peau, me donnent le tournis et me rendent fous, que ses mains savent parfaitement où aller pour me faire de l’effet et que ça marche. J’ai chaud, à outrance, et le voir disparaître sous le drap, je sais pertinemment que ça ne va pas m’aider à me calmer. Loin de là. De toute façon, j’en ai aucune envie. Pas la moindre envie de me calmer, ça non. J’veux juste … Profiter de ce moment passé avec lui. J’veux juste … Merde, Kyle, t’as pas idée de l’effet qu’tu m’fais là. Enfin si, j’pense que t’en as une petite idée mais …

« T’as passé une bonne nuit Ryans ? Ca s’passe bien pour toi ? »

Ou comment faire face à un gros bug quand t’entends la voix de quelqu’un qui ne devrait pas se trouver là dans un moment comme celui là. Deux solutions. Soit tu l’ignores, soit tu ouvres les yeux. Oui parce que j’ai bien compris que ça n’était qu’un rêve. Malheureusement. J’ai donc choisi d’ouvrir les yeux, à contre-cœur, pour faire face à la tête d’un des gars du dortoir qui visiblement trouvait la situation plutôt amusante. A vrai dire, à sa place, j’aurai probablement été mort de rire moi aussi. Faut dire que j’avais pas l’air très malin avec le drap sur la moitié de la tronche et la main dans le caleçon. Ouais enfin sous le drap ça aussi, faut pas déconner non plus même si pour le coup j’estime avoir eu de la chance en fait. Sympa le réveil. J’étais mort de honte, et j’me suis fait la réflexion que la prochaine fois que la pleine lune approche ou que mes hormones me taquinent – ou c’est mignon ça dis donc +sort+ - sans raison apparente, en gros, la prochaine fois que je suis en manque – Et le premier qui dit que c’est tous les jours il va prendre cher – je prends une douche froide avant de me coucher, ou je vais carrément dormir ailleurs que dans un endroit rempli de gens. L’idéal ça serait de dormir avec Kyle ça évidemment mais je ne pense pas que ça changerait grand chose au final. Ou peut être que si. Peu importe. Enfin bref ! La question ne se pose pas et là si je reste silencieux et caché sous le drap, ça va empirer les choses alors on ressort la tête, on sourit et on fait l’innocent.

« Euh … Si j’dis non j’passe pour un menteur, et si j’dis oui, j’passe pour … Ouais, elle était plutôt pas mal, ouais. »

Point positif, au moins ça calme. Même si j’étais bien moi là dans mon rêve x_X

« Arrête de t’marrer Harper. »
« Vas-y lève toi, et viens m’en coller une. »
« Très drôle. »

Oui, vraiment trop drôle. Tu m’en veux pas, j’vais attendre un peu hein. Ah pis tiens, mange toi mon oreiller dans la gueule en attendant. Touché. Héhé. Oui je garde le sourire. En vérité, j’me marre même. Pas envie de faire la gueule ce matin et puis bon les situations gênante c’est bon, je commence à connaître et à savoir les gérer maintenant. Tout ça pour dire que je me suis redressé et que dans un geste machinale j’ai attrapé le T-shirt de Kyle qui traine sans arrêt sous mon oreiller. Je l’ai juste laissé là où il était, à peine visible mais mes doigts se sont enroulés autour pour le serrer avec une certaine force.

« C’est quoi ce truc ? »
« Mon doudou. »
« T’es … sérieux ? »
« Ouais, c’est la p’tite culotte de ta sœur. Elle a été plutôt sympa avec moi cette nuit d’ailleurs. »
« J’ai pas d’sœur. »
« Je sais. »
« T’es con. »
« Je sais. Je t’apprendrais si tu veux. »
« Je savais que t’avais un grain, mais à ce point là j’avoue que tu fais fort. »
« Viens m’faire un câlin. »
« Pervers. »

Et PAF ! Retour à l’envoyeur de l’oreiller que je me suis à mon tour mangé en pleine tronche.

« On s’voit au match ? »
« Tu peux déjà plus te passer de moi hein ? Mais, non, j’en doute. La foule c’est toujours pas mon truc. Et le Quidditch non plus d’ailleurs. »
« Espèce de sauvage. »
« Je plaide coupable. »
« Bon alors à plus tard par là. »
« Ca marche. »

Ouais, à plus tard. J’aimerai bien un peu d’intimité là si ça t’ennuie pas cher camarade de maison. M’enfin j’suis certain que tu peux me comprendre. Fais pas l’innocent. Nan pis, j’veux juste quelques minutes pour retomber sur terre quoi.

J’étais bien parti pour me rendormir je crois, ou en tout cas me reposer encore un peu. Allongé de nouveau, j’ai recalé mon oreiller sous ma tête sans pour autant lâcher le vêtement que je tenais entre mes doigts. Je pensais vraiment qu’il était parti, mais non.

« Hey, Enzo ! Tu diras bonjour à ta main droite de ma part. »
« La ferme ! »
« Héhé ! »
« C’était la gauche. »

Oui, je sais, je suis grave. Bon, on va pas passer la matinée à parler de mes mains ou de n’importe qu’elle autre partie de mon anatomie. J’ai autre chose à foutre à … il est quelle heure d’ailleurs ?

Le bras tendu à l’extrême et le T-shirt de Kyle sur le visage, je tâtonne ma table de chevet à la recherche de ma montre, que je fini par trouver à l’aveuglette, non sans faire tomber un bouquin par terre évidemment. Mes yeux retrouvent la lumière et je dois les écarquiller et les frotter pour avoir une vision à peu près claire si je veux réussir à lire l’heure. 10h30. Est ce que je rêve où je viens de faire une grasse mat’ ? 10h30 ? J’avais pas un truc de prévu à 10h30 moi ?

« Merde ! Jill ! »

Elle va me tuer. Elle va me tuer !

Quelle idée de se retrouver pour bosser un samedi matin franchement ? Oui bon ok c’est un moment comme un autre et j’suis pas sensé faire des grasses mat’ en ce moment étant donné que je souffre d’insomnies chroniques mais pour une fois que j’étais bien dans mon lit et que je ne tournais pas en rond, j’avoue que j’y serais bien resté un peu. Enfin bref, le fait est que j’ai rendez vous dans le Parc dans … maintenant, et que même si j’enfile une Djellaba ça va pas l’faire. Douche ? Pas le temps je sais bien mais … douche quand même. Je me suis levé en catastrophe, j’ai attrapé des vêtements propres, j’ai pris ma douche en deux secondes neuf centièmes, prenant bien soin de ne surtout pas penser à Kyle sinon j’en avais pour la journée, ce qui soit dit en passant me paraissait impossible donc j’ai opté pour la douche froide. Un brin de toilette, j’me suis fais tout beau tout propre, j’ai enfilé mes fringues, mis mon linge sale à sa place, attrapé mon sac par chance déjà près et j’ai filé comme un taré à travers le château. J’ai dévalé les escaliers en sautant la moitié des marches, mort de rire, agité par toute cette adrénaline qui me remuait de bas en haut et me faisait beaucoup de bien. Et même si j’entendais les voix de Kyle, Jillian et Isma dans ma tête me disant : Pas de gestes brusques ! Autant l’avouer, je les ignorais. Je m’amusais trop pour être prudent. Et à tout juste un peu plus d’une semaine de la Pleine Lune, j’avais simplement envie de respirer un peu, de profiter du fait que ma blessure me laissait tranquille. Le calme avant la tempête, ça j’en étais bien plus que conscient. J’avais juste pas envie de me prendre la tête.

« Ooooh merde ! »
« Tu peux pas faire attention ! »
« Désolé ! Je t’avais pas vu. »
« Oui ben je m’en suis rendu compte merci. »
« T’as qu’à grandir. »

Réaction très pertinente quand on s’adresse à un élève de première année qui est encore bien loin d’avoir terminé sa croissance mais on s’en fout, j’suis à la bourre, et plus de peur que de mal. Pas de ma faute si je ne l’avais pas vu ce gamin quand même. Il fait 1m12, c’est pas dans mon champ de vision ça.
Par contre la petite tête blonde là je l’ai vu. Et comme d’hab, j’ai laissé ma main se poser sur sa tête et lui ébouriffer les cheveux en passant sans m’arrêter.

« Salut Cleo. Pas l’temps aujourd’hui mais je t’oublie pas. Chope moi dans la Salle Commune quand tu voudras qu’on s’voit. »

Un sourire, un clin d’œil alors que je cessais de marcher à reculons pour la voir et reprenais ma courses folle. J’ai traversé le hall, le parvis, puis une partie du Parc, jusqu’à ce que je devine la silhouette de mon ami près du lac. Là, j’ai commencé à ralentir.
Sweat ouvert. Capuche sur la tête, sac sur une épaule et mains dans les poches, j’arrive tranquillement alors que je viens de courir un cent mètres comme un dératé. A peine essoufflé, et on dit merci Lycanthropie, mais j’me doute bien qu’elle m’a vu arriver en courant quand même.

« Désolé. Panne de réveil :gla: »

Laissant mon sac tomber par terre, j’en ai fait de même, m’allongeant de tout mon long devant elle, sur le ventre, non sans lui avoir collé un bisou sur la joue juste avant. Il fait beau, pour moi il fait même presque chaud. Il est 10h40. Je suis une véritable Ferrarri.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité


Invité
MessageSujet: Re: Sunny Saturday Morning {Jillian}   Dim 25 Sep 2011 - 21:03


    Tout le monde la croit forte, solide et bien dans sa tête, mais cette image, c'est juste pour donner le change. La vérité, c'est qu'elle est vulnérable, désarmée, à la merci d'une simple petite phrase - " Je ne t'aime plus " - qui, en moins de temps qu'il ne faut pour la dire, lui a fait perdre tous ses repères, lui ôtant sa force et son envie de vivre.
    - Guillaume Musso, Seras-tu là? -

    Le regard braqué dans mon reflet dans le miroir, j’annonçai d’une voix neutre.

    « Examen de conscience numéro 1. »

    Mon reflet sourcilla légèrement, surpris par le ton que j’avais employé. Il était 9 heures et demie du matin, toutes les filles dormaient encore dans le dortoir et j’avais la salle de bains pour moi toute seule. L’occasion rêvée de se prendre en main de la façon la plus imagée qui soit : en parlant à son reflet.

    « T’es fière de toi Davis ? Dis moi, sincèrement, t’es fière de ces dernières semaines ou pas ? »

    Mon reflet baissa le nez, penaud. Lui comme moi savions que cette question renvoyait aux soirées que j’avais passées seule dans le dortoir à imaginer ce que Derek pouvait bien fabriquer à cet instant, est-ce qu’il pensait à moi, voyait-il une autre fille ? A me remémorer dans les moindres détails ses doigts caressant le contour de ma joue avant de m’annoncer que ça n’était pas possible, pas entre nous. Trop dangereux. Un genre de Roméo et Juliette, sans guerre de familles mais sans plus d’espoir.
    La question suivante était :

    « Est-ce que tu vas laisser ta vie se résumer à ça ? Un amour impossible et un passé qui te revient régulièrement dans les dents? »

    Ça me mènerait où d’agir ainsi ? A souffrir comme Enzo et Kyle avaient souffert et continueraient de souffrir tant que les Supérieurs seraient présents dans le château ou qu’Enzo finirait par tous les tuer avant de se rendre compte qu’il était devenu exactement le genre d’hommes qu’il avait toujours refusé d’être lorsqu’il était devenu Lycanthrope. Un assassin. Un monstre sanguinaire guidé par une rage sans bornes et un esprit de vengeance des plus tenaces. Les Supérieurs, la mort de ses parents, tout ça lui avait volé son innocence, son enfance. Il était plus amer que n’importe lequel d’entre nous et l’histoire était loin d’être achevée pour lui, comme pour Kyle. Et pour moi. Je savais au fond de moi qu’il faudrait que je lui annonce un jour que j’avais couché avec Kyle et que tous les regrets du monde n’effacerait pas cet instant où nous avions agi par dépit et par douleur. Il nous en voudrait certainement toute sa vie mais rien ne changerait le passé de toute manière. Comme Kyle, comme moi, il allait devoir apprendre à vivre avec notre connerie. Le fait que je culpabilise à mort l’aiderait sûrement. Et pour Kyle ? Le silence et l’absence étaient toujours total et je n’osais pas plus grimper jusqu’au 4ème étage pour savoir où nous en étions. Un jour, il faudrait malgré tout que l’un de nous ait le courage de briser ce statu quo.

    Je jetai un regard à mon reflet, aussi perdu que moi. Je me sentais sur un fil ce matin, capable d’être d’excellente humeur comme de très mauvaise. Etait-il possible d’avoir le choix là-dessus ? Aujourd’hui, il paraissait que oui. Et j’allais décider quoi ? Le sourire naturellement. La bonne humeur et l’esprit en paix. Passer mon temps à me morfondre ne me correspondait plus vraiment, trop de choses arrivaient à la suite les unes des autres pour que j’ai réellement le temps de m’arrêter pour pleurer. Il fallait faire face, s’adapter à chaque nouvelle situation, chaque nouveau rebondissement et tâcher d’étouffer cette souffrance et ce silence débarquant dans chacune de mes relations. Les unes après les autres. Qu’il s’agisse du silence ou de la souffrance, quoiqu’il arrive, ils étaient présents. Derek refusait de nous voir ensemble. Souffrance et silence. Cameron avait tout bonnement disparu. Souffrance et silence. Kyle refusait de me voir et de mon côté, c‘était la même chose. Souffrance et silence. Je n’arrivais pas à trouver Takuma sans qu’il soit seul et dispo pour m’écouter. Silence. Ismaelle accueillait beaucoup de monde dans ses enclos à présent et la paix que j’y trouvais avant s’était volatilisée. Trop de monde, trop de bruit. Je ne m’y sentais plus comme avant. Egoïstement j’avais la sensation de ne plus être la seule personne à pouvoir traîner près des enclos en dehors des cours et… bref. Me restaient Enzo et Sovahnn, Alec peut-être depuis peu. Pas les moindres c’était clair mais un sentiment subsistait malgré tout. C’était celui, douloureux, d’être mise à l’écart par égard, par protection ou par sentiment, qui finissait par me faire sentir à l’écart de tout et de tout le monde. J’étais quoi ? Trop fragile pour qu’on me confie quelque chose ? Un recul que je ne savais pas prendre ? Je ne savais pas et même si tout ça partait sans doute d’une bonne intention, je finissais par leur en vouloir de me laisser en dehors. J’avais l’impression de ne pas être digne de leur confiance, pas digne de garder leurs secrets, de faire partie de leur monde complexe. A peine d’être la soupape de décompression…

    Est-ce que je pouvais leur en vouloir à tous de vouloir prendre soin de cet équilibre que je tentais de maintenir ? Non. Evidemment que non. Mais j’étais blessée malgré tout. Garder tous mes secrets pour moi me rendait-il imperméable à ceux des autres ? A observer tout le monde, je n’en avais pas l’impression et cela renforçait la conviction que c’était juste… moi qui buguait.

    « Toujours toi. » déclara gravement mon reflet.

    Je baissai les yeux et l’une de mes mains passa sur mon visage. Lasse. J’étais lasse. Fatiguée de me demander comment je pouvais fonctionner pour être heureuse et cesser de me dire que quelque chose était fané en moi, pourri, crevé. J’avais beau relever la tête, sourire à belles dents et rejeter au loin tous mes problèmes ; ils finissaient par revenir me hanter comme de vieux démons. J’abritais un irrésolu en moi et j’ignorais comment l’en faire sortir sans passer par la case ‘grosses souffrances’. Par laquelle, évidemment, je n’avais guère envie de passer. On a beau avoir l’impression de souffrir tout le temps pour des raisons bien différentes à chaque fois, on ne s’habitue jamais vraiment et quand ça nous revient dessus, ça nous prend et ça ne nous quitte plus jusqu’à ce qu’on dise…

    « Stop. »

    Regarde-toi en face.

    « Yen a marre Jill. Ta vie se barre comme jamais et toi tu fais quoi ? Tu tires sur les petits fils qui se détachent pour qu’ils s’en aillent plus rapidement. T’es comme un gosse qui tire sur son pull qui se détricote ! Sauf que ce pull, c’est toi. Ta vie. Alors… stop. »

    Un doigt pointé sévèrement dans ma direction.

    « Tu vois Enzo aujourd’hui alors pas question de polluer ça. Ok ? C’est un des rares liens qui te restent et qui soit à peu près intact. Pour l’instant, certes mais chaque chose en son temps. J’sais que tu te sens sur le fil du rasoir avec toutes ces choses : Suzie, Derek, ton rein malade, Kyle, les secrets, les mensonges, le fait que tu te sentes mise sur le côté mais… c’est pas le moment ! Quand on a une chance de préserver quelque chose, on saisit cette chance. Va pas faire comme si de rien n’était parce que tu vas devoir passer aux aveux vu comment tu te débrouilles pour mentir devant ton meilleur ami mais joue-la… cool. Tranquille. Pas genre ‘j’ai pas de problèmes’ mais pas genre non plus ‘j’ai des problèmes mais je veux pas que ça se sache’. Sois… toi-même. La Jill que je connais elle… »

    Je m’interrompis en plein milieu de ma phrase. La porte de la salle de bains s’était ouverte sur une Sovahnn échevelée, baillant à s’en décrocher la mâchoire, en petite culotte et en débardeur. Bordel comment elle se débrouillait pour être à croquer même au réveil ?! Enfin bref. Son regard mal réveillé se penchait curieusement sur mon index pointé contre un miroir. Je déglutis. Trop tard pour faire genre ‘t’as rien vu, moi non plus, on a rien vu’. Un silence plana entre nous et je finis par diriger mon index lentement vers elle avant d’ouvrir ma main pour la saluer. Elle me fixa quelques secondes puis eut l’air d’être trop fatiguée pour chercher à comprendre mon délire et haussant les épaules, elle me salua à son tour avant de ressortir. Un long soupir s’échappa d’entre mes lèvres et mes épaules s’affaissèrent. Voilà maintenant elle allait me prendre pour une barjo qui se parle à travers un miroir.

    Bon en même temps, c’était un peu le cas.

    … Mais quand même.

    « Jill, t’as fini ? » me demanda Joy à travers la porte.
    « Euh… oui ! » m’empressai-je de répondre.

    Tant pis, je finirai cet examen de conscience une autre fois. En plus, Enzo allait finir par m’attendre si je continuais à jacasser devant mon reflet. Nous avions rendez-vous ce matin pour que je lui fasse travailler la Botanique. Contrairement à ce qu’on pouvait penser, c’était plutôt plaisant de travailler tous les deux même si Enzo avait la capacité de concentration d’un poisson rouge, il y mettait de la bonne volonté et il reconnaissait en avoir besoin. Pour moi, c’était l’occasion de redécouvrir des cours des années précédentes et parfois de me réjouir d’être passée dans les années supérieures… Croyez-moi certains cours, on est content de ne pas les revoir.

    Sortant de la salle de bain, je m’excusai auprès des filles d’avoir monopolisé la pièce alors que nous pouvions y rentrer à plusieurs et sortis de la salle commune. Mon sac sur l’épaule, j’avançai dans les couloirs jusqu’au grand escalier. Evidemment, qui se trouvait assis là sur les marches : Derek. Mon cœur fit des bonds dans ma poitrine quand je dus passer près de lui. Il fit mine de ne pas me voir et je tâchai d’agir de la même manière. Parvenue à l’étage du dessous, je m’arrêtai et me retournai pour le regarder mais son regard n’exprimait aucune émotion. Il ne me voyait même pas. Le cœur serré, je décidai de prendre un passage secret qui m’était bien pratique lorsque je souhaitais éviter de croiser du monde. Il amenait directement à l’extérieur du Château. En sortant, je fus frappée par la lumière matinale mais je n’eus qu’une brève grimace d’éblouissement. Le soleil chauffait assez pour me permettre d’enlever ma cape. Je la rangeai dans mon sac et avançai jusqu’aux berges du Lac. Arrivée à la limite où mes pieds pouvaient toucher l’eau, je sortis le flacon de Pimentine que Maxence me donnait toujours d’avance au cas où et en avalai le contenu après l’avoir débouché. Cela impliquait de repasser par l’infirmerie dans la journée, histoire de ne pas me retrouver dans la merde demain et je rajoutai ça à ma liste de choses à faire ce samedi.

    Il était 10 heures. Finalement, j’étais en avance par rapport à l’heure que j’avais donnée à Enzo la veille. Nous avions prévu de nous retrouver à 10 heures et demie. J’avais une demi-heure devant moi. M’éloignant un peu des rives du lac, je m’assis dans l’herbe et posai mon sac près de moi. J’avais choisi un coin au soleil et très vite les rayons me réchauffèrent doucement le corps, si bien que je finis par retirer aussi mon gilet pour me retrouver en chemisier. Celui d’aujourd’hui était à fleurs et se composait assez bien avec le jean que j’avais attrapé à la va-vite dans ma valise ce matin. Quelqu’un m’avait glissé un jour que les couleurs de ce chemisier me donnaient bonne mine et c’était sans doute une bonne chose de l’avoir choisi pour ce matin. Je voulais que cette matinée avec mon meilleur ami se passe dans les meilleures conditions, qu’elle ne soit pas polluée par mes problèmes. Les siens commençaient à s’estomper donc je doutai qu’on n’en parle aujourd’hui. Nous avions déjà discuté des miens l’autre fois et pas grand-chose n’avait bougé depuis alors…

    Non. Cette journée devait être normale. C’était le mot d’ordre.

    All we can do is keep breathing.


    Assise en tailleur, les coudes poses sur les genoux, j’observai les élèves passer dans un sens ou dans l’autre. Je souris à Cleo lorsqu’elle revint de la Volière, des plumes partout dans les cheveux et sur ses vêtements. Je la suivis du regard lorsqu’elle entra dans le Château duquel sortit au même moment Enzo en mode ‘je suis en retard et je cours’. Il grandit à mesure qu’il s’approchait de mon champ de vision et finit par s’arrêter pour marcher jusqu’à moi. Je souris intérieurement. Pas la peine idiot, je t’ai vu courir ! Une fois à ma hauteur, il se pencha pour me faire un bisou sur la joue avant de s’affaler dans l’herbe dans un grand soupir de soulagement et de me lancer d’un grand sourire embêté :

    « Désolé. Panne de réveil :gla: »
    « Sans blague. » répliquai-je doucement en souriant. « Et la prochaine fois, fais pas genre de t’arrêter de courir quand tu me vois. J’ai peut-être pas la vue perçante d’un Loup mais je suis pas aveugle pour autant ! »

    Sur ce, je lui assenai une pichenette dans l’oreille et demandai :

    « Sinon, ça va ce matin ? La forme ? »

    Oui je sais, on est là pour bosser mais comme c’est moi la prof, c’est moi qui décide. Et toc. J’attendis qu’il me réponde puis j’ajoutai en le faisant rouler sur le côté :

    « Bon allez grosse feignasse ! On se bouge, t’es là pour apprendre ta Botanique j’te signale. Enfin comprendre, ça serait déjà pas mal comme début… Vous en êtes-où avec la vieille chouette ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 17270
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Elijah C. Leroy ▬ Chiara M. Brooks



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: Sunny Saturday Morning {Jillian}   Lun 26 Sep 2011 - 23:09





Sunny Saturday Morning


Jillian & Enzo


Avoir l’air naturel quand tu viens de courir un sprint et que tu sais pertinemment que la personne qui t’attend depuis 10 minutes t’as vu dévaler les marches qui mènent à l’extérieur au pas de course, c’est tout un art. Bien évidemment, malgré ma nonchalance apparente et ce bisou qui veut dire bonjour, je sais qu’elle va me faire une réflexion et tous mes airs d’innocent et mes sourires n’y feront rien. Je suis en retard, j’avais oublié notre rendez vous et je vais en payer le prix fort. Bah j’déconne, c’est pas comme si Jill était une tortionnaire, mais d’un côté elle a raison et même si je râle, je sais que c’est pour mon bien même si ça ne m’enchante pas de me lever un samedi matin pour bosser la botanique. C’est pas tant de me lever qui pose problème même si là … Bref. Nan c’est surtout pour bosser. Je ne suis pas mauvais élève dans le fond mais j’ai besoin de l’aide de Jill pour certains trucs et notamment la théorie. Elle est douée pour ça, et doit être la seule au monde à avoir suffisamment de patience pour me supporter alors … Et puis c’est important ces petits moment rien qu’à nous deux. On travaille oui c’est sur, mais y a pas que ça. On discute. On profite d’être seuls à deux comme on avait l’habitude de faire avant que nos vies respectives ne se barrent en sucettes. Quand j’ai rencontré Jill, j’étais juste un sale gosse acariâtre qui s’ouvrait un tout petit peu parce qu’un certain Américain avait décidé que je n’avais pas le choix. Aujourd’hui, je ne suis plus du tout le même. On a vécu un sacré paquet de truc depuis ce temps là. Finalement on ne se connaît pas depuis des siècles, tout juste un an, mais j’ai l’impression que c’est comme ça depuis toujours. Comme si le simple fait d’avoir fait la rencontre de ces deux là m’avait fait renaitre. Enfin, on va pas revenir là dessus encore et encore et encore. Les choses sont ce qu’elles sont. Nous sommes ce que nous sommes. Et on est pas là pour ressasser le passé. On est là pour que Jill me passe un savon parce que je suis en retard alors vas-y ma belle, défoule toi.

« Sans blague. Et la prochaine fois, fais pas genre de t’arrêter de courir quand tu me vois. J’ai peut-être pas la vue perçante d’un Loup mais je suis pas aveugle pour autant ! »
« Oui maman. Aïe ! Eh ! »

Manque de reflexe. Si j’avais été plus réveillé, j’aurai sans doute pu l’empêcher d’atteindre mon oreille, ou dans le pire des cas j’aurai chopé son bras juste après pour la retenir prisonnière juste pour accentuer mes protestations. Au lieu de ça, j’ai juste grogné et laissé tomber ma tête sur mes mains posées sur l’herbe entre Jill et le reste de ma grande carcasse.

« Sinon, ça va ce matin ? La forme ? »

Hum … J’ai l’air en forme là ?
Allongé comme une baleine échoué sur la pelouse.

« Tête dans l’cul, et l’cul dans le brouillard. Encore tout dans mes rêves, et j’viens de me taper une affiche d’enfer dans le dortoir mais on va dire oui. Paré à bosser mon capitaine. Et toi ? T’as bonne mine, ça t’va bien les fleurs. »

Tu parles d’une affiche oui O_o C’est extrêmement gênant comme situation et même si je l’ai pris avec humour, je pense que je vais éviter de croiser Harper pendant quelques temps. Je pense pas qu’il ira raconter ça à tout le monde, c’est pas vraiment son genre il me semble. Enfin j’ai plus qu’à l’espérer parce qu’on a dit qu’on arrêtait de régler les choses par la violence. Si je me mets à tuer mes camarades de maison pour les faire taire … J’ai plus qu’à me flinguer ou bien carrément rentrer dans les rangs des Supérieurs. Oh ben oui quelle bonne idée. C’est mes amis et proches qui vont être content. Jill, je suis certain que t’apprécierais, surtout après ce qu’ils t’ont fait et non Enzo tu ne t’énerves pas. Derek apprécierait aussi surement beaucoup maintenant qu’il a envie de tous les détruire un par un. Et Sovahnn, Elwynn, même Takuma, tout ce petit monde là. Isma aussi ! Et Kyle alors ? Il en serait plus que ravis, bien sur que si. J’ai l’air de prendre ça à la légère mais la vérité c’est qu’avec la Pleine Lune qui approche je suis mort de trouille. J’attends le moment où ils vont me tomber dessus, comme le mois dernier, pour bien me faire comprendre qu’ils ne m’oublient pas et que je n’aurais pas d’autre choix que de les suivre sans discuter dans leur délire. Un mois. Ça va bientôt faire un mois. J’ai rien oublié. Surtout pas cet innocent que j’ai mordu, et qui n’a pas survécu. Quel monstre je suis au juste ? Incapable de me maîtriser. J’ai même pas cherché à le faire en plus. C’était tellement plus simple de céder, de tout lâcher. J’aurai pu tous les tuer jusqu’à me faire descendre, j’en avais rien à foutre. Jusqu’à ce que je sente l’odeur de Kyle. Jusqu’à ce que je me rende compte que tous ces mois passés à souffrir de son absence n’avaient été qu’une mascarade. Aujourd’hui je tente de me focaliser sur le bon, et j’essaie d’oublier tout ça. Je me dis que ça fait déjà 3 semaines qu’on s’est retrouvé, qu’on est vraiment ensemble lui et moi, et ça m’aide. Ça se passe bien, dans l’ensemble. Bien sur comme tous les couples on a nos petites engueulades mais rien de bien méchant. Je vis sans cesse la peur au ventre qu’ils se décident à lever le voile et faire tomber les masques en nous mettant face à face mais comme pour tout le reste, je tente de faire abstraction de cette peur, pour profiter de chaque moment. Pour profiter de la vie. Passer du temps avec ma meilleure amie, que j’ai retrouvé aussi. Rigoler avec Sovahnn. Faire chier Elwynn. Apprendre à connaître des personnes comme Yoru, Takuma. Mépriser Alec Rivers, au passage, parce qu’il le mérite bien. Mettre les choses à plat avec mon frère et ne surtout pas regarder Jill quand je pense à lui et inversement. Ce sont leurs histoires, pas les miennes et je m’en suis suffisamment déjà mêlé comme ça. Derek a peur pour elle, et je peux très bien comprendre son point de vue même si de mon côté je n’applique pas cette théorie de l’éloignement parce que j’en suis incapable. J’ai trop souffert d’être loin de Kyle et même si j’ai peur qu’ils s’en prennent à lui pour me faire du mal, je suis trop égoïste pour mettre un terme à tout ce qu’on a mis un mal de chien à construire. De toute façon, on se cache, et pour l’instant je pense que ces abrutis ne se doutent de rien. Pourvu que ça dure.
Evidement que j’ai pas envie que Jill et mon frère souffre, mais d’un autre côté, comme je l’ai dit à Derek, c’est en restant à distance l’un de l’autres qu’ils souffrent le plus. Les sentiments, c’est compliqué, et si j’étais pas aussi amoureux et dépendant, j’aurais envoyé balader tout ça depuis longtemps. Quoi que sera leur choix, je m’y ferais, et je serais là pour l’un comme pour l’autre, même si c’est vrai qu’il y a toujours une petite part de moi qui a du mal à s’y faire.

Toujours est il que oui les fleurs ça lui va bien. Et avant même que je n’ai eu le temps de faire un seul commentaire de plus, elle m’a fait basculer sur le côté. J’étais tellement mou que je me suis laissé faire et mon corps de dinosaure mal assuré à roulé sur lui même.

« Bon allez grosse feignasse ! On se bouge, t’es là pour apprendre ta Botanique j’te signale. Enfin comprendre, ça serait déjà pas mal comme début… Vous en êtes-où avec la vieille chouette ? »

D’abord sur le côté, et puis finalement, totalement sur le dos.

« Doucement … J’suis fragile et convalescent t’as pas l’droit de me violenter. »

Et pour la peine je vais rester étendu sur le dos, en mode étoile de mer à regarder le ciel jusqu’à ce que tu pète les plombs et me balance un truc sur la tête parce que t’en aura marre de devoir supporter la grosse larve que je suis ce matin. Aller une minute de silence pour les victimes de la ségrégation chez les poissons chats. Oui ben c’est une cause comme une autre hein ! On va pas commencer à en chercher des sérieuses parce qu’il y en a trop, et au sein même de ce château d’ailleurs. Une minute … Genre je vais être capable de tenir une minute. Alors rejetant lentement ma tête en arrière et levant les yeux pour capter son regard, je n’ai pas pu m’empêcher de lâcher une connerie. Evidement Rolling Eyes On change pas une équipe qui gagne après tout. A croire que j’ai pas eu ma dose hier soir avec Elwynn et Takuma. De toute façon, avec Jill c’est différent, et la faire chier, j’adore ça. C’est bien plus que réciproque.

« On étudie les effets du canabis. »
:gla:
« Désolé. Snargalouf. »

Héhé, je la trouve particulièrement bien placée celle là, non ? Oh aller, avoue. Junkie. Ma meilleure amie est une droguée, je glisse sur une mauvaise pente, elle va m’inciter à la débauche ! C’est un scandale ! Sinon j’vais pas rester sur le dos toute la journée donc hop me revoilà sur le ventre, en appuie sur un coude tandis que mon bras se tend pour atteindre une des petites fleurs jaunes qui recouvrent certains endroit du parc. Je la cueille sans faire de commentaire et la glisse dans les cheveux de Jill, juste derrière son oreille. Voilà, c’est bien comme ça. Oui j’vais me reconvertir dans le stylisme, m’habiller en moulant et agiter mes mains comme une folle, parler avec une voix aigue et devenir le stéréotype tout craché de l’homo fashion. Je vais laisser tomber mes baggy et mes sweat à capuche pour porter des pantalons en cuir et des débardeurs léopard. J’suis sur que ça plairait beaucoup à Kyle et Derek. Remarque, si ça se trouve ils se trouveront un point commun, et moi je finirais célibataire et sans famille. Probablement attaché à un arbre au fin fond de la forêt interdite et un ogre viendra me capturer, me trouvant parfaitement à son goût, et considèrera que je ferais une parfaite petite femme pour lui.
Hum … Comment j’en suis arrivé à ça juste pour une fleur au juste ? O_o Heureusement que je ne pense pas à voix haute. Une honte par jour, ça suffira hein. Nan pis sérieux, si un jour je me féminise, faudra m’achever sur le champ hein ?! J’veux dire, j’ai pas grand chose à voir avec ce que je viens de décrire et hors de question que je laisse tomber mes baggy, ni même mon machisme. D’ailleurs j’trouve que je suis bien trop doux avec Kyle et ça va pas du tout. Et … Ah oui pardon Jill :gla:

« Je déteste cette matière. Je déteste les plantes, et surtout cette plante là. Franchement, j’vois pas en quoi un truc aussi hideux peut être utile. Et pourquoi on se prend la tête à étudier un truc pareil. On pourrait, j’sais pas, apprendre à faire des bombes ou un truc du genre. »

Oui, c’est vrai. Une bombe ça ne serait pas du tout dangereux dans mes mains enfin Rolling Eyes

« Humpf, j’veux r’tourner dans mon lit … Et j’suis pas grosse. Ah ! Et tu manques à Takuma. »

Tout ça marmonné parce que j’avais la tête caché dans mes bras croisés devant moi. Est ce que j’aurai pu me rendormir sur le champ ? Là, comme ça, au milieu du Parc, bercé par le chant des oiseaux et le clapotis de l’eau, réchauffé par le soleil ? Avec la présence de Jill, oui. Si j’avais été seul, ou avec quelqu’un en qui je n’ai pas entière confiance, non. Tel un animal, les sens à l’affut du moindre bruissement. Je n’aurai pas pu. Mais la simple idée de dormir, et pourquoi pas de retrouver mes rêves même si j’aurai préféré qu’ils soient un peu moins explicites pour éviter de passer pour un taré qui … fait des trucs bizarres en public, me tentait au plus haut point. Bien plus que la botanique et les Snargalouf.

Et j’ai faim. Mon ventre qui gronde bruyamment me rappelle que je n’ai pas vraiment mangé depuis hier midi. A part le twix dans les cachots hier soir avec Takuma. La Bierre-Au-Beurre ça compte ?
Oui bon ça va j’arrête de me plaindre.
Ou pas.

J’veux mon doudou ! +SBAMF+
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité


Invité
MessageSujet: Re: Sunny Saturday Morning {Jillian}   Ven 28 Oct 2011 - 18:47


    « Sinon, ça va ce matin ? La forme ? »
    « Tête dans l’cul, et l’cul dans le brouillard. Encore tout dans mes rêves, et j’viens de me taper une affiche d’enfer dans le dortoir mais on va dire oui. Paré à bosser mon capitaine. Et toi ? T’as bonne mine, ça t’va bien les fleurs. »

    J’ai souri et articulé un merci silencieux. Mine de rien, les compliments, même aussi anodins que celui-ci, ça fait toujours du bien. Pas que je sois une adepte du compliment et que je l’ai facile mais disons que quelqu’un qui remarque la façon dont vous êtes habillé, le fait que ça aille avec l’ensemble… Je sais pas. Je trouve que ça montre qu’il est attentif. C’est sans doute un truc typiquement féminin mais après je suis une fille alors je ne vois pas pourquoi je ne réagirais pas comme une fille quand il me complimente. J’ai beau être sa meilleure amie, ça change rien au fait que je reste une nana parmi tant d’autres, qui apprécie de recevoir un compliment. Bref on va pas épiloguer 107 ans sur un ‘ça t’va bien les fleurs’ !

    « Bon allez grosse feignasse ! On se bouge, t’es là pour apprendre ta Botanique j’te signale. Enfin comprendre, ça serait déjà pas mal comme début… Vous en êtes-où avec la vieille chouette ? »
    « Doucement … J’suis fragile et convalescent t’as pas l’droit de me violenter. » se plaignit-il.
    « N’importe quoi. Dis plutôt que t’es une p’tite nature, ça ira plus vite. » répliquai-je.

    Je lui ai filé une légère claque sur le ventre juste pour le plaisir de le voir réagir immédiatement en se pliant en deux. Dans un coin de ma tête trottait tout de même une question ou deux à propos de sa… convalescence comme il l’appelait. Depuis la fois où nous nous étions croisés dans le couloir pendant qu’il séchait l’un de ses cours et de fil en aiguille j’avais fini par me proposer pour changer le pansement de la plaie que Kyle lui avait faite sous l’effet d’un Imperium ; nous n’avions pas reparlé de ça et j’avais tout de même quelques inquiétudes à propos de sa guérison. La fois où il m’avait montré sa blessure, ça n’avait pratiquement pas cicatrisé selon lui et comme les entailles avaient été faites avec de l’argent, il craignait que ça ne cicatrise pas aussi bien qu’une plaie normale. Je m’étais renseignée à la bibliothèque sur l’effet de l’argent contre les Loups Garous mais n’avait rien trouvé de très concluant quant à une blessure faite lorsque la Lune n’était pas pleine. La seule chose qu’on pouvait connaître c’était en observant les plaies et leur évolution.
    J’espérais simplement qu’il ne jouerait pas les héros avec moi, pas comme son frère, et qu’il m’avertirait si sa blessure s’aggravait soudainement. Pour le reste, je prendrai son silence pour une bonne nouvelle. Ou plutôt une absence de mauvaises nouvelles.

    « On étudie les effets du canabis. »
    « T’es con. »
    « Désolé. Snargalouf. »

    Je soupire. Pas vraiment fâchée, même pas du tout. Juste embarrassée. Je dois avoir des restes de la petite fille sage et bien éduquée que mes parents ont élevée du mieux qu’ils pouvaient en moi. Et cette petite fille culpabilise parce qu’elle sait. On le lui a répété assez souvent à l’école, si souvent qu’elle finissait par ne plus écouter les mises en garde qu’elle se contentait de répéter par cœur à la virgule près à sa mère le soir pour lui montrer qu’elle avait bien assimilé : les drogues c’est mal. Se droguer c’est dangereux. Tu peux mourir. Tu vas mourir.
    A côté de ça, on a la grande qui se transforme en adulte et qui demande : oui mais quand de toute manière tu VAS mourir ? Et puis le cannabis c’est pas… enfin si c’est dangereux mais disons que l’héroïne, l’ecstasy… enfin ya pire quoi ! Oui je me rattrape aux branches cassées et alors ? J’vous em… bref, allez. On va pas s’énerver.
    Enzo. Qui me met une fleur dans les cheveux. Il est trop chou ce con.

    « Je déteste cette matière. Je déteste les plantes, et surtout cette plante là. Franchement, j’vois pas en quoi un truc aussi hideux peut être utile. Et pourquoi on se prend la tête à étudier un truc pareil. On pourrait, j’sais pas, apprendre à faire des bombes ou un truc du genre. »
    « Ya les Potions pour faire les bombes j’te rappelle. »

    Est-il utile de préciser que parler de potions me rappelle que mon partenaire favori pour cette matière est toujours en attente d’une discussion de plus en plus urgente à propos d’une partie de dominos dans une salle des trophées et d’une fille qui l’aurait déçue ?

    « Humpf, j’veux r’tourner dans mon lit … Et j’suis pas grosse. Ah ! Et tu manques à Takuma. »

    J’ai arrêté une seconde le geste que j’étais en train d’accomplir, à savoir attraper le bouquin de botanique dans le sac d’Enzo et levé les yeux vers lui. Il avait la tête dans les bras et ne vit pas mon regard. Un bref silence passa où il remua légèrement. Réponds quelque chose Jill.

    « Euh… Il… ça va ? Il va bien ? Je savais pas que vous vous connaissiez. »

    Ca me fait toujours drôle quand je découvre que deux personnes que je connais de deux façons différentes se sont rencontrés de leur côté. L’impression de relier deux mondes. Mais en soi, ça n’a rien de gênant. Ca fait drôle, c’est tout.
    Ce qui est moins drôle c’est que je lui manque. Je me sens tout à coup plus coupable que jamais de l’avoir laissé sans plus insister après le cours d’Histoire de la Magie. J’aurais du lui courir après pour en savoir plus, essayer de le faire parler pour une fois. Lui qui garde toujours tout pour lui. Enfin peut-être pas pour lui mais disons que c’est pas vers moi qu’il se tourne pour parler de ses petits tracas sentimentaux. Pas que je sois du genre à le rembarrer mais je pense qu’il a juste pas envie ou besoin de ça dans notre amitié. Ca arrive. On ne peut pas se confier à tout le monde, on passerait sa vie à parler de soi sans quoi.

    Donc note à moi-même : trouver Takuma de toute urgence.

    « J’ai laissé une de nos conversations en plan l’autre jour. On était à la bourre pour Histoire de la Magie et après j’ai oublié, les jours se sont enchaînés les uns après les autres et bon… j’ai aussi eu d’autres soucis en tête après ça. »

    Comme toi qui revenait. Derek qui repartait. Ce Supérieur qui s’amusait.
    Enfin bon. Passons.

    « J’étais pas sensée te faire réviser ce matin ? Allez on arrête de papoter, on bosse un bon coup et après j’te promets on se raconte les potins du Château. Snargalouf t’as dit ? »

    Ma main a replongé dans son sac, j’ai sorti ses parchemins de cours et le livre de Botanique qu’on se paluchait jusqu’en 11ème année. Après avoir brièvement relu le cours qu’il avait pris en note et vérifié que ça correspondait avec les notions que j’avais pu garder de ces bêtes-là, je me suis lancée.

    Environ deux heures d’explications, de gribouillis sur des parchemins vierges et de cheveux arrachés arrivèrent à bout de l’incompréhension d’Enzo sur les Snargaloufs. Ce n’était pas l’entièreté de son programme en Botanique mais au moins, j’étais certaine qu’il allait retenir tout ce que j’avais pu m’acharner pendant deux heures à lui faire apprendre. Rabattant une mèche de cheveux rebelle derrière mes oreilles, je fis tomber la fleur qu’il avait mise plus tôt dans mes cheveux. Mes doigts glissèrent jusqu’à elle pour la ramasser. Je la fis tourner entre mon index et mon pouce. Mon regard fixé sur elle, je finis par dire :

    « Tes parents, Enzo… Ils te manquent souvent ? »

    La fleur réintégra l’arrière de mon oreille. Mon regard celui d’Enzo.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 17270
Date d'inscription : 13/09/2009
Crédits : JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Ismaelle L. Stoneheaven ▬ Cameron S. Cassidy ▬ Riley S. Jenkins ▬ Elijah C. Leroy ▬ Chiara M. Brooks



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3605-enzo-still-a-wolf-not-lonely-a
MessageSujet: Re: Sunny Saturday Morning {Jillian}   Dim 30 Oct 2011 - 13:19





Sunny Saturday Morning


Jillian & Enzo


I just need somebody to love ♪
I dont need too much, just somebody love ♪


Note à moi-même : Arrêtez d’écouter cette chanson xD
Bref, on est là pour Rp, pas pour raconter sa life, juste que écrire là-dessus pour Zozo ça risque de … partir en cacahuète Rolling Eyes


Oui, je suis une grosse bouse avachis sur l’herbe. Oui j’ai envie de dormir. Oui j’étais bien au chaud dans mon lit même si j’aurais été encore mieux dans celui de mon chéri mais sa présence ne me manque pas au point que j’en étouffe. Je me sens bien, juste totalement dans le coltar. Et Jill, ma pauvre Jillian qui avec moi est obligé d’enfiler plusieurs casquette, elle risque dans faire les frais. Elle fait office de grande sœur, de prof, de plus ou moins belle sœur, de meilleure amie et fut un temps d’objet sexuel et de pushing ball au sens mental du terme. J’ai été un gros con, je m’en excuse, et désolé d’être aussi gamin parfois. Avec toi, avec les autres. C’est juste ma manière à moi de décompresser je crois. Enfin je ne doute pas une seule seconde de toute façon que je vais m’en prendre une si jamais je dépasse les bornes. Je ne suis plus à ça près en ce qui concerne la violence que je subis de la part de la gente féminine. Je me suis quand même pris 3 baffes en moins de 3h hier. Merci Tallulah. Merci Ever. Merci les filles ! Y a certains jours elles me donnent envie de crier au monde entier : JE SUIS GAY ! Sauf que c’est pas aussi simple et que je ne suis pas gay et que surtout, jamais j’aurai le cran de balancer un truc pareil. Mais, le fait est qu’elles me sortent de plus en plus par les yeux et qu’en dehors de mes trois petites femmes, je ne vais plus en approcher aucune je pense. A titre informatif, mes trois petites femmes, c’est Jill, Sova et El. Les autres désormais je les fuis comme la peste, c’est décidé. Sova, elle me manque d’ailleurs. On s’est aperçu hier mais ça fait un moment qu’on a pas pris le temps de délirer ensemble. Faut dire aussi que c’est pas mal la course en ce moment et que je passe « beaucoup » - tout est relatif - de temps avec Kyle. Ce qui en soit est plutôt normal je dirais mais il n’empêche qu’elle me manque au même titre que Jill et El me manqueraient si je n’avais pas eu l’occasion de passer du temps avec l’une d’entre elle hier soir et si je n’étais pas en présence de l’autre ce matin.

Comme Jillian avec Takuma si j’ai bien tout compris. Ça m’a fait rire de voir qu’elle s’était arrêté dans son élan quand elle a entendu ce que je venais de dire sur le fait qu’elle manquait au Serdaigle. Elle avait l’air étonné et à juste titre, je doute qu’elle nous ai déjà vu l’un à côté de l’autre. Je n’ai pourtant pas relevé la tête mais caché par mes bras, j’ai souri. Et oui, aussi invraisemblable que ça puisse paraître, je fréquente aussi des garçons, et ils sont bien moins prise de tête que vous, au passage. J’ai remué comme une anguille, histoire de trouver une position un peu plus confortable et enfin elle a cassé le silence.

« Euh… Il… ça va ? Il va bien ? Je savais pas que vous vous connaissiez. »

Il y a encore tellement de choses que tu ignores … Héhé. L’air nonchalant, j’ai levé la tête, arborant un sourire des plus niais et la face typique du mec qui sort tout juste de son lit.

« On se connaît sans se connaître mais on a passé un peu de temps ensemble dans les cachots hier soir. On s’était déjà croisé une fois ou deux avant. On est pas les meilleurs potes du monde mais ça l’fait. Il m’a roulé une pelle un jour. Et oui, ça va, mais visiblement vous avez des choses à vous dire et pas le temps de le faire donc, voilà, le message est transmis. »

Hop, ni vu, ni connu, je t’embrouille et désolé Tak si tu ne voulais pas qu’elle le sache

« J’ai laissé une de nos conversations en plan l’autre jour. On était à la bourre pour Histoire de la Magie et après j’ai oublié, les jours se sont enchaînés les uns après les autres et bon… j’ai aussi eu d’autres soucis en tête après ça. »
« Tu m’étonnes … »

Cette fois c’est un air désolé qui s’est affiché sur mon visage, mais je l’ai effacé rapidement jugeant inutile de laisser le moment s’enliser dans le négatif. Je crois qu’elle n’avait pas envie de ça, et moi non plus. Et même si ça me faisait chier de bosser cette saloperie de botanique, ces moments qu’on partageait tous les deux étaient très important pour moi. Des moments rien qu’à nous. Juste Jillian et Enzo, comme avant. Pas d’emmerdes. Personne d’autre entre nous ni avec nous.

« J’étais pas sensée te faire réviser ce matin ? Allez on arrête de papoter, on bosse un bon coup et après j’te promets on se raconte les potins du Château. Snargalouf t’as dit ? »
« Non on devait faire un Bowling, j’crois, non ? Bon ok, Snargalouf. C’est parti. Et moi aussi j‘ai des potins à te raconter. T‘étonne pas si t‘entends un bruit de couloir qui raconte que Elwynn et moi on couche ensemble. »

Oui parce que je viens de me souvenir qu’hier soir j’ai fait n’importe quoi, et c’est vraiment pas la peine d’aller le raconter à Kyle. Non merci, vraiment pas. De toute façon, elle ne sait pas qui c’est donc là-dessus je suis tranquille. Je doute qu’elle se tape tout le quatrième étage en long, en large et en travers juste pour trouver un Américain qui s’appelle Kyle et qu’a pas de pouvoirs. Vrai que j’ai sans doute pas été trop malin hier soir. Rien dans le ventre, une fatigue de plus en plus présente, une bierre-au-beurre que je n’ai pas fini par manque de temps, et … je suis rentré pleinement dans le jeu d’Elwynn en l’aidant à rendre Jones jaloux. Je m’étonne encore d’avoir passé la nuit d’ailleurs mais ça je le dois sans doute au fait que je ne me suis pas couché tout seul … Ahum. Et là je me rends compte que j’ai eu de la chance qu’elle ne soit plus là à mon réveil O_o La honte ! Ou alors elle était là et je l’ai fait fuir ? Ce qui pourrait se comprendre mais … Putain l’angoisse. On bosse ? :gla: Par pitié.

Et on a bossé. Deux heures intensives pour essayer de faire comprendre à mon pauvre cerveau les particularités de cette plante hideuse. Du blabla, du charabiat. J’ai cru que j’allais tourné de l’œil et quand les odeurs des cuisines ont commencé à envahir mon odorat lupin, je me suis senti mal. 24h sans rien manger ou presque, quand on s’appelle Enzo Ryans, c’est carrément du suicide. Donc ouais j’étais sans doute entrain de décéder quand elle m’a interpellé d’une manière à laquelle je ne m’attendais pas.

« Tes parents, Enzo… Ils te manquent souvent ? »
« Euh … »

Moment de blocage intense.
T’en a d’autres des bombes comme ça ?

Je m’étais laissé retomber comme une loque sur le sol avant ça mais je me suis finalement redressé à nouveau, l’air sérieux, soucieux presque, et j’ai rangé mes affaires dans mon sac tandis qu’elle jouait avec la fleur que je lui avais mise dans les cheveux plus tôt. J’ai fini par plier les jambes et enrouler mes genoux de mes bras et je me suis concentré tandis que mon estomac nous faisait un nouveau concerto en j’ai-la-dalle majeur.

« Ben, oui, et non. Bien sur qu’ils me manquent mais je pense que j’ai passé le cap tu vois. Pensez à eux en général ça ne me rend pas triste. Je repense à tous les bons moments qu’on a partagé et ça me fait sourire. Mais c’est vrai que parfois, leur absence me pèse. Sans parler du fait que j’ai pas pu leur dire au revoir étant donné que j’étais dans le coma quand ils ont été enterrés donc quelque part y a comme un goût d’inachevé dans tout ça. Leur mort, c’était brutal. Un jour ils étaient là, tout allait bien et le lendemain, ils avaient disparu donc j’ai l’impression qu’on nous a volé à Derek et moi des choses qu’on avait pas eu le temps de vivre avec eux. Mais c’est comme ça. »

Une main nerveuse dans les cheveux, puis sur ma nuque. Un regard sur le Lac, puis un sourire alors que mes yeux se posaient dans les siens.

« Je pense à eux tous les jours. Y a des trucs qui me rappellent des souvenirs bien précis. Par exemple l’autre matin, j’arrivai pas à dormir, il était genre 4h du mat et je suis descendu dans la salle commune. Y avait ce type, Yoru, qui était là, et on s’est mis à parlé de tout et de rien, de l’Australie, du surf et ça m’a fait penser à ces nuits assez lumineuses où mon père m’emmenait surfer sous les étoiles. Il voulait pas que j’y aille tout seul tu penses, j’étais trop casse-cou, mais c’était des moments père-fils comme on n’en avait pas souvent. J’étais beaucoup plus proche de ma mère. J’ai eu énormément de mal à les laisser partir vraiment. Quand on a débarqué ici, j’ai cru que j’allais jamais m’en remettre mais finalement, avec un peu de temps, et surtout avec des rencontres auxquelles je ne m’attendais pas, j’ai fini par les laisser s’en aller bien qu’ils soient toujours dans mon cœur et dans ma tête. Et puis j’ai Derek aussi, mine de rien. C’est vrai qu’on a pas toujours été les meilleurs amis du monde lui et moi et ça ne sera probablement pas facile tous les jours mais il reste mon frère et c’est important. »

Parler d’eux, depuis combien de temps je n’avais pas fait ça au juste ? Je n’arrivais même pas à m’en souvenir mais ça me faisait beaucoup de bien. Avec Derek, malgré notre réconciliation officielle toute récente, de la vielle en fait, on n’abordait jamais le sujet. Je pense qu’il n’aimait pas vraiment en parler, pour une raison qui le regardait et je respectais ça. Sans doute la pudeur, en grande partie, et ce truc qui faisait que tout comme moi à une certaine époque et encore maintenant mais sans commune mesure, il n’admettait pas qu’il puisse avoir une faiblesse, ressentir quoi que ce soit. Quoi qu’il en soit notre conversation m’avait laissé entrevoir un véritable changement chez lui et j’avais déjà hâte de me retrouver en sa présence, parce que malgré tout, mon frère était l’une des personnes qui comptait le plus pour moi et qu’on avait sans doute beaucoup à apprendre l’un de l’autre. Après la Pleine Lune, il n’aurait pas le choix de toute façon. J’irai le chercher par la peau du cul s’il le fallait mais il viendrait avec moi courir le matin sur les bords du Lac pour évacuer un trop pleins de diverses émotions. Pour son bien. Enfin bref, penser à Derek, parler de Derek, devant Jill, ça me mettait un peu mal à l’aise. Est-ce que je devais lui faire part de l’échange que j’avais eu avec mon frère ? Non, je ne pense pas. Je n’avais pas à lui révéler ce que Derek m’avait confier la concernant, j’espérais juste qu’il mettrait mes conseils à exécution et qu’elle n’aurait plus à souffrir inutilement de ce manque de lui puisqu’ils ressentaient tous les deux la même chose l’un pour l’autre. De toute façon, on parlait de mes parents là.

A présent, mes mains étaient occupés à jouer avec des brins d’herbe tandis que j’étais toujours assis tranquillement sur le sol face à mon amie.

« C’est juste, tu sais, des p’tits trucs parfois. Du genre t’es interpellé par telle ou telle chose, tu te poses des questions et le premier réflexe c’est tiens j’vais demander à maman, ou à papa, ils doivent le savoir. Un truc sur la famille, peu importe. Ou simplement l’envie de les entendre encore te raconter comment ils se sont rencontrés, comment ils ont vécu le fait d’avoir des enfants, l’envie de savoir si on était pas trop chiant. Oui t’as envie de leur poser des questions mais tu peux pas, et c’est très frustrant. Et puis il y a Kyle aussi, j'veux dire, j'aurai aimé pouvoir leur parler de lui, qu'ils se rencontrent et puissent voir que oui effectivement c'est peut être pas ce à quoi on s'attendait tous mais voilà, c'est lui qui fait battre mon cœur et personne d'autre. C’est pas l’éclate tout le temps, je ne te le cache pas mais, voilà, faut s’y faire, ils sont partis et ils ne reviendront pas. La vie continue. »

Haussement d’épaule et sourire timide.
Oui, la vie continue.
Pour eux, entre autres.

« Pourquoi cette question au fait ? »

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Sunny Saturday Morning {Jillian}   

Revenir en haut Aller en bas
 
Sunny Saturday Morning {Jillian}
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Good Morning England - Demande de partenariat
» Sunny invita Aurélien au ciné (pv Aurélien)
» Sunny sunny sunny
» Good morning, Ireland ! (23/01/12 à 10h12)
» Good Morning, Good morning we talked the whole night through

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Poudlard & ses alentours :: Hogwarts' Outside :: Le Parc de l'Ecole. :: ─ Le lac.-
Sauter vers: